Critique d’album: Analkholic – «After Party – Shit Stinks»

Analkholic - After party - Shit stinks cover

ANALKHOLIC
«After Party – Shit Stinks»
Bizarre Leprous Productions
Décembre 2014

Liste des pièces
«Anal Punishment»
«Cypreen»
«Cumshot Attack»
«Genital Devastation»
«Deprave»
«Captain Malt»
«Mes Que Una Beer»
«Shit In Your Mouth»
«Cul Sec»
«Purulent Abscess»
«Fuck You, I’m Drunk»
«Sergent Poppers»
«Spermathlon»
«Visceral Torture»
«Anal Montana»
«Double Headed Dildo»
«Dead Leden»
«Virulent Excrement»
«Extraction Of Balls»

 

**Scroll down for English version.
Je ne suis pas un grand connaisseur de Porno/Goregrind mais j’ai, comme tous les gens très curieux musicalement, écouté des groupes comme Regurgitate et Rompeprop pour nommer des noms connus mais aussi du Gutalax et autres Party Cannon.

Par contre, je suis pas mal meilleur en géographie et quand j’ai vu qu’ANALKHOLIC proviennent de la Nouvelle-Calédonie, j’ai lâché un «OH SHIT»… qui s’avère être le thème central de leur musique. Pour ceux qui ne le savent pas, la Nouvelle-Calédonie est une île du Pacifique sous juridiction française située non loin de l’Australie et qui ressemble sur la carte du monde à un petit tas, fait sur le long, flottant sur l’eau.

Pendant que je parle de l’eau de l’autre côté du monde, ça me fait penser que moi aussi parfois je me demande, comme Bart Simpson, si l’eau tourne dans le sens contraire dans leur bol de toilette quand il tire la chaîne. À regarder la pochette, je comprends bien que de l’autre côté de la planète, il n’y a pas que l’écoulement de l’eau qui se fait à l’envers…

Peu importe les considérations géographiques et l’application des lois de la physique dans ces contrées éloignées, si j’ai décidé de vous parler d’ANALKHOLIC, c’est parce que leur nouvel album s’en vient et je voulais déjà attirer votre attention vers ces deux gars qui ont décidé de laisser sortir le méchant. Pour ce faire, je vous présente After Party – Shit Stinks, paru en décembre 2014 et qui contient dix-neuf odes pour un grand total de vingt-sept minutes de musique downtunée, distortionnée et complètement brune. La batterie est programmée mais je m’en fous pas mal parce que souvent elle fait des beats hot.

Quatre sortes de vocaux, un grognement, un grouinement (oui oui c’est le mot pour pigsqueal), un cri grinçant et un genre de borborygme avec sifflement qui sonne comme un tuyau qui se débloque. Une belle variété qui est égalée par la multitude de rythmiques que ces zigotos concoctent. Je délaisse souvent ce type de grind pour sa linéarité mais ANALKHOLIC évite ce piège et prouve qu’il peut faire des compositions complexes avec peu.

«Purulent Abscess» est pas mal la pièce la plus groovy de l’album alors que j’y ai senti une plus grande recherche mélodique, bien sûr au niveau de la musique mais aussi dans certaines modulations des vocaux.

Rendu à «Anal Montana», j’ai fait «Ah oui, c’est vrai, c’est français, la Nouvelle-Calédonie» en entendant l’échantillonnage de la bande-annonce du prochain film d’Anal Montana avec Miley Cirus. Les deux pièces suivantes ont aussi des extraits sonores et celui de «Dead Leden» m’a particulièrement déstabilisé. Je ne m’attendais vraiment pas à la déclaration du président Bush après les attentats du 11 septembre.

ANALKHOLIC a réussi un bon album où il démontre sa capacité à composer des pièces intéressantes et variées sans délaisser ce que comprennent et apprécient les fans du genre soit le besoin viscéral d’exploser comme une bonne gastro-entérité mal contrôlée .

Lex Ivian

I’m not a connoisseur of Pornogrind/Goregrind but I, like all people musically curious, listened to groups like Regurgitate and Rompeprop to name known names but also Gutalax and other Party Cannon.

For cons, I am quite better in geography and when I saw ANALKHOLIC comes from New Caledonia, I thought «OH SHIT» … which happens to be the central theme of their songs. For those who do not know, New Caledonia is an island in the Pacific Ocean not far from Australia and it looks on the world map like a small elongated pile floating on the water.

As I speak of the water on the other side of the planet, I wonder too, as Bart Simpson does, if the water is running in the opposite direction in their toilet bowls when one pulls the chain. Looking at the album artwork, I understand that not only the flow of water necessitates experimentations to be understood…

Regardless of geographical considerations and the application of the laws of physics in these remote countries, if I decided to talk about ANALKHOLIC, it is because the new album is coming soon and I wanted to draw your attention to these two guys who decided to let out a full one wisely titled «After Party – Shit Stinks», in December 2014 which contains nineteen odes for a grand total of twenty-seven minutes of downtuned, distorted and completely brown music. The drum is programmed but I do not really care because it provides a lot of different beats and some are hot.

Four kinds of vocal are used, a grunt, a pigsqueal, a squeaky cry and a kind of rumbling with hissing that sounds like a pipe that is unclogged. A nice variety that is matched by the multitude of rhythmic these zigotos concoct. Too often I discard Porno and Gore Grind albums for their linearity but ANALKHOLIC avoids this trap and proves able to craft complex compositions with little.

