Deadman’s Prophecy//Dynasty//Terror Symphony @ Taverne Royale, Trois-Rivières – 12 octobre 2024

Deadman’s Prophecy, Dynasty et Terror Symphony
Taverne Royale – Trois-Rivières – 12 octobre 2024

Cela faisait un bout que je voulais revoir les Deadmen qui sillonnent le Québec depuis la parution de leur album The Vanishing Dawn en mars 2024. De plus Dynasty, ce jeune band de Montréal dont j’ai entendu beaucoup de bien entre les commentaires sur le web et certaines discussions. En ce qui concerne Terror Symphony, que j’avais vu au Sonum Fest 2024 à Québec. J’avais hâte que performe à nouveau ce groupe constitué d’universitaires en musique et de voir leur cheminement depuis ces cinq derniers mois.

 

Terror Symphony

– Renaud Dubé: voix
– Roxanne Forget: voix
– Damien Sudre: guitare
– Félix Doyon: guitare
– Soleil Anker-Baril: basse
– Matthias Goubet: batterie

Quand Renaud et Roxane chantent sur le même ton, leurs voix pourraient très bien se marier à plusieurs styles. Ils ont choisi le metal à notre plus grande satisfaction et le growning ‘’punch’’ en maître à cette occasion. Dès leur première chanson Retaliation le groupe démontre la capacité de nous en mettre plein les oreilles une musique sophistiquée et nuancée. Le duo de guitariste, Damien et Félix, montre l’amour de leur instrument à cordes, chacun à leur tour ils prennent le devant et exposent leurs connaissances techniques. Don’t look at me est la chanson pour moi qui les fait briller. En mai, Deception fut la première chanson de cette formation montréalaise qui m’a marqué et ce fut avec plaisir qu’ils nous l’ont offert encore ce soir. Ils nous font cadeau d’une nouvelle pièce, mais cette fois-ci en français: Épopée, qui se veut de raconter une histoire de chevalerie fantastique et cela complète très bien leur partie et d’ailleurs on retrouve cette chanson sur plusieurs plateforme  musicale sur le web…soyez curieux. On parle avec eux et on voit que de la musique ils en voient et en mangent. C’est charmant de voir la jeunesse si motivée et ils me promettent que de nouvelles pièces seront bientôt disponibles, Nous allons suivre ça.

 

Dynasty

Math Lorrain : voix/guitare
Math Gervais : guitare
Sam Dumoulin : batterie
Xavier Duchesne : basse

À peine commencé, je tombe en adoration face à la sonorité de la guitare Jackson RR24 de Matt Lorrain. Un son qui rend nostalgiques tous les metalheads des années 80, ça part avec Slavery et l’on est attentif. Dans mes notes que je relis c’est marqué ‘’Drum Drum Drum’’ pour une très bonne raison que je me rappelle très bien: le dynamisme et le spectacle donné par Sam Dumoulin à la batterie qui martyrise son instrument et qui s’amuse avec les spectateurs. Un vrai showman qu’on voit rarement à la percussion, belle belle job Sam! De plus à la basse, Xavier Duchesne se fait remarquer par son puissant ‘’back vocal’’ qui met du tonus, de l’impact lors de ses interventions. Pour un fan de Old school Metal, plein de moments satisfaisants. En fait, plus ça avance et plus on met de la présence et le solo  sur Ever broken est particulièrement savoureux. À l’arrivée de Children of the brave ça monte d’un cran pour aller en finale avec Releace the Demon parfait pour terminer en beauté et surtout un impact clair.

 

 

Deadman’s Prophecy

Carl Rodrigue Basse-Voix
Dave Lambert guitare-voix(back)
Francis de Carufel: batterie

Je les avais déjà vus à l’Entité et au Café Rock le Stage, mais je n’avais pas eu la chance de faire une chronique sur leur passage. Un metal lourd et gras à souhait avec un cowboy qui nous brutalise avec son vocal de ‘’monsieur pas content’’. Ils en ont fait du chemin depuis le Québec Rock Contest et la machine est bien huilée. Quoi de mieux que de commencer en puissance avec Cannibal qui met la barre haute dès le début. On se déchaîne avec Clock, aussi une pièce du dernier album The Vanishing Dawn, qu’on peut aussi voir dans un vidéo de tournée…mais ma foi, toujours plus intéressant de l’écouter en direct avec la mesure du trio qui nous transperce de vibrations ‘’heavy’’. Le rift de Broken Body rentre dans la place comme un marteau piqueur et j’adore ses nuances, probablement ma préférée du band. Dave Lambert est intense à la guitare et il faut rappeler qu’il peut jouer aussi de la basse, de la batterie et récemment s’initie au clavier…un homme-orchestre bientôt! Toujours plaisant de les voir et en spectacle et je leur souhaite une tournée hors du Canada, car personne n’est prophète dans son pays même pour un homme mort ils ont le potentiel, clairement.

