by Marc-Andre Jobin | Nov 14, 2016 | Critiques, Critiques d'Albums

DARKTHRONE
«Arctic Thunder»
Peaceville Records
14 octobre 2016
Liste des pièces
1. «Tundra Leech»
2. «Burial Bliss»
3. «Boreal Fiends»
4. «Inbred Vermin»
5. «Arctic Thunder»
6. «Throw Me Through The Marshes»
7. «Deep Lake Trespass»
8. «The Wyoming Distance»
***Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian.
Même si ce groupe n’a aucunement besoin de présentation, je tiens tout de même à le faire pour les âmes qui ne le connaissent pas. DARKTHRONE est un groupe de la Norvège qui a exploré plusieurs genres dans le métal. Si leur premier album, intitulé «Soulside Journey», était un album de Death Metal, il n’a pas fallu attendre des années pour que le groupe se démarque lors de sa période Black Metal. D’ailleurs, DARKTHRONE est encore considéré comme étant l’un des groupes les plus emblématiques du Black Metal norvégien des années 90. C’est aux alentours du milieu des années 2000 que le groupe prit un virage plus axé sur le Crust/Punk et qui s’est tranquillement pas vite dirigé dans du Heavy Metal et du Speed Metal, dont «The Underground Resistance» a montré les couleurs de ces genres pour visiblement rendre hommage à des groupes comme King Diamond/Mercyful Fate, Celtic Frost, Bathory et Venom. Quatre groupes qui sont considérés comme la première vague du Black Metal et qui ont été des influences majeures pour les groupes cultes que nous connaissons aujourd’hui. DARKTHRONE est l’un des groupes les plus respectés de la scène Metal encore de nos jours.
À mon plus grand plaisir, après 3 ans d’absence, DARKTHRONE a décidé de sortir un nouvel album, intitulé «Arctic Thunder» avec huit nouvelles pièces. Si «The Underground Resistance» a été un de mes albums préférés en 2013, il était clair que j’avais de grandes attentes envers ce nouvel album. J’étais surtout curieux d’entendre vers où le groupe allait emporter son auditoire. Voyons ce que je pense du nouvel album…
Dès le départ, le groupe donne exactement le ton de l’album. C’est un retour aux sources de leurs premières années dans le Black Metal. Pour les fans de cette époque, vous allez être gâtés parce que c’est, à mon avis, dans la même veine que «Panzerfaust», et également semblable à «The Cult Is Alive», paru dans le milieu des années 2000. C’est lent, sombre, froid, mais surtout, c’est grim! Malgré ce retour aux sources de leur période Black Metal des années 90, on ne peut nier que le groupe est tout de même resté fidèle au Heavy Metal que le groupe nous a dévoilé lors de l’album précédent celui-ci. Il y a d’autres chansons où c’est beaucoup plus rapide. On peut facilement remarquer que les compositions de DARKTHRONE sont très simples sur cet album et c’est tant mieux pour une raison: pas toujours besoin de faire quelque chose de technique pour faire de la bonne musique.
En ce qui concerne le vocal, la seule chose que j’ai trouvé vraiment dommage, c’est que Fenriz ne chante aucune chanson de l’album contrairement au précédent. Si la chanson «Leave No Cross Unturned» de «The Underground Resistance», où il prend le micro, est l’une de mes chansons préférées de DARKTHRONE, j’anticipais l’entendre encore une fois sur au moins une des pièces d’«Arctic Thunder». N’empêche que Nocturno Culto fait encore une fois un travail remarquable derrière le micro. Pour la production, je n’ai pas grand-chose à dire. Fidèle à eux-mêmes, le groupe offre une très bonne production où on entend très bien les instruments et le vocal sans qu’il y ait des défauts révélateurs ou dérangeants.
En général, j’aime bien la majorité des chansons, mais deux chansons m’ont fait un peu plus décrocher malgré certains éléments intéressants. La partie la plus drôle se déroule dans les dernières secondes de l’album, moment où Fenriz s’en donne à cœur-joie à chanter quelques paroles de «Broken Wings» de Mister Mister. J’avoue que je ne savais pas c’était quoi, mais c’est en faisant des recherches que j’ai découvert d’où ça venait cette réplique. Est-ce que c’était voulu ou non? On s’en fout, les gars ont le droit de s’amuser. Si j’ai à nommer les trois chansons qui m’ont le plus plu, ça serait, dans l’ordre, «Arctic Thunder», «Tundra Leech» et «Burial Bliss».
En conclusion, «Arctic Thunder» est un très bon album qui marque à la fois un retour aux sources, au début de son ère Black Metal, mais qui en même temps garde un peu la même direction que le groupe a entreprise lors de l’album précédent, «The Underground Resistance». DARKTHRONE a beau avoir été simpliste sur cet album, le groupe a tout de même prouvé qu’on n’a pas besoin de faire quelque chose de technique pour que ça soit bon et qu’on bouge la tête. Sans être l’album de l’année, DARKTHRONE offre encore une fois un album d’une qualité remarquable et authentifiée à leur manière. Vous pouvez maintenant vous procurer votre copie physique via leur label Peaceville Records ou au magasin de disque le plus près de chez vous pour encourager le groupe. Bonne écoute.
8/10
Marc-André Jobin (Rédaction)
Lex Ivian (Correction et Édition)
Although this group needs no presentation, I would like to do it for the poor souls who do not know it. DARKTHRONE is a group from Norway who explored several genres in Metal. If its first album, entitled «Soulside Journey», was a Death Metal album, in a few years the group made a real mark during its Black Metal period. Besides, DARKTHRONE is still regarded as one of the most emblematic Norwegian Black Metal group of the 90s. It was around the mid-2000s that the group focused more on Crust/Punk and then switched towards Heavy Metal and Speed Metal, as «the Underground Resistance» visibly honor bands like King Diamond/Mercyful Fate, Celtic Frost, Bathory and Venom, four groups that are considered the first wave of Black Metal and have been major influences for cult bands we know today. DARKTHRONE is still one of the most respected groups of the Metal scene even today.
To my delight, after 3 years of absence, DARKTHRONE decided to release a new album, «Arctic Thunder» with eight new songs. If «The Underground Resistance» was one of my favorite albums in 2013, it was clear that I had high expectations for this new release. I was especially curious to hear where the band would take its audience. Let’s see what I think of the new album…
From the start, the group gives exactly the tone of the album. This is a return to their early years in Black Metal. For fans of that time, you should appreciate because it is, in my opinion, in the same vein as «Panzerfaust», and also similar to «The Cult Is Alive» released in the mid-2000s. It is slow, dark, cold, but above all, it is grim! Despite this return to their Black Metal period of the 90s, there is no denying that the group still remained faithful to the Heavy Metal brought forth in the previous album. There are other songs where it is much faster. One can easily notice that the compositions are very simple on this album and that shows one thing: no need to do something technical to make good music.
Regarding the vocal, the only thing that I found really unfortunate is that Fenriz do not sing on the album unlike the previous one. If the song «Leave No Cross Unturned» from «The Underground Resistance» where Fenriz takes the microphone, is one of my favorite songs of DARKTHRONE, I anticipated to hear him again on at least one of the songs of «Arctic Thunder». Nevertheless, Nocturno Culto is once again doing a great job behind the microphone.
I have not much to say concerning the production. True to themselves, the group offers a very good production where all the instruments and the voice are well balanced without revealing any defects.
In general, I like the majority of the songs, but two songs failed to grab my attention despite some interesting elements. The funniest part is set in the final seconds of the album, when Fenriz put all his heart in singing a few words from «Broken Wings» by Mister Mister. I confess I did not know what it was, but I did some researches to find out where it came from. Was it intended to provoke this effect? Who cares!! The guys have the right to have fun. If I have to name my best three of the album, it would be in order, «Arctic Thunder», «Tundra Leech» and «Burial Bliss».
In conclusion, «Arctic Thunder» is a very good album that marks a comeback to its early Black Metal era, but at the same time keeps walking the path laid in the previous album, «The Underground Resistance». Though DARKTHRONE presents simple compositions on this album, the group nevertheless proves it is not necessary to do anything technical to be good and stimulate headbanging all over. Without being the album of the year, DARKTHRONE again offers an album of remarkable quality undoubtedly bearing their mark. You can now get your physical copy via their label Peaceville Records or at your nearest record store. Good listening.
8/10
Marc-André Jobin
by Marc-Andre Jobin | Oct 23, 2016 | Critiques, Critiques d'Albums

HOLOCAUST LORD
«Violence Beyond Death»
Barbarian Wrath
31 octobre 2016
Liste des pièces disponibles sur Bandcamp
1. «Jaws Of Hellish Blasphemy»
2. «Force Of Darkness»
3. «Bestial Cruelty»
4. «Alcohol Antichrist»
Liste totale des pièces
1- «Unholy Evil»
2- «Storm Of Black Devastation»
3- «Jaws Of Hellish Blasphemy»
4- «Possessed – Evil Shall Arise»
5- «Blasphemic Majesty»
6- «Force Of Darkness»
7- «Bestial Cruelty»
8- «Satanic Blood»
9- «Total Black Damnation»
10- «Alcohol Antichrist»
11- «Satanic Speed Metal»
***Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian.
L’Halloween approche à grands pas. Les enfants seront costumés en leur personnage préféré, que ça soit des superhéros (héroines également), des princesses, des personnages de Star Wars, etc. Ils auront la possibilité d’avoir des bonbons et d’en manger pour au moins un mois en guise de dessert ou de collation. Pour les plus vieux, ce sera l’occasion d’essayer de faire peur aux autres et d’écouter des films d’horreur. Mais aussi, quoi de mieux que d’écouter de bons classiques du Black Metal pour aller parfaitement dans l’ambiance de cette fête. Pour ce faire, je vous propose HOLOCAUST LORD, un groupe de la ville de Victoria en Colombie-Britannique composé de quatre membres et qui fait du Black/Thrash Metal depuis 2014. Le groupe a une courte discographie contenant deux EPs et un démo. C’est pour les quatre chansons disponibles sur Bandcamp de leur plus récent album intitulé «Violence Beyond Death» que je vous écris mes impressions.
