Top 5 Obscur

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Parler de la nouvelle musique c’est bien, mais des fois, y’en plein d’albums chef-d’œuvre du passé sous notre nez qui n’attendent qu’à être découvert. En voici cinq! – Mathieu Audet

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 Andra Dare - Epic Lifestyle

ANDRA DARE
«Epic Lifestyle»
Indépendant/Self-Released
2011

J’ai découvert cet album par accident en 2011, et j’ai tout de suite adoré. Ce qui est plutôt inhabituel, car ce n’est vraiment pas dans mon habitude d’écouter du darkwave/gothic/industriel/triphop. C’est un album plutôt sombre, ça fait une excellente musique d’ambiance (en particulier pour l’Halloween!), mais c’est aussi de la musique qui peut être appréciée pleinement en écoute attentive. Il y a plusieurs styles musicaux qui sont explorés sur cet album, la composition est parfois audacieuse, les arrangements plutôt modestes. Ça laisse toute la place à la voix mystérieuse d’Andra! Mes chansons préférés: «Forest», «Ourania» et «Horses».

En préparant cette liste, j’ai écrit à Andra pour avoir plus d’informations sur les chansons de cet album. Elle m’a répondu avec beaucoup trop d’informations pour mettre ici, alors je vous prépare un dossier spécial sur cet album qui sera bientôt disponible!

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 Triumvirat - Illusions on a Double Dimple

TRIUMVIRAT
«Illusions on a Double Dimple»
Harvest
1974

Le bon vieux prog rock des années 1970 à son meilleur! Les deux chansons épiques de plus de 20 minutes sur cet album devraient vous rappeler plusieurs groupes de l’époque. Les toms du drum sonnent assez bizarre, mais à la longue on en vient à s’habituer, à l’aimer même! Les back vocals féminins sont beaucoup utilisés, ça fait la job pas mal! Y’a des bouts assez bizarres, c’est ce qui fait le charme de l’album! C’est le genre d’album que quand tu le découvres, tu te dis: « mais qu’est-ce que je faisais pendant toutes ces années? ». C’est une de mes plus belles découvertes des dernières années. Même les bonus tracks sont excellentes!

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 Disillusion - Back to Times of Splendor

DISILLUSION
«Back to Times of Splendor»
Metal Blade Records
2004

DISILLUSION est un groupe de métal progressif allemand. Ils ont fait deux albums: «Back to Times of Splendor» (2004), et «Gloria» (2006). Le premier est un chef-d’œuvre, le deuxième pas écoutable. C’est l’application parfaite de la fameuse expression «un groupe a toute sa vie pour composer son premier album, quelques années seulement pour les suivants». Le groupe ne perd pas de temps à mettre la table avec la première chanson, et l’histoire se continue au travers des autres chansons (c’est un album concept). Est-ce qu’on va avoir de la nouvelle musique du groupe dans les prochaines années? Je l’espère. Pour l’instant, le groupe surfe (encore) sur la vague/mode de faire des spectacles en jouant un album intégral. Devinez lequel des deux ils font? 😉

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 IQ - Dark Matter

IQ
«Dark Matter»
Giant Electric Pea
2004

IQ est probablement le groupe le plus connu de ce top 5. Leur album «Dark Matter» l’est probablement moins. L’album est constitué de seulement 5 chansons, incluant l’épique de 24 minutes «Harvest of Souls», qui est de loin le highlight de cet album, et la démonstration parfaite de ce qu’est une chanson progressive. Si vous êtes capables de mettre la main sur le DVD bonus qui venait avec l’album sucesseur à «Dark Matter» («Frequency», 2009), vous pourrez y entendre une rendition de la chanson «Harvest of Souls» vraiment excellent pour du live! C’est à s’y méprendre pour du studio!

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 The Standfields - Death & Taxes

THE STANFIELDS
Duo «Vanguard/Death»
Ground Swell Music
2010-2012

Le dernier élément de ce top 5 est en fait un duo du groupe de punk (pas trop) celtique canadien THE STANFIELDS. Ce groupe mérite beaucoup plus de spotlight, et leur deux premiers albums sont vraiment excellents! Essayer d’aller les voir lors de leur prochaine tournée canadienne, vous ne serez pas déçus!

