Rock La Cauze 2024 @ Victoriaville – 8 au 10 août 2024

Voici le retour de Jean-Daniel Poirier et les photos prises par notre équipe Aryanne Marineau, Pierre-Luc Forest et Vicky Fillion lors de l’édition 2024 de Rock La Cauze présenté au Parc Terre Des Jeunes de Victoriaville du 8 au 9 août 2024.

De nombreux commanditaires ont permis cette édition 2024, entre autre, Laquerre Ford, Taxi Vétérans, Atypique, O 97,3 , Noroi Distillerie, Hydro Québec, Le Trou du Diable, la ville de Victoriaville, Pilsner, Kopers, le gouvernement du Québec et encore plus…

 

 

Jour 1

Tout d’abord un festival comme Rock La Cauze ne serait rien sans la participation des nombreux membres de leur équipe et des festivaliers. Nous commencerons donc l’article avec des photos de cette belle grande famille qu’est Rock La Cauze.

 

 

Ska Sound System

Malheureusement pour Ska Sound System, pour des raisons de logistique, nous avons raté une bonne partie de leur setlist, par contre, pour ce que j’ai pu voir de leur prestation, je peux dire que c’est un groupe qui a de la drive, les chansons sont vraiment bien montées et les musiciens sont excellents. Leur chansons sont vraiment entrainantes sans oublier la voix unique de Franz Schuller de la formation Grimskunk. Mon échantillon ne me permet pas d’en dire d’avantage concernant leur performance. Notre équipe s’assurera de vous revoir bientôt dans un autre spectacle!

 

 

Yelo Molo

Je n’ai jamais eu l’occasion de voir Yelo Molo en concert même si je les connais depuis mon adolescence, ce qui veut dire que je n’ai plus 20 ans hahaha. Je savais qu’ils avaient des cuivres très présents dans leurs chansons et j’ai vraiment été agréablement surpris par l’utilisation qu’ils en font. C’est la première fois que je prends le temps de m’asseoir et d’analyser ce qu’ils font. Ce sont de très bons musiciens. Le bassiste est celui qui attire le plus mon attention par ses partitions qui sont groovy à souhait. Ils est plus qu’évident que les gars savent vraiment comment faire lever un party.

Dès les premières notes de Sabrina, le public était déjà conquis et le party était pogné. Je tiens à dire que ce qu’on a entendu à la radio, ce n’est que la pointe de l’iceberg et c’est très peu représentatif de ce que le groupe a à nous offrir. Leur coté plus underground est vraiment plus intéressant et mériterait beaucoup plus d’attention. Par la suite, ils m’ont conquis en jouant la chanson de Mario Bros que tout le monde connait. Ils ont eu une bonne portion de covers dont Le Petit Castor, Les Mystérieuses Cités d’or et Let it Be, mais le tout joué à leur sauce bien entendu. Le groupe Yelo Molo m’a réellement surpris ce soir.

 

 

Vilain Pingouin

Vilain Pingouin existe depuis 1986. Je viens d’apprendre que le groupe en est à ses derniers moments sur scène donc c’est un concert qui risque d’être haut en émotions. Rudy Caya s’est adressé au public de façon très humble en disant que les musiciens du groupe ont d’autres projets musicaux et que ça ne leur déranges pas de recommencer à faire de petites salles. La passion est bien présente et Vilain Pingouin veut se retirer pendant que tout va bien entre eux, mais aussi avec le public.

Dès les premiers instants du concert, on peut y ressentir l’expérience par le tightness de la performance. C’est bien rock, mais il y a un coté folk intéressant. Il y a une mandoline qui accompagne les instruments à cordes, ce qui amène une dimension vraiment intéressante. Parfois on peut aussi y entendre de l’accordéon. Les gens sont réellement réceptifs à la musique du groupe. Je tiens à dire que comme tournée d’adieu, le groupe frappe fort en enchainant les succès. Un aspect qui m’a vraiment plu est le coté humain et franc du chanteur. On peut vraiment voir un homme qui est proche de son public.

