Critique d’Album: Pathology – « Lords of Rephaim »

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Pathology

« Lords of Rephaim »

Sevared Records

2013

Depuis que je suis devenue une fan de métal extrême, Pathology est définitivement un des groupes qui me fait tripper le plus. J’aime tous leurs albums, même si les membres ont changé plusieurs fois, je trouve que chaque album à quelque chose d’intéressant.

Leur dernier album, « Lords of Rephaim », est sorti en Septembre 2013. J’ai fait une première écoute de l’album dès sa sortie, disons que j’attendais l’album impatiemment. À ma première écoute, j’ai été assez surprise… Pas vraiment dans le bon sens. Je trouvais que l’album n’était pas du tout comme je m’attendais, je le trouvais différent et  plus lent que les autres.  Je l’ai donc laissé de côté quelque temps, puis j’ai retenté ma chance, parce qu’au fond, je ne pouvais pas croire que je n’aimais pas un album d’un groupe aussi épique. J’ai décidé de l’écouter dans son entièreté sans le comparer aux albums précédents. J’ai bien fait de laisser une deuxième chance à ‘’Lords Of Rephaim’’, parce que depuis je ne peux plus me passer d’écouter l’album sur repeat.

Plusieurs attendaient le retour de Matti Way comme frontman de Pathology, et avec raison. Celui-ci avait été chanteur de la formation auparavant et à aussi travaillé avec des groupes de death brutal comme Disgorge ou bien Abominable Putridity (Groupes à découvrir pour toi, si tu aimes ton métal style à faire saigner tes tympans). Un chanteur qui a fait ses preuves dans la scène métal et qui vient encore nous faire capoter sur ‘’Lords Of Rephaim’’ avec un vocal plus grave et intense que jamais.

Côté musique, j’aime bien l’évolution du band. Je trouve que Pathology a atteint un niveau encore plus brutal avec ce dernier album. Déjà que les albums du groupe étaient très violents, ‘’Lords Of Rephaim’’ est selon moi une coche au dessus, se retrouvant pas mal dans la catégorie ‘’dans ta face’’.  Comme j’avais dit au début de ma chronique, je trouve que cet album est globalement plus lent que les autres albums du groupe. Au départ je n’aimais pas ça, mais finalement je trouve que les musiciens ont vraiment bien fait et que ça donne de la gueule à l’album. La chanson ‘’Excisions’’ en est un bon exemple. Elle est lente et solide, du bon slam. Puis quand elle termine, ‘’Autumn Cryptique’’ commence et te rentre dedans. C’est tout simplement magique.

Bref, amateurs de musique brutale, cet album est pour toi. Si tu n’as pas eu la chance d’écouter Pathology, je te conseille fortement de prendre le temps d’écouter ‘’Lords Of Rephaim’’. Un album brutal, pensé, qui vaut plus que le coup.

Critique d’Album: Skull Fist – « Chasing the Dream »

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Skull Fist

« Chasing the Dream »

NoiseArt Records

(2014)

Ce groupe de Heavy en provenance de Toronto, ville où ce style musical abonde (Anvil, Axxion, Cauldron et j’en saute pour ne pas tous les nommer),  nous a offert un deuxième album intitulé  Chasing the Dream  au début de janvier 2014, album très attendu des fans. Étant moi-même un fan du groupe, j’attendais donc impatiemment de recevoir ma copie par la poste.

Quelle surprise j’ai eu droit lorsque j’ai osé écouter le morceau que ceux-ci nous avait envoyé en attendant la réception du dit album. Un instrumental impeccable mais un vocal assez différent de celui connu du premier album. Vocal différent parce que celui-ci est rehaussé d’un effet ce qui n’était pas le cas auparavant.

Skull Fist propose un album composé de 9 morceaux tous aussi bons les uns que les autres. Parmi ceux-ci, une reprise de « Sign of the Warrior » qui figurait sur le EP de 2010 Heavier than Metal. Celle-ci a une toute nouvelle sonorité qui, soit plaira, soit déplaira à l’auditeur.

