Critique d’album: Asylum Purgatory – Rise of the Dread King

Asylum Purgatory

Rise of the Dread King

Tout droit sortie de Val D’Or, la formation Asylum Purgatory qui existe depuis 2019, nous arrive en force avec leur premier album, Rise of the Dread King. Paru le 29 septembre dernier, l’album aborde principalement les thèmes de l’infestation, de la mort, de la folie et de la désolation. Il a été masterisé et mixé par J-F Dagenais au JFD Studio et enregistré par Emmanuel Audet au Black Amp Studio. Le artwork a été réalisé par Dimas Aditya. Les membres de la formation sont Vincent Raymond au chant, Alex Marquis à la guitare principale, Kevin Marquis à la basse et Yannick Roy à la guitare rythmique. Ceux-ci nous amènent avec leur death metal à tendance progressive dans un incroyable voyage à travers la ville maudite de Talahan.

Liste des pièces

  • Welcome to the Asylum
  • Fail Redemption
  • Dread King
  • Fallen
  • Plague of Talahan
  • Infested
  • Bless the Dead
  • Rise

Durée totale de l’album : 41 min 37 sec

Rise of the Dread King est un album rassemblant des vocaux gras et brutaux, de magnifiques séquences de blast beats et des riffs aussi rapides que puissants. Dès les premières secondes de la pièce d’ouverture, Welcome to the Asylum, nous sommes directement plongés dans leur univers de démence. J’ai été assez surprise par ce groupe qui m’était alors inconnu. La production de l’album est bonne, mais j’aurais tendance à dire que les vocaux sont beaucoup plus mis en avant que les autres instruments. Cela dit, il est clair que le groupe a vraiment pris le temps de travailler sur cet album et qu’ils sont d’incroyables musiciens qui n’en sont pas à leur dernier mot.

La pièce Plague of Talahan est, pour moi, un coup de cœur. Elle incorpore une guitare acoustique et des vocaux clean, ce qui est, à mon avis, un grand plus de cette nouvelle sortie. On peut réellement ressentir les émotions qu’ils essaient de nous transmettre, tout en ayant l’impression qu’ils nous racontent une histoire tout droit sortie du Moyen Âge. Infested, quant à elle, m’a vraiment surprise par la guitare. La rapidité et la technicité du solo prouvent une fois de plus le talent du groupe et de leurs musiciens.

Bref, ce premier album est pour moi un incroyable début pour le groupe. Bien qu’il ne sera pas mon préféré de l’année, il démontre un bel espoir pour les années futures du groupe.

Verdict : 7/10

L’album est disponible sur Bandcamp et Spotify, ou en version physique

 

Liens Bandcamp : https://asylumpurgatory.bandcamp.com/…/rise-of-the…

Liens Spotify : https://open.spotify.com/intl-fr/album/2HS918iFVxK73EPFechc7L?si=njFcWTDnTQiEPIkC_Y44_w

Jade Poliquin

 

Critique d’album: Midnightmares – Shadow People (21 octobre 2024)

Midnightmares
Shadow People
21 octobre 2024

 

Liste des pièces

  1. Sanctuarium
  2. Shadow People
  3. Leave Me With My Demons
  4. Wichasha Wakan
  5. Kill the Beast
  6. Séance
  7. I Love It When You’re Evil
  8. Everlasting
  9. Jim Reaper Blake
  10. In My Hands
  11. End of Days
  12. Requiem
  13. War Bard (Bonus Track)

Pour les fans de / For fans of : Nightwish, Vrylnia, Epica, Within Temptation etc…

 

Lien pour achat / Link for purchase :
Website: https://www.giosmet.com/midnightmares
Bandcamp: https://midnightmaresmetal.bandcamp.com/

***See below for english version. Translation done by Vicky Fillion

Le groupe belge/mexicain Midnightmares arrive en force avec leur premier album en carrière intitulé « Shadow People ». Cet opus est sorti sous le label Gio Smet Records le 21 octobre 2024. Mélangeant un style de metal symphonique et gothic, Midnightmares arrive en force afin de nous présenter un metal présentant une voix style opéra tout en harmonisant le tout avec un growl hors du commun.