 

-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground

 

 

Testament & Kreator @MTelus, Montréal – 4 octobre 2024

Voici le compte rendu de notre journaliste Phil Grondin lors du spectacle de Testament et Kreator présenté par Evenko au MTelus de Montréal le 4 octobre 2024 et qui mettait également à l’affiche Possessed.

 

C’est sous une thématique de thrash/death metal que la tournée « Klash of the Titans 2024 » s’arrêta au MTelus de Montréal avec les groupes Testament et Kreator en formule co-headline et avec invité spécial Possessed qui allait assurer la première partie. Affichant complet depuis déjà quelques temps, ce spectacle présenté par Evenko avec ces trois groupes de la vieille école allait donner le goût de mosher pas à peu prêt !

 

Possessed

Possessed ouvre la soirée vers 18h50 devant une foule plus qu’imposante. Malheureusement, grâce au fameux trafic et aux 1000 détours de Montréal, je n’ai pu assister au complet à la prestation de Possessed (qui était probablement le groupe que je voulais le plus voir). À mon premier regard lorsque j’ai entré dans le MTelus, il est fort intéressant de remarquer le parterre presque plein. Possessed semblait déjà à mi-chemin de leur set et j’ai cru remarquer un problème de son ce qui a ralenti le groupe. Par chance, la foule a applaudi et supporté les musiciens sur scène ! Considéré comme l’un des premiers groupes de death metal au monde et ayant influencé de multiples groupes, c’est un Jeff Becerra en forme qui a chanté différentes pièces du légendaire groupe accompagné de ses musiciens. Confortablement assit dans sa chaise roulante, Jeff n’a pas hésité de nous gueuler ça dans les tympans avec des classiques tels que : « Death Metal », « Pentagram » et « The Exorcist », etc. Possessed est seulement à son quatrième passage dans la métropole depuis leur création en 1983. C’était une rare occasion de voir ces légendes! Après plus de 40 minutes, le groupe quitta afin de laisser place au premier groupe titanesque de la soirée soit Kreator.

Setlist :

  1. Pentagram
  2. Ritual
  3. Tribulation
  4. Graven
  5. The Exorcist
  6. Demon
  7. Death Metal
  8. Swing of the Axe

 

Kreator

Kreator vient nous donner une bonne leçon de thrash européen directement de l’Allemagne. La bande de Mille Petrozza lance les festivités avec la pièce « Hate Uber Alles » tirée de leur dernier album du même nom. Dès les premières chansons, un wall of death s’est fait appeler par Mille lui-même. La foule est en feu ce soir ! Les moshpits n’arrêtent pas et Mille vient même comparer la foule de Toronto et encourage la foule montréalaise de les battre au niveau du bodysurfing. Après avoir observé attentivement, je crois que c’est mission réussie ! La foule est en feu pour Kreator qui alterne les classiques tels que : « Enemy of God », « Violent  Revolution » et « Pleasure to Kill » qui termine leur set. Étant la première fois que j’assiste à un spectacle de Kreator, je regrette de ne pas avoir vu ce groupe avant. Leur son est parfait, l’énergie contagieuse et tout était parfait ! Ayant pigé dans leur longue discographie qui s’étend sur plus de 40 ans, les choix de chansons étaient plus que parfaite ! Si la tendance se maintient, ils seront de retour l’an prochain, eux étant en visite en Amérique du Nord presque chaque année ! Laissons place aux légendes de Testament !