Avec plusieurs pièces qui restent accrochées en tête telle que « Hour to Live » et « You’re Gonna Pay », l’album propose entre autre une pièce instrumentale intitulée « Shred’s not Dead » qui porte très bien son nom.  Pour finir sur une note qui remémorera à tous l’accident de planche à roulettes de Jackie, l’intro de la dernière chanson débute avec l’audio du vidéo où on peut l’apercevoir se casser le cou.

Pour conclure, Chasing the Dream devrait plaire à tous les fans de Heavy même si celui-ci nécessitera plus d’une écoute pour s’habituer au nouveau vocal.

Mathieu

Les « Elles » du Metal

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La-Ventura

« White Crow« 

Valkyrie Rising

2013

Après avoir publié son premier album, l’appréciable A New Beginning, en 2008, le groupe néerlandais La-Ventura s’est éclipsé partiellement (un EP de trois pièces a vu le jour en 2010) avant de revenir l’an dernier avec ce deuxième essai. Depuis ce temps, la formation est très active sur les réseaux sociaux afin de se faire connaître, pour notre plus grand bonheur car je le dis sans gêne d’entrée de jeu, La-Ventura mérite amplement qu’on s’attarde à sa musique.

Première qualité que l’on peut relever dès les premières secondes de Falling Down, qui ouvre les hostilités, la qualité de la production. Le producteur Didier Chesnau a effectué un travail remarquable aux manettes pour donner à White Crow un son lourd et puissant, n’hésitant pas à placer au premier plan une section rythmique qui transporte littéralement le metal musclé à saveur mélodique proposé par La-Ventura. Cette amplitude sonore se révèle être des plus agréables afin de pouvoir apprécier tous les instruments, créant ainsi un bel équilibre, élément faisant souvent défaut chez plusieurs groupes qui font l’erreur de placer un instrument trop en avant aux détriments des autres.

Bien sûr, une bonne production n’est rien si la musique offerte en support n’est pas à la hauteur. Heureusement ici, les dix titres livrés sont bien ficelés et le niveau d’énergie demeure élevé d’un bout à l’autre de l’album. D’une durée relativement courte (la plus longue, Drowning, affiche 5:01 au compteur), les chansons sont intenses et, surtout, forment un ensemble homogène. Pour cette raison, il est bien difficile de mettre en exergue une ou l’autre chanson car chacune d’elle mène sa propre vie et contribue à la qualité de l’ensemble. Cette intensité pourra, pour ceux qui trouvent leurs repères grâce aux comparaisons, rappeler Lacuna Coil; les riffs sont lourds et accrocheurs et les mélodies entrent en tête pour y demeurer de manière tenace et durable. D’ailleurs je vous mets au défi d’écouter Song for an Idiot deux ou trois fois de suite et ensuite tenter d’éviter d’attraper un ver d’oreille. Bonne chance.

La qualité de la musique est parfaitement appuyée par la voix bien étoffée de Carla Van Huizen. Cette dernière transporte les mélodies avec beaucoup d’autorité et elle s’avère tout à fait parfaite pour ce genre de rock. Notons également que la dame a réussi, au fil du temps, à développer un style vocal qui lui est propre. En effet, sur A New Beginning, il aurait été facile de faire croire à certaines personnes que c’était Sharon den Adel qui se trouvait derrière le micro tellement le timbre de voix de Van Huizen se rapprochait de celui de la frontwoman de Within Temptation sur plusieurs passages. Aucune chance de confusion ici, l’interprétation étant bien personnelle et extrêmement bien exécutée.