Formé en 2023, le groupe nous apporte dans leur univers propre à eux avec les différentes pièces suggérées. Mixant le chant d’opéra de Mariel Gimeno et la voix guttural de Giovanni Smet, Midnightmares offre des chansons bien structurées à la touche gothique qui nous rappellent les bonnes vieilles années des groupes mythiques de ce style tels que : Nightwish, Epica, Within Temptation, etc.

Pendant plus d’une heure, Midnightmares nous fait passer par plusieurs gammes d’émotions. Parfois mélancolique, parfois agressif, les différentes chansons proposées s’harmonisent à perfection avec le style gothique. Le clavier et la voix style opéra ont été un point fort sur cet album qui m’a totalement émerveillé. Les pièces « Leave Me With My Demons » et « Shadow People » ont été sans aucun doute mes coups de cœur. Par moment, nous croyons écouter le frère jumeau d’Epica puisque ce groupe propose aussi ce mix de voix.

En conclusion, cet album m’a fait redécouvrir ce style que j’avais délaissé dernièrement. Même si le groupe est seulement composé de deux membres, nous avons l’impression de faire face à plusieurs musiciens en même temps. Chaque instrument est bien joué et nous démontre le potentiel du groupe. Le groupe s’est produit en spectacle pour la première fois le 5 octobre dernier au GioFest.

Lineup :
Giovanni Smet : Tous les instruments, chant
Mariel Gimeno : Chant et clavier

Verdict : 8/10

-Phil Grondin

English 

The Belgian/Mexican band Midnightmares arrives in force with their first album in their career entitled « Shadow People« . This opus has been released under the label Gio Smet Records on October 21, 2024. Mixing a style of symphonic and gothic metal, Midnightmares arrives in force to present us with a metal featuring an opera-style voice while harmonizing everything with an extraordinary growl.

Formed in 2023, the band brings us into their own universe with the different suggested pieces. Mixing the opera singing of Mariel Gimeno and the guttural voice of Giovanni Smet, Midnightmares offers well-structured songs with a gothic touch that remind us of the good old years of the legendary bands of this style such as: Nightwish, Epica, Within Temptation, etc.

For more than an hour, Midnightmares takes us through several ranges of emotions. Sometimes melancholic, sometimes aggressive, the different songs offered harmonize perfectly with the gothic style. The keyboard and the opera-style vocals were a strong point on this album that totally amazed me. The pieces « Leave Me With My Demons » and « Shadow People » were without a doubt my favorites. At times, we think we are listening to Epica’s twin brother since this group also offers this mix of vocals.

In conclusion, this album made me rediscover this style that I had recently neglected. Even if the group is only composed of two members, we have the impression of facing several musicians at the same time. Each instrument is well played and shows us the potential of the group. The group performed for the first time on October 5, 2024 at GioFest.

Lineup:
Giovanni Smet: All instruments, vocals
Mariel Gimeno: Vocals and keyboard

8/10

-Phil Grondin

Critique d’album: Modern Addiction – Nouveau Dieu (Octobre 2024)

Modern Addiction
Nouveau Dieu
Octobre 2024

Liste des pièces

  1. Intro
  2. Remplacés
  3. Lost in the Sky
  4. Tous Endormis
  5. De Plus En Plus Bas
  6. Interlude
  7. Au Sommet
  8. Droit Devant
  9. Nouveau Dieu
  10. Outro (Protocole Enclenché)

Pour les fans de / For fans of : mélodique nu-metal

 

Réseaux sociaux:
YouTube: https://www.youtube.com/@ModernAddiction
Facebook: https://www.facebook.com/profile.php?id=61556070956942

 

Critique

La formation de nu-metal mélodique Modern Addiction nous arrive avec leur premier album en carrière intitulé «Nouveau Dieu» qui paraîtra à la fin octobre 2024. Enregistré et masterisé en tant qu’indépendant, ce groupe nous provient directement de Val-d’Or et existe depuis août 2023.