Musicalement, à l’écoute des quatre pièces, on sent très bien que le groupe est très inspiré de Destroyer 666, sans oublier le classique Venom. Les compositions du groupe vont droit au but et foncent dans le tas. Il n’y a pas une seule seconde où j’ai arrêté de bouger la tête pendant le court laps de temps de mon écoute. Cependant, et inévitablement malheureusement, les groupes de Black/Thrash Metal ont presque tout le même gros défaut: c’est d’être trop prévisible. Je pouvais facilement deviner au départ de la chanson comment elle serait tout au long. Non seulement ça, mais l’originalité est plus ou moins présente parce que les groupes de ce genre utilisent souvent la même saveur à outrance.
Heureusement, où je trouve que les groupes de Black/Thrash Metal se distinguent le plus, c’est au niveau de la voix. Si sur le plan musical, ce genre de groupes a réellement de la difficulté à se distinguer, ce n’est pas le cas pour les voix. Chaque groupe a un chanteur qui chante différemment et amène quelque chose de distinct dans la création de l’œuvre du groupe. Dans le cas d’HOLOCAUST LORD, c’est probablement l’une des meilleures voix dans le Black/Thrash Metal que j’ai entendue jusqu’à maintenant et elle est différente de celles des nombreux groupes du genre que je connais.
Pour ce qui est de la production, c’est à peu près ce à quoi je m’attendais. Ce n’est pas trop crasseux au point que ça sonne comme du Raw Black Metal, mais ni trop «clean». Par contre, si la qualité de la production était un peu plus élevée, je sens que ça serait encore plus à mes goûts. Pour un groupe qui vient de débuter, c’est tout de même dans la bonne direction.
En conclusion, les quatre chansons tirées de «Violence Beyond Death» sont bonnes malgré les quelques défauts soulignés dans ma critique. N’empêche que je suis curieux d’entendre ce que le groupe va nous offrir dans le futur tout en réussissant encore à me faire bouger la tête. Parmi les quatre chansons, si je devais choisir celle que j’ai la plus aimée, ce serait «Alcohol Antichrist». Pour les fans de Black/Thrash Metal à la Destroyer 666, sachez que vous allez amplement être gâtés par cet album si je me fie à ce que j’ai entendu. N’oubliez pas de vous procurer votre copie physique limitée à 666 copies d’ici le jour de l’Halloween via le bandcamp du label que nous vous mettons ci-dessous.
Ne mangez pas trop de bonbons les enfants!!!
6.5/10
Marc-André Jobin (Rédaction)
Lex Ivian (Correction et Édition)
Halloween is fast approaching. Children will be dressed as their favorite character, whether it is superheroes (also heroines), princesses, Star Wars, etc. They will have the opportunity to have candy they will eat for at least a month as dessert or snack. For the older ones, it will be the opportunity to try to scare others and listen to horror movies. But also, it is a good time to listen to good classical Black Metal that fits perfectly in the atmosphere of this holiday. For this, today I suggest HOLOCAUST LORD, a group from the city of Victoria in British Columbia making Black/Thrash Metal since 2014. The group has a short discography showing two EPs and a demo. This is about the four songs from the full length «Violence Beyond Death» available on Bandcamp that I write my impressions.
Musically, the four songs sound very much inspired by Destroyer 666 without forgetting the classic Venom. The group’s compositions hit the target full speed ahead. I headbanged all along the short time that lasts my listening. However, there is an «unfortunately» inevitable with almost all Black/Thrash Metal groups: it is too predictable. I could easily guess from the start of the song how it would go all along. Coupled with this lack of variety, the absence of originality will strike the listeners because such groups use more or less the same recipes.
Fortunately, Black/Thrash Metal groups often stand out in the vocal department. If musically, these groups actually have difficulties sounding different, this is not the case vocally. Most groups have a singer who stands out and brings something distinct to the songs. In the case of HOLOCAUST LORD, this is probably one of the best Black/Thrash Metal vocal I’ve heard so far and it is different from many groups of this style that I know.
In terms of production, that is pretty much what I expected. It is not too filthy and pointing towards Raw Black Metal, but not too clean either. In fact, if the quality of the production was a little better, it would be more to my taste. For a group this young, it is still a step in the right direction.
In conclusion, «Violence Beyond Death» is good despite some flaws highlighted in my text. They managed to get me curious to hear what they will offer us next. Of the four songs, if I had to choose one I prefer, it would be «Alcohol Antichrist». The fans of Black/Thrash Metal like Destroyer 666 should fully enjoy this album if the four songs I could listen to are proof for the rest of the album. The release is limited to 666 physical copies so do not wait and why not get it before Halloween via their label’s bandcamp.
Finally, do not eat too many candies, this much sugar could give you a high.
6.5/10
Marc-André Jobin
by Marc-Andre Jobin | Oct 9, 2016 | Critiques, Critiques de Shows
Lundi le 3 octobre, Leprous, Earthside, Binary Code et Dissona au Club Soda, une présentation de La Métropole du Prog.

Pendant trois jours de suite, le public montréalais avait droit à quatre concerts où les groupes principaux font du Metal progressif. Et vous savez ce qui est beau là-dedans: chaque groupe vedette venait d’un pays différent. Dimanche le 2 octobre, il y avait les Américains de Symphony X avec Heaven’s Cry et Unbeing aux Foufounes Électriques. Lundi le 3 octobre, il y avait Leprous de la Norvège avec Earthside, Binary Code et Dissona au Club Soda. Là où ça se gâtait le plus c’est mardi, et j’imagine que plusieurs ont dû faire un choix déchirant, il y avait deux concerts en même temps. D’un côté, il y avait Opeth de la Suède avec The Sword au Métropolis, mais de l’autre, il y avait notre fierté québécoise Gorguts avec Intronaut, Brain Tentacles et Teramobil au Théâtre Fairmount. Je vous dis ça parce que le début de la semaine offrait une variété de concerts qui visaient principalement la scène du Metal progressif avec des groupes qui venaient d’un peu partout et pour les personnes avec un budget et un horaire plus serré, il fallait faire des choix. Le mien s’est arrêté sur le concert de Leprous.
En fait, il y a trois raisons sur pourquoi j’ai choisi ce concert plutôt que les autres. La première raison est que parmi les groupes vedettes des quatre spectacles mentionnés, il y a seulement Leprous que je n’ai pas vu et comme je suis un grand fan, je ne voulais pas manquer l’occasion d’y assister. La deuxième raison est sensiblement la même que la première, mais ça concerne les premières parties. Comme je ne connais que Dissona, qui a sorti jusqu’à maintenant l’album de Metal progressif de l’année selon moi, j’étais curieux d’entendre ce que Binary Code et Earthside avaient à m’offrir. D’autant plus que si j’allais aimer ce que j’entendais, ça serait l’occasion parfaite d’acheter le dernier album de chacun d’entre eux. Bien entendu, il y a des premières parties des autres concerts que je n’ai jamais vues ou jamais entendues, mais elles étaient séparées dans deux concerts différents. Dommage. La dernière raison est la présence de Dissona. Comme je l’ai dit un peu plus haut, le groupe a sorti l’album de Metal progressif de l’année, selon moi toujours, et leur venue à Montréal était une excellente occasion de m’acheter ce dernier album.
C’est après une grosse journée que je me suis dirigé au Club Soda. En entrant, je suis allé directement à la table de marchandise pour me procurer le dernier, mais aussi le deuxième album du groupe Dissona qui avait commencé à jouer. Aussitôt que j’eus fait mes achats, aussitôt je me suis dirigé devant la scène. Ma première crainte a été confirmée: il n’y a pas beaucoup de personnes sur place. Au moins, il n’y a que quelques tables pas très loin de la console et heureusement, ce n’est pas comme la fois que j’ai vu Haken où il n’y avait que des tables dans le parterre. Concentrons-nous sur ce qui se passe sur la scène.
Dissona est un groupe de Metal progressif qui possède trois albums complets. Normalement, ils sont quatre dans le groupe, mais ils n’étaient que trois sur la scène. Le bassiste était absent et on entendait pareil toutes ses parties…dans des séquences. Comme sur leurs albums, les membres du groupe ne cessaient pas de montrer qu’ils ont beaucoup de techniques derrière leur art. Les gars ne bougeaient pas à cause qu’ils exécutaient une musique technique à couper le souffle. Le chanteur était celui qui bougeait le plus, mais en restant davantage sur place. Ce que je trouvais étrange, c’est que les musiciens avaient l’air tous d’être dans un coin comme si les membres du groupe étaient limités sur scène alors qu’il y avait suffisamment d’espace libre pour être un peu partout. J’ai trouvé que le son était bien. Le public, éparpillé un peu partout, semblait apprécier la performance et donnait une bonne acclamation à la première performance du groupe à Montréal. Dommage qu’il n’y avait pas leur premier album en vente, mais disons que me procurer le deuxième et le troisième m’a réjoui pas mal déjà.
