Dans la Fosse aux promos

Afin de vous permettre de voir rapidement les derniers trucs que nous recevons et peut-être vous faire découvrir de nouveaux groupes, je vous présente «Dans la fosse aux promos» qui regroupera quelques vidéos et albums choisis parmi toutes les promotions qui aboutissent et s’entassent dans notre boîte de courriel. Vous pouvez consulter toutes les parutions précédentes de ma chronique en cliquant ce lien. – Lex

 

À la mitrailllette

 

Je débute aujourd’hui avec le message d’espoir des Anglais Engraved Disillusion, avec la vidéo pour «Into oblivion» tirée de l’album «The Eternal Rest» paru en novembre,

No matter how tough life gets there’s always light at the other end of the tunnel, pick yourself up, chuck on some metal and get on with your day!

 

Le groupe québécois de melodic death, Beyond Fiction est présentement en pré-prod pour son prochain album qui sortira accompagné d’un petit DVD qui comprendra des chansons live et du footage de tous genres dont cette nouvelle pièce, «The arrival», filmée lors de leur dernière prestation dans leur ville, Jonquière et qui permet de découvrir leur nouveau chanteur, Bruno Girard. En attendant d’en savoir plus sur le prochain opus, je vous mets aussi sous la vidéo, le premier EP, «Proximity effect» paru en 2012 et qui est téléchargeable À VOTRE PRIX.

 

On reste au Québec et voici le groupe d’epic historical folk metal, Distoriam qui est également en préparation pour lancer son nouvel album, un processus qui se fera en 2 étapes. Il mettra tout d’abord disponible en ligne le 22 juin, «Les Voyageurs» qui regroupe 3 pièces puis l’album complet «Chapter I: Vinlanders» paraîtra en septembre 2015.

Avant de vous laisser poursuivre avec la vidéo avec paroles pour la pièce «I – Us, Travelers», je termine en mentionnant que Distoriam sera du «Mtl Viking Fest 2015» le 27 juin aux Katacombes de Montréal, une présentation de X Trem Prods pour une 2ème année consécutive. BBQ GRATUIT DÈS 18H00 POUR LES DÉTENTEURS DE BILLETS!!

 

Je fais comme nos voyageurs des épopées de Distoriam et je traverse, en sens contraire par contre, l’Atlantique profitant d’une envolée mélodique de la formation gothic metal croate Tearless dont l’histoire tient un peu de l’épopée aussi. Sans rentrer dans les détails, c’est plus de 10 ans d’adversité et d’embûches pour le groupe formé en 2003, qui ont mené à la formation actuelle qui fera paraîtra cet automne l’ALBUM DÉBUT, «Step into Darkness» via WormHoleDeath. En honneur de leur persévérance, allez écouter la pièce «Dreams of you».

 

Et oui sans vouloir jouer les philosophes à rabais, je dois avouer que les chemins de la vie sont toujours imprévisibles. C’est un peu dans cet esprit qu’il faut aborder le groupe de progressive doom californien,  Secrets of the sky et son nouvel album «Pathway» paru le 19 mai via Metal Blade Records. Et aussi imprévisible que les choses puissent être, l’album débute avec la partition de guitare de la fin de l’album précédent, «To Sail Black Waters» question d’au moins vous situer avant de vous emmener ailleurs. Je vous mets la très belle et déstabilisante vidéo pour «Angel in vines» qui parle de la perte d’innocence inévitable qui accompagne l’avancée de nos pas.

 

Avoir une fascination pour le blanc n’est pas commun dans le monde obscur du metal. Pourtant ça semble définitivement le cas du trio atmospheric doom germanique Valborg. Regardez la vidéo particulière pour «Sulphur vitriol angel», tirée de «Romantik» paru le 19 mai via Temple Of Torturous, qui m’a donné la sensation d’une rencontre entre les cinéastes Wim Wenders et David Cronenberg.

