world4header-echos

 

Vol. 4 – No. 3 : Un changement de paysage

 

Après avoir visité une bonne dizaine de nations du continent européen, que diriez-vous d’un changement de paysage? Non pas qu’on ait déjà fait le tour de l’Europe, j’y reviendrai bien assez tôt, mais il n’y a pas que sur le vieux continent où le métal connait une croissance, l’Amérique latine et spécialement le Brésil ne sont pas en reste également.

D’abord reconnu pour Sepultura et Sarcophago, le Brésil est bien plus que le pays d’origine de quelques formations métal qui ont eu du succès au-delà de leurs propres frontières, car le plus grand et populeux pays de l’Amérique du sud, possède sûrement les plus fervents et déjantés des admirateurs de métal au monde. On n’a qu’a regarder ne serait-ce qu’un spectacle du Rock in Rio pour saisir l’ampleur du phénomène là-bas!

Certes, la scène brésilienne est présentement en pleine expansion et elle tend à se diversifier et se raffiner de plus en plus car plusieurs suivent également les traces d’une autre formation majeure de leur coin, soit le groupe power progressif Angra.

 

Deathraiser

Si plusieurs semblent se lasser de ces jeunes formations qui débutent en émulant leurs idoles, pour ma part, même si j’en conviens que ce n’est pas la meilleure manière de se démarquer du lot lorsqu’on vise le long terme, cette approche est selon moi tout à fait acceptable en début de carrière car elle permet de créer des liens avec la musique que les gens sont déjà habitués à écouter. Bien sûr, ensuite si une formation désire survivre, elle devra trouver sa propre voie. Pour Deathraiser, qui en est seulement à son premier album, les influences du thrash des années 80 sont plus qu’évidentes! Dès les premières secondes de Violent Aggression, nous nous retrouvons en terrain connu alors qu’on a l’impression qu’un jeune Mille Petrozza (Kreator) chante sur des riffs écrits par Jeff Hanneman (Slayer)! Ajoutez à ça une basse qui claque comme Sadus et une batterie au rythme effréné à la Demolition Hammer, et vous aurez une bonne idée à quoi vous attendre de Deathraiser. Un thrash intense qui va droit au but, sans détours ni mauvaises surprises! Un condensé qui fait certes parfois du bien à entendre lorsqu’on a le goût d’une dose immédiate d’énergie mais il reste à savoir si le groupe passera outre ses fortes influences et trouvera une manière plus significative de se démarquer de la masse dans le futur.

 

 

 

Pastore

En fin d’introduction, je glissais un mot sur une autre facette du métal brésilien avec Angra qui a ouvert la voie du power et du progressif à l’intérieur du pays. Par contre, la contribution d’un certain Mario Pastore est néanmoins non négligeable car celui-ci compte non seulement une vaste expérience de la scène underground de la ville de Sao Paolo, mais il est également l’instructeur de chant de plusieurs artistes reconnus, dont le plus célèbre est sans doute Edu Falaschi  (Almah, ex-Angra). Outre, son passage dans divers groupes de thrash, power et prog au cours des dernières décennies, c’est avec le heavy metal de la formation qui porte son nom, que M. Pastore démontre sa plus grande efficacité derrière le micro. Car c’est à travers ses 2 albums que Pastore nous offre un heavy metal à la sonorité moderne mais inspiré par nul autre que Rob Halford! Les fans de Primal Fear et de Hibria devraient également y trouver un intérêt certain.

 

 

 

Musica Diablo

Connaissez-vous Derrick Green? Oui, celui là même qui a eu la tâche ingrate de remplacer Max Cavalera dans Sepultura après son départ. Bien que sa présence au sein de cette formation ne plaise guère aux fans de la première heure du groupe, je ne serais pas prêt à lui attribuer tout le blâme de cette baisse de popularité de Sepultura qui s’était enclenchée bien avant le départ de Max et son frangin. Pour en revenir à Derrick Green,  il fut jusqu’à tout récemment, le frontman de Musica Diablo, une formation de thrash de Sao Paolo, né en 2008.  Leur album éponyme sorti en 2010 nous donne un autre aspect du talent de Green et personnellement, je le trouve bien meilleur que dans Sepultura. Vous n’êtes pas obligés de me croire sur parole alors je vous invite à écouter la pièce ci-dessous.

 

 

 

Nervochaos

Pour le dernier groupe de cette semaine, voici Nervochaos, une formation death metal encore une fois originaire de la capitale brésilienne. Actif depuis 1996, il aura tout de même fallu la sortie d’un cinquième album complet avant que ce groupe très underground apparaisse enfin sur mon radar. Paru en 2013, cet album intitulé To the Death est malheureusement le seul que j’ai entendu de Nervochaos. Du death metal dans la pure tradition à mi-chemin entre le death américain et suédois car il me rappelle Cannibal Corpse à plusieurs occasions mais peut-être aussi un peu Unleashed.

 

 

 

Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, simplement mentionner que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.

Luc