Voici le compte rendu de Jean-Daniel Poirier et les photos prises par Vicky Fillion lors du spectacle de Sarkasm présenté par Le Père Noël à la Maison de la Culture de Waterloo le 15 décembre dernier et qui mettait également à l’affiche Run Terry Run et Killed By Sorrow.

 

 

Killed By Sorrow

Malheureusement, pour des raisons de logistique, nous sommes arrivés en retard et nous avons manqué le début de la prestation de Killed by Sorrow. À mon entrée dans la salle, ils ont annoncé qu’ils faisaient un cover du groupe Poison The Well. Donc, j’ai une bonne idée de ce qui m’attendait. Le groupe a une belle énergie sur scène qui se porte très bien à leur style plutôt hardcore. Ils ont des riffs vraiment entraînants et mélodiques, ce qui m’a particulièrement accroché en étant fan de mélodique. Nous pouvons également constater que les musiciens ont plusieurs années de spectacles derrière la cravate par leur tightness et leur professionnalisme sur scène. Les gars ont du fun sur scène et le chanteur bouge sans arrêt.

Comme entrée en matière pour un party de Noël, Killed By Sorrow a très bien relevé le défi. J’ai réellement apprécié leur setlist. C’est une belle découverte pour moi ce soir!

 

 

Run Terry Run

C’est grâce à eux que la soirée a lieu. Ils ont organisé le concert et vraiment, chapeau. La salle est sur la coche. Le son est excellent et l’éclairage aussi. Important de noter qu’en arrivant sur place, nous n’avions aucune idée de ce qu’était la Maison de la Culture de Waterloo, et c’est tout simplement une ancienne église transformée en salle de spectacle et c’est bien réussi.

Run Terry Run est un tout jeune groupe, créé il y a à peine un an, mais les gars ne s’en laissent pas imposer. Dès les premières notes, une énergie contagieuse émanait du stage. Ils nous servent un style plutôt core avec quelques influences punk rock.

Il y a seulement un guitariste, mais à lui seul, il est capable de fournir des mélodies intéressantes et il a de l’énergie pour deux. Le chanteur a une voix plutôt versatile, passant du clean au scream sans trop de difficulté. Le drummer a de bonnes idées et il est réellement tight. Le bassiste a des lignes de basses plutôt intéressantes, mais par contre, le son n’était pas suffisamment fort. Le groupe était attendu. Leur fanbase était sur place ce qui a donné de beaux moments entre la foule et le groupe.

Pour un groupe qui a seulement 1 an, je tiens à dire que c’est un groupe qui s’établira rapidement auprès des grands noms de leur style musical. Si vous ne connaissez pas encore Run Terry Run, c’est le moment ou jamais, sans oublier que vous aurez la chance de les voir à la 2e édition du Festival au Lac de Granby cette été.

 

 

Sarkasm

Comme à l’habitude, je suis toujours heureux de voir Sarkasm. C’est un groupe qui a fait un retour après plusieurs années d’inactivitées. Et les gars n’ont rien perdu de leur fougue. Un point fort de leur concert est la présence scénique du chanteur. Il est un très bon frontman. Il est arrivé sur scène en titubant avec une camisole de force pour ensuite commencer à chanter et se faire aller les cheveux. Ses interventions entre les chansons sont vraiment pertinentes et il sait comment faire lever la foule. Sans surprise, Bruno a effectué son rituel de faire du bodysurfing dans la salle!

Ils ont de très bons riffs de guitare qui sont un mélange de lourd et de technique rapide. Le tout est très accrocheur et ne laisse personne indifférent. Le bassiste a une belle prestance sur scène et ses partitions sont réellement groovies. Fun fact, c’était la fête du bassiste et Bruno, n’a pas oublier de le souligner et de l’embêter en l’aspergeant d’un produit plutôt collant sortant tout droit d’une cannette. Le drummer est tout simplement une machine. Son playing est un mélange de rapidité et de passes réellement bien imaginées. C’est un des drummers au Québec qui est vraiment intéressant à regarder jouer, une vraie bête tout en contrôle derrière son drum.

Comme à chaque fois, Sarkasm s’est surpassé et m’a fait passer un bon moment.

 

-Texte: Jean-Daniel Poirier
Photos: Vicky Fillion