 

Je termine aujourd’hui avec un conseil pour les musiciens. Vous avez un chum qui vient toujours dans votre local de pratique et ne paie jamais la bière, montrez-lui la nouvelle vidéo de la formation death new-yorkaise Skinless pour la pièce «Skinless» tirée de «Only The Ruthless Remain», enregistré avec la formation classique réunie depuis 2013. Disponible depuis hier en Amérique via Relapse Records.

 

 

Critique d’album: Flummox – «Phlummoxygen»

flummox cover

 

Flummox

«Phlummoxygen»

Tridroid Records

2015

Liste des pièces
«Flummoxing Act 1/Garbonzo’s Leap»
«Didja Know?»
«Custodian Ralph»
«Ancestors/ Earth Removal»
«Planet Cancer»
«¿Didja Español?»
«The Whispering Banshees»
«Flummoxing Act 2»

 

*English version follows

Il y a eu une période où certains groupes se voulaient expérimentaux et techniques, cherchaient à repousser les limites imposées par les genres et c’est ainsi qu’ont vu le jour des groupes comme Mr Bungle, Tub Ring, Spazztic Blurr, Fantomas, Estradasphere et Primus pour nommer quelques noms connus. Heureusement, il existe toujours des musiciens qui poursuivent dans cette veine et ont compris qu’il est possible de composer des pièces originales et expérimentales sans se livrer à de la déconstruction musicale ou de la destruction sonique massive.

Je vous présente donc le groupe Flummox de Murfreesboro, Tenessee, qui, avec son premier album complet, montre une belle folie tout en respectant et montrant qu’ils connaissent les classiques; le milieu de «Ancestors/Earth removal» rappellera Black Sabbath ou encore la dernière partie de «The Whispering Banshees» par exemple fera inévitablement penser à Led Zeppelin mais qui aurait décidé de jouer avec un son à la King Crimson. D’ailleurs, la voix de Blake Dellinger (basse/voix) me fait penser à Robert Plant par moments.

Flummox c’est du doom/stoner bluesy mais c’est aussi du death, du jazz funk, du punk (j’ai pensé à Adrenalin O.D. et l’album «Humongousfungusamongus»); il trouve à chacune des pièces le moyen de mettre un petit quelque chose qui la rend divertissante sans pour autant qu’il perde le focus. Il trouve également un moyen de jouer avec les temps et structures sans perdre l’accessibilité musicale. Bien sûr, il faut les suivre dans leur parcours sinon certaines pièces risquent de faire décrocher du reste.

Flummox veut dire: «to confuse someone so much that they do not know what to do». L’équivalent français serait «Déconcerter». Mais que préférez-vous… une autoroute bien droite et plane à travers les champs où seule la vitesse entre le point A et le point B importe ou une route sinueuse de montagne où tout le paysage n’est appréciable qu’après plusieurs passages. Tenez-vous bien après votre casque d’écoute parce le deuxième itinéraire est offert ici et la balade sera bumpy… et oui des fois vous vous direz en écoutant

Voyons donc qu’est-ce que ça fait dans le chemin ça??

Mais c’est justement la beauté des randonnées «off road».

Lex

 

There was a time when some groups wanted to be experimental and technical, seeking to push the limits imposed by musical genres and thus have emerged bands like Mr. Bungle, Tub Ring, Spazztic Blurr, Fantomas, Estradasphere and Primus to drop a few well-known names. Fortunately, there are still musicians who continue in this vein and understand that it is possible to compose original and experimental pieces without engaging in musical deconstruction or sonic mass destruction.

Arrives Flummox from Murfreesboro, Tenessee, which, with its first full album, shows a beautiful madness while respecting and showing they know the classics; the middle of «Ancestors / Earth removal» recalls Black Sabbath and the last part of «The Whispering Banshees» for example will inevitably remind you of Led Zeppelin but who decided to play with a sound «à la» King Crimson . Besides, the voice of Blake Dellinger (bass / vocals ) makes me think of Robert Plant at times.

