Messe Noire//Asgard//Nekrograal @ Rock Café Le Stage, Trois-Rivières – 26 octobre 2024

Voici le compte rendu de Christian Lamothe et les photos prises par Pierre-Luc Forest lors du spectacle de Messe Noire, Asgard et Nekrograal présenté au Rock Café Le Stage de Trois-Rivières le 26 octobre 2024.

 

La noirceur envahit le Café Rock le Stage

Presque une décennie s’écoule entre la création du groupe Messe Noire et l’arrivée de son premier album. En ce 26 octobre 2024, les chariots des damnées sortent des abysses et nous amènent dans une soirée de black metal. Chacun à leur façon, les trois groupes nous imposent leur vision, leur style et leur ambiance. Bienvenue dans un monde où le maquillage blanc et noir est roi.

 

Nekrograal

Clairement, Nekrograal, que ce soit en anglais ou en français n’y va pas de finesse, mais seulement de brutalité. Pour les curieux qui arrivent, on se rend rapidement compte qu’on n’est loin d’un spectacle gothique. Est-ce qu’on peut considérer cela pour de l’extreme death metal? Peut-être ou ce n’est que l’enfer qui nous vomi son excédent de maudits. Dans leur passage, qui fut passablement rapide, nous avons eu l’honneur d’avoir un hommage à Amon Amarth et un nouveau titre Ass and Cock. Voilà, c’est fait…le ton de la soirée a été mis sur table et nous voilà entouré par les adeptes du genre…nous nous enfonçons dans les ténèbres.

 

 

Asgard

Avec un nom aussi connu dans la mythologie norse, vous imaginez un peu de quoi traite leurs sujets. Par contre, nous sommes loin du ménestrel troubadour qui nous invite à des chansons à répondre. Ce groupe nous interpelle à s’initier à une ambiance d’incantations et de ressourcement dans une thématique où les rites anciens avaient non seulement leur place, mais aussi leurs symboliques ancrées dans leur  façon d’être. Ce soir, nous avons la joie d’avoir Mitch de Necronomicon à la batterie avec ceux-ci: tout un appui! Asgard profite de cette soirée pour nous amener plusieurs titres de leur album
Northland Pagan Storm paru en mai 2024.

On est maintenant avec un groupe qui va chercher dans les nuances du style. Avec Time To Provocation on joue entre nostalgie et saccage. Le vocal de Martyr, entre le fry scream et le tunnel throat scream crée cette ambiance de crypte où l’on performe une cérémonie ancestrale…parfaite pour une thématique aussi prononcée. Bien sûr, que je pourrais vous écrire pendant des heures sur la mythologie viking, dont leurs textes prennent sources, mais j’aimerais juste vous dire que le mixte tradition et black metal se marient drôlement bien dans leur performance. Je dois aussi les applaudir pour nous avoir dévoilé et joué une pièce, Waves of Jormundgardr, qui se retrouvera sur un prochain album. L’ambiance du clavier avec Imhotep, le back vocal de Blod et l’orchestration générale est très appréciée par tous. Beau travail aux vikings ‘’Vinelandais’’ de notre capitale de Québec!

 

 

Messe Noire

Trois-Rivières nous amène maintenant son groupe le plus sombre. Une fête funèbre pour la sortie de l’album Ceremonial Death. Une des raisons qui fait que l’album a été si long à produire est clairement liée au divers projet de chaque individu, soit Death (Steve de Cotret) avec Strigampire, Damn avec Satanic et Félix Morneau avec Nekrograal. Mais Morbid, tiens bon avec ce groupe, son projet et le moment est maintenant arrivé…Messe noire se propage comme une peste sur les réseaux et maintenant devant nous en direct du Stage! On avait promis l’intégralité de l’album et on livre la marchandise.

Les nombreux présents sont dans l’ambiance et je dirais que leur son, surtout au vocal, est plus agressif que sur l’album, Sans en perdre de ses nuances. Macabre Prémonition et Flesh Offerings me donnent deux fois plus raison d’être mes préférées quand je les entends en spectacle. Je ne crois pas qu’on attendra un autre dix ans pour le prochain album, car déjà ils sont en composition et nous présente un premier titre: Damnation Spell…très satisfaisant

 

Me voilà bien bien rassasié de pensées impures, de dévotions aux anciens dieux et de maléfices. Une soirée presque parfaite, si ce n’est que de sorcière démente et du froid, annonce de la saison où la noirceur prédomine. Pour ceux qui veulent revoir rapidement Messe Noire, il est à noter qu’ils seront présents à la Sainte-Paix (Drummondville) en décembre, un vendredi 13!!!