Setlist :

  1. Hate Uber Alles
  2. Phobia
  3. Enemy of God
  4. 666 – World Divided
  5. Hordes of Chaos (A Necrologue for the Elite)
  6. Hail to the Hordes
  7. Betrayer
  8. Satan Is Real
  9. Phantom Antichrist
  10. Strongest of the Strong
  11. Terrible Certainty
  12. Violent Revolution
  13. Pleasure to Kill

 

Testament

Directement de la Bay Area en Californie, lieu réputé du thrash metal américain, Testament vient nous donner une excellente leçon de thrash metal pur et dur. Étant la première fois que je vois ce groupe en spectacle, je peux confirmer à 100% que c’est la même situation que Kreator, quelle énergie ! C’est un Chuck Billy en forme accompagné du légendaire Steve DiGiorgio à la bass, Eric Peterson à la guitare, etc. que Testament vient nous jouer des chansons uniquement des deux premiers albums. La setlist comprend seulement des pièces des albums « The New Order » et « The Legacy » sortis respectivement en 1987 et 1988. Vous voulez du old school ? En voilà ! Wow ! La foule est en délire absolu et le moshpit est énorme ! Seulement une pièce ne figurant pas sur ces deux albums a été jouée soit « Native Blood », chanson en hommage aux premières nations qui a été dédiée par Chuck Billy. Après plus d’une heure, Testament conclut la soirée avec l’excellente pièce « Into the Pit ». Après cette chaude bataille entre Kreator et Testament, je dois admettre que Testament a gagné ce « klash of the titan ». Un autre groupe à voir au moins une fois dans sa vie pour tout amateur de thrash metal.

Merci à Evenko pour cette soirée plus que réussi !

Setlist :

  1. Eerie Inhabitants
  2. The New Order
  3. Apocalyptic City
  4. Raging Waters
  5. The Preacher
  6. The Haunting
  7. Trial by Fire
  8. Native Blood
  9. First Strike is Deadly
  10. A Day of Reckoning
  11. Alone in the Dark
  12. Disciples of the Watch
  13. Over the Wall
  14. Into the Pit

 

-Journaliste: Phil Grondin

Dark Tranquility//Amorphis//Fires In Distance @ Salle Montaigne, Québec – 3 octobre 2024

Voici le compte rendu de Phil Grondin et les photos prises par Jimmy St-Pierre Gariepy lors du spectacle de Dark Tranquility et Amorphis présenté par District 7 Production à la Salle Montaigne de Québec le 3 octobre 2024 et qui mettait également à l’affiche Fires In The Distance.

 

Retour sur le spectacle

La tournée nord-américaine s’arrêta à la Salle Montaigne de Québec avec les formations Dark Tranquillity, Amorphis et Fires in the Distance. Présenté par District 7 Production, cette soirée à saveur melodic death metal affichait alors complet. Nouvelle salle située au Cégep Limoilou, celle-ci allait devenir le nouvel emplacement par excellence pour les spectacles à moyenne capacité, nous rappelons la défunte salle Le Cercle, voisine de l’Impérial Bell.

 

Fires In The Distance

Fires in the Distance vient ouvrir la soirée devant une foule plutôt timide. Le groupe effectue un metal se rapprochant du death/doom metal avec des touches mélodiques à la Swallow the Sun, Amorphis, etc. Ayant des pièces majoritairement longues, les Américains du Connecticut ont joué 4 pièces de leur dernier album intitulé « Air Not Meant For Us ». Le chanteur Kristian Grimaldi demande à quelques occasions à la foule de bouger ou faire un moshpit ce qui n’aura malheureusement pas lieu. La foule statique semble irriter le chanteur au point de l’entendre dire « I don’t give a fuck » … semble-t-il oublier qu’il joue de la musique avec une touche de doom ? J’ai rarement vu de moshpit dans un show de doom, bref. Au point de vue musical, le groupe était excellent et semble être une formation relativement jeune avec seulement 2 albums à leur actif. Une belle première partie !

 

 

Amorphis

Amorphis vient assurer la suite de la soirée avec leur melodic death metal directement de la Finlande. N’ayant aucunement besoin d’introduction dans le monde du metal européen, ce groupe a déjà établi sa renommée depuis plus de 30 ans. C’est un Tomi Joutsen tout souriant qui vient ouvrir la partie du premier co-headline de la soirée avec la pièce « Northwards ». Alternant un vocal clean et growl, Tomi est l’incarnation du charisme sur scène. Les autres musiciens ont tout autant une énergie contagieuse qui s’y dégage et chacun des membres semble apprécier de performer pour la foule québécoise. Faisant la promotion de leur dernier album « Halo » sorti en 2022, Amorphis n’a pas hésité à piger dans leur coffre pour dépoussiérer les pièces « Black Winter Day » et « The Castaway » de leur deuxième album « Tales From the Thousand Lakes ». Amorphis a joué pendant plus d’une heure devant une foule de différentes tranches d’âge, signe que les groupes à l’affiche de ce soir semblent rejoindre les plus vieux ainsi que les plus jeunes.

