Wormwitch//Scalding//Shroud//Black Market Fossil @ Foufounes Électriques, Montréal – 24 janvier 2026

Voici les photos prises par Martin Desbois lors du spectacle de Wormwitch présenté par Extensive Enterprise au Foufounes Électriques de Montréal le 24 janvier 2026 et qui mettait également à l’affiche Scalding, Shroud et Black Market Fossil.

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Wormwitch

 

 

Scalding

 

 

Shroud

 

 

Black Market Fossil

 

-Photographe: Martin Desbois

Ghost: Skeletour World Tour 2026 @ Centre Bell, Montréal – 30 janvier 2026

Voici le compte rendu de Mayla Digard et les photos prises par Corinne Ainscow lors du spectacle de Ghost présenté par Evenko et Heavy MTL au Centre Bell de Montréal le 30 janvier 2026.

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Ghost

PLUS DE SHOWS SANS TÉLÉPHONE SVP / MORE NO-CELLS SHOWS PLEASE

L’arrivée s’est faite facilement et rapidement. Heureusement, car il faisait vraiment froid ce jour-là. De nombreuses personnes étaient maquillées et/ou costumées pour correspondre au thème du band. Il y avait une table avec trois personnes qui prenaient nos téléphones pour les mettre dans une pochette, je leur donne sans vraiment réfléchir aux conséquences que cela implique… Nous avons eu un papier avec notre numéro de place afin de pouvoir se diriger à son siège. Je passe devant le merchandising, 65$ pour un chandail, 170$ pour le coton ouaté le plus dispendieux, 110$ pour l’autre, trop pour ce que j’étais prête à mettre et sans oublier la file interminable.

En arrivant à ma place, je commence à réaliser les conséquences du verrouillage de mon téléphone, à commencer par l’heure. Je suis donc allée chercher quelqu’un qui avait une montre en demandant ‘’Quelle heure est-il s’il-vous-plaît ?’’. Je pense que je n’avais pas posé cette question depuis au moins 20 ans, c’était presque drôle. Ensuite, seconde conséquence, j’avais une place assise et une amie à moi était en admission générale. Comment la retrouver ? J’ai donc décidé de me mettre au bord de ma section et d’attendre de la voir passer, on a fini par se retrouver. Lorsqu’on s’est retrouvées, on a vu à l’écran qu’il y avait 3 zones dans lesquelles on pouvait utiliser notre téléphone. Il aurait peut-être fallu afficher l’heure sur les écrans publicitaires.

Sinon concernant le show en lui-même, avant le show, la scène était cachée par de longues bandes de tissus noirs ressemblant à des algues marines.

Les tenues sont très belles, variées (pour le chanteur) et recherchées, cela crée un réel univers. Les musiciens (anonymes comme toujours) partagent énormément avec le public (cœur avec les doigts, salutations etc). Cela participe vraiment à la bonne ambiance du show.

Les chansons jouées, étaient davantage les plus récentes, que j’aime moins et que je trouve un peu répétitives. Le public avait l’air assez mou donc peut-être partageant mon avis. L’ambiance était nettement meilleure avec les anciennes chansons.

Les lumières et la pyrotechnie étaient de qualité, mais l’ensemble ne justifiait pas les prix exorbitants demandés pour les tickets pour ce style musical. Malgré le fait qu’à quelques jours du show, les prix aient été baissés, il y avait quand même de nombreuses places vides.

Concernant l’absence de téléphones durant le show, c’était très bien, cela créait une réelle synergie dans le public, chacun parlait à son voisin, même sans se connaître et pas de problème de perturbation de champ de vision dû à un téléphone présent juste devant.

Dans l’ensemble, je dirais que c’était un bon show, le fait qu’il n’y avait pas de première partie a permis de rentrer plus tôt à la maison mais cela ne valait quand même pas le prix demandé à la merch ou à la billetterie.

