Capital Punishment Fest @ Dominion Tavern, Ottawa – 25 juillet 2025

Capital Punishment Fest 

L’ouverture harcore du 25 Juillet 

Cela faisait presque 25 ans que je n’avais pas mis les pieds dans le centre-ville d’Ottawa. Si terne à l’époque, mais quelle surprise j’ai eue devant cet épanouissement et cette forte populace enjouée de ce vendredi, début de ce festival qui mettait à l’affiche quelques formations de l’underground musical du Québec. Me voilà fortement positif de passer une soirée excitante dans ce district où les promeneurs ont tous un air de fête. Je rencontre, dès lors, au-devant du Dominion Tavern, les membres de Blank. Je vous rappelle la récente sortie de leur album The Descent, raison ultime de ma présence. Malheureusement, Get the Shot s’était désisté quelques semaines auparavant, mais ayant écouté les groupes qui étaient toujours sur l’affiche: le détour en valait toujours la peine. Ce soir, c’est du hardcore et le devant de la scène est ma foi très restreint… je vais devoir faire attention à ma caméra et à mes dents, car je vais être rapidement dans l’action… un tourbillon de brasse-camarades! Ainsi se déroule cette soirée… 

 

 

No Hope X Mankind 

C’est devant une salle qui se rempli à mesure que les NHXM ouvrent ce nouveau festival ontarien. Eux qui sont d’un style de hardcore nommé: beatdown, souvent associé au style sludge, mais avec une résonance plus franche, plus agressif au chant. Katebreed, chanteuse de la formation, prend d’assaut la plateforme, de long en large, et nous brasse avec ses vocalises gutturales. Gunn à Clou et 2X4 Fuck You Up sont mes chansons préférées de leur prestation. J’apprends un peu plus tard qu’ils seraient en début de démarche pour une tournée européenne (Hollande, Allemagne, Italie…), alors bonne chance à ce jeune groupe dans cette belle aventure. Dans ma réévaluation de la soirée, No Hope X Mankind nous a donné ce moment, où l’on se sépare pour un ‘’wall of death’’, ce moment de frénésie et avant de se lâcher tête première en avant et ce fut un succès en soi. Très bonne décision des coordonnateurs de l’événement. Très content d’avoir pu voir ce groupe montréalais en action et d’en apprendre encore plus sur ce type de hardcore.

 

 

Dead Velvet 

Nous voilà avec d’autres artistes de Montréal, Dead Velvet qui entame la danse furieuse qui sera le momentum continue de toute cette soirée. Jesse James, avec son ‘’scream’’ intense, ne passe pas sous le radar des curieux de la salle. Dès la chanson Vile, première de leur présentation, nous voilà dans une dynamique hardcore bien vivante et sans relâche. D’ailleurs, la scène ne lui semble pas suffisante, car il se retrouve à chanter sur une table plus loin pour aller chercher l’intérêt des personnes plus immobile sur 12-Gauge…il se fait entourer par les thrashers un peu plus tard, dans un rituel, un tourbillon qu’il anime lui-même. Crooked Spine déchire et le quatuor de matadors hardcore dépasse toutes mes attentes lors de cette soirée folle. Il prend le temps de remercier et d’applaudir Ozzy Osbourne en lui dédiant Come Closer. Je vous suggère fortement d’aller les voir si vous êtes amateur de sensations fortes. 

 

 

Blank 

Nos drummondvillois de la formation Blank poursuivent maintenant dans un bar bondé et rempli de danseurs frénétiques. C’est avec Warborn qu’on ravive la turbulence dès le départ. Les haut-parleurs et porte-micros brassent de tous côtés du fait que le devant de scène étroit semble déborder de part et d’autre. Louis-Félix, frontman de Blank demande à l’assemblée un moment de ‘’mayhem’’ et celle-ci ne se fait pas prier pour nous brasser la salle sous un Warpath qui détonne! Maël et Maxandre, font un superbe travail de soutien aux vocalises et tout en donnant le ton sur leurs instruments respectifs. Maintenant, le phénomène Coco Bongo, cette chanson qui ne se trouve sur aucun album, aucun EP, mais qui semble devenir leur anthem, car, bien avant qu’ils commencent à jouer j’entendais quelques ontariens fredonner ce titre. Maintenant, on là joue et c’est bien sûr un temps fort pour cette troupe de musiciens qui ne s’attendait sûrement pas qu’on chante COCO BONGO TABARNAK à l’unisson! J’ai l’impression que cette chanson va les suivre et sera en demande partout où ils se présenteront. Comment une chanson de moins de 2 minutes peut attirer autant d’attention: simple, c’est tout simplement original, on là vibre et on en redemande. Ça brasse et il fait chaud, Louis-Félix en perd sa casquette sur The Descent et Maël donne l’illusion d’être un ‘’Musclor’’ huilé prêt pour une compétition de poses plastiques. Mais la foule est dynamique et ne fait qu’un avec nos maîtres du défoulement musical. Je termine avec eux en vous donnant trois dates pour les voir en août: le 16 au Petit Campus (Mtl), le 29 au Centre Hub Créatif (Québec) et, bien sûr, le 30 à La Sainte Paix, home sweet home Drummondville.

 

 

Soulthief 

Nous voilà arrivé avec la tête d’affiche, Soulthief, et comme je le dis souvent, à quatre groupes dans un bar, cela peut se retourner contre les ‘’headliners’’ s’ils ne produisent pas assez d’énergie, surtout après trois prestations réussies. Sans aucun doute, Jericho, en prenant le micro, avait bien l’idée en tête que la soirée n’était en aucun point sur le déclin. Il relance les gens qui se rafraîchissent à l’extérieur. En fait, il interpelle tous ceux qui se sont éloignés de la scène, en plus de motiver ceux qui sont déjà devant lui. Il rappelle à tous que le party est loin d’être terminé et pour être franc: il nous a tous convaincus! On a le droit à du Pig scream sur Cum Dracula et une double dose d’euphorie sur Warlord….hooo oui, car Ottawa est en mode folie hardcore… mais presque tous sortiront de là tellement satisfait de leur expérience et presque tous auront gardé toutes leurs dents. Je dis presque tous, car sans faire un dessin, j’ai remarqué qu’un individu aura besoin d’un dentiste dans les prochains jours….Hardcore thrash’ et ‘’mouthpiece’’ sont toujours un bon duo gagnant. Une chanson que j’ai adoré entendre est You could Be My Gwen Stacy que j’ai regardé sur Youtube par la suite à quelques reprises. Mais les au revoir seront de courte durée, car, on se reverra à Drummondville, car Blank nous ramène ce groupe d’Ottawa en sol québécois pour au moins deux dates. Soyez-y amateur de hardcore. Où passe Soulthief, sans aucune retenue, je recommande fortement votre présence!

