by Chris Wheeler | Août 17, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Holocaustum
« Crawling Through the Flames of Damnation«
Dark Horizon Records
2011
Formed in the Winter of 2009, HOLOCAUSTUM are described on Encyclopaedia Metallum as playing Death Metal but there’s more afoot here on their debut than this tag may suggest. “Crawling Through the Flames of Damnation” hears a fledgling band dole out Blackened Death with low, growled vocals that would send shivers down anyone’s spine! Though, with members having played in other notable outfits like MORPHEUS DESCENDS, DISINTER, TYPHUS and SPIRITUAL DECAY, fans can expect a healthy dose of competently performed extreme Metal.
Beginning rather immediately without an intro or gradual emergence, “The Putrid Race” is effective in showcasing where HOLOCAUSTUM’s allegiances lie. Tremolo riffing and steady propulsion defy labels of pure “Death” as even the title track screams older Swedish giants, NECROPHOBIC, UNANIMATED and SACRAMENTUM, the only difference is the deeply imposing growl of vocalist, Shawna Silvers. In fact much of this comparison comes courtesy of the production sound of Jeff Mhaghnuis‘s cymbals, duo guitar attack of Baughman and Newton razor sharp performance! With simple song structures and guitar patterns, HOLOCAUSTUM don’t dwell necessarily in “technical“ worlds, but do focus energies in strong rhythms and repetition. Case in point, both “Prepare For Butchery” and “Sacrificial Chamber of Blood” let go of the earlier comparisons slightly to make way for a bottom heavy assault and guitar tone that BOLT THROWER fans would consider superb! Even still, closer, “Funeral Song” features more of a Death Metal approach in its ugly execution that aptly justifies the “Death Metal” label.
HOLOCAUSTUM may have a bit of growing to do in writing songs that punch their way outside the box, but as a debut, “Crawling Through the Flames of Damnation” is a fine listen that doesn’t wear out its welcome. Short songs that get to the point will leave listeners curiously wondering where the band will venture next with new Drummer Tomasz Pilasiewicz, won’t have to wait too long as their second album titled « In The Fields They Bled » is waiting in the wings for Fall 2014 set to release on both Dark Horizon Records and Horror Pain Gore Death Productions. Cheers to anticipation…. Meanwhile grab this album or go download for free the 2 songs on their reverbnation: « Prepare for butchery » and “Sacrificial Chamber of Blood”.
Standout Tracks: “Buried Alive”, “Sacrificial Chamber of Blood”, “Funeral Song”
7.5/10
Chris
by Lex Ivian | Août 16, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Daedalean Complex
« The rise of Icarus«
2013
DAEDALEAN COMPLEX a fait paraître en novembre 2013 son 3ème album, « The rise of Icarus » un album de 8 pièces, dont une reprise de « Chrysalis » (que je souligne tout de suite vous saurez pourquoi plus loin) tirée de leur album éponyme de 2008, pour un peu plus de 36 minutes.
L’album débute avec « The Labyrinth« , une pièce atmosphérique où le clavier prend toute la place appuyé des vocalises de Lindsay Schoolcraft, et qui sert d’intro tout en mettant au clair l’identité du groupe. Si je comprends bien, le «Daedalean Complex» est le labyrinthe de Dédale. Et c’est par notre passage à travers les constructions offertes que nous atteindrons le niveau suivant de la connaissance.
Suite à cette intro, on entre dans le vif du sujet avec « Divine and conquer » qui m’a tout de suite mis à l’oreille la nouvelle mouture de leur son et je dois avouer que cette évolution m’a grandement plu. Bon, la référence à l’album « Animatronic » de The Kovenant est frappante au point que la pièce « New world order » se superposait dans ma tête par moments mais ce rapprochement me met immédiatement dans des dispositions positives pour la suite. Autre changement, Daedalus est maintenant chanteur de la formation avec une voix dans un registre différent mais quand même pas trop de celle de Herr Noxx.
Avec « Breaking the chains« , le double bass drum est dans le tapis et Daedalean Complex s’enfonce un peu plus dans le côté black de leur musique. Le côté symphonique y reste mais un peu plus à l’arrière-plan supportant cette déferle musicale. Mention honorable à la petite passe de sitar/gong/violon au deux-tiers de la composition qui forme une belle transition inattendue vers la dernière portion de la pièce.