Binary Code était le prochain groupe et il y avait cinq membres sur la scène. Comme pour Earthside, je ne me suis pas renseigné et non plus écouté ce que le groupe a à nous offrir, car je voulais garder un effet de surprise si jamais ça arrivait. Le groupe a deux albums à son actif, dont le dernier est sorti cette année. Musicalement, les gars étaient solides dans un mélange de Death Metal progressif avec du Deathcore. Il faut dire que le côté Deathcore n’avait pas une grosse place au sein de leurs compositions. Sur plusieurs chansons, je ne pouvais m’empêcher de bouger la tête et d’admirer certaines passes que je considérais très bonnes. La seule chose qui était dommage était que l’on n’entendait pas bien la voix du chanteur. Sur scène, les gars avaient beaucoup plus d’énergie et ça faisait du bien de voir des musiciens donner leur 110%. Du côté de la foule, il y avait quelques personnes qui bougeaient la tête, mais pas plus. Les gens appréciaient ce qu’ils entendaient et donnaient tout de même une bonne acclamation au groupe. Seul le chanteur ne semblait pas satisfait du public. Néanmoins, ce fut une belle découverte dont je me suis procuré le dernier album que j’ai eu beaucoup de plaisir à écouter.
Earthside était le suivant à monter sur la scène. Le mystère est enfin résolu à savoir quel groupe allait utiliser l’écran géant en plein milieu de la scène puisque je savais que ça allait être un peu trop douteux que Leprous l’utilise puisque l’emplacement de l’écran allait les cacher en partie. Encore une fois, c’est un groupe que je ne suis pas allé écouter pour me garder une surprise. Ce fut d’ailleurs une très belle surprise, car avoir eu un peu plus d’argent, je me serais acheté leur dernier album en vinyle au lieu du CD. C’est un peu plus rock que les autres groupes et il y a un côté atmosphérique très présent dans leur musique qui donne plus de «feeling» à leur musique. L’exécution des pièces était impeccable avec un son parfait. La particularité de la musique du groupe est d’être principalement instrumentale mais il y a, pour certaines chansons, des chanteurs invités qui amenait chacun un côté unique aux compositions du groupe. Malheureusement ceux-ci n’étaient pas sur place mais je comprends les problèmes de conflits d’horaire que ça occasionne ce genre de collaborations. Et c’est là que l’écran était une bonne idée. Au lieu que ceux-ci soient enregistrés uniquement comme des séquences sonores, le groupe a décidé de filmer les différents chanteurs et d’en diffuser les images pendant la prestation des chansons concernées. Parmi eux, on pouvait identifier assez facilement Bjorn Strid de Soilwork, Daniel Tompkins de Tesseract et, un que je ne connaissais pas et qui a nécessité quelques recherches pour que je l’identifie soit Lajon Witherspoon de Sevendust. Sans oublier l’apport de l’orchestre The Moscow Studio Symphony Ochestra pour certaines chansons qui fut une véritable réussite de son intégration dans la musique d’Earthside.
Sur scène, les gars avaient pas mal d’énergie et je dirais même que le bassiste était hyperactif, car non seulement il bougeait beaucoup sur la scène lorsque les occasions se présentaient, mais il a même sauté dans le parterre du Club Soda pour jouer auprès de son public. Ça faisait du bien de voir un groupe qui était réellement heureux d’offrir une prestation monstre. Pour le public, je suis pas mal sûr que je ne suis pas le seul qui ne connaissait pas le groupe. Beaucoup plus de personnes étaient rassemblées devant la scène et les têtes bougeaient plus maintenant. La réception du public était très bonne, ce qui plaisait énormément au guitariste, qui s’est permis de nous dire plusieurs mots en français. En gros, j’espère revoir bientôt le groupe, car le déplacement vaut amplement la peine.
Finalement, Leprous est monté sur scène. Cette fois-ci, la majorité des gens s’est rassemblée devant la scène. C’est plaisant, mais triste à la fois. Triste dans le sens que même si on mettait tout le monde devant la scène sans aucune exception, ça ne faisait pas la moitié du parterre du Club Soda. C’est extrêmement dommage parce que jusqu’ici, tous les groupes ont démontré à quel point ils étaient originaux à leur façon et ils ont tous offert un contenu différent. De toute façon, les gens semblaient très satisfaits de ce qu’ils ont vu jusqu’à maintenant. Le groupe norvégien était muni sur scène de quatre télévisions qui diffusaient des images, dont leurs vidéo-clips. Encore une fois, l’exécution des pièces était impeccable et les gars étaient précis dans les notes à jouer. Voilà un groupe où les pièces sont sophistiquées, complexes et travaillées pour rendre le contenu super intéressant et rempli de plusieurs émotions dépendamment des pièces.
Petite parenthèse: non seulement les chansons de Leprous ont de la classe, mais les gars sur scène l’étaient également puisqu’ils étaient vêtus d’un habit chic noir. Tout ce qui manquait pour mettre la cerise sur le gâteau, c’est qu’ils aient un veston. Pour revenir à la prestation, ce qui était également remarquable, c’est le duo vocal entre le chanteur et le guitariste/chanteur. On les entendait super bien et il n’y avait pas de défaut sur leur manière de chanter. Et vraiment, le chanteur s’occupait également du clavier en même temps qu’il chantait la plupart du temps, ce qui ne rendait pas la tâche si facile. Sur la scène, les gars du groupe avaient une bonne énergie et particulièrement le chanteur qui se donnait beaucoup en spectacle lorsqu’il était libéré de ses parties au clavier. Du côté de la foule, on sentait bien qu’elle était impatiente avant le début de la prestation de Leprous. Les nombreuses acclamations étaient énormes après chaque chanson et Leprous le méritait amplement.
En conclusion, le concert de Leprous a été pour moi le meilleur concert que j’ai vu cette année. Chaque groupe a été solide et précis dans toute l’exécution de leur musique. Chaque groupe offrait un contenu différent et original qui faisait triper le public présent. C’est rare que j’assiste à un concert avec très peu de défauts, ce qui fait en sorte que les gens derrière les consoles ont joué un rôle remarquable. Même si je suis déçu que le public montréalais ne s’est pas plus intéressé à ce concert, j’espère que Leprous aura une autre occasion de faire valoir leur valeur en tant que groupe extraordinaire à voir en concert. Un gros merci au promoteur La métropole du prog pour l’accès au concert, c’est très apprécié. Même si l’année n’est pas encore terminée, qui sera capable de déloger ce concert du trône de meilleur concert de l’année 2016? À qui la chance?
Marc-André Jobin
by Marc-Andre Jobin | Sep 13, 2016 | Critiques, Critiques d'Albums

FAR BEYOND
«A Frozen Flame Of Ice»
Indépendant
1er septembre 2016
Listes des pièces
1. «Evernight – Part I»
2. «The Song Remains The Same»
3. «A Frozen Flame Of Ice»
4. «Last Farewell»
5. «Unrelenting Force»
6. «Evernight – Part I»
*Scroll down for English version. Translation by Lex Ivian
Peut-être que je vous l’ai déjà dit dans une critique d’album antérieure, mais le site Internet Bandcamp est un bijou en or pour découvrir d’excellents groupes et une excellente façon d’encourager des groupes de partout dans le monde pour qu’ils puissent continuer ce qu’ils ont à faire. Ces derniers temps, il y a un groupe allemand qui a su attirer mon attention et il se nomme FAR BEYOND.
FAR BEYOND est un groupe qui mélange deux styles: le Metal symphonique et le Death Metal symphonique. Le groupe est composé d’un seul membre, qui est accompagné de quelques musiciens en studio. Il a à son actif deux albums, dont le dernier est sorti le premier septembre dernier et son premier en 2005. Son dernier est intitulé «A Frozen Flame Of Ice». Voyons ce que FAR BEYOND a dans le ventre.
Musicalement, les compositions sont simples, efficaces et parfois répétitives. Cependant, je tiens tout de même à dire que le gars derrière FAR BEYOND a pris son temps avant de pondre ce deuxième opus et quelque part, je me dis qu’il a dû recommencer plusieurs parties pour sortir des compositions plus parfaites. C’est sûr que le gars est perfectionniste et on ne pourrait lui en vouloir après cette sortie grandiose. Quand je disais un peu plutôt que les compositions sont répétitives, c’est que j’ai l’impression que j’entends parfois les mêmes riffs dans plus d’une chansons, mais en règle générale, le gars derrière FAR BEYOND offre une belle variété de compositions originales.
Encore mieux, ce qui rend encore plus épique cet album, c’est l’apport des symphonies, donc l’ambiance. Je pense que les éléments symphoniques ont joué un rôle essentiel à la création de cette bête parce qu’il y a eu plusieurs moments où les symphonies étaient mises de l’avant et rendait les compositions épiques. Et le fait que les symphonies allaient dans une belle harmonie avec la musique des autres instruments de musique rend cet album encore mieux. D’ailleurs, non seulement les symphonies me faisaient penser que Wintersun était un grosse influence, mais il ne serait pas faux, selon moi, que l’on puisse identifier des influences venant de Kamelot.
En ce qui concerne les vocaux, j’aime beaucoup la variété entre le «growl» et le «clean». D’ailleurs, cette variété me faisait penser à ce que Wintersun a fait dans leur deuxième album «Time 1». Par contre, je dirais que FAR BEYOND a su exploiter cet élément beaucoup mieux que Wintersun. L’aide des musiciens de session pour les voix mettent une touche d’épique sur cet album et sont dans la même direction artistique sur cet album. À la limite, ce genre de vocal aurait pu parfaitement être sur un album de Folk Metal.