 

Une soirée incroyable dans le Downtown de la capitale canadienne, avec des rencontres inusitées, des groupes qui performent et une belle organisation à qui je souhaite une continuité riche en succès, en cette belle fin de semaine de fin juillet. Qui sait, on se reverra peut-être l’année prochaine si nos bands du Québec y sont invités. 

-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground 

C’est ici qu’on démontre notre support à nos groupes de l’Underground: 

No Hope X Mankind:
https://open.spotify.com/artist/1WguqZJcEo2qhILxcAV6q2

Dead Velvet:
https://open.spotify.com/artist/6SV0GmE7QN63SGGFw3gn2n

Blank:
https://open.spotify.com/intl-fr/album/6WCHL8s4l71murAglS8jBv

Soulthief:
https://soulthiefhc.bandcamp.com/

Saint-Valère Fest 5: Une tonne de punk au rendez-vous

Saint-Valère Fest 5

Une tonne de punk au Rendez-Vous!  

Nous sommes en 2025, toute la Saint-Valère est occupée par le son Country…toute non! Dans un rang du village se retrouve depuis 5 ans d’irréductibles punks qui résistent et dominent grâce à  leur ‘’distorsion magique’’. Cinq ans déjà, et dire que cette rencontre avait commencé que par un petit ‘’party’’ privé. Mais maintenant voici un événement qui attire de plus en plus d’adeptes…même le druide Pastafarix  s’y est joint cette année pour donner l’aumône à certains curieux de la place. Voici le récit de cette journée. Je ne décortiquerais pas toutes les chansons, styles et formations. Cette chronique sera courte en écrits pour la simple raison que j’y joins un petit documentaire de 22 minutes 22 secondes qui vous donnera l’ensemble de tout ce qui s’est vécu dans cette journée-là. Je voudrais remercier avant tout Spike, à la direction de l’événement ainsi que toutes les personnes qui se sont impliqués de près: bénévoles, le méchoui guy, le tacos guy et  toutes ces bonne gens qui ont amené leur bonne humeur et envi de passer du bon temps.

Alors voilà place au cinéma: Effets spéciaux garantis!!!….Boule de feu!

 

 

Un remerciement spécial à Taco Dave, Tony Woodsman, Moé pis mes Bottes, Collectif Route Laflamme, D-TouxKroches, Les Tabarnaks, Ax3xmx4 et Morsure, qui auront  fait de cet événement, un succès franc et appréciés par tous.

Merci aussi à LuchaYan Duque pour sa superbe touche finale sur la vidéo

Ne jamais dire jamais, dirais-je au groupe Morsure!!!

-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground

Morsure
https://morsureviolencedefondderang.bandcamp.com/album/violence-de-fond-de-rang

Ax3xMx4
https://ax3xmx4.bandcamp.com/album/all-cops-must-die

Les Tabarnaks
https://lestabarnaks.bandcamp.com/music

D-Toux Kroche
https://open.spotify.com/artist/46464l6h1LBytaj69YIoSR

Collectif Route Laflamme
https://routelaflamme.bandcamp.com/music

Moé Pis mes Bottes
https://moepismesbottes.bandcamp.com/album/jamais-trop-tard-pour-tre-pais

Tony Woodsman
https://www.facebook.com/profile.php?id=61576256141755

BLANK et LE JOUR – Sortie d’album

BLANK et LE JOUR 

Drummondville, au centre de l’intérêt de l’underground musical au Québec! 

Nous revoilà dans cette ville du Centre-du-Québec, avec la réputation d’avoir créé votre mets préféré (la poutine) et d’avoir une quantité impressionnante de formations et de talents musicaux proportionnellement parlant (habitants vs power house bands). Deux très bonnes nouvelles nous arrivent en juin, soit la sortie du premier album de Blank, groupe hardcore qui a volé la vedette lors de ma première rencontre avec eux en spectacle. En outre, le groupe de la Mauricie Le Jour sortira officiellement son album au Pub La Sainte-Paix de Drummondville. Donc, voici une autre double Chronique sur deux albums à écouter et, par la suite, voir en performance dans nos bars et salles du Québec. 

 

Blank, l’album The Descent 

Hiro-Maël Tuahine Meunier: batterie
Maxandre Laplante: basse
Louis-Félix Béland: voix
Maël charbonneau: guitare 

Warborn 

Un album qui promet de faire état de bulldozer de guerre dans vos oreilles, en débutant avec cette pièce qui amène la première vidéo de l’album paru un vendredi 13 du mois de juin. Encore une fois, Blank démontre déjà son inspiration de devenir une notoriété dans le genre, comme Get the Shot, Norwalk et d’autres formations bien établies. Impulsivité, brutalité, ambiance sauvage, mais loin d’être désorganisé: on cherche l’impacte et c’est un bullzeye pour cette pièce… quel début d’album! 

Un exercice que je fais pour certains styles de musique est ce que j’appelle le Marathon 20; 20 secondes du début de chaque pièce, une après l’autre. La raison est simple, dans certain style l’originalité n’est pas une mesure d’accomplissement, ce que je trouve dérangeant en soit et si par exemple, j’entends un album de douze chansons et que la moitié de celle-ci commence avec un même type de riff, je vous pris de croire, que si j’étais un critique et non un chroniqueur, je serais en mode ‘’destroy’’ comme le disait si bien Claude Rajotte à l’époque que Musique Plus avait un intérêt pour la musique de l’Underground du Québec. Bon, je m’égare, Blank démontre une solide diversité, et pour une nouvelle formation, c’est dans un mode créatif qui mérite toute mon attention, et la vôtre. En poussant maintenant plus loin, ça, oui, j’écoutais les chansons au complet, niveau ambiance dans sa globalité:

voilà un groupe qui balance avec précision, le côté folie de la créativité avec sérieux dans sa structure. L’échantillonnage est bien réparti ; on y trouve des tempos changeants, du plus rapide au plus lent, ainsi qu’une variété instrumentale et vocale. On ne se gêne pas d’ ajouter parfois des styles qui ne font qu’enrichir l’album. Par exemple, I Did it for: Myself, beaucoup, inspiré du Rapcore. The World, plus Thrash metal, surtout dans l’application des mélodies à la guitare. Tout cela sans décrochage, on est bien dans le monde du Hardcore 101. 

