GothFest 2025 @ Petit Campus – 25-27 juillet 2025

Voici les photos prises par Yohann Steinbrich lors de la 12e édition du GothFest de Montréal présenté au Petit Campus de Montréal du 25 au 27 juillet 2027 et qui mettait à l’affiche de nombreux artistes et artisans.

Projekt FInto The Pale AbyssNull404 – DJ Uriel – Scene noirMindportSUDJ Désordres Sonores

Cette couverture marquait le départ de Yohann de l’équipe pour de nouveaux projets. Ondes Chocs tenait donc à te remercier grandement pour tout le temps que tu nous as offert durant les dernières années et pour ton excellent travail. Nous te souhaitons bonne chance dans tes futurs projets! Pour continuez de suivre Yohann dans ces projets photos, c’est ici: https://www.facebook.com/yohannsteinbrichphotography

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Vendredi

Projekt F

 

 

Into The Pale Abyss

 

 

Null404

 

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Samedi

Scene Noir

 

 

Mindport

 

 

SU

 

 

Désordres Sonores

**Pour les photos du Grand Pique-Nique Gothique, rendez-vous sur la page Facebook de Yohann Steinbrich Photography**

-Photographe: Yohann Steinbrich

BUÑUEL//Today Is The Day//Spiritual Poison @ L’Anti Bar & Spectacles, Québec – 6 juillet 2025

Voici le compte rendu de Luc Belmont lors du spectacle de BUÑUEL présenté par District 7 Production à L’Anti Bar & Spectacles de Québec le 6 juillet 2025 et qui mettait également à l’affiche Today Is The Day et Spiritual Poison.

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Retour sur le spectacle

Une soirée de musique bruitiste émise par trois formations dont chacune varie dans sa constitution. Petite déception quant à l’achalandage: la salle était à peu près vide quand le départ du concert est initié à l’Anti-bar et Spectacles, en ce dimanche pluvieux.

 

Spiritual Poison


Le premier acte est un projet solo d’Ethan Lee McCarthy, chanteur et guitariste d’un groupe pilier du Sludge métal, soit Primitive Man. Ce musicien prolifique n’est pas étranger à la salle de l’Anti, y ayant déjà performé avec son autre groupe les 26 mars 2018 et le 5 juin 2022, dates dont les premières parties avaient été assurées respectivement par Spectral Voice et Mortiferum.

Cette fois, le géant Ethan troque sa guitare et son micro pour une plateforme sur laquelle trône une quincaillerie d’appareils électroniques. Debout au milieu de la scène, nu tête, il reçoit le faisceau de lumière du projecteur qui défile le court métrage accompagnant les deux mouvements de son numéro.

Des motifs ornementaux produisent des dédales épineux et sombres. Au travers semble circuler un vent houleux, qui se heurte sur des parois insondables. La coloration de la pièce se fait matte, arriérée, et on savoure le cycle des sons à travers de multiples palettes d’arrière-goût.

Un aveuglement comateux ne laisse entendre qu’une respiration suffoquée, saturée dans le vrombissement d’une accumulation de tintements retentissants. Le frottement causé dans les moniteurs engourdit les quelques auditeurs, comme un rappel permanent au calme et à la sérénité.

On reconnaît à l’écran la forme de quelques visages illuminés par la bienveillance, sur lesquels constelle la pollution jalouse de crépitements intrusifs. Dans un tremblement globuleux, l’artiste persiste au ralliement de présences invisibles, créant l’impression frêle d’un ensemble d’ombres allongées. Le fracas turbulent de la chute se perd dans les cimes inachevées.

Un lustre vitreux cristallise une implafonnable nostalgie, atavisme inconditionnel des origines où l’on n’était pas encore. Le musicien nous explose, au creux de la gravure vandale d’une lourde agonie où se troublent les échos déchus dans l’échec flagrant. Ce reproche interminable est mis en relief par la profondeur d’un espoir dont chaque déception provoque le renouvellement immédiat.

Une petite pause pendant laquelle le monde démontre un certain enthousiasme fait gage de l’attention apportée au travail du performeur par cette soirée tranquille. Les conversations se font rares durant cette période remplie de bruits.

La seconde partie du numéro ressemble à une catastrophe vécue dans un vaisseau où la pesanteur n’existe pas. Une voix enrouée récite un message ponctué d’interférence comme le ferait la boîte vocale d’un vieux répondeur. La communication demeure stable, et semble rapporter un phénomène abyssal inusité. La confidence concerne probablement le déroulement d’une opération concertée avec son destinataire.

La projection fait montre de procédés rituels qui soulèvent des questions quant à leur nature. Le son d’une alarme crée un sentiment d’urgence, alors que le tableau de bord griche avec impertinence. On entend un bruit de friction rescapé, comme une scie à l’éther brûlant de l’acier. Un klaxon éternel ajoute au sentiment de panique. Un tourbillon de succion aérien désintègre le sourd bourdonnement de la gravité siphonnée. Les images tremblent, les ondes divaguent: une collision imminente est anticipée.

L’ambiance angoissante est interrompue par une rencontre subite avec un ordre suprême. Des troupeaux de filaments lumineux engouffrent la totalité de l’agitation restante dans une finale lointaine et résonnante.

 

Today is the Day

Le groupe s’installe en formule duo, pour une première dans ce format à l’Anti, lui qui avait ouvert en trio pour Soulfly as Nailbomb le 16 mars 2018. Le batteur est de plus un nouveau venu dans la formation, et se présente sous le prénom de Colin. Le meneur du projet, Steve Austin, se place à gauche de la scène, tout près d’un ordinateur à partir duquel il démarre les séquences pré-enregistrées qui parsèment l’ensemble du numéro.

Les musiciens sont habillés sobrement, ayant chacun une chemise avec le premier bouton ouvert et des pantalons noirs, ainsi que la caboche calée dans une casquette monochrome. La seule différence d’accoutrement entre les deux réside dans l’emploi de manches et de culottes longues pour le chanteur, ce qui permet de camoufler ses tatouages et d’ainsi garder une allure chic malgré l’usure de sa calotte déteinte.

Avant de commencer, aux oreilles de tous, Austin offre candidement à Ethan de Spiritual Poison de se joindre à lui sur scène pour la onzième et dernière pièce du numéro, pendant laquelle est chantée « I can’tbewhatyouwant me to be, I’mdead ». Celui-ci se montre insistant lorsque Ethan lui répond avec un air embarrassé qu’il ne sait pas trop. On verra ce qui en sera, d’ici une bonne quarantaine de minutes.

Une brève et vaporeuse introduction permet aux deux membres du groupe d’occuper l’espace sonore avec leurs instruments avant d’entamer officiellement leur répertoire. Cela cause honnêtement un effet de surprise assez intéressant. Les premières pièces sont tirées de le la période classique du groupe, avec les six premiers morceaux figurant dans l’ordre sur l’album de 1999, In the Eyes of God. Plusieurs chansons sont ensuite tirées de leur premier album, Supernova.

