Critique d’album: Fall of Stasis – The Chronophagist (2022)

Fall Of Stasis
The Chronophagist
Self-release
25 février 2022

 

Liste des pièces

  1. Wildered Forest
  2. Fall of Stasis
  3. Drunken Howl
  4. Baal Arise
  5. The Cult
  6. Twilight Carnaval
  7. Baron
  8. The Last Waltz
  9. Swarm of Casualties
  10. The Chronophagist (feat Viky Boyer)

 

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https://fallofstasis.com/
https://fallofstasis.bandcamp.com/

****Click Here or see below for english version. Translation done by Axel Dastous.

Line Up:
Jessica DupréLead singer
Gabriel BernierLead guitar/back vocals
Tristan Bergeron-BoucherRhythm guitar
Mathieu GroulxBass
Sergei LecoursDrums
Mélissa BissonnetteKeyboard

Fall of Stasis nous fait cadeau de leur premier album long, auto-produit et indépendant s’intitulant The Chronophagist. Que dire…honnêtement c’est la critique que j’ai eu le plus de difficulté à pondre depuis le début de ma jeune carrière de chroniqueur. Quel cruauté (”hum”, ingéniosité) d’inclure une telle variété de styles dans le même album! Et surprise, ce sextette mené par la vocaliste Jessica Dupré a trouvé la formule pour faire fonctionner tous ces éléments ensemble. L’album comportant des préférences musicales provenant de chacun des membres du groupe, c’est tout de même une approche qui s’avérait risquée. C’est tout à leur honneur d’avoir réussi à faire en sorte que toutes ces composantes fusionnent adéquatement.

Il est difficile de ne pas parler de chaque chanson dans ma critique, tant chacune apporte un feeling différent les unes des autres. Mais, afin de laisser planer un peu de mystère qui vous donnera envie d’aller écouter l’album, je vais surtout me concentrer sur les éléments marquants. Il y a tout de même une impression générale dégagée après quelques écoutes et certaines approches musicales qui reviennent ici et là.

L’introduction Wildered Forest nous met dans une ambiance d’institut psychiatrique. Une atmosphère de folie dotée de rires diaboliques et d’orgue aux notes troublantes est entendue, juste histoire de nous “mettre à l’aise”. Ces notes macabres faisant référence à ce qu’on s’imagine d’un carnaval reviennent régulièrement dans l’album. Cette atmosphère plonge l’auditeur dans un inconfort mental concernant les hypothétiques évènements qui se trament dans cet univers.

Après cette excellente mise en bouche, les chansons déboulent de façon brutale. On passe du melo-death, du pirate metal et du brutal death pour arriver à la cinquième chanson, qui est celle choisie par le band pour servir de single ainsi que pour un vidéoclip: The Cult. Elle démarre avec un prodigieux Pig Squeal suivi d’un high tout simplement jouissif. Le tout est soutenu par une mélodie de synthétiseur de style eerie (se traduisant un peu comme la musique des lutins et des fées), qui est rarement employé dans ce style. Ça donne envie de se mettre en armure et de se battre à l’épée. Bref, en 10 épiques secondes, le band nous balance leur identité au visage et on sait tout de suite que ça va être original et hors du commun. Plus tard dans la chanson, on entend un chant clean de type très power metal en pré-refrain, interprété par le guitariste Gabriel Bernier. Cela a achevé mon envie de classifier le band dans un style; j’abandonne. Moi qui aime beaucoup décortiquer la musique par genre, cette situation est frustrante, mais inspirante à la fois.

Par la suite, on enchaîne avec Twilight Carnaval, qui raconte l’histoire d’un carnaval ou des âmes torturées revivent leurs plus terribles souvenirs. La thématique musicale de cirque dont je parlais plus tôt refait son apparition ici de façon marquée, au travers de riff prog et mélo-death. La qualité des highs de la chanteuse ressort du lot, on apprécie également le mix scream/clean de chants dans le refrain, c’est bien pensé. Cette mélodie carnavalesque m’évoque un groupe de métal progressif que j’écoutais plus jeune prénommé Circus Maximus, qui l’utilisait beaucoup. Je ne sais pas si c’est juste moi, mais j’ai senti aussi de l’inspiration provenant de la chanson d’Avenged Sevenfold: A little piece of Heaven, qui évoque également une thématique musicale d’un carnaval de fous.

On continue de valser entre les style, allant d’une balade avec The Last Waltz  (façon de parler, ça rentre au poste pareil) à des mélodies prog et mélo-death jusqu’à la chanson titre de l’album, The Chronophagist. On fait ici brillamment du pouce sur  la mélodie de l’introduction dans le début de la chanson en y ajoutant des percussions et de la pesanteur pour se lancer dans des chords progressions provenant d’un petit peu partout de l’album. Au refrain, apparaît la superbe voix de Viky Boyer, artiste invitée sur la chanson, apportant une belle couleur à ce titre. Ça conclut brillamment cet album.

