Critique d’album: LTYM (Love Those You Miss) – I Stand Alone (Mai 2022)

Love Those You Miss (LTYM)
I Stand Alone
27 mai 2021

Liste des pièces

  1. I Stand Alone
  2. Invisible Smile
  3. Mockery and Slander
  4. You Were Proud Of Me, I Know
  5. Life Flies Away
  6. Bad Moon In Mississauga

 

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Critique

Le  27 mai 2022 nous avons eu droit à un nouvel EP du groupe Love Those You Miss (LTYM). Intitulé I stand Alone, l’EP comporte six nouvelles compositions du groupe. Tout comme les compositions passées, LYTM reste dans le punk rock à ma plus grande joie. À l’écoute des six compositions, je dois dire que je me suis laissé transporter dans mon adolescence où mon premier amour musical fût bel et bien le punk rock. Je me suis surprise à plusieurs reprises avec un sourire de nostalgie aux lèvres.

La musique a un pouvoir si grand, peu importe ce que nous écoutons, le rythme peut nous transporter dans un autre état, que ce soit la tristesse ou, pour ma part avec cet album, la joie et la nostalgie d’une vie plus simple. J’imagine très bien leur compositions dans un film du style, Pas encore un film d’ados ou les films classique des adolescents des années 2000. Milléniaux, vous savez de quoi je parle ! 

Plus sérieusement, I stand Alone est un excellent EP. Ce fût pour moi un gros coup de cœur du début à la fin. Je dirais que la composition qui m’a le plus accrochée est I stand Alone, elle est magnifiquement composée. La guitare ressort énormément dans cette composition, elle est rapide tout comme la batterie qui l’accompagne merveilleusement bien. On retrouve aussi beaucoup de scream, ce qui donne du punch avec le vocal de Stéphane le chanteur du groupe. 

L’autre composition que j’ai particulièrement aimée est Mockery & Slander. Je trouve que dans cette composition on trouve tout ce qu’on recherche chez un groupe punk rock. Une voix magnifique et claire, un petit feel nostalgique, un refrain accrocheur. Étant une grande fan de chansons calmes comme des ballades, j’ai fortement accroché sur celle-ci de par son côté plus doux que le reste de l’album. 

En toute franchise. si vous êtes un fan de punk rock ou que vous l’avez déjà été, foncé sur cet EP et les autres chansons de Love Those You Miss (LTYM), vous allez adorer!

-Sabrina Bouchard

 

Critique d’album: Hexolyth – Fatal Error 2022

HEXOLYTH
Fatal Error
3 juin 2022

Liste des pièces

  1. Id.7
  2. Tell Me
  3. Nr66
  4. Unmasked
  5. Ignition
  6. Loading
  7. Fatal Error
  8. Control & Conquer
  9. Fuel the Fire
  10. High Pressure


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Critique

C’est avec plaisir qu’on m’a confié l’honneur de faire la critique du LP Fatal Error de la formation Hexolyth de Terrebonne.

Qui sont les magiciens derrière cet album? C’est Frank Duff (Vocaliste), Étienne Lavoie (Guitare), Nick Leblanc (Guitare), Philippe Chencox (basse) et Marc-Antoine Coutu aux percussions. Au moment d’écrire cette chronique, je n’avais pas en main les infos concernant le producteur, mixing et mastering etc.

En ouverture, la somptueuse ID 7 comme intro est superbe pour débuter en douceur un album qui en jette!!

On a droit à un métal puissant, alliant la violence d’un album d’hardcore, la finesse et versatilité d’un album metalcore (sans le vocal propret) ainsi que la qualité sonore d’un album power/prog métal (prog comme un certain riff de la chanson titre)!

Section des cordes vocales, on a droit à du lourd et du bien exécuté. Un artiste qui maitrise sa voix avec précision. Les voix sont très bien amenées avec de beaux arrangements de la production. Du guttural en veux-tu? En voilà!