Le fait de changer continuellement son alignement peut avoir l’avantage pour un groupe d’apporter des nouvelles interprétations à la musique, lorsque celle-ci laisse un peu de place pour l’improvisation. En revanche, pour arriver à cet agréable résultat, il est nécessaire d’appliquer une dose supplémentaire de travail. En apportant une attention particulière au jeu mutuel, il demeure possible d’atteindre un niveau acceptable de mise en cohésion.

Ici, la complicité entre les musiciens n’est pas très satisfaisante à observer, ce qui peut s’avérer frustrant pour n’importe qui connaît le groupe depuis près de vingt ans ou plus. Il semble malheureusement que chacun produit séparément ce qui est attendu de lui, ce qui par moment incite à commettre des différences d’accentuation qui ne peuvent être l’objet de nuances. Pour un groupe de plusieurs musiciens, cela se rattraperait probablement par l’association avec les autres instruments, mais encore.

Dans le cas d’un duo, il est difficile de résoudre de telles erreurs. Comme le batteur en demeure inébranlablement sûr de lui, c’est au chanteur-guitariste de justifier ces bévues dans le pittoresque, par des moues théâtrales ou des poussées vocales poignantes. L’exécution du batteur, bien qu’impeccable, manque un peu cette fougue rageuse qui caractérise habituellement la musique de Todayis the Day. Les refrains, normalement plus intenses en concert que sur album, en paraissent sensiblement amoindris, et l’énergie débordante du chanteur, alors qu’il hurle « Crucify Me !! », ne lui est rendue qu’en partie par son accompagnement tronqué.

Si le choix des pièces est effectué avec goût et style, le résultat en est plutôt audacieux. La sélection est similaire à celle présentée lors de la tournée avec Kayo Dot en 2017. Toutefois, en l’absence d’un bassiste, les sections instrumentales manquent de leur lourdeur fondamentale. Cela est fâcheux, surtout compte tenu du fait qu’un joueur de basse accompagnait le groupe quelques semaines auparavant (voir la vidéo du 14 juin à Brooklyn sur Youtube).

La douzaine de personnes dispersées dans la salle manifeste un emportement spasmodique. Les lumières rouges reflètent la tension palpable des accords joués à la guitare. L’instrument le plus important du numéro, la guitare, doit être changé et raccordé à quelques reprises, ce qui suggère que l’ampleur dysharmonique est due au désajustement des notes. Je suis d’avis que c’est plutôt l’intensité du jeu de Austin qui en perturbe le réglage.

Une pièce annoncée comme étant l’œuvre de Christopher Cross commence et se termine avec des notes de pianos en arrière-plan. Il s’agit d’une valse langoureuse, surmontée des quelques passages où la guitare accompagne parfois en tremolo le chant majoritairement a cappella.

La chanson suivante est un retour au son plus fort et lourd du groupe, avec ses frappes solides et ses bruits stridents. Il s’agit de la pièce titre de son opus de 2014, Animal Mother. Les couplets de ce morceau reposent crucialement sur un motif répété à la basse qui supporte les notes plus aiguës. Cet agencement de l’instrumentation n’a pas lieu cette fois.

Austin, le chanteur-guitariste, lance sa casquette loin de lui sur la scène et s’écrie plaintivement « Nothing for me !! Look whatyou’vedone !.. ».  Les applaudissements sont loin d’être timides au terme de cette pièce envoûtante. L’accord mélodique joué au plectre en guise de sortie se termine sur un « Thankyousomuch » appuyé par le commentaire « En formule intime ! » d’un des spectateurs.

Les deux derniers morceaux sont joués avec beaucoup d’émotion et d’intensité. Les cymbales sont nombreuses, et les gestes sont exaucés. Le numéro se termine sur les notes méditatives de la pièce titre de l’album Temple of the Morning Star, à laquelle ne s’est finalement pas joint leur partenaire de tournée. Une finale agenouillée, une supplication pénible, le pic est lancé au milieu des spectateurs. Les remerciements pleuvent, se multiplient envers Olivier qui s’est occupé du son, et envers Hank Austin, fils de Steve, pour sa présence unique.

 

Buñuel

Le groupe italien Buñuel se produit pour la deuxième fois au Canada, après avoir participé au 39e Festival International de Musique Actuelle de Victoriaville (FIMAV) en 2023. Un léger changement a depuis été effectué dans la formation : le bassiste a été remplacé. Un truc n’a pas changé cependant, le bassiste du groupe joue toujours sur un instrument avec un manche en aluminium. Les quatre musiciens s’installent rapidement, et commencent leur numéro de façon abrupte.

La musique du groupe est très aérée. Elle comprend beaucoup de moments où presque rien n’arrive; comme de brefs instants d’attente. Cette particularité apporte un effet de contraste, et met d’autant plus en valeur les passages endiablés. Les musiciens démontrent une double nature, à la fois calme et déchaînée.

Les membres sont vêtus avec une certaine mesure d’accoutrement. Le chanteur se démarque par ses vestes en cuir ouvertes sur de gros tatouages, son pendentif représentant une étoile de David, ainsi que deux morceaux de ruban électrique collés de part et d’autre de la tête. Celui-ci se déhanche de façon élégante et affirmée, en assumant une indifférence qui fonctionne avec le côté voyou du groupe.

Le guitariste profite des moments de pause pour employer des positions inattendues. Par exemple, il se pose en tenant sa guitare la tête en bas au milieu de son corps, tout juste à la bonne hauteur pour laisser émerger son cou et sa propre tête. Son regard se perd alors dans le lointain de la salle. Le batteur opère quant à lui promptement, et ne semble pas indulger aux dépenses inutiles d’énergie.

La deuxième pièce reprend sur l’état d’exaltation contenue qui caractérise l’entrée en matière du groupe. Le chanteur fait preuve d’une maîtrise époustouflante de lui-même, ce qui rend sa présence formidable et imposante. La basse est puissante, parfois augmentée d’effets synthétiques. Les musiciens sont coordonnés, leur jeu est réglé à la montre.

La structure des pièces est décousue, ce qui ajoute un effet de foire burlesque à la performance. Le premier solo de guitare est joué en aphasique, et la pièce se conclut sur l’un des nombreux hymnes accrocheurs qui suivront. On a l’impression d’être complice d’un mauvais coup bien accompli dans un désert où les lois chancellent. Le sérieux des musiciens camoufle une source d’intelligence inépuisable et de raillerie moqueuse.

La musique respire énormément, ce qui laisse beaucoup de marge de manœuvre au chanteur. Celui-ci occupe à lui seul une partie importante du numéro. À quelques occasions, il est appuyé par les battements soutenus de la grosse caisse de son partenaire responsable des percussions. Les retours à l’ensemble sont toujours opportuns, et exécutés au même degré d’excellence. Les compositions du groupe sont balancées.