 

-Journaliste: Christian Lamothe, Chroniqueur des damnés de l’underground
Photographe: Pierre-Luc Forest

Deadman’s Prophecy//Dynasty//Terror Symphony @ Taverne Royale, Trois-Rivières – 12 octobre 2024

Deadman’s Prophecy, Dynasty et Terror Symphony
Taverne Royale – Trois-Rivières – 12 octobre 2024

Cela faisait un bout que je voulais revoir les Deadmen qui sillonnent le Québec depuis la parution de leur album The Vanishing Dawn en mars 2024. De plus Dynasty, ce jeune band de Montréal dont j’ai entendu beaucoup de bien entre les commentaires sur le web et certaines discussions. En ce qui concerne Terror Symphony, que j’avais vu au Sonum Fest 2024 à Québec. J’avais hâte que performe à nouveau ce groupe constitué d’universitaires en musique et de voir leur cheminement depuis ces cinq derniers mois.

 

Terror Symphony

– Renaud Dubé: voix
– Roxanne Forget: voix
– Damien Sudre: guitare
– Félix Doyon: guitare
– Soleil Anker-Baril: basse
– Matthias Goubet: batterie

Quand Renaud et Roxane chantent sur le même ton, leurs voix pourraient très bien se marier à plusieurs styles. Ils ont choisi le metal à notre plus grande satisfaction et le growning ‘’punch’’ en maître à cette occasion. Dès leur première chanson Retaliation le groupe démontre la capacité de nous en mettre plein les oreilles une musique sophistiquée et nuancée. Le duo de guitariste, Damien et Félix, montre l’amour de leur instrument à cordes, chacun à leur tour ils prennent le devant et exposent leurs connaissances techniques. Don’t look at me est la chanson pour moi qui les fait briller. En mai, Deception fut la première chanson de cette formation montréalaise qui m’a marqué et ce fut avec plaisir qu’ils nous l’ont offert encore ce soir. Ils nous font cadeau d’une nouvelle pièce, mais cette fois-ci en français: Épopée, qui se veut de raconter une histoire de chevalerie fantastique et cela complète très bien leur partie et d’ailleurs on retrouve cette chanson sur plusieurs plateforme  musicale sur le web…soyez curieux. On parle avec eux et on voit que de la musique ils en voient et en mangent. C’est charmant de voir la jeunesse si motivée et ils me promettent que de nouvelles pièces seront bientôt disponibles, Nous allons suivre ça.

 

Dynasty

Math Lorrain : voix/guitare
Math Gervais : guitare
Sam Dumoulin : batterie
Xavier Duchesne : basse

À peine commencé, je tombe en adoration face à la sonorité de la guitare Jackson RR24 de Matt Lorrain. Un son qui rend nostalgiques tous les metalheads des années 80, ça part avec Slavery et l’on est attentif. Dans mes notes que je relis c’est marqué ‘’Drum Drum Drum’’ pour une très bonne raison que je me rappelle très bien: le dynamisme et le spectacle donné par Sam Dumoulin à la batterie qui martyrise son instrument et qui s’amuse avec les spectateurs. Un vrai showman qu’on voit rarement à la percussion, belle belle job Sam! De plus à la basse, Xavier Duchesne se fait remarquer par son puissant ‘’back vocal’’ qui met du tonus, de l’impact lors de ses interventions. Pour un fan de Old school Metal, plein de moments satisfaisants. En fait, plus ça avance et plus on met de la présence et le solo  sur Ever broken est particulièrement savoureux. À l’arrivée de Children of the brave ça monte d’un cran pour aller en finale avec Releace the Demon parfait pour terminer en beauté et surtout un impact clair.

 

 

Deadman’s Prophecy

Carl Rodrigue Basse-Voix
Dave Lambert guitare-voix(back)
Francis de Carufel: batterie

Je les avais déjà vus à l’Entité et au Café Rock le Stage, mais je n’avais pas eu la chance de faire une chronique sur leur passage. Un metal lourd et gras à souhait avec un cowboy qui nous brutalise avec son vocal de ‘’monsieur pas content’’. Ils en ont fait du chemin depuis le Québec Rock Contest et la machine est bien huilée. Quoi de mieux que de commencer en puissance avec Cannibal qui met la barre haute dès le début. On se déchaîne avec Clock, aussi une pièce du dernier album The Vanishing Dawn, qu’on peut aussi voir dans un vidéo de tournée…mais ma foi, toujours plus intéressant de l’écouter en direct avec la mesure du trio qui nous transperce de vibrations ‘’heavy’’. Le rift de Broken Body rentre dans la place comme un marteau piqueur et j’adore ses nuances, probablement ma préférée du band. Dave Lambert est intense à la guitare et il faut rappeler qu’il peut jouer aussi de la basse, de la batterie et récemment s’initie au clavier…un homme-orchestre bientôt! Toujours plaisant de les voir et en spectacle et je leur souhaite une tournée hors du Canada, car personne n’est prophète dans son pays même pour un homme mort ils ont le potentiel, clairement.

 

-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground

 

 

A.S.K//LES TABARNAKS//THE DEFAMED//MORSURE @ Taverne Royale, Trois-Rivières – 28 septembre 2024

Voici le retour de notre journaliste Christian Lamothe lors du spectacle de A.S.K. présenté à la Taverne Royale de Trois-Rivières le 28 septembre 2024 et qui mettait également à l’affiche Les Tabarnaks, The Defamed et Morsure.