Il n’y a pas de douceur sur ce disque. À la limite, on a des breakdowns pour se reposer, mais c’est bref!

Les guitares sont lourdes, mais avec un son très clair et défini. Un bel usage du  »panning » offre une experience auditf intéressante pour les audiophiles. Des rythmiques entrainantes qui se chevauchent sans cesse dans un tourbillon incessant de montée en puissance. Les solos et interventions du soliste sont bien fusionnés à l’ensemble du monstre qui, sans cesse, avance! La sonorité et la composition du solo sur Unmasked ne sont pas sans rappeler celles de Dragonforce aussi impressionnante. L’introduction nommée Loading propose la seule mélodie douce de l’album.

Dans les basses fréquences, l’effet dans la basse est très gras et peint une toile au fond des échanges de guitares très aiguës à l’avant-plan. C’est surtout dans Ignition qu’on peut apprécier encore plus l’instrument lors des couplets alors que la lumière se dirige directement sur l’art de Mr. Chencox.

Afin de bien donner le tempo à tout cet ouragan musical, ça prend des percussions solides et agressives. Ce qui fort heureusement, ne manque pas sur ce 2e opus de la formation. Ça claque, ça frappe, ça détruit tout sur son passage. Les répits sont pour les faibles et il n’y a aucune faiblesse dans ce percussionniste que j’ai hâte de voir en spectacle!

En conclusion, un excellent album marque une progression gigantesque au niveau de la production et du son versus le précédent Until We’re Gone, mais la formation conserve sa recette gagnante musicale. Même les voix ont fait un bond de géant. Le mastering et mixing est parfait, kudos aux ingénieurs (voir sorciers) du son derrière ce monumental titan qui est loin, voire même très loin d’une erreur fatale!

Je ne peux terminer cette observation personnelle d’album sans donner quelques pouces en l’air pour la pochette. J’adore sa simplicité qui me rappelle la pochette de l’album  »Mezzanine » de Massive Attack, mais en une version  »matière noire » fort agréable pour les yeux.

Je vous invite aussi à aller visionner le clip de la chanson titre Fatal Error pour ajouter une dégustation visuelle à votre buffet auditif!

Bravo à toute l’équipe!

 

Pour suivre Hexolyth:

Youtube: https://www.youtube.com/channel/UCwNmdgt6TKrKj_SFLQFJZvQ 

Facebook: https://www.facebook.com/hexolyth/

Bandcamp: https://hexolyth.bandcamp.com/

Instagram: https://www.instagram.com/hexolyth.band/

Dany Marchand

 

Critique d’album: Unpunished – Shadows and Dust (2022)

Unpunished
Shadows and Dust
25 mars 2022

Liste des pièces

  1. Shadows And Dust
  2. Treasured Memories
  3. Futile
  4. Ignite The Fuse
  5. Broken Mirrors

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Cet après-midi je me prépare à écouter le EP Shadows and Dust de la formation Unpunished nous provenant de la grande capitale.

Qui sont Unpunished? C’est JC Magnan aux voix, PL Defoy qui assure la guitare rythmique et les backvocals, Dean Pavicic qui lui nous propose de mélodieux solos souvent fort dramatiques et épiques, les percussions solides et poignantes de Justin Lefebvre sont soutenues par la lourde basse bien présente de Damien Thibodeau.

Vous aurez probablement reconnu certains noms, car ces musiciens sont très présents pour la plupart sur la scène locale, on n’a pas affaire à des débutants et cela s’entends!

Un bon café, les écouteurs bien ancrés, je suis prêt à démarrer cette expérience auditive!

Shadows and Dust

La pièce éponyme démarre en force et puissance avec un riff entraînant, aussitôt accompagné sans attendre par le band en entier dans une explosion de son. La machine est en marche avec un vocal guttural qui, rapidement, est appuyé par des voix cleans de qualité. De beaux pannings bien orchestrés sont à mentionner. Bridge, couplet et refrain propre et ressenti et on repart! Un beau breakdown vient donner un second élan de puissance à un bridge vocal avant le solo qui même si court nous amène à un autre breakdown lourd qui ouvre la porte à un dernier refrain sublime qui devient rapidement un vers d’oreille.

