Critique d’album: Phosphorus – «Dévastation»

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Phosphorus
«Dévastation»
HSP Productions
(2016)

Liste des pièces
01- «Intro»
02- «Dévastation I»
03- «Dévastation II»
04- «Dévastation III»
05- «Outro»

***Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian.
Phosphorus
ne nécessite plus de présentation, mais pour ceux et celles qui entendez ce nom pour la première fois, et bien, ce groupe de Québec produit dans le Blackened Thrash et sans oublier, en français. «Dévastation» est donc la 5ème sortie physique du groupe depuis ses débuts.

Pour en dire un peu sur le EP, il est composé de 5 pièces et est un tirage limité à 500 copies distribué par HSP Productions. Il comporte une oeuvre de Yannis Panos et un livret où sont inscrites les paroles des chansons. Il dure un peu plus de 17 minutes.

Maintenant, entrons dans le vif du sujet. À la première écoute, on peut remarquer immédiatement que l’album est beaucoup plus rapide que les prédécesseurs, ce qui en fait une bonne suite pour «Assassinat». Les 3 pièces principales de l’album aux sonorités plutôt différentes laissent toutes place à des riffs accrocheurs, tantôt plus Black, tantôt plus Thrash et ce, sans moments d’ennui. Ne pas oublier l’outro, aux allures plus mystiques, qui termine l’album sur une note du moins relaxante suite à tant d’énergie. Tel que son aîné, la qualité du produit fini n’est qu’une résultante du professionnalisme de ses 5 auteurs.

Avec presque déjà 10 années d’activités pour le groupe, il est important de mentionner qu’ils ont maintenant un son bien à eux, qui a maturé jusqu’à atteindre ce que nous avons la chance d’entendre sur ce EP. Je conseille donc cette sortie, ainsi que les précédentes, à tous les fans de Skeletonwitch, Melechesh ainsi qu’Absu qui devraient y trouver leur compte.

9/10

Mathieu Leduc (Rédaction)
Lex Ivian (Correction et Édition)

Phosphorus no longer requires presentation, but for those who hear this name for the first time, well, this Quebec city group roams the Blackened Thrash realm and quite distinctly with French lyrics. «Devastation» is their 5th physical release since its inception.

To say a little about the EP, it consists of 5 songs and is a limited edition of 500 copies distributed by HSP Productions. It includes an artwork by Yannis Panos and a booklet with the lyrics. It lasts just over 17 minutes.

Now let’s enter the heart of the subject. At first listen, one (who knows them naturally) can notice immediately that the album is much faster than the predecessors, making it a good follow-up for «Assassinat». The three main songs of the album (the other two are an intro and an outro) all sounding different, bring forth catchy riffs, sometimes more Black, then more Thrash but, for sure, without boring moments. Do not forget the outro, the most mystical moment, which ends the album on a relaxing note well appreciated after so much energy. As their previous release, the quality of the finished product is only a result of the professionalism of its five authors.

With already almost 10 years of activity under their belt, it is important to mention that they now have a sound of their own, which has matured to achieve what we get to hear on this EP. I suggest you get this release, as well as the previous, if you are fans of Skeletonwitch, Melechesh and Absu. This should please you.

9/10

Mathieu Leduc
Lex Ivian (Correction snd Edition)

Critique d’Album: Skull Fist – « Chasing the Dream »

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Skull Fist

« Chasing the Dream »

NoiseArt Records

(2014)

Ce groupe de Heavy en provenance de Toronto, ville où ce style musical abonde (Anvil, Axxion, Cauldron et j’en saute pour ne pas tous les nommer),  nous a offert un deuxième album intitulé  Chasing the Dream  au début de janvier 2014, album très attendu des fans. Étant moi-même un fan du groupe, j’attendais donc impatiemment de recevoir ma copie par la poste.

Quelle surprise j’ai eu droit lorsque j’ai osé écouter le morceau que ceux-ci nous avait envoyé en attendant la réception du dit album. Un instrumental impeccable mais un vocal assez différent de celui connu du premier album. Vocal différent parce que celui-ci est rehaussé d’un effet ce qui n’était pas le cas auparavant.

Skull Fist propose un album composé de 9 morceaux tous aussi bons les uns que les autres. Parmi ceux-ci, une reprise de « Sign of the Warrior » qui figurait sur le EP de 2010 Heavier than Metal. Celle-ci a une toute nouvelle sonorité qui, soit plaira, soit déplaira à l’auditeur.

Avec plusieurs pièces qui restent accrochées en tête telle que « Hour to Live » et « You’re Gonna Pay », l’album propose entre autre une pièce instrumentale intitulée « Shred’s not Dead » qui porte très bien son nom.  Pour finir sur une note qui remémorera à tous l’accident de planche à roulettes de Jackie, l’intro de la dernière chanson débute avec l’audio du vidéo où on peut l’apercevoir se casser le cou.

Pour conclure, Chasing the Dream devrait plaire à tous les fans de Heavy même si celui-ci nécessitera plus d’une écoute pour s’habituer au nouveau vocal.

Mathieu

Critique d’Album: Culted – « Oblique to all Paths »

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Culted

« Oblique to all Paths »

Relapse Records

(2014)

Groupe de métal issu de l’ère de la technologie, Culted se présente comme un quatuor composé de 3 membres Canadiens (Winnipeg) et d’un chanteur de la Suède. L’ère de la technologie,  puisque ceux-ci ne se sont jamais vu dans la vrai vie (le chanteur vs les autres membres). Tout le travail accompli par ce groupe se fait par communication en ligne.

Oblique to all Paths est le 2ème album du groupe. Avec un style musical se situant entre le Doom et le Black metal, 2 genres très distincts, Culted nous installe dans une ambiance des plus malsaines et haineuses en très peu de temps, que l’on pourrait aussi apparenter au Sludge par moment.

L’album commence sur un morceau d’une durée de près de 20 minutes qui, selon moi, aurait pu être 2 morceaux audibles. Avec des pièces à tempo assez changeant, ce groupe propose un album constant avec une composition du moins intéressante, qui rappelle certaines pièces plus récentes de Enslaved. Certains bouts et pièces situées un peu partout au travers de l’album sont plutôt narratifs, ce qui apporte une touche personnelle à l’album, malgré quelques longueurs.

Se faisant très ambiant comme album, celui-ci se fera des fans et des ennemis assez rapidement. Avec un vocal assez unique en son genre, s’apparentant à celui du Black metal, personne ne peut rester indifférent. La présence de synthétiseur vient aussi augmenter l’ambiance crée par l’album.

Fan de distorsion, Oblique to all Paths devrait plaire à plus d’un d’entre vous et surtout, toutes personnes en recherche de nouvelles sensations musicales devraient donner une chance à cet album.

8/10

Mathieu