by Jee | Mar 20, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Witches Mark
« Witching metal ritual »
Heaven and Hell Records
2013
En direct de nos voisins du sud, Witches Mark est venu performer dans mes écouteurs un de ces thrash metal bien sale sortant tout droit de ces folles années 80. Je fus un ardent fan de Iron Maiden, Twisted Sisters ou du vieux « Kill em all » durant mon plus jeune âge et c’est avec beaucoup d’appréhension que j’enclenchai nerveusement le bouton « play« .
L’album débute avec probablement un de leur titre les plus faible… « Bringers of Heavy Metal Death » ne m’apportera malheureusement qu’une mauvaise première impression. Passé outre la qualité de l’enregistrement plutôt douteuse, la chanson n’offre pas la puissance que son titre porte à croire. Je reste donc sur ma faim de riffs enlevants, mélodiques et de solos à saveur de longue crinière dans le vent. C’est donc avec déception et une crainte accrue de passer un mauvais moment que je continue mon écoute.
Et c’est alors que le talent se révèle! Les 2 prochaines chansons « Salem’s Fire » et « Swarm » me transportent enfin directement 30 ans en arrière avec puissance, mélodie, vocal perçant, riffs accrocheurs et subtilité dans une saleté thrash habituelle de ces belles années. Bien sûr, « original » est rarement un qualificatif qui décrit bien les groupes qui font dans ces styles déjà vu, revu et survu, mais à certains moments, je suis surpris par certaine idées et surtout par de très bonnes mélodies vocales.
Mais ce n’est pas toute la suite de l’album suivant la première chanson qui réussit aussi aisément à parler à mon âme métalleuse. Déjà au quatrième morceau, je sens la déception revenir au galop. Malgré une ambiance sombre, ténébreuse et quelque peu mystique que j’aime bien, « Slaves To Their Own Sin » ne se démarque pas autant. Il manque de finesse, de précision.
Et la descente se poursuit avec « We Die« . Je dirais qu’avec cette chanson le groupe a tenté d’avoir son moment de lenteur, pensanteur, comme une touche de doom se laissant aller au milieu de nulle part. Oui c’est vrai, je cohabite mal avec les morceaux remplit de tristesse donc il est dur pour moi d’y aller d’une remarque sympathique pour cette chanson qui répète sans cesse le même riff à des sauces différentes mais teinté toujours de la même lourdeur. Ma tête s’abaisse donc sous le poid de mes écouteurs tachés de mélancolie.
« Cauldron Born » fait un peu mieux mais reste en dessous de la normale. Encore ma tête reste baissée et écoute attentivement. Espérant un regain de cette énergie, cette richesse qui a su attiser mon attention avec les pièces 2 et 3. Mais rien n’y fait, la puissance vocale est au rendez vous mais ne résussit point à m’accrocher.
Enfin!!! « Witching Metal Ritual » me ramène à la vie. Véritable chanson digne d’animer les foules monstres des années 80. Plusieurs images de conquête, de clans immenses fêtant la victoire me viennent à l’esprit. Une beauté couverte d’un son bien thrash.
Et la dernière chanson… et bien c’est comme la première. Relisez moi et vous allez tout comprendre!
Donc en résumé, si je fais fi du son et de l’enregistrement un peu broche à foin, il y a du potentiel, surtout dans les mélodies vocales qui sont très fortes dans plusieurs moments de cet album. Mais en gros, rien de neuf, rien d’excitant à par quelques spasmes ici et là et 3 chansons qui valent plus le détour que les autres.
Pour mon père, le tien, et les autres qui trippaient (ou trippent encore) sur Twisted Sisters. Il y a des chances que vous aimiez ça, ici et là!
