Critique d’album: Guhn Twei – Une ville, une mine, un cancer (11 mars 2026)

Guhn Twei
Une ville, une mine, un cancer
Slam Disques
11 mars 2026

Liste des pièces

1. Ville fantôme
2. Coquerelles
3. Une ville, une mine, un cancer
4. À bout de souffle
5. Culture du silence
6. 101 Avenue Portelance
7. Les oiseaux vont mourir au Lac Osisko
8. Neige noire, nuit blanche
9. Patient no. 1852606
10. Doux souvenirs de l’abattoir
11. Code blanc
12. Phase terminale
13. Suicide collectif

 

Lien pour achat / Link for purchase :
https://guhntwei.bandcamp.com/

Critique – Une ville, une mine, un cancerGuhn Twei

Il y a des albums qui divertissent, d’autres qui impressionnent. Puis il y a ceux qui frappent ça fait mal. Avec ce nouvel album, le groupe abitibien Guhn Twei ne cherche clairement pas à plaire : il cherche à réveiller.

Avec Une ville, une mine, un cancer, le groupe ne sort pas simplement un nouvel album : il lance une roche. Paru le 11 mars 2026, cet album est un cri engagé aussi brutal que nécessaire, un manifeste qui refuse de séparer musique et réalité. Un doigt pointé directement vers une réalité que plusieurs préfèrent ne pas regarder trop longtemps : une ville façonnée par l’industrie minière, une population qui vit avec des conséquences et surtout un silence collectif qui devient, tranquillement, complice.

Dès les premières secondes de « Ville fantôme », le ton est donné. Pas de détour poétique ni d’allégorie confortable : on parle d’une ville façonnée par l’industrie minière, d’une population qui respire plus que de l’air, et d’un système qui préfère fermer les yeux plutôt que de ralentir les machines. Le groupe transforme ce malaise collectif en une décharge de riffs abrasifs, rapides, parfois presque claustrophobiques.

Musicalement, l’album frappe vite et fort. Les pièces dépassent rarement les trois minutes, mais chacune agit comme un coup de masse. « Coquerelles », « Culture du silence » ou encore « Les oiseaux vont mourir au Lac Osisko » avancent avec une urgence presque suffocante. La production est volontairement rugueuse, laissant toute la place à la rage. Rien ici n’est poli pour plaire : chaque distorsion semble vouloir gratter la rouille d’un système trop longtemps accepté.

Mais Une ville, une mine, un cancer devient vraiment percutant, c’est dans son propos et dans son absence de compromis. Depuis ses débuts, Guhn Twei utilise sa musique comme une arme contre la pollution associée à l’industrie minière de Rouyn-Noranda et les conséquences sanitaires qui en découlent. Ce militantisme n’est pas un simple slogan marketing : il vient d’une expérience vécue et d’une colère bien réelle. Là où plusieurs groupes préfèrent camoufler leurs messages derrière des métaphores vagues, Guhn Twei frappe directement. Pas de filtre. Pas d’ambiguïté. Le message est clair : quand une communauté doit choisir entre son gagne-pain et sa santé, il y a déjà quelque chose de profondément brisé.

L’album atteint d’ailleurs un sommet avec « Suicide collectif », longue pièce finale qui agit presque comme un constat amer. Après la furie des pistes précédentes, le groupe y étire la tension pour laisser planer une question dérangeante : combien de temps une communauté peut-elle tolérer continuer à accepter l’inacceptable avant que tout cela devienne…une forme de suicide lent? 

Au final, Une ville, une mine, un cancer n’est pas un album confortable. C’est un album qui dérange, qui accuse et qui refuse les compromis. Mais c’est justement pour ça qu’il est essentiel. Dans un paysage musical souvent trop prudent, Guhn Twei rappelle que le métal peut encore servir à quelque chose : dire tout haut ce que plusieurs préfèrent taire. Déranger, dénoncer et secouer les consciences.

9/10

-Vicky Fillion

Emperor//Blood Incantation @ MTelus, Montréal – 28 mars 2026

Voici le compte rendu de Phil Grondin et les photos prises par Corinne Ainscow lors du spectacle de Emperor présenté par Heavy MTL & Extensive Enterprise au MTelus de Montréal le 28 mars 2026 et qui mettait également à l’affiche Blood Incantation.