La seule remarque que j’aurais à faire sur l’album, c’est que parfois on entend plus beaucoup les highs de Jessica lorsqu’elle scream en synchronisation avec tous les autres instruments. C’est bien d’avoir beaucoup de sons, mais je trouve dommage parfois de perdre son chant, particulièrement lorsqu’on parcourt un refrain. Mais bon, malgré ce petit pépin, vous aurez deviné que je suis grandement satisfait outres mesures et clairement un nouveau follower de Fall of Stasis.

En conclusion, j’ai du faire 4 écoutes complètes pour bien analyser cet opus. Ils y ont mis de l’attention, du temps, de l’imagination et de l’amour, ça c’est certain. Il est clair qu’il y a six cerveaux qui y participent, appartenant hors de tout doute à de brillants musiciens. Fall of Stasis, c’était un plaisir de vous écouter et on en veut encore!

Note: 9/10

Axel Dastous

English 

The band Fall of Stasis released their first auto-produced and independant LP, The Chronophagist. I have to say it’s the most difficult review I ever written in my young career. Such cruelty (read here: ingeniosity) to put that much metal styles in one album! The band members commented that every one of the six members put a little of their own tastes in the LP. They certainly took a risk by doing that, but the sextet fronted by vocalist Jessica Dupré found a way to make it work.

It’s kinda hard not to talk about every song in my review because they are so different one from another. But part of my duty is to make you crave to go listen to the album, so for the cause I’ll focus on the main themes. Anyways, after giving time listening to it, there is a general impression that we feel and some musical elements that I hear more than once as well.

The intro Wildered Forest sort of puts us in an atmosphere of an asylum. Crazy people sounds mixed with interesting dark melodies can be heard, just so we feel “at ease”. Those dark notes that sound like a carnaval comes and go often in the album, and each time we feel more and more discomfort about what is going in this musical universe.

After this nice appetizer, the next songs unleash in a brutal way. We go through melo-death, pirate-metal and brutal-death metal as well before landing on the fifth song, used by Fall of Stasis as a single and a video clip as well: The Cult. The song begins with a solid pig squeal followed by a very high pitched scream, all of that supported by an eerie style synth. It gives the listener the sheer desire to put some armor on and go out for a sword fight! We already take conscience that this stuff is not seen often used together and that we are witnessing something special. Later in the song, the guitarist Gabriel Bernier takes part in it by signing the chorus with a power metal style clean signing. Right there, I give up my desire to classify the band’s style, which is hard for me, because I like to classify the genres. It is as well frustrating as I am now more than intrigued by them: I’m interested.

Next, we go with Twilight Carnaval, telling the story of a carnaval where tortured spirits revive their worse memories. The musical theme that I was talking about earlier appears again here, mixed with prog and melo-death riffs. The quality of the vocalist’s high pitched scream stands out, as well as the idea of mixing cleans and screams in the chorus; it’s pretty well though. This carnaval melody makes me think about a prog band that I listened when I was young, named Circus Maximus, who used a lot. And while making comparisons, I must admit that I have a though about Avenged Sevenflod’s song: A little Piece of Heaven, which uses a lot of the asylum/carnaval melody.

We keep on the dance between styles, going from a metal “ballad” with The Last Waltz on some black-melo-death (I’m pretty mixed up here in genres, AGAIN) songs all the way through the last one, the title track The Chronophagist. In this song, the band uses the riffs from the introduction, adding to it some flavors with guitar heaviness and drums. A nice featuring by Viky Boyer here as we can enjoy her beautiful voice in the chorus, it’s an awesome ending to this album.

The only thing I have to point out on this album is that sometimes we lose Jessica’s voice in the mix when she screams in synchronization with the other instruments. It’s very cool to hear all those sounds fitting together, but I find it a little bit of a shame that we can’t hear her high pitched screams well sometimes, especially in the choruses. Otherwise, for a first and auto-produced album, it’s a very good mixing job.

To end this review, I want to point out that it took me 4 full listens alone in my room to fully complete the writing. They have put time, talent, love and attention to a lot of details; it’s obvious that 6 brains put they genius at work to create this masterpiece. Thank you Fall of Stasis, we can’t wait to hear more of your stuff!

Note: 9/10

-Axel Dastous

Critique d’album: NORTHWALK – Crossroads (2021)

NORTHWALK
Crossroads
21 janvier 2022

Liste des pièces

  1. Rotting Out
  2. Through Thick and Thin (Ft. Get The Shot)
  3. Prime Time
  4. Push Me
  5. Desolation
  6. Empty Words
  7. Fill The Void
  8. Undisputed (Ft. Trauma Model)
  9. Rebord


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L’album commence avec la composition Rottin Out. C’est cette pièce qui m’a convaincu de prendre cette critique d’album. Les premières notes rapides et la voix de David m’ont fait tomber sous le charme de ce groupe shawiniganais. Avant de me lancer dans la critique de Crossroads, je ne connaissais pas du tout NORTHWALK et je dois dire que pour ma part, c’est une très belle découverte. La première pièce de l’album nous donne toute suite le ton sur ce que sera le reste des neuf chansons.