Belle performance et bonne continuité dans tous vos projets futurs.

La tournée d’adieu de Vilain Pingouin se poursuit encore avec quelques dates, suivez leur page Facebook pour ne rien manquer: https://www.facebook.com/vilainpingouin

 

 

Groovy Aadvark

Le vieux de la vieille que je suis a compris l’intro du groupe, il s’agissait de la musique mythique du film Rencontre du Troisième Type, un film qui a bercé mon enfance et celle de plusieurs autres. Mais bon, c’est avec une énergie palpable que Vincent Peake et sa bande se présente sur scène. Il y a longtemps que je voulais voir le groupe en spectacle. Maintenant c’est chose faite et je ne suis vraiment pas déçu. Leur musique est vraiment entrainante. C’est totalement impossible de ne pas brasser de la tête. Y’a tu kelkun? fut la deuxième chanson jouée par le groupe. Ça commence en force et sérieusement. Ils ont ensuite fait un jeu musical en enchainant les punch et les notes pour ensuite nous présenter la pièce Lanterne qui selon moi est une découverte. Le riff de guitare est tout simplement malade. Par la suite, ils ont enchainés des chansons qui malheureusement manquent à ma culture. Finalement, le moment que j’attendais est arrivé, et il s’agit bien entendu de la pièce Le P’tit Bonheur. Ça m’a fait drôle de ne pas l’entendre avec la voix de Marc Vaillancourt, par contre la job a été vraiment bien faite. J’ai adoré ce classique de Félix Leclerc à la sauce Groovy Aardvark.

C’est avec la formation Groovy Aardvark que cette première soirée, 100% québécoise et gratuite, s’est terminée! L’ambiance et le bonheur étaient plus que présent et ce fût une totale réussite.

 

 

 

Jour 2

Major Lee

Le Jour 2 de Rock La Cauze s’annonçait plutôt gris et mouillé, mais cela n’aura pas empêché les festivaliers de se présenter armés de leur plus beaux ponchos tous très colorés. Notre équipe terminant de travailler à 17h et devant faire la route de Trois-Rivières à Victoriaville sous la pluie, arrivera malheureusement à la toute dernière chanson de Major Lee.

Au moment de publier cette article, la formation est à la recherche d’un nouveau « Lead Guitariste ». Alors si vous croyez être le passionné que Major Lee a besoin, n’hésitez pas à les contacter.

 

 

 

Never Hit Again

C’est sous le déluge de pluie que Never Hit Again entame les hostilités. Ils sont un groupe local et je suis heureux de constater que les gens sont présent malgré dame nature qui a choisi de tenter de gâcher le party. Félicitations aux gens présent pour le gros un pied de nez dirigé vers le ciel et d’être présent. Le groupe nous livre une prestation dans le punk rock. Le groupe devait être présent l’an passé, mais ils ont eu un empêchement. Ils se reprennent vraiment bien cette année et leur set a bien réchauffée l’ambiance quelque peu humide. Leur musique est entrainante et vraiment bien construite. Ils sont relativement bien rodés et leur performance est sans faille.

 

 

Mad Caddies

Mad Caddies est un groupe de ska punk qui roule sa bosse depuis plusieurs années originaire de Santa Barbara en Californie. Nous  pouvons vraiment voir les nombreuses années de tournée dans la qualité de leur performance de ce soir. Leur musique est plutôt calme avec une belle dose de cuivre fortement influencée par le jazz. Les gens dans le pit semblent aimer ce qui se passe sur scène.

Nous n’assistons pas a un Circle pit mais plutôt des gens qui dansent. L’exécution de leur musique est précise et sans faille.  Les musiciens ont une belle prestance sur scène et c’est très professionnel. Mon seul bémol c’est que les interventions entre les chansons sont plutôt longues. Mis à part les interventions, le groupe a donné un TRÈS bon show.

