by Luc St-Laurent | Fév 8, 2014 | Articles Divers/Primeurs/Annonces, Critiques, Critiques de Shows

Voici la deuxième partie de mon compte rendu sur le 70,000 Tons of Metal 2014, un texte épique pour une journée qui l’a été tout autant! La première partie est disponible en suivant ce lien.
Mardi : Jour 2 : Une journée épique
C’est après seulement 4 heures de sommeil que je me suis levé et que j’ai commencé à me préparer pour ce qui se promettait d’être la journée la plus chargée du festival. Après une bonne douche, je suis sorti de ma cabine pour aller déjeuner. C’est alors que j’ai pu constater que le kiosque de marchandises était ouvert depuis 8h du matin. Avec une file interminable et un temps d’attente estimé à environ 3 heures, le kiosque de marchandises demeure un des irritants qui aurait besoin de quelques ajustements pour améliorer sa fluidité. Pour ma part, j’ai décidé de ne pas perdre mon temps là et d’attendre plus tard en journée en espérant trouver un trou assez grand entre 2 spectacles pour ne rien manquer de l’action sur scène de mes groupes favoris.
Donc, rendez-vous au 11e étage pour un copieux déjeuner de fruits, brioches, bacon et café à volonté! Après avoir repris des forces, il était temps de se diriger vers le premier spectacle de la journée. Le trio Terrorizer, qui fut un ajout tellement de dernière minute que son nom n’apparaît même pas sur les t-shirts officiels du festival. Rien de mieux que du Death/grind à 12h15 pour se remettre les idées en place et effacer les restants de fatigue de la veille! Composé de Sam Molina à la basse et vocal, Lee Harrisson à la guitare (batteur de Monstrosity) et Pete Sandoval à la batterie (ex-Morbid Angel), le trio qui jouait parfois des pièces d’une extrême rapidité avec une facilité assez déconcertante, n’a pas cessé de me surprendre. Terrorizer a donné un bon spectacle dans son genre, enfin c’était bien meilleur que du Napalm Death.

De retour dans le hall du bateau, la file du kiosque de marchandise ayant passablement raccourci, et disposant d’environ 1h15 avant le début de Keep of Kalessin, j’ai tenté ma chance pour me procurer quelques t-shirts inédits. Malheureusement, après plus d’une heure d’attente, je n’ai pas pu mettre la main sur l’édition spéciale de Carcass qui était déjà sold-out, mais je me suis consolé avec l’édition spéciale du groupe m’ayant le plus impressionné depuis le début, Obituary. J’ai également ramassé mon t-shirt de Survivor 2014.
Ensuite, il n’y avait pas une seconde à perdre, car Keep of Kalessin avait déjà débuté son premier set dans le Spectrum Lodge. Le groupe Norvégien qui n’est plus qu’un trio, comptait un autre absent dans ses rangs, car Vyl ne pouvait être présent et a dû se faire remplacer par un jeune batteur de 20 ans nommé Sondre Drangsland. Néanmoins, la qualité du spectacle ne fut que très peu affecté par cet imprévu. Le groupe a mis l’emphase sur leur dernier album Reptilian, sorti il y a déjà 4 ans avec les pièces, Judgement, The Awakening, The Divine Land et Dark as Moonless Night, sans oublier Ascendant et Kolossus de l’album précédent. Le groupe s’est également permis de promouvoir son nouvel album qui sortira en avril prochain en jouant Introspection, le premier extrait de celui-ci. Un autre bon spectacle ici, quoique j’ai personnellement préféré leur deuxième prestation durant le jour 4.

Toujours dans le petit Spectrum Lodge, D.R.I. était le prochain groupe sur mon horaire de la journée, et c’était possiblement celui que j’avais le plus hâte de voir avec Carcass. Après 20 ans d’attente, je n’avais que peu d’espoir de voir un jour D.R.I. en spectacle puisque ceux-ci ne peuvent plus franchir la frontière canadienne pour une raison qui m’échappe. Ma patience fut récompensée par un des meilleurs, si ce n’est pas le meilleur spectacle de tout le 70,000 tons of Metal 2014! Les gars étaient tous dans une forme phénoménale, même que le guitariste Spike Cassidy qui serait toujours atteint d’un cancer ne faisait pas ses 52 ans! Harald Oimoen, le bassiste est un humoriste-né, le genre à dire « hey man, this cruise is awesome, it’s the first time I got drunk twice in the same day! » et que dire de la voix particulière de Kurt Bretch qui est tout à fait identique à celle qu’on peut entendre sur les albums studio. Mais, il n’y a rien d’étonnant en fait, car D.R.I. est certes de la vieille école, et à la base un groupe punk avec un peu plus de talents que la moyenne qui s’est développé en thrash métal avec le temps, mais cette mentalité de garder les choses simples et vraies est restée et c’est tant mieux! Même si D.R.I. n’a pas sorti de nouvel album studio depuis Full Speed Ahead en 1995, le groupe est toujours aussi tight! Et pour ce set comme pour le deuxième, j’ai eu droit à une panoplie de classiques qui ont bercé mon adolescence tels que; Thrashard, Acid Rain, Beneath the Wheel, Couch Slouch, I don’t Need Society, Who Am I?, Abduction, Suit and Tie Guy, Five Years Plan et quelques autres. À vouloir faire mon chialeux, j’en aurais aimé un peu plus de l’album Crossover, mais c’était déjà excellent!

Avec quelques douleurs cervicales et visiblement encore sous le choc de ce que je venais de vivre avec D.R.I., c’est donc assis confortablement sur une banquette du chorus line theater que j’ai commencé à regarder Septic Flesh nous offrir une démonstration de puissance sans commune mesure! Le groupe grec en a d’ailleurs impressionné plusieurs à ce chapitre selon les commentaires que j’ai pu entendre çà et là. Avec des pièces majoritairement issues de leurs 2 derniers albums Communion et The Great Mass, Septic Flesh a non seulement réussi à combler ses fans, mais il a certainement réussi à en conquérir de nouveaux. Et personnellement, je n’ai eu d’autres choix que de me lever de mon siège et courir vers les abords de la scène pour la pièce finale Five-Pointed Star! Grandiose!