 

Treasured Memories

On reste dans la lourdeur dans les cordes. Encore une fois, le chant guttural ouvre le bal pour mettre la table au vocal classique de haut niveau durant le refrain d’une teneur émotionnelle bien pesée. On s’éternise pas avec le solo, mais la qualité est au rendez-vousl Et on repart pour la fin comme on est arrivé, avec violence!

 

Futile

La formule alternance Growl/Clean est maintenu, le breakdown aussi est encore amené dans la potion. Le solo est amené cette fois sur une batterie très rapide et dynamique pour se terminer avec une basse grasse et claquante sous le projecteur pour revenir à l’attaque avec une nouvelle mesure avant une finale intense et directe.

 

Ignite the fuse

En effet le fusible fait passer l’électricité, mais ne nous protège aucunement de la surcharge sur cette pièce beaucoup plus violente avec une belle aggressivité et des riffs lourds comme une bétonnière. La finale est plus lente, mais toujours aussi pesante avec un solo mélancolique à souhait. La saveur metalcore est beaucoup moins présente sur ce morceau qui a des effluves de death metal en avant-scène. Rapide et efficace!

 

Broken Mirror

La dernière pièce, malheureusement, car j’en aurais pris une autre portion volontier. Le miroir fracassé de l’album réflète effectivement, tant la rage que la beauté dramatique des harmonies du EP dans son ensemble. On confirme l’identité musicale du band avec autorité porté par un refrain qui sonne comme un au revoir théatral. Le tout dansant délicieusement avec la mélodie des cordes apportée tout au long de ce fascinant et surprenant album sorti tout juste vendredi le 25 Mars 2022.

En conclusion

La qualité de ce EP est exceptionnelle, le travail d’enregistrement de Justin Lefebvre transformé en or par « House of gain studio » au mixage et mastering est époustouflant. Les instruments sont bien définis et les voix sont articulées et claires. J’espère une sortie sur média physique afin de bien rendre honneur au travail fait sur la sonorité.

La composition générale est homogène et bien encadrée. On suit les règles du genre et on les applique à la lettre. On n’est pas pris par surprise sur l’album avec des pièces qui sortent du contexte, au contraire on est bien enfoncé dans un confort rassurant. Dans les influences et parfums qu’on observe principalement: Killswitch Engage, Parkway Drive et la gamme metalcore de haut niveau. Nos québecois n’ont rien a envier aux stars du genre à l’international.

La pochette sobre, mais esthétiquement admirable dans sa poésie visuelle crée par Audrey Pasquini nous annonce certe un album sombre.

Toutefois, la lumière qu’il amène n’est cependant qu’auditive, et l’éblouissement ne s’opère que lorsque vous appuyez comme moi sur: LECTURE (encore une fois tiens!).

Unpunished part arpenter les routes cette année afin de promouvoir leur création, je vous invite à les suivre et à découvrir si leur prestation scènique est du même calibre que ce court opus!

Pour suivre Unpunished.

Spotify: https://open.spotify.com/artist/2V8YKy50wVSJ6e5B9SPwrx?si=KezWv3TBT-aQEZAGatOu2A

Facebook: https://www.facebook.com/Unpunishedband

Bandcamp: https://unpunished.bandcamp.com/

Instagram: https://www.instagram.com/unpunished_band/?hl=fr

Booking via Kaboom Management: https://www.facebook.com/Kaboom-management-344948460003504

-Dany Marchand

Critique d’album: Urban Aliens – La Grande Castration (2022)

Urban Aliens
La Grande Castration
NewCore Music
28 février 2022

 

Liste des pièces

  1. Vaj’ihad : Menstroduction
  2. La Touch of Fury
  3. Pas d’crachat ni d’je t’aime
  4. 406
  5. I Gut a Gurl
  6. Giblet d’agneau
  7. Invagination carnivore
  8. Le matou
  9. La matrice du vice
  10. Neurd undercover
  11. Le mauvais trou
  12. Un sachet sachant pêcher

Pour les fans de :
Ultra Vomit, Gronibard, Mononc’Serge, BARF, etc.