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BONUS:

 Armenian Space Station - Art of Rebellion

ARMENIAN SPACE STATION
«Art of Rebellion» EP
2009

Je vous mets celui-ci en bonus, puisque ce n’est pas un album complet, mais plutôt un EP. Ce groupe n’existe plus, et c’est leur seul album/EP. C’est de l’instrumental à la fois accessible et un peu bizarre, un peu prog, rock/métal pas mal. Allez écouter ça!

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Critique d’album: Kosmos – «Ashes of the Orphic Dream»

Kosmos - Ashes of the Orphic Dream

KOSMOS
«Ashes of the Orphic Dream»
Indépendant/Self-Release
Mai 2015

Liste des pieces
«Blank Earth»
«Heaven’s Creative Energy»
«The Scourge Pouring Its Darkness»
«Upheaval of Titan’s Might»
«C.T.K.E»
«Virginité originelle»
«Kosmos»

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Originaire de Drôme dans le sud-est de la France, le trio de Black Metal KOSMOS nous présente cette année son troisième album limité à une centaine de copies sur disque compact. Sur ce troisième opus, la formation poursuit son évolution vers une forme plus progressive de Black Metal se distinguant du lot par un côté mélodique très bien développé et assumé avec les duels de guitares de Nekros (guitares, basse, chant) entrecoupés de passages plus chaotiques et dissonants dénotant une certaine influence Death Metal. La batterie puissante, technique et variée de Sorthei (Dépérir, Pavillon Rouge, Ex-Daedalion, Ex-Inferi Gloria) est aussi un point fort de l’album. Le tout est complété par un échantillonnage éthéré de la part de xOv qui contribue à donner à l’œuvre son caractère spatial ou céleste. Seule ombre au tableau, la production bien que très léchée souffre d’un excès de compression qui assourdi un peu trop la musique du groupe qui aurait bénéficié de plus d’expansion. C’est un peu comme si on écoutait la musique à travers un oreiller, notamment en ce qui concerne les guitares. Toutefois, les fanatiques de Black Metal habitués à beaucoup plus de crasse ne devraient pas être arrêtés par cet inconvénient somme toute mineur.

8/10

Louis-Olivier «Winterthrone» B. Gélinas

 

Originally from Drôme in the southeast of France, the Black Metal trio KOSMOS presents this year its third album limited to a hundred copies on CD. On this third installment, the band continues to evolve towards a more progressive form of Black Metal, differing from the pack with its very well developed melodic side served with dueling guitars courtesy of Nekros (guitars, bass, vocals) interspersed with more chaotic and dissonant riffages exposing some Death Metal influences. Sorthei (Dépérir, Pavillon Rouge, Former Daedalion, Former Inferi Gloria) powerful, technical and varied drumming is also a strong point of the album. This is complemented by an ethereal sampling from xOv which helps to give the work its space or celestial nature.

The only downside is the production. Although very licked, it suffers from excessive compression that muffles a little too much the music which would have benefited from more expansion. It is a bit like listening to music through a pillow, especially regarding the guitars. However, Black Metal fanatics accustomed to a more dirty sound should not be stopped by this problem, altogether minor.

8/10

Louis-Olivier «Winterthrone» B. Gélinas

 

Critique d’album: Teloch Vovin – «Further Down The Tunnel»

Teloch Vovin - Further down the tunnel Cover

TELOCH VOVIN
«Further Down The Tunnel»
indépendant/Self-Released
Septembre 2015

Liste des pièces
«The Shadows Of Kadath»
«Thaumiel»
«Vena Cava»
«Breathe Deep…Asphixiation Of The Human Condition»
«Adoration/Vexation»

*Scroll down for English version
Formé en 2011 et ayant sorti deux EP et un album en spectacle depuis, le groupe états-unien d’Occult Black Metal TELOCH VOVIN continue à propager sa vision des forces occultes avec ces cinq pièces parues il y a à peine plus d’un mois le jour de l’équinox d’automne.