Déjà 17h30 et le temps idéal pour aller se bourrer la face et s’étendre dans son lit quelque peu avant Satyricon à 20h30. Non pas qu’il n’y avait rien d’intéressant entre-temps, Dark Tranquillity et Death Angel ont sans doute donné de bons spectacles, mais dans ce genre de festival marathon, mieux vaut choisir ses combats comme on dit, et les chances de revoir ces 2 groupes dans un avenir rapproché sont visiblement très bonnes puisque les 2 tournent souvent dans notre coin de pays.
Encore dans la torpeur de ma petite sieste de 2 heures, je suis retourné au Chorus Line juste à temps pour le début de Satyricon, un groupe qui a passablement changé depuis l’époque du magistral Nemesis Divina. Officiellement, Satyricon est un duo composé de Satyr et de Frost, mais comme Frost est interdit de séjour aux États-Unis d’Amérique pour cause d’antécédents judiciaires, c’est Dirk Verbeuren de Soilwork qui le remplaça derrière la batterie. Mais ici nous n’avions pas droit à un concert minimaliste à la Inquisition, car Satyr s’est entouré d’une horde de musiciens afin de rendre justice aux pièces de sa discographie. Donc c’est avec pas moins de six musiciens sur scène que Satyricon fit son spectacle. Un spectacle bien meilleur que ce que j’avais espéré, étant donné que j’avais décroché du groupe depuis déjà fort longtemps et que peu de pièces m’étaient familières à l’exception de Now, Diabolical, K.I.N.G. et Mother North. Malgré tout, j’ai tout de même apprécié le spectacle et je me suis surpris à taper du pied à maintes reprises.

Dès les dernières notes de K.I.NG., c’est sans perdre une seconde que je me suis précipité du côté du Pool Deck pour le spectacle de Fear Factory qui nous avait promis d’interpréter rien de moins que l’album Demanufacture dans son intégralité pour commémorer son 20e anniversaire. Bon sang que le temps passe vite! Chose promise, chose due, Demanufature 20 ans plus tard, ça sonne toujours comme une tonne de brique! Pas étonnant qu’autant de groupes s’en soient inspirés, mais personne n’arrive à la cheville de Fear Factory, parce que les maîtres du genre, ils sont « drettes » en maudit!

Peu après 22h30 et à deux pièces de la fin de Fear Factory, j’ai quitté le Pool Deck, en direction du Chorus Line, afin de m’assurer une place de choix dans la première rangée en avant pour Carcass. Une prestation à la hauteur de mes espérances, qui débuta en force avec Buried Dreams et enchaîna avec Incarnate Solvent Abuse, pour le reste du setlist, je ne me rappelle plus très bien de l’ordre exact, mais nous avons eu droit à un peu de tout, des medleys de Symphonies of Sickness et Reek of Putrefaction accompagnés d’images gore sur la Carcass TV (des écrans de projection faisant partie du décor de la scène), quelques classiques incontournables tels que; This Mortal Coil, Heartwork, Exhume to Consume et Corporal Jigsore Quandary, ainsi que quelques nouvelles pièces issues de Surgical Steel. Bien sûr, presque entre chacune des pièces Jeff Walker y est allé de quelques blagues plutôt rigolotes. Somme toute, un autre spectacle mémorable.

Une fois Carcass terminé, il me restait une heure à tuer avant le prochain et dernier spectacle incontournable prévu au programme de ma journée. Temps idéal, pour quelques pointes de pizza au Sorrento’s et un coup d’œil rapide à Haggard avec ses 13 musiciens qui jouaient sur le Pool Deck.
De retour dans le Chorus Line, il était déjà rendu 1 heure du matin, et un autre groupe que j’ai sûrement attendu 20 ans avant de voir live s’apprêtait à se produire devant mes yeux! Certes, Chuck Schuldiner n’était pas sur scène pour une raison évidente, mais le Death DTA Tour 2014 est sûrement l’incarnation du groupe la plus proche que j’aurai jamais la chance d’admirer, constitué du line-up de l’album Human, soit Steve DiGiorgio à la basse qui jouait également le rôle d’animateur, les membres de Cynic, Paul Masvidal à la guitare, Sean Reinert à la batterie et également jouant live dans Cynic, Max Phelps qui était très convaincant dans son rôle de M. Schuldiner, car non seulement, il avait la bonne intonation vocale et jouait à la perfection, mais aussi, physiquement il ressemblait quand même assez à Chuck pour y croire! Pour ce qui est du setlist, je dois avouer qu’il est difficile de faire un survol efficace de la discographie de Death en seulement 10 ou 12 titres, n’est ce pas? Néanmoins, ici ils ont réussi à captiver l’auditoire en mettant principalement l’emphase sur des pièces de Human et des albums antérieurs, tels que Leprosy et Spiritual Healing, et effleurant à peine les 3 derniers albums. On a également eu droit à un touchant hommage vidéo mettant en vedette Chuck lui-même, préalablement introduit par la pièce instrumentale Cosmic Sea et un solo de basse de DiGiorgio. De quoi faire brailler comme des fillettes tout un public de mâles venus écouter du Death Metal!

Bien entendu, vers les 2 heures du matin, il était venu le temps pour moi de tirer sur la « plogue » d’une journée bien remplie, car le lendemain matin, nous faisions une escale à Costa Maya au Mexique…
À suivre…
Luc
Résumé de la journée:
- Terrorizer
- Keep of Kalessin
- D.R.I.
- Septic Flesh
- Satyricon
- Fear Factory
- Carcass
- Death DTA
by Luc St-Laurent | Fév 3, 2014 | Critiques, Critiques de Shows

