Photos Calgary Metalfest IV – Night 1

Voici les photos prises par Karolane Gagné-Brault lors de la 1ère soirée du «Calgary Metalfest IV» présenté par Big Nate Productions le 4 juin 2015 au Vern’s Pub.

 

Affiche Calgary Metalfest 4-6 juin 2015

 

scmf_ambiance-0583

 

Dethgod

 

Penitentz

 

No More Moments

 

scmf_ambianc-0630

 

Juillet 2015

s_beastwithin_plaza2015_04

 

Juillet 2015

1 Juillet: Seth / Hollow / Blackscorn / Arkos – Bar le Saloon (Sherbrooke)

2 Juillet: Seth/  Hollow / Ordoxe / Messe Noire – Rock Café le Stage (Trois-Rivières)

3 Juillet: Goatwhore / Ringworm / Black Breath / Theories / Canceric / The Wild Hunt – Foufounes Electriques (Montréal)

3 Juillet: Cromagnum / Transe Metal Machine / VennacavA – Piranha Bar (Montréal)

3 juillet: The Moe’s River / Dirt Cannon / Athena – Commission Des Liqueurs (Granby)

3 Juillet: Porn (Hommage à Korn) / Pimp Bizkit (Hommage à Limp Bizkit) – Pub Hériot (Drummondville)

4 Juillet: Seth / HolloW / Triskèle / Hommage à Dimmu Borgir / Cerberia – K-Baret – La maison des musiciens (Jonquière)

4 Juillet: Urban Aliens / Aether / Endless Road – Bar Le Magog (Sherbrooke)

4 Juillet: Sacrament (Hommage à Lamb of God) / Faithful Synthesis (Hommage spécial à As I Lay Dying) – Bar Dallas (Laval-des-Rapides) – GRATUIT

4 Juillet: Maiden Quebec (Hommage à Iron Maiden) / Kolony / Miss Piggy Bastards – Rock Café le Stage (Trois-Rivières)

4 Juillet: Pimp Bizkit (Limp Bizkit tribute), Stpck Tone System / No Real hero – Pub Deux Montagnes (Deux-Montagnes)

4 Juillet: Braebrook / This Burning City / Sharp Shooter / Walls of Troy/ The Show Must Go On – Piranha Bar (Montréal)

4 Juillet: Cromagnum / Shit Tax / Slaved by Numbers / Skid-mark and the Coldsore + TBA – Crobar (Montréal)

4 Juillet: Goatwhore / Ringworm / Black Breath / Theories – Mavericks (Ottawa)

5 Juillet: SxAxCx / Alement (Philadelphie) / IDNS (Toronto) – Accro Bar (Trois-Rivières)

10 juillet: KISSed (Hommage à Kiss) / Rusted / SawyerPath – 1961 Notre-Dame (Lavaltrie)

10 Juillet: Slick Jesters / Laugh at the Fakes / Graveyard Strippers / Sky for Sinners / Winterfall / Requiomend / All there is to Know – TRH-Bar (Montréal)

