Nouvel EP: Jerkswitch – 100% Wholesome Pants Party

Jerkswitch 

Nouvel EP: 100% Wholesome Pants Party 

EJ Lang: Lyrics, Vocals, Guitar
Will De Francesco: Guitar, Back Vocals 
Pat Savate: Bass, Back Vocals 
Gabriel Lalancette-Allard: Drums 

Cette formation de Rimouski nous revient avec un tout nouvel EP où il se met presque à nu de façon humoristique (en image). Encore une fois, ils nous prouvent que, même si nous pouvons les voir sous les étiquettes punk ou hardcore, sans aucun doute, il en reste que Jerkswitch dépasse ces petites cases musicales pour toujours aller chercher de façon intelligente, un mixage de style, de l’audace dans leur ouverture, mais aussi une création efficace qui, malgré ces multiples facettes, nous garde dans leur monde d’intrigue et de découverte.

Pushin’ Daisies est une pièce punk-hardcore rapide et old school qui nous réveille. On poursuit Code Red, dans un hardcore avec une touche de ska et un ajout de  »back vocals » qui apporte des moments plus légers et festifs. Un changement de ton plus rock (punk) termine sur une ambiance de reggae bohème. Tout ça, pour le prix d’une seule chanson, et avec un tonus formidable, sans donner l’impression d’une « structure décousue ». C’est un art en soi. Avec Fight a Table, on ajoute des touches funk psychédéliques et autres… Rx, elle aussi, cache en elle ce petit « je ne sais quoi » de style qui s’ajoute. Pour une touche finale, on ajoute la pièce Lidocaine de l’album éponyme Jerkswitch, mais cette fois-ci, en mode acoustique et qui lui redonne un nouveau souffle pour l’été.

Les textes sont écrits au ‘’Je’’, ce qui donne l’envie de dire qu’on veut nous accompagner dans une exploration personnelle en plus de musicale. Je vous laisse le loisir de lire les paroles (voir le lien Bandcamp) et oui c’est un album que je vais mettre dans ma liste d’achat, dès que j’en ai fini avec la dernière fraude de ma carte de crédit. 100% Wholesome Pants Party, cinq chansons à écouter en continu. 

Ondes Chocs: Que ce soit, du ska, reggae, funk et autre, comment arrivez-vous à nous emmener dans des univers musicaux variés, tout en maintenant une identité musicale cohérente, grâce au son unique de Jerkswitch ? 

Jerkswitch: ‘’Très bonne question. Honnêtement, je pense que c’est dû au fait que chaque membre du band apporte des influences différentes! Nous avons tous un background différent et une approche différente envers la musique, alors lorsqu’on se retrouve les quatre ensemble, c’est ce qui crée le son Jerkswitch.’’ 

Voici le lien pour découvrir le EP: 
https://jerkswitch.bandcamp.com/album/100-wholesome-pants-party 

Il y a aussi une autre possibilité qui s’offre à vous pour les découvrir ou les revoir, car ils feront partie du Pouzza 2025 à Montréal. Ce festival qui compte une brochette incroyable d’artistes qui est prévu pour cette fin de semaine, du 16 au 18 Mai. Pour ce qui en est, plus spécifiquement à la présence de Jerkswitch, vous pourrez les entendre vendredi au Turbo Haus à 19:50 (2040 Rue Saint-Denis Mtl) 

-Christian lamothe, chroniqueur de l’Underground

Critique d’album: BOT 41 -The Future Is Ours (28 avril 2025)

BOT 41
The Future Is Ours
Independant (Pete Lavoie – Death Note Silence)
28 avril 2025

Liste des pièces

  1. WTF
  2. Recess
  3. Failure
  4. Rated M
  5. Independent
  6. T&A
  7. Planned Obsolescence
  8. Linoleum
  9. Early Birds
  10. The Fall

 

Liens des réseaux sociaux, pour écouter l’album
FB : https://www.facebook.com/BOT41
IG : https://www.instagram.com/bot41project
Spotify : https://open.spotify.com/intl-fr/artist/4WI9St4UDgfcbmol7lO49V?si=QAkVE_R-T-Cw5yONlcFbpw

BOT 41 – The Future Is Ours

Bienvenue dans un monde virtuel entre le réel et la fiction! C’est ce que nous présente BOT 41 avec son album « The Future Is Ours », sorti le 28 avril dernier en tant qu’indépendant. Réalisé par le guitariste Pete Lavoie de la formation Death Note Silence, BOT 41 se voit être le mix par excellence entre le metal moderne et le metal industriel des années 90. Dès la première écoute et la première pièce jouée, nous voyons le sérieux que Pete souhaite faire vivre à toute personne écoutant son album. 

La production est excellente alors que nous pouvons reconnaître les influences industrielles tout le long, alors que l’électro se fond à perfection avec le drum et la guitare. On dirait presque que nous sommes en train d’être dans l’univers du jeu Cyberpunk accompagné d’une voix gutturale prête à nous défoncer les tympans! Alors que notre société est présentement en train de vivre des moments historiques à chaque jour, BOT 41 nous plonge dans son univers post-apocalyptique sur les enjeux de la société et de sa vision de celle-ci dans son monde futuriste. Pete n’hésite pas à jongler entre les différents thèmes d’actualité tout en apportant sa petite touche personnelle.