Pour tous les amateurs de métal et de hardcore, je recommande fortement cet album. Du haut de ses  neuf compositions et durant 20 minutes 40 secondes, Crossroads est intense du début à la fin. Les chansons durent environ deux minutes chacune, ce qui donne des compositions très rapides et intenses. Dans leurs neuf compositions, nous retrouvons deux collaborations. Une avec Get the Shot ; Through Thick and Thin et une avec Trauma Model ; Undisputed. Je pense que d’ajouter les collaborations à l’album à ajouter beaucoup à celui-ci. Dans chacune des chansons, nous retrouvons un peu de chaque artiste.

La chanson qui m’a plus accroché de l’album est Push me. La rythmique de la composition est différente des autres. Elle reste rapide comme les autres, mais il y a des moments plus calmes avec des paroles parlées au lieu des sreams agressifs habituels. J’ai également beaucoup apprécié Empty Words où la voix revient, mais j’ai trouvé également que le drum était vraiment mis en valeur dans celle-ci.

Du début à la fin, j’ai trouvé que les instruments étaient bien balancés. Il va sans dire que la lumière est souvent sur les solos de guitare, mais chaque instrument joue son rôle à la perfection. J’ai particulièrement apprécié la balance entre les instruments et comme les chansons sont courtes, les solos de guitare, bien qu’excellents, ne s’éternisaient pas.

En conclusion, je dirais que Crossroads est un album bien composé, c’est un album qui vaut la peine d’être écouté si vous aimez le genre. À la vitesse qu’il s’écoute, honnêtement foncer! Encouragez local et vous ne serez pas déçu!

-Sabrina Bouchard 

Critique d’album: Nova Spei – Sequentis (2021)

Nova Spei
Sequentis
12 novembre 2021

Liste des pièces

  1. Animal
  2. Génération Perdue
  3. Assez
  4. La Proie
  5. Sorcière
  6. Digitalisés
  7. Nouvel Espoir
  8. Damné
  9. Qui Sème le Vent
  10. Tête Dure
  11. Mal Incarné
  12. Démocratie Bafouée

 

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Critique

Aujourd’hui, il est question du nouvel album de Nova Spei, Sequentis qui est sorti le 12 novembre 2021. C’est le deuxième opus du groupe. Le premier étant l’album Nova Spei sorti en novembre 2017. Nous avons droit, en novembre 2019, au release du premier single de Sequentis, Qui Sème Le Vent, et déjà nous savions que Nova Spei avait atteint un tout nouveau niveau musical. Depuis ce single, j’étais impatiente d’entendre l’album complet. Avec la situation du Covid, le tout a été reporté de plusieurs mois, mais je vous le confirme, l’attente en valait le coup.

L’album débute par la pièce Animal, avec ses premiers riffs, elle nous amène directement dans l’énergie des prochaines pièces, pesantes et lourdes de sens. Et avec les premières paroles : Let’s get ready to rumble !, l’album est solidement lancé et on sent bien qu’un combat intérieur débute. C’est impossible de passer l’utilisation des guitares à huit cordes sous le radar tant le son est gras et bas. Ça vous pogne aux tripes.

Génération perdue nous rentre dedans par sa vérité et son cri du cœur et ses premières secondes plus étouffées qui laissent place ensuite au drum et guitares plus présentes pour donner plus de rythme. Le mélange des voix cleans et screams est parfait. Nous avons droit à un solo bien construit. Point fort de la pièce, il est facile de distingué la bass à travers les guitares. J’adore !

Assez, c’est clair que c’est assez avec ce titre. Ça débute de façon brutale, pas de points morts : guitares et drums dès le départ et les hypocrites passent au cash dans cette chanson. Le rythme est plus rapide ce qui amène une autre dimension à la pièce, on sent l’urgence. Le solo de la fin est parfait. Encore une fois la combinaison des voix donne un ton incroyable. Dany, le chanteur, me surprendra toujours avec sa voix unique.

Mention spéciale à la fin de la pièce La Proie, les mélodies et orchestrations sont prenantes et nous amènent dans toutes sortes d’émotions et de réflexions. Sans oublier le solo du milieu de la pièce et le cri. C’est juste parfait.

Sorcière, est une pièce ayant aussi un excellent clip à découvrir. L’emprise de la sorcière est palpable avec les riffs utilisés. Les changements de rythmes dans la pièce Digitalisés sont vraiment intéressants et ils ne vous donneront aucun autre choix que de vous brasser la tête. Nouvel Espoir se veut un peu plus positive ! Le bass drum est très présent lors du refrain.

La lenteur des couplets et la voix de Dany est vraiment un point fort de la chanson Damné. Si vous appréciez les solos, tout comme moi, même s’il n’est pas bien long dans cette pièce, vous serez encore une fois servi.