Au niveau de la production, je vous avoue que je suis surpris par cette qualité parce que je m’attendais à quelque chose de moins bon. Pas dans le sens qu’on n’entendrait presque rien, mais que la qualité ne serait pas aussi élevée que l’on pouvait espérer. Ce que j’aime beaucoup de cet album, c’est qu’on entend très bien les ambiances (les symphonies) et tous les instruments. Et ça rend ce deuxième opus encore plus épique selon moi. La seule chose que je pourrais réellement reprocher, c’est que la musique a parfois tendance à enterrer les voix plus «clean» dans certains moments de l’album.
En conclusion, «A Frozen Flame Of Ice» est un très bon album qui offre une belle variété de compositions originales et d’ambiances magnifiques. Je vous recommande ce groupe si vous êtes fans de Wintersun, spécialement l’album «Time 1». Ça pourrait vous intéresser grandement. Les chansons qui m’ont marqué sur cet album sont «Last Farewell» et «A Frozen Flame Of Ice». Je vous encourage fortement à acheter cet album digitalement ou en copie physique disponible sur leur Bandcamp depuis le premier septembre. On va espérer que ça ne prendra pas encore des années pour une nouvelle sortie du groupe.
8.5/10
Marc-André Jobin (Rédaction)
Lex Ivian (Correction et Édition)
Maybe I have already said it in a previous album review, but Bandcamp can be a gold mine to discover good bands and a great way to encourage bands from around the world so they can go on with their passion. Lately, there is a German group that attracted my attention and it is called FAR BEYOND.
FAR BEYOND is a group that mixes two styles: Symphonic Metal and Melodic Death Metal. This is a solo project, with some session musicians. He has to his credit two albums, the last of which, titled «A Frozen Flame Of Ice» came out the first day of September and the previous in 2005. Let’s see what FAR BEYOND has to offer.
Musically, the compositions are simple, effective and sometimes repetitive. However, I must say that the guy behind all this took his time before laying this second album and I feel that somewhat he had to rework several parts to reach the goal he had in mind. It is sure that the guy is a perfectionist and who could blame him after this great release. When I said the song are a little repetitive, I meant that I feel sometimes I hear the same riffs in more than one song, but generally FAR BEYOND offers a beautiful variety of original compositions.
What makes it an even more epic album is the addition of orchestrations, so important to create the atmosphere. I really think the symphonic elements have played an essential role in the creation of this beast because there were several times that the symphonies were put forward and made the compositions epic. And the fact that the symphonies were in beautiful harmony with the music of the other instruments makes this album even better. Moreover, not only the symphonies recalled me Wintersun as a big influence, one can also identify influences from Kamelot.
Concerning the vocals, I love the contrast between the growl and the clean. Again, this variety reminded me Wintersun and their second album «Time 1». For cons, I would say that FAR BEYOND exploited this element much better than Wintersun. The backvocals add an epic touch on this album. Ultimately, this kind of lyrical direction could fit well on a Folk Metal album.
At the production level, I confess I am surprised by the quality because I expected something worse. What I like a lot of this album is that I heard very well the orchestrations and all instruments. And it makes this second release more epic in my opinion. The only thing I could really point out negatively is that the music sometimes tends to bury the clean vocal in some moments of the album.
In conclusion, «A Frozen Flame Of Ice» is a very good album that offers a great variety of original compositions and beautiful atmospheres. I recommend this group if you are fans of Wintersun, especially the «Time 1» album. The songs that stand out are «Last Farewell» and «A Frozen Flame Of Ice». I strongly encourage you to buy it in digital or physical format available on their Bandcamp since September 1st. I hope it will not take years for another release.
8.5/10
Marc-André Jobin
by Marc-Andre Jobin | Août 15, 2016 | Critiques, Critiques de Shows

Comme chaque année, la première fin de semaine du mois d’août est la fin de semaine que je prends toujours mon congé pour pouvoir participer à un festival métal qui est le Heavy Montréal. Jusqu’ici, les festivaliers ont été chanceux d’avoir des belles fins de semaine et on va espérer que cette tradition va se poursuivre tout au long de cette fin de semaine.
Lors des premières annonces des organisateurs du Heavy Montréal, on a pu constater plusieurs changements. Le premier changement concernait l’emplacement. Si je ne me trompe pas, le nouvel emplacement est le même endroit où j’ai vu le Vans Warped Tour en 2012. Notre repère habituel (R.I.P. 2008-2015) sera tout de même occupé par un autre festival, qui est l’Ilesoniq. De quoi déplaire encore plus aux habitants de St-Lambert.
Le deuxième changement concerne le nombre de scènes. On passe de quatre scènes à trois scènes. C’est donc dire qu’ils sont revenus à la formule offerte pendant quelques années et ça implique également qu’il va y avoir moins de groupes, ce qui réduira peut-être les chances d’avoir un conflit d’horaire. Au lieu que la troisième scène se nomme Apocalypse, elle se nomme dorénavant Blabbermouth.net.
Pour le dernier changement, on retourne à la formule de deux jours au lieu de trois jours.
Cette critique comprend plusieurs parties comme je l’ai fait les années précédentes. Je présenterai une critique de chaque groupe vu durant la fin de semaine. Pour chacune des journées, je vais vous donner mon top 5 des meilleures performances vues dans la journée. Ensuite, je vais parler des points positifs et des points négatifs que j’ai remarqués durant la fin de semaine. Je vais également vous faire la liste de mes achats de la fin de semaine sur le site. Et pour finir, je vais vous donner mon top 10 des meilleures performances de la fin de semaine. Il est important de souligner que les meilleures performances de chaque journée n’occuperont pas nécessairement les deux premières positions mais vous verrez bien. Maintenant allons-y.
SAMEDI
Et voilà, nous sommes finalement rendus le 6 août qui ouvre les hostilités au Heavy Montréal. Une fois arrivé sur le site, je me suis dirigé à la table des marchandises. Dès que mes achats ont été complétés, je me suis dirigé tranquillement vers la scène Blabbermouth.net pour ouvrir mes festivités.
Vastum est pour moi le groupe qui ouvre les hostilités du Heavy Montréal avec son death métal qui vient tout droit de San Francisco, en Californie aux États-Unis. Au départ, c’était supposé être Inquisition, mais ces derniers ont été refusés aux douanes et comme Vastum performait la veille aux Katacombes de Montréeal avec Misery Index, le remplecement fut facilité. Quoique j’aurais pensé voir Misery Index à la place. Voyons voir ce que les membres du groupe ont dans le ventre. Musicalement, c’est solide et pesant même si c’est quand même du déjà entendu. N’empêche que j’ai pas mal bougé la tête au rythme de leur musique. Le son était très bon à l’exception des «backing vocals» de la guitariste qu’on n’entendait presque pas. Les membres avaient tendance à rester dans leur coin, mais l’attraction de leur performance repose sur le chanteur qui a passé plus de temps avec la foule que sur la scène. Il a fait plusieurs «body-surfings» alors que la foule de début de journée s’amassait de plus en plus et le public était de plus en plus nombreux à le soulever au bout de leurs bras. Il se promenait devant la clôture en faisant des grimaces de temps en temps. Même qu’il a sauté par-dessus la clôture pour se promener dans le public pour revenir sur la scène environ deux minutes plus tard pour finaliser la performance. Pour un premier groupe et pour un groupe de remplacement de dernière minute, le groupe a accueilli pas mal de personnes qui avaient l’air d’apprécier leur début d’après-midi ensoleillé et chaud. Et cerise sur le gâteau, il y a eu même pas mal d’action pour un groupe qui ouvrait les hostilités du Heavy Montréal. Quelle belle manière de commencer un festival!
Il m’a fallu attendre un bon 40 minutes pour voir Fear Factory. Le groupe allait jouer au complet, à l’exception d’une chanson, l’album classique «Demanufacture» qui fête son vingtième anniversaire. Dès le commencement, ça sonnait comme une tonne de briques avec Dino à la guitare, dont la précision et le «picking» sont considérés comme l’un des meilleurs. On entendait bien les éléments industriels en arrière-plan. Les gars ne bougeaient pas plus que je l’aurais imaginé. À vrai dire, j’aurais pensé qu’ils seraient restés dans leur coin à bouger la tête. À un moment donné, on a entendu des coups de basse où le son était tellement fort que mes oreilles étaient sur le point d’exploser. Heureusement, le technicien de son a réglé le problème assez rapidement pour que les autres coups soient moins désagréables. Du côté du public, il y avait pas mal de monde très heureux de donner une grosse ovation après chaque chanson. J’ai d’ailleurs vu pas mal de gens autour de moi avec des chandails du vingtième anniversaire de «Demanufacture». Par contre, j’ai identifié deux problèmes à cette performance. Le premier problème repose sur la voix «clean» du chanteur, qui est tout simplement atroce à entendre. Heureusement, les parties plus «clean» ne sont pas très nombreuses. Était-ce un problème de voix du matin, le chanteur n’ayant pas eu suffisamment de temps pour réchauffer sa gorge. Je serais curieux d’entendre si ça serait différent dans une salle de spectacle tard le soir. Le deuxième problème est sur les compositions du groupe. Au début, c’était vraiment plaisant d’entendre ce classique mais plus le temps passait, plus je trouvais que les chansons du groupe se ressemblaient et ça devenait sur le coup redondant à la longue. Comme si mes souvenirs dépassaient ce que j’entendais. Dans l’ensemble, ce fut quand même une bonne prestation.