5.5/10
Jee
by Daniel Tremblay | Mar 19, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Eclipse Prophecy
“Days Of Judgement”
Maple Metal Records
(2013)
La liste des groupes de power metal au Québec est plutôt courte comparée à certains autres genres, mais on peut quand même y compter certains joueurs respectables dont Forgotten Tales, Thalion et nos intéressés, Eclipse Prophecy. Formé en 2003 sous le nom Eclipse, la formation qui prendra son nom actuel en 2009, nous a offert en mars 2013 leur premier album complet « Days Of Judgement« . Ils sont signés sous l’étiquette Maple Metal Records tout comme Thalion ci-haut mentionné. Je ne suis pas un grand fan de power par contre, je sais en reconnaître les éléments essentiels ainsi qu’apprécier la musique si elle est bien exécutée, tâche que les gars de Eclipse Prophecy ont accomplie de façon plutôt convaincante malgré quelques faiblesses.
La formation se compose de David McGregor au chant et à la guitare, de Martin Machado comme guitariste soliste, de Danny McGregor à la basse et de Lucas Biron (Kälter & Nordheim) à la batterie. Le point fort de « Days Of Judgement » est à mon avis, l’exécution des deux guitaristes. Passant de riffs rapides et puissants vers des solos très mélodiques et de bon niveau, la guitare constitue une base solide pour la musicalité de cet opus. Là où le bât blesse, c’est selon moi au niveau du chant. Bien qu’il ait une voix consistante et agréable à niveau régulier, David semble manquer de contrôle dans les passages plus aigus. Ce qui me refroidit un peu également, c’est la batterie qui transpire la programmation ce qui donne un effet beaucoup trop machinal à l’ensemble de l’oeuvre. Ça vient un peu ternir le travail qui a été fait sur les autres instruments. Toutefois, la production est de bonne facture et ça s’écoute très bien.
L’album comprend dix titres dont une intro instrumentale, « Animus Ara« , qui précède la pièce « Under Shadow’s Veil » qui viendra donner le ton pour la suite. Chacune des chansons est bâtie un peu dans le même moule et évolue de façon relativement linéaire. Ce n’est pas nécessairement un défaut, ça manque seulement un peu de rebondissements. Certaines pièces ont su retenir mon attention, tel que « Through The Storm » et « Legions of The Cross« .
Les amateurs de power metal ne seront pas chamboulés ni choqués par cet album. Le groupe montréalais Eclipse Prophecy respecte le genre et y plonge à fond. Rien de nouveau non plus au niveau des paroles où les thèmes classiques sont abordés tels que dragons, guerriers, magie, champs de bataille et j’en passe. L’important c’est que ça sonne bien, la musique est bonne, c’est lourd, épique, ça donne le goût d’aller au combat. Bref, c’est un bon achat pour les amateurs du genre!
7.5/10
Daniel
by Alison | Mar 17, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Massacre
« Back From Beyond »
Century Media
2014
01. The Ancient Ones
02. As We Wait To Die
03. Ascension Of The Deceased
04. Hunter’s Blood
05. Darkness Fell
06. False Revelation
07. Succumb To Rapture
08. Remnants Of Hatred
09. Shield Of The Son
10. The Evil Within
11. Sands Of Time
12. Beast Of Vengeance
13. Back From Beyond
14. Honor The Fallen (Tribute To) Jeff Hanneman
L’aube d’une nouvelle éternité se dessine tout doucement à l’horizon tandis que les jours qui nous séparent du retour de la légendaire formation floridienne Massacre se font de plus en plus rares. Émergeant des ombres dans lesquelles ils ont trop longtemps été engouffrés, les quatre membres du groupe nous offrent le symbole de leur immortalité avec leur premier album studio en bientôt presque 20 ans, le tant attendu Back From Beyond. En juillet 2012, Massacre libérait ses démons l’instant d’un seven-inch single à édition limitée avec Condemned To The Shadows. Les deux pièces qui nous ont alors été offertes (et qui se retrouvent sur Back From Beyond) semblent avoir déstabilisé bon nombre de critiques en raison de l’absence de Kam Lee, remplacé par Ed Webb en 2011. Néanmoins, les adeptes inconditionnels du groupe ont apprécié ce court et touchant carnage qui les aura laissés sur leur faim durant une année qui aura semblé s’éterniser.