Qui Sème le Vent est un pur bonheur de 3 minutes 40. Je comprends pourquoi c’est le premier single ! La pièce est provocante et fait un bien fou. On a juste envie de se pitcher partout. C’est gras, lourd, lent, rapide, djent, tout ce que ce sujet à besoin.

Les riffs lents du refrain de Tête Dure sont très intéressants. Tout comme les autres pièces, elle est construite avec des solos, des ralentissements et des progressions de rythme. Tout est bien orchestré et manipulé. La pièce Mal Incarné est beaucoup plus djent et lente, mais tout est parfait pour représenter le désespoir des gens pris avec le mal incarné. Et ça fait du bien de se calmer le headbanging un peu. Mention spéciale au verre qui vole en éclat à la fin, à peine audible, mais si vous êtes comme moi et que les paroles et le sens d’une chanson est importante, vous trouverez cela intéressant et de circonstance avec le sujet des paroles.

Démocratie Bafouée, on ne se le cachera pas, c’est très d’actualité. Lors de ma première écoute, je ne m’attendais certainement pas à une collaboration puisque je n’avais pas rien lu sur l’album au préalable. Ouff, la surprise que j’ai eu d’entendre le growl de Stephane Jomphe alias le Barburou du groupe Insurrection. God damn que c’est parfait le mélange de ces deux voix. Des riffs rapides et pesants, des ralentissements, des growls en puissance et un drum qui décoiffe, c’est le résumé de la pièce et 3 minutes 39 de Démocratie Bafouée ce n’était pas assez !

Pour conclure, Sequentis est un album qui plaira aux amateurs de metal réfléchi, engagé et aux fans de Killswitch Engage de par la voix et aux fans de sonorité lourde de style djent.

9,5/10

-Vicky Fillion

Critique d’album: Decerebration – Follow The Scars (2021)

Decerebration
Follow The Scars
3 décembre 2021

Liste des pièces

  1. Scorched Memories
  2. Infamous Duality
  3. A Ghost of Flesh and Blood
  4. Follow The Scars
  5. Break the Cycle
  6. The Factless Prophecy
  7. The Gift of Anger
  8. I Despise
  9. L.T.E.I.

Pour les fans de: Suffocation, Cannibal Corpse, Death, Dying Fetus et Sepultura.

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https://decerebration.bandcamp.com/album/follow-the-scars

Critique

Une amie de longue date, Nicky de Nicky’s Productions, m’a envoyé un message pour me demander de faire une critique de l’album Follow The Scars du groupe Decerebration. Pour ma part je ne connaissais pas le groupe, je n’avais jamais entendu leur musique et le nom m’était aussi inconnu. Pourtant, c’est un des premiers groupes de death metal québécois (début des années 90) et ils sont de Québec. Donc, c’est un groupe qui manque à ma culture. Je vais remédier à la situation de ce pas en pesant sur la touche Play sur le site bandcamp du groupe!

L’album débute avec une belle intro plutôt creepy, percussive avec une boîte à musique qui nous donne une mélodie plutôt intrigante et je pourrais me permettre même de dire macabre. Une intro qui ne me dit pas vraiment dans quoi je me suis embarqué, mais qui me donne officiellement envie de le savoir.

Infamous Duality
La première pièce donne le ton à l’album. Nous avons droit à se que j’appelle du bon vieux death metal oldschool qui me fais penser à du Suffocation. Des riffs de guitare pesants sans nécessairement être rapides tout en étant vraiment accrocheurs et recherchés, des partitions de drum bien pensées, sans être trop technique avec des fills à ne plus finir. Le drum est TRÈS efficace et prends la place qui lui revient de droit dans la chanson. Rajoutez à cela une voix très grave qui m’a fait penser à du Pyrexia ou encore Broken Hope. Infamous Duality est une chanson qui vaut le détour.

A Ghost of Flesh and Blood
Cette chanson est ce que je pourrais appeler un point fort de l’album. Elle détient beaucoup d’éléments qui ont retenu mon attention. On parle d’un drum plus technique (blast beat et des variations intéressantes au niveau des bass drums), des riffs de guitare plus rapides et techniques sans oublier le côté mélodique de la chose. Par bout, j’ai cru reconnaitre des influences de Black Dahlia Murder (picking rapide et riff de guitare à la tierce). J’ai vraiment aimé le bout plus punchy avec une progression en revenant du solo jusqu’à la fin de la pièce. Mon coup de cœur de l’album c’est vraiment cette chanson!

Follow The Scars
Avez-vous déjà été réveillé en plein milieu de la nuit par une claque sur la gueule (non volontaire) donnée par votre conjoint(te) pendant qu’il (elle) se retourne rapidement? Bien les 25 premières secondes de la chanson m’ont fait feeler comme cela. BANG un riff de guitare rapide avec un blast beat qui ramasse! Ensuite, nous avons droit à un riff découpé et ultra pesant. J’ai été TOTALEMENT surpris par une voix clean pendant le refrain. Le genre de chose que je ne m’attendais tout simplement pas avec ce que j’ai entendu précédemment. J’ai été agréablement surpris par cet élément et j’ai vraiment aimé ça!