Le 70,000 tons of Metal est présentement le plus gros festival métal flottant au monde, et sûrement le meilleur endroit à être sur la planète en janvier quand on vit au Québec. D’ailleurs, plusieurs Québécois et Québécoise étaient présents sur le bateau, et certains d’entre eux, tout comme moi, n’en était pas à leur première expérience, même qu’avec seulement une 2e présence à bord, je semblais faire office de novice! Avant de me lancer dans ce récit épique ne relatant que ma propre expérience vécue, voici quelques statistiques en vrac sur le 70,000 tons of Metal.
Le 70,000 Tons of Metal de 2014 c’était: 41 groupes jouant 2 fois chacun, pour un total de 82 spectacles en 4 jours sur 3 scènes :
- Le Pool Deck Stage : Scène extérieure sur le pont du bateau à proximité de la piscine
- Le Chorus Line : Salle de théâtre ressemblant un peu au Capitole de Québec
- Le Spectrum Lodge : Petite scène de style bar, au plafond très bas.
Le line-up complet de cette année était le suivant :
Atrocity, Bonfire, Carcass, Cripper, Cynic, Dark Tranquillity, Death Angel, Death DTA Tours 2014, D.R.I., Fear Factory, Finntroll, Freedom Call, Gloryhammer, Haggard, Hatesphere, Izegrim, Keep of Kalessin, Leaves’Eyes, Massacre, Nekrogoblikon, Novembers Doom, Obituary, Orphaned Land, Overkill, Poltergeist, Pungent Stench, Raven, Rising Storm, Satyricon, Septic Flesh, Soilwork, Swallow the Sun, Swashbuckle, Symphony X, The Haunted, Terrorizer, Twilight of the Gods, Unearth, Vicious Rumors, Victory, Xandria.
Nombre de pays représentés par les participants: 61
Dont voici le top 10; Allemagne, États-Unis, Canada (beaucoup de Québécois), Finlande, Pays-Bas, Mexique, Belgique, Australie, Colombie, Royaume-Uni.
Si on dit souvent que le métal c’est de la musique de gars, et bien disons que d’année en année il y a de plus en plus de filles à bord, et c’est d’ailleurs à notre plus grand plaisir. Donc pour 2014, il y avait 37% de femmes et 63% d’hommes, à quand la parité? Peut-être d’ici quelques années!
Et finalement, à propos du nombre total de personnes à bord, on pouvait compter 2051 participants, 458 musiciens et leur personnel et 869 membres de l’équipage, pour un total de 3378 personnes à bord.
Maintenant, je vais essayer de vous faire vivre à ma manière ce qui fut pour moi une deuxième expérience au 70,000 Tons of Metal. Expérience et point de vue personnel qui vaut bien celui des 2050 autres participants à bord, car chacun d’entre-nous a sûrement vécu ce voyage d’une manière différente et tous auraient sans doute pleins d’anecdotes à raconter.
Lundi : Jour 1 : Un départ lent
Après avoir profité d’une journée entière à marcher sur les plages et trottoirs sous le chaud soleil de South Beach à Miami, mes compères de voyage et moi-même étions prêts à monter une dernière fois sur le Majesty of the Seas, pour assister au plus gros festival métal flottant au monde, le 70,000 Tons of Metal. Enfin, je dis que nous étions prêts, mais c’était avant que l’un de nos amis apprenne par téléphone le décès de sa mère… C’est alors que ce qui avait commencé par une journée de rêve s’est vite transformé en cauchemar. Et bien qu’une tempête fit rage au Québec, que ça lui aurait couté la totale pour changer son billet d’avion et qu’il aurait perdu la croisière non remboursable à ce point, j’ai quand même dû user de psychologie pour le convaincre de rester avec nous, puisqu’il ne pouvait rien y changer et qu’une croisière métal sous le soleil des tropiques et entouré d’amis qui le supportent était sûrement le meilleur moyen de garder le moral dans ces circonstances, une décision qu’il n’a jamais regrettée, j’en suis certain!
Donc, après avoir passé tous les contrôles de sécurité d’usage, trouvé notre cabine et récupéré nos bagages, le temps était venu de se refamiliariser avec les lieux, où je n’avais pas mis les pieds depuis 2012 en attendant le muster drill (exercice d’évacuation obligatoire) et le départ du bateau. Les spectacles qui devaient commencer à 17h30 avec le groupe de pirate Swashbuckle ont sûrement eu un peu de retard alors que le bateau était toujours accosté à 18h00. Pour ma part, mon premier rendez-vous avec les décibels s’est fait avec la formation de death metal polymorphique allemande nommé Atrocity. Ce groupe dont l’annonce à la dernière minute fut mon plus grand bonheur est en fait le même que Leave’s Eye déjà sur le line-up depuis très longtemps. Atrocity nous a offert une solide performance de death metal plutôt lourd malgré l’absence de bassiste, avec des titres pour la plupart issus de leur dernier album Okkult, mais aussi quelques vieilles pièces old school, incluant Fatal Step et Necropolis.

Ensuite sans aucun répit ou presque puisque la scène du Chorus Line commençait déjà à accumuler les retards, Overkill, un groupe que je ne me lasse jamais de voir live, nous a encore offert une solide performance et un setlist en or avec des titres tel que; Come and Get it, Bring me the Night, Ironbound, Hammerhead, Rotten to the Core, Wrecking Crew, Hello from the Gutter, Electric Rattlesnake, Coma, In Union We Stand, Elimination et le traditionnel Fuck You. Après une bonne séance de brassage de tête intensive, une pause était de mise si je voulais éventuellement survivre à ce marathon qui n’en était qu’à ses premières heures.

Après un petit passage au buffet à volonté et quelques discussions avec plusieurs autres Québécois, dont Nick Micho qui avait la chance d’exposer quelques-unes de ses œuvres dans le Hall du navire, je me suis dirigé encore une fois vers le Chorus Line pour me faire dompter par Obituary, un groupe dont j’avais depuis longtemps ignoré les passages au Québec pour diverses raisons, mais ça n’arrivera plus, car ce que j’ai vu ce soir-là mérite une place de choix dans les meilleurs concerts de cette magnifique semaine. Un setlist old school avec des pièces dont j’avais l’impression de les avoir déjà toutes entendues dans un lointain passé. Rien d’étonnant puisque le groupe avait opté pour du matériel de leurs 3 premiers albums; Slowly we Rot, Cause of Death et The End Complete!

Entre les délais du côté du Chorus Line et mon exaltation devant la prestation de Obituary, je ne pus qu’être quelque peu en retard pour l’ouverture du Pool Deck Stage avec Finntroll, un autre groupe que je m’étais promis d’aller voir. Il était déjà près d’une heure du matin et le party battait son plein en haute mer avec Finntroll qui enchaîna plusieurs pièces de son nouvel album nommé Blodsvept avant de terminer avec le désormais classique Trollhammaren.

