Critique d’Album: Valdrin – « Beyond The Forest »

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Valdrin

« Beyond The Forest »

Blast Head Records

2013

 

«A Drain In The River»
«Beyond The Forest»
«Rusalka Succubus»
«Serpent Willow»
«Impaled Visions Breed Within The Vines»
«Calling To The Canidae Horde»
«Through The Catacombs»
«Come Forth»
«Darkness as Black As Evil»
«Battles In The Medieval Sky»
«In The Vortex of Time-Relinquish Flesh»
«Forgotten Souls»

 

 

Des sombres contrées de Cincinnati en Ohio nous parvenaient, l’an passé, les échos du premier opus à vie de la formation de Black Metal mélodique Valdrin. À l’exception des membres composant la formation, très peu d’informations concrètes étaient disponibles sur ledit groupe et attiré comme je le suis par tout mystère, je décidai de consacrer des écoutes attentives à cet album intitulé sobrement «Beyond The Forest» pour en décortiquer le contenu et vous l’exposer. Voici donc une succincte revue de cet album complexe, surprenant et fort intéressant.

Tout d’abord, Valdrin présente sur cet album un Black Metal mélodique fortement teinté d’influences Death, Thrash, atmosphériques et païennes. À l’écoute, le groupe peinera à cacher ses maîtres spirituels tels que Dissection, Windir (voir la pièce finale intitulée «Forgotten Souls») et le vieux Dimmu Borgir avec l’emploi de claviers omniprésents et aux atmosphères grandioses. Si le tout en résultant est extrêmement cohérent, interprété avec brio et admirablement complexe, Valdrin ne s’illustre donc pas nécessairement par son originalité à tout casser, mais plutôt par son efficacité et la qualité de ses compositions. Ainsi, il faudra souligner la performance individuelle des musiciens qui s’illustrent par d’excellents motifs de guitare mélodiques, des solos puissants et une belle variété de structures rythmiques amenant de très belles dynamiques étalées sur plus d’une heure de musique. L’approche vocale privilégiée par le leader de la formation Carter Hicks (guitares, claviers et chant) est ici sans surprise, mais très bien exécutée avec un hurlement râpeux typique du Black Metal. De plus, le groupe parvient relativement facilement à générer des ambiances sombres rappelant encore leurs influences scandinaves du milieu des années 1990.

La production est généralement bien réussie, combinant à merveille clarté moderne et grain sale maléfique, mais on devra jouer un peu avec le volume des basses pour obtenir le plein potentiel du jeu de James Lewis (basse) enterré par des claviers un peu trop prédominants à mon goût dans le mix, une réverbération et un volume parfois exagéré du vocal qui, combinés à la longueur impressionnante de l’opus peuvent rendre son écoute entière un brin lourde. En somme, ce sera donc principalement la qualité des compositions du groupe, leur variété, leur exécution sans faille et leur côté mélodique accrocheur qui feront en sorte qu’on retournera à cet album avec appétit, plutôt que l’originalité ou une production à tout casser.

En conclusion, «Beyond The Forest» de Valdrin nous présente un groupe en pleine possession de ses moyens en matière de composition et de complexité musicale. Si quelques lacunes résident du côté de la production et de l’originalité, le tout n’en demeure pas moins une très belle découverte pour les amateurs de Black Metal mélodique qui reste fidèle à la tradition élaborée par les grands maîtres du genre dans les années 1990.

Pièces favorites : «Beyond The Forest», «Serpent Willow», «Calling To The Canidae Horde», «Darkness As Black As Evil», «Battles In The Medieval Sky» et «Forgotten Souls».

8/10

Louis-Olivier «Winterthrone» Brassard Gélinas


Critique d’album: Inverticrux – « Malcontent Manifestation Monitoring Prog. »

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Inverticrux

« Malcontent Manifestation Monitoring Prog.« 

Exalted Woe Records

2013

 

Aural Fixation with Horror!

Having released their debut full length, “Virgin Reaper” in 2011, U.S. band, INVERTICRUX have recently recorded an EP that certainly will turn heads with its penchant for dramatic, Gothic flare! “Malcontent Manifestation Monitoring Prog.” hits hard and can be heard as a miscreant ode to traditional Heavy Metal mixed with Goth and Blackened Thrash for good measure!