11 Juillet: Mononc’ Serge (en trio acoustique) / Wooden Fellow – Commission Des Liqueurs (Granby)

11 Juillet: OpenYourMind – Göorgée – Warbound – Transit (Terrebonne)

11 Juillet: Tokyo Blade / Metalian / Fullmoon – Petit Campus (Montréal)

11 Juillet: Sleazy Way Out (Lancement d’Album GRATUIT) – Piranha Bar (Montréal)

11 Juillet: Incantation / Funerus / From the Deep / Diabholico / Fumigation / Ominous Eclipse – Mavericks (Ottawa)

11 Juillet: Negative Plane / Cauchemar – L’Alizé (Montréal)

11 Juillet: Vice Device / Abandos / Effet Werther / Les Temps Liquides – Turbo Haus (Montréal)

12 Juillet: Spree Killers / Gag Order / No Chaser – Guttrot – Death House (Montréal)

12 Juillet: Incantation / Funerus / Phobocosm / PurgatoireFoufounes Électriques (Montréal)

12 Juillet: Stu Hamm Band (feat Alex Skolnick) / Eagle Tears / Vinyl Hero – L’Alizé (Montréal)

14 Juillet: Diemonds – Bar Le Magog (Sherbrooke)

16 Juillet: Super Smashed Sisters / Absence of Truth / Hunt the Shark / Scars of Disgrace – La P’tite Grenouille (Lévis)

16 Juillet: Jungle Rot / Hidden Pride /Crosstitution – L’Alizé Bar-Concert (Montréal)

17 Juillet: [Evertrapped] / Outlying / Faithful Synthesis / Kranyum – Rock Café le Stage (Trois-Rivières)

17 Juillet: Helpless / Here Comes Bigfoot /  Impure Insight / Sans Amertume – Piranha Bar (Montréal)

17 Juillet: Fayne / The Sound Approach / The Whiskey Chase + TBA – Hémisphère Gauche (Montréal)

17 Juillet: Hommage à Tenacious D & Cereal Killers Hommage à Green Jelly) – Le Saint Laurent (Repentigny)

17 Juillet: Arbor / Atroce / Dépérir – L’Autre Zone (Québec)

17 Juillet: Fantera (Tribute from Hell) + invités – Mavericks (Ottawa)

18 Juillet: A Life Forsaken / Becoming The Bully / Infected Karma / Frown – Le Pub Du Village Granby)

18 Juillet: Primitive Man / Opium Lord / Powercup / Basalte – Bar Le Ritz PDB (Montréal)

18 Juillet: Brutal Youth / The Nils / Penske File / Dutch Nuggets / The Valveenus – Hémisphère Gauche (Montréal)

21 Juillet: Bloodletting Tour 2015 w/ Psycroptic / Arkaik / Ovid’s Withering / The Kennedy Veil / Unbreakable Hatred – Petit Campus (Montréal)

21 Juillet: Spree Killers / Murder the Elite / Discorp – TRH-Bar (Montréal)

23 Juillet: Luicidal (avec ex-membres de Suicidal Tendencies), Wildcard / Ashes of Eden / Venomenon / Guttrot – Piranha Bar (Montréal)

23 Juillet: Métal Académie 2015 Ronde 1 w/ The Poor Generation / AbouT:BlanK / Join The Conspiracy – L’Alizé (Montréal)

23 juillet: Sacred Silence (Hommage à System of a Down) – Pub St-Paul (Montréal)

24 Juillet: The Moe’s River / We Throw Flowers / No.Direstion.Home – Bar Orsainville (Québec)

24 Juillet: Mutank / Alcoholator / Black Absinthe / Python / Phosphorus – Hémisphère Gauche (Montréal)

24 Juillet: Branded by Pain / Fumigation / Virulys / Accursed Creation / Dizastra – L’Alizé (Montréal)

24 Juillet: Red Skies / Standing on Oblivion / Lost Creation / Jesus Horse – Piranha Bar (Montréal)

25 Juillet: Wanderlost (Lancement du EP Ravenswood) / Merkabah – Les Productions 4 Barils (Jonquière)

25 Juillet: Mutank/ Black Absinthe/ Python/ Цар Стангра – Bar La Source (Québec)

25 Juillet: The Golers / Reanimator / Citizen Vicious / Massacrity – TRH-Bar (Montréal)

25 Juillet: Alongside / Our Souls Evolve / Aeon’s Fall / Becoming the Bully / Continental – L’Alizé (Montréal)

25 juillet: Porn (Hommage à Korn) / Hard Rock Caca (Hommage à Faith No More) – Pub St-Paul (Montréal)

26 Juillet: Dog Company / Tailgunner / The Nailheads / Cuntagious – Piranha Bar (Montréal)

30 Juillet: Forward Unto Dawn / Sinthetik / Bastards – Piranha Bar (Montréal)

30 Juillet: Métal Académie 2015 Ronde 2 w/ Bisbâyé, Kiss of a Shovel, Kreise – L’Alizé (Montréal)

31 Juillet: Sorel Fest III (Liste des groupes) – 60, rue jacques-cartier (Sorel-Tracy)

31 Juillet: Fractal Cypher / Last Scattering / Yurel / The End of Gallia / Gottweist – Piranha Bar (Montréal)

31 Juillet-2 Août: Punk-O-Rama Fest 2015 (Line up des diverses soirées) – TRH-Bar et Foufounes Électriques (Montréal)

-31 Juillet: Forward Unto Dawn / Sinthetik – Pressed (Ottawa)