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Retour sur le spectacle

La tournée « The Emperial Wrath Tour » mettant en vedette les formations Emperor et Blood Incantation s’arrêta au MTelus de Montréal en ce beau samedi de mars. Alors que le printemps arrive petit à petit avec le retour du beau temps, la noirceur du black metal symphonique d’Emperor vient hanter la ville de Montréal. Présenté par Heavy MTL et Extensive Enterprise, le spectacle affichait complet pour le parterre avec seulement quelques places disponibles au balcon avant le début du spectacle. L’engouement est au rendez-vous alors qu’Emperor a seulement visité la belle province deux fois dans sa longue carrière soit en 2018 au Heavy MTL et une visite en 1999 à l’ancien Spectrum de Montréal. Mieux vaut saisir l’occasion quand elle passe !

 

Blood Incantation

Blood Incantation, originaire de Denver au Colorado, ouvre le bal à 19h30 venant nous présenter leur death metal à saveur cosmique. Pendant plus d’une heure, le groupe est venu jouer leur album « Absolute Elsewhere » en intégralité. Une belle façon de découvrir le groupe puisque cet album est tout simplement excellent ! Étant de passage dans la métropole en novembre 2024 au Théâtre Fairmount, c’est avec une foule plus massive qu’ils ont su nous impressionner avec leur style propre à eux. Les passages atmosphériques sont tout simplement magiques tout en mélangeant un death metal lourd, digne d’un son à la old school death metal des années 90.

Le vocal de Paul Riedl, également guitariste du groupe, est venu se morfondre avec les riffs endiablés, le tempo du drum et les passages de clavier. Un excellent groupe qui vaut la peine à découvrir et qui a fait une bonne impression à la foule montréalaise, déjà assez imposante au niveau du parterre! On le ressent que le show est sold out, et c’est parfait de même ! On en veut des shows qui affichent complet !

C’est avec la pièce « Vitrification of Blood, Part 1 » que le groupe nous quitte après plus d’une heure. Chapeau à Blood Incantation ! Plusieurs personnes que j’ai croisées au courant de la soirée sont venues specialement pour eux. On voit que l’engouement est bien là pour cette jeune formation, active depuis 2011.

Setlist :

  1. The Stargate [Tablet I]
  2. The Stargate [Tablet II]
  3. The Stargate [Tablet III]
  4. The Message [Tablet I]
  5. The Message [Tablet II]
  6. The Message [Tablet III]
  7. Vitrification of Blood, Part 1

 

Emperor

Les légendes norvégiennes du black metal symphonique se présentent sur scène vers 21h. L’attente en a valu la peine alors qu’Emperor vient ENFIN jouer au Québec. En 2025, le groupe a fait une mini-tournée aux États-Unis et la déception était présente alors qu’aucune date canadienne n’avait été annoncée. Je me disais, allons-nous voir Emperor de notre vivant au moins une fois à Montréal ou Québec ? Chose faite le 28 mars 2026 à 21h, nous pouvons rayer ceci de la liste des GROUPES à voir au moins une fois dans notre vie.

Ihsahn, chanteur et guitariste du groupe, vient faire exploser la place avec la pièce « Into the Infinity of Thoughts » de leur chef-d’oeuvre « In the Nightside Eclipse », premier album du groupe. Déjà là, nous voyons le sérieux de la chose. Tous les membres présents sur scène ont été impeccables de la première à la dernière pièce alors qu’ils ont joué à la hauteur de leur notoriété et de leur talent. Emperor est un groupe légendaire et ce n’est pas pour rien. Toutes les chansons ont été jouées avec une justesse hors pair et aucun défaut n’a été remarqué, outre que ça l’a passé trop vite.

Blague à part, beaucoup de personnes ont raconté avoir vu le groupe en 2018 au Heavy MTL et que ceci était un de leur meilleur spectacle du week-end. Alors qu’un orage commençait en arrière de la scène, ceci a rendu leur performance encore plus « épique », si l’on peut appeler ça de même. Pour le spectacle de ce soir, soit 8 ans plus tard, le même feeling a été ressenti quand je leur ai reposé de nouveau la question si c’était du même niveau. Emperor, c’est seulement quatre albums studio, mais quatre albums qui ont su laisser une trace dans l’histoire du black metal.

Niveau setlist, ils ont pigé dans leurs deux premiers albums en majorité avec des pièces telles que : « I Am the Black Wizards », « Inno a Satana », « The Loss and Curse of Reverence », pour n’en nommer que quelques-unes. Emperor, c’est mythique. Si vous avez la chance de les voir en spectacle, n’hésitez pas. Ils n’ont pas tendance à faire des tournées souvent puisque la dernière fois qu’Emperor avait fait une tournée nord-américaine était en 1999 (mis à part celle de l’an passé aux États-Unis).