Voici un petit réel que la formation a partagé concernant Rock La Cauze. C’est beau de voir autant de couleurs dans la foule: https://fb.watch/uccWQ5r66s/

 

 

Lagwagon

Lagwagon est un groupe qui selon moi a sauvé la soirée. Suite à l’annulation de Sum 41, Ils sont venu tout droit de Californie pour venir rendre visite au punks de Victoriaville. Le groupe est actif depuis 1988 donc on peut dire que leur nom n’est plus à faire. La précision musicale est au rendez vous. Les mélodies sont accrocheuse à souhait, ça fait du bien d’avoir du fast punk pour rehausser l’énergie suite à la performance de Mad Caddies. Ils ont de l’énergie sur scène et ça parait qu’ils sont heureux de jouer ce soir. Selon leur site internet, le groupe n’avait pas rejoué depuis le Redbridge Fest à Pont-Rouge en juin. La dernière fois que je les avais vu, c’était au Festivoix de Trois-Rivières et j’avais vraiment été déçu par l’aspect vocal de leur performance, mais ce soir, je n’ai rien à dire à ce sujet. Ils ont donné un excellent concert et Joey Cape était bien en voix. Et encore merci à Lagwagon d’avoir relevé le défi dans un délai si court.

 

 

Thrice

Thrice est le second groupe à prendre le relai à la suite de l’annulation de Sum 41. J’ai eu la chance de les voir plus tôt cette année. Ils m’avaient littéralement surpris par la versatilité de leur musique. Dès la première chanson, nous avons droit a un son lourd avec de la polyrythmie. Au niveau de la batterie. Je tiens à dire que leur rock alternatif est vraiment intéressant. Ce n’est pas saturé de notes, leur musique respire parfaitement et rien n’est trop lourd. Ils ont toujours leur petit coté commercial, mais avec les années, ils ont ajoutés de l’agressivité à leur son. Pour ce qui est de leur prestation, elle était impeccable. Les voix sont justes, les screams sont très bien contrôlés. Par moment, on croirait entendre des influences de Trivium par les mélodies choisies. La batterie groove à fond. Les idées de rythmes sont vraiment bien imaginées. Le party était vraiment prit devant la scène. Je tiens à souliger que le festival ne s’est pas planté en faisant appel à Thrice pour sauver la mise. 

 

 

 

 

Jour 3

Les Pistolets Roses

Les Pistolets Roses est un groupe qui nous livre du punk rock plutôt commercial et en français. C’est une autre formation qui est sur le point de tirer la plug. C’est leur avant dernier concert de ce que j’ai compris. Ils ont une très bonne chimie sur scène et les membres savent comment partir un party. Ils ont fait chanter les gens sur place qui, malheureusement n’étaient pas si nombreux à 15h. Leurs chansons sont plutôt entrainantes quoi que simplistes surtout par rapport au calibre des musiciens sur scène et ce qu’ils pourraient offrir. Ce n’est pas un groupe qui m’a nécessairement accroché, mais par contre ils ont offerts une très belle performance.

 

 

Les Ordures Ioniques

Les Ordures Ioniques existe depuis presque 30 ans et j’ai souvenir d’avoir vu des t-shirt de ce groupe à l’école secondaire il y a environ 25 ans. Donc ce n’est pas d’hier qu’ils se produisent. Ça fait du bien de voir un groupe de punk avec le style punk assumé. Leur musique est un punk rock vraiment rapide sur le quel j’aurais bien aimé faire du skate lors de mes jeunes années. Les compositions du groupe sont vraiment entrainantes, les riffs de guitares sont simples et efficaces. Par contre, de mon point de vue, il y avait parfois des lacunes au niveau des voix par rapport à la justesse de celles-ci. Sinon, ils ont donner une très bonne performance très forte en énergie.