Flummox, it’s doom/stoner blues but also death, funk, jazz, punk ( I thought of Adrenalin OD and the album «Humongousfungusamongus»); they find every way to put a little something in their compositions that makes it fun/weird without losing focus. They also find a way to play with time tables and song structures without losing the musical accessibility. Of course, we must follow them in their path cause some trails could stall the rest.

Flummox means «to confuse someone so much that they do not know what to do». But what do you prefer … a straight flat highway through the fields where only the speed between point A and point B matters or a winding mountain road where the landscape is significant but can only be appreciated after several passages. Brace yourself to your headphones because the second itinerary is available here and the ride will be bumpy… and yes sometimes you’ll say listening

Come on !! What is it doing in the way?

But it is precisely the beauty of venturing «off road».

Dans la fosse aux promos

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À la mitrailllette

 

Avec les sessions scolaires qui s’achèvent pour les plus jeunes métalleux, il est temps de regarder la vidéo d’Animals as Leaders pour «Physical education» tirée de leur plus récent album «The joy of motion» paru sur Sumerian Records puis ensuite on passe à d’autres choses et on oublie tous l’école.

Le Québec aura une chance de les voir bientôt alors qu’ils feront partie avec The Contortionist du «Coma Ecliptic Tour» de Between the Buried and Me qui s’arrêtera au Club Soda de Montréal le 5 août.

 

Le 70’s revival nous amène plein de trucs, beaucoup trop même je dirais quand on regarde du côté stoner, et se démarquer devient alors une tâche ardue. Mais certains penchent avec succès vers l’occult rock avec son côté psychédélique. C’est dans cet esprit que j’offre en ce dimanche le rituel filmé pour «Oblivion» tirée du 1er album de Switchblade Jesus qui bénéficie d’une reparution via l’étiquette Ripple Music suite au succès obtenu lors de sa sortie originale via Kozmik Artifactz.

 

Ted Kirkpatrick, drummer et compositeur du groupe progmetal états-uniens Tourniquet a composé 12 pièces qui dénoncent la cruauté et l’injustice envers les animaux sur l’album concept «Onward to freedom» paru fin 2014 via Pathogenic Records (le label créé par le groupe). C’est donc dans cette idée qu’a été montée la vidéo pour la pièce «The slave ring» qui expose le monde des combats de chiens. Ce n’est jamais joli de voir le résultat de la bêtise humaine….

 

Les fans de Nasum, Pig Destroyer, Misery Index, Nails, Discordance Axis et Cephalic Carnage doivent écouter «Stride Endlessly Through Scorched Earth», la nouvelle pièce de Maruta tirée de «Remain Dystopian» qui sortira en Amérique le 2 juin via Relapse Records. En plus d’être violente à souhait, elle offre la surprise d’une collaboration de Tomas Lindberg d’At The Gates.

Pour les curieux, «Maruta» est le nom d’un projet spécial de l’Armée Impériale Japonaise à l’époque de la 2ème guerre mondiale et qui consistait à pratiquer des tortures scientifiques sur des humains.

 

Pas besoin de vous sortir les chiffres des palmarès pour vous convaincre, et j’imagine que plusieurs avaient deviné, que le 11ème album de Six Feet Under, «Crypt of the Devil», paru le 5 mai via Metal Blade Records, était attendu avec enthousiasme. Si vous l’avez manqué, vous pouvez, en cliquant ce lien, l’écouter au complet sur Hightimes ainsi que découvrir quelles sont les cinq variétés de Cannabis préférées de Chris Barnes. De plus, ils ont fait paraître cette vidéo pour «Open coffin orgy».

 

Les Ukrainiens Miellnir ont fait paraître fin 2014 via Stygian Crypt Productions, leur album début, «Incineration Astern» qui mélange très bien le black et le folk/viking. Voici la pièce «Prey» afin de vous donner une idée.