Des trolls, je suis passé aux gobelins de Nekrogoblikon, un tout nouveau groupe dont la découverte récente fut assez agréable. Difficile à définir musicalement, cette jeune formation se démarque non seulement par son originalité musicale, ses riffs accrocheurs et son humour sur scène me rappelant vaguement celui de Alestorm, mais également par un atout de taille, qui est celui de leur mascotte John Goblikon qui apparaît d’ailleurs dans toutes leurs vidéos. Un spectacle de Nekrogoblikon, c’est un plaisir garanti, même si on ne connaît pas vraiment les pièces, et j’espère vivement que ces joyeux lurons californiens viendront nous visiter dans un avenir rapproché pour ceux qui les ont manqué ici ou à Montréal en 2013.

Finalement, j’ai terminé cette soirée, étendu sur une chaise longue un peu à l’écart, et visiblement exténué, admirant un ciel merveilleusement étoilé et me faisant bercer par les mélodies de Twilight of the Gods qui jouait sur le Pool Deck, un heavy metal inspiré de Bathory et de Manowar .
À suivre…
Résumé de la journée:
- Atrocity
- Overkill
- Obituary
- Finntroll (demi-show)
- Nekrogoblikon
- Twilight of the Gods (en arrière-plan)
Luc St-Laurent
by Luc St-Laurent | Jan 13, 2014 | Échos d'Outre Monde
Aujourd’hui, on termine notre survol de 2013 avec la récapitulation du Décompte d’Outre-Monde que Luc a fait à chaque jour de décembre sur notre page Facebook. Comprenant que certaines de ses sélections ont pu « passer dans le beurre » parce que c’est parfois la réalité avec Facebook, nous vous les avons regroupés dans cette récapitulation afin de vous présenter la liste complète des sélections 2013 de Luc. Enjoy!! – Lex