C’est par l’entremise d’un duo guitare/clochettes que je suis envoyé «Further Down The Tunnel» afin d’entrer dans le monde de TELOCH VOVIN. Grâce à ses clochettes, «The Shadows Of Kadath» est une composition qui me fait penser aux mélodies des mobiles musicaux placés au-dessus des berceaux de bébés. Ça installe une atmosphère déstabilisante en créant un sentiment d’appréhension. Ce genre de mélodie de comptine ne laisse rien augurer de très sain d’esprit dans un contexte de Black Metal. J’aimerais penser à la douce folie de «Alice aux Pays des Merveilles», mais l’écoute me laisse plus une impression tirée de la comptine de «Nightmare on Elm Street».

Quand débute «Thaumiel», je constate tout de suite qu’il n’y aura pas de lumière au bout du tunnel. L’agression sonore et les vocaux sont oppressants; le chanteur principal est tout simplement dément dans sa façon de chanter. Pendant les sept minutes qu’elle dure, l’atmosphère est malsaine et la chanson donne si peu de répit qu’il m’est difficile d’y trouver un certain confort. C’est exactement ce que j’aime de cette composition. «Vena Cava», quoique beaucoup plus traditionnelle dans son approche Black Metal, continue à véhiculer cette aura noire.

Tout à coup, oh surprise, «Breathe Deep… Asphixiation Of The Human Condition» débute avec une mélodie au clavier avant de se développer par la superposition de diverses mélodies et autres sons synthétisés. Si j’écoutais du «Space Metal», j’aurais l’impression que le bruit de fond représente le bruit sidéral. Ici, j’imagine un voyage au tréfonds de mon être où le bruit de fond est créé par les échanges synaptiques de mes neurones pendant que les activités de mes cellules structurales résonnent parfois au son de mes battements cardiaques. La mélodie persistante des claviers a le pouvoir hypnotique de «Tubular Bells» alors que la rythmique dansante devient envoûtante.

J’ai été ramené à la réalité avec les cris guerriers qui débutent «Adoration/Vexation» et qui, en concert, feront lancer en l’air les saluts métalliques. Comme l’indique le titre de cette chanson, elle est fait de deux parties avec une portion Old School Melodic Black Metal en premier avant de se lancer dans un Black Metal bien crasseux et tout aussi torturé que le reste pour clore le EP.

Avec ce EP, TELOCH VOVIN a réussi à créer une musique qui est non seulement puissante mais également profondément sombre. J’ai l’impression d’être confronté à des vagues déferlantes de noirceur et de vouloir m’y enfoncer sans pouvoir me retenir. Pour ceux qui ont aimé Deathspell Omega, essayez TELOCH VOVIN.

Lex

 

Formed in 2011 and having released two EP and a live album, the Occult Black Metal band, TELOCH VOVIN continues to spread his vision of hidden forces with these five songs released little more than a month ago on the day of the Autumnal Equinox.

It is carried by a guitar/bells duo that I am sent «Further Down The Tunnel» to enter the world of TELOCH VOVIN. With its bells, «The Shadows Of Kadath» is a composition that reminds me of nursery rhymes from musical mobiles placed above baby cribs. It installs a destabilizing atmosphere by creating a sense of foreboding. This kind of rhyme melody does not feel very sane in the context of Black Metal. I would like to think of the sweet madness of «Alice in Wonderland», but the rhyme from «Nightmare on Elm Street» seeps in.

When «Thaumiel» starts, I realize immediately that there will be no light at the end of the tunnel. The sonic aggression and the vociferation are oppressive; the lead singer is just insane in his singing. During the seven minutes of this song, the atmosphere is unhealthy and the song gives so little respite it is difficult for me to find some comfort. That’s definitely what I like from this song. «Vena Cava», albeit much more traditional in its Black Metal approach continues to convey this black aura.

Suddenly, oh surprise, «Breathe Deep … Asphixiation Of The Human Condition» begins with a melody on the keyboard before expanding by superimposing layers of various melodies and other synthesized sounds. If this was «Space Metal» I was listening to, I would have the impression that the background noise is the sidereal noise oozing in from the depth of space. Here I imagine a trip to the core of myself where the background noise is created by the synaptic reaction of my neurons while the activities of my structural cells sometimes resonate to the sound of my heartbeats. The persistent melody of the keyboards has the hypnotic power of «Tubular Bells» while the dance rhythm becomes haunting.