La musique porte à l’élévation, comme les solos de guitares projetés en hauteur, et la voix du chanteur chargée de grâce lyrique. Un rythme parfois gauche accompagne ses propos teintés d’une maladresse assurée. Un côté épique agit merveilleusement avec la verve indéniable du groupe, et les intentions claires du chanteur expriment une authenticité qui inspire confiance. L’insistance portée sur certaines notes est parfois déstabilisante, que ce soit celles portée sur les accords de guitare, sur les harmoniques nébuleux de la basse électrique, ou sur la voix relâchée du chanteur.

La septième pièce du numéro, intitulée Killing on the Beach, est l’une des pièces publiées comme single, avec un vidéoclip dans lequel le chanteur porte un habit doré. Ce morceau, bien qu’il soit présenté publiquement comme façade promotionnelle, est l’un des plus chaotiques de la soirée. Le contretemps frappé à la batterie déjoue la ligne sinueuse de la basse, tandis que quelques slides de guitares l’éclaire.

La huitième chanson qui suit se base sur un accord joué à la basse avec un style rappelant celui d’une harpe. Cela pose une ambiance un peu tendue, mais pas trop forte, et laisse l’opportunité de bien discerner les paroles répétées: « Do youhear me ? — Fromasheswegetdust — We all could die … ». Pendant ce temps, le guitariste patiente dans une torpeur stoïque. Le morceau est long,et à leur tour, les interventions de la guitare ajoutent de la couleur à la structure. Un court motif est échangé avec la basse. « Is hedead ? » demande le chanteur. La batterie augmente sa vitesse. Le trouble s’accentue jusqu’au sommet où tout s’éteint.

La soirée se termine rapidement, sous de modestes acclamations, quoique méritées. Le guitariste de Buñuel se poste aussitôt à la table des ventes de marchandise pour échanger quelques mots français avec le public. La soirée s’est bien déroulée pour tout le monde, et ce fut agréable de découvrir ces projets artistiques dans un format plus intime.

-Luc Belmont

Saint-Valère Fest 5: Une tonne de punk au rendez-vous

Saint-Valère Fest 5

Une tonne de punk au Rendez-Vous!  

Nous sommes en 2025, toute la Saint-Valère est occupée par le son Country…toute non! Dans un rang du village se retrouve depuis 5 ans d’irréductibles punks qui résistent et dominent grâce à  leur ‘’distorsion magique’’. Cinq ans déjà, et dire que cette rencontre avait commencé que par un petit ‘’party’’ privé. Mais maintenant voici un événement qui attire de plus en plus d’adeptes…même le druide Pastafarix  s’y est joint cette année pour donner l’aumône à certains curieux de la place. Voici le récit de cette journée. Je ne décortiquerais pas toutes les chansons, styles et formations. Cette chronique sera courte en écrits pour la simple raison que j’y joins un petit documentaire de 22 minutes 22 secondes qui vous donnera l’ensemble de tout ce qui s’est vécu dans cette journée-là. Je voudrais remercier avant tout Spike, à la direction de l’événement ainsi que toutes les personnes qui se sont impliqués de près: bénévoles, le méchoui guy, le tacos guy et  toutes ces bonne gens qui ont amené leur bonne humeur et envi de passer du bon temps.

Alors voilà place au cinéma: Effets spéciaux garantis!!!….Boule de feu!

 

 

Un remerciement spécial à Taco Dave, Tony Woodsman, Moé pis mes Bottes, Collectif Route Laflamme, D-TouxKroches, Les Tabarnaks, Ax3xmx4 et Morsure, qui auront  fait de cet événement, un succès franc et appréciés par tous.

Merci aussi à LuchaYan Duque pour sa superbe touche finale sur la vidéo

Ne jamais dire jamais, dirais-je au groupe Morsure!!!

-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground

Morsure
https://morsureviolencedefondderang.bandcamp.com/album/violence-de-fond-de-rang

Ax3xMx4
https://ax3xmx4.bandcamp.com/album/all-cops-must-die

Les Tabarnaks
https://lestabarnaks.bandcamp.com/music

D-Toux Kroche
https://open.spotify.com/artist/46464l6h1LBytaj69YIoSR

Collectif Route Laflamme
https://routelaflamme.bandcamp.com/music

Moé Pis mes Bottes
https://moepismesbottes.bandcamp.com/album/jamais-trop-tard-pour-tre-pais

Tony Woodsman
https://www.facebook.com/profile.php?id=61576256141755

Festivoix de Trois-Rivières – 26 juin au 6 juillet 2025

Découvrez le retour complet de nos journalistes Phil Grondin et Vicky Fillion, ainsi que les photos prises par Aryanne Marineau et Vicky Fillion lors des soirées Punk/Rock/Metal et Hip-Hop de la 32e édition du Festivoix de Trois-Rivières. Ondes Chocs était sur place pour plusieurs soirées, mais pour voir les photos de toutes les autres soirées, rendez-vous sur notre site partenaire : www.faq-media.com.

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Jour 2 – 27 juin 2025

Le week-end punk rock du Festivoix, maintenant devenu un incontournable dans la programmation, présente en tête d’affiche Billy Talent, Unwritten Law et Taxi Girls. La soirée du vendredi annonce complet alors que tous les billets journaliers ont trouvé preneur. Malgré la pluie et le déluge prévus, rien n’a arrêté les festivaliers de se présenter en grand nombre !

Taxi Girls

Scène du Fleuve Loto-Québec | Taxi Girls lance le bal avec leur punk rock directement de Montréal. Comme l’indique le nom, Taxi Girls se voit être un groupe uniquement composé de filles. Chacune possède un énorme talent à son instrument respectif (et le chant bien sûr) et la foule semble apprécier ce qui a été présenté. Par chance, la pluie ne s’est toujours pas pointée le bout du nez ! Taxi Girls m’a vraiment impressionné ! J’ai même eu la chance de voir en formule acoustique « Margaret Tracteur », projet solo d’une des membres du groupe sur la scène Éphémère. Un groupe qui mérite d’être connu, félicitations !

-Phil Grondin

 

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Unwritten Law

Scène du Fleuve Loto-Québec | Les Californiens de Unwritten Law entrent sur scène en même temps que la pluie commence (et la pluie n’arrêtera pas pour le restant de la soirée). Oeuvrant dans le punk rock également, je dois avouer qu’Unwritten Law n’a pas été à la hauteur de mes attentes. Malgré les classiques du groupe tels que « Seein’ Red » et « Save Me (Wake Up Call) », j’ai ressenti que le groupe ne semblait pas avoir d’entrain. Manque d’énergie ou de la fatigue accumulée peut-être, mais le groupe semblait être sur le pilote automatique. Accompagné de quelques problèmes techniques, au courant de leur prestation et des longues pauses entre chaque pièce, j’ai tout de moins apprécié ce qui nous a été présenté sans en être réellement surpris. J’avais de fortes attentes pour Unwritten Law, un groupe que j’ai connu dans les débuts 2000. Bref, laissons place à Billy Talent !