Dans la fosse aux promos

Afin de vous permettre de voir rapidement les derniers trucs que nous recevons et peut-être vous faire découvrir de nouveaux groupes, je vous présente «Dans la fosse aux promos» qui regroupera quelques vidéos et albums choisis parmi toutes les promotions qui aboutissent et s’entassent dans notre boîte de courriel. Vous pouvez consulter toutes les parutions précédentes de ma chronique en cliquant ce lien. – Lex

 

À la mitrailllette

 

Je débute aujourd’hui sans vrai commentaires. Que peut-on dire de plus quand la pièce s’intitule «Absolute nothingness»… probablement rien. Alors allons-y directement avec la vidéo avec paroles pour cette nouvelle pièce du groupe djentcore montréalais Our Souls Evolve. Leur nouvel EP «Self/Consciousness» paraitra le 20 juin et en attendant vous pouvez télécharger GRATUITEMENT cette pièce sur leur bandcamp.

 

Maintenant que nous avons expérimenté le néant absolu, version Our Souls Evolve, peut-être est-il temps pour un nouveau départ. C’est ce que les Italiens Heretic’s Dream offre avec la vidéo pour «A new season», le nouveau single qui marque justement un changement profond dans leur son et leur approche musicale qui incorpore maintenant des éléments progressifs et des mélodies vocales superposées. Vous pourrez en découvrir plus à la sortie de leur 3ème album «Floating state of mind» qui sortira cet automne via Sliptrick Records.

 

A floating state of mind, c’est ça que voudrait bien atteindre le protagoniste de la vidéo pour «Pot hole» du groupe sludge/crust états-unien, Connoisseur. Une vraie épopée qui vous permettra de vous réconcilier avec les évangélistes et apôtres de toutes sortes… hein qu’est-ce que je dis là?? Pour moi, je me suis laissé attendrir par la fin de la vidéo. Cliquez «Play» pour 1:10 qui vous fera sourire. Je vous assure que vous ne regretterez pas et ferez probablement «Re-Play». Le groupe sortira, le 9 juin via Tankcrimes Records, «Stoner justice» qui regroupe ses EPs et un enregistrement live de 2015.

 

On reste dans le lourd et je salue le retour en force de Tad Doyle (leader du groupe grunge états-unien des années 90′, Tad) avec son groupe doom actuel, Brothers of the Sonic Cloth formé en 2008. La pièce «Unnamed» est tirée de son premier album complet qui porte le nom du groupe, paru en février via Neurot Recordings. C’est vraiment cool de voir que le retour en force des influences rock 70’s ramène aussi sur scène des musiciens qui étaient plus ou moins disparus.

 

Les habitués de ma chronique savent que la plupart du temps je vous sors des groupes «out of nowhere» que la plupart d’entre vous ne connaissez pas. Par contre, là c’est Revocation alors j’imagine que je peux couper les présentations et juste vous dire que c’est la pièce «Madness Opus», 2ème vidéo avec paroles tirée de »Deathless», son plus récent album.

 

Aujourd’hui je termine en beauté avec le groupe progressive experimental metal italien Adimiron et la très belle vidéo animée pour la pièce «Ayahuasca» qui se veut un trip visuel hallucinatoire apaisant pendant que la pièce vous fera penser à une fusion entre Tool et Gojira. Je sais que vous voudrez en écouter plus ensuite alors le lecteur bandcamp pour l’album «Timelapse» paru en novembre dernier, se trouve sous la vidéo.

Pour les curieux, l’ayahuasca (ou yagé) est une concoction à base de lianes consommée traditionnellement par les chamanes des tribus autochtones d’Amazonie et utilisée pour sa capacité curative associée aux croyances et pratiques locales. Naturellement, ce breuvage comporte également des propriétés hallucinogènes, une partie importante des rituels de guérison chamanique. Depuis plusieurs années, le Dr Jaques Mabit, français d’origine mais oeuvrant au Pérou où il a fondé le Centre Takiwasi*, étudie ladite plante et ses effets et a développé grâce à celle-ci, un protocole qui l’utilise pour le traitement des addictions aux drogues dures. Vous pouvez en lire plus sur le tout en cliquant ce lien.