Setlist :

  1. Northwards
  2. On the Dark Waters
  3. Sky Is Mine
  4. The Moon
  5. The Castaway
  6. Silver Bride
  7. The Wolf
  8. Wrong Direction
  9. My Kantele
  10. Black Winter Day
  11. House of Sleep
  12. The Bee

 

Dark Tranquillity

Les suédois de Dark Tranquillity viennent clore la soirée avec une mise en scène plus qu’intéressante. Abordant une vidéo sur chaque pièce présentée en arrière-plan, la troupe de Mikael Stanne vient enfin présenter sa tournée initialement prévue durant la pandémie de la Covid-19. Plus de quatre ans plus tard, c’est devant une foule qui décide enfin de se réveiller avec un moshpit que le coup d’envoi est donné avec « Shivers and Voids ». Faisant la promotion du dernier album « Endtime Signals », Dark Tranquillity n’a pas hésité de piger dans sa longue discographie tout comme leur prédécesseur. C’est également un groupe tout souriant qui a joué quelques classiques du groupe tels que « Misery’s Crown », « Lost to Apathy », etc. Après plus d’une heure et demi, Dark Tranquillity vient clore la soirée plus que réussie à la Salle Montaigne.

Sur une note plus humoristique, jamais je n’aurais pensé que de retourner au Cégep pouvait être intéressant à ce point. Merci à District 7 Productions et tout l’entourage de cette salle et du Cégep Limoilou de nous permettre d’avoir des shows de qualité dans cette nouvelle salle.

Setlist :

  1. Shivers and Voids
  2. Hours Passed in Exile
  3. Forward Momentum
  4. Unforgivable
  5. Atoma
  6. The Last Imagination
  7. Nothing to No One
  8. Wayward Eyes
  9. Neuronal Fire
  10. Cathode Ray Sunshine
  11. Not Nothing
  12. Empty Me
  13. Phantom Days
  14. Lost to Apathy
  15. Misery’s Crown

-Journaliste: Phil Grondin
Photographe: Jimmy St-Pierre Gariépy

A.S.K//LES TABARNAKS//THE DEFAMED//MORSURE @ Taverne Royale, Trois-Rivières – 28 septembre 2024

Voici le retour de notre journaliste Christian Lamothe lors du spectacle de A.S.K. présenté à la Taverne Royale de Trois-Rivières le 28 septembre 2024 et qui mettait également à l’affiche Les Tabarnaks, The Defamed et Morsure.

 

A.S.K. Les Tabarnaks, The Defamed et Morsure
Rafale punk à Trois-Rivières

Avec la venue des bands Punk-rock des années 90 ou les sujets plus légers du type adolescent poseur-frustré pour s’être fait confisquer sa console de jeux pour ne pas avoir fait le gazon et qui le chante devant un piscine de Beverly Hills entouré de femmes en bikini qui tirent la langue pour faire ‘’bad girl’’. Je me suis distancier un peu du mouvement, cherchant un peu le prochain Dead Kennedys, the Exploited ou The Sainte Catherines, mais clairement à la mauvaise place. En rencontrant de plus en plus de groupes, je me rend compte de mon ignorance face au mouvement punk des vingt dernières années et c’est avec joie que je me laisse guider par mon désir de mélomane d’en apprendre plus, d’en entendre plus…le retour au source du punk avec des groupes actuels. Ce soir à la Taverne Royale, quatre groupes se présenteront devant nous avec cette énergie brute de ce que j’appelle le ‘’street punk vibe’’.