Je ne vous décrirai pas tous les textes ni tous les titres laissant cette chronique double, légère comme vache emportée dans une tornade, mais j’avais des questions à poser aux boys, qui sont tellement plus intéressants que moi. 

Ondes Chocs: Quelle est la chanson du nouvel album qui te satisfait le plus et que tu as le plus hâte de faire découvrir aux admirateurs en spectacle? 

Louis-Félix Béland: ‘’The Descent est celle que j’ai envie de faire découvrir au public c’est le point final de l’album, l’amalgame total de la composition et le rappel de thèmes, musicaux, et ‘’lyrical’’, qui clôture cette création ! C’est aussi où, personnellement (vocalement) j’utilise pas mal tout mon « range » de techniques différentes. Cette chanson a été composée avec aucune limite préalable et est une des meilleures expressions créatives de l’album (selon moi) !’’ 

J’écoute l’album, mais je cherche en vain Coco Bongo. Vous savez, Coco Bongo, Tabarnak ! Je fais une plainte en bonne et due forme à Maël Charbonneau, je garde ma copie rose et je m’informe de la situation. Voici ce qui en est pour COCO BONGO!!!! 

Ondes Chocs: Cette pièce récente et qui a aussi son vidéo n’apparaît pas sur l’album The Descent. Parle-moi de la décision de la soustraire de l’album? 

Maël Charbonneau: ‘’Yes Coco Bongo en fait c’est un call que Bilou avait fait en live et que je n’avais jamais entendu jusqu’à tant que je voie une vidéo et j’ai trouvé le call excellent ! C’était pendant une vidéo de Warpath je crois ! J’ai dit aux boys qu’on devrait clairement faire une chanson sur ça ! On a fait la tune la plus raisin pas possible, on est allé l’enregistrer chez Antoine Boily à Québec, moi et Bilou et il nous a aidé à rajouter plein d’idées funky . On était déjà en pleine promotion de l’album qui s’en venait, mais on s’est dit sais tu quoi, on s’en ‘’colisse’’, on drop la tune directe là malgré tout, car ça fait du sens avec la mentalité de Blank . Y’a pas de règle, c’est à ce moment-là que le momentum était et qu’on sentait le feel donc on l’a lâché aussi simplement ! Et elle n’a aucun lien avec l’album c’est une chanson ‘’standalone’’ complètement.’’ 

Pour ce qui en est de voir Blank en spectacle, deux dates me viennent en tête, car j’y serai… comme par hasard, pour votre bénéfice cher lecteurs et lectrices. Ils feront partie du monstrueux line up du 25 juillet au Festival de Capital Punishment qui s’étend sur trois jours, à Ottawa. Il partageront, entre autres, la scène avec Get the ShotDead Velvet et Soulthief. Un retour par la suite à Drummondville, ils seront la tête d’affiche le 30 août au Pub La Sainte-Paix, accompagné de Basterds, Soulthief et Dead Velvet. C’est un rendez-vous pour tous les amateurs de soirée brasse-camarade et de musique en mode séisme incalculable sur l’échelle de Richter. Tu ne me crois pas… viens voir! 

 

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LE JOUR, l’Album Pas Né pour Devenir Squelette 

Érick C. Doucet : voix, paroles. guitares, basse, effets, toaster, feed-back, synthétiseurs, arrangements.
Nicolas Gauthier : batterie.
Martin Lemay : basse, voix (back)
Jennifer L. Martin : voix, Voix (back).
Étienne Turgeon : djembe, piano et cordes
Brigitte Gobeil : synthétiseur et voix 

Le Jour nous arrive avec un bel album de rock francophone, qui, dans les années 90, aurait été rapidement sur le palmarès des radios commerciales cet été, cela avant la grande purge et le contrôle sectaire des décideurs de l’industrie musicale québécoise. Des textes légers, colorés sous une intonation au chant qui est dans le style Jean Leloup: un chant parlé pop (c’est le mieux que j’ai comme définition). Avec les choristes (voix féminines), on ajoute une touche taquine, parfois plus mielleuse. Ce qui me fait me poser une question que je les ai vus en spectacle, mais sans aucun soutien (back vocals). Ce qui donnait un son plus brut, rock garage stoner. Quelle est la décision du groupe face à cela ? 

Ondes Chocs: Ce qui m’a frappé lors de l’écoute de l’album est l’implication des choristes féminins (back vocals), qui, pour moi, change beaucoup la dynamique de plusieurs titres, ce que l’on a pas eu lors du spectacle. À quoi devons-nous nous attendre lors du dévoilement de l’album et des prochains spectacles? 

Philippe Ethier (à la distribution): ‘’Pour la choriste, malheureusement, on a de la difficulté à trouver quelqu’une prête à nous accompagner. J’essaie des fois de chanter soprano, mais ça laisse à désirer.’’ 

Erick Douce: ‘’En fait, on a pris une tournure plus rock, presque stoner psyched avec mes nouvelles compos et je crois qu’avoir une choriste, ce serait excellent, mais ce serait encore plus génial une musicienne qui joue aussi d’un instrument. 

La nouvelle mouture de Le Jour est très différente de celle sur l’album et c’est parfait comme ça. Chacun des nouveaux musiciens a apporté avec lui son bagage d’influence et de créativité, ce qui a bouleversé pour le mieux le band.’’