Lien pour achat / Link for purchase :
http://www.urbanaliens.com/

Critique

À la Suite de quelques discussions avec  Steve Henry, je lui ai proposé de faire une critique du nouvel album d’Urban Aliens – La Grande Castration. Je crois qu’ils n’ont pas vraiment besoin de présentation.  Ce groupe de  Punkcore deshmetal  abordent des sujets qui ne sont vraiment pas pour les Karen ou les Kyle de ce monde.  Leurs textes sont plutôt crus et vulgaires, ce qui me convient parfaitement, car j’ai toujours eu un gros penchant pour ce qui offense les gens. De nos jours, malheureusement,  les gens sont plutôt frileux à l’idée de rire de ce qui n’est pas politiquement correct. Donc, pendant que Karen s’arrache les cheveux en pleurant sa vie, car elle est outrée simplement à la lecture du titre de l’album, je vous présente La Grande Castration du groupe Urban Aliens.

Pour commencer, nous avons droit à une introduction digne de ce nom. Le titre est Va Jihad (Menstroduction). Déjà là, les gars nous enfilent ça plutôt a frette avec une intro pesante et des chants arabes en arrière-plan. À la lecture des paroles: «cursing her mood, crushing heirlooms, one week of doom VA’JIHAAAD! », on comprend TRÈS bien le message derrière la pièce. J’ai  franchement adoré. Ça donne une bonne idée dans quoi on s’embarque.

La touch of fury
C’est une chanson plutôt énergique avec des  riffs relativement accrocheurs. J’aime bien le mélange des voix cleans et semi-scream avec le gros growls en arrière. Sans entrer dans les détails, cette pièce parle d’une bonne baise pas propre remplie de geysers qui nécessite les services de Qualinet. Pour le côté vulgaire, provocateur et humoristique, les gars ne se sont pas plantés.

Pas d’crachats ni d’je t’aime
Musicalement, c’est une pièce qui est vraiment bien travaillée. Les riffs sont bons, et il y a de quoi se brasser la tête. Nous avons un mélange de riffs rapides, énergiques, clean et pesant. Le tout accompagné d’un vocal qui se porte vraiment bien à la chanson. J’ai toujours aimé les vocaux avec un scream qui va chercher des notes. Avec  cette pièce, je suis servi!

J’aime réellement le sujet abordé dans la pièce. Le tout commence par un discours du Doc Mailloux pour ensuite nous donner un bon point de vue du titre de l’album, qui je le répète est : La Grande Castration.  On parle du cancel culture, des gens qui s’offensent de tout et de rien. Du fait que d’un sens nous ne sommes plus libres de dire ce que l’on pense. La morale de la chanson c’est : je dis ce que je veux que ça vous plaise ou non et je le dis Pas d’crachats ni d’je t’aime. L’autocensure ce n’est pas dans mes valeurs. Si tu n’aimes pas ce que je dis, dékowlys. Mais le tout est exprimé de manière à ce que notre amie Karen se promène devant leur local avec une pancarte, HAHAHA!

Pour continuer de façon plus globale, la chanson 406 m’a surprise par son intensité, ses blasts beat avec les riffs ultra-rapides. C’est une pièce qui mérite vraiment d’être écoutée.

I gut a gurl est plutôt punk rock dans le genre short and sweet. Simple, mais efficace  avec des paroles qui parlent d’une fille qui ne semble pas vraiment être un bon fit pour Monsieur, Madame, tout le monde. Le genre de fille belle, mais totalement désagréable.