*Takiwasi Center for Drug Addict Rehabilitation and Research on Traditional Medicines à Tarapoto, San Martin, Peru

 

 

Critique d’album: Double Me/Han Solo split

Double Me - Han Solo split

 

Double Me/Han Solo split
Wooaaargh
2015

 

Listes des pièces
Double Me side
«Promised Land»
«Cursed»
«Love It / Smash It»
«We Need Actions!»
«Lost In Paradigms»

Han Solo side
«Unfit For Human Life»
«Constantly Chased»
«Demagogue»
«Thermal Detonator Terrorism»
«Bigger Fish»

 

*English version follows

Les groupes Double Me et Han Solo, que je ne connaissais absolument pas, ont uni leurs efforts pour faire paraître un split proposant cinq pièces de chaque groupe. Quand j’ai vu que le split annonçait du nevrotic italian grindcore/powerviolence, mon attention a tout de suite été attirée. Et mon écoute ne m’a pas déçu.

Réussir de courtes pièces qui se tiennent mais qui offrent tout de même des transitions intéressantes, voici ce que le groupe Double Me propose. Ainsi vous comprendrez le topo dès la 1ère pièce, «Promised land», qui donne le ton et offre en une minute et demi, une intro mid-tempo pesante suivi d’une charge crust/D-beat suivi d’un beat mosh hardcore oldschool avant de terminer avec un blast crust. Pensez à la recette de «I saw your Mommy» ou «Institutionalized» de Suicidal Tendencies sur leur premier album: Intro – fast pace – slow mosh groovy pace – fast pace. Une recette gagnante pour un mosh réussi.

Avec la première pièce de Han Solo, le son change instantanément. Ça devient distortionné au max mais étouffé en même temps créant un peu un fouillis indescriptible pendant que les cymbales m’agressent les oreilles dont une qui est tonitruante dans mon oreille droite. Derrière tout ça et semblant se battre pour faire sa place, la voix du chanteur qui nous jappe ses couplets. Bien que semblant peu ragoûtant à la lecture, il faut tout de même écouter pour se faire une idée car il est évident qu’ils ont recherché ce son et ce type de mastering. Ça donne le feeling oldschool et j’ai eu l’impression de réécouter du vieux grind powerviolence japonais des années 80′ et en même temps, ça m’a fait penser justement à de vieux groupes italiens Wretched et Negazione qui eux aussi avaient les cymbales dans le tapis pendant que le chanteur beuglait. Les habitués du genre devrait apprécier.

Le grindcore punk a souvent à la différence de sa contrepartie metal, un côté plus varié amené justement par son côté hardcore/punk et ici c’est ce que les deux groupes réussissent sans étirer la sauce. De belles compositions variées qui sont «straight to the point».

Le bon vieux format 7″ vinyl, que vous pouvez vous procurer en suivant ce lien, est trippant pour ce type de parution. Je dois avouer que ça m’a fait retourner dans ma pile de vieux 45 tours et que ces pièces se seraient certainement retrouvées sur un «trading tape» il y a 30 ans. Ah nostalgie, quand tu nous prends…!! Pour ceux qui sont moins fervents du format vinyl, vous pouvez télécharger le tout À VOTRE PRIX sur le bandcamp.

Lex

 

Double Me and Han Solo, two bands that I did not know about at all, have joined forces to launch a split with five songs of each group. When I saw that it advertized  «nevrotic italian grindcore/ powerviolence», my attention was immediately attracted. And my listening did not disappoint me.

Successful short songs that offer interesting transitions, this is what Double Me proposes. You should get the topo right from the 1st song, «Promised land», which sets the tone and provides in a minute and a half, a heavy mid-tempo intro followed by a crust/ D-beat assault then a beat mosh oldschool hardcore before finishing with a blast crust. Consider the recipe of «I saw your Mommy» or «Institutionalized» by Suicidal Tendencies on their first album: Intro – fast pace – slow groovy mosh pace – fast pace . A winning recipe for a successful mosh.