 

 

Les Shirley

C’Est avec une intro techno que les filles de la formation Les Shirley embarquent sur scène. Musicalement, elles m’ont réellement surpris. Elles sont réellement en maitrise de leurs instruments. La guitariste chanteuse, Raphaëlle Chouinard, a des partitions qui sont plutôt complètes, elle ne se contente pas de faire seulement des powerchords. Il y a des accords complets avec des sauts de cordes ce qui rend la chose plutôt technique. Surtout si on prend en considération qu’elle chante en même temps. La bassiste quand à elle, ses partitions ne sont pas linéaires, il y a énormément de groove dans son jeux. Au niveau de la batterie, les partitions sont vraiment bien joués sans être la complexité même, on a droit à des beats qui se tiennent et qui servent bien les chansons. Pour ce qui est des voix, les harmonies sont parfaites. C’est un groupe qui respire le professionnalisme à 300%. Elles méritent leur place sur des événements de cet envergure.

 

 

Exterio

C’est notre prise 2, en un mois, ce soir pour EXTERIO. Nous étions supposé de les voir à l’Underground de Waterloo, mais malheureusement, nous avons été dans l’obligation de partir car deux idiots ont décidé qu’un festival familial avec plein d’enfants était l’endroit de prédilection pour se battre et les enfants n’ont pas appréciés. Ce n’était que partie remise et ce soir, le groupe nous livre plusieurs succès de leur discographie et le tout avec brio.

La foule commence à être nombreuse et le party est définitivement pogné dans la place. On s’entend que leur nom n’est plus à faire avec des chansons comme Whippet, Le Savant Fou, Bonhomme 7h et encore plus. Ils nous ont livré une performance digne de son nom et sans anicroches. Le tout était parfait.

 

 

Sublime With Rome

Dès les premières notes j’ai compris que j’avais affaire à d’excellents musiciens. Leur musique est plutôt groovy et reggae. Le batteur a un coté plutôt groovy et vraiment technique dans la conception de ses partitions. J’aime vraiment ce que j’entend de son coté. Le bassiste est vraiment trippant à écouter. Sa contribution aux chansons est un atout de taille car il groove réellement. Ses partitions sont vraiment plannantes. Le guitariste chanteur a une voix particulière qui se marie parfaitement à la musique. Ses partitions de guitares rapprochent réellement le groupe du reggae, mais on y ressent aussi l’influence rock dans son coup de pic et dans ses solos. Il y a aussi un claviériste qui assure aussi la section des cuivres. Il m’a vraiment impressionné. Ce qu’il fait c’est juste vraiment un supplément nécessaire qui changerait totalement la dynamique du groupe s’il n’était pas là.

L’ensemble de l’œuvre de Sublime With Rome est vraiment épatante. J’ai été agréablement surpris par la qualité de leur matériel. Ils m’ont conquis. Avec l’odeur qui régnait dans le coin, leur concert est surement commandité par la SQDC haha.

 

 

Atreyu

J’ai découvert ce groupe lors de leur passage au Heavy Mtl en 2019. J’avais hâte de les revoir car ils m’avaient vraiment impressionné. On vient vraiment de changer de branche. L’énergie a augmenté en flèche. L’aspect vocale de ce groupe m’a toujours fasciné. C’est vraiment particulier et varié. Les voix sont selon moi l’aspect qui est le plus in your face. Becoming The Bull en deuxième était un choix judicieux d’ailleurs, c’est une chanson qui a son charme parmi la discographie du groupe. Leur musique est vraiment accrocheuse. Les gens devant la scène sont en feu et chantent les paroles des chansons. Le groupe était vraiment attendu par les gens présents. Brandon Saller qui était le batteur chanteur à l’époque a pris les devant et est maintenant chanteur du groupe. Choix judicieux selon moi, car il a une une voix impressionnante et je tiens à dire que c’est encore mieux comme ça. Le groupe nous a donné une performance sans faille.

Je crois qu’il est peu de dire que Atreyu fut le highlight du samedi avec entre autre le guitariste, Travis Miguel, qui s’est amusé à manger des beignes à plusieurs reprises. Et gros respect au groupe d’avoir arrêté le show pour un blessé dans le pit.