Giblet d’agneau

Qui se souvient de M. Marc Mcdermott? Si je vous dis « J’ai ldoua CHU mécanicien », est-ce que vous replacez le personnage? Bien la chanson commence avec le ton mielleux de sa voix. Ensuite, nous y allons avec une pièce vraiment plus dark par le choix des accords. Cette pièce tire pas mal plus sur le death métal. Bass drum rapide tout en ayant des bouts relativement groovy avec des bass drums en triolets, et quelques blastbeats au travers de tout ça. Je vous dirais que musicalement parlant, cette chanson-là est ma préférée. C’est-ce que j’appelle une hate song envers quelqu’un, car on voit par les paroles, qu’ils parlent de quelqu’un qui  ne mérite aucune considération de la part de l’humanité.

Par la suite, Invagination Carnivore  vient nous percuter la face avec sa brutalité, des blast beats et ses riffs de guitare rapides. Une  très bonne chanson en général.

Pour la pièce  Le Matou nous retournons plus dans leur style des premiers albums, le punk core.
J’ai bien aimé le « solo de chat en chaleur »,  mais malheureusement, pour ma part elle a passé un peu dans le beurre, car la pièce précédente venait de me percuter brutalement.

La Matrice Du Vice, encore une fois, l’intro m’a fait pouffer de rire. Qui se souvient de Céline Poulin? Le nom vous dit probablement rien, mais si je vous parle de la dame qui a eu un dindon sauvage qui à travers sa fenêtre de salon et qui a chié sur son couch lazy boy. Si j’ai bien compris le message derrière la chanson, ça parle des gens qui ne sont pas capables de vivre
sans lever les yeux de leur écran de téléphone, que les gens se nourrissent de la fausse information qui est sur internet. On parle de  vidéo de fails, des  gens qui sont devenu viraux malgré eux, suite à des reportages de TVA. De tout ce qui est totalement inutile et stupide sur l’internet qui fait que les générations en général ne s’améliorent pas (je me sens boomer à écrire ça HAHA). Donc, La Matrice Du Vice est un titre qui convient parfaitement à la chanson. Il y aurait matière à écrire un album complet juste sur ce sujet.

Neurd undercover, encore une célébrité qui par la chanson. Cette fois-ci, c’est une célébrité de mon coin (Trois-Rivières), il est question de notre Yolande Ouelette nationale : « ouest-ce qu’il est le ptit bum? ».  On a droit à une chanson dont le sujet  est un adolescent qui est un nerd et qui se découvre une passion pour la musique de cheveux longs et devient rebelle. Je dirais ici qu’on a affaire à l’exemple parfait du cheminement dû metalleux  à l’adolescence

Pour la chanson Le Mauvais Trou, nous avons droit à une intro de 45 secondes instrumentale qui sonne plutôt égyptienne. Par la suite, musicalement on a droit à un pot pourri de plusieurs styles de métal et à un certain moment, on voit bien qu’il y a des influences de Neuraxis  (de 3 minutes 10 à 3 minutes 30). Musicalement,  c’est une des pièces qui selon moi est le mieux construit ou comme dirait Urban Aliens : Cons-Trui3. Pour ce qui est du sujet de la chanson, on parle ici que la normalité et les standards dans la vie qui sont plutôt boring. Que de prendre le mauvais trou (chemin) parfois c’est plus amusant et ça peut mener à bien des surprises.

La dernière pièce de l’album s’appelle Un sachet sachant pêcher. Pour être franc la première fois que je l’ai écouté, je me demandais vraiment où ils voulaient aller avec cette chanson-là. J’ai demandé à Steven, le guitariste, pour comprendre que c’est de l’humour dans le style des Denis Drolet avec des insides. Exemple, sachet est son surnom et c’est un trippeux de pêche. Donc, voila pour l’histoire du sachet sachant pêcher.

En terminant, je peux dire que cet album est excellent autant par sa structure et sa composition que par ses sujets abordés. Le fait d’utiliser la vulgarité et l’absurde pour parler des vraies choses est un concept que j’aime bien également. C’est un album qui ne sera pas pour tout le monde, mais les fans d’Ultra Vomit, Gronibard, Mononc Serge, BARF vont se régaler.