Avec cet album, le groupe nous plonge dans un univers futuriste presque postapocalyptique. Proposant des textes majoritairement en français, nous sommes plongés dans un monde qui nous propose un meilleur lendemain tel que présenté sur la pièce « Remplacés ». Offrant une excellente qualité studio sur les pièces jouées, nous voyons que les gars de Modern Addiction prennent cet album au sérieux. Le tout est parfaitement balancé et bien masterisé par nul autre que Xavier Lachance, guitariste et chanteur.

Les 10 pièces qui nous sont présentées sont vraiment bien jouées et nous plongent entièrement dans leur univers de fin du monde et de la corruption de l’humain pendant plus de 35 minutes. La pièce m’ayant le plus attiré est la pièce «De Plus En Plus Bas» offrant un solo de guitare à la fin de celle-ci que je trouve être une belle addition. Les guitaristes Xavier Lachance et Karl Galarneau ont composé d’excellents riffs sur les pièces, tout en harmonisant le tout avec quelques solos incorporés un peu partout dans l’album. La voix de Xavier est tout simplement sublime. Mélangeant à la fois un growl grave et parfois vraiment profond, le vocal est un ajout majeur à « Nouveau Dieu ». Le son de la basse joué par José D’Entremont est bien visible et ajoute une touche de dynamique à toutes les pièces. Le drum, tant qu’à lui joué par Mathieu Desnommé, est tout aussi bien joué en arrière-plan des pièces.

La production de l’album est également remarquable, capturant à la fois la puissance brute des chansons et la subtilité des nuances musicales. Chaque instrument est clair et distinct, permettant à chaque élément de cet album de briller à sa manière. La pochette et le livret, réalisés par Sylvain Racine, sont tout simplement sublimes. Excellent travail !

Finalement, Modern Addiction est une jeune formation, mais qui a déjà l’intention de jouer dans la cour des grands. N’ayant pas entendu beaucoup de groupes avec ce style musical au Québec se rapprochant du nu-metal, la formation arrive avec un vent de fraîcheur avec « Nouveau Dieu ». Souhaitons-leur bonne chance !

Note : 8/10

Mixé par : Xavier Lachance
Artwork: Sylvain Racine

Line up :
Xavier Lachance: Guitare – Chant
Karl Galarneau: Guitare – Back Vocal
José D’Entremont: Basse
Mathieu Desnommé: Drum – Back Vocal

-Phil Grondin

Chained by Illness: Nouveau EP: « Before the End » – 11 octobre 2024

Chained by Illness
Lumière sur le Ep: Before the End


Marilyn Ayotte: voix
Simon Paquet: guitariste
Jean-Philippe Dessureault: guitariste
Richard Guilbault: Bassiste
Simon Desaulniers: Batterie

C’est en 2022 que ce groupe trifluvien se forme, mais 2024 est bien l’année où la chenille sort du cocon pour faire sa première envolée avec ses deux premiers titres, soit: Invisible Disease et System Reject. Dès lors, à la première écoute, étonnamment surpris par le son de leurs premières esquisses , je m’assure d’être aux premières loges du premier spectacle du groupe. J’ai le sentiment d’avoir à ma portée un diamant à l’état brut. Marilyn Ayotte m’étonne par son chant qui non seulement est puissant, mais aussi diversifié par de passage doux au growling, par l’utilisation du fry, ses intonations et envolées qui tout à fait étonnantes, sur tout quand on apprend que son apprentissage fut très solitaire à ses débuts. Ses textes roulent dans sa tête, mais pour être entendue, Marilyn ne peut être seule et elle s’entoure de personnes importantes et qui sont déterminantes pour passer à l’étape suivante: devenir Chained by Illness . Jean-Philippe Dessureault, jeune compositeur-guitariste, se joint à elle et sera l’âme de la mélodie du groupe même s’il s’ouvre aux différentes suggestions des autres membres. On va chercher de l’expérience et du tonus en ajoutant Simon Desaulniers à la batterie (aussi membre de Northwalk) et Simon Paquet à la guitare (aussi membre de Darksider). On remplace rapidement le premier bassiste et cofondateur pour ajouter Richard Guilbault à la base, qui fut accepté à l’unanimité, car il était l’homme de la situation. J’ai envie de vous partager, pour ceux qui ne les connaissent pas, la première pièce qui m’a fait connaître ce groupe, voici Invisible Disease.

