Ce samedi nous étions conviés au Centre Bell, non pas pour encourager nos valeureux sur patins du tricolore, mais bien pour venir festoyer principalement avec nos guerriers vikings d’Amon Amarth.
Castle Rat
Pour débuter quoi de mieux que de revoir à nouveau (pour ma part) ou bien de découvrir (pour la plupart) ce fameux groupe de Brooklyn qu’est Castle Rat. Un groupe qui unifie le fantasy visuellement, le Doom métal et qui assaisonne bien le tout avec des touches oldschool metal ou classic rock.
Les membres du groupe ont chacun leur propre personnage, Riley Pinkerton alias la reine rate, qui fait les vocaux et la guitare, Franco Vittore, guitariste, jouant le comte vampire, Charley Ruddell le docteur de la peste à la basse ainsi que Joshua Strmic, le druide à la batterie. Le tout rappelant un univers à la Masters of the universe, Riley ressemblant étrangement à She-ra de cette même franchise.
Ils auront eu le temps de nous démontrer leur savoir-faire et leur théâtralité qui aura su piquer la curiosité de plusieurs. Riley demandant de scander des réponses au public qui manifestement embarqua dans le jeu. Une fébrilité dans la foule se faisait sentir après leur passage, mission réussie pour les artistes de King volume records. Pas mal pour une jeune formation de 2019.
Amon Amarth
Ensuite, on couvre le tout d’un épais rideau noir et on procède aux installations scéniques d’Amon Amarth. Groupe vétéran abordant le thème viking depuis le milieu des années 90, la troupe de Johan Hegg était de nouveau en sol Montréalais.
La batterie était une fois de plus sur le casque du dieu Surtur géant (eh oui avec des cornes ce n’est pas une anomalie historique!). On ouvre la machine avec Raven’s Flight, pour ensuite déployer plusieurs guerriers du clan Hullsborg (Grimfrost), La foule est très enthousiaste et réceptive.
Devenu une tradition, nous avons eu droit à une séance de ramage (les fans s’assoient par terre et rame à l’unisson!). C’était assez intense car presque tout le parterre s’est prêté au jeu. C’est bien beau, mais tout ça donne soif! Quoi de mieux que de scander Raise Your Horns durant cette pièce devenue fétiche du groupe! Le clan Hullsborg sera invité sur cette pièce à lever leur corne à la santé de tous! Johan Hegg s’amusant à dire plusieurs fois le sacre TAB*RNAK! Au grand plaisir des amateurs.
On bouclera la prestation avec Twilight of the Thundergod, avec des vidéos offrant des marées hautes et violentes sous un ciel orageux avec éclairs persistantes. Agrémenté d’un dragon géant de mer (gonflable !?!), qui était relativement efficace (on y verra même la queue bouger de l’autre extrémité de la scène.)
Dethklok
Comme tête d’affiche Dethklok venait nous prodiguer une rafale de riffs. Artiste avec comme membres une identité ‘secrète’, nous avons dû photographier FOH c’est-à-dire à partir de la console au parterre. Malgré tout, ce ne fut pas très grave comme restriction car vous verrez que l’on ne voyait pas les individus ou presque.
Seulement un écran géant crachant des images tirées de l’émission d’animation reliée au projet. Les vidéos étaient très drôles par moment, mais je me suis lassé un peu après quelques pièces. Je dois avouer que j’ai quitté avant la fin, ayant l’impression de voir une diffusion visuelle sans protagonistes.
Aussi la musique de Dethlok est beaucoup générique pour mon oreille métal. Toutefois je peux comprendre ce happening et les fans qui aiment bien ce type de produit. Mais j’aurais aimé avoir plus de vivant. Sinon très belle soirée un peu inégale à mon avis ( Dethlok en headliner? )
Né d’une volonté simple mais essentielle, offrir une véritable tribune à la scène métal d’ici, MetalAgora s’est imposé au fil des années comme un rendez-vous incontournable pour les amateurs de musique metal au Québec. Ancré dans une philosophie profondément DIY et communautaire, le festival a d’abord pris forme à plus petite échelle, porté par des passionnés désireux de créer un espace où les groupes locaux pourraient s’exprimer sans compromis.
Rapidement, l’événement a gagné en ampleur, attirant un public toujours plus fidèle et curieux. Cette croissance s’est faite sans perdre son identité : MetalAgora reste aujourd’hui un festival à échelle humaine, où la proximité entre artistes et public est au cœur de l’expérience. Loin des grosses machines commerciales, il mise sur l’authenticité, la découverte et la solidarité au sein de la scène métal.
Au fil des éditions, MetalAgora a su bâtir une réputation solide en mettant de l’avant une programmation pointue, souvent audacieuse, qui reflète la richesse et la diversité du métal québécois et underground international.
Une programmation 2026 entre brutalité et précision
L’édition 2026 de MetalAgora poursuit cette mission avec une programmation qui frappe fort, autant par sa cohérence que par son intensité. Fidèle à son ADN, le festival met de l’avant une sélection de groupes où se croisent death metal, black metal, thrash et sonorités hybrides.
Cette année encore, la scène québécoise est à l’honneur avec une présence marquée de formations locales qui incarnent la vitalité du métal d’ici. Le festival devient ainsi un véritable incontournable, où les fans peuvent découvrir des groupes émergents aux côtés de formations plus établies. Le tout se passe au Parc Pierre et Maurice-Gagne à Amqui!
MetalAgora, c’est plus qu’un festival : c’est un rassemblement pour les irréductibles du métal. L’édition 2026 s’annonce comme une nouvelle célébration de la scène metal, fidèle à ses racines!