by Blytch | Sep 15, 2016 | Critiques, Critiques d'Albums

HOLDING SAND
«A Life Worth Memoirs»
autoproduction
Février 2016
Liste des pièces
1. «A Life Worth Memoirs»
2. «Just Make Me a F***ing Sandwich»
3. «Hell-bent»
4. «Merry-go-round»
5. «Worn Out»
6. «Meat Locker»
7. «Wreck»
8. «Denial, Anger, Bargaining, Depression, Acceptance»
9. «Lights Out»
10. «Farewell»
11. «Whimpers & Screams»
12. «Forever Yours»
**Scroll down for English version. Translation by Lex Ivian.
Cela fait un petit moment que je suis le groupe français de Post-Hardcore/Metal HOLDING SAND, puisque je n’avais pas raté la sortie de son précédent album «Some Things Are Better Left Unsaid» disponible depuis 2012. J’attendais donc forcément ce «A Life Worth Memoirs» et ai désormais hâte de vous faire part de mon ressenti, considérant tout le temps écouler avant que je ne puisse pencher mes oreilles dessus.
On démarre par le morceau donnant tout simplement son nom au disque, «A Life Worth Memoirs» donc, nous faisant entrer délicatement dans l’univers du groupe. D’aucun l’annoncerait comme une introduction, mais on y retrouve une identité largement plus riche que la plupart des intros que l’on nous propose dans le monde du Metal, restant généralement dans une mouvance calme et instrumentale. Ici, on a tout de même droit à un peu de voix, mais surtout à des sonorités différentes de la concurrence. On sent bien que cette mise en bouche a été grandement pensée en amont et est loin de ne faire qu’acte de présence. Pour celles et ceux trouvant que ces moins de deux minutes sont un peu trop douces, «Just Make Me a F***ing Sandwich» saura faire plus que les contenter. Cependant il ne fait pas que proposer un gros son, sa grande force étant sa diversité au sein même de ses 5.27 minutes. Parfois plus Rock énergique, parfois plus Metal lourd, on y ressent bien la pléthore d’influences avec lesquelles se nourrit HOLDING SAND.
Les vocaux influent évidemment eux aussi sur les diverses sensations ressenties. Ceux-ci savent par exemple se faire plus agressifs durant «Merry-go-round», allongeant ainsi encore la liste des courants musicaux produits par la formation et capables de tout casser en un instant, avant de conclure ce morceau de manière mélodique et instrumentale. «Wreck» sera aussi symbolique de cette richesse, avec un chant clair accrocheur, dévasté en fin de parcours par un plutôt écorché vif sachant rendre son terme décapant.
L’une des grandes forces de cet album est la non transition entre les diverses pistes. La véritable continuité entre l’outro de l’une pour l’intro de celle la suivant apportant beaucoup de consistance. Cette spécificité faisant ainsi sonner le disque comme un véritable univers et non un simple enchaînement de chansons. Toutefois, cela s’avère un peu moins le cas entre le long et mouvementé «Denial, Anger, Bargaining, Depression, Acceptance» et le bref, calme et ambiant «Lights Out», faisant guise d’interlude. On arrive cependant à percevoir un lien par l’arrêt de la violence de la huitième track en toute, mais alors toute toute fin de piste, avant d’embrayer sur la douce introduction de celle lui succédant.
Avec «A Life Worth Memoirs», HOLDING SAND confirme qu’il est bel et bien l’un des meilleurs groupes actuels, peu importe le genre. Son style possède une grande richesse, mise en exergue aussi bien par ses différentes approches musicales que vocales.
Blytch
It has been a while that I follow the French Post Hardore/Metal group, HOLDING SAND, as I had not missed the release of their previous album «Some Things Are Better Left Unsaid» available since 2012. I therefore evidently expected «A Life Worth Memoirs» and am now eager to share with you my feelings given the time it took before I could give it a decent listen.