Pour la quatrième année consécutive, voici mon top 30 des pièces qui m’ont le plus marqué pour l’année qui se termine, celui-ci étant en quelque sorte à l’origine de mes chroniques des Échos D’outre-Monde qui sont présentement en hibernation. À la différence des années précédentes, où seul mes amis Facebook avaient accès à ce décompte, cette année je le partage grâce à Ondes Chocs! Voici la récapitulation complète de mon décompte présenté sur la page Facebook de Ondes Chocs durant le mois de décembre dernier.
NB: les opinions et le choix de pièces sont subjectifs et ne reflètent que la seule et unique vue de l’auteur de ces lignes et non l’ensemble de l’équipe de Ondes Chocs.
Également, ce décompte n’est pas nécessairement représentatif de mon actuel top 30 albums de 2013, quoiqu’il puisse vous donner une vague idée.
30 – Brutality – Ruins of Humans
Tout comme Massacre l’an dernier, voici que Brutality, une autre de ces formations floridiennes qui nous ont donné des classiques mémorables à la belle époque du Death Metal (début des 90’s) avant de disparaitre dans le néant, est de retour! Dans la veine de When the Sky Turns Black, cette nouvelle pièce n’est qu’un avant-goût avec une qualité de production plutôt bon marché, de ce que nous réservera le groupe avec un prochain album en 2014.
29 – Mortillery – F.O.A.D.
Mortillery, formation heavy/thrash de Edmonton, est non seulement excellente mais elle démontre selon moi, le parfait exemple de ce à quoi une chanteuse metal doit ressembler et surtout sonner. Un bon mélange de cuir et d’acier! Au diable les divas, Cara Mcutchen, avec son attitude 100% metal, est le real deal! Et si vous n’êtes pas du même avis, je laisse le soin à Cara de vous répondre, F.O.A.D.!
28 – Stormlord – Motherland
Disparue de mon radar depuis déjà un bon moment, la formation italienne de black symphonique Stormlord refait finalement surface en 2013 avec un nouvel album intitulé Hesperia qui m’a généralement laissé de glace sauf pour cette pièce, Motherland et ses rythmes du Moyen-Orient qui ne sont pas sans me rappeler la musique de Aeternam.
27 – Lost Society – Kill (Those who oppose me)
Il n’y a pas d’âge pour rocker! La Finlande l’a bien compris et Lost Society est un autre exemple de ces jeunes groupes qui n’a tardé à se démarquer au-delà de son voisinage dès leur premier album Fast Loud Death signé sur nul autre que Nuclear Blast Records! Du pur thrash avec l’énergie de Metallica à leurs débuts! Bien que présentant plusieurs pièces aux compositions relativement immatures, leur album qui est propulsé par un artwork du célèbre illustrateur Ed Repka, présente selon moi des qualités indéniables, je vous laisse le soin de juger par vous-même avec ce vidéo-clip au titre très évocateur d’une adolescence rebelle!
26 – Darkthrone – Leave No Cross Unturned
À la base, je n’ai jamais vénéré aucun album de Darkthrone, et ça ne commencera probablement pas avec Underground Resistance. Par contre, je dois avouer que la dernière pièce de cet album est très solide! Leave no Cross Unturned possède quelques-uns de ces riffs qui tuent et dont on ne se lassera jamais! Heureusement, car ils vont se répéter allègrement au cours des 13 minutes que durera celle-ci!
25 – Atrocity – Death by Metal
N’hésitant pas à explorer un vaste univers et déborder des frontières du metal, Atrocity est sûrement le groupe le plus versatile et imprévisible d’entre tous. Toujours mené par Alex Krull et majoritairement constitué de membres de Leave’s Eyes, chacune de ses sorties se résulte en une véritable surprise pour leurs fans qui doivent garder une grande ouverture d’esprit. À mon plus grand bonheur, pour Okkult, on a droit à un retour au Death Symphonique, avec un album qui se rapproche quelque peu de Atlantis paru en 2004.
24 – Havok – I am the State
Cette année, j’avais beaucoup d’attente pour le nouvel album de Havok. Intitulé Unnatural Selection, celui-ci m’a cependant déçu. Si seulement l’album avait contenu plus de pièces de cet excellent thrash auquel Havok nous avait habitué avec les albums précédents et particulièrement Time is Up, mon verdict aurait été tout autre! Néanmoins, on retrouve quelques très bonnes pièces telles que celle-ci: I am the State! Plus de détails sur le nouvel album de Havok disponible dans ma critique de Unnatural Selection.
23 – Death Tyrant – Ixion – The Fallen King of the Lapiths
Dès la première écoute, ce type de mélodie me semblait familier, on dirait du Lord Belial, non? Et bien évidemment, je n’avais pas tort! Mais contrairement à certains autres groupes fortement inspirés d’autrui. Le cas de Death Tyrant est tout à fait légitime puisqu’il s’agit bel et bien d’un membre et ex-membre de Lord Belial, soit Thomas « Dark » Backlin (guitare/vocal) et Anders « Bloodlord» Backlin (basse), qui sont à l’origine de celui-ci. Alors que Lord Belial semble plonger dans l’incertitude depuis quelque temps, nul doute que Opus de Tyranis comblera notre besoin de black metal mélodique comme seul les Suédois sont en mesure de le faire.
22 – Deathronic – Kali Wa Dimna
Deathronic est l’œuvre d’un seul homme : le Parisien Amine Andalous. Celui-ci a pris les moyens nécessaires pour s’assurer de la visibilité dès le début avec une pochette conçue par nul autre que Seth Siro Anton de Septic Flesh, et une qualité de production haut de gamme requérant les services du réputé Fredrik Nordström et ses studios Fredman (Dimmu Borgir, In Flames) pour le mixage. Côté musical, Deathronic ne se gêne pas pour expérimenter, puisque à ce qui ressemble être à la base du death metal symphonique à la Septic Flesh, s’incorpore des éléments d’électronique, de heavy metal, de gothique et de musique du Moyen-Orient. Kalila wa Dimna, la première pièce présentée comme avant-goût avait vraiment bien joué son rôle d’aguicheuse.
21 – Hatriot – And Your Children to be Damned
Cette année Steve Zetro Souza (ex-Exodus, ex-Testament) était de retour derrière le micro avec un tout nouveau groupe formé en partie avec ses fils Cody à la basse et Nick à la batterie. Bien sûr, si on dit que la pomme ne tombe jamais trop loin de l’arbre, ce dicton s’applique également dans le cas de Hatriot qui nous offre un album de thrash dans le style reconnu de la Bay Area! Rien d’extrêmement révolutionnaire, me direz-vous? Certes, mais parfois ça fait du bien de rester en terrain de connaissance. Et alors que leur premier album nommé Heroes of Origin, sortait en janvier dernier, le groupe lancera son deuxième album intitulé Dawn of the New Centurion, dès le mois prochain!
20 – Aether Realm – Swampwitch
Formé en 2010, Aether Realm est un groupe de Death mélodique et Folk Metal qui nous provient des États-Unis, plus précisément de Greenville en Caroline du Nord. Bien que les membres n’hésitent pas à mentionner les noms de Ensiferum, Wintersun ou Insomnium parmi leurs favoris, ils semblent n’avoir rien à envier à leurs homologues Finlandais. Aether Realm mise pleinement sur la mélodie des guitares et une utilisation plus conventionnelle du clavier en toile de fond.
19 – Keep of Kalessin – Introspection
Keep of Kalessin, un des rares groupes de Black Norvégien dont je surveille toujours la carrière de manière intéressée était de retour avec un mini-album et un nouveau vidéo-clip, histoire de faire le point sur le futur du groupe qui est devenu un trio puisqu’il a donné son 4% à Thebon (vocals) un peu plus tôt cette année, et c’est maintenant Obsidian Claw, véritable leader du groupe, qui a pris sur lui la charge de le remplacer, avec un résultat plutôt étonnant, je dois dire! J’ai bien hâte au prochain album!
18 – Helloween – Nabataea
C’est peut-être seulement mon impression personnelle mais cette année semble en avoir été une difficile pour le Power metal qui tarde à se renouveler. Certes, il y a eu au moins une exception, et elle se retrouve dans ce top 30. Il s’agit de nul autre que Helloween, les pionniers allemands du genre qui continuent malgré les années à toujours faire figure de précurseur en usant d’audace et de créativité. Leur album Straight out from Hell est non seulement leur meilleur opus depuis longtemps, mais également selon moi le meilleur album de Power sorti cette année, quoique pour être franc, dans cette catégorie la compétition manquait franchement à l’appel!
17 – Children of Bodom – Halo of Blood
À l’instar de Metallica, Children of Bodom est souvent un groupe que l’on aime détester pour différentes raisons, sans toutefois ne jamais oublier qu’ils ont créé quelques bons albums à leurs débuts. Comme je ne m’attends plus à entendre un autre chef-d’œuvre de Children of Bodom, une aussi bonne pièce, la meilleure du groupe depuis des lustres, m’avait un peu déstabilisé et donné de l’espoir pour Halo of Blood. Malheureusement, le cadran a sonné, et je me suis réveillé!
16 – Untimely Demise – The Last Guildsman
Untimely Demise, est un sympathique quatuor thrash metal de Saskatoon qui contraste largement avec notre idée que l’on se fait ici des prairies canadiennes, car celui-ci est loin d’être ennuyeux! Dans la veine de leur premier album (City of Steel) influencé entre autres par Megadeth, Kreator, Death et Testament, le groupe nous offre un deuxième album intitulé Systematic Eradication, dont l’illustration de la pochette est une fois de plus signée par Ed Repka. The Last Guildsman, la pièce d’aujourd’hui est également le premier vidéo officiel du groupe.
15 – Demonical – The Healing Control