Setlist :

1. Into the Infinity of Thoughts
2. In the Wordless Chamber
3. Thus Spake the Nightspirit
4. The Majesty of the Nightsky
5. Ensorcelled by Khaos
6. With Strength I Burn
7. Curse You All Men !
8. Wrath of the Tyrant
9. The Loss and Curse of Reverence
10. An Elegy of Icaros
11. I Am the Black Wizards
12. Inno a Satana
(Opus a Satana Outro)
13. Ye Entrancemperium
(The Wanderer)

Mot de la fin

Après plus d’une heure et demi, Ihsahn et sa troupe saluent une dernière fois la foule montréalaise alors que la pièce instrumentale « The Wanderer » est jouée en arrière-plan. Ce spectacle sera assurément sur la liste des top 3 de spectacle de l’année et est un sérieux candidat. Les deux groupes ont été solides et l’ambiance était survoltée. Espérons que le groupe reviendra sous peu sans nous faire attendre autant d’années !

INNO A SATANA !

-Phil Grondin
Photographe: Corinne Ainscow

 

Thrash Metal Fest VI Chapitre 1 @ Rock Café Le Stage, Trois-Rivières – 14 mars 2026

Voici le compte rendu par Christian Lamothe lors du Thrash Metal Fest VI Chapitre 1 présenté par SPM Records & Boooking au Rock Café Le Stage de Trois-Rivières le 14 mars 2026 et qui mettait à l’affiche Insurrection, Strigampire, The Sadistic Priest, Bleeding Remains, Exotoxic, Messe Noire, Wodos et Nuked.

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Le Thrash Metal Fest 6 Chapitre 1 un Fest qui fesse!!! 

Le 14 mars, au Rock Café le Stage, huit formations de ‘’metal hurlant’’ se rencontrent pour animer le Cap-de-la-Madeleine et les environs. Pour ma chronique, je sépare celle-ci en trois étapes autant dans l’écrit que pour les vidéos qui y sont rattachés. On attendait une foule et ils sont d’ailleurs venus en grand nombre. Une soirée de surprises et de groupes attendus de pied ferme, les astres étaient alignés pour en faire un franc succès.

 

 

Nuked, Wodos et Messe Noire

 

Cette première partie est très condensée, du fait que les formations n’auront qu’environ une vingtaine de minutes pour exploiter la scène et captiver les festivaliers. C’est dans un environnement où l’éclairage est plus minimaliste que se présentent ces trois formations. Les hostilités sont lancées par une nouvelle formation du nom de Nukes provenant de la Mauricie. Cette jeune troupe impressionne et les commentaires que j’entends après leur performance en disent long. Malgré certains problèmes techniques, ils tiennent la barre pour qu’en fait le résultat soit presque impeccable. De Last War à Biohazard, on reste très attentif au matériel qu’ils nous proposent. Alex, Zack et Morno délivrent le premier feu qui ne cessera de grandir au courant de la soirée. Nous voilà maintenant avec Wodos, groupe dont j’ai tant entendu parler en 2025… Les voilà enfin devant nous pour seulement quatre chansons, mais ça arrache le plancher. Dynamique et motivé de tout démolir ‘’thrash metal style’’, on nous sert une maîtrise du style ‘’old school’’. Ma préférée du lot est Sacrifice, chanson qui se retrouve sur leur démo paru en 2025. Ce fut trop court pour moi, qui en voulais encore et je ne suis pas le seul dans cette émotion, croyez-moi. Troisième formation, Messe Noire, qui nous entraîne maintenant dans leur musique bordée de sombres songes et de leur thématique nihiliste. Ce solide quatuor de Black metal démontre encore que la Mauricie a une formation capable de tourmenter les âmes fragiles et amener le style dans un professionnalisme comparable aux grands de ce style. Blasphemous Devotion reste le titre qui me fait le plus vibrer et ils l’ont performé dans toute sa ‘’Sombreté démoniaque’’… me voilà bien content. Belle performance ‘’morbide style’’ qui ne ralentit aucunement la cadence du festival. 