With the first song by Han Solo, the sound changes instantaneously. It gets distorted to the max and at the same time creates some indescribable jumble while cymbals assault my ears, especially one that is booming in my right ear. Behind all this and fighting for his place in the mix, the singer’s voice that barks the verses. Although seemingly unappealing, you must still listen to it to make your own opinion because obviously they wanted this sound and this type of mastering. It gives the oldschool feeling and I felt like listening to some old Japanese grindcore/ powerviolence from the 80s’ and, at the same time , it made me think of some old Italian groups like Wretched and Negazione which played with thundering cymbals while the singer bellowed and barked . The regulars of the genre should appreciate.

Punk grindcore often unlike its metal counterpart, shows a more diverse side precisely brought by this hardcore/ punk side and here’s what the two groups succeed in doing without stretching the sauce. Solid, varied compositions that are straight to the point.

The old 7″ vinyl, which you can buy by following this link, is cool for this type of release. I must admit that it got me back to my old stack of 45’s and that these songs I just heard, would have certainly ended up on some trading tape 30 years ago. Ah nostalgia, when you take us…!! For those who are less fervent of the vinyl format, you can download it all at NAME YOUR PRICE on bandcamp.

30 ans célébrés en grand

29-05-15 Mtl Sepultura

 

C’est après être arrêté prendre quelques bières pas chères sur la terrasse des Foufs et jaser avec la gang de métalleux qui s’y ramasse toujours les vendredis, que je suis parti tranquillement vers le Club Soda pour assister au spectacle présenté par BCI et mettant à l’affiche Sepultura/ Destruction/ Arsis/ The Last Ten Seconds of Life/ Starkill. Quand je suis rentré dans la salle, c’était comme à l’habitude pour la 1ère partie, pas mal désert. C’est sûr que le beau temps n’aide pas mais je le dis trop souvent, vous manquez des maudits bons groupes en n’arrivant pas tôt. Moi en tout cas, ça m’a fait voir des groupes en 1ère partie qui sont rendus des grandes vedettes aujourd’hui dont Metallica avec Burton à leur premier spectacle à Montréal… Je connais beaucoup de gens qui me disent encore que je suis chanceux. C’est sûr que vu 30 ans après, c’est évident que je suis chanceux d’être un des rare à l’avoir vu (car on n’était pas 100 dans la salle) mais c’est surtout parce que j’ai bougé mon derrière pour encourager la première partie que je l’ai vu sans savoir que 30 ans après il serait vénéré. Enfin j’imagine que je prêche dans le désert depuis le temps que je le dis…

C’est donc à peu près devant une trentaine de personnes que Starkill a débuté la soirée. Ça devait être un peu poche pour eux parce que ça paraît vide en maudit le parterre du Club Soda dans ce temps là mais ils ne s’en sont pas occupés et ont opté pour l’option la plus intelligente. Donner un show pour ceux qui y étaient. Et c’est ce qu’ils ont fait avec enthousiasme. D’ailleurs, j’avais remarqué lorsque je les avais vus en ouverture de Arch Enemy au Metropolis que les gars trippent sur une scène et aiment embarquer le monde dans leur trip. Les gars se sont donc avancés le plus possible au bord de la scène et ont joué un vingtaine de minutes de leur thrash/ death/ arena metal. Et comme leur musique a pas mal de solo de guitare (le côté arena metal!!) et bien le fait qu’il y avait peu de monde a fait que les solos étaient partagés individuellement avec le monde accoté à la scène pendant que le parterre accueillait les nouveaux arrivants qui se laissaient tout de suite attirés vers l’avant-scène. Ça c’est toujours cool. Sur une note moins cool en terminant, j’aimerais souligner que ce serait mieux que le clavier ne soit pas plus fort que le reste quand il n’y en a pas sur la scène mais qu’il provient de la backtrack. Je sais bien que c’est un peu la mode présentement de mettre des arrangements de claviers un peu partout mais ça me donne l’impression d’aller voir un orchestre symphonique sans les violonistes qui seraient sur la backtrack!!! Sinon, je n’ai rien de négatif à dire de leur prestation, les jeunes sont énergiques et donnent un bon spectacle avec juste assez de «show off».