 

 

Nouveau EP


C’est le 11 octobre 2024 que ce groupe nous dévoile son premier EP intitulé Before the End. Ce sont quatre pièces puissantes qui vous donneront clairement le goût de suivre ce groupe en spectacle. EP produit par Fred A. Dubeau. La première pièce intitulée Finally Freed donne le ton sur la libération de l’esprit tourmenté. Autant au niveau instrumental, des textes et de la voix, on ressent une explosion, une délivrance déterminante et musclée. Si l’on n’est pas convaincu, c’est qu’on n’est possiblement pas un metalhead. Cette pièce nous dévoile la maîtrise et la polyvalence d’une chanteuse qui s’extériorise à pleine capacité. La pièce Again nous amène par la suite dans un combat à deux émotions qui se dévoilent, mais sans contradiction. Je crois que le mélange de cette pulsion agressive et la douceur dans la rémission seront une marque de commerce bien exploitée par Chained by Illness. Pour ma part, c’est la chanson Watch Out, brutale et lourde qui nous amène à une mélodie qui me fait penser à du Anneke van Giersbergen, mais de courte extase pour nous rebombarder par la suite, j’adore. Même si on parle d’Ep de quatre chansons, savoir qu’elle doit terminer sur une impression de grandiose est important et la chanson éponyme de l’ouvrage est parfaite. Avec une petite touche nu métal et ce son de batterie cérémonial lors des refrains, elle dégage se désire d’en vouloir encore plus, toujours plus…le papillon de métal a brisé ses chaînes.

J’ai posé quelques questions à Jean-Philippe Dessureault pour que vous introduire ce compositeur autodidacte de musique et guitariste de Chained by Illness

Ondes Chocs: De tous les genres musicaux qui existent, parle moi de la raison qui t’as amené vers le heavy metal?

Jean-Philippe Dessureault: ‘’ À mon adolescence, quand j’ai commencé à écouter de la musique, j’écoutais surtout du punk rock. C’était bien, mais il y manquait quelque chose. Un de mes amis de l’époque qui écoutait du métal y a vu une opportunité de convertir un nouvel adepte. Il m’a fait découvrir des groupes comme Metallica, Pantera, Children of Bodom, In Flames et ça y est, je venais de tomber dedans! J’étais vraiment impressionné par la rapidité, la technique et la virtuosité de plusieurs de ces musiciens!’’

O.C: Explique le cheminement de composition dans Chained by illness, comment ça se passe?

J.-P.D: ‘’J’ai composé la plupart des musiques. À mon arrivée dans le groupe, j’ai appris à connaître chacun des musiciens, leurs personnalités, leurs préférences musicales et leur vision de ce que devait devenir Chained by Illness. Ça m’a beaucoup influencé sur les compositions que j’ai faites. Je dirais que ma plus grande influence émane directement des autres membres du groupe. Pour le reste, je passe beaucoup de mon temps libre à élaborer des riffs dans mon bureau. Ce qu’il y a de bien aujourd’hui, c’est que pas mal tout le monde peut enregistrer ses idées directement chez soi alors je procède ainsi. Une fois que j’ai trouvé un riff qui me plaît, composer le reste de la chanson se fait assez rapidement. Après ça, je fais écouter ça aux autres membres et ils commencent à apprendre la chanson chacun de leur côté. Mari peut aussi commencer à écrire ses paroles alors quand on se voit pour jammer une nouvelle chanson, tout le monde l’a un peu déjà pratiqué chez lui alors on peut garder une bonne cadence’’.