 

A.S.K. Les Tabarnaks, The Defamed et Morsure
Rafale punk à Trois-Rivières

Avec la venue des bands Punk-rock des années 90 ou les sujets plus légers du type adolescent poseur-frustré pour s’être fait confisquer sa console de jeux pour ne pas avoir fait le gazon et qui le chante devant un piscine de Beverly Hills entouré de femmes en bikini qui tirent la langue pour faire ‘’bad girl’’. Je me suis distancier un peu du mouvement, cherchant un peu le prochain Dead Kennedys, the Exploited ou The Sainte Catherines, mais clairement à la mauvaise place. En rencontrant de plus en plus de groupes, je me rend compte de mon ignorance face au mouvement punk des vingt dernières années et c’est avec joie que je me laisse guider par mon désir de mélomane d’en apprendre plus, d’en entendre plus…le retour au source du punk avec des groupes actuels. Ce soir à la Taverne Royale, quatre groupes se présenteront devant nous avec cette énergie brute de ce que j’appelle le ‘’street punk vibe’’.

 

 

Morsure

Anthony Bernier – basse/voix
Yann Côté – batterie
Yan Rouleau Marquis – guitare/voix

Un punk francophone cynique, mais ne vous méprenez pas, ce ne sont en rien des bouffons. Le spectacle commence avec la pièce Pourquoi? Qui met l’ambiance dès le début et ce soir, on joue fort à la Taverne! Leurs textes ressemblent à ceux d’un chansonnier qui ‘’pète sa coche’’ et qui à la place de s’arracher les cheveux s’exprime en bon québécois dans toute ses intonations. La chanson qui reste ma préférée: Ben non voyons, un beau pied de nez à notre façon de nous mettre la tête dans le sable malgré ce monde qui va tellement tout croche. Anthony et Yan poussent leur voix à leur maximum et on accroche facilement à leur rythme. Je voudrais d’ailleurs donner mes félicitations à Yann à la batterie qui va être bientôt grand-père…et oui ainsi va la vie qui va! On jouera 3 pièces qui ne sont pas disponibles sur l’ Ep, mais celle qui a vraiment attiré mon attention est celle qui clôturera leur partie de spectacle: Vidange…Parfait pour moi et me donne clairement le goût qu’il l’enregistre. Morsure encore une fois, met la barre où elle se doit pour les autres bands qui suivront.

 

 

The Defamed

Kevin Jardim: guitare/voix
Will Cameron: guitare/voix
Sara Blair: batterie

Suite à la parution de leur album Stomp The Radio (2006) le groupe s’est dissout pour des raisons oubliées selon Sara avec qui je me suis entretenue avant le spectacle. Nous revoilà plusieurs années plus tard avec les membres initiales qui recommencent à faire compositions et spectacles à mon grand plaisir. Car ce soir le trio démontre une belle chimie et un entraint à performer ensemble. Une rythmique endiablée d’une sonorité punk rapide à chaques chansons. La voix crépitante de Will Cameron nous ramène à cette vibration de pur punk de garage qui nous donne le goût de brasser la cage. Y a t’il un style autre que le punk où un feedback venant des ‘’amplis’’ et finissant la chanson fait partie du spectacle? En tout cas, c’est parfait et ça sonne vraiment comme j’ai
envi d’entendre, cette sensation de désordre impulsif. Drunk and Beat, Fashion Pigs, Drunken Salute et Get the Fuck Outta my Face seront des pièces qui entrent clairement dans mon répertoire de chanson à écouter encore très bientôt. Beau travail et bravo pour votre retour sur scène!

 

 

Les Tabarnaks

Samcore biogrow Gagnon: batterie
Samuel Gervais: basse
David Tabarnaks: voix
Ronnie-James Martin: guitariste et voix (back)

On m’avait promit une nouvelle attitude face à leur musique. Moins happy punk et festif, pour un remodelage de son et du vocal pour un résultat plus  percutant, plus dur. C’est effectivement ce que nos punks de la région de Québec nous ont servi. David Tabarnaks, au micro, nous démontre sa capacité à se démener et attirer notre attention. Il n’est clairement pas un poseur et surtout, nous amène dans une dynamique de frontman impliqué dans musique et dans son spectacle. Même si on ferait ‘’MUTE’’ sur sa prestation, de le voir dans toute sa férocité et sa gesticulation, ça nous laisserait le goût de le regarder…Il a le showbizz dans le sang. Avec des titres comme la Baston, Fourmis Ouvrières et Cerveau de Jello, on n’est clairement pas dans un livre de Molière, mais bien dans une littérature de rue, bien québécoise et qui ne fait pas de compromis. J’ai bien hâte d’entendre du nouveau matériel, car du même
coup cela voudrait dire que je vais les revoir sur scène!