 

 

Exotoxic, Bleeding Remains et Sadistic Priest

Voici, dans un décor plus lumineux, nos trois prochains bands. Exotoxic, de Shawinigan, lourd et rapide en même temps. Quand on parle de vieux routiers, on n’est clairement pas pris dans la rouille… ça déménage solide autant en français qu’en anglais. L’expression:’’

Attache ta tuque avec de la broche’’, est clairement littérale. William ‘’the Wizard’’ Tizzard à la guitare, donne tout un show technique dans sa performance, vraiment incroyable, vraiment un beau travail et une présence remarquée. Bleeding Remains qui suit, et qui ‘’bench press’’ la hargne à bout de bras. Justin (batterie) et Mikee (cette fois-ci à la basse), se sont réchauffés avec Wodos et ne semblent en rien manquer de gaz dans leur performance. En fait le groupe est de la dynamite thrash impulsive et qui en donne à souhait pour nos thrasheurs de la salle. Ils nous font cadeau de deux nouvelles pièces, soit Chaos Worldwide et Rebel… ça sent le Studio et la sortie d’album: gardez un œil là-dessus, fans de brutalité musicale! Nous voilà maintenant avec une formation de la région, Sadistic Priest. qui rend hommage à de multiples formations, bien connues, de SOD à Slayer, les ‘’Hits’’ passent et nous font vivre du bon temps. On applaudit encore notre frontman, Jean-François Houle, qui anime la foule avec une poigne de fer. J’imagine qu’un jour, dans un monde idéal, nous devrons décerner le Godasse d’Or, à toute personne qui brille à faire rayonner l’Underground québécois et Jean-François, serait bien sûr le premier récipiendaire. Une chanson de KISS s’insère avec la participation de Louis-Simon ‘’StarChild’’ Bellerose, qui nous interprète Parasite thrash metal style!!! On est dans le mille pour garder actif tout ces gens qui sont venus cette journée mémorable au bas du Cap. 

 

Strigampire et Insurrection

Nous voila au top de la soirée, le ‘’gravy’’ sur ce steak succulent qu’est ce Thrash Metal Fest 6 chapitre 1. Deux frontmen qui sont dans mon top cinq des performeurs exceptionnels de l’underground musical au Québec. On parle bien sûr en premier lieu de Steve Decotret (Strigampire) qui nous déballe tout le reste de l’énergie qui lui reste après avoir été à la percussion pour Messe Noire. Un marathon s’engage dans un dynamisme peu égalé. Si surprenant pour une formation qui ne s’est pas jointe à la scène depuis plusieurs mois. Je n’ai malheureusement pas eu la ‘’set list’’ demandée, mais pour moi, peu importe la chanson, on est dedans, ça thrash dans la salle et l’on salue la cadence et l’ambiance en feu de chaque moment. Par la suite, Insurrection, que j’ai eu la chance de connaître au Trou du Diable, en première partie de Burning the Oppressor et qui m’avait clairement épaté par leur performance. Encore une fois… un big Wow, avec un Stef Jomphe ensorcelé par les dieux du metal, avec une troupe totalement impliquée dans leur devoir de faire une finale explosive dans ce Rock Café le Stage. On a aimé voir la vidéo d’Assassin… et oui, c’est un moment fort pour la troupe. Mais dans le tout et partout, pas de moment vide, pas de moments de détente et d’oublies, seulement une autre prestation où ces powerhouses de la scène se démènent et nous en donnent plus que pour notre argent. Party animals! 

Christian Lamothe, chroniqueur de l’Underground 

Insurrection
https://insurrectioncanada.bandcamp.com/music 

Strigampire 
https://strigampire.bandcamp.com/music 

Bleeding Remains 
https://bleedingremains3.bandcamp.com/album/inherit-the-horror 

Exotoxic 
https://exotoxic.bandcamp.com/music 

Messe Noire 
https://open.spotify.com/artist/6n20pPymekng5uC2tB407k

Wodos 
https://wodosband.bandcamp.com/album/demo-2025

Incandescence//Sombre Héritage//Orphique @ Piranha Bar, Montréal – 13 mars 2026

Voici les photos prises par Martin Desbois lors du lancement de l’album Hors Temps de la formation Incandescence présenté par Sepulchral Productions au Piranha Bar de Montréal le 13 mars 2026 et qui mettait également à l’affiche Sombre Héritage et Orphique.