First song, “Sin Be Thy Guide” hears the spirit of old in its fast thrash-like rhythm and Mercyful Fate-isms. What is immediate are the vocals that carry a strong nod to King Diamond in their falsetto and pitch highs and lows, courtesy of Raypissed, vocalist extraordinaire and who also lends his talents to MYSTIC FOREST. Certainly, the theatrics move nicely along on songs, “On Six Limbs” and “Malcontent Manifestation”, the latter of which boasts a slow, doom-like dirge only to be swept away by faster tones to finish!

Loretta’s Lost Leg” showcases a stirring classical influence; soft soprano vocals cleanly mesmerize the listener before being pummeled by blasting Black/Thrash and an overall unsettling aura. Beautifully played, the intro could be made longer to emphasize the variety a bit more. The song also includes a wild solo and duo high-pitched vocal that’s chilling in its execution. Meanwhile, the tortured angst remains on “Here Fades All Worldly Pleasures” with doom-ridden purpose, while “Attack of the Scarecrow Clowns from Planet Spider” is fierce and has a horror inspired sense of loyalty. Again, dramatic vocals help propel the cut into eclectic pastures, and the narrative that ends recounting an encounter with otherworldly beings, also bemoans gloom!

INVERTICRUX have released a bona-fide “terror” in “Malcontent Manifestation Monitoring Prog.” and though the production is rough around the edges, it is a dirty slice of wickedness, nonetheless. It may not be to everyone’s taste, particularly vocally, but if you’re a fan of SOURCE OF TIDE, GHOST, B.C. or MERCYFUL FATE, then this EP will be satisfying. Enjoy at your own risk!

Standout Tracks: “Sin Be Thy Guide”, “Malcontent Manifestation”, “Loretta’s Lost Leg

8/10

Chris

 

 

 

Critique d’album: Charlemagne – « Metal knight »

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Christopher Lee (Charlemagne)

« Metal Knight » EP

2014

 

L’homme aux milles passions

C’est en faisant le tour de l’internet, que je constate qu’il y a peu d’informations concernant le nouvel album de Sir Christopher Lee alias Charlemagne. Pour faire une histoire courte, Christopher Lee est un grand acteur. (No shit) Vous avez pu le voir dans les films du « Seigneur des anneaux« , « Les rivières pourpres » et sans oublier sa performance hallucinante dans le cauchemar de Dracula. Il a, à son actif, plus de deux cents films.

Pour ceux qui ne sont pas au courant, cet homme est un grand fan de métal et d’opéra. De par sa grand-mère et ses racines familiales dans l’opéra, il développe une voix très particulière autant à travers ses nombreuses participations dans les films, dans les jeux vidéo, dans les films d’animation, qu’à titre de chanteur accompli. Il a commencé son aventure « metal » en 2004 en interprétant le rôle du Magicien-roi pour Rhapsody. Il a continué ses collaborations avec Rhapsody et Manowar, pour ensuite créer son propre groupe. En 2010, il sort son premier album inspiré de l’histoire du bon vieux roi Charlemagne lui-même. (D’où provient le nom de son groupe) Cela lui fait remporter le Spirit of Metal, lors de la cérémonie des Metal Hammer Golden God Award.

Je reviens à mon sujet principal. Normalement, je suis du genre à faire la critique d’albums de groupes underground/industriel. Je tenais toutefois absolument à faire la critique de cet album-là et je ne suis pas déçue. Cette année, pour ses 92 ans (le 27 mai), il s’est offert un remix de ses anciennes chansons. C’est un court album, mais qui vaut la peine d’être écouté. Fidèle à ses sujets historiques, l’album « Metal Knight » ne passe pas à côté de cela. Inspiré de l’histoire espagnole, Sir Christopher Lee nous présente des titres comme « I, Don Quixote » et « The Impossible Dream » tiré de la pièce de théâtre « Man of la Mancha » et « The Toreador March » tiré de l’opéra « Carmen« . Ces titres sont des reprises de son album « Revelation« , paru en 2006 et on les retrouve 2 fois chacune car il en a aussi fait des versions longues. Celle-ci ont une introduction parlée, soit un monologue ou un dialogue, qui fait une entrée à la chanson principale. De plus, pour « The Toreador March« , il y a une extension du solo de guitare. La 7ème chanson de l’album, intercalée entre les 2 blocs similaires de 3 chansons, est la pièce « My way« , l’adaptation anglaise par Paul Anka (popularisée par Frank Sinatra) du succès « Comme d’habitude » de Claude François.