8.5/10

JD

Critique d’album: Fall of Stasis – The Chronophagist (2022)

Fall Of Stasis
The Chronophagist
Self-release
25 février 2022

 

Liste des pièces

  1. Wildered Forest
  2. Fall of Stasis
  3. Drunken Howl
  4. Baal Arise
  5. The Cult
  6. Twilight Carnaval
  7. Baron
  8. The Last Waltz
  9. Swarm of Casualties
  10. The Chronophagist (feat Viky Boyer)

 

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****Click Here or see below for english version. Translation done by Axel Dastous.

Line Up:
Jessica DupréLead singer
Gabriel BernierLead guitar/back vocals
Tristan Bergeron-BoucherRhythm guitar
Mathieu GroulxBass
Sergei LecoursDrums
Mélissa BissonnetteKeyboard

Fall of Stasis nous fait cadeau de leur premier album long, auto-produit et indépendant s’intitulant The Chronophagist. Que dire…honnêtement c’est la critique que j’ai eu le plus de difficulté à pondre depuis le début de ma jeune carrière de chroniqueur. Quel cruauté (”hum”, ingéniosité) d’inclure une telle variété de styles dans le même album! Et surprise, ce sextette mené par la vocaliste Jessica Dupré a trouvé la formule pour faire fonctionner tous ces éléments ensemble. L’album comportant des préférences musicales provenant de chacun des membres du groupe, c’est tout de même une approche qui s’avérait risquée. C’est tout à leur honneur d’avoir réussi à faire en sorte que toutes ces composantes fusionnent adéquatement.

Il est difficile de ne pas parler de chaque chanson dans ma critique, tant chacune apporte un feeling différent les unes des autres. Mais, afin de laisser planer un peu de mystère qui vous donnera envie d’aller écouter l’album, je vais surtout me concentrer sur les éléments marquants. Il y a tout de même une impression générale dégagée après quelques écoutes et certaines approches musicales qui reviennent ici et là.

L’introduction Wildered Forest nous met dans une ambiance d’institut psychiatrique. Une atmosphère de folie dotée de rires diaboliques et d’orgue aux notes troublantes est entendue, juste histoire de nous “mettre à l’aise”. Ces notes macabres faisant référence à ce qu’on s’imagine d’un carnaval reviennent régulièrement dans l’album. Cette atmosphère plonge l’auditeur dans un inconfort mental concernant les hypothétiques évènements qui se trament dans cet univers.

Après cette excellente mise en bouche, les chansons déboulent de façon brutale. On passe du melo-death, du pirate metal et du brutal death pour arriver à la cinquième chanson, qui est celle choisie par le band pour servir de single ainsi que pour un vidéoclip: The Cult. Elle démarre avec un prodigieux Pig Squeal suivi d’un high tout simplement jouissif. Le tout est soutenu par une mélodie de synthétiseur de style eerie (se traduisant un peu comme la musique des lutins et des fées), qui est rarement employé dans ce style. Ça donne envie de se mettre en armure et de se battre à l’épée. Bref, en 10 épiques secondes, le band nous balance leur identité au visage et on sait tout de suite que ça va être original et hors du commun. Plus tard dans la chanson, on entend un chant clean de type très power metal en pré-refrain, interprété par le guitariste Gabriel Bernier. Cela a achevé mon envie de classifier le band dans un style; j’abandonne. Moi qui aime beaucoup décortiquer la musique par genre, cette situation est frustrante, mais inspirante à la fois.