En dépit du fait que je nageais encore dans le liquide de la création alors que From Beyond voyait le jour en 1991, j’ai toujours été une amoureuse inconditionnelle de cet ouvrage et de chacun des morceaux qui le composent. C’est donc un double défi pour moi que d’écrire cette revue étant donné mon fanatisme en ce qui concerne leur œuvre de ’91, additionné au fait que je chérisse tout ce qui a trait au death metal floridien. Ce sont des pièces telles que Dawn Of Eternity, Chamber Of Ages ou Defeat Remains qui ont participé à ce que j’adhère à leur travail, en plus d’avoir été forgées par un groupe qui, depuis ses débuts, sort du lot des bands typiquement old school death que la Floride nous a toujours si généreusement offert sur un plateau d’argent. Peut-être est-ce lié au fait que Massacre n’a que deux autres albums studio à son actif (From Beyond ’91 et Promise ’96), mais j’ai préféré ne m’imposer aucune attente face à ce retour et cette abstinence en aura valu la chandelle.
Depuis quelques temps déjà, il est possible de voir circuler sur le net l’artwork de Back From Beyond créé par Toshihiro Egawa (Krisiun, Devourment, Cryptopsy, etc.). Cet œuvre fastueux est digne d’être souligné puisque la présentation de celui-ci est intimement reliée à ce qu’il était possible d’admirer sur la pochette de From Beyond (artwork créé par Edward J. Repka (Death, Solstice, Municipal Waste, etc.)). Le concept est séduisant: cet album marque leur retour en force de l’au-delà. C’est d’un décor cramoisi que je qualifierais de post-apocalyptique qu’ils semblent émerger à la suite d’un long séjour en ce royaume cabalistique. Irrémédiablement, on s’imagine les sombres et sinueux sentiers sur lesquels Massacre nous guidera à l’écoute de ce nouvel album. Enregistré et mixé par Tim Vazquez du studio CGM en Floride et orchestré par nul autre que Rick Rozz (guitars – ex: Mantas, Death) et Terry Butler (bass – Obituary, ex: Death, Six Feet Under) auxquels se sont ajoutés Mike Mazzonetto (drums – ex: Pain Principle) et Ed Webb (vocals – ex: Diabolic, Eulogy), j’ai l’immense honneur de vous présenter Back From Beyond!
Back From Beyond totalise un peu plus de 45 minutes d’enregistrement. En dépit du fait que la composition de chacune des 14 pièces mériterait d’être abordée et traitée en profondeur, je tenterai de les décrire brièvement sans passer en revue chacune d’entre elles dans le moindre détail, ce qui m’amènerait inévitablement à publier cette critique en plusieurs tomes!
C’est suite à une brève introduction intitulée « The Ancient Ones » (nom qui reflète remarquablement bien le concept même de l’album) que le massacre débute officiellement avec « As We Wait To Die » que vous pouvez entendre sur Youtube depuis plus d’un mois déjà. Terriblement lourde, cette pièce d’une bonne durée marque la parfaite résurgence d’un torrent de brutalité à la oldschool. Les premiers lyrics sont enfin soufflés et bien que nous n’ayons pas affaire à Kam Lee, je considère que le travail de Webb est impeccable. Celui-ci nous démontre qu’il a un set de poumons qui n’a rien à envier à qui que ce soit. À la fois gutturale et thrash, sa performance ne fait que commencer et surpasse déjà l’efficacité dont a fait preuve Lee sur Promise et ce, sans équivoque.