 

 

Arch Enemy

C’est avec la pièce « Ace Of Spades » et la voix de Lemmy que le concert a débuté. Je n’ai jamais vu Arch Enemy en concert. Je m’attendais à quelque chose car on s’entend que le groupe roule sa bosse depuis des années et Michael Amott est tout qu’un guitariste. Et en plus, il a l’habitude de s’entourer de bons musiciens. Qui plus est, tout le monde sait que leur chanteuse est une québecoise qui chantait pour The Agonist dans un passé qui est maintenant lointain. Donc en début de concert, je peux dire que je ne sais pas ce qui s’est passé avec le soundman, mais malheureusement la voix était vraiment trop forte et leur musique sonnait plutôt comme un mur de son. Heureusement, la situation a finalement été corrigée. Musicalement, pas besoin de vous dire que ce sont tous des musiciens d’expérience. L’exécution est au rendez-vous. Le drummer est vraiment précis et rapide. Les guitares sont jouées à la perfection. Les solos sont majestueux c’est hallucinant. Le groupe a livré une performance à la hauteur de mes attentes, mais malheureusement, j’aurais aimé que l’album Stigmata soit représenté.

-Journaliste: Jean-Daniel Poirier
Photographes: Vicky Fillion | Aryanne Marineau | Pierre-Luc Forest

40e anniversaire des Foufounes Électriques @ Montréal – 6 mai 2023

Voici les photos prises par Yohann Steinbrich lors du spectacle du 40e anniversaire des Foufounes Électricques à Montréal le 6 mai 2023 et qui mettait à l’affiche Anonymus, BARF, Groovy Aardvark, Ghoulunatics, Buffalo Theory Mtl et Vantablack Warship. Dans le cadre de ces célébrations, l’équipe derrière les Foufounes Électriques a offert gratuitement ce soirée! Bon 40 ans aux Foufounes Électriques et Ondes Chocs vous souhaites un autre 40 ans remplis de shows et d’événements!

 

Anonymus

 

 

BARF

 

 

Notre sympathique oryctérope, Groovy Aardvark: Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013

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Formé en 1986 sous le nom Schizophrenic Muff Divers, ils changent rapidement à Groovy Aardvark et deviennent avec GrimSkunk, les porte-étendards de la 2ème vague punk québécoise. Connus au début grâce aux démos qu’ils sortaient sur cassette (donc j’ai encore les exemplaires de One Fine Day de 1987 et Promo démo 1989 dans ma discographie, oh yeah!) et de nombreux spectacles, ils finissent par se commettre avec « Eater’s digest » en 1994 sur lequel ils reprennent la pièce  « Covert action » de leur démo de 1987 et « Ants have no chance » du démo de 1989 dont voici l’interprétation « live ». Appréciez la complexité de la composition qui je vous le rappelle n’avait pas ou peu d’équivalent à l’époque.

 

 

Leur album suivant, « Vacuum » en 1996, devait leur permettre de percer les stations radiophoniques avec « Dérangeant » et la reprise du « Petit Bonheur » de Félix Leclerc avec Marc Vaillancourt de BARF au vocal. C’est le début de l’association avec MPV/Karma Records et ils apparaîtront également sur l’album thématique « Noël dans la rue  » de cette étiquette reprenant le cantique de Noël « Carol of the Bells » et sur quelques compilations du festival Polliwog.

 

 

 

Ils sortiront par la suite 2 autres albums dont « Exit stage dive » en 1999, un album « live » dont le titre suscita des rumeurs de séparation dans la communauté alternative québécoise surtout que leur album suivant en 2000, « Fast times at Longueuil High » constituait une compilation revampée de leur démos sortis entre 1986 et 1991. La sortie de Masothérapie en 2002 devait ranimer l’espoir parmi la horde de fans que le groupe s’était forgé au cours de leur carrière. Malheureusement, diverses raisons ont mené à la disparition du groupe en 2005, année de la sortie de l’album qui retracent leur carrière, « Sévices rendus » tout en proposant certaines pièces jamais endisquées.