It starts with the title song, «A Life Worth Memoirs» thus, immersing us in the universe of the album. It could be seen just as an intro, but there is a far richer identity here than most of the proposed intros in the world of Metal, generally remaining in a calm and instrumental movement. Here some vocals lurks in, and it differs from competition and stands on its own mostly cause of the different sounds brought in. We feel that this appetizer was thought ahead and is far from being just a filler. For those finding that those less than two minutes are a bit too soft, «Just Make Me a F***ing Sandwich» will do more than satisfy. However it does not just offer a big sound, its great strength is its diversity within its 5.27 minutes. Sometimes more energetic Rock, sometimes Heavy Metal, I could feel well the plethora of influences which feed HOLDING SAND.
Vocals of course also affect the various sensations. HOLDING SAND knows, for example, how to be more aggressive during «Merry-go-round», thus extending yet the list of musical currents explored by the formation and they are able to break everything in an instant, before concluding this song in a melodic instrumental way. «Wreck» is also symbolic of this rich variety, with a catchy clean vocal replaced in the end by a more desperate scorched voice.
One of the great strength of this album is the transition between the various tracks. The real continuity between the outro of one and the intro of the following brings a lot of consistency. This specificity thereby make it sound like a whole and not just a sequence of songs. However, this is a little less so between the long and eventful «Denial, Anger, Bargaining, Depression, Acceptance» and the short, quiet song «Lights Out» which comes as an interlude. However, I could still perceive a link with the end of the violence of the eighth track at the very end of the song, before engaging on the gentle introduction of the successor.
With «A Life Worth Memoirs» HOLDING SAND confirms that it is indeed one of the best actual bands, regardless of genre. Its style has a richness, highlighted by both its different musical and vocal approach.
Blytch
by Marc-Andre Jobin | Sep 13, 2016 | Critiques, Critiques d'Albums

FAR BEYOND
«A Frozen Flame Of Ice»
Indépendant
1er septembre 2016
Listes des pièces
1. «Evernight – Part I»
2. «The Song Remains The Same»
3. «A Frozen Flame Of Ice»
4. «Last Farewell»
5. «Unrelenting Force»
6. «Evernight – Part I»
*Scroll down for English version. Translation by Lex Ivian
Peut-être que je vous l’ai déjà dit dans une critique d’album antérieure, mais le site Internet Bandcamp est un bijou en or pour découvrir d’excellents groupes et une excellente façon d’encourager des groupes de partout dans le monde pour qu’ils puissent continuer ce qu’ils ont à faire. Ces derniers temps, il y a un groupe allemand qui a su attirer mon attention et il se nomme FAR BEYOND.
FAR BEYOND est un groupe qui mélange deux styles: le Metal symphonique et le Death Metal symphonique. Le groupe est composé d’un seul membre, qui est accompagné de quelques musiciens en studio. Il a à son actif deux albums, dont le dernier est sorti le premier septembre dernier et son premier en 2005. Son dernier est intitulé «A Frozen Flame Of Ice». Voyons ce que FAR BEYOND a dans le ventre.
Musicalement, les compositions sont simples, efficaces et parfois répétitives. Cependant, je tiens tout de même à dire que le gars derrière FAR BEYOND a pris son temps avant de pondre ce deuxième opus et quelque part, je me dis qu’il a dû recommencer plusieurs parties pour sortir des compositions plus parfaites. C’est sûr que le gars est perfectionniste et on ne pourrait lui en vouloir après cette sortie grandiose. Quand je disais un peu plutôt que les compositions sont répétitives, c’est que j’ai l’impression que j’entends parfois les mêmes riffs dans plus d’une chansons, mais en règle générale, le gars derrière FAR BEYOND offre une belle variété de compositions originales.
Encore mieux, ce qui rend encore plus épique cet album, c’est l’apport des symphonies, donc l’ambiance. Je pense que les éléments symphoniques ont joué un rôle essentiel à la création de cette bête parce qu’il y a eu plusieurs moments où les symphonies étaient mises de l’avant et rendait les compositions épiques. Et le fait que les symphonies allaient dans une belle harmonie avec la musique des autres instruments de musique rend cet album encore mieux. D’ailleurs, non seulement les symphonies me faisaient penser que Wintersun était un grosse influence, mais il ne serait pas faux, selon moi, que l’on puisse identifier des influences venant de Kamelot.