De plus, maintenant, un autre changement important est fait avec l’arrivée de Sébastien Auger, comme frontman au micro, un nouveau chanteur. Nous voilà déjà, avec de multiples changements. L’album a son son, la formation est en forme avec une nouvelle aura sans dénaturer le produit initial. La grande force du son Le Jour, pour moi, est dans la guitare d’Érick C. Doucet. On y reconnaît une influence massive du rock canadien et il ne s’en cache pas, il est fan. Le corps des chansons tourne toujours ou presque autour de la présence d’un riff entraînant. Si j’avais à parler de mon top 3 de l’album. Fantôme Gratuit, une chanson dont je vois tout de suite le potentiel de jouer la super vedette à la Mick Jagger sur le plancher de la scène, en plus d’un texte qui est en ‘’TU’’, qui permet de viser la salle et de jouer avec les participants… une chanson de spectacle, qui ne doit pas être jouée figée… avec la mise en scène adéquate, c’est une chanson qui rend facile d’aller chercher l’audience.

Je Suis d’Ailleurs, cette courte chanson acoustique vous donnera envie d’impressionner vos camarades de camping lors de votre prochaine sortie. Elle vous donnera également envie d’écrire des couplets supplémentaires. Vous pourrez la partager avec vos amis autour du feu. Entre le rock à la Tragically hips du titre Le Pouvoirs aux chats ou le rock & Roll humour de Miss Bush, j’hésite. En fait non, je REWIND… Il Paraît, petite chanson, douce, tendre, voilà ça nous arrive tous de vouloir changer de vitesse et avoir une chanson qui donne espoir, qui réconforte… et bien voilà, c’est tout ça. 

Pour le reste des titres, vous savez où aller : à Drummondville le 27 juin. Aller écouter des titres qui font bouger, avoir du bon temps, avec une terrasse accueillante et admirer un nouvel album qui va voir ‘’Le Jour’’. 

-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground 

Plus bas, bien sûr, je laisse les liens pour découvrir et encourager ces artistes. Encourageons les créateurs de l’underground. 

Blank, l’album The Descent:
https://open.spotify.com/album/6WCHL8s4l71murAglS8jBv

Le Jour, l’Album Pas Né pour Devenir Squelette:
https://lejourgroupe.bandcamp.com/album/pas-n-pour-devenir-squelette

Sonum Fest 2025 – Jour 3 – Dimanche 18 mai 2025

Voici le récapitulatif de notre journaliste et Chroniqueur de l’Underground, Christian Lamothe, sur le jour 3 de l’édition 2025 du Sonum Fest à Québec.

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SONUMFEST 2025
Dimanche 

 

Troisième jour de l’Ironman musical : je suis en forme et aujourd’hui, je dois me concentrer pour découvrir plein de nouveaux artistes que je n’ai jamais vus. Avant de passer à la description de celle-ci, je veux chaleureusement féliciter l’organisation du Sonum Fest 2025 qui, en cette deuxième édition, peut déjà parler de franc succès. Je tiens à remercier l’équipe bénévole qui a fait de ce studio un endroit si chaleureux pour les artistes et les festivaliers, et qui a rendu mon travail de présentation de cette chronique agréable. Un dernier remerciement à Hélène Soucy et Stevens Soucy des Éditions Rockmeo. Ils sont une nouvelle force à reconnaître par leur travail dans le monde de l’underground. Maintenant, que le spectacle commence. 

 

 

Some Peace at Last 

François Vachon: guitare/ voix 

En ce début d’après-midi aux couleurs grisâtres de cette fin de semaine, la douceur de Some Peace at Last me donne cet effet d’un doux réveil de jeunesse où j’allais mettre un 33 tours de Gordon Lightfoot ou Cat Steven, musique privilégiée pour ne pas taper sur les nerfs de toute la maisonnée. Un Folk rock québécois, mais qui est teinté du rock canadien et américain folk des années 70, mais avec des textes plus actuels comme Rock n’ Roll Grail qui nous interpelle sur l’utilisation de l’I.A. On a vraiment l’esprit de pensée libre, bordé d’espoir et de sensibilité, comme dans The Joke’s on You. François Vachon, auteur-compositeur, a une voix parfaite pour ce genre de musique qui se veut rassurante et qui nous envoie dans le monde des songes. Un artiste qui plaira à plusieurs pour un moment paisible d’introspection. 

 

 

Bald Mice 

Olivier Narbonne: guitare/ voix
Olivier McWeen: guitare/ voix
Mathieu Roy: batterie
Gabriel Boucher: basse 

Bande de face de rats! ho non, ce n’est pas une insulte, la formation commence vraiment sur une intro avec chacun un masque de sourie blanche. À vrai dire, j’aurais aimé qu’ils le gardent pour faire un effet à la Ghost, Blue Men ou autres groupe masqué… j’imagine le désagréable de la chose…mais c’était déjà intéressant comme idée thématique. On nous fait surfer sur une ambiance d’alternative californienne. Un vocal en duo, les Olivier nous font planer avec des guitares qui donnent le surplus de nuance dans le balancier. Leur Ep Dear Friend est paru en mai 2024, mais il vont y aller, à piger, dans tout leur répertoire. Une

nouvelle pièce d’ailleurs Computer Love (avril 2025), qui donne ce feeling année 80 avec une texture du pré-grunge. J’ai adoré leur pièce Space Cowboy et pour les fans du style Weezer, je crois que Bald Mice serait une belle découverte pour vous.

 

 

Below Sub-Zero 

Keith Senecal: voix
Kevin Parent: guitare (lead)
Jonathan Savard: guitare (rythm)
Maude Belley: basse
Nycolas Janelle-Rathé: batterie 

Troisième formation qui a un autre frontman qui me fait faire du jogging mental… Keith Senecal qui nous lève l’ambiance d’un cran dans un punk rock percutant et une énergie personnelle qui nous dégèle complètement. Nycolas Janelle-Rathé martèle son instrument comme s’il lui devait de l’argent depuis trop longtemps… toute une volée! Un début avec Don’t Bring a Knife in a Fish Fight pièce qui sera sur le prochain album, qui devrait sortir en 2025, bienvenu dans la guérilla Below Sub-Zero!!! Une petite touche de hardcore s’y glisse parfois, une épice de folie passagère. On y va All In, chanson sur les problèmes de jeu, mais c’est la suivante Booze and Bodyworks que mon envie de thrasher s’éveille, ma préférée de la prestation. Sur Aquawank on demande à la foule de faire un saut collectif, cool, mais mes vieux genoux, me disent: ‘’Où cé que tu t’en vas avec ton projet toi là ?’’… Ne jamais se fier à quelqu’un qui parle à un de ses membres. Les festivaliers embarquent dans leur punk-humour et apprécient cette frénésie. On ne laisse pas beaucoup d’énergie hors de la scène. Donne tout dans ces 45 minutes intenses, beau travail les boys!