-Journaliste: Mayla Watson
Photographe: Corinne Ainscow

Critique d’album: Wounds Of Heaven – Testament Of The Fool (Novembre 2025)

Wounds Of Heaven
Testament Of The Fool
Novembre 2025

 

Liste des pièces

  1. The Fool Speaks – 1:30
  2. The Mirror Gospel – 6:12
  3. Temple Of Flesh – 5:40
  4. Crown Eaters – 4:06
  5. Virtue Machine – 4:26
  6. A Fool’s Dominion – 5:20
  7. The Sky Held Its Breath – 3:32
  8. The Great Unveiling – 6:00
  9. Global Judgment – 4:36
  10. The Hollow Dawn – 5:52
  11. The Day That Wasn’t – 3:54

 

Lien pour achat / Link for purchase :
https://woundsofheaven.bandcamp.com/album/testament-of-the-fool

Retour sur l’album

Testament of the Fool est le premier album du projet solo Wounds Of Heaven, sorti en novembre 2025. C’est un travail conceptuel et prononcé qui reflète la vision artistique de l’artiste montréalais Mathieu Hémond. Avec Testament of the Fool, Wounds Of Heaven signe une œuvre dense, exigeante et profonde.

L’album s’articule autour d’une narration symbolique du fou et peut évoquer à la fois l’aliénation, le questionnement existentiel et la rébellion contre des systèmes imposés. La structure de l’album, avec son intro « The Fool Speaks » et la finale « The Day That Wasn’t », rappelle une progression narrative, presque comme une histoire qui passe du discours intérieur à une forme de révélation. Selon moi l’album oscille entre le post métal atmosphérique et expérimental avec des ambiances denses, sombres et mélodiques.

Ce projet solo donne souvent l’impression de fusionner une ambiance immersive et les émotions brutes, en faisant de chaque pièce une exploration introspective. Le ton et le son placent l’album dans une zone créative où l’expérience d’écoute devient une immersion plutôt qu’une suite de titres isolés.

L’album a une progression claire et thématique, il est important d’en faire l’écoute dans l’ordre dès le départ pour en saisir toute la profondeur. Chaque piste est construite pour nous transporter dans un univers riche en textures sonores et en symbolisme. Ce projet livre ici une œuvre très personnelle, loin d’une simple collection de chansons, mais comme un voyage introspectif.

Une musique au service de l’introspection et de la réflexion

Musicalement, l’album évolue dans une zone hybride où se croisent post-metal, doom atmosphérique et quelques touches expérimentales. Les riffs sont rarement démonstratifs : ils privilégient la répétition hypnotique, les progressions lentes et les textures lourdes. Cette approche crée une sensation de tension constante.

Les guitares, souvent graves construisent des murs sonores oppressants, tandis que les variations de rythmes servent à maintenir l’auditeur dans un état d’instabilité. La rythmique joue un rôle central dans cet album. Les tempos majoritairement lents renforcent l’impression de lourdeur mentale, presque rituelle. Chaque morceau semble construit comme une incantation. Testament of the Fool n’offre pas de réponses faciles. Il installe plutôt un inconfort durable, cohérent avec son discours sur l’aliénation, la foi détournée et le regard critique sur les structures de pouvoir.

Le travail vocal, volontairement sobre et parfois distant, agit comme un vecteur émotionnel plutôt que comme un élément central. La voix ne cherche pas à dominer, mais à se fondre. Ce qui accentuant le sentiment d’introspection. Cela renforce l’impression que l’album se vit de l’intérieur, presque comme un monologue intérieur mis en musique.

Finalement, Testament of the Fool est un album qui ne cherche pas à plaire, mais à dire quelque chose. L’album se démarque comme une œuvre ambitieuse au sein de la scène montréalaise indépendante. C’est une œuvre exigeante et introspective, qui s’adresse avant tout aux fans prêts à s’immerger pleinement dans cet univers. Wounds Of Heaven y affirme une identité forte et assumée, ancrée dans une vision artistique cohérente et profondément honnête de son auteur.

Je donne un 9/10 et je vous invite tous à l’écouter attentivement et idéalement d’une traite, pas seulement pour se divertir, mais pour ressentir, réfléchir et vivre tout le travail derrière cet œuvre.

