Critique d’album: Wounds Of Heaven – Testament Of The Fool (Novembre 2025)

Wounds Of Heaven
Testament Of The Fool
Novembre 2025

 

Liste des pièces

  1. The Fool Speaks – 1:30
  2. The Mirror Gospel – 6:12
  3. Temple Of Flesh – 5:40
  4. Crown Eaters – 4:06
  5. Virtue Machine – 4:26
  6. A Fool’s Dominion – 5:20
  7. The Sky Held Its Breath – 3:32
  8. The Great Unveiling – 6:00
  9. Global Judgment – 4:36
  10. The Hollow Dawn – 5:52
  11. The Day That Wasn’t – 3:54

 

Lien pour achat / Link for purchase :
https://woundsofheaven.bandcamp.com/album/testament-of-the-fool

Retour sur l’album

Testament of the Fool est le premier album du projet solo Wounds Of Heaven, sorti en novembre 2025. C’est un travail conceptuel et prononcé qui reflète la vision artistique de l’artiste montréalais Mathieu Hémond. Avec Testament of the Fool, Wounds Of Heaven signe une œuvre dense, exigeante et profonde.

L’album s’articule autour d’une narration symbolique du fou et peut évoquer à la fois l’aliénation, le questionnement existentiel et la rébellion contre des systèmes imposés. La structure de l’album, avec son intro « The Fool Speaks » et la finale « The Day That Wasn’t », rappelle une progression narrative, presque comme une histoire qui passe du discours intérieur à une forme de révélation. Selon moi l’album oscille entre le post métal atmosphérique et expérimental avec des ambiances denses, sombres et mélodiques.

Ce projet solo donne souvent l’impression de fusionner une ambiance immersive et les émotions brutes, en faisant de chaque pièce une exploration introspective. Le ton et le son placent l’album dans une zone créative où l’expérience d’écoute devient une immersion plutôt qu’une suite de titres isolés.

L’album a une progression claire et thématique, il est important d’en faire l’écoute dans l’ordre dès le départ pour en saisir toute la profondeur. Chaque piste est construite pour nous transporter dans un univers riche en textures sonores et en symbolisme. Ce projet livre ici une œuvre très personnelle, loin d’une simple collection de chansons, mais comme un voyage introspectif.

Une musique au service de l’introspection et de la réflexion

Musicalement, l’album évolue dans une zone hybride où se croisent post-metal, doom atmosphérique et quelques touches expérimentales. Les riffs sont rarement démonstratifs : ils privilégient la répétition hypnotique, les progressions lentes et les textures lourdes. Cette approche crée une sensation de tension constante.

Les guitares, souvent graves construisent des murs sonores oppressants, tandis que les variations de rythmes servent à maintenir l’auditeur dans un état d’instabilité. La rythmique joue un rôle central dans cet album. Les tempos majoritairement lents renforcent l’impression de lourdeur mentale, presque rituelle. Chaque morceau semble construit comme une incantation. Testament of the Fool n’offre pas de réponses faciles. Il installe plutôt un inconfort durable, cohérent avec son discours sur l’aliénation, la foi détournée et le regard critique sur les structures de pouvoir.

Le travail vocal, volontairement sobre et parfois distant, agit comme un vecteur émotionnel plutôt que comme un élément central. La voix ne cherche pas à dominer, mais à se fondre. Ce qui accentuant le sentiment d’introspection. Cela renforce l’impression que l’album se vit de l’intérieur, presque comme un monologue intérieur mis en musique.

Finalement, Testament of the Fool est un album qui ne cherche pas à plaire, mais à dire quelque chose. L’album se démarque comme une œuvre ambitieuse au sein de la scène montréalaise indépendante. C’est une œuvre exigeante et introspective, qui s’adresse avant tout aux fans prêts à s’immerger pleinement dans cet univers. Wounds Of Heaven y affirme une identité forte et assumée, ancrée dans une vision artistique cohérente et profondément honnête de son auteur.

Je donne un 9/10 et je vous invite tous à l’écouter attentivement et idéalement d’une traite, pas seulement pour se divertir, mais pour ressentir, réfléchir et vivre tout le travail derrière cet œuvre.

-Vicky Fillion

Janvier 2026 – Nouveau single de Wounds Of Heaven:
https://woundsofheaven.bandcamp.com/track/breakpoint-override

Serpent Corpse//Conifère//Zero State @ Foufounes Électriques, Montréal – 16 janvier 2026

Voici les photos prises par Martin Desbois lors du spectacle de Serpent Corpse présenté au Foufounes Électriques de Montréal le 16 janvier 2026 et qui mettait également à l’affiche Conifère, Zero State et Muscle Memory.