Ensuite, ce fut au tour de nos représentants du Death Metal, Kataklysm de nous livrer la marchandise. Voici comment je résume leur performance: ils sont restés fidèles à eux-mêmes. Peu importe où le groupe se retrouve, les gars de Kataklysm donnent leur 110% et nous rappelent sans cesse pourquoi ils font partie de la crème de la crème de la scène du Death Metal au niveau international. Le chanteur bougeait pas mal, appelait souvent la foule à se soulever et à faire des «moshpits». Et comme d’habitude, le chanteur a demandé à la foule d’occuper les agents de sécurité en faisant du «bodysurfing». Mais selon ce qu’on m’a rapporté, il y a eu des agents de sécurité qui se sont déplacés dans la foule pour empêcher les gens de le faire. De quoi décevoir le chanteur de Kataklysm. Sinon, musicalement, les gars ont joué un «setlist» solide avec une précision intense et sans merci. Sans oublier que le son était d’une très bonne qualité pendant toute leur performance. Les gens étaient dedans comme d’habitude en brassant la place comme jamais auparavant.
Carcass était le suivant sur la liste. Comme la dernière fois, le groupe s’est concentré principalement sur son dernier album en jouant quelques classiques, dont l’incontournable «Heartwork». Bizarrement, leur performance ne m’a pas tant accroché et j’ai été un peu déçu. Déçu parce que leur «setlist» était très prévisible. Le chanteur n’a presque pas parlé au public comme la dernière fois préférant enchaîner les chansons l’une après l’autre. Les gars ne bougeaient pas tant que ça et restaient dans leur coin. Et même pour les classiques, je n’ai presque pas réagi. Par contre, le son était impeccable et l’ovation du public était au rendez-vous. Peut-être que je suis sorti déçu de leur performance parce que je m’attendais à quelque chose de beaucoup mieux en terme de divertissement.
Après plusieurs groupes plus extrêmes, il était maintenant l’heure de baisser la tension avec un peu de Hard Rock avec nul autre que Sebastian Bach. Toutes les chansons que je voulais entendre, le groupe de l’ex-chanteur de Skid Row les a jouées quasiment dans l’ordre de mes préférences. Ce n’est pas pour rien que Sebastian Bach reste l’un des chanteurs les plus charismatiques de nos jours puisqu’il a énormément d’énergie sur scène, appelait souvent son public à réagir et donnait tout ce qu’il pouvait malgré le peu de temps qu’il disposait. On ne peut nier qu’il adore faire la fête, et ce, peu importe où il se situe. Même les autres musiciens avaient une bonne énergie sur la scène et se donnaient à fond pour respecter les standards de ce que le public attend d’eux. Malgré le petit problème technique relié à une guitare acoustique, le groupe a eu suffisamment de temps pour performer toutes les pièces qu’il voulait jouer. La seule chose qui fut dommage, c’est que l’on n’entendait pas assez le fameux chanteur bien qu’il était dans une forme hallucinante. Malgré un public moins nombreux, en attendant Sabaton, comme Sebastian Bach a voulu un peu blaguer là-dessus (précisément sur le nom semblable au chanteur), j’ai trouvé qu’il a donné un accueil positif au groupe et particulièrement au grand classique de Skid Row «Youth Gone Wild», qui fut la chanson que j’attendais le plus à entendre et le classique incontournable que personne ne voulait manquer.
Un des incontournables de l’édition 2016 était le suivant sur la liste et c’est nul autre que Sabaton qui va s’en charger pour divertir la foule très nombreuse. Dès que j’arrive pas loin de la scène, je peux apercevoir un tank en plein milieu de la scène et de mémoire, c’est la première fois que le groupe l’amène en Amérique. Dès le commencement, les gens commençaient déjà à brasser le terrain dans l’un des plus gros «moshpits» que j’ai vu durant la fin de semaine. Il n’était pas rare, en regardant autour de moi, que les gens connaissaient les paroles des classiques du groupe et même des chansons plus récentes. À chaque appel du chanteur, les gens répondaient de façon extrêmement positive en donnant des ovations, qui furent pas mal les plus grosses de ce que j’ai vu durant la fin de semaine. Comme à leur habitude, les gars sur la scène avaient énormément d’énergie à donner. D’ailleurs, le groupe aurait pu donner un concert de 3 heures et on ne les aurait pas senti fatigués. Non seulement le groupe jouait sa musique avec précision et de façon épique, mais les membres du groupe passaient leur temps à tout donner pour rendre leur courte prestation la plus épique possible. Le chanteur a prouvé encore une fois qu’il est l’un des plus charismatiques de la nouvelle génération et un bon meneur pour soulever la foule. Non seulement ça, mais le groupe a apporté de la pyrotechnie, ce qui a fait en sorte que leur prestation a été encore plus solide et épique que d’habitude. Ce n’est pas pour rien que ce groupe devient de plus en plus populaire au niveau international parce que peu importe où il se retrouve, leur prestation est épique et sensationnelle.
Deux problèmes que j’ai identifiés dans cette prestation. L’un est mineur tandis que l’autre est majeur. Le problème mineur provenait du fait qu’on entendait mal les symphonies en arrière-plan, ce qui rendait les chansons un peu moins épiques. À part de ça, le son était très bon. Le problème majeur est que la «setlist» du groupe est trop prévisible. En réalité, on a très peu d’effets de surprise lorsque le groupe fait un concert parce qu’on sait approximativement quelles chansons il jouera et dans quel ordre ça va se dérouler. Malheureusement, ma prédiction a été presque parfaite à l’exception des deux dernières chansons où je pensais que ça aurait été le contraire. Par contre, ça n’enlève pas le fait que leur prestation fut la plus épique et que la barre est extrêmement haute pour surpasser Sabaton en terme de qualité du show.
S’il y a un musicien qui est tout un guerrier, c’est bien Zakk Wylde qui allait donner une deuxième performance en moins de 24h avec son groupe Black Label Society en plus de donner une performance de son projet solo le lendemain. Je n’ai jamais été un gros fan de ce groupe et le paragraphe suivant va l’expliquer pourquoi entre autres. Avant d’aborder le côté négatif, parlons du côté positif de la performance. Le son durant la performance était très bon puisqu’on entendait très bien et assez également tous les instruments. De plus, Zakk Wylde est un homme qui sait soulever la foule et montrer qu’il est un bon meneur. La foule a d’ailleurs été très active à ce niveau-là. Les autres membres du groupe étaient également quand même assez actifs. Sans oublier que le groupe a joué pas mal les chansons que j’aime bien. Mon problème avec Black Label Society provient de ses compositions. En gros, les compositions du groupe auraient pu facilement se retrouver sur un album d’Ozzy Osbourne puisqu’elles sont similaires. Pas pour rien que plusieurs critiques dénoncent le fait que c’est pas mal le même «pattern». Mais le plus gros hic vient du fait que Zakk Wylde est incapable de faire un solo original. Depuis plus de 20 ans, il fait le même type de solo de chanson en chanson, que ça soit durant sa carrière avec Ozzy Osbourne, dans son projet solo ou avec Black Label Society. À un moment donné, c’est redondant à mort d’écouter ce groupe qui n’a jamais réellement fait quelque chose d’original mis à part d’exploiter encore et encore le même «pattern» redondant peu importe dans quoi il s’embarque. Celui qu’on considérait comme étant un prodige ne l’est plus depuis fort longtemps malheureusement.
Ce que j’aime dans les festivals, c’est de pouvoir voir des groupes que je n’ai pas tendance à me donner la peine d’aller les voir en concert. C’est pas mal le cas pour le groupe Mastodon que ça fait des années que je n’ai pas vu devant mes yeux et dont je ne m’intéressais pas tant que ça sur CD non plus. Il était donc temps de renouer avec le groupe. Malgré le fait qu’il n’y avait pas beaucoup d’énergie sur la scène, je dois dire que leur prestation a été meilleure ce que j’aurais pensé. Ce qui m’a étonné, c’est le choix et l’ordre des chansons qui furent tout simplement splendides. Pas une seule seconde, je me suis ennuyé et même que j’étais complètement hypnotisé par ce que le groupe jouait sur scène. Des chansons provenant des albums que j’aimais moins sonnaient beaucoup mieux en concert. Et ce qui a aidé davantage à rendre cette prestation mémorable, c’est que le son était parfait avec aucun défaut selon moi. Le public fut évidemment très satisfait en offrant une bonne ovation au groupe. N’étant pas un grand fan du groupe, je dois dire que ce fut de loin la meilleure prestation que j’ai vue du groupe dans ma vie.