I was brought back to reality by the warrior cries that begin «Adoration/Vexation» which, in concert, will bring the devil’s horns up. As the song title shows, this song is two different part with an Old School Melodic Black Metal portion first before embarking on a more bombastic filthy Black Metal just as tortured as the rest to conclude the EP.

With this EP, TELOCH VOVIN managed to create music that is not only powerful but also deeply gloomy. I have the impression of being faced with storming waves of darkness unable to control my desire to drown myself deeper and deeper into them. For those who loved Deathspell Omega, try TELOCH VOVIN.

Lex

 

Critique d’album: Elvenstorm – «Soulreaper»

ELVENSTORM - Soulreaper Artwork

ELVENSTORM
«Soulreaper»
Infernö Records
Juillet 2015

Liste des pièces
«Soulreaper»
«Sworn to the Dark»
«Tyrants» (Heaven’s Gate cover)
«Black Magic» (Slayer cover)

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Le groupe français ELVENSTORM vient de faire paraître deux chansons originales doublées de reprises et comme je ne le connaissais pas, je me suis dit que ce serait le moment idéal pour me faire une idée de sa musique. Un bon timing aussi puisque j’imagine que c’est pour nous présenter son nouveau bassiste et nous donner quelque chose à nous mettre sous la dent en attendant la suite que le groupe a fait paraître ce mini-CD, car il vient tout juste de sortir un deuxième album complet, «Blood Leads to Glory», en 2014.

Dès le départ de «Soulreaper», la signature est claire. C’est du pur old school speed/power metal. On ne peut faire autrement que de penser à du vieux Helloween autant pour la rythmique et la tonalité que l’exécution des solos; même le vocal de Laura (ah oui, j’avais oublié de mentionner que c’est une fille qui s’occupe du vocal avec brio) s’inscrit dans le son des vétérans allemands. Ça n’a pas été très long avant que je me mette à taper du pied. C’est une très bonne pièce avec toute la drive désirée et j’apprécie que la production laisse de la place pour la basse. Dans le metal actuel, le twin guitar assault a souvent la fâcheuse tendance à enterrer la basse, mais pas ici puisqu’il n’y a qu’une guitare et qu’elle n’est pas effrontément mise trop de l’avant.

«Sworn to the Dark» continue dans le même esprit et encore une fois une frénésie s’empare de mes jambes. ELVENSTORM ne lève pas le pied de l’accélérateur.

Dès que j’ai su à quelle enseigne se logeait ELVENSTORM, j’étais curieux d’entendre «Black Magic» de Slayer. Dans le cas de «Tyrants» de Heaven’s Gate, le rapprochement se faisait plus naturellement puisque c’est également un groupe de power metal allemand avec des vocaux aigus alors c’est parfaitement ce que Laura m’a montré dans les deux pièces originales. Mais Slayer… Je dois dire que le contraste entre la voix de Laura et la tonalité de la musique ne m’a pas plu mais par contre, si j’écoute la voix en oubliant la musique et vice versa, chacun est bon. Ce fut difficile d’oublier Araya en écoutant cette chanson. De toute façon, je veux plus de chansons originales car je ne suis pas très friand des reprises.

Ma première rencontre avec ELVENSTORM s’avère très positive. Si ces deux pièces sont annonciatrices des choses à venir, j’en veux définitivement plus. Si vous avez aimé le heavy/speed metal allemand des années 1980, peut-être que vous ne le savez pas encore, mais vous aussi dès que vous entendrez ELVENSTORM, vous en voudrez plus, et comme je ne crois pas que vous vous contenterez de jouer ces deux pièces en boucle infinie jusqu’à la sortie du prochain album, procurez-vous également son prédécesseur «Blood Leads to Glory».

Lex

 

The French band ELVENSTORM just released two original songs coupled with two covers and as I did not know this band, I thought it would be the perfect time to get an idea of its music. A good timing also because I imagine it is to present its new bassist and give a taste of what’s to come that the band has released this mini-CD, as it has just released a second full album, «Blood Leads to Glory» in 2014.