« The Future Is Ours » est un excellent album pour tout fan de Death Note Silence qui désire connaître davantage une autre facette de leur cher guitariste en formule « one man band »! Le côté électro/industriel est vraiment ce qui m’a accroché le plus alors que le mix est fait naturellement nous rappellant les bonnes années de ce style. 

Une soirée de lancement est prévue au Dés Truqués de Shawinigan ce vendredi 9 mai à 19h. Nul autre que Pete sera présent afin d’être le DJ invité pour mettre le party dans la place! Il sera accompagné des gars de Death Note Silence et du groupe Change My Brain With Cakes

Lien : https://www.facebook.com/events/695648652891439/

Note : 8,5/10 

Phil Grondin

Critique d’album: Burning The Oppressor – Waking Nightmare (18 avril 2025)

Burning the Oppressor 

Le nouvel album: Waking Nightmare 

Au loin, on voit le ciel s’obscurcir dans le monde du Heavy metal québécois. Jour après jour, l’ombre si attendue par les fidèles prend place sans confusion. Sous les tambours, qui annoncent l’événement, nous nous levons pour enfin les accueillir à leur retour sur la scène et aussi être à l’écoute de leurs nouveaux chants furieux. Le 18 avril 2025, ils nous reviennent forts de leur expérience créatrice, brandissant ce nouvel artefact du nom de Waking Nightmare. Vous et moi, mes frères et sœurs, levons nos bras vers les podiums du deathcore, pour faire les honneurs à cet événement si attendu de la réapparition de Burning the Oppressor. Depuis plus d’un mois, je me suis exposé à la nouvelle œuvre de ceux-ci et, humblement, je vous livre mes pensées et mes délires. 

 

Eternal Rest et Slaying Princess 

Comme pour toute intro de pièce majeure Eternal Rest, mélancolique à ses débuts, va nous élever avec détermination au rythme beaucoup plus brute qui suivra. Quand une formation prend le temps de faire un prélude du genre, on se doit de frapper fort pour lui donner sa raison d’être. Est-ce réussi? Comme une cavalerie qui se plonge frénétiquement au travers des premières lignes ennemies, Slaying Princess percute et met en pièces. Le retour en arrière est maintenant impossible… Les hostilités sont lancées de façon foudroyante. Cette pièce, qui est un paradoxe de brutalité, est intelligente dans sa composition, nous ouvre un monde de souffrance où la réponse instinctive, incrustée de vengeance, se répand dans une réalité sauvage. Une Loi du talion, faussée par le traumatisme, mais dominante dans les nouvelles règles infligées par une âme meurtrie. Mais quel début d’album remarquable, avec des touches subtiles tant dans les voix que dans les instruments ! Aucun étonnement pour moi qu’une vidéo soit mise de l’avant pour cette pièce… de la bombe. 

 

 

Animal 

Grandit dans la blessure, apprentissage de l’attaque pour la défense… la furie qui libère de la cage physique pour s’enfermer dans une cage psychique où les tourments et les rages s’entremêlent pour forger l’être malsain, mais qui assure la survie. On est dans l’émotion primitive, l’impulsion. Cette chanson comprend un superbe solo efficace qui donne à peine le temps de respirer dans ce monticule d’agressivité musicale. L’animal ayant la rage est dangereux… même si l’on veut bien comprendre sa souffrance. 

 

Explode 

Pièce très intéressante, qui semble être un moment de conscience, mais non de contrôle. Loin d’être dans l’œil du cyclone où l’on aurait un répit. Un moment où la souffrance est plus grande que la rage, nous met dans une position à admettre que l’on voit les démons qui nous habitent sans vision claire, sans introspection possible, ni capacité de les dominer. Un moment de supplice où l’on a l’impression qu’on va exploser, comme dans un vieux film de Scanners… mais il n’y a aucune délivrance. N’est-ce pas déjà clair pour vous, le titre de l’album prend tout son sens, le cauchemar éveillé (Waking Nightmare). Au niveau musical maintenant, je trouve que l’ambiance est bien choisie avec un son moins d’impact mur à mur, sans perdre de férocité, mais plus de clarté au niveau des subtilités. 

 

Suffocation 

Jusqu’à maintenant, l’évolution de l’album m’épate, car il semble vraiment y avoir une suite dans les idées, dans la thématique continue. L’être humain, physiquement parlant, ne peut être en mode rage plus que quelques heures… après Slaying Princess et Animal dominés par cette transe bestiale et écumante. Explode repose sur une dynamique changeante et nous voilà avec une pièce sur la dépression, l’angoisse du vide de sa propre vie. Je ne sais pas si c’était voulu, mais Suffocation est clairement une suite logique si on a voulu avoir des nuances d’émotions adroitement ficelées ensemble. J’ai aimé aussi cette introduction très rock progressive qui donne une belle levée au retour du son deathcore. Avec un refrain death-mélancolique puissant que je retrouve parfois avec une formation comme Avatar. On sent le poids du monde et ma foi, j’adore les envolées de guitare qui donne un beau cachet à cette chanson. 