En ce qui concerne les vocaux, j’aime beaucoup la variété entre le «growl» et le «clean». D’ailleurs, cette variété me faisait penser à ce que Wintersun a fait dans leur deuxième album «Time 1». Par contre, je dirais que FAR BEYOND a su exploiter cet élément beaucoup mieux que Wintersun. L’aide des musiciens de session pour les voix mettent une touche d’épique sur cet album et sont dans la même direction artistique sur cet album. À la limite, ce genre de vocal aurait pu parfaitement être sur un album de Folk Metal.
Au niveau de la production, je vous avoue que je suis surpris par cette qualité parce que je m’attendais à quelque chose de moins bon. Pas dans le sens qu’on n’entendrait presque rien, mais que la qualité ne serait pas aussi élevée que l’on pouvait espérer. Ce que j’aime beaucoup de cet album, c’est qu’on entend très bien les ambiances (les symphonies) et tous les instruments. Et ça rend ce deuxième opus encore plus épique selon moi. La seule chose que je pourrais réellement reprocher, c’est que la musique a parfois tendance à enterrer les voix plus «clean» dans certains moments de l’album.
En conclusion, «A Frozen Flame Of Ice» est un très bon album qui offre une belle variété de compositions originales et d’ambiances magnifiques. Je vous recommande ce groupe si vous êtes fans de Wintersun, spécialement l’album «Time 1». Ça pourrait vous intéresser grandement. Les chansons qui m’ont marqué sur cet album sont «Last Farewell» et «A Frozen Flame Of Ice». Je vous encourage fortement à acheter cet album digitalement ou en copie physique disponible sur leur Bandcamp depuis le premier septembre. On va espérer que ça ne prendra pas encore des années pour une nouvelle sortie du groupe.
8.5/10
Marc-André Jobin (Rédaction)
Lex Ivian (Correction et Édition)
Maybe I have already said it in a previous album review, but Bandcamp can be a gold mine to discover good bands and a great way to encourage bands from around the world so they can go on with their passion. Lately, there is a German group that attracted my attention and it is called FAR BEYOND.
FAR BEYOND is a group that mixes two styles: Symphonic Metal and Melodic Death Metal. This is a solo project, with some session musicians. He has to his credit two albums, the last of which, titled «A Frozen Flame Of Ice» came out the first day of September and the previous in 2005. Let’s see what FAR BEYOND has to offer.
Musically, the compositions are simple, effective and sometimes repetitive. However, I must say that the guy behind all this took his time before laying this second album and I feel that somewhat he had to rework several parts to reach the goal he had in mind. It is sure that the guy is a perfectionist and who could blame him after this great release. When I said the song are a little repetitive, I meant that I feel sometimes I hear the same riffs in more than one song, but generally FAR BEYOND offers a beautiful variety of original compositions.
What makes it an even more epic album is the addition of orchestrations, so important to create the atmosphere. I really think the symphonic elements have played an essential role in the creation of this beast because there were several times that the symphonies were put forward and made the compositions epic. And the fact that the symphonies were in beautiful harmony with the music of the other instruments makes this album even better. Moreover, not only the symphonies recalled me Wintersun as a big influence, one can also identify influences from Kamelot.
Concerning the vocals, I love the contrast between the growl and the clean. Again, this variety reminded me Wintersun and their second album «Time 1». For cons, I would say that FAR BEYOND exploited this element much better than Wintersun. The backvocals add an epic touch on this album. Ultimately, this kind of lyrical direction could fit well on a Folk Metal album.
At the production level, I confess I am surprised by the quality because I expected something worse. What I like a lot of this album is that I heard very well the orchestrations and all instruments. And it makes this second release more epic in my opinion. The only thing I could really point out negatively is that the music sometimes tends to bury the clean vocal in some moments of the album.