O.C: Nous nous sommes rencontrés pour la première fois à la taverne Royale, c’était ton premier spectacle (de mémoire). Bientôt on ouvre pour Liva et le Metalfest, dans tout ça, comment se sent le réalisateur d’album, le musicien…Jean-Philippe?

J.P.D: ‘’Ta mémoire est bonne, c’était la première fois de ma vie que je montais sur un stage! Ouvrir pour Liva est un événement extraordinaire pour moi. Je les avais vu au Club Soda quand j’avais 19 ans et je me souviens encore de leur prestation! Leur nouvel album Ecce Mundus est excellent, j’ai très hâte de jouer avec eux et le show aura lieu le 2 novembre prochain au Clandestin à Victoriaville! Pour le Metalfest, disons que la scène métal actuelle est remplie de groupes très talentueux alors être choisi pour le Pré-fest, ça aussi c’est tout un honneur! Je me sens reconnaissant envers tous ceux qui nous supportent, tout ceux qui nous offrent ces opportunités et reconnaissant envers mes bandmates. Je veux vivre ça avec personne d’autres qu’eux!’’

 

J’ai aussi décidé de relancer l’écrivaine et chanteuse Marilyn Ayotte avec quelques questions pour votre curiosité.

Ondes Chocs: Parles-moi de ton cheminement entre la Marilyn qui est à l’écriture jusqu’à la Marilyn qui est sur scène.

Marilyn Ayotte: ‘’L’écriture c’est toujours la nuit quand j’essaie de comprendre mes émotions quand j’ai un trop plein d’angoisse dans ma tête, le chemin jusque sur la scène est très difficile, remplie d’anxiété de doute et dieu sait comment je suis malade avant et après le show. Sur scène j’essaie de rester concentré le plus possible dans mes chansons pour ne pas penser à mon anxiété et parfois j’arrive à décrocher et à me laisser emporter par le moment présent.’’

O.C: D’où est venu ton goût de chanter, d’aller chercher ce style de chant?

M.A: Je chante depuis que j’ai 7 ans environ j’ai toujours adoré la musique mais c’est vraiment à 11 ans que j’ai découvert le métal et que je suis tombé en amour avec le style, moi aussi je voulais chanter et crier !! Je trouvais que crier me permettait tellement de libérer ma rage et mon mal être de jeune ado angoissé !

O.C: Deux spectacles de fait, bientôt en première partie de Liva et on ouvre le Trois-Rivières Metalfest. Comment ça se passe pour toi dans cette nouvelle vie sous le feu des projecteurs et de l’attention des gens?

M.A: Je suis à la fois tellement heureuse de faire de la musique et tellement angoissée , je jongle entre ma passion de chanter et mes pensées anxieuses qui me veulent toujours du mal. Je n’aime pas être en avant sur scène c’est pas naturelle pour moi je n’est pas ça en moi d’être sous les projecteurs , mais c’est l’étape à franchir pour pouvoir être avec vous et vous partager notre musique, car un coup rendu je suis bien avec vous.’’


Donc voici la fin de cette chronique, vous voulez les entendre, le Ep: Before the End est disponible dès maintenant. Et vous avez deux dates importantes pour les voir ‘’live’’que je vais mettre ci-dessous. Venez encourager ce groupe de la mauricie qui représente très bien la scène locale et qui ne sont qu’à leur premier battement d’ailes.


-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground

Critique d’album: Catharsis (Belgique) – M-VIII B.C. (5 octobre 2024)

Catharsis
M-VIII B.C.
Gio Smet Records
5 octobre 2024

 

Liste des pièces

1. Paradise Lost
2. A Bloodier Shade Of Pale
3. Retard
4. Nasu
5. Whirlpool

 

 

Lien pour achat / Link for purchase :
https://catharsisbelgium.wixsite.com/website
https://catharsisbelgium.bandcamp.com/album/m-viii-b-c

 

****See below for english version.

Catharsis – M-VIII B.C.