**L’affiche ne reflète pas les groupes présents puisque malheureusement, Disembodiment et Beholder n’ont pu être présent lors de la soirée

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Serpent Corpse

 

 

Conifère

 

 

Zero State

 

-Photographe: Martin Desbois

**Malheureusement, notre photographe n’a pas pu assister à la prestation de Muscle Memory. On se reprendra!

Basterds//Deadwood//Blank @ Foyer St-Antoine, Longueuil – 17 janvier 2026

Voici le compte rendu de Guillaume Gélinas et les photos prises par David Cesare lors du spectacle de Basterds présenté par Les Productions Longueuil un Pays au Foyer Saint-Antoine de Longueuil le 17 janvier 2026 et qui mettait également à l’affiche Deadwood et Blank.

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Retour sur le spectacle

Le 17 janvier dernier avait lieu les spectacles de Blank, Deadwood et Basterds au foyer Saint-Antoine. Situé au Vieux Longueuil, je découvrais cette petite salle pour la première fois. C’était aussi mon premier spectacle de l’année 2026. Globalement, j’ai été vraiment étonné de la qualité sonore et visuelle (éclairage) et chaque groupes ont donnée leur 100% sur scène. Chose plutôt rare, c’était aussi un spectacle sold out, ce qui est pour ma part très étonnant considérant que ce sont tous des groupes « underground » et que l’emplacement de la salle était un peu difficile d’accès, pour ceux qui n’habite pas la ville de Longueuil, si on la compare à d’autres endroits plus connue à Montréal.

Blank

Blank, un groupe de Hardcore/Metalcore originaire de Drummondville, a parti le bal en beauté. C’était la première fois que je les découvrais et je n’ai pas été déçu. Même s’il ne réinvente pas la roue avec leur son, leurs pièces sont taillée pour être appréciées en live. Ils ont beaucoup d’énergie, en particulier, le chanteur, qui joue bien son rôle pour réchauffer la salle avant les deux autres formations. Un des moments forts de leur prestation, c’est lorsque le chanteur du groupe Basterds est venu rejoindre Blank sur scène pour interpréter l’une de leur chanson. À la fin, le frontman a invité les gens à monter sur la scène pour leur dernière chanson de la soirée. Bref, Blank nous offre une prestation énergique avec un son efficace pour le live.

 

 

Deadwood

Deadwood était très heureux de venir jouer dans une salle de leur ville natale. À eux seul, le groupe de deathcore a pu remplir une bonne partie de la salle avec leurs fans et a grandement contribué à rendre le spectacle sold out. Il faut dire que depuis que je les ai vu, au début des années 2020, le groupe s’est bâti une bonne réputation dans la scène locale tout en devenant un groupe qui commence à percer à l’internationale, notamment en faisant une tournée au Japon. Deadwood a interprété plusieurs pièces de leur répertoire dont plusieurs nouvelles chansons sortie en début d’année. Les musiciens sont tous excellents avec leurs instruments et il faut mentionner la qualité sonore de la salle, qui aurait pu gâcher l’expérience, mais qui au contraire l’a rendue beaucoup plus appréciable. Bref, Deadwood continue à s’imposer sur la scène locale et devient, à mon humble avis, meilleur avec le temps.

 

 

Basterds

Finalement, Basterds s’empare de la totalité de la scène. Originaire de Drummondville, j’ai découvert le groupe il y a presque un an, jour pour jour. Les gars sont vraiment excellents pour créer une relation avec le public. Ils ont interprété plusieurs « classiques » du groupe, dont Traitor et S.T.F.U. tout en présentant du nouveau matériel comme Outcast et Silence and Anger. Leur style musical ressemble un peu à celui de Blank mais apporte une touche à la fois personnelle et originale à leur son Hardcore/Metalcore notamment en intégrant des passages parfois un peu Nu Métal ou d’autres plus mélodiques. Un des moments forts est lorsqu’ils ont invité des jeunes enfants à monter sur scène et à faire du crowdsurffing (très sécuritaire) durant une de leur chanson. Ils ont même rejoué à la fin Outcast pour permettre à ces deux enfants de vivre leur moment. Le groupe a une énergie contagieuse et s’impose de plus en plus comme un incontournable de la scène Hardcore/Metalcore émergente. Je vous conseille fortement de les découvrir, idéalement en live, si vous appréciez ce style musicale.

 

En conclusion, les groupes présents lors de cette soirée nous ont tous offert des prestations de haute qualité. La salle est aussi un coup de cœurs même si elle est un peu difficile d’accès pour ceux qui ne vive pas dans le coin. Blank et Basterds représentent une jeune scène Hardcore/Metalcore avec beaucoup de potentielle qui continuerons, on le souhaite, à faire lever les foules au cours des prochaines années. Quand à Deadwood, leur son sort un peu du lot dans une scène deathcore sursaturé (si on compte les groupes internationales). Le succès de cette soirée démontre que notre scène est en pleine forme en ce début d’année 2026.