From the start of «Soulreaper», the signature is clear. This is pure Old School Speed/Power Metal. I could not help but think of the old Helloween as much for the rhythm and tone as for the way solos are executed; even Laura‘s vocals (oh yes, I forgot to mention that this is a girl who does those vocals so brilliantly) fit in perfectly to cast this impression. It did not take long before my feet stomped to the beat. This is a very good song with all the desired drive and I appreciate that the production leaves room for the bass. In today’s Metal, the twin guitar assault often has the unfortunate tendency to bury the bass, but not here since there is only one guitar and it is not put up front.

«Sworn to the Dark» continues with the same drive and again a frenzy took hold of my legs. ELVENSTORM does not lift the foot off the accelerator.

As soon as I figured out ELVENSTORM‘s brand of Metal, I was curious to hear Slayer‘s «Black Magic». In the case of Heaven’s Gate‘s «Tyrants», since it is also a German Power Metal band with high pitch vocals, it fits perfectly with what Laura showed me on the two original songs. But Slayer … I must say I did not like the contrast between the voice of Laura and the tone of the music but cons, if I listen to the voice, forgetting the music and vice versa, everyone is good. I guess I could not forget Araya. Anyway, I want more original songs because I am not very fond of covers.

My first encounter with ELVENSTORM is very positive. If these two songs are harbingers of things to come, I definitely want more. If you liked the German Heavy/Speed metal of the 1980s, maybe you do not know it yet, but as soon as you will hear ELVENSTORM, you will want more, and as I do not think you will content yourself to play these two songs in a loop until the release of the next album, grab also its predecessor «Blood Leads to Glory».

Lex

 

Critique d’album: Idolatry – «Idolatry»

Idolatry-  Idolatry

IDOLATRY
«Idolatry» (Demo)
Indépendant/Self-Release
Novembre 2014

Liste des pièces
«Catechlysm»
«Stygian Creed»
«Age of Disgust»
«Of Myth and Shadow»

*Scroll down for English version
C’est d’Edmonton en Alberta qu’IDOLATRY lançait, en novembre 2014, une première galette de son Black Metal superbement haineux et incisif. Composé de quatre pièces pour un peu plus de 25 minutes de durée totale, l’effort présente des pièces musicales généralement rapides et construites avec soin qui rappellent, par leur méchanceté et leur froideur, les Mayhem, Darkthrone et Gorgoroth d’antan. L’efficacité est donc au rendez-vous, même si la bande ne sort pas trop des sentiers battus musicalement parlant. C’est donc Lörd Matzigkeitus avec ses incantations, hurlements déments et vociférations variées et exécutées avec une conviction effrayante qui vient distinguer le groupe du lot. En somme, très bel effort des Albertains, mais on en voudrait plus!

Il a depuis fait paraître «Clefs au Chambre de Tristêsse (A Key to the Room of Sadness)» que je vous mets ci-dessous, un single qui ne se retrouve que sur «Infection Born of Ending», un split vinyl 7″ avec le groupe états-uniens de l’Ohio, Unrest.

8/10

Louis-Olivier «Winterthrone» B. Gélinas

 

It is from Edmonton, Alberta that IDOLATRY launched in November 2014, the first demo of its superbly hateful and incisive Black Metal. Consisting of four tracks for a little more than 25 minutes, the effort has generally fast and carefully crafted songs that recall, for their wickedness and coldness, the old Mayhem, Darkthrone and Gorgoroth. The efficiency is there, even though the band does not come out too much from the beaten path musically speaking. So it is Lörd Matzigkeitus with his incantations, demented screams and varied shouts executed with frightening conviction that distinguishes the band from the pack. In short, it is a very good effort from the Albertans, but we want more!

They released earlier this year «Clefs au Chambre de Tristêsse (A Key to the Room of Sadness)», a single that appears exclusively on «Infection Born of Ending», a limited split release with Ohio’s UNREST on 7″ vinyl.