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Incandescence

 

 

Sombre Héritage

 

 

Orphique

-Photographe: Martin Desbois

Oktoplut//Autre Part//The Carringtons @ Le 164, St-Jean-Sur-Richelieu – 7 mars 2026

Voici le compte rendu et les photos prises par Martin Desbois lors du spectacle de Oktoplut présenté au Le 164 de St-Jean-Sur-Richelieu le 7 mars 2026 et qui mettait également à l’affiche Autre Part et The Carringtons

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Retour sur la soirée

La semaine dernière, j’étais à l’Assomption pour revoir Thick Glasses ainsi qu’Oktoplut et Autre Part (ma 1ère fois) . En parcourant les concerts prochains j’ai eu la belle surprise de voir qu’Oktoplut y jouait ( je ne me tanne jamais de les voir !) . Ayant vraiment adoré ma 1ère expérience avec les gars d’Autre part, je voulais renouer avec leur musique, maintenant que j’y étais plus familier. En plus en prime je pourrais voir The Carringtons pour la toute première fois, pourquoi pas!

Je vais à Saint-Jean, un peu trop tard pour aller faire une visite au Noise (magasin de musique voisin à la salle). Je suis enthousiaste. À mon arrivée à la merch, une petite dame hyper gentille me cause et j’en profite pour lui mentionner que je vais revoir Autre part ce soir. Elle est en fait la maman de Nicolas, guitariste de la formation.

J’apprend donc que Nicolas baptisera sa nouvelle guitare Fender Jazzmaster ( un modèle ultra primé dans la scène punk et shoegaze), qu’elle lui a amené de Ste-anne des-monts, son lieu de résidence et que c’est un cadeau de sa grand-mère décédée récemment. Cela a changé ma perception du jeu de Nicolas lors de sa prestation.

 

The Carringtons

Mais d’abord la soirée commença avec The Carringtons, band punk de Québec. Je ne les connaissais que depuis quelques temps, j’aime bien leur punk non axé sur la vitesse mais plus l’émotion. La basse est souvent accrocheuse et les gars sont vraiment sympathiques (Salutations à Dave le batteur !) Ils ont une belle interaction
avec le public dès le départ et nous entraine dans une virée aux influences pop punk indie rock assez intéressante.

 

 

Autre Part

Ensuite vient le moment de savourer la complexité de l’amalgame musical qu’est Autre Part. Formé de musiciens un peu disséminés partout au Québec, Autre Part fier d’un Ep et d’un album intitulé Le pire est à venir, sait démentir cette affirmation en nous offrant un rock varié allant du shoegaze et virées tonitruantes soutenues par des screams post-hardcore.Tantôt mélodique et doucereux, mais surtout très loud en concert, le tout est délivré vraiment plus puissament que lorsqu’on les écoute chez soi. Une bonne baffe pour moi même si j’ai déjà vu plusieurs actes de post-rock en concert qui surprennent de par leur puissance sonore. Le groupe est une entité tentaculaire aux inspirations très variées mais qui somme toute dooent un rendu cohérent et surtout vibrant de créativité. Je suis maintenant fan.

 

 

Oktoplut

Le clou de la soirée sera enfoncé par le duo Oktoplut.Laurence et Mathias, des pros en la matière , nous ont encore démontré leur savoir-faire. Un nouvel album étant programmé pour une sortie dans quelques semaines, ils en ont profité pour nous faire entendre leurs plus récentes parutions, Normal Anormal dont nous pouvons profiter d’un vidéoclip, la toute nouvelle Stay qui sera sur le prochain opus ainsi que rester dehors. Les succès Héros ou Ennemi tiré de Le démon normal ou Sous le pont de l’album Pansements ont eu l’effet escompté. Mathias ayant fait la blague de s’accoutrer en Sam ( guitariste d’Autre Part ) à leur dernier concert à l’assomption, les gars d’autre Part se vengeront amicalement en déposant un t-shirt sur le pedalboard de Mathias pour le déconcentrer et lui donner la vie dure hahaha. Nous avons eu pas mal de plaisir lors de cette soirée. Les gars ont su démontrer une complicité entre eux et démontrer leur humour. Ce fut une excellente soirée dans une salle relatuvement intime où le rock était au rendez-vous de façon énergique et brillante!

-Photographe/Journaliste: Martin Desbois

Hanabie//Nekrogoblikon//Enterprise Earth @ Théâtre Beanfield, Montréal – 17 mars 2026

Voici les photos prises par Martin Desbois lors du spectacle de Hanabie présenté par Heavy MTL, Evenko et Extensive Enterprise au Théâtre Beanfield de Montréal le 17 mars 2026 et qui mettait également à l’affiche Nekrogoblikon et Enterprise Earth

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Hanabie

 

 

Nekrogoblikon

 

 

 

Enterprise Earth

-Photographe: Martin Desbois