Nightwish est le suivant sur la liste. La dernière fois que j’ai vu le groupe, c’était en septembre 2012 avec Kamelot au CEPSUM dans le temps que la chanteuse Anette Olzon était au micro. J’ai toujours voulu voir une performance avec la talentueuse Floor Jansen, mais je n’ai pas eu cette occasion de voir Nightwish dans une salle de spectacle. Pour le Heavy Montréal, le groupe a décidé d’amener son arsenal de festival dans le but de donner une performance encore plus grandiose que d’habitude. J’avais très hâte de voir ça. Avant le début de la prestation, j’ai eu la chance de me faire offrir une bière par un individu, que je remercie encore une fois pour cette générosité. Dès que les membres du groupe sont apparus dans l’introduction du spectacle, la foule était visiblement très heureuse de les accueillir et d’écouter pour la prochaine heure ce que le groupe allait nous offrir. Pour nous épater encore plus, il y avait non seulement un écran géant en arrière qui diffusait différentes vidéos selon les chansons, accompagnés des décors de la scène juste en avant, et on avait également le droit à différents types de pyrotechnie. Ça faisait en sorte que leur prestation devenait beaucoup plus intéressante. Concernant le choix des chansons, j’ai un peu de misère avec le fait que le groupe a joué, pendant le 2/3 de sa prestation, des chansons qui sont apparues sur les deux derniers albums. Les chansons du dernier album sonnaient beaucoup mieux que sur CD, mais le fait de finir la prestation avec une chanson qui dure un peu plus de 10 minutes alors qu’il y a des classiques qui sont manquantes, j’ai un peu de misère avec ça. Malgré tout, leur prestation s’est très bien terminée sous les applaudissements du public. L’interprétation de quelques chansons sous Tarja par Floor Jansen est pour moi une réussite et ça sonnait beaucoup mieux qu’avec Anette Olzon. Elle était costumée de façon assez «fancy» avec une longue cape. Les autres membres du groupe ont également donné le ton sur le concert puisqu’ils avaient une bonne énergie et semblaient vouloir à tout prix offrir quelque chose de mémorable au public du Heavy Montréal. En plus, le son était excellent parce qu’on entendait très bien tout le monde sans qu’aucune personne sonne plus fort que les autres. Le public, évidemment émerveillé par cette prestation monstre, a été très participatif et a donné une excellente ovation au groupe, qui fut bien sûr extrêmement méritée. Je n’ai pas observé si ça brassait quelque part dans la foule étant donné que j’ai gardé l’oeil sur ce qui se passait sur la scène. Possiblement l’un des coups de cœur du public durant cette fin de semaine.
Malheureusement, comme j’étais encore très fatigué de mes huit jours de travail consécutifs, je n’avais plus beaucoup d’énergie pour assister à Cult Of Luna. Je sais pertinemment que je vais le regretter, mais comme j’avais besoin de repos, je suis retourné chez moi très satisfait de ma première journée.
Top 5 des meilleures performances de la journée:
1- Sabaton
2- Nightwish
3- Vastum
4- Sebastian Bach
5- Mastodon
DIMANCHE
Déjà la deuxième et dernière journée du Heavy Montréal. Comme à mon habitude, mon premier réflexe lorsque je rentre sur le site du festival est d’aller à la table de marchandise pour m’acheter quelque chose. Une fois que c’est fait, je me dirige à la scène Heavy en essayant de ne pas trop porter attention à la musique du groupe I Prevail que je ne considère pas très bonne.
Pour commencer les hostilités de ma deuxième du Heavy Montréal, je suis allé voir le groupe Hardcore We Came As Romans, que ça faisait un bout que je n’avais pas vu en concert. D’ailleurs, je n’ai pas porté attention aux nouvelles chansons que le groupe a faite depuis leur deuxième album. Voyons voir si le groupe a changé ses habitudes depuis ce temps-là. Heureusement, le groupe n’a pas changé ses habitudes. D’ailleurs, je dirais même que le groupe est resté très fidèle à ce que j’avais vu il y a un peu plus de trois ans. En même temps, j’ai découvert leur nouveau matériel qui n’est pas mauvais, mais qui n’égale pas ce que le groupe a fait sur leurs deux premiers albums et spécialement le deuxième album. Au niveau sonore, je n’ai pas identifié quelque chose d’anormal puisque je l’ai trouvé excellent pour un groupe d’ouverture. Les gars ont toujours autant d’énergie sur scène et bougeaient constamment d’un côté à un autre de la scène. Le public, qui fut fort nombreux, semblait être extrêmement satisfait du moment avec le groupe. Comme d’habitude, le groupe a reçu une très bonne ovation, mais comme le temps a joué contre eux, c’est avec un sentiment d’insatisfaction que sa performance d’une demi-heure a passé littéralement trop vite pour en profiter correctement.
Les Allemands de Mantar étaient les suivants pour une première performance sur le sol canadien. Pour les fans de musique plus «underground», c’était l’un des incontournables de la fin de semaine. Comme mentionné, il s’agissait de sa première performance au Canada et c’était l’occasion de découvrir comment le duo allait s’en sortir. On ne pourrait réellement blâmer le duo pour le manque d’énergie, car le guitariste/chanteur se donnait quand même à fond même s’il restait dans son coin. Le son était bon, mais pas assez fort à mon goût puisque ça manquait d’intensité. Le côté que j’ai le moins aimé de la prestation, c’est le fait que les deux membres du groupe se tenaient sur le côté au lieu de faire face au public. C’est quand même moins pire que d’être dos au public. Un autre détail qui m’a un peu déplu provient des compositions. Comme c’est le cas pour énormément de groupes du même genre que Mantar, à la longue, ça devient redondant. Honnêtement, j’ai trouvé que ça manquait d’inspiration et que l’utilisation de plusieurs riffs était trop fréquente dans leurs compositions. Encore une fois, j’ai été impressionné à quel point plusieurs amateurs de métal plus «underground» étaient présents pour donner une très bonne ovation au groupe, qui fut très touché par l’accueil du public du Heavy Montréal. Même que plusieurs en redemandaient encore et encore, mais comme ce fut une courte prestation, limitée à 30 minutes, il ne serait pas impossible pour le groupe de revenir sur le sol montréalais pour donner une prestation plus longue, car les gens seront prêts à se déplacer pour les soutenir.
Animals As Leaders a été le groupe suivant sur la scène Heavy. Dès que Mantar a terminé sa prestation, tout le monde s’est dirigé vers la scène Heavy pour voir les virtuoses. Je tiens à être honnête et désolé si ça offense les gens, mais je n’ai jamais accroché à ce groupe depuis que je l’ai vu la première fois il y a quelques années. Les gars sont des musiciens hors pairs et savent ce qu’ils font avec leur instrument. Ils ont autant de talents qu’une méchante pognée de groupes que je connais mais bizarrement, j’ai toujours trouvé leur musique plate à écouter et ça ne m’intéressait pas plus qu’il le faut. Peut-être parce que j’ai de plus en plus de misère à écouter des groupes instrumentaux? Pour ce genre de groupes, pour garder mon attention, il est essentiel qu’il se passe de quoi pendant la chanson et j’ai trouvé qu’il ne se passait absolument rien sans avoir de réelle transition entre les chansons. C’est d’ailleurs la même chose que je ressens pour le groupe Scale The Summit. Petit fait amusant: c’est pendant ce «mood» que la pluie glaciale a décidé de tomber pour environ 20 à 30 minutes. Cette pluie a extrêmement bien rafraichi l’air et ça a fait du bien. Disons quand même que la pluie n’a pas empêché le public d’écouter et d’apprécier leur musique. Après chaque chanson, on entendait des cris et des applaudissements. Je me dis quelque part que si une personne n’a pas apprécié la musique des virtuoses d’Animal As Leaders, ce n’est pas le cas pour des milliers fans.
Pour le groupe suivant, je suis allé voir Saint Asonia que je n’avais pas encore eu la chance de voir en spectacle. De mémoire, le groupe était au Heavy Montréal il y a deux ans mais il jouait en même temps qu’un autre groupe que je voulais plus voir. L’occasion était donc parfaite pour découvrir le groupe. Leur prestation fut quelque chose de rafraichissant dans le sens où je n’ai pas l’habitude de voir ce genre de groupes. Sur scène, les gars ont une très bonne énergie et donnaient tout un spectacle pour le peu de temps accordé au groupe. Musicalement, c’est original même si certains bouts me faisaient énormément penser à Three Days Grace. Dans le genre, ce genre de groupes n’est jamais mauvais, mais ça n’écarte pas la possibilité que ça puisse devenir répétitif. Heureusement, ce ne fut pas vraiment le cas et ce fut une bonne chose parce que j’aurais fini par partir assez rapidement. Du côté du public, je dirais que c’est la foule la moins enthousiaste que j’ai entendu du Heavy Montréal, mais les gens furent quand même nombreux à assister à cette prestation qui a passé rapidement. En gros, ce fut quand même une belle découverte et je ne dirais pas non pour revoir le groupe en concert.
S’il y a un groupe qui se retrouve souvent au Heavy Montréal, ou même à Montréal tout court, c’est bien Hatebreed avec son metalcore pesant. J’ai décidé d’aller le voir au lieu de me détendre quelque part sur le site. Je peux vous dire que je n’ai pas regretté mon choix. Les gars avaient une forme du tonnerre pour des gars qui ont été contactés presqu’à la dernière minute. Le son était excellent et même que je trouvais que les chansons du groupe sonnaient vraiment mieux en concert que sur CD. Par exemple, toutes les chansons que j’ai trouvé moyennes sur leur dernier album sonnaient comme une tonne de briques en direct au Heavy Montréal. Le choix des chansons était également excellent sans que j’aille quoi que ce soit à redire sur leur performance. Comme d’habitude, le public était déchaîné et malgré le retour de la chaleur, rien n’arrêtait les festivaliers de fêter et de bouger autant de fois qu’ils le voulaient. Après chaque chanson, l’ovation envers le groupe devenait de plus en plus forte et ça semblait satisfaire amplement le groupe, très heureux de faire un retour sur le sol montréalais après seulement deux mois depuis sa prestation au Théâtre Corona Virgin Mobile. Comme il s’agit de la troisième ou quatrième fois que je vois ce groupe en concert, j’ai trouvé que les gars performaient de mieux en mieux sur scène et que ça devenait de plus en plus un incontournable à voir au moins une fois dans sa vie. Ne regrettant pas mon choix, je suis parti de cette prestation extrêmement satisfait car le groupe avait donné une prestation de feu à son public.