 

 

A.S.K.

Pat Molotov – guitare et voix
Christian Jean – guitare et voix
Jayson Hébert – basse et voix
Danick Rivet – batterie

Maintenant, le clou de la soirée, venant directement de Montréal. Nous voilà avec les si attendus Anarcho-Socialist Kidz (ASK). On parle ici d’un groupe de musique skinhead et là oui je sais vous vous posez probablement plusieurs questions? Non on ne parle pas de mouvement néo-nasi, mais bien du mouvement ‘’working-class’’ britannique ayant eu ses débuts dans les années 60. Donc on parle plus d’un mouvement d’engagement social que de regroupement fachiste, je veux que ce soit clair à ce sujet. De ce fait, on s’attend à des textes engagés et contestataires. Que ce soit en anglais ou en français les ASK nous donnent une prestation très coordonnée, bien ficelée, avec un rythme rapide et qui va du ska au punk plus traditionnel (old school). Ils vont nous jouer la presque totalité de leur album Unis – United et dans la salle plusieurs membres des groupes précédents se joignent à l’assemblée pour animer la piste de danse. Pat Molotov aussi membre du groupe Molotov (Oi!) guide ses acolytes dans des mélodies sans freins devant nos assoiffés de ‘’brasse camarades’’ de la salle tout le long du spectacle. Belle prestation solide. Pleine de sourires en cette belle soirée où la coupe Mohawk fait parure de royauté! Ce fut un scénario parfait pour se replonger, se ressourcer dans cette vibration punk que j’aimais tant dans les années 80.

Le punk n’est pas mort c’est clair. Par contre, un sujet est revenu à plusieurs reprises lors de discussions avec certains membres de groupe et l’organisateur de l’événement Ben Ouellette sur leur entourage dans le milieu punk, que ce soit à Trois-Rivières, Montréal ou ailleurs au Québec. Ce n’est pas d’hier que la consommation de drogue dure y est associée. Mais les nouvelles substances sur le marché font un ravage jamais vu auparavant et cette communauté semble en souffrir de façon considérable. Certaines personnes attendues ce soir sont possiblement dans ce cas. En rien je ne veux être moralisateur, tout au contraire. En fait, je veux en profiter pour vous sensibiliser à cette situation. Entre autres ici au Parc Champlain, on y voyait plusieurs regroupements de ceux-ci…il y en a moins, non pas parce que ça va mieux: il n’y a rien de mieux dans l’isolement. Soyons juste plus vigilant et oui il y a des ressources. De plus, des spectacles comme ce soir doivent être un moment propice pour tous pour briser cet isolement et se sentir accepté, même si on se retrouve dans une passe où l’on se sent dépassé. Toujours préférable d’être tout croche en vie, que tout droit, mais mort. Prenez soin de vous!

-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground

Chained by Illness: Nouveau EP: « Before the End » – 11 octobre 2024

Chained by Illness
Lumière sur le Ep: Before the End


Marilyn Ayotte: voix
Simon Paquet: guitariste
Jean-Philippe Dessureault: guitariste
Richard Guilbault: Bassiste
Simon Desaulniers: Batterie

C’est en 2022 que ce groupe trifluvien se forme, mais 2024 est bien l’année où la chenille sort du cocon pour faire sa première envolée avec ses deux premiers titres, soit: Invisible Disease et System Reject. Dès lors, à la première écoute, étonnamment surpris par le son de leurs premières esquisses , je m’assure d’être aux premières loges du premier spectacle du groupe. J’ai le sentiment d’avoir à ma portée un diamant à l’état brut. Marilyn Ayotte m’étonne par son chant qui non seulement est puissant, mais aussi diversifié par de passage doux au growling, par l’utilisation du fry, ses intonations et envolées qui tout à fait étonnantes, sur tout quand on apprend que son apprentissage fut très solitaire à ses débuts. Ses textes roulent dans sa tête, mais pour être entendue, Marilyn ne peut être seule et elle s’entoure de personnes importantes et qui sont déterminantes pour passer à l’étape suivante: devenir Chained by Illness . Jean-Philippe Dessureault, jeune compositeur-guitariste, se joint à elle et sera l’âme de la mélodie du groupe même s’il s’ouvre aux différentes suggestions des autres membres. On va chercher de l’expérience et du tonus en ajoutant Simon Desaulniers à la batterie (aussi membre de Northwalk) et Simon Paquet à la guitare (aussi membre de Darksider). On remplace rapidement le premier bassiste et cofondateur pour ajouter Richard Guilbault à la base, qui fut accepté à l’unanimité, car il était l’homme de la situation. J’ai envie de vous partager, pour ceux qui ne les connaissent pas, la première pièce qui m’a fait connaître ce groupe, voici Invisible Disease.