Au cours de leur carrière, ils ont eu 4 nominations au Gala de l’ADISQ ce qui est une très belle réussite considérant le peu de publicité que la scène locale alternative indépendante reçoit de la part de l’industrie. Il sont aussi eu 4 nominations aux MiMi’s, le Montréal Independant Music Industry Awards (remplacé en 2006 par le GAMIQ).

2012 a vu un retour surprise du groupe aux Francopholies de Montréal et c’est avec plaisir que nous constatons leur présence dans le line up du Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013.

See Ya in the pit

Lex

 

Oubliez ça les solos de guit, voici Overbass!!

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C’était en 1995 et j’avais à peine 15 ans lorsque j’ai assisté à mon premier véritable concert, soit Groovy Aardvark, Grimskunk et Overbass.  Cette trinité festive m’a héberlué et je me suis vite laissé envoûter par les rythmes saccadés et l’énergie brute.  Ce sont trois groupes underground mythiques du Québec qui me suivent encore aujourd’hui et qui méritent toujours toute notre attention (surtout que Grimskunk est bien en vie et que Groovy Aadrvark se reforme le temps de quelques concerts), mais pour cette rubrique je vais parler d’Overbass.

Pas de guitare, mais une basse qui s’accouple à une basse rythmique, ce qui donne un son bien gras. C’est à la base du punk-hardcore, influencé par plusieurs styles comme le ska, le rock et d’autres genres musicaux plus exotiques comme le reggae.  Le clavier ajoute à l’originalité et donne plus de nuances dans l’atmosphère tout de même sombre et les textes empruntent à plusieurs langues (français, joual, espagnol, anglais…).

Ça a commencé avec Capitalist Alienation qui réalisa un démo en 1987, avec la pièce « Nuclear Thrash » (qui se retrouvera aussi sur le premier méfait d’Overbass en 1996). Vous pouvez d’ailleurs l’écouter sur Youtube:

 

 

Je les ai vu plusieurs fois en spectacle au cours des années, souvent avec Grimskunk, B.A.R.F. ou encore Anonymus.  Je retiens surtout les deux soirées complètement malades de « Noël Dans La Rue » (idée originale d’Overbass afin d’amasser des fonds pour l’organisme  »Le Bon Dieu dans la Rue » qui s’occupe des jeunes itinérants etc.), ainsi que le lancement de « Revoluciòn » au défunt Spectrum le 25 juillet 2002; concert plutôt intime, mais mémorable (il n’y avait pas beaucoup de spectateurs, peut-être dû à la cannicule), avec Alex Jones de WD-40 pour  »coure à scrap » ou encore la surprenante reprise de  »Girl just wanna have fun » de Cindy Lauper avec la chanteuse du groupe Kaleidoscopik.

Enroulé dans le  »Do it Yourself » (DIY), ils ont joué aux Francofolies de Montréal, ont ouvert pour Les Rita Mitsoukos à Montréal et ont atteint une certaine popularité au Mexique.  Aujourd’hui, Shantal Aroyo, Joȩl Tremblay et Serge «Wing» Morin jouent dans Collectivo, un grand  »Big Band » de musique rock latine avec entre autre Joe Evil à l’accordéon et Marco Calliari à la guitare classique.

Overbass laisse en héritage 4 excellents albums contestataires et authentiques. Le projet à été enterré, mais il pourrait bien revenir d’outre-tombe, car ils ont participé au D-tox Rock Fest à Montebello l’an dernier, livrant une performance rafraîchissante. Vont-ils revenir pour de bon avec du nouveau materiel?  Seul le petit cactus le sait! Pour l’instant par contre, Shantal me confirme qu’il n’y a rien de prévu côté spectacle…

Max