Par la suite, on enchaîne avec Twilight Carnaval, qui raconte l’histoire d’un carnaval ou des âmes torturées revivent leurs plus terribles souvenirs. La thématique musicale de cirque dont je parlais plus tôt refait son apparition ici de façon marquée, au travers de riff prog et mélo-death. La qualité des highs de la chanteuse ressort du lot, on apprécie également le mix scream/clean de chants dans le refrain, c’est bien pensé. Cette mélodie carnavalesque m’évoque un groupe de métal progressif que j’écoutais plus jeune prénommé Circus Maximus, qui l’utilisait beaucoup. Je ne sais pas si c’est juste moi, mais j’ai senti aussi de l’inspiration provenant de la chanson d’Avenged Sevenfold: A little piece of Heaven, qui évoque également une thématique musicale d’un carnaval de fous.

On continue de valser entre les style, allant d’une balade avec The Last Waltz  (façon de parler, ça rentre au poste pareil) à des mélodies prog et mélo-death jusqu’à la chanson titre de l’album, The Chronophagist. On fait ici brillamment du pouce sur  la mélodie de l’introduction dans le début de la chanson en y ajoutant des percussions et de la pesanteur pour se lancer dans des chords progressions provenant d’un petit peu partout de l’album. Au refrain, apparaît la superbe voix de Viky Boyer, artiste invitée sur la chanson, apportant une belle couleur à ce titre. Ça conclut brillamment cet album.

La seule remarque que j’aurais à faire sur l’album, c’est que parfois on entend plus beaucoup les highs de Jessica lorsqu’elle scream en synchronisation avec tous les autres instruments. C’est bien d’avoir beaucoup de sons, mais je trouve dommage parfois de perdre son chant, particulièrement lorsqu’on parcourt un refrain. Mais bon, malgré ce petit pépin, vous aurez deviné que je suis grandement satisfait outres mesures et clairement un nouveau follower de Fall of Stasis.

En conclusion, j’ai du faire 4 écoutes complètes pour bien analyser cet opus. Ils y ont mis de l’attention, du temps, de l’imagination et de l’amour, ça c’est certain. Il est clair qu’il y a six cerveaux qui y participent, appartenant hors de tout doute à de brillants musiciens. Fall of Stasis, c’était un plaisir de vous écouter et on en veut encore!

Note: 9/10

Axel Dastous

English 

The band Fall of Stasis released their first auto-produced and independant LP, The Chronophagist. I have to say it’s the most difficult review I ever written in my young career. Such cruelty (read here: ingeniosity) to put that much metal styles in one album! The band members commented that every one of the six members put a little of their own tastes in the LP. They certainly took a risk by doing that, but the sextet fronted by vocalist Jessica Dupré found a way to make it work.

It’s kinda hard not to talk about every song in my review because they are so different one from another. But part of my duty is to make you crave to go listen to the album, so for the cause I’ll focus on the main themes. Anyways, after giving time listening to it, there is a general impression that we feel and some musical elements that I hear more than once as well.

The intro Wildered Forest sort of puts us in an atmosphere of an asylum. Crazy people sounds mixed with interesting dark melodies can be heard, just so we feel “at ease”. Those dark notes that sound like a carnaval comes and go often in the album, and each time we feel more and more discomfort about what is going in this musical universe.

After this nice appetizer, the next songs unleash in a brutal way. We go through melo-death, pirate-metal and brutal-death metal as well before landing on the fifth song, used by Fall of Stasis as a single and a video clip as well: The Cult. The song begins with a solid pig squeal followed by a very high pitched scream, all of that supported by an eerie style synth. It gives the listener the sheer desire to put some armor on and go out for a sword fight! We already take conscience that this stuff is not seen often used together and that we are witnessing something special. Later in the song, the guitarist Gabriel Bernier takes part in it by signing the chorus with a power metal style clean signing. Right there, I give up my desire to classify the band’s style, which is hard for me, because I like to classify the genres. It is as well frustrating as I am now more than intrigued by them: I’m interested.