 

 

Pas D‘Panique 

Maxime fortin: guitare (rythm)
Luc Chalifoux: guitare (lead) chant
Fred Rancourt : basse/ voix
Jonathan therrien: batterie 

Jonathan, le batteur de la formation, est un groopy d’Ottawa (probablement l’équipe de Hockey), ce qui fait le bouc émissaire parfait pour déverser notre fiel, ce qui encourage fortement le reste du groupe. Par contre, ils ne font qu’un lors de leur performance en quatuor punk rock francophone. On y va de sujet léger, parfois loufoque, de Poutine, Trump à Mario te ldit, donc une chanson qui donne faim, l’autre qui fait ch*** et une autre qu’on à tout pour le croire. Vraiment des titres reliés au commun, mais toujours avec un grain de sel ironique. Cette bande de Saint-Jean-sur-Richelieu nous donne le Québec en langue et en punk aux instruments. Le visuel est aussi intéressant avec chacun de superbes t-shirts ‘’homemade’’ par la compagnie Logoloco de Fred Rancourt, ça leur donne un côté flash et d’uni dans le style. Ils peuvent repartir très contents de leur présence au Sonum, un très bon match pour un groupe comme Capable! Pour tous les admirateurs de punk rock des environs de Québec, ils seront de retour dans la grande capitale à la Source de la Marinière en compagnie de The Matchup, Bitten Bush et Dawn by Starlight, le 18 octobre 2025.

 

 

Twenty-Five Sixty 

Hugues Marchand: voix
Ghislain Benoit: basse
Luc Thibeault: guitare (rythm)
Chistian Doucet guitare (lead)
Michael Leclerc-Galipeau: batterie 

On le sait, dans la région 04, le punk rock, on prend ça au sérieux. Des artistes comme 2Fast4U, We told You So, Seventy Minus One, U. Seed et plusieurs autres sont un standard d’excellence de cette musique. À la fin de l’année 2024, la formation trifluvienne Sixty-Five Sixty sort son album éponyme et depuis cumule de nombreux amateurs avec leur punk rimes et musique. Ce soir ils nous arrivent sous la fumée, les lumières stroboscopiques et une trame sonore pour se lancer avec leur pièce Hiding Something. Hugues Marchand se déplace, mais aime bien être sur son montoir central tel un césar qui regarde la plèbe. Les guitaristes mettent du mordant tant à leur instrument qu’aux ‘’back vocals’’. On donne une performance canon sur Almost Dead, Keeping promises et Trigger. Mais pour moi, Darkness in your heart, probablement la plus brutale de l’album, va chercher l’intérêt, même chez les amateurs de son plus metal tout en restant accessible au puriste punk rock. Twenty-five Sixty veni vidi vici le Studio Sonum. Ave Hugues César!!! 

 

 

Rusty Jaz Motorfunk 

Philippe ’’Rusty’’ Levesque: batterie
Jasmin ’’Jaz’’ Tremblay: basse
Francis ‘’Frank’’ Cayer: guitare
Simon ‘’Doyz’’ Doyon: saxe
L’Entité: clavier 

Quand, dans ton nom de groupe, on y trouve le terme Funk, je m’attends à avoir des fourmis dans les jambes et avoir envie de bouger. Ils se préparent et je vois deux superbes saxophones, instruments que j’adore. Bien Sûr que mon adoration vient en partie de Tim Cappello dans The Lost Boys…’’I still believe’’!!! Bon bon, je m’éloigne du sujet. Surtout du fait que ce groupe a aussi son spécimen, du nom de l’Entité qui nous intrigue. Entre la morphologie d’un extraterrestre et le visage d’un Kodama (un esprit de la nature dans la culture japonaise), il interagit avec les membres du groupe, le public et, bien sûr, son clavier. La dose du théâtre et performance musicale est bien équilibrée, ce qui laisse à tout un chacun son temps de gloire. En très peu de temps, ils amènent une ambiance animée et de

grande satisfaction, parfois avec un jazz langoureux avec Parrot, un voyage spatial dans un swing avec Supersonic ou avec une performance hors du commun sur Impossible. Ma préférée sera sûrement Brother and Son, un funk disco qui me rappelle ces partys où je voyais mes parents s’amuser et danser. On termine avec un ska spectaculaire(Paul Ska), bravo à cette troupe qui a fait tant d’heureux en ce dimanche pluvieux.

 

 

Violence City 

Nicolas Vaillancourt-Simard: voix/ guitare
Lee Ménard: basse
Thomas Emond: batterie

En clôture du festival, tête d’affiche, nous voilà avec ce groupe de Québec qui avait participé l’année passée au Sonum Fest 2024. Beaucoup moins connus, mais, depuis le temps, ils ont pris du galon: plusieurs vidéos, plusieurs compositions et une prise d’expérience sur la scène. C’est avec Violence City que les festivaliers passeront leur dernier moment au Studio Sonum pour ce marathon musical de trois jours. On commence avec Dehumanized, pièce-titre de leur album qui est prévu pour très très bientôt. La chanson Looking Through Thick Wine, une nouvelle pièce, mais aussi en annonce pour une nouvelle vidéo qui en est à quelques jours de sa sortie… allez voir ça! On ne peut que difficilement se séparer d’une envie de rendre un hommage à Nirvana avec In the Gloom et, par la suite, c’est le temps pour Thomas de faire suivre le tempo à l’audience sur Disco. Bien sûr, Sinner Sea est joué et c’est un succès, c’est la pièce qui m’a vraiment fait apprécier le talent de Nicolas comme vocaliste. Madame Lee Ménard, pendant ce temps-là, toujours énigmatique, reste toujours dans un monde dont elle seule connaît, tout en donnant une performance à la basse complétant ce trio avec brio… pourquoi j’ai toujours peur qu’elle me lance un sort Voodoo si j’écris de quoi qui ne fait pas son affaire? Mais je me réconforte sur le fait que le spectacle se fait sous les acclamations des amateurs de musique underground avec éclat. Bravo! Ils sont impatients de vous voir pour le lancement de l’album Dehumanized, le 27 juin à l’Anti-Bar (Qc) 

Voilà, voilà, déjà fini et oui, j’ai déjà hâte d’y retourner. Merci aux 24 groupes, aux festivaliers et à tous ceux qui ont mis leur grain de sel pour faire de ces trois jours, une expérience extraordinaire. On se voit, l’an prochain au Sonum Fest 2026. 