Pour ce qui est de la suite de l’album, la chanson Break the Cycle a un côté rapide et mélodique avec un petit solo/lead. Mention spéciale au riff à 3 minutes 14 jusqu’à 4 minutes qui m’a fait headbanger au point de m’en dévisser le crâne. Un blast beat, des guitares rapides, un bass drums dans le tapis, c’est ce que j’appelle la combinaison gagnante pour mes goûts personnels. The Faceless Prophecy a une intro électro distortionée au max, des riffs rapides et brutaux sans laisser de coté l’aspect mélodique du groupe. Le son de la basse ressort pas mal plus dans cette pièce, chose qui ne me déplait pas du tout.

The Gift of Anger a la vibe d’une chanson qui a bercé mon adolescence, Catatonia du groupe Suffocation, avec les guitares pesantes mélangées avec le vocal guttural et le drum plutôt lent. Encore une fois j’ai été surpris par des voix cleans. En plus, elles sont en harmonies avec une guitare clean pour accompagner le tout. Pour l’effet de surprise, les gars n’ont pas manqué leur coup! I Despise est une chanson énergique qui a son lot de charmes aussi. C’est une pièce qui est plutôt diversifiée. Elle a tous les éléments que le groupe nous a montrés jusqu’ici, mais le tout au même endroit. J’ai bien aimé les voix clean avec le chant guttural à la fin de la chanson qui m’a encore une fois surpris!

Decerebration fut pour moi une TRÈS belle découverte. Je n’ai pas trouvé de longueur à l’album et je dirais même que j’ai passé un très bon moment. C’est un album signé François C. Fortin a.k.a Franky Blastbeat (Édit, Mix, Mastering) du studio La Boîte Noire et l’artwork (pochette) a été créé par Rudi Gorging Suicide.

Je donne la note générale de 8.6/10 à l’album.

JD

 

 

Critique d’album: Burning The Oppressor – Damnation (2021)

Burning The Oppressor
Damnation
Candlelight
29 octobre 2021

Liste des pièces

  1. Cannibal K
  2. The Oppressor
  3. Martyrize
  4. Black Eye
  5. Wrongdoers Of The Seas
  6. Crackhead
  7. Damnation
  8. Darkest Moonlight
  9. Seven Generations Raped
  10. Infamous Human Beast
  11. Insanity
  12. Warrior (Ft. Simon Girard)

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Critique

À la suite du spectacle de Burning The Oppressor, Nova Spei et Thrash La Reine à Trois-Rivières le 12 novembre dernier, je me suis donné la mission de faire la critique du nouvel album de Burning dans le but de sortir les deux articles pas mal en même temps. Donc, une fois le compte rendu du spectacle fait, je me suis lancé dans l’écoute de leur 4e opus qui se nomme DAMNATION.

L’artwork de la pochette a été réalisé par le guitariste Frédérick Mouraux-Dufour. Pour ce qui est de la production, il a été mixé et masterisé par Chris Donaldson et assisté par son engineer mix assistant Jonathan Mazzeo, Pistoia – Italie.

L’album débute avec la pièce Cannibal K, que j’ai écouté trois fois avant de me lancer dans l’écoute des autres chansons. Elle m’a littéralement envouté. Tous les éléments qui font qu’une chanson métal est tout à fait démente y sont réunis. Une intro vraiment lourde et groovy suivi d’un rythme rapide avec des voix qui se répondent, aiguë et grave. Ensuite, arrive le refrain ultra mélodique avec, encore une fois, des voix aiguës et graves qui se répondent. Après le deuxième refrain, SURPRISE, un riff vraiment intéressant que j’appellerais, un pré solo. Il est totalement débileet il vient de faire capoter mon cerveau. Et ce n’est pas tout, quoi de mieux qu’une progression qui grimpe en intensité pour revenir de tout ce qui vient déjà de me bourrer le crâne? Oufff si toutes les pièces sont comme celle-là, je vais surement défoncer mes données de téléphone cellulaire sur Youtube, car ça faisait longtemps qu’un album ne m’avait pas accroché comme ça dès la première chanson.

La chanson The Oppressor a plus une vibe de Kataklysm dans les années 2010 avec le côté basedrum rapides et riffs de guitare simples, mélodiques et des picking rapides et vraiment efficaces. Une très bonne pièce qui, malheureusement selon moi, va vivre dans l’ombre de Cannibale K, car elle est plus dans le style : je rentre dans le moule. Mais ce n’est pas pour autant qu’elle n’en vaut pas l’écoute. C’est une excellente chanson qui en vaut le détour.