 

 

Morsure

Anthony Bernier – basse/voix
Yann Côté – batterie
Yan Rouleau Marquis – guitare/voix

Un punk francophone cynique, mais ne vous méprenez pas, ce ne sont en rien des bouffons. Le spectacle commence avec la pièce Pourquoi? Qui met l’ambiance dès le début et ce soir, on joue fort à la Taverne! Leurs textes ressemblent à ceux d’un chansonnier qui ‘’pète sa coche’’ et qui à la place de s’arracher les cheveux s’exprime en bon québécois dans toute ses intonations. La chanson qui reste ma préférée: Ben non voyons, un beau pied de nez à notre façon de nous mettre la tête dans le sable malgré ce monde qui va tellement tout croche. Anthony et Yan poussent leur voix à leur maximum et on accroche facilement à leur rythme. Je voudrais d’ailleurs donner mes félicitations à Yann à la batterie qui va être bientôt grand-père…et oui ainsi va la vie qui va! On jouera 3 pièces qui ne sont pas disponibles sur l’ Ep, mais celle qui a vraiment attiré mon attention est celle qui clôturera leur partie de spectacle: Vidange…Parfait pour moi et me donne clairement le goût qu’il l’enregistre. Morsure encore une fois, met la barre où elle se doit pour les autres bands qui suivront.

 

 

The Defamed

Kevin Jardim: guitare/voix
Will Cameron: guitare/voix
Sara Blair: batterie

Suite à la parution de leur album Stomp The Radio (2006) le groupe s’est dissout pour des raisons oubliées selon Sara avec qui je me suis entretenue avant le spectacle. Nous revoilà plusieurs années plus tard avec les membres initiales qui recommencent à faire compositions et spectacles à mon grand plaisir. Car ce soir le trio démontre une belle chimie et un entraint à performer ensemble. Une rythmique endiablée d’une sonorité punk rapide à chaques chansons. La voix crépitante de Will Cameron nous ramène à cette vibration de pur punk de garage qui nous donne le goût de brasser la cage. Y a t’il un style autre que le punk où un feedback venant des ‘’amplis’’ et finissant la chanson fait partie du spectacle? En tout cas, c’est parfait et ça sonne vraiment comme j’ai
envi d’entendre, cette sensation de désordre impulsif. Drunk and Beat, Fashion Pigs, Drunken Salute et Get the Fuck Outta my Face seront des pièces qui entrent clairement dans mon répertoire de chanson à écouter encore très bientôt. Beau travail et bravo pour votre retour sur scène!

 

 

Les Tabarnaks

Samcore biogrow Gagnon: batterie
Samuel Gervais: basse
David Tabarnaks: voix
Ronnie-James Martin: guitariste et voix (back)

On m’avait promit une nouvelle attitude face à leur musique. Moins happy punk et festif, pour un remodelage de son et du vocal pour un résultat plus  percutant, plus dur. C’est effectivement ce que nos punks de la région de Québec nous ont servi. David Tabarnaks, au micro, nous démontre sa capacité à se démener et attirer notre attention. Il n’est clairement pas un poseur et surtout, nous amène dans une dynamique de frontman impliqué dans musique et dans son spectacle. Même si on ferait ‘’MUTE’’ sur sa prestation, de le voir dans toute sa férocité et sa gesticulation, ça nous laisserait le goût de le regarder…Il a le showbizz dans le sang. Avec des titres comme la Baston, Fourmis Ouvrières et Cerveau de Jello, on n’est clairement pas dans un livre de Molière, mais bien dans une littérature de rue, bien québécoise et qui ne fait pas de compromis. J’ai bien hâte d’entendre du nouveau matériel, car du même
coup cela voudrait dire que je vais les revoir sur scène!

 

 

A.S.K.

Pat Molotov – guitare et voix
Christian Jean – guitare et voix
Jayson Hébert – basse et voix
Danick Rivet – batterie

Maintenant, le clou de la soirée, venant directement de Montréal. Nous voilà avec les si attendus Anarcho-Socialist Kidz (ASK). On parle ici d’un groupe de musique skinhead et là oui je sais vous vous posez probablement plusieurs questions? Non on ne parle pas de mouvement néo-nasi, mais bien du mouvement ‘’working-class’’ britannique ayant eu ses débuts dans les années 60. Donc on parle plus d’un mouvement d’engagement social que de regroupement fachiste, je veux que ce soit clair à ce sujet. De ce fait, on s’attend à des textes engagés et contestataires. Que ce soit en anglais ou en français les ASK nous donnent une prestation très coordonnée, bien ficelée, avec un rythme rapide et qui va du ska au punk plus traditionnel (old school). Ils vont nous jouer la presque totalité de leur album Unis – United et dans la salle plusieurs membres des groupes précédents se joignent à l’assemblée pour animer la piste de danse. Pat Molotov aussi membre du groupe Molotov (Oi!) guide ses acolytes dans des mélodies sans freins devant nos assoiffés de ‘’brasse camarades’’ de la salle tout le long du spectacle. Belle prestation solide. Pleine de sourires en cette belle soirée où la coupe Mohawk fait parure de royauté! Ce fut un scénario parfait pour se replonger, se ressourcer dans cette vibration punk que j’aimais tant dans les années 80.