-Vicky Fillion

Janvier 2026 – Nouveau single de Wounds Of Heaven:
https://woundsofheaven.bandcamp.com/track/breakpoint-override

Serpent Corpse//Conifère//Zero State @ Foufounes Électriques, Montréal – 16 janvier 2026

Voici les photos prises par Martin Desbois lors du spectacle de Serpent Corpse présenté au Foufounes Électriques de Montréal le 16 janvier 2026 et qui mettait également à l’affiche Conifère, Zero State et Muscle Memory.

**L’affiche ne reflète pas les groupes présents puisque malheureusement, Disembodiment et Beholder n’ont pu être présent lors de la soirée

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Serpent Corpse

 

 

Conifère

 

 

Zero State

 

-Photographe: Martin Desbois

**Malheureusement, notre photographe n’a pas pu assister à la prestation de Muscle Memory. On se reprendra!

Basterds//Deadwood//Blank @ Foyer St-Antoine, Longueuil – 17 janvier 2026

Voici le compte rendu de Guillaume Gélinas et les photos prises par David Cesare lors du spectacle de Basterds présenté par Les Productions Longueuil un Pays au Foyer Saint-Antoine de Longueuil le 17 janvier 2026 et qui mettait également à l’affiche Deadwood et Blank.

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Retour sur le spectacle

Le 17 janvier dernier avait lieu les spectacles de Blank, Deadwood et Basterds au foyer Saint-Antoine. Situé au Vieux Longueuil, je découvrais cette petite salle pour la première fois. C’était aussi mon premier spectacle de l’année 2026. Globalement, j’ai été vraiment étonné de la qualité sonore et visuelle (éclairage) et chaque groupes ont donnée leur 100% sur scène. Chose plutôt rare, c’était aussi un spectacle sold out, ce qui est pour ma part très étonnant considérant que ce sont tous des groupes « underground » et que l’emplacement de la salle était un peu difficile d’accès, pour ceux qui n’habite pas la ville de Longueuil, si on la compare à d’autres endroits plus connue à Montréal.

Blank

Blank, un groupe de Hardcore/Metalcore originaire de Drummondville, a parti le bal en beauté. C’était la première fois que je les découvrais et je n’ai pas été déçu. Même s’il ne réinvente pas la roue avec leur son, leurs pièces sont taillée pour être appréciées en live. Ils ont beaucoup d’énergie, en particulier, le chanteur, qui joue bien son rôle pour réchauffer la salle avant les deux autres formations. Un des moments forts de leur prestation, c’est lorsque le chanteur du groupe Basterds est venu rejoindre Blank sur scène pour interpréter l’une de leur chanson. À la fin, le frontman a invité les gens à monter sur la scène pour leur dernière chanson de la soirée. Bref, Blank nous offre une prestation énergique avec un son efficace pour le live.

 

 

Deadwood

Deadwood était très heureux de venir jouer dans une salle de leur ville natale. À eux seul, le groupe de deathcore a pu remplir une bonne partie de la salle avec leurs fans et a grandement contribué à rendre le spectacle sold out. Il faut dire que depuis que je les ai vu, au début des années 2020, le groupe s’est bâti une bonne réputation dans la scène locale tout en devenant un groupe qui commence à percer à l’internationale, notamment en faisant une tournée au Japon. Deadwood a interprété plusieurs pièces de leur répertoire dont plusieurs nouvelles chansons sortie en début d’année. Les musiciens sont tous excellents avec leurs instruments et il faut mentionner la qualité sonore de la salle, qui aurait pu gâcher l’expérience, mais qui au contraire l’a rendue beaucoup plus appréciable. Bref, Deadwood continue à s’imposer sur la scène locale et devient, à mon humble avis, meilleur avec le temps.