-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground 

 

Voici les liens pour découvrir et encourager les formations du dimanche:

Some Peace at Last
https://fvsmusichub.bandcamp.com/album/in-these-crazy-years-digital-book 

Bald Mice
https://baldmice.bandcamp.com/ 

Below Sub-Zero
https://belowsubzero.bandcamp.com/album/arent-we-cool 

Pas D‘Panique
https://pasdpanique.bandcamp.com/music 

Twenty-Five Sixty
https://twentyfivesixty.bandcamp.com/ 

Rusty Jaz Motorfunk
https://rustyjazmotorfunk.bandcamp.com/music 

Violence City
https://open.spotify.com/artist/01RZJ2MmMsfwXy6vp9un7Z

Sonum Fest 2025 – Jour 2 – Samedi 17 mai 2025

Voici le récapitulatif de notre journaliste et Chroniqueur de l’Underground, Christian Lamothe, sur le jour 2 de l’édition 2025 du Sonum Fest à Québec.

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SONUM FEST 2025
SAMEDI

Nous nous apprêtons à vivre une seconde journée au Studio Sonum, où onze artistes se produiront, dont l’un d’entre eux lancera son album. Un long spectacle rempli de surprises et d’émotions, je suis chargé à bloc pour ce Iron Man musical. Nous n’oublierons pas de mentionner l’excellent travail de Pierre Nayka à la sonorisation (master soundman), Dzemal Trtak, aide technique efficace, Carl Robitaille, une machine comme Roadie et à l’éclairage: Alex Loranger et Wax Lamontagne… quelle équipe coordonnée, qui font toute la différence lors d’un tel évènement. 

 

 

Universal Minds 

 

Sim Diamond: voix/guitare 

J’ai commencé à aimer ce mouvement de guitaristes qui voulaient s’exprimer par leur instrument, il y a de cela bien longtemps. Surfing with the Alien de Joe Satriani (1987), Steve Vai, des projets solos de Steve Hackett… à plus récemment Arcades de Francis Duchesne (Sons of Arrakis). Quoi de mieux pour commencer une journée qu’un peu de délire électrique à la Universal Minds. C’est par des notes planantes que Sim Diamond nous fait décoller avec une finesse d’exécution et une rapidité qui contraste avec des changements de groove qui pourrait s’attacher à un rock progressif. On comprendra qu’avoir que quatre chansons pour quarante-cinq minutes, c’est déjà de comprendre l’intention du voyage harmonique. Ma préférée est Âme Nordique de l’album des Nuits de Janvier paru il y a de cela un an. Seul sur la scène, ayant lui-même créé les gammes préenregistrées des autres instruments, il nous fait face et nous, on l’écoute avec intérêt. Il se mérite de chauds applaudissements des premiers arrivés. Il est essentiel de vous faire part de mes impressions concernant son tout dernier Ep, « King of the Swamp », tout en évoquant sa discographie déjà riche et extrêmement variée sur le plan musical. 

 

 

Chaotic Symbios 

Olivier Marquis: guitare
Évan Soucy: guitare
Étienne Côté: batterie
Maxime Gaudreau: voix
Caleb Dion: Basse 

Voici Chaotic Symbios, une formation de Rivière-du-Loup qui nous envoie dans l’univers sombre du black et death metal progressif. On assistera à une séance d’écoute dans l’obscurité, avec un éclairage minimal, afin de créer une atmosphère de perdition et de lugubre. Très fier et pour une bonne raison, le groupe nous délivre certains titres de leur tout premier album du nom de Vide, paru ce 5 mai 2025, tout chaud tout frais! On est balancé entre le brutal et le mélodique. La salle prend de plus en plus forme,avec une nouvelle vague de festivaliers qui arrivent. On répond très bien au style et à la prestation formidable du guitariste Olivier Marquis avec sa flamboyante Strandberg (Boden Metal 7), provenant de Suède. Ma préférée est Blood is the Key, chanson d’onze minutes. Tout en vous écrivant, je réécoute l’album en plus de me rappeler leur prestation… à voir, à écouter, l’album Vide, est un ‘’must’’ pour les admirateurs du genre. Beau travail d’équipe qui déjà semble avoir une belle répercussion sous les critiques d’un média comme Discovery Metal Legion.

 

 

 

Eternal Drak 

Mike Amyo: guitare (rhythm)
Patric Auger: batterie
Andrès Martinez: guitare(lead)/voix 

C’est sous une apparence vampirique à la Blade ou Dracula 2025, que nous apparaît le chanteur et guitariste Andrès Martinez de la formation Eternal Drak. Le groupe nous donne une version horreur d’un thrash ficelé au death et black metal. Ce groupe formé en Colombie a maintenant un pied à Québec et nous interprétera, entre autres, quelques chansons de l’album Interdimensional War of Satan et Drak Metal. On embarque rapidement dans l’ambiance metalo-occulte avec la voix d’Andrès et les rythmiques des guitares. Même si à très haute vitesse, on peaufinerait un peu la percussion, on se rattrape rapidement sur des moments plus lents et complexes où tous performent parfaitement et délivrent ce côté ténébreux avec ce son old school black metal. D’ailleurs ils nous font cadeau comme dernière pièce de la chanson In league with Satan de Venom, style qui leur colle à la peau. 

 

 

 

Grim Love 

Simon Nicol: guitare
Mathieu Dallaire: voix
Mathieux Gagné: basse
Benjamin Verreault: batterie
Danahé Côté: guitare 

Ayant été connu sous le nom de Saviors, ce groupe de Metalcore de Québec a eu plusieurs ‘’transformations’’ qui amènera un nouveau son, de nouveaux membres et un nouveau nom: Grim Love. Pour ma part, je n’ai pas pu faire le comparatif de l’avant après, mais chose certaine, cette formation donne un coup de Redbull dans la dynamique de l’assemblée. Mathieu Dallaire y met le paquet tout le long de sa performance, je l’engagerais sûrement comme coach pour me motiver à bouger plus. Il est intense au vocal et a une sérieuse bougeotte. Je m’essouffle à le voir sauter, se promener, nous interpeller… finalement un vrai ‘’frontman’’ de Metalcore!