Ensuite, Martyrize est un titre qui a un vidéoclip TRÈS percutant. Au début de la vidéo, il y a un avertissement qui prévient les auditeurs qu’il y a des scènes de violence domestique. J’ai fait la critique de cette pièce avec le soutien visuel du vidéoclip, car je sentais que le groupe avait vraiment un message à passer par celle-ci. Après l’écoute de la vidéo, j’ai dû prendre un cinq minutes pour m’en remettre. Le groupe lance un message VRAIMENT fort. On voit une famille plutôt normale au début du vidéo, et finalement, plus celui-ci déferle sous mes yeux, plus le père de famille devient violent avec sa femme et son fils jusqu’à temps qu’il soit trop tard… À la fin du vidéo, il y a un autre message qui donne des numéros pour demander de l’aide si nous connaissons quelqu’un ou si nous sommes soi-même victime de violence domestique. C’est une pièce qui a un message clair. Le groupe a frappé fort avec cette chanson (sans vouloir faire de jeu de mots de mauvais goût). Sinon pour la pièce, cette une pièce très intense et musicalement bien construite qui fit totalement avec son vidéoclip. Je vous suggère à tous d’aller voir le vidéoclip.

Pour ce qui est de la suite de l’album, nous avons droit a un album qui est vraiment bon. Les compositions ont toutes des moments clés qui capte mon attention et qui me fais dire, damnnnn les gars, vous avez travaillé fort sur celui-ci. J’ai aimé la polyrythmie au drum dans la pièce Black Eye (haut du corps simple en 4/4 avec un pattern de basedrum non-régulier) ou encore l’énergie pure de Crackhead.

Je vais maintenant faire un stop sur la chanson Damnation, qui est quand même la pièce titre de l’album. Une puissante passe de drum débute la chanson pour ensuite nous envoyer un riff de guitare avec des hammers pull off, le tout avec un vocal garrocher brillamment d’un flot rapide qui rend la pièce encore plus violente! J’aime bien le refrain ultra mélodique avec de puissant backs qui prennent vraiment de la place en puissance. Si c’était l’effet recherché, les gars ont bien réussi leur coup. Une très bonne chanson pour représenter l’album selon moi. Bon choix guyz!

J’ai bien aimé la collaboration de Frank Duff du groupe Hexolyth sur Darkest Moonlight et la collaboration des Black Bear Singers, un groupe de tambours et chants, originaire de la communauté Atikamekw de Manawan sur la pièce Seven Generations Raped. 

Infamous Human Beast est selon moi une chanson incontournable sur l’album, par sa rapidité, sa brutalité, mais surtout pour son côté électro qui m’a littéralement fait tomber en bas de ma chaise. Les riffs de guitares sont relativement techniques et vraiment bien pensés. Vraiment, c’est un point fort de l’album!

En conclusion, je dirais que c’est un album avec une production impeccable signée Chris Donaldson du groupe Cryptopsy dont le nom n’est plus à faire dans la scène métal du Québec. Je n’ai pas vraiment trouvé de point négatif à l’album. J’ai passé un moment agréable à l’écouter. Il n’y a pas de longueur ou de redondance, Tout s’enchaine parfaitement, autant au niveau des riffs qu’au niveau des chansons les unes après les autres. Tout a été construit méticuleusement pour donner un album que Burning the Oppressor peut nous agiter fièrement sous le nez.

Selon moi c’est le meilleur album métal Québécois parmi tous ceux que j’ai eu le plaisir d’entendre en 2021. Je donne la note générale de 9.7/10.

JD

 

Critique d’album: Lutharo – Hiraeth (2021)

Lutharo Hiraeth
Self-Released
15 octobre 2021

Liste des pièces

  1. Introspection
  2. To Kill Or To Crave
  3. What Sleeps in Your Mind
  4. Phantoms
  5. Worship Your Path
  6. Hopeless Abandonment
  7. Valley of The Cursed
  8. In Silence We Reign
  9. Eclipse
  10. Lost In a Soul

Pour les fans de / For fans of : Unleash the Archers

****Click Here or see below for english version. Translation done by Axel & Vicky

Lutharo

Krista Shipperbottom: Vocaliste
Victor Bucur: Guitares et back-up vocals
John Raposo: Guitares
Chris Pacey: Basses
Duval Gabraiel: Percussions

Que d’attentes pour cet album. J’ai découvert ce band incroyable avec l’écoute de la chanson thème de leur premier EP Wings of Agony sorti début 2020. J’ai été immédiatement séduit par leur orientation musicale, avec une chanteuse capable de délivrer de gros growls en mixant avec un vocal clean aigu et puissant. Il va sans dire que j’attendais avec impatience la sortie de leur premier LP intitulé “Hiraeth”.