In conclusion, «A Frozen Flame Of Ice» is a very good album that offers a great variety of original compositions and beautiful atmospheres. I recommend this group if you are fans of Wintersun, especially the «Time 1» album. The songs that stand out are «Last Farewell» and «A Frozen Flame Of Ice». I strongly encourage you to buy it in digital or physical format available on their Bandcamp since September 1st. I hope it will not take years for another release.
8.5/10
Marc-André Jobin
by Lex Ivian | Sep 12, 2016 | Critiques, Critiques d'Albums

FINSTERFORST
«#YOLO»
Napalm Record
Septembre 2016
Liste des pièces
1. «Bottle Gods»
2. «Auf die Zwölf»
3. «#YØLØ»
4. «Hangover»
5. «Wrecking Ball»
6. «Beat It»
7. «Der durch die Scheibeboxxxer»
8. «Flasche leer»
9. «Das schlimmste ist, wenn das Bier alle ist»
10. «Wild Rover»
Quand j’ai reçu le nouvel album de FINSTERFORST, je me suis dit que j’étais pour écouter ça tout de suite puisque le groupe allemand mentionnait que c’était l’album qu’il avait toujours voulu faire et après avoir écouté l’extrait sur youtube, je me préparais pour un beau petit voyage. J’étais toutefois surpris et inquiet de voir sur la pochette que le viking était passé au sombre royaume et avait été remplacé dans la lumière par un hipster qui aurait été plus à sa place sur un album de LMFAO.
Mon inquiétude prémonitoire s’est rapidement confirmée en certitude et l’album n’a réussi à garder mon attention que le temps des deux premières pièces. Ensuite, c’est devenu un peu n’importe quoi avec des covers qui minent l’atmosphère de l’album. Je ne crois pas que la reprise de «Beat It» amène quoi que ce soit et encore moins «Wild Rover» dont je me souviens de la version par The Pogues qui était beaucoup plus pertinente et juste comme ça, sans l’accent irlandais, ça perd de son charme. Et sérieusement, «Wrecking Ball» de Miley Cyrus…
J’imagine que l’idée de faire ce genre d’album a pu paraître bonne quelque part dans un bureau mais je suis désolé, je n’ai pas accroché. Pourquoi prendre la peine d’en parler? Tout simplement parce que c’est décevant de voir des vétérans faire un album aussi quelconque. Aucune des reprises ne porte vraiment la touche de FINSTERFORST et les chansons originales sont ordinaires à part les deux premières qui sont entraînantes surtout «Bottle Gods» à cause de la présence de la trompette et de l’accordéon principalement.
Le promo kit disait
«Love it or Leave It»
I’ll leave it
Lex Ivian
When I received the new FINSTERFORST album, I thought I was to listen to it right away because the German group states that it is the album they always wanted to do and after listening to the extract on youtube, I was preparing myself for a nice little trip since it sounded like what I heard on «Mach Dich Frei». I was however surprised and a bit concerned to see on the album cover that the Viking moved down to the Dark Kingdom and had been replaced in the light by a hipster who would have been better of on an album of LMFAO.
My concern about the signification of the presence of this creep on the sleeve was quickly confirmed and the album only managed to keep my attention for the first two songs. Then it became a little like listening to karaoke with covers that undermine the atmosphere of the album. I do not think the cover of «Beat It» brings anything to music in general, much less «Wild Rover» of which I remember the version by The Pogues which was much more relevant and just like that, without an Irish accent, it loses its charm. And seriously, Miley Cyrus‘ «Wrecking Ball»…
I guess the idea of this kind of album looked appealing in some office but I’m sorry, I have not been hooked. Why bother to talk about it then? Just because it is disappointing to hear such an album. None of the covers really carry the FINSTERFORST vibe and the original songs are ordinary and could be left over tracks from «Mach Dich Frei» but still I liked the first two, especially the catchy «Bottle Gods».