Ce soir, c’est un grand moment pour nous qui les découvrons, les fans et la formation, car on nous présente l’album Reminiscence paru deux semaines avant le Sonum Fest 2025. The Way Your Words Move, intro à sonorité post-rock attire tout de suite mon attention et boom: Like a Blade m’explose en pleine figure, bienvenue, nous sommes Grim Love!!! Pour moi, c’est de l’énergie brute, comme nous font connaître des groupes similaires, comme Last Dance Among Wolves et Change my Brain with Cake, un poussée d’adrénaline, c’est la force du metalcore. On nous donne une version maison de Heart shaped Box (Nirvana), mais je préfère de loin leur propre matériel et surtout en finale The Riot Between our Ears, suivi pas les festivaliers qui frappent des mains sur la cadence de la chanson… vraiment une fin en force pour Grim Love que j’ai très hâte de revoir, sûrement en 2025. D’ici là, quelques petits clics, et voilà Reminiscence dans mon cellulaire… vous ne me croyez pas? Aller voir! 

 

 

Noor 

Thomas Karam guitare (lead)/voix
Simon Jarmoush: guitare
Rafael Davids: basse
Nicolas Moro: batterie 

J’ai eu la chance de voir Noor à Trois-Rivières en 2024 et j’avais été charmé par leur style power/speed Metal du genre Helloween. Ils ont eu la chance d’aller nous représenter lors d’un festival en Grèce, ce qui, selon les dires de Thomas, avec un sourire, n’a pas été de tout repos, mais très enrichissant et toute une expérience. Ce soir, ils reviennent avec un nouveau bassiste qui s’est intégré à la formation depuis à peine cinq semaines. Ils débutent avec Flaming rage et je me souviens tout de suite à quel point j’adorais voir Simon Jarmoush, ce guitariste en feu qui démontre son talent et son amour de la scène. C’est sur Golding Coffin qu’on apprécie le plus la puissante voix de Thomas Karam. Si j’avais à faire un match de groupe, je les jumellerais probablement avec Metalian, ça ferait un duo de choc dans le genre. On n’attendra pas le dernier titre Mother’s Guilty Pleasure pour voir les métalleux avoir le poing dans les airs et faire du headbanging. Voici la formation que j’ai découverte et qui est toujours agréable à regarder sur scène. Ils rejoindront Chained by Illness au Rock Café le Stage le lendemain et on attend bien sûr leur prochaine production, fin 2025 svp.

 

 

Shapeless Matter 

David Gauthier: guitare
Karine Gauthier: basse
Francis Dubois: voix
Michel Gagné Bouchard: batterie 

Shapeless Matter, groupe qui nous arrive du Saguenay, vacille entre metal progressif, le post hardcore et le metalcore. Avec leur concept visuel Steampunk de carnaval (chanteur et guitariste), on peut difficilement ne pas les remarquer et être curieux. Dès Hail the King, on comprend que l’on va être dans le brutal plus que dans un progressif planant, dominer par la voix agressive (mid range growl) de Francis Dubois qui prend toute la place devant nous, comme un Monsieur Loyal fort en animation. The Kardasshev, pièce de plus de dix minutes, nous donne un bon moment à bien connaître ce groupe dans sa maîtrise de leur instrument et du momentum en spectacle. Mais pour moi c’est Your Last Lullaby, qui m’intrigue le plus par ses nuances, qui va jusqu’au death metal ou chaque instrument brille à leur façon. Vous ne les avez pas vus, alors soyez au Scanner Bistro, le 6 juin, où ils performeront en compagnie de Selias, Morbistery et Postluven. De plus, vous ne pourrez pas dire que je vous prends à la dernière minute, le 30 août, ils seront accompagnés de Matante Mutante, pour The Shapeless Matante World Tour, au Petit Bar à Roberval. Ne manquez pas ça! 

 

 

Alvar 

Jeff Deschamps: guitare/ voix
Roy: guitare/ voix
François-Xavier: basse
Emile: batterie 

Alvar fût toute une surprise, pour moi et pour bien des gens qui connaissaient peu ce groupe de Rivières du Loup. Totalement charmé par leur doom black metal. Le mélange des voix de Roy (chant clair) et Jeff (growl) donne une parfaite texture à leur style de bardes metal, qui nous racontent des histoires fantastiques. Le marcheur de forêt qui débute avec une ambiance lugubre, mais qui amène un frisson dans son exécution, tant de changement de tempo et d’ambiance dans cette chanson mémorable, un air de Porcupine Tree, mais à la black-doom… vous l’avez compris, c’est clairement un coup de cœur. De l’ album Réminiscence, paru il y a de cela un an, on aura eu aujourd’hui un bel échantillon. J’ai déjà hâte d’entendre et de voir leur prochain spectacle, les artistes d’Alvar ont offert une prestation remarquable aujourd’hui. Sonum Fest, vous allez me faire sauter ma carte de crédit m’invitant à acheter autant de bon matériel!!!

 

 

Matante Mutante 

Steeve Gagnon: voix
Mathieu Tremblay: guitare
Bruno Beaumont: basse
Dave Morais: batterie 

On m’en avait parlé de ce groupe en me référant à Mononc Serge et Anonymus et Citron & les chiens de tête, ça tombe bien, j’adore le style metal loufoque. Ils nous arrivent, colorés, dans chacun un rôle de personnage de clown… mais j’ai un bémol à dire qu’ils feraient place dans une fête d’enfants avec des ballons. Hormis l’ambiance festive, nous sommes face à de solides performeurs, crédibles et dominants. La salle est pleine et je ne vous cacherai pas que l’humeur se partage entre l’euphorie et la participation de tous, une vraie thérapie à l’ennui. On est transporté sur leur planète dès la première chanson Nissan Stenza, et personne ne veut la quitter jusqu’à la fin. Matante Mutante, est notre deuxième souffle comme participant d’une journée très chargée. Que Voulez Vous Cavalera, une vraie bombe d’énergie, moi j’étais dû pour Bit Burger! Je leur lève mon chapeau, wow. Non seulement pour leur spectacle, mais aussi pour la présence de Steeve Gagnon, habillé en rockeur pour participer à une chanson de La Corriveau et aussi Bruno Beaumont qui se déguiser en mascotte lors de la prestation de The Velvet Supersloths. Ça démontre une grande générosité et une capacité de comprendre que, parfois on participe à de quoi plus grand que nous et je parle pour tous, merci pour tout Matante Mutante…you rock the place!!! À mon grand plaisir, ils nous apprennent que leurs chansons vont retourner sur les différentes plateformes, d’ailleurs, YouTube est un bon exemple… j’en écoute présentement.