 

 

Nouveau EP


C’est le 11 octobre 2024 que ce groupe nous dévoile son premier EP intitulé Before the End. Ce sont quatre pièces puissantes qui vous donneront clairement le goût de suivre ce groupe en spectacle. EP produit par Fred A. Dubeau. La première pièce intitulée Finally Freed donne le ton sur la libération de l’esprit tourmenté. Autant au niveau instrumental, des textes et de la voix, on ressent une explosion, une délivrance déterminante et musclée. Si l’on n’est pas convaincu, c’est qu’on n’est possiblement pas un metalhead. Cette pièce nous dévoile la maîtrise et la polyvalence d’une chanteuse qui s’extériorise à pleine capacité. La pièce Again nous amène par la suite dans un combat à deux émotions qui se dévoilent, mais sans contradiction. Je crois que le mélange de cette pulsion agressive et la douceur dans la rémission seront une marque de commerce bien exploitée par Chained by Illness. Pour ma part, c’est la chanson Watch Out, brutale et lourde qui nous amène à une mélodie qui me fait penser à du Anneke van Giersbergen, mais de courte extase pour nous rebombarder par la suite, j’adore. Même si on parle d’Ep de quatre chansons, savoir qu’elle doit terminer sur une impression de grandiose est important et la chanson éponyme de l’ouvrage est parfaite. Avec une petite touche nu métal et ce son de batterie cérémonial lors des refrains, elle dégage se désire d’en vouloir encore plus, toujours plus…le papillon de métal a brisé ses chaînes.

J’ai posé quelques questions à Jean-Philippe Dessureault pour que vous introduire ce compositeur autodidacte de musique et guitariste de Chained by Illness

Ondes Chocs: De tous les genres musicaux qui existent, parle moi de la raison qui t’as amené vers le heavy metal?

Jean-Philippe Dessureault: ‘’ À mon adolescence, quand j’ai commencé à écouter de la musique, j’écoutais surtout du punk rock. C’était bien, mais il y manquait quelque chose. Un de mes amis de l’époque qui écoutait du métal y a vu une opportunité de convertir un nouvel adepte. Il m’a fait découvrir des groupes comme Metallica, Pantera, Children of Bodom, In Flames et ça y est, je venais de tomber dedans! J’étais vraiment impressionné par la rapidité, la technique et la virtuosité de plusieurs de ces musiciens!’’

O.C: Explique le cheminement de composition dans Chained by illness, comment ça se passe?

J.-P.D: ‘’J’ai composé la plupart des musiques. À mon arrivée dans le groupe, j’ai appris à connaître chacun des musiciens, leurs personnalités, leurs préférences musicales et leur vision de ce que devait devenir Chained by Illness. Ça m’a beaucoup influencé sur les compositions que j’ai faites. Je dirais que ma plus grande influence émane directement des autres membres du groupe. Pour le reste, je passe beaucoup de mon temps libre à élaborer des riffs dans mon bureau. Ce qu’il y a de bien aujourd’hui, c’est que pas mal tout le monde peut enregistrer ses idées directement chez soi alors je procède ainsi. Une fois que j’ai trouvé un riff qui me plaît, composer le reste de la chanson se fait assez rapidement. Après ça, je fais écouter ça aux autres membres et ils commencent à apprendre la chanson chacun de leur côté. Mari peut aussi commencer à écrire ses paroles alors quand on se voit pour jammer une nouvelle chanson, tout le monde l’a un peu déjà pratiqué chez lui alors on peut garder une bonne cadence’’.

O.C: Nous nous sommes rencontrés pour la première fois à la taverne Royale, c’était ton premier spectacle (de mémoire). Bientôt on ouvre pour Liva et le Metalfest, dans tout ça, comment se sent le réalisateur d’album, le musicien…Jean-Philippe?

J.P.D: ‘’Ta mémoire est bonne, c’était la première fois de ma vie que je montais sur un stage! Ouvrir pour Liva est un événement extraordinaire pour moi. Je les avais vu au Club Soda quand j’avais 19 ans et je me souviens encore de leur prestation! Leur nouvel album Ecce Mundus est excellent, j’ai très hâte de jouer avec eux et le show aura lieu le 2 novembre prochain au Clandestin à Victoriaville! Pour le Metalfest, disons que la scène métal actuelle est remplie de groupes très talentueux alors être choisi pour le Pré-fest, ça aussi c’est tout un honneur! Je me sens reconnaissant envers tous ceux qui nous supportent, tout ceux qui nous offrent ces opportunités et reconnaissant envers mes bandmates. Je veux vivre ça avec personne d’autres qu’eux!’’

 

J’ai aussi décidé de relancer l’écrivaine et chanteuse Marilyn Ayotte avec quelques questions pour votre curiosité.

Ondes Chocs: Parles-moi de ton cheminement entre la Marilyn qui est à l’écriture jusqu’à la Marilyn qui est sur scène.