 

Two Faces 

On revient avec un son lourd, lourd, l’ambiance est lourde, car on porte les lunettes de la personne qui souffre devant un système hospitalier non hospitalier. On s’enfonce dramatiquement sous les regards de ceux qui nous administrent les doses. On se sent trahi, mais, il est flou à savoir d’où vient ce sentiment, de la maladie? De la réalité? Ou tout simplement des deux. Je crois que cette chanson n’est pas dans le jugement total de la situation, mais dans le ressenti. Une expression de coma éveillé où tout devient extérieur à l’esprit fatigué… même son propre corps. Derrière cette rythmique deathcore, il y a une ambiance sludge dans sa dynamique qui me tourne dans la tête. Avec ce titre, nous voilà rendus à la moitié de l’album. Jusqu’à maintenant, un superbe travail par Burning the Oppressor… Je m’attends et je souhaite qu’ils me restent des surprises en portant l’oreille à cette deuxième partie. 

 

Exhausted 

Un roulement de percussion qui débute cette deuxième partie, une seconde énergie qui nous revient. Je suis certain que vous serez d’accord avec moi quand je vous dirai que l’arrivée de la partition de guitare (soliste) à partir du milieu de la chanson est très attrayante pour les amateurs de métal plus traditionnels, ce qui donne une superbe finition à ce titre qui ne m’épuise en rien. Pour la première fois, on ressent une reprise de contrôle sur le ‘’je’’ fasse aux démons intérieurs et aux abominations de la vie. La colère est ressentie, mais, dans ce titre, on s’approprie la conscience. Malgré la fatigue et le challenge immense, on sent le combat intérieur plus en construction qu’en auto-destruction.

Never 

On est dans un thrash intense et j’imagine déjà un  »pit » de metalhead tourner en rond et faire du rentre-dedans et crier Never!!! Mon esprit me dit: ‘’rentre dans le tas! Mon corps me dit: ‘’Laisse donc ça aux plus jeunes, svp!’’ Nous verrons bien qui gagnera dans ma propre dualité lors du spectacle au Trou du Diable. Cette chanson est parfaitement bien positionnée sur l’album. Un ralliement, un refus contagieux dans toute sa lucidité. Prenez vos vitamines et ne mangez pas trop, car, lors du spectacle, c’est dans le ‘’cercle ou mur de la mort’’ qu’on risque de se rencontrer. Encore une fois, j’aurais beaucoup de difficulté à croire que cet album, de la façon qu’il a été positionné (chaque titre) ne soit qu’un joli hasard. Il y a clairement une ligne de conduite à plusieurs points dans sa conception, superbe travail. 

 

Lizards & Worms et Silence 

Non, ce n’est pas parce que j’avais perdu tout désir d’écrire. Après plusieurs écoutes et analyses, je voulais simplement écouter Kevin Bordello lui-même et vous le livrer dans une question qui, je l’espère, vous fera encore plus apprécier l’œuvre. 

Ondes Chocs: À quelques reprises lors de mes commentaires sur l’album, j’écris sur la démarche évolutive structurée de différentes pièces. D’un départ, où l’émotion et la conscience sont floues par la douleur et la rage, peu à peu, on ressent une certaine libération, un recul qui s’installe. Les deux derniers titres (Lizards & Worms et Silence) me font ressentir cette nouvelle prise de contrôle, malgré la douleur et la colère, et même une forme d’espoir avec l’arrivée de Silence. Ai-je tort si je te dis que, dans tout cet amalgame de rage et de confusion, il y avait une intention claire de terminer l’album avec un message positif ou du moins dans l’éveil? 

Kevin Bordello: ‘’Oui tout à fait. Ces deux chansons explorent des thèmes profonds liés à la lutte intérieure et à la perte.Lizards & Worms illustre un combat entre l’espoir et le désespoir, exprimant une colère accumulée face à un monde hostile et déshumanisant. Pourtant, au-delà de cette rage, la chanson évoque une volonté de transformation, d’acceptation du passé et de résilience pour bâtir un avenir plus fort. Silence, quant à elle, est une ode poignante au deuil et à l’amour pour des êtres chers disparus (nos mamans à moi et JF). Écrite initialement pour JF et sa mère, elle est ensuite devenue un exutoire personnel suite à la souffrance et au décès de la mienne quelques mois plus tard. Elle traduit le poids d’une douleur profonde et de l’impuissance face à la souffrance. Mon désir était toutefois de laisser transparaître un espoir de paix et de protection après la mort. La guérison à travers le processus du deuil. L’acceptation de la mort. La fin de l’album capture l’intensité des émotions humaines, entre la rage, la perte et un espoir de renaissance à travers ces épreuves-là.