 

Le groupe de melodic black metal de Montréal, Vehemal a fait paraître une vidéo pour la pièce «Cosmic collision» qui illustre le combat intérieur provoqué par l’antagonisme entre notre trajectoire quotidienne et l’orbite optimale que notre potentiel nous promettait pourtant. Cette pièce est tirée de son album «The Atom Inside» sorti en septembre 2014 et dont vous pouvez lire la revue de Winterthrone ici. Je vous mets d’ailleurs le lecteur bandcamp sous la vidéo afin de vous permettre de le découvrir.

 

Le groupe de rapcore/metalcore français Rãgarãja a fait paraître une vidéo qui a été censurée par youtube. Sans vouloir lancer un débat sur la censure et l’étroitesse d’esprit, je mentionnerai que j’ai vu pas mal plus méritant d’être bannie que cette vidéo qui, outre montrer quelques scènes érotiques qui semblent avoir choquées les saintes-nitouches, est d’un esthétisme sans faille. Bravo à Viméo qui nous permet d’apprécier «Dans le miroir» dans toute sa beauté.

 

Le groupe crust anglais Disfago a été qualifié de «fond de poubelle du metal» Le groupe s’en fout pas mal et nous le prouve avec ce teaser qui ne recule pas devant le ridicule. Son double 7″ éponyme sortira bientôt via Witch Ghetto Productions.

 

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À la mitrailllette

 

Attention, ça part sur les chapeaux de roues aujourd’hui avec des riffs malades et des signatures de temps obscures avec le technical death metal des Suédois, Soreption, et le play-through video pour «A Speach To Survival» tirée de «Engineering The Void» paru l’an dernier via Unique Leader Records. Ils ont accompagné nos Québécois Cryptopsy et Erimha ainsi que les Américains Disgorge et The Convalescence lors de leur tournée des USA qui s’achève ce weekend. 18 spectacles en 18 jours du 14 au 31 mai.

 

Un peu de violence en provenance de l’ouest canadien avec Xul de Vernon, British Columbia, qui vient de faire paraître une vidéo en spectacle pour «Orbit of Nemesis» tirée de leur EP, «Extinction Necromance» paru le 19 mai. Sept minutes de blackened death féroce. Soyez prêts pour accueillir la bête sur une scène près de chez vous.

 

Cattle Decapitation a fait paraître «Manufactured Extinct», la première pièce tirée de «The Anthropocene Extinction» qui poursuit la présentation de sa vision anticipée de l’extinction de l’humanité en faisant un parallèle avec l’extinction actuelle de plusieurs écosystèmes. La très belle pochette de l’album réalisée par Wes Benscoter (responsable de tous les artworks depuis 2002) montre d’ailleurs un cadavre humain putréfié rejeté sur la plage par la mer et dont les entrailles vomissent des déchets de plastique, allégorie du sort des poissons et oiseaux marins. L’album sortira le 7 août via Metal Blade Records.

Pour les curieux, «Anthropocène» est un terme proposé pour l’époque géologique actuelle (qui succède à l’Holocène) dont le point de départ serait la Révolution Industrielle et qui est caractérisée par l’impact global grandissant et significatif de l’Humanité sur l’environnement.

 

Toujours aussi solide avec son oldschool hardcore aux influences punk/oï, Wisdom In Chains de Pennsylvanie sortira son 5ème album complet, «The God Rhythm» le 30 juin via Fast Break! Records. Voici «Violent Americans», le premier extrait de l’album pour vous groover brutalement les oreilles.

 

Le duo de la Floride Cave of Swimmers joue une musique pesante qui mêle bon nombre d’influences dont le psychedelic rock qui vient aussi teinté le rendu visuel de la vidéo pour «The Prince of the power of the air» tirée de leur album «Reflections» paru le 4 mai de façon indépendante. Reverrons-nous bientôt le retour des posters phosphorescents et des blacklights dans les chambres d’ados?

 

Je continue avec un autre duo, Wooden Stake qui vient de faire paraître en mars dernier chez Razorback Recordings, «A Feast of Virgin Souls» basé sur la légende d’Elizabeth Bathory. Pour ceux qui trippent sur Mistress et Ghost BC.