-Phil Grondin

 

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Billy Talent

Scène du Fleuve Loto-Québec | Billy Talent n’est pas étranger au Québec ! Ayant l’habitude de faire quelques festivals au Québec chaque été, cette année ne fait pas exception avec le Festivoix. Ayant déjà participé en 2017, les Ontariens sont venus mettre le feu dans la place malgré la forte pluie battante. Ils ont enchaîné leurs plus grands succès tels que « River Below », « Try Honesty », « Rusted from the Rain » pour n’en nommer que quelques-uns. La dynamique dans le groupe est toujours aussi présente et le chanteur, Benjamin Kowalewicz, semble autant avoir de plaisir de chanter pour la foule trifluvienne. Tous les musiciens semblent totalement enjoués de venir nous jouer leurs plus grands classiques. En tout, c’est pendant plus d’une heure et demi que Billy Talent nous a fait oublier le déluge dehors. La foule bougeait sans cesse avec des bodysurfings sans arrêt et des moshpits en avant. 

Benjamin s’est même exprimé qu’il était impossible de changer la température mais qu’on peut toujours avoir du plaisir. Chose réussie parce que tout le monde semble avoir trouvé une partie de plaisir. Malgré que la soirée affichait sold out, il y avait beaucoup d’espace de libre à Billy Talent. Est-ce que le monde s’est retenu de se présenter par peur de la pluie ? Une chose assurée, ils ont manqué un sacré spectacle. Billy Talent reste toujours une formule gagnante !

C’est avec la chanson « Red Flag » que Billy Talent termine la première soirée du week-end punk-rock alors que les Californiens de Bad Religion sont la prochaine tête d’affiche du samedi punk-rock. C’est une foule pleine à craquer qui se sépare pour aller reprendre des forces afin de préparer leurs meilleurs mouvements de mosh-pit et bodysurfing. 

-Phil Grondin

Setlist :

  1. Devin in a Midnight Mass
  2. This Suffering
  3. I Beg to Differ (This Will Get Better)
  4. Afraid of Heights
  5. The Ex
  6. Ghost Ship of Cannibal Rats
  7. River Below
  8. Pins and Needles
  9. Rusted From the Rain
  10. Try Honesty
  11. Surrender
  12. End of Me
  13. Diamond on a Landmine
  14. Saint Veronika
  15. Reckless Paradise
  16. Surprise Surprise
  17. Fallen Leaves
  18. Devin on My Shoulder
  19. Viking Death March
  20. Red Flag

 

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Vilain Pingouin

Scène du Jardin Cogeco | Vilain Pingouin a offert une prestation chargée de nostalgie et de complicité. Dès les premières notes, la foule s’est laissée porter par les classiques du groupe, chantés en chœur dans une ambiance chaleureuse et rassembleuse. Fidèles à eux-mêmes, les membres ont livré un spectacle solide, porté par une énergie sincère et un plaisir évident d’être sur scène.

Leur passage s’est démarqué par une proximité naturelle avec les festivaliers, créant un moment à la fois festif et empreint d’émotion. Sans artifices, le groupe a su rappeler l’importance de son répertoire dans le paysage musical québécois, offrant une performance efficace et authentique dans le cadre de leur tournée d’adieu marquant plus de 40 ans de carrière.

-Vicky Fillion

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Jour 3 – 28 juin 2025

La deuxième soirée du week-end punk rock présente les groupes Bad Religion, Bigwig et Pulley sur la scène du Fleuve, et ce, avec moins de pluie comparé à hier. Un peu de répit (et du linge mouillé qui doit sécher) pour les festivaliers! Dame Nature nous a épargné, hourra! Ou peut-être pas…

Pulley

Scène du Fleuve Loto-Québec | Pulley ouvre les festivités avec une foule déjà assez imposante. Venant de la Californie, Pulley nous a servi une bonne leçon de punk rock. Accompagné de ses musiciens, le leader du groupe, Scott Radinsky, semblait en pleine forme afin de chanter les classiques du groupe tels que : « Cashed In », « Insect Destroys » pour n’en nommer que quelques-uns. Un très bon opening et la foule a répondu présente et l’atmosphère était électrisante. Point positif : IL N’A PAS MOUILLÉ ! (Encore)

-Phil Grondin

 

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Bigwig

Scène du Fleuve Loto-Québec | Bigwig est le prochain groupe a entrer sur scène. Actif depuis 1995, Bigwig était un groupe que je me devais de voir au moins une fois. Véritable légende du punk rock, Bigwig est venu mettre le feu dans la place. Mes attentes ont été respectées alors que les plus grandes chansons du groupe ont été jouées. Seul point négatif… le retour de la pluie pendant 30 minutes ! Un vrai déluge ENCORE une fois. Pas grave, cela n’a pas empêché le monde de faire du body surfing, des mosh pits et de s’amuser comme jamais. Bigwig est venu tout casser ! Les gars du groupe semblaient totalement s’amuser sur scène. Un groupe à voir pour tous les fans de punk rock old school ! Bigwig reste un incontournable dans ce genre et une valeur sûre.

-Phil Grondin

 

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Bad Religion

Scène du Fleuve Loto-Québec | Bad Religion est le dernier groupe à jouer pour ce week-end rassemblant les punkers de Trois-Rivières (et du Québec). Ayant joué en 2018 au Festivoix, Bad Religion n’est pas à leur premier rodéo sur la scène du Fleuve. Ouvrir avec « Recipe for Hate » (qui est leur meilleur album selon moi) est un coup de génie. Comment donner le coup d’envoi avec l’effet d’une bombe !

Même si le groupe paraît un peu plus vieux, cela n’empêche aucunement Bad Religion de venir nous donner une leçon de punk rock. Je ne m’attendais pas à ce que les gars prennent un coup de vieux à ce point. Bref, c’est avec d’autres classiques tels que : « I Want to Conquer the World », « You », « 21st Century (Digital Boy) » pour encore une fois n’en nommer que quelques-uns. La bande de Greg Graffin, chanteur du groupe, joue toutes les pièces avec précision et le son est totalement excellent. 

Prévisible mais juste, Bad Religion a terminé le week-end punk avec leur plus grand classique, « American Jesus ». Quelle belle fin de semaine ! Encore une fois, le week-end punk est un incontournable qui doit rester dans le Festivoix. C’est un moment fort chaque année. Cheers !