 

THE VOID 

The Void qui nous laisse avec une ambiance de regard au loin après une longue et terrible journée, où les mots ont tous été dits… terrible douceur sans nostalgie. Je souhaite avoir bien rendu le tout… Sinon, vous venez régler ça avec moi dans le mosh pit à Shawinigan le 25 avril… Pour les autres, n’oubliez pas qu’il y a six dates déjà inscrites au tableau pour la sortie de l’album Waking Nightmare

Voici un lien Waking Nightmare (album disponible le 18 avril 2025) et tous les autres albums de Burning the Oppressor!!! 

Burning The Oppressor – Waking Nightmare

De plus, à chaque endroit, ils seront accompagnés de différents groupes, comme si le monde du métal s’était donné le mot pour être au rendez-vous et goûter eux aussi au retour de Burning the Oppressor, regarder plus bas pour les dates et la palette d’artistes invités, il ne manque que vous! 

 

-Christian Lamothe, chroniqueur de l’Underground

Critique d’album: Dream Theater – Parasomnia (7 février 2025)

Dream Theater
Parasomnia
Label: Inside Out
Producteur: John Petrucci
7 février 2025

Liste des pièces

  1. In the Arms of Morpheus
  2. Night Terror
  3. A Broken Man
  4. Dead Asleep
  5. Midnight Messiah
  6. Are We Dreaming ?
  7. Bend the clock
  8. The Shadow Man Incident

 

 

Lien pour achat / Link for purchase :
https://dreamtheater.net/

 

***See below for english version.

Critique album

Le 25 octobre 2024 était le grand jour ! Le retour aux sources de ce groupe, devrais-je dire ! Cette date marque le retour de Mike Portnoy en tant que drummer pour le groupe progressif Dream Theater, qui est actif depuis 1985. Le groupe est constitué du chanteur James Labrie, du guitariste John Petrucci, du claviériste Jordan Rudess, du bassiste John Myung et du drummer Mike Portnoy. Mike Mangini, semblant partir vers une carrière solo, avait alors assuré la place de drummer au sein du groupe pendant les 13 dernières années. N’ayant pas travaillé sur un album ensemble depuis la sortie de Black Clouds & Silver Lining sortie en 2009, les voici de retour en force, telle une grande famille, avec leur 16e album studio intitulé Parasomnia qui est sorti le 7 février sur le label Allemand InsideOut Music

Le titre de l’album, Parasomnia, est le nom d’une catégorie reliée aux troubles du sommeil se caractérisant par des mouvements, des émotions, des comportements et des paroles anormaux durant le sommeil. On retrouve, entre autres, dans cette catégorie les terreurs nocturnes ainsi que le somnambulisme. Il est donc simple de comprendre que le thème principal de l’album sera le sommeil et ses troubles. Pour ce qui est de la pochette, elle a su générer une légère polémique sur les réseaux sociaux ces dernières semaines, car elle a été générée en partie par une intelligence artificielle. Elle reflète à mon avis très bien l’idée générale de l’album et nous donne un incroyable repère visuel avant l’écoute de celui-ci.

L’album contient 12 chansons et la première, In the Arms of Morpheus, est une chanson entièrement instrumentale. Elle comporte plusieurs petites choses très intéressantes et originales, comme le bruit d’une sonnerie ou des chuchotements. La pièce est parfaite pour nous mettre dans l’esprit même de l’album, nous faire vivre l’album. Il faut voir cet album comme un film dans lequel on se retrouve à être le personnage principal . Un film avec une complexité incompréhensible dépassant les structures musicales modernes. Il faut cependant compter une bonne dizaine de minutes dans cet album avant que nous puissions entendre la voix de James Labrie.

Night Terror, la deuxième chanson, nous plonge directement dans une vibe plus horrifique et anxieuse grâce à tous les changements de signature rythmique et à l’incroyable performance du claviériste Jordan Rudess. Elle fut la première à sortir sur Spotify par rapport à cet album, ce qui donna un magnifique avant-goût aux fans du groupe. C’est le genre de chanson qu’on écoute la bouche grande ouverte tellement nous sommes épatés de ce qui se passe à l’intérieur de celle-ci. Elle contient d’incroyables solos de guitare de la part de John Petrucci qui n’hésite en aucun cas à nous démontrer son aisance à performer ces parties très complexes.

Un peu plus loin dans l’album, nous retrouvons la chanson A Broken Man qui, selon moi, est la chanson mettant le plus Mike Portnoy en valeur. Avec de nombreuses fills intéressantes à la batterie et avec un incroyable double kick au début de la pièce, notre cher drummer a bien su nous rappeler son potentiel exceptionnel.