En bout de ligne, il est bien difficile de trouver des défauts à White Crow; l’exécution musicale est solide, l’interprétation vocale convaincante, le tout rehaussé par une production qui donne l’impression au mélomane d’être frappé par une tonne de briques. Les amateurs de rock lourd et direct en auront pour leur argent. Ayant bénéficié d’une publication limitée essentiellement aux pays du Bénélux l’an dernier, l’album sera bientôt republié à plus large échelle avec des pièces en boni et un livret (la version originale souffre cruellement de cet élément essentiel) dans un avenir rapproché. La-Ventura s’est aussi entendu avec Ravenheart Music afin de se donner une bonne chance d’atteindre le public des îles britanniques. Voilà une bonne nouvelle pour un groupe qui mérite amplement une diffusion à la hauteur de son talent.

 

 

Kerion, un bon groupe à découvrir à très bon prix!

En deuxième partie de chronique, plutôt que de vous présenter un seul album, je vais plutôt vous entretenir de la discographie du groupe français Kerion. La raison en est bien simple: tout un chacun peut se procurer, à prix plus qu’amical, l’ensemble de l’oeuvre de la formation originaire de Nice. En effet, pour un peu moins de 30$ (29 plus précisément), Metalodic Records, une maison de disques de Boucherville, vous offre cette opportunité intéressante.

Kerion a été formé en 2002 lorsque les membres du défunt groupe Kirlian se sont découverts un intérêt pour le power metal symphonique pour ensuite s’adjoindre les services de la chanteuse Flora Spinelli. Que ce soit au niveau de la trame narrative ou de la musique offerte, le message est clair, les membres de Kerion sont de grands fans de fantasy et de groupes tels Fairyland, Avantasia ou Rhapsody of Fire. Vous comprendrez donc rapidement qu’on ne se retrouve pas ici devant un groupe qui tient à nous raconter la vie, l’amour et le temps qui passe, ça non! La musique de Kerion s’adresse à ceux qui veulent s’évader du quotidien et qui veulent simplement passer du bon temps avec les écouteurs sur les oreilles. Si tel est votre but, vous aurez beaucoup de plaisir.

Le groupe se met d’abord à la tâche afin de transposer en musique et paroles l’histoire de la trilogie Staraxis de l’auteur Chris Barbieri. L’imaginaire de l’auteur nous amène à côtoyer orcs, gobelins, nains, dragons et autres créatures. C’est ainsi que naissent les démos Conspiracy et The Last Darkness. Si ces démos sont loin d’être mémorables, principalement en raison d’une production très brouillonne (ce sont des démos, après tout!), on sent un beau potentiel derrière l’ensemble et c’est sur le premier véritable album, Holy Creatures Quest, que se révèle le talent des Français. Tel que spécifié plus haut, les influences de Rhapsody of Fire et de Fairyland ne sont pas cachées bien loin. D’ailleurs on découvre en lisant le livret que Philippe Giordana de Fairyland est associé de près à Kerion, ceci expliquant cela.

Si le début de la carrière de Kerion ne se place pas sous le signe de l’originalité malgré un talent bien présent, la formation se donne les moyens de se démarquer à partir de son deuxième album, The Origins. Celui-ci est en fait un condensé de pièces réarrangées provenant des deux démos mentionnés ci-haut. La qualité est ici fortement rehaussée; si Kerion demeure fortement ancré dans le style pompeux très caractéristique à cette catégorie de metal, on sent le groupe en mesure de mieux nuancer son propos. Ainsi, The Origins n’est pas un album où tout roule à pleine vapeur et on y retrouve quelques beaux moments acoustiques qui non seulement nous font davantage apprécier les pièces très rythmées et accrocheuses, mais ces passages contribuent également à éliminer toute impression de monotonie qui pourrait s’installer, ce qui arrive souvent dans le power (parlez-en aux fans de Rhapsody of Fire…).