-Phil Grondin


Setlist :

  1. Recipe for Hate
  2. Supersonic
  3. You Are (the Government)
  4. Candidate
  5. No Control
  6. Struck a Nerve
  7. New Dark Ages
  8. Modern Man
  9. My Sanity
  10. Faith Alone
  11. I Want to Conquer the World
  12. Fuck Amargeddon… This Is Hell
  13. Fields of Mars
  14. Do Waht You Want
  15. True North
  16. Atomic Garden
  17. We’re Only Gonna Die
  18. Generator
  19. You
  20. 21st Century (Digital Boy)
  21. Infected
  22. Cease
  23. Anesthesia

Rappel :
24. Sorrow
25. American Jesus

 

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Jour 6 – 2 juillet 2025

Une autre soirée 100% québécois alors que les formations Simple Plan et Untitled/1 nous ont présenté leur spectacle sur la scène du Fleuve. Simple Plan était de retour sur la scène du Fleuve, trois ans après avoir foulé les planches en 2022.

 

Untitled/1

Scène du Fleuve Loto-Québec | La formation de St-Hyacinthe a la charge de venir réchauffer la foule avant l’arrivée des légendes du pop punk-rock Simple Plan. Ancienne animatrice de Musique Plus, Isabelle Desjardins, elle est venue nous présenter son groupe créé en 1999 et qui fait un retour sur scène après plus de 25 ans.

Débordante d’énergie, elle est venue chanter les pièces du groupe avec les autres membres du groupe. La précision était là et la qualité sonore aussi. Par contre, je trouve la foule un peu froide pour la réception du groupe. Peu d’interaction venant de la foule. Je crois que peu de gens les connaissaient.

Cela n’enlève rien que j’ai bien adoré ce qui nous a été présenté pendant 30 minutes. Le groupe mérite d’être connu ! Isabelle débordait d’énergie et le groupe nous fait revivre le bon vieux punk-rock à leur façon.

-Phil Grondin

 

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Simple Plan

Scène du Fleuve Loto-Québec | Pierre Bouvier et sa bande sont venus endiabler la scène du Fleuve. Tout en sourire, c’est un groupe qui a su nous jouer ses plus grands classiques pendant plus d’une heure et demi au grand plaisir des festivaliers. « Welcome to My Life », « I’m Just a Kid » et « Shut Up ! » sont quelques classiques qui ont été joués, ces chansons qui ont bercé notre adolescence des débuts 2000. Comme leur nouveau gilet le dit si bien « I’m Just an Adult and Life Is a Nightmare » !

Présentement en tournée avec Avril Lavigne, les rumeurs étaient que la célèbre chanteuse de la chanson « Sk8er Boi » allait apparaître pour leur nouvelle chanson « Young and Dumb ». Malheureusement, Simple Plan nous a teasé un petit peu avec un cover de cette même chanson… mais Avril Lavigne n’est pas apparu !

À la place, Marie-Mai est venue chanter avec Pierre Bouvier sur la chanson « Jet Lag », un bon prix de consolation tant qu’à moi ! Aussi, le party d’été a été lancé avec la chanson « Summer Paradise » alors que des ballons ont été lancés dans la foule. De même, Chuck, drummeur du groupe, on a profité pour faire une séance de bodysurfing sur « I’m Just a Kid ».

Lancant un documentaire sur leur 25e anniversaire dans les prochains jours, Simple Plan en a profité pour jouer une nouvelle chanson « Nothing Changes » alors qu’elle n’est même pas encore disponible sur aucune plateforme. Pierre en a encore profité pour dire que c’est la première fois de leur carrière que le groupe joue une pièce sans qu’elle soit même sortie sur aucune plateforme ou média. Une première pour le Festivoix !

En tout, c’est un groupe généreux et enthousiaste qui a su nous rappeler que notre mal de dos de la trentaine est bien présent. Légendaire groupe du début 2000, c’est une fierté québécoise qui est maintenant rendu un groupe qui est reconnu mondialement. Simple Plan nous a prouvé une fois de plus être un groupe avec le cœur jeune et qui fait vivre encore et encore les bonnes années du pop punk-rock.

-Phil Grondin

Setlist :

    1. I’d Do Anything
    2. Shut Up!
    3. Jump
    4. Jet Lag (Avec Marie-Mai)
    5. Addicted
    6. Your Love Is a Lie
    7. Can’t Keep My Hands Off You
    8. Welcome to My Life
    9. Boom!
    10. Summer Paradise
    11. Iconic
    12. Astronaut
    13. Nothing Changes (Nouvelle pièce)
    14. All Star / Sk8er Boi / Mr Brightside (Medley)
    15. What’s New Scooby Doo?
    16. Where I Belong
    17. Crazy / Perfect World / Save You / This Song Saved My Life
    18. I’m Just a Kid
    19. Untitled (Acoustic)
    20. Perfect

 

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Jour 8 – 4 juillet 2025

 

Souldia

Scène du Fleuve Loto-Québec | Souldia était tout en intensité et sans compromis, fidèle à l’authenticité qui caractérise son œuvre. Porté par des textes crus et introspectifs, il a rapidement établi une connexion forte avec le public, qui reprenait en chœur plusieurs de ses morceaux. Son énergie sur scène et sa présence affirmée ont transformé son passage en moment percutant, où chaque parole semblait résonner avec force.

L’ambiance s’est rapidement chargée d’une énergie brute, amplifiée par une mise en scène efficace et un rythme soutenu. Souldia a su naviguer entre moments de tension et instants plus rassembleurs, démontrant une maîtrise de la scène qui a maintenu l’engagement du public du début à la fin. Sa prestation a confirmé son statut d’artiste incontournable du rap québécois.

-Vicky Fillion

 

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Quavo

Scène du Fleuve Loto-Québec | Quavo a proposé une performance tout aussi énergique, teintée de son style mélodique distinctif. Sa voix reconnaissable et son approche plus chantée du rap ont apporté une dimension différente à son spectacle, créant une ambiance à la fois festive et entraînante. Il a su naviguer avec aisance entre ses morceaux les plus rythmés et des passages plus légers, offrant une prestation variée.

Très à l’aise sur scène, Quavo a multiplié les interactions avec le public, encourageant la participation et renforçant l’atmosphère de fête. Son charisme et sa capacité à connecter avec la foule ont permis de maintenir une énergie constante, faisant de son passage un moment marquant qui a su séduire un large public.

-Vicky Fillion

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Jour 9 – 5 juillet 2025

Shaggy

Scène du Fleuve Loto-Québec | Shaggy a littéralement enflammé la scène avec une performance festive et débordante de bonne humeur. Porté par ses rythmes reggae et dancehall, il a rapidement instauré une ambiance estivale, invitant le public à chanter et à danser sans retenue. Sa présence scénique dynamique et son charisme indéniable ont fait de son spectacle un moment hautement rassembleur.

L’interaction constante avec la foule et l’enchaînement de ses succès ont maintenu une énergie contagieuse tout au long de sa prestation. Shaggy a su créer un véritable esprit de célébration, transformant son passage en un « party collectif à ciel ouvert » où la musique devenait un vecteur de joie et de partage.