Avec les dissolutions dans les dernières années de Dismember et de Edge of Sanity, le besoin de bon vieux death metal suédois se fait de plus en plus ressentir. Bien sûr, Unleashed est toujours présent dans les parages et Grave est sorti de sa tombe, mais un peu d’assistance de la relève n’est pas de refus! Demonical n’existe peut-être que depuis 2006, mais on retrouve dans leurs albums, qui s’enchaînent à un rythme effréné, un réel sentiment de fidélité au son forgé par leur ascendance. Avec leur quatrième album intitulé Darkness Unbound, Demonical comblera un vide pour les nostalgiques du death suédois des années 90!
14 – Necronomicon – The Living God (Pharaoh of Gods pt II).
Déjà plus de la moitié du décompte est passé, et voici le premier groupe de chez nous à faire son entrée. Necronomicon, qui pour être honnête ne m’a jamais fait vraiment vibrer dans le passé, nous arrive avec un quatrième album intitulé Rise of the Elder Gods qui contient finalement son lot de bonnes surprises! Un album se constituant dans l’ensemble d’un Death Metal me rappelant vaguement Morbid Angel qui est parfois teinté de Black à la Immortal et d’orchestration symphonique à la Dimmu Borgir. Un album presque parfait si ce n’était du nombre incalculable d’introductions qui brisent momentanément le rythme établi par de superbes compos telles que The Valley of the Lost Souls ou The Living God (Pharaoh of Gods pt II).
13 – Annihilator – Deadlock
La formation Thrash canadienne Annihilator et son leader Jeff Waters ont lancé cette année leur énième album intitulé Feast. À dire vrai, j’ai perdu le compte depuis un certain temps car selon moi, bien que le groupe soit toujours superbe à voir live, leur discographie compte plus d’albums décevants que de chefs-d’œuvre proprement dit. Ce dernier rentre malheureusement dans la première catégorie malgré un début en lion avec les excellentes pièces Deadlock et No Way Out; la suite n’est simplement pas à la hauteur! Toutefois, Feast n’est pas dénué d’intérêt, surtout pour ce qui est de l’édition spéciale incluant un deuxième disque intitulé Rekill, qui est ni plus ni moins qu’un best of Annihilator complètement réenregistré avec Dave Padden au vocal. De ce fait, Rekill devient un outil essentiel à tous ceux qui ne voudraient pas se taper l’énorme discographie du groupe afin de se préparer mentalement à l’une de leur prestation!
12 – Fueled by Fire – Symbolic Slaying
Si vous ressentez parfois un brin de nostalgie, et regrettez la mort de Chuck Schuldiner et de Jeff Hanneman, voici un petit quelque chose pour vous consoler. Certes, les morts ne ressusciteront pas grâce à Fueled by Fire, mais leurs héritages seront au moins préservés et leurs œuvres poursuivis. C’est le feeling que j’ai eu à l’écoute du troisième album de ces thrashers californiens. Trapped in Perdition est définitivement un must pour les fans de Death (Leprosy, Spiritual Healing) et Slayer (Reign in Blood).
11 – Finntroll – Blodsvept
En tant que précurseur d’un genre, un groupe se doit de toujours avoir une longueur d’avance sur les autres, tâche que Finntroll s’est toujours efforcé d’accomplir à chacune de ses nouvelles parutions. Et ce n’est pas différent aujourd’hui avec ce nouvel opus nommé Blodsvept! Toujours à l’avant-garde du Blackened Folk Metal, Finntroll repousse encore une fois les limites du genre, tout en restant fidèle à soi-même, et prouve une fois de plus que les lyrics ne sont qu’accessoires lorsque la musique transcende les frontières linguistiques!
10 – Fleshgod Apocalypse – The Fall of Asterion
Le quintet italien Fleshgod Apocalypse est l’un de ces rares jeunes groupes violents qui cherche toujours à innover, et par conséquent un des rares pour lequel j’ai un certain intérêt. Alliant des symphonies dignes des plus grands compositeurs de l’ère romantique et un death metal d’une brutalité assez expéditive, il n’y aura fallu à Fleshgod Apocalypse que trois albums pour se tailler une place parmi l’élite. Le dernier en liste se nomme Labyrinth et nous immerge un peu plus loin dans leur univers mythologique, et histoire que l’immersion soit totale, pourquoi ne pas s’ouvrir une bouteille de Minotaur (vin rouge) ou de Ariandne (vin blanc) tout en savourant des pâtes tricolores à l’effigie du groupe! Parce que, oui, c’est possible de commander ces items directement de leur merchstore! C’est à se demander où s’arrêtera la folie des produits dérivés. Dans le cas de Fleshgod Apocalypse, il ne manquerait plus qu’une sauce issue d’une vieille recette de la grand-mère de Francesco Paoli!
9 – Ancestor’s Revenge – Demiurgic Apprentices
C’est en 9e position que se trouve une pièce d’un autre groupe d’ici, Ancestor’s Revenge mené notamment par un de nos collègues et animateur de La Caverne, soit nul autre que Bob « Bloody Iscariot » Girard! Demiurgic Apprentices, extrait de leur premier album, The Archaic Return, sorti en début d’année 2013, et dont vous pouvez lire ou relire ma critique en suivant ce lien.
Ancestor’s Revenge est activement à la recherche d’un nouveau guitariste apte à remplacer Jay qui quittera le groupe suite à une dernière prestation qui aura lieu au Scanner à Québec le 17 janvier prochain!
8 – Deviant Syndrome – Obsession : Hate Campaign
Deviant Syndrome pourrait être facilement confondu avec un de ces groupes de Gothenburg, comme le bon vieux Dark Tranquillity par exemple, mais il partage aussi des affinités avec leurs voisins Finlandais, tel que Mors Principium Est ou même Children of Bodom des belles années! C’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’attendais leur prochain album 66 Ways To Redemption, et cette attente en valait vraiment le coup! Voici une pièce s’intitulant Obsession: Hate Campaign, qui est à mon avis assez phénoménale et qui figure parmi mes favorites de 2013!
7 – Kataklysm – Fire
Voici maintenant une pièce de Kataklysm qui est avec raison une de nos fiertés nationales et un de nos plus gros produits d’exportation québécois. La qualité de Waiting for the End To Come est indéniable et j’avais certes l’embarras du choix, car on y retrouve plusieurs excellents titres comme: If I was God… I’d burn it all, Kill the Elite ou Empire of Dirt, mais en cette froide journée d’hiver rien de tel que le feu éternel pour nous réchauffer. Donc sans plus attendre voici Fire au numéro 7 de ce décompte d’Outre-Monde!
6 – Suffocation – As Grace Descends
Il n’y a pas que le père Noël qui descend du ciel, mais également la grâce divine de Suffocation! Souvent imité, jamais égalé, le groupe nous a prouvé cette année avec Pinnacle of Bedlam qu’ils étaient au sommet de leur art! Nul besoin d’en ajouter davantage, montez le volume et préparez-vous pour le massacre!
5 – Sodom – Katjuschka
Même après plus de trente ans d’existence, Sodom est un autre de ces groupes qui prouve qu’il n’y a définitivement pas d’âge pour thrasher! Loin de se ramollir avec le temps comme le voulait la croyance populaire, ces vétérans lancent un nouvel opus qui ne déroge pas à la règle. Epitome of Torture nous offre une dose létale de pur thrash, et bien qu’il y a beaucoup de gros titres sur cet album tel que My Final Bullet, S.O.D.O.M., Stigmatized ou Invocating the Demons, c’est Katjuschka et son beat russe à la Tetris qui a retenu le plus mon attention!
4 – Deicide – Beyond Salvation
En tant que fan de longue date de Deicide, rien ne vaut plus pour moi que leur trois premiers albums considérés comme des classiques, et bien que depuis on ait eu droit à une discographie à la qualité souvent très inégale, les choses semblent s’améliorer pour le groupe, du moins depuis Stench of Redemption, sorti en 2006. Et si leur avant-dernier opus To Hell With God, démontrait également un bon nombre de qualités, ce n’était toutefois rien pour nous préparer à In the Minds of Evil! Une bombe certes très inattendue et voire même inespérée pour ma part! Avec plusieurs grosses pièces tel que Beyond Salvation, Godkill, Misery of One et Fallen to Silence, ce dernier est sans doute le meilleur album de Deicide depuis Once upon the Cross! À écouter!
3 – Carcass – Captive Bolt Pistol
Cette année, Carcass fut sans doute le groupe dont le retour était le plus attendu, et ceux-ci n’ont certes pas déçu leurs fans avec Surgical Steel. Tout d’abord peu enthousiaste au fait que Michael Ammott n’avait pas participé à l’aventure, il n’aura fallu qu’une seule pièce pour dissiper mes craintes d’un fiasco à la Swansong et raviver la flamme du vieux fan de Carcass que je suis. Son nom Captive Bolt Pistol. Pour le reste, vous pouvez lire ou relire ma critique exhaustive de Surgical Steel à cette adresse.
2 – Inextalis – The Ultimate Star
Pour la seconde place, on va peut-être m’accuser de favoritisme puisque je suis très près de Inextalis et de ses membres depuis si longtemps, mais en fait c’est beaucoup plus eux qui m’ont fait plaisir que l’inverse en sortant enfin Catatonic Universe cette année. Il y a encore une fois plusieurs pièces venant de cet album que j’aurais pu choisir, mais The Ultimate Star remporte la palme grâce à un solo mélodique tout à fait sublime! Inutile de m’étendre davantage car je crois que tout a déjà été dit dans ma critique de leur album disponible ici.
1 – Hatchet – Signals of Infection
S’il est vrai que le nouvel album d’Havok fut pour moi une déception, j’ai eu droit à une consolation de taille avec le deuxième album des thrashers californiens de Hatchet. En effet, Dawn of the End est non seulement le meilleur album thrash metal de 2013, mais également mon album favori de 2013, et ce, tous genres confondus! Un must pour tous les fans de thrash, et si une seule pièce telle que Signals of Infection peut réussir à vous convaincre tout comme moi, sachez que l’album au complet est aussi ahurissant!
Luc St-Laurent
by Luc St-Laurent | Oct 24, 2013 | Chroniques, Échos d'Outre Monde