Un autre incontournable du Heavy Montréal était bien sûr Blind Guardian. Le groupe a tenu sa promesse faite il y a environ 9 mois de ne pas prendre cinq ans pour revenir donner une autre performance à Montréal. Il était intéressant de voir comment le groupe allait gérer le décalage horaire étant donné que deux jours auparavant, le groupe était au Wacken Open Air. J’avais surtout hâte de sentir si on allait avoir la même ambiance que lors de sa performance au Théâtre Corona Virgin Mobile, qui fut pour moi le meilleur concert de l’année 2015. Pour le peu de temps accordé, le groupe s’est concentré sur certains incontournables tout en présentant une chanson du dernier album et une chanson de l’album «A Twist In The Myth» paru en 2006. Ce qui m’a surpris le plus, c’est le fait que Blind Guardian ait fini leur prestation avec l’excellente chanson «Valhalla» alors que d’habitude, il finit avec «Mirror Mirror», qui est ma chanson préférée du groupe. Le groupe est visiblement en forme malgré tout même si les membres du groupe restent davantage dans leur coin se contentant de jouer les notes. Seul le chanteur bougeait de gauche à droite de temps en temps pour capter l’attention des festivaliers tout en ayant une voix sublime et en forme pour sa prestation. Dans les refrains les plus connus du groupe, le public chantait littéralement avec lui, mais j’ai trouvé que c’était moins impressionnant qu’au Théâtre Corona Virgin Mobile où ce fut l’un des meilleurs concerts que j’ai vu de ma vie. Et évidemment, les gens criaient et applaudissaient après chaque chanson. Malheureusement, le temps est passé très rapidement et ce fut la fin de leur prestation.
Enfin un 45 minutes de pause avant de voir un peu de brutalité avec Suffocation qui a pris congé de la tournée Summer Slaughter pour venir tripper à Montréal. Et surprise, ce n’est pas le chanteur de Disgorge au micro, mais bien le bon vieux Frank. Et comme lui seul est capable de le faire, à chaque rythme rapide des riffs destructeurs du groupe, il a agité sa main droite au-dessus de sa tête. Suffocation est un autre groupe qui est resté fidèle à lui-même. En effet, les gars ont misé sur le côté «old school» dans leur prestation en présentant des incontournables comme «Infecting The Crypt», «Breeding The Spawn» ou encore «Liege Of Inveracity». C’est sûr que je me serais attendu à plus de mouvements sur la scène, mais ce ne fut pas le cas étant donné que les gars sont restés dans leur coin. Du côté de la foule, c’était surtout des amateurs de Death Metal qui étaient réunis et ils appréciaient chaque seconde de la prestation «old school» de Suffocation. Sans oublier le gros «moshpit» violent qui a duré pas mal toute la prestation. Lorsque les gens couraient en rond dans cette arène de combat, il y avait tellement de poussières qui se propageaient dans les airs que ça créait même un effet de tornade, ce qui était visuellement intéressant même si on ne voyait presque plus les membres du groupe sur scène dépendamment de l’endroit d’où on regardait la scène. Comme d’habitude, Suffocation et Montréal sont faits pour être ensemble et cette histoire d’amour n’est pas prêt de s’arrêter.
Après la performance brutale de Suffocation, c’était au tour de Killswitch Engage de divertir le public. C’est un groupe que je n’ai pas eu beaucoup la chance de voir en concert, mais j’étais curieux de les voir performer. Globalement, les gars étaient très en forme et bougeaient souvent sur la scène de gauche à droite tout en jouant des pièces dont je suis plus ou moins familier. Je dirais que le choix de chanson était solide étant donné que j’ai quand même pas mal trippé. Et comme à leur habitude, le public du Heavy Montréal a eu droit à une excellente reprise de Ronnie James Dio avec la pièce «Holy Diver» parfaitement exécutée en guise d’avant-dernière chanson de leur prestation. Je dirais même que ce fut le moment fort de leur prestation puisque la réaction de la foule a été extrêmement positive. Encore une fois, ce fut pour moi une prestation courte et disons que ça ne m’aurait pas dérangé d’entendre davantage de chansons de la part du groupe parce que j’étais dedans.
Un autre incontournable de la scène du Death Metal repose sur Napalm Death. Je vais résumer de la même manière que j’ai résumé la performance de Kataklysm: ils sont restés fidèles à eux-mêmes. Si les autres membres ne bougeaient pas tant que ça puisqu’ils restaient essentiellement dans leur coin tout en exécutant les pièces l’une après l’autre de façon intense et agressive, le chanteur ne se privait pas de divertir son public. En effet, il était celui, comme d’habitude, qui bougeait le plus sur la scène tout en chantant ses notes de façon impeccable. Petit fait amusant: à peine trois minutes après le début de la performance, le chanteur a glissée sur la scène, mais fort heureusement, il s’est rapidement relevé pour nous en mettre plein la vue. Au niveau sonore, je dirais que je n’ai absolument rien à dire étant donné que le son était tout simplement parfait sans que le technicien de son ait quoi que ce soit à arranger. On entendait tout le monde très parfaitement et ça restait intense. Du côté de la foule, on voyait clairement que Napalm Death avait réuni tous les amateurs de Metal extrême en plus de quelques curieux. Il n’était pas rare d’entendre le public donner une grosse ovation à l’un des plus gros groupes de Metal extrême sur la planète. Et comme d’habitude, on pouvait assister à un très gros «moshpit» où les gens s’en donnaient à cœur joie à foncer sur tout ce qui bougeait et accueillait tout individu qui osait se joindre dans cette espace de combat. Même après une heure, les gens en voulaient plus et malgré que le groupe ait joué la plus longue «setlist», en terme du nombre de chansons, la demande fut très forte pour que le groupe joue encore et encore.
Volbeat est le suivant et la foule était très nombreuse pour regarder leur performance. Auparavant, j’avais écouté quelques chansons et je n’avais pas accroché. Pour être resté à les écouter le temps de 6-7 chansons, j’ai compris pourquoi ce groupe ne mérite pas le succès qu’il connaît en ce moment et c’est assez flagrant comment je n’ai pas aimé ce que j’ai vu et entendu. Avant de parler du négatif, je tiens à dire certaines choses positives. Tout d’abord, les gars bougent beaucoup sur la scène. Le chanteur a une voix quand même originale par rapport au contenu (la musique) et a une très bonne communication avec son public qui était très heureux de voir le groupe et répondait à chaque appel du chanteur. Mon problème avec le groupe vient de ses compositions. Musicalement, c’est un mélange de Metal avec du Rockabilly et du Hard Rock, mais qui recrache exactement tout ce que l’on pouvait entendre à partir des années 70, dans les années 80 et un peu des années 90. Dès les premiers riffs, ça ressemblait beaucoup au riff principal de «Burn It To The Ground» de Nickelback. La chanson suivante, c’était un mélange flagrant d’AC/DC avec un groupe Rockabilly alors que le son ressemblait à celui de Motörhead en un peu moins lourd. Normalement, je bougerais un peu la tête, mais ce ne fut absolument pas le cas tellement que je remarquais trop de défauts dans leur musique. C’est tellement ordinaire que ça devient plate et du déjà entendu à la tonne, ce qui rend leur performance ordinaire et plate.
Pour terminer les hostilités du Heavy Montréal, je ne suis pas allé voir Disturbed, mais plutôt Candlemass qui était pour moi les vrais «headliners» de cette journée. Candlemass est mon groupe préféré dans le Doom Metal et je ne voulais pas manquer une seule seconde de sa performance. En plus, j’ai la chance de m’installer pour voir le groupe à la première rangée, la seule performance à laquelle j’ai assisté de la première rangée tout le long du Heavy Montréal. Je me croisais les doigts pour que sa performance soit épique. Comme de fait, les vétérans du Doom Metal ont fait une performance au-delà de mes attentes malgré que le groupe n’a pas joué autant de classiques que j’aurais voulu en entendre. N’empêche que la «setlist» était très solide. Sur scène, les gars bougeaient quand même pas mal tout en se concentrant principalement sur l’exécution des pièces. Pour une première fois, les gars de Candlemass étaient visiblement très heureux de voir autant de personnes devant la scène à brandir le bras vers eux avec le signe des cornes du diable tout en chantant certains passages des chansons plus connues du groupe. Comme je le souhaitais également, le groupe a eu le droit à une excellente ovation de la part du public. La seule chose que j’ai à dire sur cette performance est que pour moi, le son était trop fort et particulièrement le «bass drum». Mais mis à part ça, on entendait tout le monde parfaitement. D’autant plus que l’exécution des pièces était magique au point que je sentais au fond de moi-même une immense satisfaction d’entendre ce groupe joué devant moi au lieu de sur mon lecteur MP3. Comme je connais Mats Levén depuis quelques années pour sa contribution avec Yngwie Malmsteen, mais surtout avec Therion, j’avais des grosses attentes envers lui au niveau de sa performance. Que dire? Tout simplement parfait. Le chanteur est tout simplement charismatique en bougeant sur la scène et en étant très gestuel lorsqu’il chantait ses parties. Sa voix concordait parfaitement avec la musique et la philosophie de Candlemass. Jamais pendant l’heure que le groupe a joué, je l’ai senti fatigué. Il a été «top shape» tout au long de la performance et avait une bonne chimie avec le public, mais aussi avec les autres musiciens. Bref, pour une conclusion de festival ce fut l’un des moments les plus intenses que j’ai vécu au Heavy Montréal en assistant à l’un de mes groupes préférés dans la musique et j’espère sincèrement que j’aurais l’occasion et le privilège de revoir le groupe à Montréal ou ailleurs dans le monde.