La dernière chanson se nomme The Shadow Man Incident et atteint presque la barre des 20 minutes. Je la considère et la vois comme un genre de récapitulatif de cet album, ou devrais-je dire, cette nuit de cauchemar que Dream Theater nous a fait vivre. La chanson nous met à la place d’une personne qui vit une paralysie du sommeil et que nous vivons une certaine confrontation contre un être imaginaire qu’on voit durant cette dite paralysie. Avec un snare roll de style militaire et plusieurs séquences très captivantes de la part de ces musiciens, elle est simple d’écoute et ne paraît pas trop longue. Elle fait partie de mes pièces préférées de Parasomnia, car j’ai toujours aimé analyser les chansons qui durent plus de 10 minutes. C’est avec fascination que j’ai écouté ce morceau en sirotant mon café ce matin.

Cette nouvelle sortie de Dream Theater est le résultat d’une chimie exceptionnelle. Nous n’avons jamais l’impression que quelqu’un en fait trop et enterre un autre musicien. Ils se complètent tous à merveille dans leur unique technicité musicale. L’album a une production très claire qui n’est ni trop lourde, ni trop simple d’écoute. Comme nous le savons tous, après l’écoute de certains albums, nous ne ressentons plus le goût de l’écouter en entièreté de nouveau, mais avec Parasomnia, ce n’est pas le cas. Nous avons l’envie de le refaire jouer de nouveau afin d’essayer de comprendre tous les éléments possibles qu’on aurait pu manquer lors de la première écoute. C’est un album que j’ai vraiment apprécié et que je qualifie d’important dans chacune de ses chansons. Je lui attribue alors la note de 9,5/10 et le recommande à chacun d’entre vous.

Liste des pièces

In the Arms of Morpheus
Night Terror
A Broken Man
Dead Asleep
Midnight Messiah
Are We Dreaming ?
Bend the clock
The Shadow Man Incident

Durée: 72 minutes

Jade Poliquin

 

English 

Dream Theater – Parasomnia

October 25, 2024 was the big day! The band’s return to its roots, I should say! This date marks the return of Mike Portnoy as drummer for the progressive band Dream Theater, active since 1985. The band consists of singer James Labrie, guitarist John Petrucci, keyboardist Jordan Rudess, bassist John Myung and drummer Mike Portnoy. Mike Mangini, seemingly heading for a solo career, had been drummer with the band for the past 13 years. Having not worked on an album together since 2009’s Black Clouds & Silver Lining, they are back in full force, like one big family, with their 16th studio album, Parasomnia, due for public release on February 7 on thd German label InsideOut Music.

The album’s title, Parasomnia, is the name of a category of sleep disorders characterized by abnormal movements, emotions, behaviors and speech during sleep. These include night terrors and sleepwalking. It’s easy to understand that the main theme of the album will be sleep and its disorders. As for the cover art, it has generated a little controversy on social networks in recent weeks, as it was generated by artificial intelligence. In my opinion, it reflects the general idea of the album very well, and gives us an incredible visual cue before listening to it.

 

The album contains 12 songs, the first of which, In the Arms of Morpheus, is entirely instrumental. It features several very interesting and original little things, such as the sound of a ringing bell or whispers. The piece is perfect for getting us into the very spirit of the album, letting us experience the album. You have to see this album as a film in which you find yourself the main character. A film with an incomprehensible complexity beyond modern musical structures. However it takes a good ten minutes in this album before we hear James Labrie’s voice.

 

Night Terror, the second song, plunges us straight into a more horrific and anxious vibe, thanks to all the rhythmic signature changes and the incredible performance of keyboardist Jordan Rudess. It was the first to be released on Spotify in relation to this album, giving the band’s fans a wonderful foretaste. It’s the kind of song you listen to with your mouth wide open because you’re so amazed at what’s going on inside it. It features some incredible guitar solos from John Petrucci, who has no hesitation in demonstrating his ease in performing these highly complex parts.

 

A little further down the album, we find the song A Broken Man, which, in my opinion, is the song that most showcases Mike Portnoy. With many interesting drum fills and an incredible double kick at the beginning of the piece, our dear drummer reminds us of his exceptional potential.

 

The last song on the album is called The Shadow Man Incident and clocks in at almost 20 minutes. I see it as a kind of recap of this album, or should I say, this nightmare night that Dream Theater put us through. The song puts us in the shoes of a person experiencing sleep paralysis, and we experience a certain confrontation against an imaginary being we see during said paralysis. With a military-style snare roll and several very captivating sequences from these musicians, it’s easy to listen to and doesn’t feel too long. It’s one of my favorite pieces from Parasomnia, as I’ve always enjoyed analyzing songs that last longer than 10 minutes. It was with fascination that I listened to this piece while sipping my coffee this morning.

 

This new Dream Theater release is the result of exceptional chemistry. We never get the impression that someone is trying too hard and burying another musician. They all complement each other wonderfully in their unique musical technicality. The album has a very clear production that is neither too heavy nor too easy to listen to. As we all know, after listening to some albums, we don’t feel the urge to listen to the whole thing again, but with Parasomnia, that’s not the case. We want to play it again to try and understand all the possible elements we might have missed on the first listen. It’s an album I’ve really enjoyed, and which I’d describe as important in every one of its songs. So I give it a 9.5/10 and recommend it to everyone.