-Journaliste: Guillaume Gélinas
Photographe: David Cesare

 

Moist @ Théâtre Beanfield, Montréal – 11 décembre 2025

Voici le compte rendu et les photos prises par Lizane Jean lors du spectacle de Moist présenté par Evenko au Théâtre Beanfield de Montréal le 11 décembre 2025.

**Malheureusement, pour des raisons hors de notre contrôle, notre photographe/journaliste n’a pas été en mesure d’assister à la prestation de la première partie, Kandle**

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Moist

Les fans montréalais attendaient depuis 2019 un concert de Moist, et le groupe ne les a certainement pas déçus lors de leur premier de deux spectacles au Théatre Beanfield. Ils ont interprété non moins de 19  chansons issues de leurs cinq albums studio, pour le plus grand plaisir d’un public venu en grand nombre. 

Formé en 1992 à Vancouver, Moist s’est constitué une solide base de fans grâce au succès de son  premier album Silver (1994), suivi deux ans plus tard par Creature. La setlist de ce soir comprenait ces deux albums exceptionnels, le groupe ayant débuté le spectacle en force avec Ophelia, l’un de ses plus grands succès, avant d’enchaîner avec Tangerine, une autre chanson très apprécié du public. Les mains en  l’air, les fans ont chanté à tue-tête chaque mot, Silver étant l’une des chansons les plus bruyantes de la  soirée. C’était également formidable d’entendre certaines des chansons solo de David Usher,  notamment la dramatique et envoûtante Black Black Heart. Le batteur Francis Filion nous a régalé d’un délicieux solo de batterie pendant Black Roses. La foule s’est déchaînée et a sauté tout au long de  Push, un autre moment fort de la soirée. 

Nourri par l’énergie enthousiaste du public, le groupe a enchaîné succès après succès. La nostalgie était  palpable lorsque les fans ont accueilli le chanteur David Usher dans la foule, ce qu’il a l’habitude de  faire, au grand plaisir de tout. Cette générosité de Moist envers leurs fans s’est fait senti tout au long de cette soirée magique. Le groupe était joyeux et en grande forme, et semblait sincèrement heureux et excité de remonter sur scène et de jouer devant une salle presque comble. Avec son ambiance énergique et puissante, le Beanfield était l’endroit idéal pour découvrir l’un des meilleurs concerts de musique  canadienne de cette année. 

Lizane Jean
Journaliste/Photographe

The Tea Party//Headstones//Finger Eleven @ MTelus, Montréal – 3 décembre 2025

Voici le compte rendu et les photos prises par Lizane Jean lors du spectacle de The Tea Party présenté par Evenko au MTelus de Montréal le 3 décembre 2025 et qui mettait également à l’affiche Headstones et Finger Eleven.

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Retour sur le spectacle

Pas moins de trois groupes canadiens fantastiques ont offert aux Montréalais plus de trois heures de pur bonheur musical, faisant de cette soirée déjà empreinte de nostalgie un véritable festin pour les oreilles et les  yeux. 

Finger Eleven 

L’honneur d’ouvrir le concert est revenu au groupe Finger Eleven, lauréat des prix Juno. Après une longue  intro instrumentale, ils ont démarré en force avec Above, puis enchaîné avec Adrenaline. Oui, l’adrénaline était au rendez-vous, car ils ont vraiment réchauffé la foule et donné le ton pour une soirée de musique canadienne agréable à l’oreille. Le groupe nous a présenté trois chansons de son dernier album Last Night on Earth, sorti il y a tout juste un mois, et les fans ont bruyamment montré leur appréciation en entendant ces  nouveaux joyaux en live pour la première fois ! Bien sûr, les succès internationaux One Thing et Paralyser ont été des moments forts incontestables. Le groupe était soudé et agréable à regarder, en particulier le guitariste Rick Jacket avec ses pitreries endiablées. Le chanteur Scott Anderson a chanté avec passion et  conviction. Finger Eleven a été à la hauteur des attentes et a ouvert la voie à une soirée de classiques  canadiens à la chaîne.  

 

 

Headstones 

Headstones ont offert une performance mémorable avec leur charismatique chanteur Hugh Dillon qui a sauté dans la foule en chantant la première moitié de la chanson d’ouverture Tweeter and the Monkey Man (Travelling Wilbury’s). Originaire de Kingston, en Ontario, le groupe influencé par le punk a interprété onze chansons et a rendu hommage tout au long de son set aux rockeurs canadiens Tragically Hip et à d’autres  groupes. Les Headstones ont offert un set solide et très agréable, pour le plus grand plaisir d’un public enthousiaste. 