«Purulent Abscess» for which I felt a more melodic research of course in the music but also in some voice modulations, is the most groovy song of the album though this groovy feeling is brought here and there in many of these songs.

ANALKHOLIC managed a good album where it demonstrates its ability to compose interesting and varied songs without neglecting this visceral need to explode like a good gastroentiritis attack to please fans of the genre. Now, let’s wait for the next one.

Lex Ivian

 

Critique d’album: Berserkers – «Lock & Load»

berserkers-lock-and-load-cover

BERSERKERS
«Lock & Load»
auto-production
Septembre 2016

Liste des pièces
1 – «Outlaw»
2 – «Blind Taste»
3 – «Vampire Lady»
4 – «It’s Up To You»
5 – «The Foolish Man»
6 – «Rock Save The World»
7 – «Heroes Are Back In Tow»
8 – «Starlight City»
9 – «Hangöverhead»

**Scroll down for Englishversion. Translation by Lex.
Bien que les girondins de BERSERKERS n’en soient plus à leurs prémices, je n’ai jamais eu l’occasion d’écouter ne serait-ce qu’une seule seconde de leurs précédentes sorties, dont déjà un album. Le deuxième, «Lock & Load», vient justement d’arriver afin, entre autres, de me permettre de combler ce vide.

Ce qui s’avère évident quasiment dès les premiers instants de la piste de lancement «Outlaw», c’est que ces hors-la-loi de la musique fleurent bon l’Est lointain à certains instants. Cependant, avant toute chose ils ont surtout décidé de faire claquer les fûts pour nous démontrer qu’ici la délicatesse n’était pas la priorité. Dans le même ordre d’idées, on apprécie grandement le passage en début de deuxième partie où les solis et le bon gros tambourinage savent aller de paire, afin d’en remettre une couche. Pas du tout dégoûté d’entrée, on y va à l’aveuglette concernant la suite, on fait déjà confiance au band. On dénote à nouveau qu’il adore couper son chanteur afin de placer des ponts souvent bien relevés, mais qu’il sait également les faire groover, cela se trouvant être parlant au cours de «Blind Taste».

On change totalement d’ambiance avec «Vampire Lady» et tant mieux, car il serait dommage de rester cloitré dans la même rengaine. Cela en sera même sûrement déroutant pour celles et ceux préférant le train-train quotidien et les disques uniformes. On évoquait des ponts qui parfois se mettent à groover, mais ici on a carrément droit à tout un morceau mixant groove et rock.

Au moins tout autant funky, «The Foolish Man» n’en oublie cependant pas lui aussi de varier les plaisir, en y intégrant du solo typiquement Heavy Metal des années 70 et 80. Clairement l’influence principale de BERSERKERS tout au long de «Lock & Load» mais loin d’être la seule, tant la formation sait jouer avec les codes du genre, en les torturant parfois et en les laissant s’exprimer de manière classique à d’autres moments. Nos hardos s’avèrent en sus capables de dégainer des hymnes à l’essence catchy, dont «Starlight City» est probablement le meilleur exemple. Cette spécificité crée d’ailleurs une certaine opposition bien sentie, la première moitié du titre de conclusion «Hangöverhead» s’avérant probablement le passage le plus sombre et lourd du CD.

«Lock & Load» s’avère une très bonne expérience pour les adeptes du Heavy Old School, mais pas uniquement. Le son si groovy de BERSERKERS fait sa grande force et offre ainsi un cocktail original.

Blytch

 

Though the French group BERSERKERS is not a newcomer, I never had the opportunity to listen to even a single second of their previous releases, that including the first album. The second, «Lock & Load» has just arrived to rectify the situation.

What proves almost obvious from the first moments of the first track «Outlaw» is that these bad guys of music seems to be from a distant East at certain times. But above all, they have mostly decided to slam drums to demonstrate that here the delicacy was not the priority. In the same vein, I greatly appreciate the passage early in the second song where the solis and big fat drumming go hand in hand, to step further. Caught in by these tracks, I go blindly to the following, already trusting the band. I denote again they love to perform some techy bridges, but also know how to make them groove, this being hightlighted in «Blind Taste».

Totally changing the atmosphere with «Vampire Lady» and that feels good because it would be a shame to remain cloistered in the same old rythm. This could on the other hand confuse those preferring a more in the same mood album. I talked about those bridges which sometimes start to groove, well here it was an entire song mixing Rock and Groove.

At least equally funky, «The Foolish Man» however does not forget to vary the pleasure, incorporating the typical Heavy Metal solo from the 70 and 80’s. Clearly the main influence of BERSERKERS throughout «Lock & Load» but far from the only one, as the band can play with the codes of the genre, sometimes torturing them and expressing them conventionally at other times. These hardheads also prove capable of creating catchy anthems, like «Starlight City» probably the best example. This catchyness creates a clash that felt good with the first half of the concluding song «Hangöverhead», probably the most dark and heavy part of the CD.

«Lock & Load» proves to be a very good experience for fans of Old School Heavy Metal, but not only for them. The groovy sound of BERSERKERS is its great strength and offers an original cocktail.

Blytch

 

Critique d’album: Distoriam – Chapter I: Vinlanders

 

Distoriam - