Sonum Fest 2025 – Jour 1 – Vendredi 16 mai 2025

Voici le récapitulatif de notre journaliste et Chroniqueur de l’Underground, Christian Lamothe, sur le jour 1 de l’édition 2025 du Sonum Fest à Québec.

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SONUM FEST 2025
VENDREDI 

Nous voilà enfin arrivé à ce marathon musical de l’underground qu’est le Sonum Fest 2025. Trois jours, vingt-quatre formations et une équipe formidable du Studio Sonum pour nous accueillir. J’ai décidé de faire une chronique par jour, trop de matériel à décrire pour n’en faire qu’une seule pour que vous puissiez apprécier le tout sans vous pondre un dictionnaire. Voici vendredi, le départ, l’ouverture de cette fin de semaine fantastique, haute en décibels et lumières. 

Dawn By Starlight 

Yoan Martin: guitare
Guillaume Plourde batterie
Maxime Morissette: voix
Gabriel Fillion: basse
Ludovick Elyson: guitare 

Cette formation de Québec part le bal avec un grunge mixé de punk rock efficace. La chanson Dream Crusher expose rapidement une excellence en ce qui concerne les solos de guitare. On varie dans le ton jusqu’à donner un son de grunge lourd et parfois un ‘’scream’’ qui s’impose. Je deviens fan avec New Beginning et sur Self Sabotage j’ai l’impression d’entendre un style à la Jello Biafra au chant. On relance l’audience sur Screaming Jenny et l’on a vraiment l’impression que le groupe, plus la performance se déroule et plus ils ont un plaisir fou et nous le transmettent. On nous jouera finalement plusieurs pièces de l’album The Changeling paru en 2024. Solide prestation, la glace est brisée. Pour les fans de la formation, Dawn By Starlight sera à L’Anti Bar, le samedi 2 août avec Settle for Sleep, Over eyes et Swipe Right. 

 

 

 

Fragmatik 

Justin X: guitare/voix
Mavrick Pomerleau: batterie
Dylan Ramirez: basse
Gabryel Boucher: guitare (lead) 

Ce jeune groupe nous fait le plaisir en nous offrant en primeur leur nouvel EP Leading Anarchy. On veut nous jouer quelques reprises du thrash des années 80, mais, personnellement, c’est vraiment avec leurs propres compositions qu’ils brillent. En témoigne le morceau éponyme de l’album avec Gabryel Boucher qui nous livre un solo excitant et une rythmique parfaite. On le ressent ce vieux ‘’groove’’ des années des métalleux à bottes à cape d’acier. Mavrick, décide de se dégourdir les cordes vocales en lâchant les percussions pour interpréter Bark at the Moon d’Ozzy…difficile de ne pas marquer des points avec ça…bien sûr que c’est apprécié par tous. On demande un mini moshpit sur Lyrical Murder, mais il semble qu’ à cette heure (19h00 environs), on était plus en mode de digestion de la super bouffe du ‘’food truck’’ stationné devant le studio Sonum, mais quand même très enthousiaste par le spectacle qui se présentait devant nous. Fragmatik, un groupe émergent et prometteur à découvrir. 

 

 

 

Chained by Illness 

 

Fred A. Dubeau: voix***
Simon Paquet: guitariste
Jean-Philippe Dessureault: guitariste
Richard Guilbault: Bassiste
Simon Desaulniers: Batterie 

Là, vous vous dites: ‘’aye c’est Marilyn Ayotte qui chante pour Chained by Illness, gros moron’’, et bien oui, vous avez raison dans les deux cas, par contre, pour ma défense, je vous dirais qu’effectivement Fred de Outlying a été le frontman du groupe pour cette soirée. Mais ne vous inquiétez pas, Marilyn n’est pas dans l’oubli, puisqu’elle a fait un spectacle deux soirs plus tard avec cette formation au Rock café le Stage. Seulement trois jours de préparation pour le chanteur avant le Sonum et il a relevé le défi avec une complicité claire des autres membres du groupe, dont celle de Richard Guilbault (back vocal et animation). Beau travail d’équipe pour délivrer des titres connus comme Before the End, Again et Finaly Freed. On nous sert d’ailleurs la nouvelle chanson parue il y a quelques semaines auparavant, In my Eyes, pièce qui démontre encore une fois les talents de ce groupe de Trois-Rivières. Vous voulez les voir, alors la prochaine date est le 12 juillet au Piranha Bar à Montréal. 

 

 

 

Turbo 

Evan Frizzle – voix/guitare
Lindsey Dicks – guitare
Donovan Saulnier – basse
Sylvain Coderre – batterie 

Ils nous aiment, mais qu’ils nous aiment. Après une route de douze heures, ils nous arrivent d’Halifax pour nous livrer 45 minutes de pur metal & Roll. De plus en plus de gens s’entassent dans la salle pour profiter de cette musique euphorique et sans prétention. Evan Frizzle démontre encore qu’il est fait pour dominer l’audience et que Lindsey Dicks sait faire pleurer sa guitare. Ignite the night nous amène dans leur monde et Donovan Saulnier, nouveau bassiste de la formation, prend sa place… il n’a pas vraiment le choix, car Turbo est un groupe qui ne connaît qu’une seule vitesse: le pied au plancher et sans frein. Lors de leur prestation, on met le paquet sur l’éclairage qui donne un plus au dynamisme de leur musique. Scorpio Garbage Fire, toujours une chanson mixée dans une tornade et ça danse dans la salle. C’est la fête rock & Thrash et moi, je suis à leur table de t-shirts pour m’acheter leur cahier à colorier… ne me jugez pas!!! À peine terminé, ils repartent se claquer un autre 12 heures pour le retour, car Sylvain, assiste à un mariage le lendemain… ils sont fous et ils nous aiment. Nous, on les adore! See ya soon guys. 

 

 

 

Meet the Mailman 

Miguel Arseneault: voix
Martin Robitaille: guitare(lead)/ voix (back)
Dominic Brillant: guitare (rhythm)
Mathieu Théberge: basse/ voix (back)
Jean-François Durand: clavier/ voix (back)
Vincent Pruneau: voix (back) 

C’est dans un show de boucane opaque qu’ils arrivent avec une intro. The Burning Kiss of Death nous est envoyé et j’adore les changements de tempo. D’ailleurs, je dois applaudir Martin Robitaille lors des solos si stylisés, s’approchant d’un style progressif à la Steve Rothery (Marillion). De plus, le duo Dominic Brillant et Jean-François Durand donne tout un corps à la prestation et à l’ambiance générale. La chanson Abatoire gagne facilement le public, mais, pour moi, l’ambiance dramatique, solennelle de Distortion Purity me rentre dedans avec puissance, encore une fois, avec la guitare qui s’impose avec brio. Quelle rencontre avec Miguel Arseneault qui m’entraîne dans dans son monde thrash mélodique et s’impose formidablement comme frontman. Tramps Waltz, de l’album Never walk Alone devient rapidement ma préférée, bercé entre la guitare et le clavier et un retour brutal, j’aime tant cette façon de faire. J’ai tellement hâte de revoir Meet The Mailman sur scène et d’avoir totalement mon attention comme fan. 

 

 

 

Lancaster 

Sim G: guitare/voix
Dave Meister: basse
Simon Lefty: batterie

C’est dans la pénombre avec les sons de moteurs d’avion qui nous amène dans un imaginaire de futur combat aérien, nous revoilà le trio, récemment revenu du Mexique avec le sourire aux lèvres à démarrer leur performance avec Hell Campaign. Lancaster prends le temps de remercier toutes les formations de la soirée, avec raison, car nous avons été vraiment choyé. La salle est pleine de festivaliers qui s’amusent et qui participent à ce mouvement qu’est Lancaster. Le trio est en forme, énergique… the bad boys are back!!! Encore une fois, superbe travail de l’éclairagiste pour donner ce petit côté spectaculaire et faire exploser l’ambiance sous des titres comme War Machine, The Arrow, The Dictator… aucun temps mort, juste de la bombe, une pluie de bombes. On termine avec un rappel pour fermer la première soirée du Sonum Fest… Quoi de mieux que ma préférée: Dambusters. Wow, un festival qui commence en feu! Enfin, je tiens à féliciter Simon Lefty et sa conjointe pour l’arrivée du nouveau-né, quelques jours après cette prestation: un petit Lefty boys!!! 

 

Je vous reviens dans quelques jours avec la seconde journée du Sonum Fest 2025, avec encore plus de commentaires et de vidéos. Une pensée pour tous les bénévoles et à l’organisation du Festival du gros Gras et du Shred Fest qui ont dû nous faire des annonces difficiles récemment sur l’annulation de leur événement en 2025. Je ne le dirai jamais assez: appuyer, soutenir, encourager l’underground du Québec, c’est à nous, donc on y fait doublement attention. 

Voici les liens pour découvrir et encourager les formations du vendredi: 

Dawn By Starlight
https://open.spotify.com/artist/7g5kVLW1xRM3MRQT9AS3XG


Fragmatik
https://open.spotify.com/artist/5RSoqtbibHq0bkJGPyJmHV

Chained by Illness
https://chainedbyillness.bandcamp.com/ 

Turbo
https://turboasfvck.bandcamp.com/music 

Meet the Mailman
https://meetthemailman.bandcamp.com/music 

Lancaster
https://lancastermetal.bandcamp.com/music

-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground

Nouvel EP: Jerkswitch – 100% Wholesome Pants Party

Jerkswitch 

Nouvel EP: 100% Wholesome Pants Party 

EJ Lang: Lyrics, Vocals, Guitar
Will De Francesco: Guitar, Back Vocals 
Pat Savate: Bass, Back Vocals 
Gabriel Lalancette-Allard: Drums 

Cette formation de Rimouski nous revient avec un tout nouvel EP où il se met presque à nu de façon humoristique (en image). Encore une fois, ils nous prouvent que, même si nous pouvons les voir sous les étiquettes punk ou hardcore, sans aucun doute, il en reste que Jerkswitch dépasse ces petites cases musicales pour toujours aller chercher de façon intelligente, un mixage de style, de l’audace dans leur ouverture, mais aussi une création efficace qui, malgré ces multiples facettes, nous garde dans leur monde d’intrigue et de découverte.

Pushin’ Daisies est une pièce punk-hardcore rapide et old school qui nous réveille. On poursuit Code Red, dans un hardcore avec une touche de ska et un ajout de  »back vocals » qui apporte des moments plus légers et festifs. Un changement de ton plus rock (punk) termine sur une ambiance de reggae bohème. Tout ça, pour le prix d’une seule chanson, et avec un tonus formidable, sans donner l’impression d’une « structure décousue ». C’est un art en soi. Avec Fight a Table, on ajoute des touches funk psychédéliques et autres… Rx, elle aussi, cache en elle ce petit « je ne sais quoi » de style qui s’ajoute. Pour une touche finale, on ajoute la pièce Lidocaine de l’album éponyme Jerkswitch, mais cette fois-ci, en mode acoustique et qui lui redonne un nouveau souffle pour l’été.

Les textes sont écrits au ‘’Je’’, ce qui donne l’envie de dire qu’on veut nous accompagner dans une exploration personnelle en plus de musicale. Je vous laisse le loisir de lire les paroles (voir le lien Bandcamp) et oui c’est un album que je vais mettre dans ma liste d’achat, dès que j’en ai fini avec la dernière fraude de ma carte de crédit. 100% Wholesome Pants Party, cinq chansons à écouter en continu. 

Ondes Chocs: Que ce soit, du ska, reggae, funk et autre, comment arrivez-vous à nous emmener dans des univers musicaux variés, tout en maintenant une identité musicale cohérente, grâce au son unique de Jerkswitch ? 

Jerkswitch: ‘’Très bonne question. Honnêtement, je pense que c’est dû au fait que chaque membre du band apporte des influences différentes! Nous avons tous un background différent et une approche différente envers la musique, alors lorsqu’on se retrouve les quatre ensemble, c’est ce qui crée le son Jerkswitch.’’ 

Voici le lien pour découvrir le EP: 
https://jerkswitch.bandcamp.com/album/100-wholesome-pants-party 

Il y a aussi une autre possibilité qui s’offre à vous pour les découvrir ou les revoir, car ils feront partie du Pouzza 2025 à Montréal. Ce festival qui compte une brochette incroyable d’artistes qui est prévu pour cette fin de semaine, du 16 au 18 Mai. Pour ce qui en est, plus spécifiquement à la présence de Jerkswitch, vous pourrez les entendre vendredi au Turbo Haus à 19:50 (2040 Rue Saint-Denis Mtl) 

-Christian lamothe, chroniqueur de l’Underground

Last Dance Among Wolves//Darksider//Violence City @ Le Stage, Trois-Rivières – 26 avril 2025

Voici le compte rendu de Christian Lamothe et les photos prises par Aryanne Marineau lors du spectacle de Last Dance Among Wolves présenté par Allo Fire Prod. au Rock Café Le Stage de Trois-Rivières le 26 avril 2025 et qui mettait également à l’affiche Darksider et Violence City.

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Le Rock Café le Stage envahi par les loups 

En cette soirée, à la veille de la pleine lune d’avril, presque un an jour pour jour de la sortie de l’album Circa Origins, LDAW, nous revient après des mois enfermés dans des studios d’enregistrement. Nourris d’eau et de pain, affamés par leurs conjointes, ils brisent enfin leurs chaînes pour revenir vers nous, hurlants et mordants tout ce qui bouge. Les associations se font rapidement, car les balaises de Darksider rejoignent avec plus que mauvaise intention. Je délire, vous direz, à peine… je cite la première phrase au micro de Marc Chevalier: ‘’on est icitte pour tout briser!’’ Que dire de l’arrivée des Violence City, eux qui ont le respect de la scène metal sans nécessairement en faire partie… ça sent le voodoo, je vous le dis moi, Lee Ménard, gothique tranquille en apparence, mais il n’y a pas de fumée sans feu.

Tout est en place pour que vous sachiez que, ce soir, au Rock Café Le Stage, le spectacle est déjà bien rempli, et cela bien avant le début de la représentation. Je me camoufle en loup pour passer inaperçu, mais mon stratagème est rapidement mis à jour. On me regarde, les yeux bien grands… suis-je un chroniqueur ou un bout de viande qui roule sur le méchoui? Trop tard pour reculer, que le spectacle commence!

 

Violence City

Nicolas Vaillancourt-Simard: voix/ guitare
Lee Ménard: Basse
Thomas Emond: Batterie 

En production continue, ce groupe de Québec nous ouvre leur univers en constante évolution. N’hésitant en rien à remodeler leur son (rock alternatif-garage-britannique), ils évitent de s’emboîter dans un modèle de vibrations définies. Toutefois, ils gardent une bonne compréhension des limites à ne pas franchir, pour ne pas devenir un modèle de groupe chaotique qui se disperse, sans se trouver réellement. Cela dit, le trio nous envoie Dehumanized, chanson dont ils ont produit une vidéo, parue il y a de cela deux mois. En fait, pour le groupe, il semble y avoir une grande détermination à mettre leurs chansons accompagnées d’un support visuel et à temps perdu, ils vont même se retrouver dans ceux des autres groupes (voir La CorriveauToo Much).

Ils veulent être vus, alors c’est bien parti pour eux, car le bar est plein de curieux qui embarque dans leur ‘’vibe’’ et, en échange, ils nous donnent une nouveauté Looking through thick win qui aura sa parution sur les différentes plateformes le 2 mai. Wasting my Own Chance, Disco et Sinner Sea, qui se suivent et qui sont un parfait exemple de leur créativité que je décrivais au départ. En trois chansons, on nous promène dans différentes ambiances, unique expérience. Juste, vous rappelez que ce groupe sera au Festival Sonumfest 2025 le 18 mai. Ce sera une fin de semaine folle avec en tête d’affiche, pour dimanche, nos amis Violence City.

 

 

Darksider

Marc Chevalier: Voix
Simon Paquet: guitare (lead)
David Steines: guitare
Jean Boucher: basse
Patrick Béliveau: batterie 

J’ai souvent vanté les mérites de ce groupe. Je peux passer chaque membre avec leur instrument et vous dire à quel point chacun a parfait ses connaissances et sa maîtrise du style de musique qu’ils performent. Un heavy metal pour rockeurs qui aiment les bruits des moteurs, la senteur de gazoline et les endroits où l’on vend de la grosse bière. 100% testostérone et sûrement grâce à cette puissante voix qui, plus la soirée avance, détonne de plus en plus. J’ai toujours l’image d’un Marc Chevalier, dans le rôle du truqueur dans ‘’le Duel’’ (Steven Spielberg), que tu regardes dans le rétroviseur, et il te talonne, te talonne, jusqu’à tant qu’il te rentre dedans… vocalement parlant, bien sûr.

Darksider, est une grosse machine bien ‘’rodé’’ qui part, le pied au plancher avec I’m Not Jesus! Pour ma part, ce qui suit, je ne crois pas encore l’avoir déjà entendu, Under Nowhere qui contient tout un solo de guitare… un parmi tant d’autres dans cette prestation, toujours de la main de Simon Paquet. On joue trois autres chansons qui ne sont pas encore ‘’endisquées’’… est-ce qu’on dit encore ça en 2025 ‘’endisqué’’? De toute façon, je parle de Conspiracy, Wolf et Insane. La chanson Far from the sun, image d’une rupture où la personne s’éloigne de la lumière et tombe peu à peu dans la noirceur de la souffrance. C’est une belle image et on s’y reconnaît pas mal tous. On termine avec les gros canons: All or nothing, Sniper et Some violence avec moi qui trippe devant la scène parmi tant d’autres participants. Toujours un plaisir de les voir performer!

 

 

Last Dance Among Wolves

LuchaYan Duque: guitare/ voix (back)
Gabriel « G.G. » Gagnon: voix
Dave « BRUTE » Lambert: basse
Steven « DUCK » Dokis : guitare
Mike « KAKU » Belhumeur: batterie
Lil-Jo Monster: voix * 

Ils sont maintenant sur la plateforme devant nous, mais de dos, à tous. Dans le monde animal, on m’a déjà dit que c’était un signe de confiance. Comme je ne suis pas chroniqueur de chasse et pêche, maintenant je vais me concentrer sur le spectacle. À partir du premier scream de Gabriel, tous se retournent et ça part LDAW 2.0! Sans gêne et avec fracas, ils commencent avec un nouveau titre The Awakening qui est un mixte emo-metalcore. Résultat: le monde ont déjà commencé à faire un thrash au-devant de la scène et avec Cursed qui s’en suit, tout va pour le mieux et j’arrive toujours à garder ma tête de loup en passant au travers du thrash! Mais pourquoi prendre ce risque, me demanderiez-vous? Parce que la surprise est de voir arriver Lil-Jo Monster en feu pour United We Stand. Et encore dans la stupéfaction, nous y voilà avec la fameuse chanson qui paraîtra bientôt sur plusieurs plateformes: Hight and Low.

Un petit classique, un cover, mais cette fois-ci, accompagné par Nicolas de Violence City, et ça brasse comme toujours sur One Step Closer. Les gens sont frénétiques sur le devant de scène, quand Gabriel fait un cercle avec son bras, tout de suite se forme un cercle ‘’moshpit’’… donc, pas besoin de Messmer pour guider l’ambiance! On y va d’une chanson récente qui traite de la déshumanisation, Shape By Design est très bien accueilli par tous et on a vraiment l’impression de faire partie d’un tout: une meute unie dans une fête où il fait de plus en plus chaud (ce n’est pas de la poésie).

Pour la première fois, j’entends Gabriel faire la partie rap de Mystery is Over, qui est souvent avec la présence de Freeze, mais pas cette fois, c’est le frontman qui s’assume en Slim Gab et ça passe parfaitement. Pendant ce temps, LuchaYan essaye différentes chorégraphies à la guitare pour épater la galerie. Je lui donne un 8.5. Que dire du rappel où l’on va rechercher Little Monster pour recréer le duo sur Bow Down. Ils auront tout donné; une autre soirée formidable signée de la griffe de LDAW. Moi je repars avec le sourire, mais sans ma tête de loup! 

 

-Journaliste: Christian Lamothe
Photographe: Aryanne Marineau

 Pour en écouter plus et encourager nos groupes de musique: 

Violence City 
https://open.spotify.com/artist/01RZJ2MmMsfwXy6vp9un7Z

Darksider 
https://darksider1.bandcamp.com/ 

Last Dance among Wolves (avec nouveauté: Hight and Low, parution le 12 mai)
https://lastdanceamongwolves.bandcamp.com/

 

Unwanted Noise//The Last Rockers//The Defamed//Morsure @ Taverne Royale, TR – 19 avril 2025

Voici le compte rendu de Christian Lamothe lors du spectacle de Unwanted Noise présenté à la Taverne Royale de Trois-Rivières le 19 avril 2025 et qui mettait également à l’affiche The Last Rockers, The Defamed et Morsure.

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Unwanted Noise, The Last Rockers, The Defamed et Morsure 

19 avril, ne te découvre pas d’un fil, mais je me sens fébrile d’aller voir un show en ville! Ouf, ok, on repassera pour la poésie de bas étage. Mais oui, j’avais de multiples raisons d’être excité et léger comme un gazelle par cette soirée totalement punk qui nous était offerte à la Taverne Royale. La Production BOA nous amène ce soir dans l’univers fougueux de quatre formations. Elle nous arriveront avec une seule idée en tête: nous en mettre plein les oreilles. En cette fin de semaine de Pâques, il est certain qu’on va casser des œufs à la Taverne. 

Morsure 

Anthony Bernier- basse/voix
Yann Côté- batterie
Yan Rouleau Marquis! guitare/voix 

On débute avec un peu de mordant francophone, Pourquoi, Hypocrites et Delirium qui nous arrive aussi percutantes, cyniques et avec une énergie, qui ce soir, démontre que le groupe a roulé leur bosse sur leur prestation ‘’live’’. Ça brasse, et ils entrent clairement dans la peau de leurs personnages violents de fond de rang. Même si le spectacle commence avec des oreilles de lapin pour la thématique, elles ne resteront pas très longtemps en place. Elles feront place aux sons des instruments qui se font brasser à souhait. Une pièce que je n’avais pas entendu, Suicide, qui ma foi est un bel ajout à la liste. Toujours Saint-Valaire, qui me rappelle que je vais y être avec eux et plusieurs groupes du genre, le 21 juin. Vais-je, moi aussi dire:’’ Plus jamais!’’ On termine avec Monique, d’un style Mononc’Serge punk, sûrement partie de leur prochain album ou EP. Mais, le studio attendra car les dates de spectacles arrivent pour eux pour les prochaines semaines et seront de retour à la Tavernes Royale…

Morsure, le band qui sait comment ouvrir une soirée en force. 

 

The Defamed 

Kevin Jay : guitare/voix
Sarcastic Will : guitare/voix
Sara Blair: batterie / voix (back)
Jimmy Jenkins: basse* 

Ce groupe nous arrive à la veille de la sortie de leur album: The Secret of the Booze, fébrile de nous partager toutes ses nouvelles chansons avec pour ce soir un bassiste qui se joint au groupe, Jimmy Jenkins* qui donne un son parfait pour la reprise des titres de l’album. Car on se rappellera que c’est Sara qui a fait la basse lors de l’enregistrement. Mais ce soir, elle est en plein défoulement aérobique à la percussion, pendant que Will et Kevin, duo de choc au micro se relancent à gorge déployée.

Clockwork Chaos donne le ton à la débandade et rapidement la salle est prise par leur dynamisme. Je pourrais parler de chacun des titres de la même façon: Drunk n Beat, I Hate, Malcontent, l’album sonne comme de la roche et en spectacle c’est un mur de granite qu’on reçoit! Pour tout amateur de ‘’street punk old school’’ voilà de quoi vous mettre la dent et le dévorer avec appétit. D’ailleurs j’attends de pied ferme le jour où Pils Records va sortir l’album en vinyle, ça ne devrait tarder. The Defamed on démontré, ce soir, qu’ils étaient avec une superbe lancée avec cet album, je vous encourage fortement à aller les voir performer. Ils terminent avec une chanson que je n’avais pas entendu, 40’s Hit the Street et d’une information sûre (Kevin Jay), ça serait une chanson qui n’avait pas été enregistrée et toujours en mode de test et remodelage…alors clairement, la machine punk montréalaise n’en est pas à ses derniers accords! 

 

The Last Rockers 

Rom: guitare
Maryjane Blackhole: voix, basse
Phil the Drill: batterie 

Peu nombreuses sont les formations punk ayant une touche féminine au devant de la scène au chant. Oui il y en a, mais il reste du chemin à faire dans ce style pour vraiment parler de mouvement comme aujourd’hui on regarde les têtes d’affiche dans le monde du heavy metal. Plusieurs rockeuses se sont cassées les dents où Maryjane Blackhole, pour sa part, performe à mon grand plaisir. Elle a l’attitude dans la voix et elle mérite tout notre intérêt. The Last Rockers, une formation de plus de 25 ans d’existence, part en grande avec Suicide Girl, Pain Slut et Brainfreeze, qui enchantent clairement l’assemblée. Un nouveau titre nous est fait en cadeau, New Boots. Maryjane y va avec sa chanson préférée Oblivion, suivie par Dishonour your soul, dédiée à tous les punks dans la salle.

Ma préférée, Corporate Slave sera suivie de la seule chanson jouée de leur Ep Demo 2019: The NK. Tout au long de leur prestation, le groupe démontre que le punk n’est pas mort. D’ailleurs, à la Taverne Royale, nous sommes tous très vivants. Nous sommes à la fin d’une 3ème exécution musicale et nos yeux et oreilles sont bien ouverts…on en veut encore. 

 

Unwanted Noise 

Johnny: guitare (Lead)
Gab: guitare (Rhythm)
Rotten: basse
Antoine: batterie
Nick: voix 

Comme je disais à Johnny Torpeur (guitariste soliste) à la fin du spectacle, ce qui me frappait dès le départ quand j’ai vu le groupe est son look hétéroclite qui donne un charme: Un rockeur, punk 80’s, street punk, le heavy metal et le hardcore. Presqu’un Village People du punk et je ne le dis pas en moquerie, mais vraiment parce que ça donne vraiment un cachet, un look du tonnerre dans l’ensemble quand on les regarde performer.

Nick, solide dans sa performance, avec un appui comme il s’est peut aux ‘’back vocal’’ de trois de ses membres. Ça nous ramasse et nous énergise totalement quand Just like Me nous entraîne dans une performance que nous n’oublierons pas de sitôt. À chaque chanson, il y a un regain d’excitement style Redbull: Unwanted Noise give you punk wings!!! Lors de la chanson Prevail, Jimmy Jenkins qu’on avait apprécié avec The Defamed est venu faire partie des ‘’back vocals); un autre moment fou. Cette chanson de l’album Bury Me On The South Shore paru en mai 2024, est une parmi tant d’autres, qui nous font sautée sur place et pour certain, sur le voisin le plus proche. Empathy qui en jette, suivi de We stand Alone, chantée par les heureux du devant de scène. Bon, ça y est, je repars avec un autre vinyle, trop bon! Ça donnait le goût d’aller sur le stage et de participer à leur prestation, mais non, je reste tranquille dans mon coin, en appréciant ce groupe explosif que j’ai eu la joie de connaître ce soir. Un ‘’must’’ dans votre balado. 

 

Une autre belle soirée signée Ben Ouellette avec la Production BOA, et je vous laisse quelques affiches des prochains spectacles de la production et des groupes de ce soir. Comme un Phoenix, le punk semble renaître à Trois-Rivières. On vous attend encore plus nombreux pour les prochains spectacles. Si on ‘’ask a punk’’ ou se trouve le prochain spectacle du genre, vous allez probablement le diriger vers la Taverne Royale! 

 

 

-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground 

Pour écouter encore plus les band de cette soirée, voici les liens appropriés:

Morsure – EP:
https://morsureviolencedefondderang.bandcamp.com/album/violence-de-fond-de-rang

The Defamed – albums:
https://thedefamed.bandcamp.com/music 

The Last Rockers – EP:
https://thelastrockers.bandcamp.com/album/demo-2019-ep 

Unwanted Noise – les albums:
https://unwantednoiseofficial.bandcamp.com/album/bury-me-on-the-south-shore

Omnivide//Inner Turmoil//Pit Striker @ Scanner Bistro, Québec – 12 avril 2025

Omnivide, Pit Striker et Inner Turmoil 

un trio Scanner metal SVP!!!

 

C’est une première pour moi au Scanner Bistro de Québec, plusieurs groupes de l’underground québécois y passent et j’avais grandement envie d’y mettre les pieds. Voilà un crochet de plus dans ma ‘’do list’’. J’ai été surpris qu’on me dise que le spectacle ne commence jamais ici avant 22h30, mais, étant entouré de bon vivant, ce n’était que de plaisir. Finalement, c’est une belle place, où on peut même voir des téléviseurs qui diffusent ce qui se passe sur la scène. Quelle bonne idée. Trois formations sont à l’affiche ce soir : Inner Turmoil de Montréal en première partie, Pit Striker de Québec en deuxième partie et, pour terminer, Omnivide de Moncton (N.-B.). Je n’ai aucun doute que je vais passer une superbe soirée, même si mon horloge biologique m’annonce que je vais payer pour demain… Mais croyez-moi, ça valait le coup ! 

 

Inner Turmoil 

Jeff Bouchard: basse
Laurent Comeau- guitare
Remi LeGresley- guitare
Philippe Comeau:voix
Jérémy Racine: batterie 

Leur réputation de formation solide les précède. J’en entends parler depuis longtemps; des musiciens appréciés, louangés et qui donnent des prestations enlevantes, c’est ce qu’on me dit quand on parle d’Inner Turmoil. Pour avoir déjà vu les groupes qui suivront, c’est sur eux que je me concentre ce soir. Ma conclusion est claire: tout est vrai, ils méritent fortement l’appui des fans qui ne se gênent en rien à leur lancer des fleurs ou tout autre objet non létal. Je comprends très bien la raison d’un groupe comme Omnivide de vouloir s’associer avec eux pour une série de spectacles. Nous sommes d’ailleurs à la quatrième soirée de suite où ces deux groupes sont performants (Trois-Rivières, Ottawa. Montréal et maintenant Québec).

La chanson apocalyptique The Abyss, nous arrive après une intro classique. Assurément, le type de black métal mélodique qui m’intéresse, lugubre avec une belle initiation aux talents de guitariste de Laurent Comeau. Wrath of the Warrior, me ramène presque à me sentir dans un spectacle d’Amon Amarth (flash back), tant au niveau des textes que de la musique solennelle qui est parsemée d’une touche de viking metal. C’est une soirée où l’on va nous présenter trois nouveaux titres. Nous sommes un public test pour cette écoute de Seam of Blood et Field of War où les gens s’amassent vraiment devant la scène… le courant passe! On poursuit dans une chaleur de plus en plus palpable avec Morbid Vision après s’être fait poser la question: ‘’As tu vu quelqu’un de mort?’’… Brutal, assez pour réveiller les morts justement! mon titre préféré Frozen by fear qui est paru en octobre 2024, mais quelle pièce! Un délice d’échange qui brasse avec des solos de guitare créatifs, moment plus aéré de nostalgie avec un retour en force par la suite.

Belle prestation pour cette formation qui peut maintenant profiter du repos du guerrier avant leur retour en studio, car ils nous préparent de quoi pour 2025… soyez prévenus! 

 

 

 

Pit Striker 

Rémi Lavertu : Chanteur
Ben Lessard : Basse
Anthony Martineau : Batterie
Yannick April : Guitare
Alexandre Lessard: guitare 

Si les mimiques faciales au cinéma français appartiennent à Louis de Funès, dans le monde du thrash metal, le premier nom qui me vient en tête est Rémi Lavertu. Du regard foudroyant à la Clint Eastwood, au regard ébahi ou autosuffisant, il est toujours hilarant de le voir dans ses réactions, un art d’animation qui lui est bien propre. En fait, tous les membres du band aiment clairement s’amuser entre eux et avec les personnes présentes à leur spectacle. Mais quand il est temps de mettre la note, oh là! Là, c’est du sérieux. Particulièrement ce soir, le ‘’scream’’ de Rémi dans ses plus aigus est particulièrement foudroyant, ça tranche l’air.

Brain Dead, qui est la pièce que j’ai le plus écoutée et qui entame les hostilités, est un très bon baromètre sur ce que va être la suite de leur prestation et ça sent la grande forme! On commence tranquillement à pousser les nouvelles chansons du futur Ep toujours sans nom, soit : See you 4 Pm, Summer Beach Party Fun et 2 minutes for Roughing. Anthony Martineau m’a dit que, même s’ils avaient été satisfaits du premier Ep, cette fois-ci, ils voulaient prendre plus de temps pour peaufiner pour un produit final plus détaillé. Je crois d’ailleurs que dans les nouveaux titres on le ressent, entre autres, dans les solos de guitare (Yannick April) qui d’ailleurs, étaient probablement le plus adaptés ce soir à la chaleur des nombreuses lumières qui les illuminent. Pit Striker est toujours aussi plaisant à entendre et à voir performer. 

 

 

Omnivide 

Marc-André Richard: Batterie
Nicolas Pierre Boudreau: guitare
Samuel Frenette: guitare/ voix
Samuel Lavoie: clavier
Alex Fournier: basse

Je n’aurais jamais cru qu’en allant voir un groupe de rock progressif de Moncton, Les Moontunes, je retrouverais deux de leurs musiciens (Marc-André Richard et Samuel Frenette) dans un autre groupe de death metal mélodique. Par contre, ce qui ne m’étonne pas du tout, c’est que le groupe sonne si ‘’pro’’ car, dans les deux genres (styles de musique) ont y trouvent souvent de très grands techniciens de la musique et des compositeurs hyper focus dans leur univers créatif. Ils poursuivent sur la deuxième moitié d’une série de dix spectacles principalement présentée au Québec.

On commence avec Clarity et Opulence, les deux premières pièces de leur album A Tale of Fire. Deux pièces superbes et jouées de façon magistrale. La voix de Samuel Frenette est intense lors du growling, mais ce qui m’a amené à l’apprécier comme chanteur, c’est sa capacité d’avoir un chant clair tout aussi intéressant (mélodieux et feutré), ce qui n’est pas la tasse de thé d’une majorité des adeptes du guttural. Cosmic Convergence renferme l’exemple parfait de ce que j’avance. Je pourrais passer chaque musicien du groupe, un à la fois et parler de la maîtrise de leur instrument. Il en va de soi, il n’y a pas de maillon faible dans cette formation et les nombreux prix reçus en 2024 ne sont pas du au hasard, mais d’un talent, accompagnés d’un travail collectif impressionnant. Ce soir encore, ce groupe du Nouveau-Brunswick fait de nouveaux adeptes de leur musique et nous font cadeau d’une nouvelle chanson: Tyrannical Savior et de son solo épique. Que j’ai hâte d’entendre ce qui s’en vient en 2025!!! 

Voici quelques photos cellulaires prises durant la soirée!

Je vais retrouver Omnivide un peu plus tard cette année pour quelques spectacles en compagnie d’un autre groupe talentueux du Québec pour probablement vivre ma première expérience de cinématographe en herbe…je vous laisse dans le mystère pour mieux vous surprendre quand le projet sera à terme. Si vous pensez que j’exagère sur la qualité des groupes qui ont performés ce soir. Je laisse les liens plus bas pour les découvrir et bien sûr les encourager. Ceux qui étaient au spectacle, eux, vous diront là même chose…mais probablement en deux lignes. 

-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground 

Omnivide, la musique:
https://omnivide.bandcamp.com/album/a-tale-of-fire 

Pit Striker, la musique:
https://pitstriker.bandcamp.com/album/happy-thrash-friend 

Inner Turmoil, la musique:
https://innerturmoilband.bandcamp.com/album/the-void