The promo kit I received says
Love it or Leave It
I’ll leave it
Lex Ivian
by Blytch | Sep 12, 2016 | Critiques, Critiques d'Albums

ALEX CORDO
«Origami»
M & O Music
Septembre 2016
Liste des pièces
1. «Straight»
2. «Above The Clouds»
3. «Memories»
4. «Hands Up»
5. «Himalaya»
6. «Sunny Day For An Opossum»
7. «Prism»
8. «The Crash Test»
9. «Time For Redemption»
*Scroll down for English version. Translation by Lex Ivian
Son financement participatif à peine terminé, nous voici déjà en train de chroniquer «Origami» du guitariste français ALEX CORDO, notamment connu pour sa rubrique mensuelle sur le DVD Guitar Part. Il signe ainsi son premier album de compositions originales, après «Classics», axé lui sur des réinterprétations.
Le premier morceau, «Straight», donne d’entrée le ton et l’on ne va donc pas garder le secret jusqu’au bout du disque, ce dernier s’avérant cent pour cent instrumental. Il convient d’ailleurs de préciser qu’ALEX CORDO, en plus d’en être le compositeur, joue lui de la guitare et s’est adjoint les services de véritables musiciens ayant enregistré leurs parties en studio, en l’occurrence Ludo Chabert à la basse et Mike Pastorelli à la batterie. Il ne s’agit pas d’un logiciel de musique derrière, mais de sons sortis par les instruments de véritables humains. Ceux-ci déploient grandement leurs forces au cours de cette même première piste, où la puissance du Metal a été privilégiée afin d’immédiatement mettre les auditrices et auditeurs dans le bain. On laisse alors un peu passer la tempête via «Above The Clouds», qui calmera clairement le jeu, avant néanmoins de se lâcher en fin de parcours, avec un solo technique et relevé. Après l’enchaînement de deux chansons vigoureuses, «Memories» et «Hands Up», on reprendra ses esprits avec la généralement délicate «Himalaya», la plus longue de cet «Origami», à l’instar de la hauteur du sommet de cette montagne.
On transite par un cap davantage énergique via «Sunny Day For An Opossum», avant d’être atteint par le «Prism» de la mélancolie. Les atmosphères changent de plus en plus régulièrement, tout en évoluant continuellement au sein de chaque pièce. Et après ces ambiances bien distinctes, on navigue à nouveau vers une impressionnante force Metal au sein de «The Crash Test», un univers pas fait pour les dummies. La conclusion est plus douce, avec «Time For Redemption» préférant nous laisser sur un air plus porté sur la réflexion que la dévastation, contrairement à son prédécesseur.
Tel un «Origami», les pistes se plient et se déplient sous la houlette d’ALEX CORDO, afin de s’imbriquer comme il se doit pour qu’il en résulte quelque chose de simple à appréhender, mais dont l’on sent néanmoins toute la complexité de la construction pour en arriver à cette finalité.
Blytch
His crowdfunding campaign barely finished, I am already in the process of reviewing «Origami» by the French guitarist ALEX CORDO, best known for his monthly column on the DVD «Guitar Part». He just released his first album of original material after «Classics» focused on reinterpretations of classics as the title says.
The first song, «Straight», gives the tone and therefore no need to keep the secret until the end of the album; it is one hundred percent instrumental. It also should be noted that ALEX CORDO, in addition to being the composer, plays the guitar and enlisted the services of real musicians who have recorded their parts, in this case Ludo Chabert playing bass and Mike Pastorelli on drums. These guys greatly deploy their forces in this first track, where the power of Metal was privileged to immediately challenge the listeners. We get out of the eye of the storm with «Above The Clouds», which clearly will calm the game, before nevertheless letting it go in the end with a technical solo. After the sequence of two strong songs, «Memories» and «Hands Up», we get back all our senses with the generally delicate «Himalaya», the longest of this «Origami», like the peak of this great mountain.