« Ascension Of The Deceased » nous donne immédiatement le ton de l’album. Nous aurons droit à un groupe demeuré fidèle à ses racines floridiennes avec un old scool death intègre. Ce qui attire davantage l’attention lors de l’écoute de cette pièce est l’exécution de Rick Rozz à la guitare qui nous démontre avec maestria que l’usage du tremolo n’a plus aucun secret pour lui. En ce qui me concerne, je suis depuis longtemps lassée des solos et ce, tous genres confondus. Pourtant, j’ai répété cette tuerie auditive plusieurs fois avant d’accepter de passer au prochain morceau!
« Hunter’s Blood » est un morceau qui n’aura pas suscité en moi l’envie de tout saccager, contrairement aux deux titres précédents. Loin de moi l’idée de dire que cette pièce est peu accrocheuse puisqu’au contraire, le riff est excellent. Néanmoins, il est répétitif puisqu’on doit attendre à plus de la moitié du morceau pour que celui-ci change.
« False Revelation » est un excellent morceau de cet album avec des riffs tantôt rapides, tantôt plus lents mais tout aussi écrasants. À partir de cette pièce par contre, nous faisons face à une certaine monotonie. Bien loin d’être inhabituel, la pièce centrale d’un album joue généralement ce rôle de pièce « généralisatrice ». Lors de ma toute première écoute, je n’ai pas constaté qu’on perdait ici un peu d’altitude, mais après bon nombre de séances d’écoute, j’ai été prise à ce piège. « False Revelation« , « Remnants Of Hatred » et « Shield Of The Son » m’ont offert cette impression de déjà vu du tac-o-tac. Ce sont à certains égards des pièces entre lesquelles nous pouvons bondir sans être dépaysé. Ces pièces sont tout de même bien rythmées – bien loin de concourir à être une espèce de deal-breaker – mais l’effet semblera épuisant pour ceux qui étaient déjà effrayés de jeter une oreille à Back From Beyond. On retrouve néanmoins « Succumb To Rapture » à travers ces pièces et ce hit que l’on retrouvait sur leur dernier EP vient poser un baume sur cet agacement et chasse cette impression de déjà-vu. Il ne m’est d’aucune nécessité de vous parler de cette pièce puisque vous l’avez certainement tous entendue sur Condemned To The Shadows.
Avec « The Evil Within« , « Sands Of Time » et « Beast Of Vengeance« , Massacre se retrousse les manches avant de franchir la ligne d’arrivée – les dernières pièces sont de vrais bijoux, chacun des membres reproduisant les prouesses magistrales que l’on a su déceler dans les pièces d’ouverture. Ces trois morceaux sont riches en émotions et en variations – leur séjour d’outre-tombe les a-t-il déchaînés à ce point? Après toutes ces années de silence, ils n’ont pas perdu la main. Ces chansons capturent l’ambiance noire que l’on retrouvait sur leur tout premier album en intégrant une touche et un son qui saura intéresser la nouvelle école.
Et le meilleur pour la fin…
Le treizième titre est indubitablement mon préféré. Title track de l’album et morceau qui s’avère être le plus long de l’opus avec 4 :39 de contenu, il possède une structure mémorable empreinte de vertueux arrangements à la guitare comme à la basse. Un classique pur et dur à la Massacre, je ne serai certainement pas la seule pour qui ce sera un coup de cœur!
Le dernier morceau de l’album, « Honor The Fallen« , est un titre en l’honneur de notre très regretté Jeff Hanneman décédé en mai dernier. Si le morceau commence « tout en douceur », le double kick de Mazzonetto se charge de faire en sorte que ce règne inspirant la clémence ne s’éternise pas. Un hommage exquis que je vous laisse découvrir!