Le punk n’est pas mort c’est clair. Par contre, un sujet est revenu à plusieurs reprises lors de discussions avec certains membres de groupe et l’organisateur de l’événement Ben Ouellette sur leur entourage dans le milieu punk, que ce soit à Trois-Rivières, Montréal ou ailleurs au Québec. Ce n’est pas d’hier que la consommation de drogue dure y est associée. Mais les nouvelles substances sur le marché font un ravage jamais vu auparavant et cette communauté semble en souffrir de façon considérable. Certaines personnes attendues ce soir sont possiblement dans ce cas. En rien je ne veux être moralisateur, tout au contraire. En fait, je veux en profiter pour vous sensibiliser à cette situation. Entre autres ici au Parc Champlain, on y voyait plusieurs regroupements de ceux-ci…il y en a moins, non pas parce que ça va mieux: il n’y a rien de mieux dans l’isolement. Soyons juste plus vigilant et oui il y a des ressources. De plus, des spectacles comme ce soir doivent être un moment propice pour tous pour briser cet isolement et se sentir accepté, même si on se retrouve dans une passe où l’on se sent dépassé. Toujours préférable d’être tout croche en vie, que tout droit, mais mort. Prenez soin de vous!

-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground

Blinded By Faith//Born Divided//Black Hole @ Taverne 666, Rimouski – 5 octobre 2024

Voici le compte rendu et les photos prises par Cynthia Côté lors du spectacle de Blinded By Faith présenté à la Taverne 666 de Rimouski le 5 octobre 2024 et qui mettait également à l’affiche Born Divided et Black Hole.

 

Retour sur le spectacle

Deux soirs consécutifs que ce line up de bands ont offert des prestations au Bas-Saint-Laurent, soit à Amqui le vendredi 4 octobre à la Microbrasserie la Captive et le samedi 5 octobre à la Taverne 666. Malheureusement, le groupe Blackguard qui était prévue n’a pas pu être présent pour ces deux shows. C’est donc à la Taverne 666 que je me suis déplacée pour couvrir le show en photos et cet article.

 

Black Hole

Black Hole, Ce jeune band métal de la relève rimouskoise n’est plus à son premier show. C’est la 3e fois que je les vois au cours de la dernière année et ils ont gagné en maturité musicale. Comme ils le mentionnent, ils sont le croisement entre l’ancienne et la nouvelle génération de métaleux. Ils ont joué leurs propres compositions (ayant assez de matériel) et aussi de nouvelles chansons (en primeur) qui vont paraître sur leur 2e album (oui déjà!) intitulé « After the shot ». Ils seront à nouveau sur scène le 19 octobre à la Coopérative de solidarité Paradis à Rimouski.

 

Born Divided

Ce band melodic death metal originaire de Québec a pris d’assaut la scène de la Taverne. Une belle chimie opérait entre eux lors de riffs de guit, de bass et de drum. Ils échangeaient souvent de place sur scène pour entretenir une dynamique, ce que j’ai bien aimé visuellement. J’ai aussi apprécié le vocal principal et les solos de guit. Comme vous pouvez le voir sur les photos, il sont aussi trois membres de Blinded by Faith. Leur prochain show sera à L’Anti Bar & Spectacles à Québec, le vendredi 29 novembre prochain.

 

Blinded by Faith

C’est avec grand enthousiasme que ce band lévisien métal a monté sur scène, un retour à Rimouski depuis 2009. Ils ont mentionné qu’ils étaient revenus pour rester! De plus, cette année, marque le 20e anniverssaire de l’album « Under an occult sun ». Malgré l’absence de circles pits et de slams, dû à une assistance de « vieux routiers » de shows, des amateurs qui ont surment vu plusieurs fois Blinded par le passé, bougeaient toute de même leurs têtes au rythme des tounes. Surveillez leurs prochaines apparitions dans une ville près de chez vous!