A more aggressive pace is brought with «Sunny Day For An Opossum» before being hit by the «Prism» of melancholy. The atmospheres are changing more and more regularly, while moving constantly in each song. And after these distinct ambiances, we sail back to an impressive Metal drive in «The Crash Test», a universe not for dummies. The conclusion is softer, as «Time For Redemption» leaves us on a more reflective that devastative feeling.
Like a beautiful work of «Origami», the tracks will fold and unfold under the leadership of ALEX CORDO to result in something simple to understand, but that nevertheless shows the complexity of the building process to reach this goal.
Blytch
by Louis Olivier Brassard Gelinas | Août 19, 2016 | Critiques, Critiques d'Albums

FORTERESSE
«Thèmes pour la Rébellion»
Sepulchral Productions
Juin 2016
Liste des pièces
1- «Aube de 1837»
2- «Spectre de la Rébellion»
3- «Là Où Nous Allons»
4- «Par la Bouche de mes Canons»
5- «Le Sang des Héros»
6- «Forêt d’Automne»
7- «Vespérales»
8- «Le Dernier Voyage»
*Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian
Comment FORTERESSE, groupe phare du mouvement Métal Noir Québécois, ayant même créé ladite appellation avec le titre de son premier long-jeu en 2006, pouvait-il faire pour surprendre encore avec son cinquième album complet en 2016? La précédente question était celle que j’avais à l’esprit lorsque je reçus ma copie virtuelle promotionnelle de «Thèmes pour la Rébellion» superbement illustrée par une peinture du peintre Joseph Légaré. Puis, je cliquai sur le tout aussi virtuel bouton «lecture» et la réponse me frappa les oreilles après une courte introduction atmosphérique. Tout simplement, FORTERESSE n’avait qu’à épurer et augmenter l’intensité de sa recette éprouvée pour nous pondre un véritable chef-d’œuvre.
En effet, la première chose que le connaisseur remarquera à l’écoute de ce nouvel opus flamboyant est que FORTERESSE a délaissé son côté «atmosphérique» prépondérant sur ses trois derniers long-jeux pour une formule beaucoup plus agressive se basant toujours sur des motifs de guitare cycliques de Matrak et Moribond et les rythmiques pleines de Fiel surplombant les voix râpeuses réverbérées de Athros, mais avec une rapidité et une constance beaucoup plus accentuée que par le passé. Le résultat est donc un album dépouillé d’interludes de rigodons, mais garni d’un concentré de pièces rapides et agressives livrées avec une efficacité et une exécution sans failles, notamment en ce qui à trait au jeu de batterie magnifique de Fiel. L’approche axée sur la violence et la puissance adoptée par le quatuor vient donc très bien complimenter la thématique de l’album qui traite principalement des rébellions de 1837-1838 au Bas-Canada. FORTERESSE s’illustre aussi sur cette nouvelle galette avec un superbe son, ayant fait appel aux services réputés de Tore Stjerna au Studio Necromorbus de Suède pour le mixage et le mastering. On a donc droit à une production magnifiquement équilibrée entre une qualité sonore étoilée et un côté sale et méchant typiquement Black Metal. Le résultat final est donc un opus incontournable et un autre point de référence dans la courte histoire du Métal Noir Québécois.
En somme, aucun amateur de Métal Noir Québécois ne devrait passer à côté d’un album aussi réussi et marquant que «Thèmes pour la Rébellion». Avec une approche plus agressive, plus efficace et un son tout simplement épique, les membres de FORTERESSE prouvent qu’ils sont toujours bien en avant dans le peloton de tête du mouvement qu’ils ont défriché!
9,5/ 10
Louis-Olivier «Winterthrone» B. Gélinas
How FORTERESSE, flag bearer of the Métal Noir Québécois movement, who even created the aforementioned name with the title of its debut album in 2006, could surprise again with its fifth full album in 2016? This question was on my mind when I received my promotional digital copy of «Thèmes pour la Rébellion», beautifully illustrated by a painting of Joseph Légaré. Then I clicked on the «play» button and the answer hit my ears after a short atmospheric introduction. Seems that FORTERESSE only had to purify and increase the intensity of its proven recipe to create a real masterpiece.