À mon avis, Back From Beyond est le gage d’un rayonnant succès en ce qui a trait au retour à leurs racines, soit la marque bien cuisante d’un son old school floridien de l’époque ‘90. Mon verdict final est donc sincèrement positif puisque Massacre a su viser dans le mille en nous procurant une bonne dose de leur authenticité. En tentant de poursuivre l’œuvre de From Beyond, les membres de Massacre ont à tout le moins réussi à surpasser leur dernier album à être paru en 1996, Promise. Un death metal digne de ce nom et des pièces qui s’enchaînent à merveille les unes après les autres. Un album lourd. Les tempos s’entremêlent. Tantôt d’une rapidité décadente, tantôt lents et suffocants, ces changements constants de rythmes permettent à l’auditeur de profiter de tous les talents et tours de passe-passe dont sont dotés les membres de Massacre. Un équilibre musical parfait entre les deux premiers œuvres – From Beyond était un album qui défilait à toute allure, alors que Promise était une décente lente et déchirante vers les bas-fonds de l’enfer (chacun de ces deux albums étant prodigieux en soi). L’écoute de Back From Beyond est comme un voyage à travers un monde inconnu, un monde noir. Frissons et chair de poule sont au rendez-vous alors que nous participons à la résurrection de l’un des emblèmes du metal floridien. Tout fan du groupe ou du genre en général se doit d’avoir cet album dans sa collection. Je suis plus que curieuse de voir ce qu’ils nous réservent pour le futur mais surtout, je ne peux qu’espérer leur passage au Québec dans les plus brefs délais!
Comme mot de la fin, je vous laisse avec ce commentaire de Terry Butler en regard de leur nouvel album:
Massacre is very excited and proud of our new album Back From Beyond. We’ve worked hard over the past few months and we believe that the old school and new school fans will be pleased. Ed Webb and Mikey Mazzanetto are great additions to the band and did an amazing job on the album. This is Florida death metal at its best! We plan on making 2014 a busy year!
Ondes Chocs et moi-même (Alison Rioux) tenons à remercier Frederick « Rick Rozz » DeLillo pour le partage de Back From Beyond et pour nous avoir octroyé la permission d’en faire la revue.
8/10
Avorton
by Chris Wheeler | Mar 17, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Garagedays
« Passion of Dirt »
Rocksector (UK)
2014
Emerging from Austria, the foursome of GARAGEDAYS make no bones about it, they are truly indebted to the spirit and rebellion of 1980’s Heavy Metal!! Their latest effort, « Passion of Dirt » is such a tribute and indeed a throwback to the glorious days of yore, that even Andy LaRocque of King Diamond found his way to mix and master the album along with Ralph Scheepers and the band themselves at the helm of production.
Coming off their last full length, « Dark and Cold » in 2011, the band have upped the ante in execution and passion and blasting the listener with « It Rules » and « Never Give Up« , songs that imbue the sleaze/rock aesthetic along with a dirty bar/rock feel too! In a similar vein, « Road to Madness » captures a more pulverizing and aggressive tone, reminiscent of early MOTÖRHEAD, while « Bleeding Days » is also voracious in its execution.
What makes « Passion of Dirt » so enjoyable is the flow by which the songs are placed. The album’s sequence of heavier and slower tunes is in perfect tandem and never offers any redundant « filler » but a logical pace of development. Besides the heavier numbers, there are moments of sheer emotion that capture the « softer side » of GARAGEDAYS. The title track, « Streets » and « The Unknown Feeling » all include powerful, yet subtle, nuances of heavy rock balladry, especially the latter, which is certainly a standout track. Here, beautifully strummed chords and docile vocals make for an ode fit for lit lighters held high in praise! Meanwhile, « Streets » is befitting of acclaim in its plucked strings that give way to the band’s signature heavy assault and epic guitar solo.
Being a group that has released this, their second complete album, GARAGEDAYS will surely have heads rolling as fans hear « Passion of Dirt » for the first time. Brilliantly produced, the quality of the songs is top notch and will go a long way in securing the band’s reputation for bringing back the old spirit/defiance of the golden days of ‘80’s style Heavy Metal. Packed full of memorable songs, fans that lived through that period along with new fans will surely have a lot to celebrate in this album, which would best be heard live, in an open air festival this summer. Buy your tickets now!!!