Marilyn Ayotte: ‘’L’écriture c’est toujours la nuit quand j’essaie de comprendre mes émotions quand j’ai un trop plein d’angoisse dans ma tête, le chemin jusque sur la scène est très difficile, remplie d’anxiété de doute et dieu sait comment je suis malade avant et après le show. Sur scène j’essaie de rester concentré le plus possible dans mes chansons pour ne pas penser à mon anxiété et parfois j’arrive à décrocher et à me laisser emporter par le moment présent.’’

O.C: D’où est venu ton goût de chanter, d’aller chercher ce style de chant?

M.A: Je chante depuis que j’ai 7 ans environ j’ai toujours adoré la musique mais c’est vraiment à 11 ans que j’ai découvert le métal et que je suis tombé en amour avec le style, moi aussi je voulais chanter et crier !! Je trouvais que crier me permettait tellement de libérer ma rage et mon mal être de jeune ado angoissé !

O.C: Deux spectacles de fait, bientôt en première partie de Liva et on ouvre le Trois-Rivières Metalfest. Comment ça se passe pour toi dans cette nouvelle vie sous le feu des projecteurs et de l’attention des gens?

M.A: Je suis à la fois tellement heureuse de faire de la musique et tellement angoissée , je jongle entre ma passion de chanter et mes pensées anxieuses qui me veulent toujours du mal. Je n’aime pas être en avant sur scène c’est pas naturelle pour moi je n’est pas ça en moi d’être sous les projecteurs , mais c’est l’étape à franchir pour pouvoir être avec vous et vous partager notre musique, car un coup rendu je suis bien avec vous.’’


Donc voici la fin de cette chronique, vous voulez les entendre, le Ep: Before the End est disponible dès maintenant. Et vous avez deux dates importantes pour les voir ‘’live’’que je vais mettre ci-dessous. Venez encourager ce groupe de la mauricie qui représente très bien la scène locale et qui ne sont qu’à leur premier battement d’ailes.


-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground

Northwalk: 10e anniversaire @ Taverne Royale, Trois-Rivières – 21 septembre 2024

NORTHWALK, REVERSAL, PRIMAL HORDE et OFF&DEAD
10ième anniversaire – Harcore Style

Dix ans…dix ans d’espoir, d’émotions, de musique, d’écriture, d’enregistrements, de pratiques et de spectacles. Dix ans et on y est. Ce soir, Northwalk fête sa décennie d’existence et s’entoure avec trois autres groupes très bien choisis pour l’événement. Cette chronique vous fera part de l’implication de chacun et se terminera avec différentes questions posées à David Plante, qui nous donnera un bilan sur le groupe dans cette décennie de hardcore québécois.

 

OFF&DEAD

Charles Provencher: voix
Gabriel Paris: guitare
Steeven Jutras: basse
Étienne Raiche: batterie

Ce jeune groupe de Drummondville nous arrive avec leur album EP, WBNT, sorti cette année et ils vont nous en jouer la presque intégralité en désordre…ordre bien choisi. La fusillade musicale commence par une des premières chansons du groupe, soit: Craven qui tourne depuis 3 ans. La taverne, qui accueille déjà plusieurs arrivants fébriles, annonce à Trois-Rivières que ce soir, c’est ici que ça va brasser. Off&Dead est clairement le roulement de tambours qui annonce cette soirée de musique brutale. Je découvre comme la plupart des gens ce groupe dynamique, qui à l’arrivée de Love Hate me relance dans une vibration à la Pantera. Nous sommes tous attentifs mais avec la gêne du début de spectacle, on fait travailler le chanteur et on le met dans un rôle de motivateur. Il accepte le défi. Charles Provencher s’avance vers les curieux et peu à peu, en ramène plus d’un vers le devant de la scène. On enchaîne avec Parasite, pièce rapide, du moins qui est une accélération percutante et selon moi une pièce maîtresse pour un thrash solide quand le momentum s’y joint. Il nous font cadeau d’une nouvelle pièce, qui sera enregistrée bientôt du nom de Treachery, ce qui me fait dire qu’on va les revoir…Off&Dead, un nom à retenir.

 

PRIMAL HORDE

Jay Lapointe: basse
Nick James: guitare
Alexandre Cloutier: voix
David Comeau: batterie

J’ai eu la chance de les écouter avant de partir pour le show, à la dernière minute malheureusement, mais mon idée était claire, c’est du lourd. Primal Horde nous sert un hardcore qui ma fois a un enrobage proéminant de death métal. Alexandre Cloutier nous transperce le corps par une vocalise, un growling profond, noir et puissant et cela du début à la fin. Si l’écoute était faite sur mes écouteurs avant, rendu en spectacle, l’intensité était doublée. On y va dans le nouveau matériel avec les trois pièces de leur dernier démo paru en 2022: Blood Soaked, Killing Fields et la pièce éponyme Primal Horde. Si vous me permettez ce comparatif, ce groupe c’est The Ramones qui carbure au deathcore. Chansons courtes, on crache le venin et on passe à autre chose. C’est ce qui fait qu’il nous garde toujours alerte. De plus, niveau guitare, Nick James avec ses riffs endiablés et distorsions, donne une texture bien personnelle à chaque chanson. Si le diable est dans les détails, désolé Nick, tu sais où tu t’en vas ou du moins ta guitare!!! Très bon choix de groupe pour ce soir et on en est juste à la moitié!