Conscient que cette formule lui sied bien, Kerion poursuit dans la même veine et c’est sur son dernier effort en date, Cloud Riders Part 1: Road to Skycity, publié en 2012, que le groupe réussi à donner sa pleine mesure. Non seulement les moments acoustiques sont teintés d’une belle touche folk (The Sky is my Ocean est une pièce franchement magnifique), surtout les passages plus musclés et enjoués sont mieux dosés, amenant davantage de variétés. De plus, notons que les Français ont opté pour un changement appréciable en ce qui concerne la thématique abordée: fini les trolls et autres personnages dignes de Donjons et Dragons, il est ici agréable de voir un groupe de power se diriger vers autre chose. Même si on demeure dans l’imaginaire, Cloud Riders Part 1: Road to Skycity traite plutôt de pirates et de bateaux volants, un nouveau thème à se mettre sous la dent!

Le moment est opportun pour découvrir la discographie de Kerion. Considérant que la deuxième partie de Cloud Riders devrait paraître d’ici quelques mois, il est donc temps de vous mettre dans l’ambiance! Pour le prix demandé, l’investissement en vaut pleinement la peine. Résumons l’offre : 29$ pour deux CD (The Origins et Cloud Riders Part 1: Road to Skycity), une carte vous donnant droit de télécharger les deux démos et le premier album du groupe, ainsi que cinq belles photographies promotionnelles. Appelons ça un très bon rapport qualité-prix. Si vous ne voulez vous procurer qu’un seul album, optez pour la première partie de Cloud Riders, vous y découvrirez un power metal de haute qualité, qui sait un tantinet s’évader des clichés du genre. De plus, cette première partie vous incitera fortement à vous jeter sur la deuxième au moment de son lancement.

Pour vous procurer les albums de Kerion, cliquer ici pour atteindre la page de marchandise de Metalodic Records.

 

Critique/Entrevue: Karkaos – « Empire »

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Karkaos

« Empire »

2014

 

Par où commencer? Bien d’abord, comme je parlais dans mon entrevue avec Irish Moutarde hier au Corsaire, il ne faut pas juger un livre par sa couverture, mais il est clair qu’une expérience complète avec un artiste ou un band commence avec le premier coup d’oeil sur leur pochette de vinyle, CD, cassette ou même le cover que l’on aperçoit lorsque la page Bandcamp se dévoile sous nos yeux.  Ceci dit, je vais débuter avec une pointe au artwork qui a été choisi par Karkaos pour promouvoir leur premier LP, « Empire », dans le monde entier.  Avec tout le respect que je vous dois et surtout la critique qui suit de votre musique… what were you thinking?  Je n’ai pas de problème avec le concept, mais sa réalisation laisse à désirer et mettons quelque chose au clair: je n’aurais pas fais mieux, j’ai de la misère à faire un cercle digne de ce nom!  Cependant, la première impression est un contraste clair avec la musique qui se fait entendre pendant que l’on essaye d’apprécier ce qui se passe avec nos yeux.  Bon, fallait que ça sorte.  Faites-vous en pas, it only gets better from here.

N’en déplaise aux haters, on ne doit pas juger la musique avec le nombre de notes qui est joué à la seconde/minute, mais bien dans son ensemble et son habileté à créer un ensemble qui est mémorable, créatif et intéressant.  Si un band le fait d’une façon technique, je leur lève mon chapeau.  Si, comme Karkaos, vous mélangez la simplicité avec des arrangements plus complexes, vous m’avez définitivement conquis.

Plus d’une fois les poils sur ma nuque se sont dressés lors de mes nombreuses écoutes de leur excellent album et ce n’est pas peu dire, car je consomme une quantité complètement débile de musique dans une semaine et tout comme mes albums classiques de mon jeune temps, je prends un malin plaisir à écouter « Empire » même quand je ne dois pas le faire pour une raison un peu plus professionnelle comme écrire cette critique.  On parle ici d’un métal mélodique et je mets l’emphase sur MÉLODIQUE, car l’union de Vince Harnois (guitare) et Véronica Rodriguez (vocal) est une mélodie en soit et la plupart des pièces un petit bijou que vous voudrez entendre encore et encore.