 

 

 

Hak Ed-Damm

 

Holy Decay: voix
Silencer: batterie
Exu: guitare
Krym: guitare
Moses: basse 

On reste dans les notes agressives par Holy Decay qui travaille beaucoup dans des sonorités entre le Pig Scream et Kult Scream, mais démontre sa capacité d’aller plus loin dans les différentes variations et ça défrise, même les plus chauves dans la salle. Avec Hak Ed-Dam, on renouvelle avec un black metal tranchant et francophone. Avec le Triomphe des morts j’y retrouve ce petit tempo style cirque, un peu à l’Avatar, qui est loin de me déplaire. Ce qu’on va aussi retrouver dans Clans de Cannibals. Le frontman fixe souvent la foule, lui, le maître d’œuvre de son chaos mélodique. La formation brille par son créneau bien ficelé. Si vous êtes un fan de black, courez et allez chercher leurs albums. Mon âge vient de me trahir…asseyez-vous devant votre ordinateur et prenez soin de télécharger leurs albums. Un groupe que j’aimerais revoir avec Messe Noire ou Asgard.

 

 

La Corriveau 

Mathieu Fiset: clavier
Marc Legaré: guitare (rythm)
Xavier Alvarez: batterie
Maxime Bois: voix
Valérie Michaud: voix
Tim G: basse
Marco Thiboutot: guitare (lead) 

Roulement de tambours, nous y voilà, au lancement de l’album Metal Witch de La Corriveau et on y va avec le premier titre Too Much. J’ai passé beaucoup de temps près de la scène cette fois-ci, vraiment par plaisir de voir leur performance comme si j’étais en entrevue avec eux. Première chose, que c’est frustrant de voir Marco Thiboutot faire ses solos de guitare comme si c’était si facile quand j’arrive à peine à jouer au triangle. Xavier Alvarez, toujours aussi présent à la percussion, tellement solide. Je vous l’ai déjà dit que ce groupe est extrêmement bien rodé. Maxime Bois, sa voix qui détonne et avec un super contact avec les gens de la salle. Under the Hood, superbe chanson en hommage aux vétérans de l’armée. Avez-vous vu la superbe vidéo? Qui n’a pas un ami, un parent ou au moins une connaissance qui souffre d’un TSPT… belle job! Valérie Michaud, ne manque pas à être d’aplomb sur Criminal, pièce qui la met en valeur. Bien sûr, Fire est attendu et les festivaliers répondent au mouvement. Steeve Gagnon (Matante Mutante) chante avec eux sur Come to Me et l’ambiance est à au sommet. En rappel, arrangée avec le gars de vues, la chanson titre de l’album Metal Witch, nous laisse avec une prestation impeccable. 

 

 

The Velvet Supersloths 

Dave Boissé: voix
Eric Provencher: guitare (lead)/ voix (back)
Jean-François St-Cyr: guitare (rythm)
Johnny Maximum: batterie/ voix (back) 

En peu de temps, j’ai un flash sur le visuel de ce groupe dans sa globalité et un sourire en coin. Bien sûr que c’est un adon, mais un chanteur charismatique qui bouge entouré de rockeurs old school, me donne un feeling de Velvet Revolver. Bien sûr, pas dans la sonorité, je parle de l’aura, de l’énergie et du théâtre, prenez cela comme un superbe compliment. The Velvet Supersloths, ce groupe de Sherbrooke, qui se produit dans le heavy groove rock, déborde d’énergie même sans la présence de leur bassiste Yanick Brouillard. Cela laisse plus de place pour que Dave Boissé puisse se dégourdir les jambes et offrir une prestation « all star » de rock. Pendant ce temps, nos deux guitaristes Eric et Jean-François nous offrent une démonstration de leur son « dusty texas » gras et dansant, qui évoque une ambiance de rock rebelle. On fait plusieurs de leur nouvelle pièce, dont Cold hearted, Echoes of Redemption, toutes deux paru en 2024. Dirty Nigh avec leur mascotte qui demande l’acclamation de la foule et s’amuse avec les membres du groupe. Très actif finalement, ce paresseux! Une nouvelle parmi les nouvelles: Between Lines & Light, paru le 2 avril 2025, que j’adore avec son groove à la THC (Texas Hippy Coalition). Ça goûte la sauce piq… Je veux dire que ça sonne vraiment dans mes cordes de fin de soirée ‘’bad ass’’ avec un Whisky en main. Et pour ma part, deux bouteilles de Hot Sloth que je me suis acheté par la suite. Car non seulement ces gars-là sont solides et font de la musique rock vraiment endiablée, mais ils sont aussi des rois dans la sauce piquante. On se revoit en 2025 les boys, et vous qui n’étiez pas là, ouf, accourez à leur prochain spectacle, car ça, c’est Roooock!!! 

On revient bientôt avec la chronique de la troisième journée, une autre journée de surprise et de musique folle. D’ici là, regardez plus bas. Vous trouverez tous les liens pour écouter et encourager ces artistes. 

-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground 

Universal Minds
https://open.spotify.com/artist/5DHRmIxnKrRflspCOdzyKl

Chaotic Symbios
https://chaoticsymbios.bandcamp.com/album/vide 

Eternal Drak
https://eternaldrak.bandcamp.com/music 

Grim Love
https://grimxlove.bandcamp.com/album/reminiscence 

Noor
https://noorband.bandcamp.com/ 

Shapeless Matter
https://open.spotify.com/artist/60WFlfYIeEJN3nBqCMcWsR

Alvar
https://alvarofficial.bandcamp.com/album/r-miniscence 

Matante Mutante
Bientôt sur Spotify!

Hak Ed-Dam
https://hak-eddamm.bandcamp.com/music

La Corriveau
https://lacorriveau.bandcamp.com/music

The Velvet Supersloths
https://thevelvetsupersloths.bandcamp.com/