Next, we go with Twilight Carnaval, telling the story of a carnaval where tortured spirits revive their worse memories. The musical theme that I was talking about earlier appears again here, mixed with prog and melo-death riffs. The quality of the vocalist’s high pitched scream stands out, as well as the idea of mixing cleans and screams in the chorus; it’s pretty well though. This carnaval melody makes me think about a prog band that I listened when I was young, named Circus Maximus, who used a lot. And while making comparisons, I must admit that I have a though about Avenged Sevenflod’s song: A little Piece of Heaven, which uses a lot of the asylum/carnaval melody.

We keep on the dance between styles, going from a metal “ballad” with The Last Waltz on some black-melo-death (I’m pretty mixed up here in genres, AGAIN) songs all the way through the last one, the title track The Chronophagist. In this song, the band uses the riffs from the introduction, adding to it some flavors with guitar heaviness and drums. A nice featuring by Viky Boyer here as we can enjoy her beautiful voice in the chorus, it’s an awesome ending to this album.

The only thing I have to point out on this album is that sometimes we lose Jessica’s voice in the mix when she screams in synchronization with the other instruments. It’s very cool to hear all those sounds fitting together, but I find it a little bit of a shame that we can’t hear her high pitched screams well sometimes, especially in the choruses. Otherwise, for a first and auto-produced album, it’s a very good mixing job.

To end this review, I want to point out that it took me 4 full listens alone in my room to fully complete the writing. They have put time, talent, love and attention to a lot of details; it’s obvious that 6 brains put they genius at work to create this masterpiece. Thank you Fall of Stasis, we can’t wait to hear more of your stuff!

Note: 9/10

-Axel Dastous

Critique d’album: NORTHWALK – Crossroads (2021)

NORTHWALK
Crossroads
21 janvier 2022

Liste des pièces

  1. Rotting Out
  2. Through Thick and Thin (Ft. Get The Shot)
  3. Prime Time
  4. Push Me
  5. Desolation
  6. Empty Words
  7. Fill The Void
  8. Undisputed (Ft. Trauma Model)
  9. Rebord


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https://linktr.ee/northwalkhc

L’album commence avec la composition Rottin Out. C’est cette pièce qui m’a convaincu de prendre cette critique d’album. Les premières notes rapides et la voix de David m’ont fait tomber sous le charme de ce groupe shawiniganais. Avant de me lancer dans la critique de Crossroads, je ne connaissais pas du tout NORTHWALK et je dois dire que pour ma part, c’est une très belle découverte. La première pièce de l’album nous donne toute suite le ton sur ce que sera le reste des neuf chansons.

Pour tous les amateurs de métal et de hardcore, je recommande fortement cet album. Du haut de ses  neuf compositions et durant 20 minutes 40 secondes, Crossroads est intense du début à la fin. Les chansons durent environ deux minutes chacune, ce qui donne des compositions très rapides et intenses. Dans leurs neuf compositions, nous retrouvons deux collaborations. Une avec Get the Shot ; Through Thick and Thin et une avec Trauma Model ; Undisputed. Je pense que d’ajouter les collaborations à l’album à ajouter beaucoup à celui-ci. Dans chacune des chansons, nous retrouvons un peu de chaque artiste.

La chanson qui m’a plus accroché de l’album est Push me. La rythmique de la composition est différente des autres. Elle reste rapide comme les autres, mais il y a des moments plus calmes avec des paroles parlées au lieu des sreams agressifs habituels. J’ai également beaucoup apprécié Empty Words où la voix revient, mais j’ai trouvé également que le drum était vraiment mis en valeur dans celle-ci.

Du début à la fin, j’ai trouvé que les instruments étaient bien balancés. Il va sans dire que la lumière est souvent sur les solos de guitare, mais chaque instrument joue son rôle à la perfection. J’ai particulièrement apprécié la balance entre les instruments et comme les chansons sont courtes, les solos de guitare, bien qu’excellents, ne s’éternisaient pas.

En conclusion, je dirais que Crossroads est un album bien composé, c’est un album qui vaut la peine d’être écouté si vous aimez le genre. À la vitesse qu’il s’écoute, honnêtement foncer! Encouragez local et vous ne serez pas déçu!

-Sabrina Bouchard