Défaillance – Nouvel Ep! Se Rendre Malade… 

 

 

Défaillance 

Nouvel Ep! Se Rendre Malade… 

En janvier 2025, ce groupe punk québécois nous offre un nouvel EP. Après plus de 25 ans d’existence, auront-ils encore autant d’énergie et de mordant? Que vous dire de plus que cet album est l’exemple parfait d’un pitbull qui ne veut pas lâcher le morceau. Un album rebelle où les instruments sont prêts pour aller à la baston. Je vais prendre le temps de lire et relire les textes. Vous faire part de mes impressions, avec quelques surprises et avec un peu de musique survoltée. Voici, Se Rendre Malade…une pièce à la fois. 

Se Rendre Malade…(pour des Malades) 

Un hymne national à l’agonie d’un système de santé tenu à bout de bras par ceux qui sont à genoux. Les décennies passent pour un message qui ne passe pas. Défaillance hurle pour ceux qui ont la gorge trop sèche d’avoir crié trop longtemps. On connaît tous quelqu’un en burnout, un(e) qui parle de son double quart de travail avec des larmes aux yeux. Pendant que les fonctionnaires ramassent leur bonus de fin d’année, eux, sur le plancher, sont à la ramasse. Voilà une belle façon de démarrer un album, avec un poing sur la table avec une thématique qui nous tient à cœur. Ça donne le goût d’apprendre le texte pour le crier nous aussi! 

 

1979 

Une date très importante dans l’univers punk, pour une raison bien claire : le décès de Sid Vicious, qui représentait le côté plus sombre et intrépide du mouvement. N’étant pas reconnu pour être un musicien aguerri, il fut toutefois et sans contredit une figure importante de l’essence même du punk anglais de ces années. Si symbolique qu’il ait repris la chanson My Way, car, jusqu’à sa fin tragique, il était unique et incorrigible. La fin des années 70 marque aussi une rupture entre le punk traditionnel face à un punk rock qui se dilue dans la ‘’pop culture’’ au cours des années 80 et surtout 90. Je crois que Défaillance, dans cette chanson, démontre une belle expression de ce passage et de la force du mouvement dans l’histoire. Toujours avec une fougue comme on les connaît et un solo de guitare parfaitement exécuté. 

Fuck ton Apitoiement 

Que j’aime le début de cette chanson avec le son de basse grasse et la rythmique rapide qui s’ensuit, ça décape la peinture. Un puissant coup de pied dans le derrière pour nous rappeler que nous sommes propriétaires et responsables de notre destinée. Nous ne sommes pas victimes, mais maîtres et bourreaux face à notre propre apitoiement. Ça me rappelle bien l’entrevue en 2022 qu’il avait faite avec Claudia Bo sur son podcast Le P’tit Moment Thrash (maintenant mieux connu comme rédactrice du Bad Crew) où ils parlaient de la baisse drastique des présences dans les salles lors des shows punk, surtout depuis le covid. Nous sommes en 2025 et ils sont toujours debout et forts. Quelle résilience ! En plus, on peut confirmer qu’ils suivent eux même la voie qu’ils prêchent. Loin de vouloir se donner une tape dans le dos, le message est au sens large, comme on dit en anglais: get a grip! 

Résistance 

Pièce qui nous mélange punk, rock et ska, un tourbillon dans la protestation. Défaillance, en collaboration avec Shantal Arroyo (Overbase) et Joe Evil (GrimSkunk), nous offre une chanson aux sonorités très 2000, très entraînante, et avec une multitude de vagues d’énergie qui nous donnent le goût de faire la fête de manière joyeusement rebelle. J’ai eu la chance de rejoindre Shantal au sujet de leur collaboration.

Ondes Chocs: Parlez-moi de votre collaboration avec Défaillance sur la chanson Résistance? 

Shantal Arroyo: ‘’Donc, en fait c’est les gars de Défaillance qui m’ont contacté et je crois qu’il y a en même temps, ils en parlaient avec Joe ça a été un peu compliqué parce que nos horaires sont difficiles à conjuguer. Dernièrement, moi, je m’occupe à temps plein d’un café qu’on a ouvert à Montréal et Dieu sait que la restauration, ça prend du temps sans compter. C’est un bar, une salle de spectacle et une salle d’exposition. Donc ça a été un peu difficile de se coordonner, on a fini par enregistrer au studio Indica. Joe et moi avec Peter à la console (Grimskunk), ensemble, puis on a fait parvenir les tracts à Défaillance. C’est sûr que Joe et moi, c’est pas la première fois qu’on collabore ensemble, donc c’était quand même assez facile à faire! C’était super le fun on a bien aimé ça!’’ 

 

Avant 

On retourne avec une sonorité plus brutale et un texte de remise en question sur les changements sociaux. Une nostalgie un peu désespérée face à un présent qui nous propulse dans un mur. Tous ces rêves qui s’effacent dans une brume épaisse d’un ‘’no futur’’. Clairement, la chanson qui amène un goût amer à notre réalité actuelle. Est- ce une chanson pour la génération X? Du moins, je crois que cette agonie des rêves du passé est partagée par tous. L’harmonie est aussi impulsive que le texte et plusieurs s’y reconnaîtront. 