« Darkest path » nous emmène dans un monde un peu plus mélancolique avec sa rythmique lente et cette atmosphère doom quasi funèbre appuyée avec brio par une nouvelle variante de la voix de Daedalus qui nous amène son chant clean. Le petit solo de clavier sobre et bien amené vers le milieu de la pièce est définitivement à souligner et démontre encore une fois le sérieux mis dans la qualité des compositions offertes. Daedalus a cherché les arrangements qui attirent l’oreille. On réutilise d’ailleurs ici les vocalises exécutées par la jolie voix de Lindsay Schoolcraft entendue lors de l’intro.
Suite à cette pièce languissante, « Chrysalis » débute avec une ambiance gothique et je revisite une pièce que j’avais découverte sur leur album éponyme mais revampée pour l’occasion: elle s’est définitivement fait «blackisée». De plus, non seulement la musique a t’elle été modifiée mais le vocal de Daedalus est plus grave que sur l’ancienne version et s’ajoute maintenant aussi la jolie voix de Lindsay (qui cette fois chante et ne fait pas que vocaliser) qui m’a fait penser sur le coup à la voix clean de Alyssa White-Gluz.
Avoir ces 2 versions de « Chrysalis » me ramène à l’époque où j’étais DJ et faisais jouer des pièces de groupes comme Tiamat, The Kovenant ou Dreadful Shadows, reprises en version dancefloor que l’on retrouvait sur les compilations « Extreme Club Hits » au côté de trucs plus gothiques ou technoindustriels. Un plaisir pour mes oreilles. C’est quand même drôle de dire que c’était ma pièce favorite de leur 1er album et que maintenant ces deux versions sont mes deux pièces favorites de Daedalean Complex. Vous allez peut-être dire que c’est normal puisque c’est la même pièce mais je peux dire qu’elles diffèrent quand même pas mal l’une de l’autre et que chaque version est hot.
Après cette pièce, on est accueilli par une courte intro de piano pour se lancer dans « A shattered icon » qui ramène le chant clean de Daedalus et retourne plus directement dans leur black symphonique ce qui sera également le cas avec « Echoes of your voice« . Je passe rapidement sur ces 2 pièces mais non par manque d’intérêt car celles-ci contiennent leur lot d’arrangements intéressants
La dernière pièce, où cette fois seule Lindsay chante si on exclut quelques backvocals, se présente dans un registre pas mal différent, et on a droit à une pièce aux atmosphères plus gothiques qui montre une autre des facettes possibles de Daedalean Complex (et qui rejoint plus l’esprit de l’intro de l’album). Je reste pourtant avec l’opinion que cette pièce ne sert qu’à donner le spotlight à Lindsay, mais attention ici ce n’est pas un commentaire négatif car ce spotlight, elle utilise de très belle façon. Bien que, comme je disais pas mal différente, « Ariadne’s thread » permet d’apprécier la belle voix de Lindsay et terminer l’album sur une note plus éthérée.
Mêlant des influences de black, doom, darkwave, gothic et industrial avec une subtilité orchestrale frappante, Daedalean Complex ont donc fait un album qui, en plus d’être agréable d’écoute, est très varié et permet de voir de multiples facettes de leur identité. Sur leurs deux albums précédents, je sentais moins la force et l’agressivité de leurs pièces comme s’ils s’étaient retenus malgré certaines passes intenses. Sur celui-ci, je constate une évolution musicale qui leur permet de passer des dancefloors plongés dans la lumière glauque des blacklights aux grottes sombres sans jamais perdre leur identité. Si comme moi vous appréciez un black symphonique avec une touche industrielle à la The Kovenant, vous allez adorer « The rise of Icarus » de Daedalean Complex je vous l’assure. Si The Kovenant a créé le cybermetal, Daedalean Complex pourrait en être le nouveau porte-étendard. Le groupe annonce avoir des compositions en chemin pour le prochain album. Pas besoin de vous dire que j’ai pas mal hâte. Pour l’instant, je vous laisse avec l’album complet en streaming sur leur soundcloud et en-dessous, la vidéo officielle pour « Echoes of your voice« .
Lex
by Chris Wheeler | Août 15, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Sade Slavey
« Industrial Devolution »
(preview, out officially on September 7th)
Groupe la Machine inc.
2014
Formed in 2007, Quebec Industrial Metallers, SADE SLAVEY have been busy touring with such genre luminaries as GENITOTURERS and WEDNESDAY 13 while recording a demo and two studio albums. Now marks the time when the group are set to release their third installment, “Industrial Devolution” to be released on September 7th!