Le groupe belge Catharsis arrive en force avec leur deuxième EP en carrière intitulé « M-VIII B.C. ». Cet opus est sorti sous le label Gio Smet Records le 5 octobre 2024. Mélangeant le death metal moderne ainsi qu’un son plus « old school », Catharsis n’hésite pas à donner une bonne leçon de death metal à la bonne vieille façon européenne, rappelant les groupes comme Dismember, Hypocrisy et compagnie.

Formé en 2020, ce groupe est composé de plusieurs musiciens vétérans de la scène européenne ayant joué dans les groupes Death’s Bride, Solipsist, Brutal Exposure, Body of Christ et Signs of Cain. Ayant joué dans ces groupes dans les années 90, ce ne sont pas leur premier rodéo et ça paraît ! La qualité est au rendez-vous dans cet album qui s’étend sur plus de 25 minutes. Chacune des pièces proposées apportent un petit vent de fraîcheur.

Catharsis est un groupe composé de 4 musiciens autant talentueux les uns que les autres. Du côté vocal, nous avons Larz qui propose une voix guttural aux allures de John Tardy d’Obituary et Chuck Schuldiner de Death tout en gardant son petit côté à lui. Nous avons Werner à la guitare qui propose des riffs intéressants sur les pièces jouées accompagné par Gert à la bass et Luc aux drums.

Au point de vue musical, l’album commence avec un coup de boom. Peut-être un peu trop même. Sur la pièce d’ouverture « Paradise Lost », nous avons un cri de sirène comme si nous recevons une alerte Amber sur notre cellulaire… est-ce vraiment nécessaire ? Je n’ose même pas imaginer quelqu’un qui écoute une playlist et la pièce passe sur le mode aléatoire dans son véhicule et entendre le gros bruit d’Alerte Amber … bref, à part ce petit détail que je ne comprends totalement pas la pertinence, ce mini EP est bien agréable à écouter. Les 5 pièces figurant sur cet ouvrage sont excellentes et représentent bien l’essentiel du death metal. Des riffs accrocheurs, un vocal guttural et un drum bien sympathique.

En conclusion,  « M-VIII B.C. » ne va pas redéfinir le death metal en tant que tel mais est vraiment un ouvrage intéressant par Catharsis. Outre le bruit de sirène d’alerte Amber que je trouve totalement inutile et peut-être un peu trop surprenant, l’album est excellent du début à la fin. Le groupe a lancé l’album lors du GioFest et l’album est limité à seulement 100 copies.

Verdict : 8/10

Line-up :
Larz : Chant
Werner : Guitare
Gert : Bass
Luc : Drums

Phil Grondin

English 

Belgian band Catharsis is coming out strong with their second career EP entitled « M-VIII B.C. ». This opus was released under the Gio Smet Records label on October 5, 2024. Mixing modern death metal with a more « old school » sound, Catharsis does not hesitate to give a good lesson in death metal in the good old European way, reminiscent of bands like Dismember, Hypocrisy and company.

Formed in 2020, this band is made up of several veteran musicians from the European scene who played in the bands Death’s Bride, Solipsist, Brutal Exposure, Body of Christ and Signs of Cain. Having played in these bands in the 90s, this is not their first rodeo and it shows! The quality is there in this album which spans more than 25 minutes. Each of the pieces offered brings a breath of fresh air.

Catharsis is a band made up of 4 musicians who are as talented as each other. On the vocal side, we have Larz who offers a guttural voice that resembles John Tardy from Obituary and Chuck Schuldiner from Death while keeping his own little side. We have Werner on guitar who offers interesting riffs on the pieces played accompanied by Gert on bass and Luc on drums.