Ce que j’aime dans le métal symphonique, c’est qu’on puisse agencer le heavy metal et l’opéra; le son des guitares électriques à des voix puissantes et dramatiques. Dans son court album, c’est ce qu’il nous offre: une compilation d’opéra version heavy metal. J’aime beaucoup la légère utilisation du clavier, qui reste subtile et derrière les autres instruments électriques. Il semble complémentaire à l’harmonie des pièces. Le moment qui m’a le plus surpris dans tout l’album, est de l’entendre chanter en français. Il nous chante « The Toreador March » en français. C’est le genre de petit moment qui m’a mis le sourire au visage car, bien que britannique, cet homme parle très bien français et il le chante à merveille.

Comme je le mentionnais plus haut, il a repris des vieilles chansons et les a amélioré en version soft heavy metal. Je dirais que c’est un album léger et très intéressant à écouter pour les fans d’histoire, d’opéra et de métal symphonique. L’album est très mollo, si l’on le compare à du Rhapsody. Il n’y a pas de gros solo de guitare déjanté comme dans Dragon Force. Quelque fois, la guitare est plus présente et rajoute un solo bien senti, afin que la pièce ne devienne pas monotone (exemple: « I,Don Quixote« ), mais sans plus. Pour ma part, j’ai vraiment apprécié mon investissement et je chante, depuis son écoute, à tue-tête « Toréador, en mar-aaaar-che… » Je crois que ça va devenir ma chanson matinale. Disons, que ça a réveillé des souvenirs de jeunesse quand je chantais ses chansons-là avec mon père.

Je lui accorde une note de 8,5/10, car je trouve que moins de 30 minutes c’est un peu court. Vous pouvez vous procurer l’album sur Itunes en bonne résolution sonore. Je lui ai rajouté un 0,5 de plus car je l’ai écouté avec mon copain qui n’aime pas vraiment le heavy metal, et il a aimé ça.

Marie-Noëlle Anctil

 

 

Les « Elles » du Métal

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Quand vient le temps de nommer les foyers principaux du métal européen, la Grèce ne vient pas instantanément à notre esprit. Pourtant, ce pays a toujours réussi à nous surprendre au fil des ans avec les Septic Flesh, Elysion, Chaostar, Meden Agan et autres… D’ailleurs, c’est l’ancienne chanteuse de Meden Agan, Iliana Tsakiraki, qui refait surface à l’avant d’une nouvelle formation nommée Enemy of Reality. Après plusieurs mois consacrés au financement et à la production, les nouveaux-venus nous présentent leur premier album, « Rejected Gods« .

 

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Enemy of Reality

« Rejected Gods« 

F.Y.B. Records

2014

 

Comme c’est la mode ces temps-ci, plusieurs les formations ayant une chanteuse au style lyrique, sont étiquetées «symphoniques»; cet attribut est vrai la plupart du temps car les voix des dames metal, souvent portées vers l’opéra, se marient bien avec un style symphonique. Dans le cas qui nous intéresse ici, l’affirmation est à moitié véridique: Enemy of Reality nous offre bel et bien des sonorités symphoniques dans sa musique, en raison d’une forte présence des claviers, mais en raison de la grande densité sonore et de la démonstration impressionnante de tous les membres du groupe, je serais davantage porter à leur coller le qualificatif de «metal technique», qui fera davantage référence à un groupe comme Dream Theater, par exemple.

C’est effectivement le talent d’exécution qui nous frappe le plus à l’écoute de ce disque. Bien sûr, les mélodies sont, à l’image de ce qui se fait dans ce style musical, plutôt avenantes mais cet élément se retrouve un peu relégué au second plan par le jeu des musiciens. Le guitariste Steelianos Amiridis est tout simplement époustouflant à la six-cordes, offrant de solides riffs et surtout des solos étourdissants sur à peu près toutes les chansons. Son talent aurait pu suffire pour transporter l’album à bout de bras mais, par souci de diversité et de richesse, les claviers viennent aussi prendre la vedette, la claviériste Marianthe nous présentant, quant à elle, une palette sonore très variée et vivante, donnant beaucoup de couleurs aux compositions. Son talent et son jeu, qui pourront à l’occasion évoquer Jordan Rudess (Dream Theater) viennent donner le change à la guitare, alors que la dame saupoudre habilement plusieurs interventions solistes.