 

 

Basterds

Finalement, Basterds s’empare de la totalité de la scène. Originaire de Drummondville, j’ai découvert le groupe il y a presque un an, jour pour jour. Les gars sont vraiment excellents pour créer une relation avec le public. Ils ont interprété plusieurs « classiques » du groupe, dont Traitor et S.T.F.U. tout en présentant du nouveau matériel comme Outcast et Silence and Anger. Leur style musical ressemble un peu à celui de Blank mais apporte une touche à la fois personnelle et originale à leur son Hardcore/Metalcore notamment en intégrant des passages parfois un peu Nu Métal ou d’autres plus mélodiques. Un des moments forts est lorsqu’ils ont invité des jeunes enfants à monter sur scène et à faire du crowdsurffing (très sécuritaire) durant une de leur chanson. Ils ont même rejoué à la fin Outcast pour permettre à ces deux enfants de vivre leur moment. Le groupe a une énergie contagieuse et s’impose de plus en plus comme un incontournable de la scène Hardcore/Metalcore émergente. Je vous conseille fortement de les découvrir, idéalement en live, si vous appréciez ce style musicale.

 

En conclusion, les groupes présents lors de cette soirée nous ont tous offert des prestations de haute qualité. La salle est aussi un coup de cœurs même si elle est un peu difficile d’accès pour ceux qui ne vive pas dans le coin. Blank et Basterds représentent une jeune scène Hardcore/Metalcore avec beaucoup de potentielle qui continuerons, on le souhaite, à faire lever les foules au cours des prochaines années. Quand à Deadwood, leur son sort un peu du lot dans une scène deathcore sursaturé (si on compte les groupes internationales). Le succès de cette soirée démontre que notre scène est en pleine forme en ce début d’année 2026.

-Journaliste: Guillaume Gélinas
Photographe: David Cesare

 

Moist @ Théâtre Beanfield, Montréal – 11 décembre 2025

Voici le compte rendu et les photos prises par Lizane Jean lors du spectacle de Moist présenté par Evenko au Théâtre Beanfield de Montréal le 11 décembre 2025.

**Malheureusement, pour des raisons hors de notre contrôle, notre photographe/journaliste n’a pas été en mesure d’assister à la prestation de la première partie, Kandle**

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Moist

Les fans montréalais attendaient depuis 2019 un concert de Moist, et le groupe ne les a certainement pas déçus lors de leur premier de deux spectacles au Théatre Beanfield. Ils ont interprété non moins de 19  chansons issues de leurs cinq albums studio, pour le plus grand plaisir d’un public venu en grand nombre. 

Formé en 1992 à Vancouver, Moist s’est constitué une solide base de fans grâce au succès de son  premier album Silver (1994), suivi deux ans plus tard par Creature. La setlist de ce soir comprenait ces deux albums exceptionnels, le groupe ayant débuté le spectacle en force avec Ophelia, l’un de ses plus grands succès, avant d’enchaîner avec Tangerine, une autre chanson très apprécié du public. Les mains en  l’air, les fans ont chanté à tue-tête chaque mot, Silver étant l’une des chansons les plus bruyantes de la  soirée. C’était également formidable d’entendre certaines des chansons solo de David Usher,  notamment la dramatique et envoûtante Black Black Heart. Le batteur Francis Filion nous a régalé d’un délicieux solo de batterie pendant Black Roses. La foule s’est déchaînée et a sauté tout au long de  Push, un autre moment fort de la soirée. 

Nourri par l’énergie enthousiaste du public, le groupe a enchaîné succès après succès. La nostalgie était  palpable lorsque les fans ont accueilli le chanteur David Usher dans la foule, ce qu’il a l’habitude de  faire, au grand plaisir de tout. Cette générosité de Moist envers leurs fans s’est fait senti tout au long de cette soirée magique. Le groupe était joyeux et en grande forme, et semblait sincèrement heureux et excité de remonter sur scène et de jouer devant une salle presque comble. Avec son ambiance énergique et puissante, le Beanfield était l’endroit idéal pour découvrir l’un des meilleurs concerts de musique  canadienne de cette année. 

Lizane Jean
Journaliste/Photographe