Première écoute, je m’aperçois d’un changement majeur: la chanteuse a modifié sa voix !? Je m’exclame tout d’abord “merde!” pour aussitôt me reprendre et me dire que je vais probablement m’habituer. Elle a troqué ses monstrueux growls pour un screamplus aigu, en bref elle a basculé de 2 octaves vers le haut! C’est un choix discutable, mais intéressant, nous allons y revenir plus tard pour vous délivrer la question que vous vous demandez tous (ou pas): Axel aime ou non? À voir… Il est important de mentionner que j’ai un immense faible pour les chanteuses métal, je vais certainement lui laisser sa chance ;).

Continuons avec le contenu musical: on a définitivement monté d’un niveau depuis le EP. C’est technique, rapide et on y dénote la présence de solos superbement bien joués. C’est diaboliquement satisfaisant. Au travers des pistes, je sens une influence de power metal très marquée. Ayant beaucoup écouté ce genre dans mes débuts dans l’univers du métal, j’aime encore sa présence à petite dose, et le dosage ici est idéal pour moi. Étant également un fan du band “Unleash the Archers”, je mettrais ma main au feu que le band les aime aussi, leur style s’y apparente beaucoup.

L’album commence en force avec un single déchirant To Kill or to Crave, le scream au début de la chanson nous donne immédiatement un sourire démoniaque! Une énergie s’y dégage et on sait que l’expérience de cette écoute risque d’être plaisante. On arrive au milieu de l’album et dénote un petit peu de séquences répétitives, mais rien de dérangeant. On regagne en vigueur à partir de la chanson 6, où le band commence à faire apparaître de plus en plus de blast beats, comme si on venait d’allumer que l’auditoire nécessitait un peu de vigueur. Et pour finir, ma pièce préférée de l’album, Lost in a Soul, une merveilleuse piste qui alterne bien le chant clean et le scream de la chanteuse. J’accorde toujours un intérêt particulier dans le choix de LA bonne piste pour clore l’album, celui-ci me séduit totalement.

Les points fort d’Axel:

  • Bon choix de l’ordre des pistes
  • Des solos très techniques et bien placés
  • Des singles solides qui sont des pièces importantes dans le puzzle de l’album et qui, lorsqu’ils sont sortis il y a quelques mois, ont provoqué avec succès de l’anticipation pour l’album
  • La puissance de la voix clean de Krista, ainsi que son range et sa justesse

Les points faibles d’Axel:

  • C’est purement personnel, mais même après 4-5 écoutes, je préfère l’ancien scream à Le nouveau sonne plutôt bien cependant et s’agence bien avec la mélodie
  • L’impression de répétitivité au milieu de l’album

Pour conclure, mes attentes étaient très élevées et j’ai été satisfait presque à 100%. J’aime beaucoup la direction musicale qu’ils prennent et le degré de maturité qu’ils possèdent déjà. Bon, on voit bien qu’ils sont dotés de beaucoup de talents, mais il faut apprécier leur ardeur au travail, on n’obtient pas un son aussi recherché en comptant seulement sur le talent naturel, c’est du dévouement pure et simple. On leur souhaite une excellente continuation!

Note: 9/10

Singles et vidéos:

 

English

So many expectations for this album! I discovered this incredible band with the theme song of their first release, the EP Wings of Agony released at the beginning of 2020. At that time, I was seduced by their sound, with a single capable of delivering a powerful clean voice as well as a monstruous death metal growl. Needless to say, I was heavily looking forward for their first LP.

What happened with her voice?! She did change her growl for a scream. At first I was like” Shit!”, but I immediately took over myself to let me have time to get used to it. The choice is debatable, but interesting and I will come back to it later to give you the answer to the question everyone is asking themselves (or not): do Axel likes it finally? Given the fact that I have a noticeable passion for women metal singer, I will certainly open my mind and give her a chance.

Let’s go on with the musical content: we leveled up since the EP. It’s technical, speedy and the solos are insanely complete and well played. They did their homework over there. I sense as well that they put a little more of the power metal influence, and it works pretty well. On the side of things, I’m a pretty big fan of another Canadian band called “Unleash the Archers”, and I strongly suspect that they like them too. I can hear a lot of influence of style. That being said, both bands have their own wonderful style, so no problems being similar.

The album starts in full force with the single “To Kill or To Crave” with Krista delivering a diabolic and energic “GWAAAAAAHHHH!!”, giving me an instant smile on my face. The energy is already at high stake, and we know we are on a pleasant journey. Going through half of it, we sense a little bit of repetition, but nothing disturbing. As the band sensed that the “crowd” needed a little energy, they put more and more blast beats through songs 6 and so on, which makes us headbanging again. All this on the way for the final song, my favorite of all: “Lost in a soul”, a charming alternance between Krista’s screams and cleans, fitting very well with a wonderful melody. I always give a particular importance for the choice of every album’s last piece, and here this one is a 10/10 for me.