With a strong interest in fetish art, cartoons, and retro Industrial acts from the 90’s, it’s no wonder SADE SLAVEY sound like a throwback to earlier sounds of urban decay and “mechanical” nuances. “The Fame Monster” is immediately striking in its electronics and guitar driven melodies. Heavy and caustic, the cut certainly make the point of being sonically bombastic! “Captain Slavey” introduces a more streamlined keyboard rhythm that harks back to the 1980-‘s New Wave movement as the verses, calm and blissful, only mislead the listener before storming into the catchy, manic chorus; “I’m Captain Slavey and no one can fuck with me”!
What is apparent on “Industrial Devolution” is the accessible variation of ideas on offer, especially on cuts, “Captain Slavey” and “Spies See”. Though the electronic elements are readily audible, there is enough vitriol and angst to satisfy some Metalheads. “We’re all in the Same Shit” exemplifies this with its ugly distorted guitar tone and pounding rhythm, even including a solo!
For all intents and purposes, SADE SLAVEY’s third album, “Industrial Devolution” will leave fans of MARILYN MANSON, KMFDM and NINE INCH NAILS crawling out of the woodwork for more! For those who like to vary their musical diet, this is a good platter of Industrial Metal that’s sure to peak interest! Look for it on September 7th when the band are to unveil said album at Sala Rossa, Montreal.
Standout Tracks: “Captain Slavey” and “We’re all in the Same Shit”
7/10
Chris
by Chris Wheeler | Août 13, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Sunder
Demo
Unsigned/Independent
2013
Including members of MYTHOLOGY, New York’s SUNDER boasts Black Metal that combines blistering guitar fuzz with melodic and often rousing rhythms heard on last year’s premier demo. Lo-fi and building in momentum and drama, much of the material is clearly inspired by emotionally, depressive odes which many other compatriots bathe themselves in as well.
First track, “Where Power Once Dwelled” begins with a murmur, a slow burn rising in “action” to a steady beat eventually becoming a cascade of white noise and which is wholly satisfying. Sounding somber, yet proud; drone-like yet spinning out of control as a blast beat emerges later, the song clearly exercises a guitar ambiance and decrees how the demo, in its entirety, will sound.
Repetitive simple riffs give the demo a “trance-like” feel as “The Ancient Hall” revels in an almost up tempo drive reminiscent of older FORGOTTEN WOODS, marked noticeably by the bassline and drum pattern. “Forgotten Wilds” brings the listener back down again to a slower groove before executing a blast once more.
Vocally, there are two who ignite the caustic flame, Lord Gallows who provides the higher pitched rasp and Raithus who plays the guitars and bass. The straight forward song structures bring the demo to a close in “To Dispel the Ignorance” which rounds out this four song release in its “no-frills” blueprint.
Coming in at approx. 34 mins, SUNDER’s demo showcases all the hallmarks of earthy, depressive Black Metal and although the production value isn’t high (the drums could be made a little louder) the infectious rhythms and miserable darkness shine through. Sure to please many fans who appreciate older BURZUM, FORGOTTEN WOODS or even newer act, WOODS OF DESOLATION, New York’s SUNDER is worth checking out!
Standout Tracks: “Where Power Once Dwelled”, “The Ancient Hall”
7.5/10
Chris
by Chris Wheeler | Août 12, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Unfolded
Demo
Unsigned/Independent
2014
Hailing from Sweden, there is an unprecedented expectation to have a particular sound and style, especially if your band is from Gothenburg. It’s never an easy task for some to seek recognition outside the realm of the DARK TRANQUILITY, IN FLAMES or AT THE GATES blueprint. However, UNFOLDED is one such act attempting to quench the appetites of those looking something outside the proverbial box. Their 2014 untitled demo certainly checks all the right boxes but does it reach further?
Opener, “Exit Humanity” gives a nod towards former Swedish alumni, GATES OF ISHTAR both in rhythm and melodic hook. Quite upbeat and punchy, the song boasts an exquisite extended solo that really highlights the demo’s potential right off the bat! Production wise, it’s clear that no expense was sparred as the sound is pristine and professional; everything comes through nicely with a snarled grunt pushed to the fore. Both “The Devil’s Lullaby” and “The Conscience You Deny” tread a mid-paced determination with the latter emphasizing subtle keys in the distance to accentuate the drama.