Dans la salle, qui se remplit tranquillement au fur et à mesure que l’heure avance. On voit de plus en plus de gens s’approcher du ‘’stage’’ et les thrashers se font présents. Du fait qu’on est dans un show de brasse-camarades, nous voyons ce que j’appelle sympathiquement des ‘’Kung Fu Hardcore Kamikazes’’…vous savez, ces fameux adeptes de ‘’je frappes sur un fantôme, jusqu’à temps que je pogne du solide’’. Mais oui ça fait partie du spectacle, c’est bien ok ainsi. Le hardcore c’est aussi ça un moment de défoulement, tout en espérent que ça ne dégénère pas…moi ça me va. J’ai même vu un jeune individu terminer son kata brutal par un back flip. C’était une première pour moi, wow. Je me suis dit: ‘’hé bien voila la prochaine discipline pour les futurs jeux Olympiques: la gymnastique Hardcore’’. Après ce qu’on a vu du Hip Hop, au moins eux auraient le mérite de fournir eux-mêmes leur section paralympique en peu de temps…descriptions de l’ambiance avec un peu humour noir…oui oui, je sais: je reviens maintenant au spectacle.

 

REVERSAL

Francis Leblanc: voix
Pascal Rouleau – guitare
Johnny Bourgault: batterie
Marco Trudel: basse
Cédric Quaeybeur: guitare

Il y a de quoi qui se passe quand Reversal arrive: la scène semble trop petite ou on a mis le batteur en punition dans son coin. Pour le band, c’est sur le plancher avec le monde que ça va se passer. On entre dans un vague de ‘’old school hardcore’’, cette fameuse vision du temps ou les faux punks du Dimanche trouvaient le temps assez pénible: pas le temps pour les poseurs, 1-2-3: ça brasse!!! Francis me parlait de ses expériences du passé ici et aux États-Unis parmi les foules animées et on voit le résultat. Tous ont remarqué son aisance à chanter en plein milieu de la tempête avec un sourire de satisfaction et un intensité à livrer la marchandise. Même deux musiciens qui l’accompagnent, chacun avec leur micro, étaient bien près de lui sur ’’la piste de danse’’. Ils ne jouaient pas dans le pitt, ils étaient le pitt!!! On fait vraiment un mixte parfait des différents albums et le spectacle est apprécié, peu importe où tu te trouvais dans la taverne. Pour mon goût personnel, les chansons de l’album City Of Shadows me donnaient vraiment le goût de rentrer dans l’arène et faire un fou de moi (chose facile). Mais j’ai décidé de me garder une petite gène pour être apte à vous écrire dès le lendemain du spectacle. On parle de Reversal comme un groupe venant d’East Broughton. Dans les faits, ce sont de vieux camarades qui vivent maintenant un peu partout au Québec et réussissent à se rejoindre à Thetford Mines pour pratiquer pour nous en mettre plein les oreilles. Alors double raisons de vous dire merci, merci et merci pour avoir fait partie de cette superbe soirée.

 

NORTHWALK


David Plante: voix
Benjamin Doucet: guitare
JP Therrien: guitare
Francis Bergeron: basse
Simon Désaulniers: batterie

On arrive à notre groupe chéri de Trois-Rivières. Dix ans d’expérience et à la veille de faire leur première tournée Européenne (France Belgique, Luxembourg et Suisse). En plus ce soir, c’est la fête de David Plante, en fait c’est la fête à tous car ce party nous appartient clairement, car c’est Northwalk qui clôture. On prend part à la fanfare avec Make Believe du dernier Ep Steadfast paru en 2023. On y va à la pige surtout dans le répertoire des dernières années ou le son du groupe s’est durci, plus métal que punk dans la ‘’vibe’’ hardcore. L’assemblée en est ravie et acclame pièce après pièce. Through thick & thin est un train, mais qui semble avoir eu un effet non désirable pour David. Si la kryptonite est à Superman, il semble que l’air climatisé soit la bête noir du chanteur qui s’exprime sur son inquiétude pour sa voix. Mais vous savez, nous on n’a vu que du feu car il reprend de plus belle et nous martèle en décibel de sa position dominante avec tout ce qu’il a à donner. On finit en force avec Cutting ties et moi qui généralement reste au comptoir du bar au différents spectacles de la taverne; pas cette fois, je suis debout parmi l’audience qui à eu une soirée explosive et mémorable. Si vous y étiez, vous savez de quoi je parle. Belle soirée avec beaucoup de gens souriants avec qui partager à chaque entracte. Le dixième anniversaire de Northwalk est un franc succès.