-Vicky Fillion

 

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K. Maro

Scène du Fleuve Loto-Québec | K. Maro a, pour sa part, livré une prestation nostalgique marquée par le retour d’un artiste qui a su laisser sa trace dans les années 2000. Avec une énergie renouvelée, il a replongé le public dans son univers, mêlant habilement nostalgie et modernité. Ses morceaux emblématiques ont suscité une forte réaction de la foule, ravivant des souvenirs chez de nombreux spectateurs.

Sa présence sur scène et son aisance à interagir avec le public ont permis de créer une ambiance chaleureuse et festive. En revisitant son répertoire avec assurance, K. Maro a su démontrer qu’il conserve une place particulière dans le paysage musical, offrant une performance à la fois efficace et rassembleuse.

-Vicky Fillion

 

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Tizi

Scène du Fleuve Loto-Québec | Tizi a su faire vibrer le public avec un set dynamique et parfaitement calibré pour l’ambiance estivale du festival. Enchaînant habilement les transitions et les rythmes entraînants, cette DJ a créé une atmosphère festive et immersive qui a rapidement rassemblé les spectateurs sur la piste. Sa lecture efficace de la foule et son sens du timing ont permis de maintenir une énergie constante, confirmant son talent et sa place grandissante sur la scène électronique montréalaise.

-Vicky Fillion

 

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Born Of Osiris//The Browning//Convictions @ La Source de la Martinière, Qc – 27 juin 2025

Voici le compte rendu de Luc Belmont et les photos prises par Emilie Hould lors du spectacle de Born Of Osiris présenté par District 7 Production au La Source de la Martinière de Québec le 27 juin 2025 et qui mettait également à l’affiche The Browning et Convictions.

Retour sur le spectacle

Dans le cadre de leur tournée pancanadienne de 21 dates, l’association formée des trois groupes américains Convictions, The Browning ainsi que les fameux Born of Osiris, est de passage à Québec. Une soirée qui prouve le professionnalisme des musiciens et de leur équipe dans leur capacité à gérer une salle telle que celle du bar La Source de la Martinière. La musique prévue pour tôt, j’arrive pile à 19h. La cour extérieure déjà s’était emplie. À mesure que l’auditoire se rassemblait pour assister au concert, les ventes s’accumulaient autant pour les artistes que pour l’employé débordé du bar. Deux premiers groupes exposaient sur la terrasse drapeaux, vêtements et disque alors que les produits offerts par la tête d’affiche occupaient toute l’espace de l’entrée en plus de l’espace ordinaire du vestiaire : revêtements thermiques pour canettes de bière, chandails pour tout le monde, affiches à effigies variées, la discographie représentée en de multiples supports physiques : le prix du tout listé sur deux pages d’indications. L’ampleur d’un musée qui accorde le temps de se glisser avec justesse vers la scène.

 

Convictions

Le groupe est acclamé par une foule ayant laissé un grand espace vacant au milieu de la salle. La place se trouve préparée à recevoir du son furieux. Le groupe Convictions s’engage sur un cri puissant du chanteur principal, perché à en frôler le plafond sur une estrade de deux pieds installée au centre de la scène. 

Les deux guitaristes produisent des bruitages garnis d’effets loufoques afin de ponctuer les sections plus rugueuses qui les jumèlent aux secousses de la batterie. Le jeu du batteur, dernier membre original du groupe, est franc et direct. Son instrument rend les frappes vigoureuses qu’il lui assène avec l’aplomb d’une main experte. Les pédales attachées à ses grosses caisses roulent en trombe. D’un côté, le guitariste, celui avec les cheveux longs, appuie par moments l’orateur principal avec une voix malheureusement un peu trop sourde pour rivaliser avec la prestance imposante de son acolyte.

Chaque pièce a sa partie plus calme pouvant varier en proportion. Parfois la structure de la chanson permet aux élans plus rythmés des couplets de se poursuivre dans le refrain, de sorte que la coupure est exercée avec une certaine fluidité, ce qui favorise un assemblage de styles plutôt agréable. Des interludes à sonorité électronique relient certaines sections à l’intérieur des pièces, lesquelles sont toutes organisées autour d’une séquence préparée et omniprésente qui agit comme fil conducteur tout au long de la performance. La trame de fond complémente au fait que le groupe se débrouille sans son bassiste, qui a quitté le groupe plus tôt cette année. Ce dernier a confié publiquement via son compte Instragram personnel que les relations difficiles qu’il entretenait avec les autres membres auraient motivé son départ. Tandis qu’il ne semble toujours pas avoir trouvé de nouveau groupe auquel se joindre, le groupe n’a pas non plus été en mesure d’ajouter un bassiste à leur alignement pour le remplacer.

Un effet d’entraînement certain affecte particulièrement la foule, et il en témoigne de l’enthousiasme manifeste des participants qui occupent l’espace central de la salle. Il y en a du mouvement, au plus grand plaisir du chanteur, qui n’hésite pas à jeter de l’huile sur le feu entre les chansons, avec des appels à l’agitation pour faire sauter le public, dans une démonstration énergique de son plaisir : « UP! UP! UP! ». Plus le numéro avance, plus l’ambiance est disjonctée. Les couplets agressifs se succèdent à un rythme constant, et leur développement opère souvent par le procédé du ralentissement abrupte et des interruptions saccadées. Convictions n’a déçu personne, sauf ceux qui sont arrivés après 19 :45, puisque le morceau qui termina à cette heure avait été annoncé par le chanteur comme étant leur dernier pour la soirée. À ce moment, un partisan du groupe s’est exclamé : « Vous savez vraiment comment démarrer ça, une soirée ! » auquel le chanteur principal, ravi, répartit parfaitement : « Bien sûr, c’est notre travail ! ». Force était alors de l’admettre : la tâche était accomplie et ce, sur un solide temps.

 

 

The Browning

Une quinzaine de minutes allouée pour reprendre son air à l’extérieur, puis quelques sons d’appel retentissent en guise d’alarme et annoncent l’arrivée du prochain groupe. On s’exerce tant bien que mal à reprendre place dans la salle. D’un côté et de l’autre de la scène sont installés deux grands panneaux composés de huit rectangles qui passent du vert au jaune et au rouge. Le bout de chacune de ces installations projette sur le plafond une épaisse ligne fluorescente, en voie vers laquelle se forme un hologramme triangulaire dont la pointe fléchie par-dessous, et se perd parmi l’empilade de matériel de tournée qui couvre l’arrière de la plateforme sur laquelle performent les musiciens.

The Browning entame son numéro, sans s’adresser au public, avec la mélodie troublante de la pièce Wake Up, laquelle ouvre son dernier album OMNI. Cette courte pièce permet l’organisation des derniers réglages techniques avant que ne soit lancé le défilement ininterrompu de la portion de leur répertoire que le groupe a choisi de présenter durant cette tournée. 