Indeed, the first thing the aficionado will note listening to this new flamboyant album is that FORTERESSE has abandoned its «atmospheric» side proeminent over its last three albums for a much more aggressive delivery relying still on the cyclical guitar patterns of Matrak and Moribond and the rhythmic full of Fiel overlooking the raspy reverberated voice of Athros, but with a much enhanced speed and consistency than in the past. The result is an album stripped of folkloric interludes, but filled with a concentrate of quick and aggressive songs delivered with efficiency and flawless execution, particularly in respect to Fiel‘s magnificent drumming. The approach, focused on violence and power, adopted by the quartet thus carries very well the theme of the album that deals primarily with the 1837-1838 rebellion in Lower Canada. FORTERESSE also shines on this new album with a superb sound, brought forth by the mixing and mastering of Tore Stjerna, renowned sound engineer at Studio Necromorbus in Sweden. Therefore the album was entitled to a beautifully balanced production between a five-stars sound quality and a dirty and nasty side typically Black Metal. The end result is a must-get album and another reference point in the short history of Métal Noir Québécois.
In short, no fan of Métal Noir Québécois should pass aside an album as successful and prominent as «Thèmes pour la Rébellion». With a more aggressive and more efficient approach coupled with a sound simply epic, the members of FORTERESSE prove that they are still well ahead in the forefront of the movement they have helped create!
9,5/ 10
Louis-Olivier «Winterthrone» B. Gélinas
by Lex Ivian | Août 14, 2016 | Critiques, Critiques d'Albums

ILSA
«The Felon’s Claw»
A389 Recordings
Mai 2015
Liste des pièces
1- «Oubliette»
2- «25 Cromwell»
3- «Smoke Is The Ghost Of Fire»
4- «Buried In The Bedrock And Concrete Of Our Cities»
5- «Pandolpho»
6- «Pass Out»
7- «Enter The Void»
8- «Armstrong’s Mixture»
9- «Katabasis»
10- «Song Of The Saw-Blade»
*Scroll down for English version
Ohhhhhh!! Si vous cherchez quelque chose de pesant, je crois que c’est ici que votre quête se termine.
«The Felon’s Claw» le quatrième album du groupe états-unien ILSA vient de tomber dans mes oreilles et il a tellement le son downtuné que ça n’a quasiment pas de sens. J’ai l’impression d’entendre la membrane du subwoofer des hauts-parleurs vibrer comme lorsqu’elle est déchirée. Pourtant, c’est vraiment parfait et ça ajoute une facette particulière à sa musique qui n’est pas très compliquée et s’appuie beaucoup sur la rythmique.
«Oubliette» débute l’album pesamment, tranquillement puis enchaîne avec un beat Crust, et je le répète… Le son est tellement gras et pesant. La seule chose aigüe est le vocal écorché d’Orion.
«25 Cromwell» nous amène du côté Doom de leur style.
Les deux premières pièces permettent d’entrevoir l’étendue de leur registre qui navigue entre le Doom et le Crust mais il se passera également plein d’autres choses dans cet album dont une maudite bonne dose de gros rock sale.
«Pandolpho» est la plus catchy avec sa première partie stoner rock qui donne le goût de se branler la tête et les fesses au rythme de la musique mais comme pour toutes leurs compositions rien ne dure et elle évolue vers un Doom totalement déchiré et dépressif rehaussé par les cris d’agonie d’Orion.
Le début de «Enter the Void» m’a fait penser à «Troops of Tomorrow» (originalement composée par The Vibrators mais probablement plus connue pour la reprise que The Exploited en a faite) dans sa rythmique de batterie mais également par son côté répétitif et hypnotisant.
Que ce soit dans les moments les plus lents ou dans les plus rapides de leurs compositions, la tonalité est parfaite et permet de bien suivre les instruments même si à la première écoute, on les perd dans le faux-fondu créé par l’édition et le mixage des pièces.