Comme prévu, nous sommes rendus à l’entrevue écrite avec David Plante. Mais si vous voulez reposer vos yeux quelques instants de cette lecture en petits caractères et bien voici Flower par Northwalk, rafraîchi au goût de l’heure et mise en ligne il y a à peine deux semaines pour célébrer leur dixième anniversaire. N.B: On retrouve bien sûr la pièce sur Spotify.

 

Entrevue

Ondes Chocs: En 10 ans…Parle-moi de l’évolution de Northwalk en 10 ans, des membres, du groupe et implication.

David Plante: ‘’On a pas vraiment changé de line-up au fil des années si ce n’est que le drummer en 2019 qui a été remplacé par notre bassiste. Donc à 1 bassiste près c’est la même gang. Cependant, le style a beaucoup évolué. On a commencé avec un style plus hardcore punk, mais au fil du temps la petite touche de métal a pris le dessus. Au niveau de l’implication, depuis 2019 chacun des membres est plus impliqué dans l’écriture des chansons, même si c’est toujours Benjamin qui est le grand manitou.’’

O.C: En 10 ans…Parle-moi de ce que tu as vu de l’évolution du Hardcore au Québec.

David: ‘’Au Québec en général, plus qu’en région, il y a énormément de bands qui ont vu le jour. Quand je pense à Montréal depuis quelques années, c’est fou l’éclosion de bands. Bien entendu en région c’est plus difficile. Je crois que l’accessibilité aux shows pour les plus jeunes est très difficile donc ça ne nous aide pas vraiment. Quand on a commencé il y avait pas beaucoup de bands locaux si on peut dire, mais maintenant partout où on passe il y a
assurément au moins un band local sur le bill.’’

O.C: En 10 ans de création, quelles sont les 3 chansons dont tu es le plus fier et pourquoi?

David: ‘’Pour moi il n’y a aucun doute que c’est les chansons du dernier EP Steadfast. Lesquelles parmi les 4? Je dirais forcément Cutting Ties, Get Lost et Make Believe. Pour moi c’est nos tracks les mieux écrites et les lyrics qui parlent le plus à mon avis. C’est en partie à cause de notre collaboration avec Max Lacroix de House Of Gain Studio qui font que ces chansons-là sonnent différentes. Make Believe c’est bien pour le clin d’œil à la scène, aux posters, à nos 10 ans et à ceux qui portent fièrement la galoue dans le pit. Respect!’

O.C: En 10 ans, Quelles sont les plus belles expériences que tu as vécu sur scène avec Northwalk?

David: ‘’Les plus belles choses avec Northwalk sont à venir c’est sûr, mais je dirais d’avoir pu partager la scène avec des bands qui ont manqué ma vie est assurément la plus belle expérience. De créer des liens d’amitié avec ceux-ci et de même pouvoir compter sur leur aide parfois rend toute cette belle expérience là de Northwalk magnifique.’’

O.C: Si tu avais à former une tournée d’un  »Big Four » de Hardcore bands Québécois avec Northwalk, tu irais chercher quels bands et pourquoi?

David: ‘’A PERFECT MURDER, IN DYING DAYS, A DEATH FOR EVERY SIN, GET THE SHOT. Premièrement, Get The Shot parce que par défaut c’est le plus gros band hardcore Québecois de l’histoire. Qu’on aime ou pas, il n’y a aucun band ici qui a fait ce qu’ils ont fait et qu’ils continuent de faire. Ensuite APM, pour les mêmes raisons que GTS, mais à une époque différente ou que la scène n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui. Je suis convaincu que si APM sortait Unbroken en 2024 ça exploserait! Et les deux derniers, c’est par nostalgie. J’ai eu la chance de jouer une fois avec Indying Days et ils avaient ce côté metal hardcore qui n’était pas encore très présent sur la scène. C’est un des précurseurs dans le genre pour le Québec. Finalement, ADFES.. ai-je besoin d’expliquer le pourquoi? Ces gars-là ont participé à l’éclosion de la scène ici et même en Amérique je dirais. Alors aucun doute que si un Big Four se devait d’exister c’est mon Headliner.’’

O.C: Si tu avais à rencontrer le David Plante d’il y a 10 ans avec le recule que tu as aujourd’hui, quels conseils judicieux lui donnerais-tu à ses débuts avec Northwalk?

David: ‘’Je regrette rien, mais je dirais, prends ton temps et surtout pratique!’’

O.C: On tourne la page sur la première décennie. Maintenant Northwalk, on s’en va où pour les prochaines années? (Défis, tournées, albums etc)?

David: ‘’On commence ça avec une tournée européenne cet automne. Ensuite on a encore quelques shows à travers la province et un peu en Ontario. Pour le futur plus lointain, je dirais l’écriture d’un nouvel album. On a déjà quelques tracks de composés et on compte bien ne pas chômer sur ça pour ensuite refaire des shows et probablement retourner le plus vite possible sur le vieux continent.’’

-Christian Lamothe, chroniqueur de l’underground