Le jeu de lumières installé sur la scène est mis en valeur. Pendant un instant très bref, le batteur dévie légèrement de la trame sonore qui soutient toutes les pièces : le changement de tempo trop précipité de sa part l’obligea d’effectuer une presque imperceptible compensation dans la mesure. Le guitariste joue moins souvent qu’on l’entend sur sa guitare; il devient évident que l’absence de bassiste est aussi suppléée de la même façon que l’a fait le premier acte de la soirée.

Le chanteur fait montre de sa versatilité en combinant divers styles de vocaux extrêmes avec des passages de chant semi-parlé. Celui-ci occupe fermement la partie gauche de la scène, près d’un séquenceur aux boutons lumineux qu’il ne parait pas pour autant manipuler. La musique du groupe est fondée sur un style électronique, ce qui se traduit dans une généreuse distribution de passages où domine une trame préenregistrée, des passages technos qui donnent une ambiance de rave au tournant du bug de l’an 2000. 

Le chanteur n’échappe pas une occasion pour inviter le public à se mouvoir de façon chaotique, comme lorsqu’il annonce Poison, le troisième morceau : « Don’t wait for it, pull a man and move around ! ». Cette pièce reflète bien l’aspect un tantinet ironique du groupe. La batterie relaie sa brutalité avec les sons synthétiques sombres et postapocalyptiques. Les rythmes mitraillés à la grosse caisse font également partie de l’équation; celle-ci se résout dans un fracas mécanique qui écorche les textures technos et les cadences industrielles. 

L’ambiance générale est très festive, ce qui favorise la danse et les élans du cou qui font balancer la tête. La sixième pièce Carnage offre un bout de bataille de rap entre le chanteur et le guitariste, Les deux se regarde en se faisant de l’attitude de gangster. La pièce suivante, Bloodlust, est tiré du premier album du groupe, Burn This World, qui date de 2011. Pour l’occasion, le chanteur demande à la foule de chanter avec lui à en faire exploser l’endroit : « Make this room explode ! ». Cette pièce se distingue des autres par les sons de violons que comprend l’accompagnement préenregistré, et elle e se referme sur un chant scandé avec la participation du public « Ba la la la la, dap dap ! », auquel répond exactement le segment de batterie. 

Un solo du batteur permet au chanteur de se réunir pendant une minute avec son guitariste qui change d’instrument derrière la scène, et le groupe se rassemble à nouveau pour délivrer les deux pièces les plus rapides et intenses de leur numéro. Enfin, ils nous offrent un hommage à un morceau très connu, qui aura probablement influencé en bonne partie l’esthétique de leur musique. Je laisse à la discrétion du lecteur le loisir d’aller découvrir ce single, publié cette année, en révélant seulement comme indice le fait que l’éclairage était alors tout bleu.

 

 

Born Of Osiris

Personne n’attendait dehors lorsque la machine à fumée est allumée par l’employé de soutien du groupe Born of Osiris. C’est lui qui demande à la foule compacte de s’écarter pour laisser passer les quatre musiciens qui ont peut-être perdu l’habitude de frayer ainsi leur chemin. L’estrade sur laquelle montait le chanteur de Convictions est remis : le chanteur de Born of Osiris s’en sert pour s’approcher plus avant, et serrer les mains, échanger des salutations avec le public qui acclame la tête d’affiche. 

La musique s’amorce avec un morceau mélodique et complexe à la guitare qui fait honneur à l’aspect mystique qu’évoque le nom du groupe. L’espace est saturé par les tintements intriqués des cloches de cymbale et les fugues synthétiques des séquenceurs. Le chanteur est dans son registre le plus perçant; rien de tel n’avait été poussé comme cri jusque-là dans la soirée. La structure des premiers morceaux se meut sans cesse dans de nouveaux motifs, agençant subtilités et prouesses. 

Les narrations musicales du groupe s’enfoncent continument dans d’obscures confins où s’élancent des harmoniques stridentes, et où l’agressivité des sections rythmiques se surenchérissent solidairement. Les chants menés avec un talent innovant sont envoutés par les mélodies d’accords simples et gracieux, jusqu’à ce que l’ébranlement des boutades méticuleuses nous amène au point culminant qui permet au groupe de se présenter tout humblement à l’audience qui en raffole. La deuxième pièce sur la liste offre les premiers solos de guitare, qui sont joués avec beaucoup de style et d’audace. Il faut allouer qu’ils sont des maîtres dans l’art de créer des outros mémorables qui ressortent littéralement du reste de la pièce. Tout le monde a le loisir d’attester de la chimie d’écriture qui existe au sein de cette association de virtuoses. Un génie vaporeux, talisman d’une expertise décennale, circule à travers la salle.

Les deux hologrammes triangulaires se font pyramides en étirant les barreaux de leur base dans les airs, ou en la multipliant en grillages lasers. Les gens du plancher sont invités à se presser entre eux pour faire de la place aux tourniquets humains. Le meneur du groupe ne lâche pas son micro, il impose honnêtement sa présence, et porte une attention constante aux gens qui se dressent devant lui. Il me rend souriant les cornes que je lui envoie de mes doigts de démon. Les colonnes d’éclairage tournoient comme des chouettes encarcannées sous les stroboscopes qui ne clignotent pas sans me rappeler que la dernière fois j’avais vu Born of Osiris au Dagobert (circa le 18 février 2014). Les six raies de lumière grise et rougeâtre qui en sortent percent des trajets à travers les danseurs erratiques. 

Si le soliste de gauche, qui manipule un séquenceur déposé là depuis le début de la soirée, bénéficie d’un son idéal pour faire valoir son instrument, il est malheureusement très difficile d’entendre celui qui performe à droite de la scène. Celui-ci dû d’ailleurs faire pendre sa longue frange capillaire pour rattacher ses souliers à l’aide de ses doigts aux ongles tendus de verni noir, cela pendant que j’allais me positionner vis-à-vis son amplificateur pour mieux apprécier la qualité de ses initiatives, qu’un certain déséquilibre des fréquences m’empêchait de percevoir jusqu’à ce que je m’éloigne un peu de la scène. Son son était tout simplement moins compressé, et comptait plus pour la frontière externe de l’enveloppe sonore. L’équilibre est donc un fait propagé qui permet un expérience locale diversifiée. 

Un premier candidat se voit porté à bout de bras par le public vers l’avant de la scène, où l’employé de soutien du groupe n’hésite pas à intervenir pour assurer la sécurité de tous. L’incident survient à plusieurs reprises tant le rythme est entraînant. On annonce aussitôt que la prochaine pièce sera lourde, ce qui parait être une blague pour quelques secondes de douce musique. On n’entend plus rire lorsque la cymbale chinoise sonne comme un tas de vaisselle qui s’écroule. Un des quatre photographes ayant contribué à l’immortalisation de cet événement inusité brandit alors une tige télescopique lui permettant de pénétrer plus intimement dans la bulle des musiciens. Les lumières épuisent une panoplie de couleurs extravagantes, et les mélodies s’en retrouvent confortées.