Si vous étiez un fan de leur premier EP, « In Burning Skies », vous allez adorer la progression du band avec les moments plus ‘noirs’ qui le sont encore plus et des mélodies vocales qui vont vous garder éveiller la nuit, mais le tout servi de manière épique et très mature.

Le tout commence avec une intro, ‘Ode To La Resistance’, et le thème se poursuit avec ‘Leap of Faith’ et son début qui fait penser à une armée qui avance et s’installe pour son attaque finale et c’est exactement ce qui arrive avec un cri de guerre de Veronica et toute sa cavalerie qui tire en même temps, juste avant d’entamer leurs attaques répétées sur l’auditeur, mais en gardant toujours le fil conducteur qui est de créer une musique qui est pesante, mais sans jamais tomber dans l’exagéré.

‘Depths of Madness’ a surement été écrite pour me rendre fou, car bien que nous l’avons lancé sur la Compilation Métal Carnage, je suis encore accroché à celle-ci même après tant d’écoutes, une composition extrêmement efficace qui résume bien l’album en entier.

‘The Condemned’ et ‘Echoes of Perpetuity’ nous rassure que le côté heavy et la rapidité de la formation est toujours en place et ne changera pas.  Ça devient aussi au courant de l’album une petite faiblesse, car ‘Awaiting the Clock’s Last Turn’ et ‘Eden’ nous servent des mélodies un peu réchauffées quand on porte attention à celles développées au début de ce nouvel album.  Cette dernière s’en sort avec son côté épique et sa mid-section extrêmement bien balancée et travaillée, mais le plus de huit minutes de durée est un peu trop par rapport au contenu.  Six minutes et un peu moins de répétition aurait aussi fait l’affaire, mais les mordus ne seront pas déçus si ils en veulent encore et encore.

Il est important de souligner l’apport de Sébastien Bélanger-LapierreNormand Martel et Eddie Levitsky aux keyboards, drums et basse, respectivement.  Les trois ne tombent pas dans l’excès, mais s’assurent de bien compléter les guitares et vocals avec brio, il n’a clairement pas d’égo dans ce lot et c’est tout un avantage. C’est la force de Karkaos, soit créer un ensemble extrêmement bien ficelé qui ne peut tout simplement pas vous laisser indifférent. Impossible.

Sous la supervision de Jef Fortin derrière la console, le band s’est assuré un mix qui frappe fort et qui est très bien balancé.  Son travail avec la voix de Veronica tout au long de cet opus et aussi l’ajout de layers comme la chorale entendue sur ‘Leap of Faith’ est plus qu’impressionnant, car il a su faire progresser la chanteuse dans la bonne direction et c’est à ce niveau que le band frappe fort, car il sait prendre avantage d’un de leurs atouts et c’est tout à leur honneur…. USE IT!  Les growls sont menaçants et les mélodies extrêmement efficaces, même quand elle doit atteindre des notes plus hautes pour s’assurer une bonne exécution, comme ‘The Condemned’ et ‘Echoes of Perpetuity’.

Un modus operandi s’installe plus l’album avance, mais qui a dit qu’on voulait avoir de quoi de différent?  Ils jouent avec leurs forces et celles-ci sont nombreuses, ce qui empêche de tomber trop dans la répétition, mais comme mentionné plus haut, il y en a et on ne peut pas passer à côté.  Allez les encourager lors de leur lancement le 7 mars 2014 au Petit Campus et aussi lors de la finale montréalaise du concours En Route Vers le Heavy Montréal, car ils ont gagné la première ronde le 1er février dernier!

8.5/10

Dave Rouleau

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Critique d’Album: Mire – « Inward/Outward »

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Inward / Outward

Mire

Date de sortie: 18 mars, 2014

Self-Release

Believe Digital

 

C’est après un énorme travail chirurgical que le groupe MIRE nous offre l’album Inward / Outward muni d’une qualité sonore exceptionnellement réussie.