Standout Tracks: « Road to Madness« , « Razorblade« , « Streets« , « The Unknown Feeling »
9/10
Chris
by Lex Ivian | Mar 16, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Doom’s Day
‘The Devil’s eyes »
PRC Music
2014
The Offering
Cathedral of Lies
The Outsider
Devil’s Eyes
Watery Graves
Lost Soul
Ave Satanas
Crush the Cross
Je dois avouer que je n’avais pas été très enthousiasmé à l’écoute de The Unholy, 1er album de Doom’s Day. Je trouvais que les pièces étaient un peu « flat » et que la production un peu monotone ne permettait pas vraiment de donner du chien aux compositions bien que certains moments m’eussent paru un peu plus intéressants. Je voyais du potentiel mais j’avais comme l’impression qu’on était loin de la coupe aux lèvres quand même. Alors, lorsque Dave m’a demandé d’écouter le nouveau, The Devil’s eyes, j’anticipais devoir encore argumenter avec lui comme lors de la parution du 1er car lui, il l’avait bien aimé.
Et bien l’écoute est faite et le passage vers une plus grande maturité leur aura permis de mieux se présenter au point de susciter un intérêt nouveau. Les éléments entrevus dans leur 1ère offrande sont toujours présents mais le fait d’avoir justement soigné cette présentation fait que dès les 1ères notes de l’album, on embarque et on a hâte d’en découvrir plus.
Et justement ces 1ères notes sont une intro à l’orgue appuyée par un pounding puissant des autres instruments rappelant le glas et installant une atmosphère d’oppression ecclésiastique intéressante, Nous sommes prêts pour « The Offering« . L’arrivée des vocaux clean entonnant une invocation incantatoire laudative nous plonge définitivement au coeur d’un dongeon sacrilège et on réalise que nous sommes du côté noir. Le côté harsh de la voix de DooM nous y guide par la suite. Un solo intéressant est inséré au centre de la pièce et j’ai trouvé cool qu’il ne soit pas à l’emporte-pièce mais plutôt bien dosé.
Une variante de l’intro d’orgue poundée revient pour la 2ème, « Cathedral of lies« , avant de se lancer dans un rock doomisé. L’atmosphère reste encore ecclésiastique avec l’utilisation des choeurs. Mon impression d’être dans un univers semblable à celui de King Diamond ressentie à la 1ère pièce s’est accentuée dans celle-ci; la façon d’utiliser les claviers me ramenant à l’album The eye et bien sûr, son ouverture sur Eye of the witch.
« The outsider » ralentit encore plus le tempo nous amenant dans des recoins défrichés par Cathedral. Pesant, lent, oppressant, on ne veut pas rencontrer cet Outsider car ce pourrait être notre dernière rencontre… dans notre monde, bien sûr!
Le début de la pièce titre de l’album, « Devil’s eyes » nous montre que Doom’s Day ont aussi des grosses influences thrash. Même le clavier se permettra quelques mélodies rapides accompagnant très bien le côté plus agressif de cette pièce. Par contre, j’ai trouvé qu’elle n’en finissait plus de me répéter le même riff à la fin ce qui a tendance à me faire décrocher.
Sous la forme de Lamentations cette fois, « Watery grave« , retourne à un doom accompagné de voix en choeur. Par contre, une transition s’opère au milieu de la pièce nous ramenant les influences à la King Diamond mais cette fois via les atmosphères heavy à la Mercyful Fate des 1ères années que créaient le duo Sherman-Denner. Une nouvelle forme vocale transportée par une douce mélopée, est utilisée pour terminer cette pièce et on apprécie toute l’amplitude du range que DooM est capable d’atteindre.
La 6ème, « Lost souls« , est une pièce dans le style Black Sabbath, lente et pesante. Ce que j’appelle du biker metal. L’ombre de Zack Wylde et de son Black Label Society flotte également sur cette pièce qui donne le goût de prendre la route.
L’avant-dernière pièce de l’album, « Ave Satanas » débute sur une harmonie de cordes qui mène vers cet orgue qui créé tout au long de l’album cette atmosphère envoûtante. Un seul et simple couplet est offert, un salut à Satan entonné par un choeur alors que la musique déploie une triste ballade.