Unfortunately, “Infidel” maintains the status quo and never diverges from the accessibility of the previous numbers. A repetitious rhythm section carries forth through with a nice break for the apt solo, but doesn’t really rise to any climactic conclusion. As with the first cut, the last, “The Lonely Tune” showcases UNFOLDED’s capacity for writing hook-laden songs. Untypical sounding keys punctuate the lead riff and also drive the song to a satisfying end.
Sweden’s UNFOLDED don’t necessarily reinvent the wheel with their premier demo, but do write accessible mid-paced songs that penetrate the listener’s subconscious. Playing it safe, the band would do well to add flourishes of tempo variance to songs on a future full length and continue to capitalize on the glorious solos and toe-tapping melodies! You can get this demo on their bandcamp and it’s a name your price deal.
Standout Tracks: “Exit Humanity” “The Lonely Tune”
7/10
Chris
by Dave Rouleau | Août 10, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Phosphorus
«Assassinat»
(2014)
HSP Productions
« Assassinat»
«Crépuscule»
«Pentagramme»
«Emphase de la nuit»
«Les Dix Séphiroth»
«Chevelure de Bérénice»
«Prophète du Passé»
«Hiver Noir»
«Dérivation»
Après une longue attente causée par les problèmes de santé du batteur Nicolas Gagné, puis par des problèmes techniques lors de sa postproduction, le premier album pleine longueur de Phosphorus est enfin disponible. En effet, le déjà célèbre quintette de Blackened Thrash Metal de Québec nous arrivait cet été avec un enthousiaste «Assassinat», une offrande composée de neuf pièces totalisant un peu moins de cinquante minutes de défonce musicale. C’est donc avec une certaine hâte que je pris possession de ladite galette pour l’insérer dans mon lecteur et en décortiquer le contenu. Après plus d’une vingtaine d’écoutes répétées, voici mes conclusions.
Tout d’abord, dès les premières secondes de la pièce titre, l’auditeur sera frappé par un assaut musical puissant, mariant les meilleurs éléments d’un Thrash Metal de la vieille école (rythmiques sautillantes presque joyeuses, jeu de basse «groovy» de Yvan Létourneau, motifs de guitares accrocheurs et solos rapides et mélodiques de Stanislav Stefanovski et Guillaume Lévesque) à de nombreux éléments plus sombres caractéristiques du Black Metal de la seconde vague (voix râpeuse hurlée dans un registre aigu, «blastbeats» et motifs en trémolo typiques) et à certains éléments de Death Metal avec des passages plus dissonants. Le groupe a aussi considérablement accéléré la vélocité de ses attaques comme pourront le constater les aficionados du groupe en comparant la nouvelle version de la pièce «Crépuscule» à celle de la démo du même nom de 2010. Soulignons à ce titre le travail du batteur susnommé de la formation qui nous présente une performance pour le moins digne de mention. L’auditeur sera aussi impressionné par la qualité de la réalisation de François C. Fortin alias Franky Blastbeat et du mastering de Chris Donaldson qui donnent à Phosphorus le meilleur son de leur carrière combinant à merveille qualité sonore et atmosphère sombre granuleuse.
Cependant, ce qui sera le plus à remarquer sur cet album sera la constance de la qualité des compositions de Phosphorus qui ne relâche jamais la pédale sur toute la durée de l’album avec des pièces toutes aussi pertinentes et accrocheuses les unes que les autres, ce qui laisse suggérer que le groupe a profité de sa longue pause involontaire pour peaufiner son produit final avec le plus grand soin. En résulte ainsi un album à forte valeur de réécoute qui saura maintenir l’intérêt des auditeurs dans la longue durée. Pour terminer mentionnons le côté lyrique de l’album, où PL Blanchet, le vocaliste du groupe, s’illustre non seulement avec ses paroles entièrement francophones aux thèmes mystérieux et occultes, mais aussi avec sa voix hurlée puissante et suffisamment variée introduisant parfois des aboiements plus clairs à une dominante d’agression Black Metal criarde.
En somme, Phosphorus frappe un très grand coup avec un premier album entier conçu avec un professionnalisme soigné, présentant un assortiment de compositions à la constance exemplaire, dépourvu de la moindre parcelle de remplissage et bénéficiant d’une production moderne de grande qualité où la performance de tous les membres du groupe est magnifiée au service de l’ensemble. Il s’agit donc très certainement d’un achat fortement suggéré pour tous les amateurs de Metal sombre québécois et d’une sortie extrêmement importante dans la carrière de Phosphorus. À consommer avec avidité!
9/10
Louis-Olivier « Winterthrone » B. Gélinas