 

J’enchaîne avec le groupe québécois de la chronique, Show of Bedlam, qui mérite que tous fans de doom, sludge, noise ainsi que ceux qui aiment le punk/hardcore s’y intéressent. Attachez-vous et embarquez dans son trip. C’est un voyage que vous ne regretterez pas.

Bien sûr, son 1er album, «Roont», n’est pas une nouveauté puisque paru depuis 2½ ans digitalement et en vinyl via le label montréalais Choking Hazard Records mais je veux souligner qu’il est maintenant disponible depuis le début du mois de mai en format CD grâce à PRC Music en cliquant ici.

 

Le groupe australien de metalcore/post-hardcore In Heart Wakes a trouvé une façon originale de faire paraître ses albums. Il les accompagne de jeu vidéo. L’an dernier, il avait sorti le jeu «Earth Invaders» pour accompagner l’album «Earthwalker» et cette année il a sorti «Skyhoppers» pour aller avec «Skydancer» paru le 5 mai via Rise Records. Voici comment ça marche.

Choose your player from In Hearts Wake (Jake, Ben, Eaven and Kyle) and see their face take shape as an eagle as you fly through cloud barriers much like the game «Flappy Birds». You can hear the lead single «Breakaway» as you play, but once you make it through 30 barriers you unlock the album track «Insomnia» and hear it before the album is released.

Bien que la récompense de découvrir une nouvelle pièce n’est plus très pertinente maintenant que l’album est paru, vous pouvez toujours jouez en cliquant ce lien. Pour ceux qui ne sont pas gamers mais veulent tout de même entendre «Breakaway», allez voir la vidéo.

 

 

Critique d’album: Compilation «Gothic Music Orgy vol. 1»

Gothic Music Orgy vol 1

 

Une orgie de musique «GOTHS»

Dernièrement, j’ai eu la chance d’écouter la nouvelle compilation «Gothic Music Orgy vol. 1» de darkTunes Music Group, label de l’Allemagne qui s’est donné comme mission de faire connaître la musique Rock, Metal, Industrial et Electronic. D’ailleurs, il a également fait paraître la compilation «The Battle of Metal vol 1» plus tôt cette année et vous pouvez lire ce que mon collègue Marc-André avait à en dire en cliquant ce lien.

Donc, voici une compilation de musique gothique. Ce qui m’a mené à me poser ainsi qu’à mes amis, la question suivante: Qu’est pour nous la musique goth? Je ne croyais pas que cette question stimulerait un débat sur mon mur facebook mais ce fut le cas. Naturellement, nous n’avons pu trancher la question mais la tendance des réponses semblait aller dans le sens de: Tout dépendamment de comment tu tripes sur le style gothique, tu vas aimer différents styles de musique. Pour certains puristes, le style de musique gothique s’arrête au Dark Wave et à l’Industrial et pour d’autres, tu peux y mettre plusieurs genres différents comme l’Alternative, l’Electro, le Metal, etc. Je crois justement que la vision de darkTunes est la suivante: tu ne peux pas encourager qu’une seule sorte de musique, tu te dois d’aller chercher tout le monde. Autant pour la vente d’album que pour encourager le plus de monde possible. C’est justement la beauté de faire une compilation de cinquante chansons totalement différentes permettant de présenter 50 groupes.

Faire une compilation de genres musicaux différents est à la fois génial et à la fois dangereux. Même si tu gardes la même ligne directrice tout le long de tes choix musicaux, tu peux malheureusement perdre une certaine constance dans tes choix. Je suis une fille de compilation(!). J’en ai écouté des dizaines de différentes. J’adore ça car la plupart du temps je découvre de nouveaux noms, de nouveaux mélanges musicaux et je développe mon ouverture devant le magnifique éventail que peuvent nous donner différentes cultures. Ça c’est le beau côté. Le mauvais côté, c’est qu’il y a souvent tellement de choix dans ce contexte qu’il est impossible de plaire à tout le monde. Comme mentionné plus haut, si on exclut la vision des puristes, la musique gothique peut contenir tellement de sortes, de genres différents qu’il peut être compliqué de garder une constance dans l’évolution d’une compilation.