Quant à la section rythmique, elle se démarque surtout par sa lourdeur. Le bassiste Thanos et le batteur Philip Stone complètent bien leurs collègues, donnant à « Rejected Gods » un son très dense et très profond, offrant un juste contrepoids à l’aspect symphonique véhiculé par la voix et les claviers. On pourra toutefois émettre ce petit reproche que la rythmique est parfois mixée trop en avant dans le processus, venant à quelques occasions jeter un peu d’ombre là où guitare et claviers se devraient d’occuper l’espace sonore. On notera entre autres ce problème sur « Torn Apart« , très bonne pièce où l’omniprésence de la double pédale peut devenir obsédante. Ce problème, davantage relié à la production qu’à la performance, ne vient toutefois pas réduire le plaisir qu’on éprouve à écouter ces musiciens qui, visiblement, maîtrisent leurs instruments.

L’aspect vocal est tout aussi irréprochable, la chanteuse Iliana Tsakiraki offrant une performance remarquable. Soprano, elle livre sa voix tout en puissance et démontre beaucoup d’étendue et de profondeur. Son travail vient en fait contrebalancer l’aspect technique de la musique du groupe, en amenant une certaine émotion à l’ensemble, qui autrement aurait pu tomber dans une certaine froideur, défaut parfois inhérent aux groupes qui misent beaucoup sur le talent des musiciens. Ainsi, on se retrouve confronté à un bel équilibre entre virtuosité et émotion. Chaque passage musclé (et il y en a!) est toujours bien compensé par une haute envolée lyrique ou par une instrumentation symphonique (la superbe introduction classique de « Twist of Time » en particulier).

Afin de rendre l’ensemble davantage attrayant, Enemy of Reality a également réussi à s’adjoindre les services d’invités prestigieux. « My Own Master » nous permet d’apprécier le talent du bassiste Mike LePond (Symphony X), qui laisse sa trace sur une pièce où la rythmique est complexe, tout en nous gratifiant de superbes solos, autant à la guitare qu’aux claviers. « Needle Bites« , chanson centrée autour des claviers, est vocalement augmentée par Ailyn Gimenez (Sirenia) qui malheureusement se retrouve un peu mise en ombre par la production, sa voix claire n’arrivant pas vraiment à s’imposer face à la puissante voix de Tsakiraki. Ensuite, la chanteuse de Chaostar, Androniki Skoula, surprend sur « The Bargaining » en livrant un chant guttural qui contraste de manière étonnante avec ses capacités à aller capter les hautes notes dans un registre d’opéra comme elle le fait couramment avec son groupe. Finalement, sur la ballade « Step Into the Light » qui clôt l’album, Iliana est opportunément accompagnée de Maxi Nil (Jaded Star, ex-Visions of Atlantis) pour un duo où les deux voix se complètent bien.

Il est bien difficile de mettre en exergue une ou deux chansons en particulier, chaque composition se faisant solide; en effet, aucune des onze pièces de « Rejected Gods » ne mérite justement d’être rejetée, la virtuosité étant au rendez-vous sur toute la durée de l’album. La plus belle qualité de Enemy of Reality est justement d’avoir été en mesure de mettre en vedette tous les musiciens, témoignant d’un intéressant travail collectif d’écriture où chacun se voit donner l’occasion de briller sous les feux de la rampe. Personnellement, étant davantage incliné à apprécier les claviers (effet d’avoir grandi avec du rock progressif plein les oreilles), j’affirme ma préférence pour des chansons comme « Grief Divine » ou « Torn Apart« , qui placent l’habile doigté de Marianthe bien en évidence. Toutefois, rien n’est unidimensionnel sur ce CD, une chanson extrêmement complexe comme « One Last Try » vient le prouver, en en donnant pour leur argent aux amateurs de tous les instruments.