Axel’s thumbs up:

  • Tracks order are on point
  • Well played technical solos
  • Super good singles. Those are key songs in the album’s puzzle and when they got out some months ago, they succeeded to create anticipation for the upcoming album
  • Singer Krista Shipperbottom’s clean signing, impressive range and a lot of power

Axel’s thumbs down:

  • Personal opinion, but I still prefer Krista’s old scream. The new one is not as good for me, but after a few listens I understand that it fits with the melodies and riffs
  • The short repetitive part in the middle of the album

My expectations were high and I was almost 100% satisfied. I like a lot the musical path they are taking and I appreciate their level of maturity I hear for their very first LP. They are certainly very talented, but their hard work is obvious. We cannot obtain this technical level and sound quality without working our asses off, so we wish them to continue this way, keep it up guys!

Note: 9/10

Axel Dastous

 

Critique par Vicky

Lutharo est une formation canadienne qui arrive tout droit d’Hamilton en Ontario. Le groupe a vu le jour en 2013 et avec ce nouvel album, il est évident qu’ils sont de plus en plus ferrés et solides.

Contrairement à mon collègue, j’ai découvert le groupe lors d’un show live, donc je connais seulement le growl qu’on entend sur le nouvel album, ce qui m’a permis de valider lors de l’écoute de ce nouvel album, si le groupe est à la hauteur en live. Mon opinion sur le sujet sera un peu plus loin dans ma critique. Suite à ce spectacle durant l’été 2021, j’étais impatiente d’entendre le nouvel album et je ne suis pas déçue.

L’album débute avec un coup de force, dès les premières secondes de l’intro, le battement de coeur vient nous chercher aux tripes, ce qui nous prépare bien à la suite qui nous donnes aucun autre choix que de headbanger.

La première pièce To kill Or To Crave fait partie de mes points fort de l’album. Elle commence en force un growl typique de Krista et s’ensuit des riffs entrainants et le drum, qui est très présent, donne un excellent élan à l’album. Sans oublier que le clip de la pièce est tout aussi excellent visuellement que musicalement.

Mon second coup de coeur est What Sleeps In Your Mind. L’intro, avec la bass bien distincte, m’a conquise immédiatement, c’est plus pesant, c’est lourd, c’est parfait! Tout comme les pièces Phantom et Worship Your Path avec des moments plus lents et pesants. Il n’y a aucun doute sur le talent de chacun des membres du groupe, que ce soit les solos de guitares, le drum, la bass ou le chant, tout est parfaitement orchestré et bien organisé pour donner une énergie incroyable à cet album.

Le seul point négatif que je pourrais amener est que l’album se ressemble beaucoup d’une chanson à l’autre, mais que cela ne tienne, elles sont toutes excellentes et donnent le goût de trasher et de crier : To kill or to craaaveee, yaaaahhhh!!!!

La voix de Krista est versatile et incroyable. Et contraitement à bien des chanteuses, que ce soit sur l’album ou en spectacle, le rendu de sa voix clean et celle de la voix growl  est identique. Pas de fausses notes, ses chants cleans high pitch sont parfaits du début à la fin d’un show. Si vous hésitez à aller voir le groupe en spectacle suite à cette sortie d’album, je vous conseille fortement de mettre vos doutes de côté et d’y aller all in. Tout est impeccable sur scène, tout comme l’album Hiraeth.

Pour cet album, j’y vais de pair avec mon collègue : 9/10!

ENGLISH

Lutharo is a Canadian band coming straight from Hamilton, Ontario. The band was formed in 2013 and with this new album, it’s obvious that they are ready to conquer the world!

In opposition to my collegue, I first saw Lutharo during a live show in 2021. So I only know Krista’s present growl, which allowed me to validate if the band is up to it live, like on the album. My opinion on the matter will be discussed a little further in my review. Following this show in the summer of 2021, I was impatient to hear the new album and I am not disappointed.

The album starts off with a bang, the heartbeat of the intro gives us chills in our guts, which prepares us for the rest of the album and gives us no other choice except headbanging.

The first track To Kill Or To Crave is one of my highlights. It starts in force with a typical Krista’s growl leading to some catchy riffs and a very present drum which gives excellent boost to the album. In addition, we must not forget the music video for this track, it’s just as excellent visually as it is musically.

My second highlights is What Sleeps In Your Mind. The intro, with distinct bass, won me over immediately. It’s heavier, it’s perfect! Just like the track Phantom and Worship Your Path. They have slower and heavier moments. There is no doubt about the talent of each members, whether it be the guitar solos, the drum, the bass or the vocals, everything is perfectly orchestrated and well organized to give an incredible energy to this album.

The only negative point I could bring is that the album is similar from one song to another, but never mind, they are all excellent and give the taste of trashing and cry out loud : To kill or to craaaveee, yaaaahhhh!!!!

Krista’s voice is versatile and amazing. And unlike many singers, whether on the album or during a live show, her clean voice and growl voice are identical. No wrong notes, his clean high pitch vocals are perfect from start to end of a show. If you still hesitate to go see the band in a live show following this new album release, please put your doubts aside an go all in. Everything is flawless on the album Hiraeth as it will be on stage.

For this album review, I go along with my colleague: 9/10!

-Vicky