Voilà donc la portée de ma réflexion avant d’appuyer «Play» et voici ce qu’a donné mon écoute de «Gothic Music Orgy vol. 1». Premièrement, cinquante chansons pour une compilation, je trouve que c’est beaucoup. Pour ma part, c’est la première fois que j’écoute autant de musiques différentes en succession. J’adore écouter de la musique pendant une longue période mais ici, il y a trop de divergences pour que je l’apprécie à sa juste valeur. Je comprend l’idée d’une orgie musicale et cela est très apprécié. C’est le fun d’avoir plein de choix quand tu paies pour de la musique. Mais bon, personnellement, j’aurais regroupé les différents genres musicaux en plusieurs compilations distinctes ou à tout le moins regroupé les pièces selon une progression différente sur la compilation. J’ai trouvé cela très étourdissant car parfois, ça passait de l’Indutrial au Metal en passant par l’Alternative et j’ai fini par perdre l’intérêt pour certains groupes. Si la compilation avait été regroupée en trois volumes différents (ou en trois blocs sur la compilation), je crois qu’elle serait plus facile à écouter. Et je dois mentionner que ça m’a rappelé que ce qui me plaisait des compilations plus constantes est qu’on pouvait s’en servir directement sans avoir à skipper de pièces, comme mix de party maison lorsque le DJ prenait un break.

Maintenant que je vous ai donné mon l’impression générale de mon écoute, voici rapidement ce qui m’a interpelé. J’ai commencé à vraiment apprécier la compilation à partir de la pièce numéro six «Raiding Party» de Stoppenberg. Mon coup de cœur est la pièce qui suit, «Retina» (Darktunes Mix) de Shiv-r. Il y a une pièce qui m’a marqué soit «Venom» de Bäd Influence. Je ne sais pas si j’ai halluciné mais il me semble avoir entendu du didgeridoo. Pour une pièce à saveur Heavy Metal, je n’aurais jamais pensé entendre cet instrument. C’est une excellente idée. J’ai vraiment apprécié que Der Bassstimmführer, avec leur titre du même nom, complétait la compilation. J’ai découvert ce groupe dernièrement, justement suite à un envoi promo de darkTunes, et je l’écoute souvent. Si leur pièce vous plaît, je vous invite à cliquer ce lien pour lire ma revue de leur album et en découvrir plus à leur sujet.

Donc en général, c’est une excellente compilation que je reclasserais sur mon Ipod en trois blocs distincts: Metal/Alternative/Pop; Industrial/DarkWave; et Electronic/Autre. Selon moi, je vais avoir une meilleure constance dans mon écoute et ainsi une meilleure appréciation des différents groupes. La plus belle qualité de cette compilation est qu’ils ont réellement regroupé cinquante dérivés de la musique gothique. Il y en a pour tous les goûts. Il n’y a qu’une seule pièce que je n’ai pas aimée du tout. Je trouve que sur cinquante, c’est un excellent résultat.

Pour les fans de musique Gothic Metal, Industrial, Dark Electro, Futurepop, Alternative, DarkWave, SynthPop, BatCave, Heavy Metal et j’en passe, cette compilation est parfaite pour vous. Il y a beaucoup de talents à découvrir. La compilation est en vente depuis le 15 mai 2015 sur Itunes ou sur Amazon. Je laisse maintenant la parole à Lex sous le lecteur pendant que vous écoutez «Retina» de Shiv-r.