Après une interruption d’une quinzaine de minutes, The Last Ten Seconds of Life est venu sur scène, a joué 14 minutes et est reparti. Cette simple phrase pourrait résumer leur prestation car c’est à peu près l’impression qu’ils ont laissé sur la foule. Si c’était plate pour Starkill de jouer devant peu de monde, ce devait être pire de jouer devant 3 à 4 fois plus de monde et d’avoir moins de réactions de la part de la foule que le groupe précédent. Bon, y’avait bien 2 karatémen qui se tortillaient dans le pit mais la fin des pièces étaient accueillis plus avec des applaudissements polis et des cris clairsemés qu’avec une réelle approbation. Ah oui c’est vrai que j’ai oublié de vous dire que The Last Ten Seconds of Life partait avec un désavantage marqué. Que faisait un groupe de core sur un line up de ce genre? Il était évident que ce serait la réaction du public et même que j’ai été surpris que la foule ne s’étiole pas plus au long de leur prestation. Enfin! Donnons leur le crédit d’avoir su engager à un certain point la foule dans leur set. Et à leur décharge, ils ont donné une bonne prestation énergique comme le style le veut et en plus, les musiciens sont assez talentueux pour capter l’attention et leur deathcore est bien ficelé et aurait sûrement plu aux fans d’Emmure et autres groupes du genre mais ceux-ci étaient absents. En cherchant plus d’infos sur le groupe, j’ai vu qu’ils ont quitté la tournée le lendemain du spectacle de Montréal pour causes d’urgence familiale. Loin de moi l’idée de dire que ça tombe bien(!!!), mais mettons que ça leur évitera d’autres soirées comme ça.

Après un autre 15 minutes de pause, c’était au tour du groupe Arsis. Le parterre était maintenant pas mal plein et la réaction des gens montrait que les choses revenaient à la normale même avant les premières notes. De voir Malone sur scène pour mener la troupe devait sûrement faire tripper encore plus leur lot de fans présents. Et le groupe a su se servir de l’énergie de la foule, la faisant monter encore plus quand Malone a mentionné après quelques pièces que Montréal était «by far so far the best show of the tour». Faut dire que c’est vrai que ça avait commencé à bouger pas mal sur le parterre. Les gars ont eux aussi bougé en masse sur la scène s’échangeant leur place pour que tous les voient bien et s’avançant vers la foule pour offrir leur solo. Les gars se sont exécutés avec brio et générosité. Un maudit bon spectacle.

Pendant que l’attente me paraissait trop longue et que nous attendions tous que la batterie soit finalement installée sur scène et calibrée dans le mix de son, j’ai appris (Le grand Chassé m’a dit de préciser que c’est de lui que je l’ai su alors là c’est fait) que le batteur de Destruction avait dû rester en Europe pour la naissance d’un enfant et que c’était Randy Black (DuskMachine, ex-Primal Fear) qui le remplaçait. J’aurai au moins su ça pendant l’attente sinon j’aurais attendu pour rien parce que finalement après 30 minutes d’installation et de calibrage de son, le bassdrum était vraiment trop fort pour les cymbales et même qu’il enterrait en partie les cordes. Moi qui trouve déjà que les vieilles compositions de Destruction revampées avec double bassdrum ont perdu un peu de leur cachet, l’avoir à l’avant-plan dans le mix ne m’aidait pas.

Enfin, ce n’est pas ce qui m’a empêché d’apprécier leur spectacle pour autant. Je suis un fan de Destruction depuis que je me suis procuré «Sentence of Death» à sa sortie en 1984 et (ici je vais faire des jaloux car je n’ai pas seulement vu Metallica à leur 1er spectacle à Montréal mais dites vous qu’être vieux ça me donne aussi pas mal d’avance pour ma propre Sentence of Death) j’ai assisté à leur 1er spectacle en Amérique à Montréal en 1985 alors qu’ils avaient foulé la même scène que Celtic Frost, Possessed, Nasty Savage le tout headliné par Voivod (Top 5 des shows que j’ai vu dans ma vie et j’en ai vus plus de 3000!!!). Je suis vendu d’avance et je pense même que les pièces se jouent autant dans ma tête que dans les hauts-parleurs quand je les vois en spectacle. Donc dès que les lumières se sont éteintes et qu’ils ont lancé «Curse the Gods», j’ai fait fi du son qui était so-so et j’ai embarqué dans le même trip que tous. J’ai headbangé, crié, chanté, levé le poing dans les airs et quand s’est terminée leur prestation, j’ai trouvé que le 45 minutes qui leur avaient été alloué avait passé vraiment trop vite. On aura quand même été gâté de vieux succès de toutes leurs époques dont mes highlights de leur prestation, «Mad Butcher», «Invincible force», «Eternal ban», «Nailed to the cross». Je crois que Destruction en aurait pris plus aussi. Schmier et Mike trippent à venir jouer à Montréal et chacun a pris la peine de mentionner que Montréal est comme une 2ème maison tellement ils sont bien accueillis et s’y sentent bien. À voir comment le parterre bondé était déchaîné et sans dessus dessous, ils auront encore apprécié leur visite. Gageons qu’ils seront de retour l’an prochain.