L’Hymne à la Violence 

On pourrait partir avec toutes sortes de théories sur cette chanson: cas vécus? Histoire médiatisée dans les journaux? Histoire fantastique? Quand j’ai l’impression de partir dans le champ avec mes délires et mes impressions; je vais à la source.

Ondes Chocs: Concernant L’Hymne à la Violence, on peut y voir une description de tous les films ou évènements du genre tueur en série. Pour vous, lors de l’écriture, est-ce relié à un évènement bien spécifique? 

El Punkos: ‘’ Il n’y a pas vraiment d’histoire à proprement dit sur la chanson L’Hymne à la Violence, Gagnon et moi, on est de vieux fan de films d’horreur (d’ailleurs Gagnon a plusieurs tatouages de ses films préférés ). C’est juste un récit d’horreur. On l’a déjà souvent fait auparavant avec les chansons Morts-Vivants et Lacération, entre autres. Donc ça peut être sur un tueur en série ou juste une belle comptine avec des paroles lugubres sur un fond de musique qui inspire la crainte. » 

Maintenant, nous arrivons au moment des annonces: 

Pour aller chercher l’album: https://defaillance.bandcamp.com/album/se-rendre-malade-pour-des-malades

Lancement de l’album: 2 février 2025 à Jonquière au Rocco Bar, en après midi et l’entrée est gratuite et pour tous (all ages)

Dates prévues au Québec:
14 mars à L’Esco (Mtl)
21 mars au Plaza
(Saguenay)
28 mars au Scanner (Québec)
 

Tournée Européenne

Ondes Chocs: Vous avez surement une bonne histoire sur ce qui amène le dénouement de votre tournée européenne qui s’en vient en février? 

El Punkos: ‘’c’est un pote a nous, qui habite en France (Montpellier), qui organise des tournées en Europe et qui nous a invité à tourner là-bas, je dirais vers 2017-2018 . A l’époque nous n’avions pas mal tous de jeunes enfants et, avec les jobs c’était pas mal plus compliqué . Ensuite est arrivée la covid et le projet n’est pas vraiment dans les plans, car nous devions enregistrer l’album Sans Contrôle pour ensuite la tournée. À la fin 2023, nous avons fait un concert avec nos potes de B.A.L.M squad et quelque part au milieu de la nuit (plus le matin…..grosse brosse d’après show), on s’est mis à parler de se faire l’Europe tous ensemble. Après une bonne nuit de sommeil de 2-3 heures, je me suis dit: ‘’fuck off’, on le fait!’’ J’ai contacté notre contact pour lui dire que, dans un an, on allait être chez lui et de nous régler ça. Malheureusement, les deux groupes ensemble, c’était trop d’organisation. Donc nous avons gardé la date pour nous ( B.A.L.M Squad, eux, vont y aller de leurs côtés au printemps). Ça concorde avec la sortie de notre nouvel album, mais également avec la sortie de l’album Sans Contrôle sur Running out of Tape Records en Allemagne, donc on se trouve à faire une tournée pour un double lancement (oui c’est plutôt étrange ). Donc, la tournée va être majoritairement des chansons de Sans Contrôle et se rendre malade . Nous allons faire 10 concerts en 11 jours dans 4 pays différents: la Belgique , la Suisse, l’Allemagne et la France, bien sûr, notre journée de congé tombe le lendemain du concert à Stuttgart en Allemagne, j’ai hâte de voir si on va passer la journée là-bas. Pour l’instant on ne connaît pas trop l’identité des groupes avec qui on va partager la scène, mais je sais qu’il va y avoir Bad nasty donc c’est bon signe et à moins que je me trompe le concert de Marcella c’est un festival, mais j’en sais pas plus . J’espère que nos ami(e)s français vont apprécier la pochette de l’album Se Rendre Malade, c’est un de leurs compatriotes: Laul (dessinateur et membre de la troupe de Béru, ainsi que le dessinateur des Ludwig ) qui l’a créé.’’ 

Merci encore à El Punkos de Défaillance et Shantal Arroyo, pour le temps qu’ils m’ont accordé. J’espère que vous avez apprécié. 