 

 

The Tea Party 

Montréal entretient une longue histoire d’amour avec les rockeurs canadiens de The Tea Party. Originaire  de Windsor, en Ontario, et désormais basé à Toronto, le trio a une fois de plus montré à Montréal ce que signifie être au sommet de l’art musical, de la performance et du talent. Le groupe était plus soudé que jamais et a livré un set de dix chansons presque parfait, axé sur les tubes dont la plupart des spectateurs  connaissaient les paroles par cœur. Avec trois groupes à l’affiche, ce n’était pas le moment de se lancer dans des morceaux moins connus. Faisant une entrée fracassante sur scène avec Writing’s on the Wall, le groupe  a enchaîné les tubes tels que The Bazaar, The River et Save Me (qui a fait chanter la foule). Temptation a fait sauter le public devant la scène, puis Winter Solstice, en version acoustique, nous a préparé à une  interprétation enflammée de Sister Awake, ponctuée par un Paint it Black très articulé. De belles images colorées ont défilé sur l’écran derrière le batteur Jeff Burrows, ajoutant une dimension visuelle époustouflante à ce spectacle très énergique ! 

Le son était également très bon depuis différents points de vue dans la salle. Dans l’ensemble, une excellente  soirée de rock canadien. Ne manquez pas cette tournée trans-canadienne si vous le pouvez! 

-Journaliste/Photographe: Lizane Jean

Despised Icon//Beneath The Massacre//Apes//Primal Horde @ Club Soda, Montréal – 7 décembre 2025

Voici le compte rendu de Louise Girard et les photos prises par Emilie Hould lors du spectacle de Despised Icon présenté par Extensive Enterprise & Heavy MTL au Club Soda de Montréal le 7 décembre 2025 et qui mettait également à l’affiche Beneath The Massacre, Apes et Primal Horde.

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Deux soirées sold out 100% québécoises pour Despised Icon!

Certains fans n’ont pu résister à l’appel et s’étaient procuré des billets pour les deux soirées afin de voir, oui, Despised deux fois plutôt qu’une mais, aussi, des groupes différents en première partie et c’était fort!

 

Primal Horde

En voyant le floor tom sur scène, j’ai pensé qu’il aurait servi plus qu’une fois à donner une touche tribale à leurs compos. Les katas et les roulades ont pris possession du dance floor dès les premières notes de leur deathcore. Projections d’un jeu vidéo en arrière-plan pendant que les gars font des moulinettes dans le pit, il n’y a pas de quoi s’ennuyer. Le quatuor de Montréal a servi ce soir une nouvelle compo et «Cold», un cover de Xibalba.

 

 

Apes

La place laissée vacante par les katas monsters a eu du mal à se remplir malgré les nombreuses invitations faites par le chanteur, Alexandre Goulet à « remplir ce trou », mais je crois que le monde a eu un peu la chienne de manger un bras dans la gorge ou un pied dans la face. Il y a un petit quelque chose dans leur son lugubre qui me fait penser à la scène Sherbrookoise bien que le sextet soit basé à Québec et ma tête se met à headbanger sans avertissement. Ils tourneront en Europe en avril 2026 avec leur attaque à trois guitares.

 

 

Beneath The Massacre

C’est à la suite d’une invitation de la part de Despised que le groupe, qui était en hibernation profonde depuis 5 ans, s’est remis à pratiquer en vue de livrer ce spectacle exclusif. Ça faisait tellement longtemps que je n’avais pas écouté leur musique que j’avais oublié à quel point leur démonstration de savoir-faire était hallucinante!!! Ils arrivent à faire du tapping (bass et guit) à travers la complexité et la rapidité de leurs compositions. Les frères Bradley sont tout simplement hypnotisants!

 

 

Despised Icon

Pour le lancement de leur nouvel album «Shadow Work», nos « enfants prodiges » du deathcore québécois se sont offert tout un party puisqu’en plus de cette ribambelle de talents brutes de la province, ils servaient une bière IPA de la microbrasserie Messorem à leur effigie (notez qu’Alex Erian y travaille). Une énergie contagieuse où la foule fait partie intégrante du show et où les refrains affichés sur l’écran géant donnent lieu à une chorale impressionnante! Ils ne sont plus le Despised que j’ai connu en 2002 mais ils sont une machine de guerre reconnue mondialement et je vous lève mon chapeau pour ça les gars. Ça rentrait au poste et le bain de foule était festif à souhaits!!!

-Journaliste: Louise Girard (Lou)
Photographe: Emilie Hould