L’album se termine avec la pièce la plus groovy du lot et bien que répétitive, elle fait la job car elle a un petit côté catchy.
L’univers d’ILSA est glauque à souhait et la production finale de sa musique sert très bien cet univers. D’ailleurs afin de mieux sentir cet univers glauque, j’ai recherché le sens du titre de certaines compositions qui m’intriguaient et, pour ceux que ça intéresse….
– «25 Cromwell» est l’adresse du couple de psychopathes Fred et Rose West qui ont assassiné, démembré et enterré au sous-sol neuf personnes;
– «Armstrong’s mixture» est un explosif hautement réactif à base de phosphore et chlorate de potassium;
– «Katabasis» or catabasis (from Greek κατὰ «down» and βαίνω «go») peut-être interprêté comme une déchéance ou une descente aux Enfers;
– «Pandolpho» est une adaptation de la chanson «Pour Down You Powers Divine» de Robert Parsons écrite au XVIème siècle qui raconte les tourments du personnage central de la chanson Pandolpho…
Je termine en vous suggérant de donner une chance à ILSA si vous êtes un fan de Doom et de Crust à la Amebix mais également si vous aimez le type de son que Crowbar ou Bolt Thrower nous offrent. Depuis, le groupe a sorti un split avec Coffins et il aura une pièce exclusive sur le cd promo du prochain Decibel Magazine. Je vous en parlerai peut-être mais faites-vous donc votre propre idée.
Lex Ivian
Ohhhh!! If you are looking for something heavy, I think this is where your search ends.
«The Felon’s Claw», the fourth album of the US group ILSA just fell in my ears and it sound is so much downtuned that it hit you right in the guts. It feels like subwoofers skin vibrates like when torn. Yet it is really perfect as it adds a dark gloomy aura on the music.
«Oubliette» starts the album heavily but slowly before exploding in a Crust beat, and I repeat it… The sound is so low and heavy. The only thing that is high pitch is Orion‘s vocals.
«25 Cromwell» leads us on the Doom side of ILSA‘s music.
The first two songs shows the extent of their musical range which sails between Doom and Crust but ILSA also offers a good dose of greasy dirty rock.
«Pandolpho» is the catchiest one with its beginning in a stoner rock fashion making me headbang slowly to the rhythm of music but as for all the compositions on this album, nothing lasts and it evolves into a Doom completely depressive and tortured enhanced by Orion‘s screams of agony.
The beginning of «Enter the Void» reminded me «Troops of Tomorrow» (originally composed by The Vibrators but probably best known for the cover made by The Exploited) in its drum line, but also by its repetitive hypnotizing side.
Whether in the slower or the fastest parts of their compositions, the tone is perfect and though at first listen I felt I was losing instruments in the mix, it just fell in place after a couple more listenings.
The album ends with the grooviest song of the lot and although repetitive, it did the job with its little catchy side.
Their universe is dark and gloomy, and the sound of their music darkens it. This gloomy feeling got me curious and I sought the meaning of the title of some compositions that intrigued me, and for those interested….
– «25 Cromwell » is where lived the couple of psychopaths, Fred and Rose West, who murdered, dismembered and buried nine persons in its basement;f
– «Armstrong’s mixture» is a highly reactive explosive composed on phosphorus and potassium chlorate;
– «Katabasis» or catabasis (from Greek κατὰ «down» and βαίνω «go») may be interpreted as a fall or a descent to Hell;
– «Pandolpho» is an adaptation of Robert Parsons‘ song, «Pour Down You Powers Divine», written in the sixteenth century which tells the torment of Pandolpho, the main character of the song.
I conclude by suggesting that you give a chance to ILSA if you are a fan of Doom and Crust like Amebix and also if you like the type of sound Crowbar and Bolt Thrower offer. Since this album, ILSA released a split with Coffins and it will have an exclusive song on the next Decibel Magazine‘s promotion CD. I might talked to you again about ILSA but I suggest you get your own idea about ILSA with the bandcamp player accompanying this text.
Lex Ivian