Dès que la dernière pièce, « Crush the cross« , a débuté j’ai eu l’impression que j’aurais un cover de Motörhead et finalement c’est pas mal dans cet esprit que cette pièce évoluera, saluant au passage Venom et présentant de façon franche cette influence thrash punk entrevue dans la pièce « Devil’s eye« .
Ils se définissent comme étant du occult metal punk et je suis bien d’accord avec eux. Ils savent créer des atmosphères gothiques/ecclésiastiques occultes avec l’utilisation de l’orgue d’église, tout en nous enfonçant dans un univers crasseux propulsé par les guitares distortionnées aux harmonies lancinantes, oppressé par le pounding du combo basse-batterie alors qu’on est bercé en trame de fond par les atmosphères d’envoûtement des claviers et que DooM nous emmène, à l’aide d’un registre vaste tant au niveau vocal en lui-même qu’au niveau des émotions qu’il suscite, vers les tréfonds où seules les prières et autres incantations aux entités qui les gouvernent auront l’heur de nous sauver.
Lex
by David Raymond Leblanc | Mar 14, 2014 | Chroniques, Critiques, Critiques d'Albums, Northern Discomfort

Voici la chronique Northern Discomfort. On vous partage des découvertes à toutes les semaines en invitant vos tympans à la destruction. Il est fortement conseillé de monter le volume de votre système pour les bands à suivre. Cette chronique vous est présenté par un passionné, David Raymond Leblanc, que vous pouvez retrouver dans les bands Cyanide Eyes et Névrose.
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Dark Castle – « Surrender to All Life Beyond Form » (2009) [Sludge, Doom, Black Metal]
De St. Augustine, Floride, Dark Castle étire l’univers du sludge et du doom en y incorporant des dimensions sonores qui ne sont pas habituellement associés à ces genres.
Ceci s’entend dès la première chanson de l’album qui débute avec un chant presque méditatif avant qu’un vocal distortionné embarque en pleine force. Le duo, compris d’une jeune femme qui chante et joue de la guitare et d’un batteur qui défonce ses cymbales tel un appel à la guerre, nous invite dans une vision apocalyptique par des textures et hymnes sonores transcendantales.
Avec cet album, Dark Castle ont fait ce que j’aimerais entendre plus souvent de la part d’autres bands; prendre des risques, explorer et sortir de sa zone de confort. Une seconde opinion vous intéresse, voici un lien pour une autre revue et faites vous la vôtre ci-dessous.
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Victims – « A Dissident » (2011) [Punk, D-Beat]
Un retour aux racines de la part de ce groupe Suédois qui rappelle l’esprit de la musique du band à l’époque. Fondé en 1997, Victims déchire encore en 2011. La production de l’album un peu plus clean peut être un bon point d’entrée pour les curieux qui veulent s’aventurer dans le vaste monde du D-Beat. Pour leur son à la fois hardcore et très punk, je conseille fortement Victims aux mélomanes qui ne les connaissent pas et qui trippent sur les classiques du punk de les découvrir sur bandcamp.
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Aleph Null – « Nocturnal » (2014) [Sludge, Stoner Metal]
Un 38 minutes de riffage pesant intégré à des vibes issues tout droit du grunge. Si t’aimes Down, Alice in Chains et Soundgarden, il faut tendre une écoute à ce release. Les punchs inattendus des pièces sont une touche parfaite qui démontre l’ingéniosité de composition du groupe. L’album est impressionnant de A à Z. Aucune redondance ne se ressent parce que le groupe s’efforce à exploiter de nouvelles idées à chaque note. J’ai écouté l’album au moins 20 fois dans la dernière semaine et je ne tarderai pas à l’écouter à nouveau bientôt. Je souligne que leurs 3 parutions sont en téléchargement gratuit.
David Raymond