La chanson Silence the Echo fait partie du matériel plus rangé du groupe, avec son propos libre et engagé sur un techno épique. Le refrain est proéminent : un chant abîmé, presque mélodieux. Chaque couplet est bien marqué tant les changements sont définis. La chanson finit par fusionner toutes ses parties dans un ultime assemblage. La sixième pièce du numéro opère dans un langage robotique le monologue cryptique d’une reconstruction historique provenue de l’éveil biologique de la conscience. On célèbre cette découverte en frappant nos mains ensembles : « Put your hands up !! Hey ! Hey ! ». Personne n’a mine à badiner sur la scène; les coups de quincaille compétitionnent avec les cris déchaînés pour obtenir à eux seuls l’attention du technicien de son qui, du haut de sa console immense, se régale parmi les échanges des solos qui se répliquent effrontément entre eux. 

Le morceau suivant, tissé dans une cohésion astucieuse, allie la dureté d’une armure ancienne à la douceur des étoffes les plus dispendieuses. Pendant une petite pause où on peut entendre jacasser des enregistrements oiseaux, le chanteur invite le public à exprimer ses remerciements pour les groupes précédents. Les guitares envoient réverbérer leurs notes sur des roulements tapageurs, puis le chant se calme dans une dynamique plus conventionnelle. Comme toujours, un passage plus tranquille se voit massacré bien avant d’être endossé par ces marchands de force sonique, cette fois par degrés de ralentissement écrasant. 

La pièce The Searching, leur plus rapide de la soirée, fût dédié aux amateurs de l’album phare du groupe, The Discovery (2011), qui hurlaient « Hey ! Hey ! » pendant la majeure partie de celle-ci. Un métalleux hésitant se confia ensuite à son pair : « J’ai le goût de backflip ..! ». Le batteur avait une de ces façons de s’introduire en confondant toutes les possibilités, ce qui déstabilisait parfois même le chanteur. À l’occasion celui-ci, le sourire fendu, secouait la tête avec hébétude en reprenant son rôle à deux mains sur le micro. 

La sélection offerte par le groupe ne laissait pas de fournir du matériel excessivement impressionnant, et délivré avec méthode. Les motifs mélodiques départagent à l’occasion un refrain chanté du cœur, et les assauts sont d’autant plus menaçant que muet est le silence qui les fréquente. Les compositions fonctionnent par couches, lesquelles s’imbriquent selon l’espèce d’anarchie qui fait voir l’ordre dans le chaos contenu. Un clin-d’œil au jazz décontracté, des saccades de la caisse claire comme du rock gras et classique se combinant dans un morceau où l’espace est scié face à la verve assumée de celui qui occupe la plus haute marche du podium. 

Un homme a sorti de sa poche, comme par magie, une faible flamme odoriférante, ce que le chanteur n’a pas manqué de souligner. Les mélodies, d’un trouble mélancolique, émettent ensuite des cendres funèbres. On ne paie plus cher de sa peau « Save your fucking ass !!! ». Le numéro s’éteint sur une note terrible. Heureusement, le rappel survient, appuyé par l’approbation chantée du public, qui connait toutes les paroles par cœur. La balade « This is just you and me … » fait guise de berceuse, et on remercie chaleureusement. En paix, chacun se retrouve rempli de toute la grâce dégagée au cours de cette soirée unanime.

Le spectacle s’est terminé à 22:30, pour une durée totale de 210 minutes incluant les pauses entre les groupes. Ces moments sont nécessaires pour aller respirer un peu, car l’air climatisé de la thermopompe ne suffit pas en été à maintenir près de deux cents personnes au frais dans une ambiance aussi endiablée. Malgré tout, l’effet d’intimité que crée ce bar-spectacle peut en faire un endroit mémorable pour les groupes, et le bruit pourrait aussi bien courir parmi la scène metalcore américaine que la ville de Québec est un endroit spécial où jouer.

-Journaliste: Luc Belmont
Photographe: Emilie Hould

SCARFOLD//Peer Pressure//Basterds//Black Hole @ La Forge à Bérubé, Trois-Pistoles – 28 juin 2025

Voici le compte rendu et les photos prises par Cynthia Côté lors du spectacle de Scarfold présenté par la Scène BSL à La Forge à Bérubé de Trois-Pistole le 28 juin 2025 et qui mettait également à l’affiche Peer Pressure, Basterds et Black Hole.

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Retour sur le spectacle

La 2e édition du Forge Metal, organisé par Scene BSL, a eu lieu samedi le 28 juin à la Forge à Bérubé de Trois-Pistoles. Un bon show hardcore métal entre les festivités de la Saint-Jean-Baptiste et du déménagement haha!

 

Black Hole

La soirée débuta avec le jeune band rimouskois, Black Hole, qui roule déjà pas mal dans la région. Ils offrent des chansons qui sont le croisement de l’ancienne et la nouvelle génération de métaleux. Un nouveau visage a pris place à la basse l’instant d’une chanson. Il s’agit d’Étienne qui intégrera le groupe pour quelques chansons ici et là. Leur EP Empty World (disponible sur toute les plateformes) a été lancé il y a déjà un an !

 

 

Basterds

Le band Basterds, métalcore de Québec, a ensuite mis une buche de plus à la chaleur déjà présente sur place. C’était du lourd, je dirais même du pesant à souhait comme on en a rarement vu passé dans la région ces dernières années. Ils effectuent beaucoup de déplacements sur scène avec aisance, sans trop nous étourdir. Ce fût mon coup de coeur de cette édition. En mai dernier, ils ont sorties leur single et vidéoclip de « OutCast ».

 

 

Peer Pressure

Pour une deuxième présence consécutive, Peer Pressure, harcore de Québec, a donné une courte, mais solide performance! La présence du chanteur de Feels Like Home y était l’instant qu’une chanson. Peer Pressure ont joué au FEQ l’année dernière sur la même scène que Killswitch Engage.

 

 

Scarfold

Le band hardcore de Montréal, Scarfold, clôturait cette soirée de feu! Le chanteur a fait du body surfing et il était très sollicitateur avec la foule. En septembre dernier, ils ont effectué une tournée en Europe et au Royaume-Unis, The beatings to beat to the beats we dead tour. Ils sont sur la programmation d’Envol et Macadam en septembre prochain.

 

Ce fût un succès pour cette deuxième édition avec une participation un peu plus nombreuse que l’année dernière. J’ai adoré ma soirée! L’organisation tient grandement à remercier les participants, les bénévoles et les collaborateurs d’avoir contribué à la réussite de cet événement.

-Cynthia Côté
Photographe/Journaliste