Vol. 4 – No. 4 : Latino Thrash!
La semaine dernière, nous avons visité le Brésil qui tranquillement a commencé à s’imposer comme puissance à l’international par sa scène métal. Certes, une telle émergence ne s’effectue pas sans créer de dommages collatéraux, et c’est alors que l’onde de choc se fait ressentir en périphérie de l’épicentre, chez quelques-uns de ses voisins!
Pour le quatrième numéro de cette série, nous demeurerons en Amérique latine, en explorant cette fois-ci les scènes émergentes et plus particulièrement axées sur le Thrash Metal de 4 pays différents soit l’Équateur, le Pérou, le Chili et le Paraguay.
Malheureusement, ce sera probablement le dernier numéro des Échos d’Outre-Monde pour l’année 2013. Entre les tâches ménagères automnales, les spectacles à venir auxquels je compte assister, la rédaction de mon top 30 en décembre et les préparatifs pour le 70,000 Tons of Metal, il ne me reste hélas plus beaucoup de temps à consacrer à l’écriture de cette chronique qui m’en demande passablement. Mais ne vous inquiétez pas, je serai de retour pour la suite de ce chapitre dès que ce sera possible.
Extreme Attack
Le premier groupe de ce présent épisode nous transporte à Quito, la capitale équatorienne, avec la jeune formation Extreme Attack. Né il y a deux ans à peine, le groupe présentait cet été leur premier album complet intitulé …In the Name of Thrash Metal. Celui-ci est d’ailleurs entièrement disponible pour écoute directement sur la page Facebook du groupe, et ce tout à fait gratuitement! Bien qu’il ressemble beaucoup plus à un recueil magistral de tous les clichés du genre, ce qui m’a fait sourire à quelques reprises, ce premier effort demeure néanmoins un pas dans la bonne direction pour une future reconnaissance de la scène métal Équatorienne à l’international. Le vidéo-clip de ci-dessous explique bien mon propos, du nom de Thrash Metal, cette pièce semble calquée sur un des grands classiques de Kreator, soit Tormentor!
Epilepsia
Maintenant transportons nous au sud en direction d’une autre capitale sud-américaine, soit celle de Lima au Pérou, avec Epilepsia (à ne pas confondre avec une autre formation du même nom qui aurait bien pu faire partie de cette chronique puisque celle-ci évolue dans la capitale Colombienne de Bogotá). Donc, pour en revenir à la formation péruvienne, ce groupe a vu le jour en 1997 et donc possède une bonne expérience puisqu’il compte plusieurs parutions à leur actif, dont 2 albums complets et quelques minis, écrits majoritairement en espagnol, quoique sur leur deuxième album qui est sorti en 2010 et qui se nomme Human Race Extermination, on y retrouve quelques titres en anglais. Musicalement c’est du thrash inspiré des légendes du genre tel que Slayer et Kreator, mais j’y décèle aussi une légère touche de Death old school qui me rappelle du vieux Morbid Angel. La pièce que j’ai choisie n’est pas un cover de Possessed mais bel et bien une composition originale portant sur le même thème soit celui du film The Exorcist. Et elle est sans doute ma favorite du groupe!
Nuclear
Nous enchaînons ensuite avec le groupe le plus professionnel de cette courte liste, en provenance d’Arica au Chili, voici Nuclear! Celui-ci est né des cendres du groupe Escoria en 2003, pour sortir son premier album en 2006. Aujourd’hui avec quelques vidéo-clips à leur fiche, tirés d’une discographie contenant 3 albums complets et quelques live, je suis étonné de ne pas être tombé sur ce groupe plus tôt! Nuclear nous offre donc un thrash actuel et puissant bien ancré dans la modernité sans toutefois renier ses racines et les groupes dont il s’inspire allègrement tel que Slayer et Sepultura. Le groupe travaille présentement sur son prochain album et successeur de Jehovirus paru en 2010. La pièce ici-bas intitulée Inner Hate est d’ailleurs un avant-goût de ce que nous réservera le futur de Nuclear… à suivre!
Kuazar
Pour le dernier groupe de la semaine, nous nous dirigerons vers un autre endroit où le métal n’était pas réellement représenté à l’international il n’y a pas si longtemps, le Paraguay! Mon choix s’était d’abord arrêté sur le groupe The Force, mais j’ai finalement opté pour Kuazar à la dernière minute, non pas que le premier n’était pas de qualité, mais Kuazar avait un petit quelque chose de plus au niveau de la créativité. Le groupe formé en 2002 est originaire de la ville de Ciudad el Este qui se situe tout près de la frontière brésilienne. Avec Wrath of God, leur seul album, paru il y a déjà plus de quatre ans, Kuazar avait réussi à se hisser jusqu’en semi-finale du tournoi d’élimination par vote internet sur le site de Global Thrash Assault et attirant mon attention par la même occasion. Voici Truth or Reality, une pièce tirée de ce premier album.
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by Luc St-Laurent | Oct 17, 2013 | Chroniques, Échos d'Outre Monde