L’album de quarante et une minutes nous expédie vers un univers aérien viscéralement énergique. On constate évidement les similitudes avec Tool et A Perfect Circle qui sont souvent très flagrantes. Les mélodies, les accords, les feedback et les effets de guitare sont presque identiques que ceux d’Adam Jones. Les liens avec l’univers des projets de Maynard James Keenan se retrouvent aussi dans les jeux et les effets de la basse, dans la technique du batteur et aussi dans les ambiances comme dans leur pièce Upheaval et de Convolution avec des bruits stridents de porte grinçante, de vent, de bruits industriels en même temps que des respirations de masque à gaz et des planchers qui craquent. La structure de la première partie de l’album Inward / Outward est très influencée par le début de 10 000 Days, le plus récent album de Tool.

L’angoisse et l’agressivité sont très présents au cours de l’écoute. Avec ces touches prog/métal hypnotisantes, les gars nous amènent dans un voyage spatial et dans un ensemble de différentes émotions. Les mélodies de piano sont toujours bien reçues, particulièrement dans Open Circle qui fait agréablement frissonner. On y sent bien la recherche, la symbiose entre les évolutions d’accords, les mélodies de basse, l’intensité des percussions  et la puissance du chant de J.P. Lachapelle. Les ambiances atmosphériques et introspectives font penser parfois à l’énergie que dégage la nouvelle vague de métal de Russian Circle, God is an Astronaut, Isis, Explosions in the Sky etc.

“We created this with our guts and have dared to explore a less common style of metal where the music is less obvious and sometimes requires the individual to have more than one listen before being able to grasp and really appreciate every musical element,” dit Dave Massicotte à propos de l’album.

Bref, il n’est qu’agréable de voir que ce style de musique soit exploité au Québec. Les gars étaient de passage à Québec cet été au Dagobert et espérons qu’ils vont revenir bientôt nous voir.

Vous pouvez regarder leur vidéo clip Limitless Pt. 2 au ou écouter les extraits de leur album ci-dessous.

7/10

Dominic Simard

Critique d’Album: Hybreed Chaos – « Dying Dogma »

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Hybreed Chaos

« Dying Dogma »

PRC Music

2013

 

Bursting out of Montreal, Quebec, HYBREED CHAOS have released an EP of epic proportions, bludgeoning listeners with brutal, technical and slow building numbers on their debut ,“Dying Dogma”. Being issued through PRC Music, a label renowned for their affinity to caustic underground Death Metal, HYBREED CHAOS fit right into the sound of off kilter, jazzy, disjointed rhythms, and the likes of which GORGUTS would be proud!

Immediately apparent is the purposeful charge of “A Machine for Pigs”, a song exuding force and hectic blast beats all the while maintaining sections of groove and melody. An anomaly, the fast pace nature of the cut rarely reappears, with the exception of the final seconds of “Dismembered Purity”. What the foursome DO adhere to on this EP, are slow, lurching melodies that inspire much toe-tapping and headbanging galore! “Dismembered Purity”, “Emperor”, and “Charogne” all channel a veritable feast of groove-oriented Death Metal with enough “filth” to satisfy many listens.

Standouts, “Defiled Servitude” and “Silent Agony” both do well to combine the “syrupy” rhythms with loads of bizarre time changes, cool baselines and jazzy riffs that will certainly leave some scratching their heads. Though not particularly easy to “get” upon an initial listen, the more the records is spun, the more the poly-rhythmic patterns start to sink in. Songs are layered with many detailed ideas, while vocalist, François Toutée’s, smokey, husky growl perfectly complements the music and adds to the overall “dirtiness” of “Dying Dogma”. For Death Metal aficionados with a penchant for “outside the box” song structures and technical wizardry, HYBREED CHAOS has cut a very interesting album in “Dying Dogma”. Dripping with slow burning menace, the Montrealers no doubt have set their sights on conquering the Metal elite. Let’s hope the determination and originality continues on subsequent follow ups!

Standout Tracks: A Machine for Pigs, Defiles Servitude, Silent Agony

8/10