Après plusieurs écoutes de ce premier album, je ne peux que constater le grand professionnalisme de Enemy of Reality. L’espace sonore est habilement occupé avec grand talent et surtout, je me permets à nouveau d’appuyer sur le principe d’équilibre. Équilibre entre les instruments, mais aussi équilibre entre talent brut et sensibilité symphonique. Bref, tous les éléments viennent se compléter pour former un ensemble d’une grande richesse. Dans un créneau musical de plus en plus saturé, les groupes doivent redoubler d’ardeur pour pouvoir se démarquer et définitivement, la formation grecque a fait ses devoirs, arrivant avec une carte de visite des plus attrayantes. Voici donc un album à écouter encore et encore, le plaisir étant toujours au rendez-vous.

Stéphan

 

 

 

Critique d’album: Temtris – « Shallow grave »

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Temtris

« Shallow Grave« 

Battlegod Productions

2014

 

Since 2003’s debut, “Threshold”, Australia’s TEMTRIS have steadily been amassing a huge fan base playing an eclectic brand of Power/Heavy Metal that’s more in line with DORO or ICED EARTH than NIGHTWISH, EPICA. This year marks the band’s third outing, “Shallow Grave” that sees the quintet set the bar even higher!

Captured” starts the album with a forceful punch, with vocalist Genevieve Rodda’s leading the charge but it’s with “Slave to the System” that her performance really begins to shine! Set against a musical juggernaut of double bass, subtle Death growls (courtesy of guitarist, Llew Smith) and a fierce momentum MEGADETH fans would swoon over the song carries onto the title track, which is equally impressive. There’s nothing delicate or “sweet” about TEMTRIS’s sound. Strong angry song writing and mastering by Lord Tim give the album a vicious feel, not to mention Rodda’s “warrior-like” battle cry on “Shallow Grave” and “Your Time Will Come”, one of the many highlights. “Shallow Grave” isn’t all bombast. There is variation, though it isn’t apparent immediately. “Silent Tears” boasts a slower, saddened melody that pulls on the heartstrings before tremolo guitars and powerful chords tear away the serenity. “Forever Haunted” returns to familiar territory in the dual vocals and menacing overtones and epic feel.

Certainly Australia’s, TEMTRIS have become household name in the International Heavy Metal scene and with “Shallow Grave” they only prove to solidify that reputation. With repeated spins will the listener slowly familiarize him/herself with the cuts; initial listens may hear the songs blend into one another but ultimately a satisfying experience will be had. See you in the pit as these songs are tailor made to be performed live! Since then, here’s below the official video for « Your time has come » and their reverbnation player. Enjoy!!

Standout Tracks: “Slave to the System”, “Silent Tears”, “Your Time Has Come

8/10

Chris

 

 

 

 

Critique d’album: Contrarian – Predestined EP

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Contrarian

« Predestined » EP

Unsigned/Independent

2014

 

It’s always interesting to hear members of your favorite bands convene and initiate another project/band that expands the template of what they’ve done before. It’s sad, however, when that new endeavor offers nothing new. Not so, with CONTRARIAN, a Rochester New York based band, including members of NILE and MITHRAS that really bring something new and exciting to the table!

CONTRARIAN’s debut EP, “Predestined” is a smorgasbord of layered sound and technical wizardry, not to be misconstrued as senseless noodling, however. No, the three songs on offer delve into avant-garde latter-day DEATH riffage, with slight atmospherics giving the listener a satisfying experience. Title track, “Predestined”, varies greatly in tempo and guitar flare as semblances of MITHRAS creep gently through from time to time. “Libertarian Manifesto”, though being the shortest track, offers the most mesmerizing ideas in its bassline break and clean sweeping chords! Lyrics fueled by philosophical questions concerning man’s place in this world, deep guttural vocals in front of “Sound of Perseverance” style aggression all add up to being one of the many bona fide highlights!

Final number, “Diogenes at Delphi” continues the momentum but includes short spacey tinges which leave the listener breathless, especially towards the finale, where lush, tuneful guitar picking cascades to bring “Predestined” to a peaceful end. Indeed, CONTRARIAN offer something refined and delicate all the while keeping with the traditions of Extreme Metal but adding just the right amount of sophistication; an emotional ride to be sure.

Standout Tracks: all of them, especially “Libertarian Manifesto

9/10

Chris