Vol. 4 – No. 3 : Un changement de paysage
Après avoir visité une bonne dizaine de nations du continent européen, que diriez-vous d’un changement de paysage? Non pas qu’on ait déjà fait le tour de l’Europe, j’y reviendrai bien assez tôt, mais il n’y a pas que sur le vieux continent où le métal connait une croissance, l’Amérique latine et spécialement le Brésil ne sont pas en reste également.
D’abord reconnu pour Sepultura et Sarcophago, le Brésil est bien plus que le pays d’origine de quelques formations métal qui ont eu du succès au-delà de leurs propres frontières, car le plus grand et populeux pays de l’Amérique du sud, possède sûrement les plus fervents et déjantés des admirateurs de métal au monde. On n’a qu’a regarder ne serait-ce qu’un spectacle du Rock in Rio pour saisir l’ampleur du phénomène là-bas!
Certes, la scène brésilienne est présentement en pleine expansion et elle tend à se diversifier et se raffiner de plus en plus car plusieurs suivent également les traces d’une autre formation majeure de leur coin, soit le groupe power progressif Angra.
Deathraiser
Si plusieurs semblent se lasser de ces jeunes formations qui débutent en émulant leurs idoles, pour ma part, même si j’en conviens que ce n’est pas la meilleure manière de se démarquer du lot lorsqu’on vise le long terme, cette approche est selon moi tout à fait acceptable en début de carrière car elle permet de créer des liens avec la musique que les gens sont déjà habitués à écouter. Bien sûr, ensuite si une formation désire survivre, elle devra trouver sa propre voie. Pour Deathraiser, qui en est seulement à son premier album, les influences du thrash des années 80 sont plus qu’évidentes! Dès les premières secondes de Violent Aggression, nous nous retrouvons en terrain connu alors qu’on a l’impression qu’un jeune Mille Petrozza (Kreator) chante sur des riffs écrits par Jeff Hanneman (Slayer)! Ajoutez à ça une basse qui claque comme Sadus et une batterie au rythme effréné à la Demolition Hammer, et vous aurez une bonne idée à quoi vous attendre de Deathraiser. Un thrash intense qui va droit au but, sans détours ni mauvaises surprises! Un condensé qui fait certes parfois du bien à entendre lorsqu’on a le goût d’une dose immédiate d’énergie mais il reste à savoir si le groupe passera outre ses fortes influences et trouvera une manière plus significative de se démarquer de la masse dans le futur.
Pastore
En fin d’introduction, je glissais un mot sur une autre facette du métal brésilien avec Angra qui a ouvert la voie du power et du progressif à l’intérieur du pays. Par contre, la contribution d’un certain Mario Pastore est néanmoins non négligeable car celui-ci compte non seulement une vaste expérience de la scène underground de la ville de Sao Paolo, mais il est également l’instructeur de chant de plusieurs artistes reconnus, dont le plus célèbre est sans doute Edu Falaschi (Almah, ex-Angra). Outre, son passage dans divers groupes de thrash, power et prog au cours des dernières décennies, c’est avec le heavy metal de la formation qui porte son nom, que M. Pastore démontre sa plus grande efficacité derrière le micro. Car c’est à travers ses 2 albums que Pastore nous offre un heavy metal à la sonorité moderne mais inspiré par nul autre que Rob Halford! Les fans de Primal Fear et de Hibria devraient également y trouver un intérêt certain.
Musica Diablo
Connaissez-vous Derrick Green? Oui, celui là même qui a eu la tâche ingrate de remplacer Max Cavalera dans Sepultura après son départ. Bien que sa présence au sein de cette formation ne plaise guère aux fans de la première heure du groupe, je ne serais pas prêt à lui attribuer tout le blâme de cette baisse de popularité de Sepultura qui s’était enclenchée bien avant le départ de Max et son frangin. Pour en revenir à Derrick Green, il fut jusqu’à tout récemment, le frontman de Musica Diablo, une formation de thrash de Sao Paolo, né en 2008. Leur album éponyme sorti en 2010 nous donne un autre aspect du talent de Green et personnellement, je le trouve bien meilleur que dans Sepultura. Vous n’êtes pas obligés de me croire sur parole alors je vous invite à écouter la pièce ci-dessous.
Nervochaos
Pour le dernier groupe de cette semaine, voici Nervochaos, une formation death metal encore une fois originaire de la capitale brésilienne. Actif depuis 1996, il aura tout de même fallu la sortie d’un cinquième album complet avant que ce groupe très underground apparaisse enfin sur mon radar. Paru en 2013, cet album intitulé To the Death est malheureusement le seul que j’ai entendu de Nervochaos. Du death metal dans la pure tradition à mi-chemin entre le death américain et suédois car il me rappelle Cannibal Corpse à plusieurs occasions mais peut-être aussi un peu Unleashed.
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Luc