Top 5 des meilleures performances de la journée:
1- Candlemass
2- Napalm Death
3- Blind Guardian
4- We Came As Romans
5- Hatebreed
En conclusion, ce fut encore une fois une très belle fin de semaine où j’ai assisté à des performances impressionnantes tandis que d’autres étaient moyennes ou pas vraiment bonnes. Vous verrez en dessous mes points positifs et mes points négatifs du Heavy Montréal en plus de plusieurs sections originales.
Points positifs
Dans cette section, je vais vous énumérer les points positifs que j’ai remarqués au Heavy Montréal et évidemment je vais vous dire pourquoi.
Le premier point positif poursuit dans la même lignée que les années précédentes et ça concerne certains groupes. Depuis deux à trois ans, les organisateurs nous amènent des groupes qui font des visites très rares à Montréal (voire même au Québec). Cette année, on a eu le droit à Candlemass, Fear Factory, Mantar, Alter Bridge, etc. Il y a de quoi pour plaire à tous les fans de Metal dans cette sélection. Honnêtement, j’espère que les organisateurs ne vont jamais lâcher cet aspect parce que je considère ce point comme étant important. Voir des groupes qui viennent rarement est toujours plus attirant que des groupes qui viennent souvent.
Le deuxième point positif que je peux donner est bien sûr personnel, mais j’ai toujours cette chance de voir tous les groupes que je veux vraiment voir sans qu’aucun n’entre en conflit. Mis à part un groupe que j’aurais voulu voir, disons que tout le reste a été nickel pour moi.
Pour le point suivant, je vais aborder la disposition des scènes pour le festival. J’avoue que j’étais très réticent quand l’emplacement des scènes a été dévoilé par le biais d’une vidéo. Je me souviens d’avoir commenté en disant «beurk». Mais une fois sur place, ce n’était pas si pire que ça. Même que c’est mieux. J’avais seulement la crainte que le son de la scène Molson Canadian enterre le son de la scène Blabbermouth.net parce que les deux scènes jouaient en même temps tout le temps, mais finalement ce ne fut pas le cas. L’accès entre les deux scènes principales est beaucoup plus facile pour passer de l’une à l’autre que sur l’ancien site. Je ne serais pas contre que le festival conserve ce site.
Ce que j’ai aimé de la programmation du festival, c’est le côté «old school». Je trouve qu’il y a toujours ce côté qui revient assez fréquemment avec plusieurs groupes qui ont marqué leur génération, mais la nouvelle également. Cette année, le côté «old school» était largement concentré sur la scène Death Metal. Carcass, Napalm Death, Kataklysm et Suffocation sont tous des groupes qui ont grandement contribué à leur scène et même que les deux premiers nommés ont contribué largement au genre qui est le Grind Metal. Souvenez-vous qu’il y a deux ans, le côté «old school» était concentré sur les groupes de Thrash Metal.
Par rapport à l’année passée, le son était très bon et les petits défauts qu’on pouvait remarquer étaient corrigés la plupart du temps assez rapidement. On entendait pas mal bien tout ce qui jouait sur scène. Tout ce que j’espère, c’est que ce n’est pas un «pattern» puisqu’en 2013 et 2015, le son n’était pas fameux alors qu’en 2014 et cette année, le son était au contraire très bon. D’autant plus que si on assistait à une performance sur la scène Blabbermouth.net, on n’entendait pas ce qui jouait sur la scène Molson Canadian, sauf entre les chansons naturellement. Et le son du festival de l’Ilesoniq qui se tenait simultanément dans une autre portion de l’île n’a pas enterré le son d’aucune scène du Heavy Montréal. Le seul endroit où j’ai pu entendre ce qui jouait à l’autre festival, c’est à l’entrée du site.
Le dernier point positif que j’ai trouvé est la capacité des organisateurs à trouver des remplaçants et à modifier l’horaire rapidement. Comme chaque année, ce n’est jamais plaisant d’avoir des groupes qui annulent et cette année, certains ont dû annuler presqu’à la dernière seconde. Heureusement, les organisateurs ont trouvé des bons remplaçants et ont su donner le ton au festival malgré tout.
Points négatifs
Malheureusement, il y a toujours un petit quelque chose à redire sur ce qu’on n’a pas aimé durant le festival. Il s’agit de faire une critique constructive qui vise, du moins je l’espère, à améliorer certains détails pour une fin de semaine de rêve.
Le premier point négatif est tout simplement flagrant. C’est le manque de toilettes disponibles sur le site. J’ignore le nombre total mise en place, mais je peux vous dire qu’il n’y en avait pas assez pour le nombre de festivaliers sur le site et juste à un endroit, pas loin de la scène Blabbermouth.net, il y avait trois files d’attente pour accéder à des bécosses. Je peux comprendre que le nombre de personnes qui ont assisté au Heavy Montréal a probablement diminué cette année par rapport à l’année dernière, mais ce n’est pas une raison valable pour ne mettre qu’une poignée de toilettes pour un festival.
Le deuxième point que je veux aborder, et désolé de faire mon critique culnaire à la Gordon Ramsay, mais je ne peux pas passer à côté et je dois aborder la qualité de la nourriture des tentes casse-croûte, pizza, etc. Par exemple, samedi, j’ai pris un hamburger avec des frites et j’ai presque vomi tellement que ça goûtait mauvais. Les frites n’étaient presque pas chaudes, même pas assaisonnées et on pouvait goûter le surgelé dès la première bouchée. La boulette de viande ne goûtait presque rien, aucune saveur, extrêmement fade et en plus,le tout était froid. Sans oublier que le pain n’était pas cuit. Honnêtement, j’aurais dû demander un remboursement tellement que c’était mauvais parce que ce fut l’un des 10$ les plus mal investis de toute ma vie. Même l’espèce de «food truck» où j’ai pris un hamburger Angus avec des frites avait quelques défauts dans sa nourriture. Pour le prix que les festivaliers payent, on s’attend à de la meilleure qualité.
Le prochain point est quelque chose de similaire, mais ça concerne les files d’attente pour pouvoir remplir sa bouteille d’eau. Selon le plan du site, il y avait deux postes de remplissage, mais je crois que l’un des deux était dans la zone VIP, ce qui réduit à un seul et unique endroit pour la majorité des festivaliers pour remplir leur bouteille d’eau. Peu importe le moment au cours de la fin de semaine, les files d’attente n’ont jamais diminué et il y avait, selon ce qu’on m’a dit, environ 10-12 robinets pour plusieurs milliers de festivaliers. Est-ce que le but d’avoir mis si peu d’endroits pour remplir sa bouteille était d’augmenter les ventes des bouteilles d’eau? Ou est-ce simplement une négligence de la part des organisateurs? C’est quand même ironique qu’ils se donnent la peine d’afficher plusieurs fois comme message de bien s’hydrater. Ce n’est certainement pas avec de la bière que ça va marcher. Il faudrait s’améliorer là-dessus.
Le dernier point que j’aimerais identifier comme étant quelque chose qu’il serait utile à améliorer concerne le fait que plusieurs endroits qui vendaient de la nourriture et de la bière n’avaient pas une machine qui permettait de payer avec une carte de débit ou une carte de crédit. Saviez-vous qu’il y a un peu plus de 72 millions de cartes de crédit qui sont en circulation au Canada, ce qui représente le double de sa population. Dans ce chiffre, on ne compte pas les touristes qui représentent plus de 10 millions par année et qui ont fort probablement aussi une carte de crédit. Il serait important que les organisateurs puissent fournir au moins une machine à chaque endroit où on vend de la nourriture et/ou de la bière. On me dira qu’il y avait des machines ATM. Cependant, je tiens à rappeler que ce n’est pas tout le monde qui a le goût de payer 5$ de frais, si ce n’est pas plus, et en plus, n’oubliez pas que certaines machines ATM appartiennent à la mafia. Si vous pensez que je délire là-dessus, je vous invite à faire vos petites recherches. Si certaines gens payent en argent comptant tout au long du festival, tant mieux, mais des gens comme moi utilisent beaucoup la carte de crédit pour faire des paiements (sans pour autant m’endetter). Et avec le chiffre que j’ai donné plus haut, c’est assez convaincant pour que tous les endroits où il y a nourriture, marchandise et boisson de tenir une machine qui permet aux consommateurs de payer avec leur carte de débit ou de crédit.
Achats de la fin de semaine
Voici la liste dees achats que j’ai faits sur place et je me suis trouvé sage par rapport aux années précédentes:
Chandail de Vastum: 40$
Hamburger: 6.50$
Frites: 4.50$
Hamburger Angus: 7$
Frites: 4$
Bouteille d’eau: 2.50$
3 bières avec le verre Heavy Montréal: 27$
TOTAL de 91.50$
Top 10 des meilleures performances
Pour finir ma critique du Heavy Montréal, j’ai pensé qu’il serait intéressant de vous présenter mon top 10 des meilleures performances auxquelles j’ai assisté. J’aimerais seulement que vous notiez qu’il s’agit d’une opinion personnelle et que ce n’est pas mes deux choix #1 de chaque journée qui occupent les deux premières positions:
1. Sabaton
2. Nightwish
3. Candlemass
4. Napalm Death
5. Vastum
6. Blind Guardian
7. We Came As Romans
8. Hatebreed
9. Sebastian Bach
10. Mastodon
Marc-André Jobin