From a musical point of view, the album starts with a boom. Maybe a little too much even. On the opening track « Paradise Lost », we have a siren cry as if we received an Amber Alert on our cell phone… is it really necessary? I don’t even dare to imagine someone listening to a playlist and the song goes on random mode in their vehicle and hearing the loud noise of Amber Alert… in short, apart from this small detail that I totally don’t understand the relevance of, this mini EP is very pleasant to listen to. The 5 songs on this book are excellent and represent the essence of death metal. Catchy riffs, guttural vocals and a nice drum.

In conclusion, « M-VIII B.C. » is not going to redefine death metal as such but is really an interesting work by Catharsis. Besides the Amber Alert siren noise that I find totally useless and maybe a little too surprising, the album is excellent from start to finish. The band launched the album at GioFest and the album is limited to only 100 copies.

Verdict: 8/10

-Phil Grondin

Critique d’album: Rite Of Decay – Instrumentalities of Flesh (1er Septembre 2024)

Rite Of Decay
Instrumentalities of Flesh
1er septembre 2024

 

Liste des pièces

  1. Massification Proficiency
  2. Salazar
  3. Final Chapter of Human Era
  4. Oligopoly (Mania)
  5. Cryogenic Enslavement
  6. Celestial Invocation
  7. Maelström

Pour les fans de / For fans of :
Prog Death Metal

Lien pour achat / Link for purchase :
https://open.spotify.com/album/2uqhpee0IXETZ0jFbJXs51
https://youtube.com/playlist?list=OLAK5uy_nysSs3-_ks3tUi_rZ7jYHSDHU9j65k87A&si=0xpKZnl0vTip3pzO

 

Rite of DecayInstrumentalities of Flesh

La formation de death technique metal Rite of Decay nous arrive avec leur premier album en carrière intitulé «Instrumentalities of Flesh», paru le 1ier septembre 2024. Enregistré et masterisé en tant qu’indépendant, ce groupe nous provient directement de Lévis et existe depuis 2022.

Avec ce premier album, Rite of Decay nous propose un death metal avec plusieurs influences, en passant par le death progressif et technique tout en jouant un groove metal à la Gojira et compagnie. À partir des premières secondes, la pièce d’ouverture « Massification Proficiency » nous balance directement dans le feu de l’action avec des riffs de guits rapides, un drum précis et un vocal gras et brutal. Ayant quelques influences par-ci par-là de plusieurs genres, nous pouvons remarquer des petits passages techniques bien placés dans les chansons. L’alternance de son entre des riffs plus death, progressif et groove viennent jouer un petit plus tout au long de l’écoute de l’album. La structure des chansons est également super bien pensée.

« Instrumentalities of Flesh » est l’album parfait pour toute personne désirant connaître ce groupe. Nous pouvons voir le talent du chanteur Alexandre Guay effectuant un growl puissant par moment tout en alternant avec la guitare. Accompagné de ses compatriotes Simon-Pier Bussières à la bass et Louis-Charles Drolet au drum, le trio se complète à perfection et toutes les chansons sont fluides sans faute. La pièce instrumentale « Celestial Invocation » est facilement mon coup de cœur de l’album. Cette pièce, malgré son petit 1 minute et 20 secondes, est le genre de chanson qui vient nous calmer les ardeurs avant de voir la grande finale avec « Maelström ». La qualité sonore et studio viennent faire une grande différence sur l’écoute de l’album.

Au point de vue général, cet album est une réussite sur toute la ligne. Ne connaissant aucunement le groupe, la pochette a été la première chose qui m’a attiré l’oeil. Tout étant lugubre et mystérieuse, elle reflète à perfection l’atmosphère de cet opus. Digne des grands groupes, Rite of Decay est un nom qui sera à retenir prochainement dans le death metal au Québec puisqu’ils sont venus casser la baraque et nous voyons qu’ils n’ont pas envie de niaiser comme on dit. Le résultat final mérite amplement une écoute pour tout fan de death metal technique.

Verdict : 9/10

Phil Grondin