 

-Photographe/Journaliste: Cynthia Côté

Chained by Illness: Nouveau EP: « Before the End » – 11 octobre 2024

Chained by Illness
Lumière sur le Ep: Before the End


Marilyn Ayotte: voix
Simon Paquet: guitariste
Jean-Philippe Dessureault: guitariste
Richard Guilbault: Bassiste
Simon Desaulniers: Batterie

C’est en 2022 que ce groupe trifluvien se forme, mais 2024 est bien l’année où la chenille sort du cocon pour faire sa première envolée avec ses deux premiers titres, soit: Invisible Disease et System Reject. Dès lors, à la première écoute, étonnamment surpris par le son de leurs premières esquisses , je m’assure d’être aux premières loges du premier spectacle du groupe. J’ai le sentiment d’avoir à ma portée un diamant à l’état brut. Marilyn Ayotte m’étonne par son chant qui non seulement est puissant, mais aussi diversifié par de passage doux au growling, par l’utilisation du fry, ses intonations et envolées qui tout à fait étonnantes, sur tout quand on apprend que son apprentissage fut très solitaire à ses débuts. Ses textes roulent dans sa tête, mais pour être entendue, Marilyn ne peut être seule et elle s’entoure de personnes importantes et qui sont déterminantes pour passer à l’étape suivante: devenir Chained by Illness . Jean-Philippe Dessureault, jeune compositeur-guitariste, se joint à elle et sera l’âme de la mélodie du groupe même s’il s’ouvre aux différentes suggestions des autres membres. On va chercher de l’expérience et du tonus en ajoutant Simon Desaulniers à la batterie (aussi membre de Northwalk) et Simon Paquet à la guitare (aussi membre de Darksider). On remplace rapidement le premier bassiste et cofondateur pour ajouter Richard Guilbault à la base, qui fut accepté à l’unanimité, car il était l’homme de la situation. J’ai envie de vous partager, pour ceux qui ne les connaissent pas, la première pièce qui m’a fait connaître ce groupe, voici Invisible Disease.

 

 

Nouveau EP


C’est le 11 octobre 2024 que ce groupe nous dévoile son premier EP intitulé Before the End. Ce sont quatre pièces puissantes qui vous donneront clairement le goût de suivre ce groupe en spectacle. EP produit par Fred A. Dubeau. La première pièce intitulée Finally Freed donne le ton sur la libération de l’esprit tourmenté. Autant au niveau instrumental, des textes et de la voix, on ressent une explosion, une délivrance déterminante et musclée. Si l’on n’est pas convaincu, c’est qu’on n’est possiblement pas un metalhead. Cette pièce nous dévoile la maîtrise et la polyvalence d’une chanteuse qui s’extériorise à pleine capacité. La pièce Again nous amène par la suite dans un combat à deux émotions qui se dévoilent, mais sans contradiction. Je crois que le mélange de cette pulsion agressive et la douceur dans la rémission seront une marque de commerce bien exploitée par Chained by Illness. Pour ma part, c’est la chanson Watch Out, brutale et lourde qui nous amène à une mélodie qui me fait penser à du Anneke van Giersbergen, mais de courte extase pour nous rebombarder par la suite, j’adore. Même si on parle d’Ep de quatre chansons, savoir qu’elle doit terminer sur une impression de grandiose est important et la chanson éponyme de l’ouvrage est parfaite. Avec une petite touche nu métal et ce son de batterie cérémonial lors des refrains, elle dégage se désire d’en vouloir encore plus, toujours plus…le papillon de métal a brisé ses chaînes.

J’ai posé quelques questions à Jean-Philippe Dessureault pour que vous introduire ce compositeur autodidacte de musique et guitariste de Chained by Illness

Ondes Chocs: De tous les genres musicaux qui existent, parle moi de la raison qui t’as amené vers le heavy metal?

Jean-Philippe Dessureault: ‘’ À mon adolescence, quand j’ai commencé à écouter de la musique, j’écoutais surtout du punk rock. C’était bien, mais il y manquait quelque chose. Un de mes amis de l’époque qui écoutait du métal y a vu une opportunité de convertir un nouvel adepte. Il m’a fait découvrir des groupes comme Metallica, Pantera, Children of Bodom, In Flames et ça y est, je venais de tomber dedans! J’étais vraiment impressionné par la rapidité, la technique et la virtuosité de plusieurs de ces musiciens!’’

O.C: Explique le cheminement de composition dans Chained by illness, comment ça se passe?