Une autre demi-heure s’est écoulée avant que Sepultura ne nous prennent d’assaut eux-aussi. Et le son était maintenant parfait. Tout était à sa place et on pouvait se laisser groover. Célébrant leur 30ème anniversaire avec cette tournée, ils ont pigé à gauche et à droite dans leur immense discographie pour ravir la foule pendant 1h30 réservant la majeure partie des vieux succès pour la 2ème partie du spectacle question de finir en bombe.

Je n’entrerai pas dans le jeu des comparaisons bien que j’ai vu Sepultura à plus d’une reprise avec les Cavalera. Derrick Green mène la troupe depuis assez longtemps pour être plus qu’à sa place et donne un maudit bon show. Il a embarqué la foule et il a eu une réponse des plus enthousiaste. Et le dernier venu, Casagrande à la batterie, a montré qu’il groove en masse et qu’il assure dans les rythmiques tribales. C’est ça l’essence de Sepultura, la groove. Et je crois que la foule s’en foutait que les Cavalera ne soient pas là. Le parterre était déchaîné et je me demande bien où tous prenaient cette énergie après toute l’action qu’il y avait eu depuis l’entrée en scène d’Arsis.

Je vous ai dit qu’ils ont fini avec les vieux succès. Après avoir clôturé la première partie du spectacle avec leur nouvelle pièce «Under my skin», ils ont offert en succession «From past comes the storm», «Territory», «Arise», «Refuse/Resist» (en medley avec un jam de « Orgasmatron» de Motörhead) puis en rappel «Bestial devastation», «Ratamahatta» puis ça s’est terminé avec l’incontournable «Roots bloody roots». Tout le monde s’est époumonné avec eux. C’était génial. C’était vraiment le point d’exclamation sur une très belle soirée (d’ailleurs je tiens à remercier BCI pour l’accès au spectacle) mais une surprise m’attendait…

En retournant tranquillement chez moi, je suis passé en face des Foufounes Électriques et en jetant un coup d’oeil vers l’autobus de tournée de Destruction stationné en face, j’ai vu Mike qui chillait seul. J’en ai donc profité pour aller le saluer, le remercier pour le spectacle et finalement, on a eu une bonne (petite) jasette de près d’une heure. J’étais vraiment content. Il m’a raconté comment il aime Montréal et se sent bien ici chaque fois qu’il revient, m’a parlé de ses expériences de traversée des douanes canadiennes un peu partout le long de la frontière, a jasé musique et comment ça fait longtemps qu’il fait ça. Une vraie conversation super cool sur toutes sortes de sujets. Quand je lui ai dit que j’avais vu le spectacle de 1985, il m’a dit

Ah Man, I was so nervous. I didn’t event know how to play guitar back then and it was our first time in America.

Je lui ai répondu que de toute façon, c’était pas bien grave parce que, en 1985, le style était nouveau, n’avait jamais existé et on voulait juste voir les malades qui faisaient ce nouveau gente de musique. J’aurais pu jasé toute la nuit avec lui si (et là vous pouvez me huer) je ne lui avais pas dit que je devais rentrer. La prochaine fois qu’il viendront à Montréal, vous pouvez être sûr que je prévoirai d’avance que Mike et moi avons une bière à prendre ensemble après le show pour finir notre conversation…

Lex