Marie-Noëlle Anctil

 

Premièrement, je ne répèterai pas ce que Marie nous dit plus haut à propos de la musique gothique et le format de la compilation et soulignerai que je suis d’accord avec ses réflexions. La progression d’un album et son appréciation dépend de l’atmosphère créée et les écarts brusques brisent celle-ci et fait que je ne sens pas que j’apprécie certaines pièces à sa juste valeur ou pour ce qu’elle est. Enfin ceci étant réglé et compris, j’ai donc fait l’exercice d’écouter les pièces à ma guise et non selon l’ordre de la compilation. Je peux maintenant passer aux pièces de la compilation.

Comme mentionné, il y a plusieurs genres et j’ai eu comme un feeling de revisiter en mode «random» l’évolution de Prodigy – si on oublie les pièces gothmetal, le seul genre non visité par ceux-ci. Et oublier les pièces gothmetal s’est avéré le cas, je n’ai pas accroché sur les quelques pièces gothmetal de la compilation bien que je sais que les fans de HIM, Avenged Sevenfold ou encore du soundtrack du film «Queen of the Damned» y trouveront leur compte.

Ainsi si je reviens à mon feeling Prodigy, la compilation couvre la première période du groupe, celle de «Experience» (1992) avec plusieurs pièces technorave. Dans le genre, j’ai bien aimé le remix par Roman Magpie de «Polaris» de Ginger Snap5, «A light» de BlutKraftFace your fears» de Kryonix, «One man» de Annoyed, «Goldener schwanz» de Perversion Index et «Melody overload» de SynthAttack.

Vous êtes fans de leur période «Fat of the Land» (1997) plus Industrial/Darkwave. Moi aussi. J’ai donc plus trippé sur des pièces comme «Raiding Party» de Stoppenberg, «Retina» (darkTunes mix) de Shiv-r (ma préférée de la compilation aussi) et «Paincrusher» de Insectrum et son côté Godflesh.

Vous allez pouvoir faire la danse du robot avec «Don’t fear the beast» de Basszilla qui, avec ses petites passes qui m’ont rappelé Kraftwerk, aurait pu très bien se retrouver au côté de «Girls» sur l’album retour de Prodigy, «Always Outnumbered, Never Outgunned» (2004).

Voici en vrac le reste de celles qui m’ont interpellé,

«Casting light» de Seelennacht et «Piratentanz» de Desastroes avec leur musique qui aurait bien fait avec Blutengel et Joy Division,
«Mine» de Everpresent qui m’a fait penser à Spahn Ranch et «Venomous» de Shadow System qui sont dans un style technofunky;
«Redemption» de T3rr0r 3rr0r qui offre un mélange pas mal cool de bit-core, drum’n bass et trip hop avec à un moment donné des vocaux rappés pour ceux qui trippent sur le lounge et veulent une approche fraîche;
Les trois pièces gothambiant qui se suivent que j’ai appréciées en bloc: «Reason» de Omnimar, Devil-M et sa pièce de piano «I am God» (Attention leur album est pas mal différent et je vous en parlerai bientôt) et la planante de «Gone together again» de Studio X vs Simon Carter;
Mention au solo en trémolo de violon dans la pièce de piano «Deep down inside you need love» de Heaven Your Arms et aussi pour le didgeridoo dans «Venom» de Bäd Influence;
Attention à «Self animation Process» de Shear Faith et le Extize Dirt-E remix de «Danceslut» de Nano Effect qui revisitent le style de Atari Teenage Riot;
«Kind aus staub» de Last Satanic Divine et son côté Rammstein;
«Somehow» de Violet Light Syndrome qui, avec son côté pop, m’a rappelé «I can’t love without you» d’un de mes groupes favoris Technikult of Flesh;

Vous pouvez donc lire avec cette énumération que la compilation en offrent pour tous les goûts tant que vous aimez le noir surtout sous les blacklights. Que ce soit les sons synthétisés pilonnant comme des pistons qui vous attirent ou des trucs plus atmosphériques qui mettent l’emphase sur des émotions darkgoth particulières, la compilation a tout ça. Je vous rappelle que les liens pour commander la compilation sont plus haut. Bonne découverte!!

Lex