8/10

Louis-Olivier «Winterthrone» B. Gélinas

 

Critique d’album: All Out War – «Dying Gods»

All Out War - Dying Gods cover

ALL OUT WAR
«Dying Gods»
Organized Crime Records
Juin 2015

Liste des pièces
«Dying Gods»
«Vengeance Reigns Eternal»
«Nothing Left To Bleed»
«Servants To The Obsolete»
«Choking On Indifference»
«Arise» (Amebix cover)
«God Is Dead» (Carnivore cover)

*Scroll down for English version
La scène hardcore/crossover de New York aura toujours une place dans mon coeur et depuis 1985, alors que j’ai assisté au spectacle «Montréal-Connection-85» dans un sous-sol d’église de Montréal avec entre autres à l’affiche Cro-Mags, j’avais commencé à suivre des groupes comme Agnostic Front, Biohazard, Cro-Mags, Sick of it All, etc. Un moment donné vers la fin des années 1990, j’ai découvert ALL OUT WAR sur une cassette où mon chum avait mis des singles et EP de toutes sortes. Oui, je sais que lire «cassette» dans un texte en 2015 ça détonne, mais que voulez-vous, mon chum avait encore son vieux lecteur cassette Blaupunkt dans son char en 2000 alors ça prenait des cassettes…

Je n’ai pas suivi toutes ses nombreuses sorties par après parce que je les trouvais inégales mais «For Those Who Were Crucified» en 1998 est l’une de celles que j’ai écoutées pas mal dans mon walkman (bein oui qui dit cassette dit walkman).

Quand j’ai vu que le groupe était revenu au lineup de 98, je me suis dit qu’il vaudrait la peine de porter une oreille plus attentive au EP «Dying Gods». Je crois que les gars n’avaient pas oublié ce qu’ils avaient déjà fait ensemble et ce EP coche pas mal toutes les bonnes cases avec sa dose de riffs métallisés Slayer-esque et de chug-a-chug hardcore. Il a tout ce qu’il faut d’agression dans une enveloppe groovy comme il se doit. C’est le genre d’album qui peut être joué en boucle et vous brandirez toujours le poing en l’air quelques heures plus tard.

Ils finissent l’album avec «Arise» d’Amebix et «God is Dead» de Carnivore, deux reprises qui rappellent leurs racines et qui rejoignent également les miennes. Bien que ce ne soit jamais l’idée du siècle de mettre des reprises sur un album (surtout sur un EP de sept chansons dont la première est une intro), quand un groupe a 25 ans de carrière sans compromis et qu’il a atteint le statut d’ALL OUT WAR, c’est juste cool de nous montrer ce qui les a fait triper et en plus les deux reprises sont très bien exécutées.

Pour ceux qui tripent sur le vieux hardcore crossover et qui aiment quand c’est servi drette dans face, et bien ALL OUT WAR a ce genre d’attitude et «Dying Gods»devrait offrir ce que vous cherchez.

Lex

 

The New York Hardcore/Crossover scene will always have a place in my heart since 1985, when I attended the «Montreal-Connection-85» show, with Cro-Mags among others on the lineup, in a Montreal church basement. From then I started to follow Cro-Mags but also Agnostic Front, BiohazardSick of it All, etc. At one point in the late 1990s, I discovered ALL OUT WAR on a tape where my friend had put singles and EPs. Yes, I know, it is unsettling to read «tape» in a text in 2015, but my friend still had his old Blaupunkt car sound system in his car in 2000 so we needed tapes…

I have not followed ALL OUT WAR many releases after 2000 cause I thought they were so-so but «For Those Who Were Crucified» (1998) is one of those I spinned a lot in my walkman (yes tapes goes with walkman)

When I saw that the band returned to the lineup of 1998, I thought it would be worthwhile to hear what «Dying Gods» is made of. Well I must say the EP strikes all the right boxes with its dose of Slayer-ish metallic riffs and hardcore chug-a-chug bouncing riffs giving it the aggression needed in a groovy envelope. This is something that can be spinned over and over and still your gonna be pumping your fist in the air a couple hours later…

The album ends with Amebix‘ «Arise» and Carnivore‘s «God is Dead», two covers that recall their roots and which also meet mine. Although this is never the idea of the century to put covers on an album (especially on an EP of seven songs from which one is an intro), when a band had a 25-year career without compromise and reached the status of ALL OUT WAR, it is just cool they show us their backgrounds and the two covers are very well executed.

For those who think crossover hardcore should be done like it was in the 90′, ALL OUT WAR has kept this attitude and «Dyng Gods» should offer what you are looking for.

Lex