-Christian lamothe, Chroniqueur de l’underground 

Critique d’album: Ex Deo – Year of the Four Emperors (10 janvier 2025)

Ex Deo
Year of the Four Emperors
Reigning Phoenix Music
10 janvier 2025

 

Liste des pièces

  1. Galba
  2. Otho
  3. Vitellius
  4. Vespasian

 

 

Liens des réseaux sociaux, pour écouter et acheter l’album / Link to social medias, listen and purchase the album :
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Écouter ou acheter l’album / Listen or purchase the album :
https://exdeo.rpm.link/yotfePR

Lyric Video (Vespasian) :
https://www.youtube.com/watch?v=zqjKBIsmxSM

Lyric Video (Vitellius) :
https://www.youtube.com/watch?v=Www3VXe0wak

****See below for english version**

Ex Deo – Year of the Four Emperors

Ex Deo est:

Maurizio Iacono: Chant
Stéphane Barbe : Guitare principale
Jean-François Dagenais : Guitare rythmique
Dano Apekian : Basse
James Payne : Drums

Ex Deo, le groupe de death metal symphonique fondé par le frontman de Kataklysm, Maurizio Iacono, revient avec un nouveau EP intitulé « Year of the Four Emperors », sorti le 10 janvier 2025 sous le label Reignin Phoenix Music. Quatre ans après la sortie de l’album « The Thirteen Years of Nero », Ex Deo nous livre ce mini album portant toujours sur l’histoire de l’Empire romain. Étant un groupe totalement distinct de Kataklysm, légendaire groupe montréalais, Ex Deo nous donne une bonne leçon de death metal à sa manière.

Totalisant environ 20 minutes, Ex Deo nous propose quatre pièces portant sur chacune un empereur différent de l’Empire romain. Fusionnant l’histoire romaine et la brutalité musicale, le groupe nous livre dans leurs mots l’histoire de chacun de ces quatre empereurs. Ayant un style propre à eux, l’album est lourd et pesant tout en ayant des subtilités symphoniques en arrière-plan. Musicalement parlant, l’arrangement orchestral est un point fort et nous donne l’impression d’être à Rome prêt à combattre pour l’armée.

La qualité sonore est au rendez-vous alors que nous pouvons entendre à perfection chacun des instruments. Nous voyons qu’Ex Deo est un groupe ayant obtenu une certaine renommée dans la scène métal dans le monde. L’harmonie et les riffs sont parfaitement mixés avec la basse et le drum. Le vocal de Maurizio est encore une fois plus qu’excellent afin de nous raconter à sa façon l’histoire de chacun de ces empereurs. Les arrangements symphoniques et les choeurs ajoutent une dimension presque théâtrale à l’album.

« Year of the Four Emperors » est un excellent retour pour les montréalais après plus de quatre ans. Ex Deo maîtrise l’art de fusionner l’histoire et le métal de manière spectaculaire. Les fans de métal symphonique, tout comme les amateurs d’histoire, trouveront sans doute leur compte dans ce voyage à travers l’Empire romain.

Ex Deo sera en tournée nord-américaine en février et mars 2025 avec Septicflesh et Vltimas. Le groupe s ‘arrêtera a Montréal au Studio TD le 27 février 2025.

Note : 9/10

Lien du spectacle : https://www.facebook.com/events/590222403442650
Billets : https://www.ticketmaster.ca/septicflesh-montreal-quebec-02-27-2025/event/31006170B9A72831

-Phil Grondin

 

** ENGLISH VERSION **

Ex Deo is :
Maurizio Iacono: Vocals
Stéphane Barbe : Lead Guitar
Jean-François Dagenais : Rhythm Guitar
Dano Apekian :  Bass
James Payne : Drums

Ex Deo, the symphonic death metal band founded by Kataklysm’s frontman Maurizio Iacono, returns with a new EP titled « Year of the Four Emperors », released on January 10, 2025, under the Reignin Phoenix Music label. Four years after the release of the album « The Thirteen Years of Nero », Ex Deo delivers this mini-album telling different stories and tales from the Roman Empire. Ex Deo is a side project from the guys of Kataklysm, the legendary Montreal metal band. Ex Deo delivers a solid death metal lesson in their own unique style and sound.

Clocking in at around 20 minutes, Ex Deo offers four tracks, each focusing on a different emperor of the Roman Empire. Merging Roman history with musical brutality, the band tells the story of each of these four emperors in their own words. With their distinctive style, the album is heavy and intense while incorporating symphonic elements in the background. Musically, the orchestral arrangements are a highlight of the album, giving the impression of being in Rome, ready to fight with the Roman army.

The sound quality is spot on, with each instrument clearly audible. Ex Deo has earned a certain level of recognition in the global metal scene since creating this project. The harmonies and guitar riffs are perfectly mixed with the bass and drums. Maurizio’s vocals are, once again, excellent as he narrates the story of each emperor in his own way. The symphonic arrangements and choirs add an almost theatrical dimension to the album.

« Year of the Four Emperors », marks a strong return for the Montreal-based band after more than four years. Ex Deo masters the art of blending history and metal in a spectacular way. Fans of symphonic metal, as well as history enthusiasts, will undoubtedly find enjoyment in this journey through the Roman Empire.

Ex Deo will be touring North America in February and March 2025 with Septicflesh and Vltimas. The band will make a stop in Montreal at Studio TD on February 27, 2025.

Note : 9/10

Link to the show : https://www.facebook.com/events/590222403442650

Tickets: https://www.ticketmaster.ca/septicflesh-montreal-quebec-02-27-2025/event/31006170B9A72831

-Phil Grondin