J.-P.D: ‘’J’ai composé la plupart des musiques. À mon arrivée dans le groupe, j’ai appris à connaître chacun des musiciens, leurs personnalités, leurs préférences musicales et leur vision de ce que devait devenir Chained by Illness. Ça m’a beaucoup influencé sur les compositions que j’ai faites. Je dirais que ma plus grande influence émane directement des autres membres du groupe. Pour le reste, je passe beaucoup de mon temps libre à élaborer des riffs dans mon bureau. Ce qu’il y a de bien aujourd’hui, c’est que pas mal tout le monde peut enregistrer ses idées directement chez soi alors je procède ainsi. Une fois que j’ai trouvé un riff qui me plaît, composer le reste de la chanson se fait assez rapidement. Après ça, je fais écouter ça aux autres membres et ils commencent à apprendre la chanson chacun de leur côté. Mari peut aussi commencer à écrire ses paroles alors quand on se voit pour jammer une nouvelle chanson, tout le monde l’a un peu déjà pratiqué chez lui alors on peut garder une bonne cadence’’.

O.C: Nous nous sommes rencontrés pour la première fois à la taverne Royale, c’était ton premier spectacle (de mémoire). Bientôt on ouvre pour Liva et le Metalfest, dans tout ça, comment se sent le réalisateur d’album, le musicien…Jean-Philippe?

J.P.D: ‘’Ta mémoire est bonne, c’était la première fois de ma vie que je montais sur un stage! Ouvrir pour Liva est un événement extraordinaire pour moi. Je les avais vu au Club Soda quand j’avais 19 ans et je me souviens encore de leur prestation! Leur nouvel album Ecce Mundus est excellent, j’ai très hâte de jouer avec eux et le show aura lieu le 2 novembre prochain au Clandestin à Victoriaville! Pour le Metalfest, disons que la scène métal actuelle est remplie de groupes très talentueux alors être choisi pour le Pré-fest, ça aussi c’est tout un honneur! Je me sens reconnaissant envers tous ceux qui nous supportent, tout ceux qui nous offrent ces opportunités et reconnaissant envers mes bandmates. Je veux vivre ça avec personne d’autres qu’eux!’’

 

J’ai aussi décidé de relancer l’écrivaine et chanteuse Marilyn Ayotte avec quelques questions pour votre curiosité.

Ondes Chocs: Parles-moi de ton cheminement entre la Marilyn qui est à l’écriture jusqu’à la Marilyn qui est sur scène.

Marilyn Ayotte: ‘’L’écriture c’est toujours la nuit quand j’essaie de comprendre mes émotions quand j’ai un trop plein d’angoisse dans ma tête, le chemin jusque sur la scène est très difficile, remplie d’anxiété de doute et dieu sait comment je suis malade avant et après le show. Sur scène j’essaie de rester concentré le plus possible dans mes chansons pour ne pas penser à mon anxiété et parfois j’arrive à décrocher et à me laisser emporter par le moment présent.’’

O.C: D’où est venu ton goût de chanter, d’aller chercher ce style de chant?

M.A: Je chante depuis que j’ai 7 ans environ j’ai toujours adoré la musique mais c’est vraiment à 11 ans que j’ai découvert le métal et que je suis tombé en amour avec le style, moi aussi je voulais chanter et crier !! Je trouvais que crier me permettait tellement de libérer ma rage et mon mal être de jeune ado angoissé !

O.C: Deux spectacles de fait, bientôt en première partie de Liva et on ouvre le Trois-Rivières Metalfest. Comment ça se passe pour toi dans cette nouvelle vie sous le feu des projecteurs et de l’attention des gens?

M.A: Je suis à la fois tellement heureuse de faire de la musique et tellement angoissée , je jongle entre ma passion de chanter et mes pensées anxieuses qui me veulent toujours du mal. Je n’aime pas être en avant sur scène c’est pas naturelle pour moi je n’est pas ça en moi d’être sous les projecteurs , mais c’est l’étape à franchir pour pouvoir être avec vous et vous partager notre musique, car un coup rendu je suis bien avec vous.’’


Donc voici la fin de cette chronique, vous voulez les entendre, le Ep: Before the End est disponible dès maintenant. Et vous avez deux dates importantes pour les voir ‘’live’’que je vais mettre ci-dessous. Venez encourager ce groupe de la mauricie qui représente très bien la scène locale et qui ne sont qu’à leur premier battement d’ailes.


-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground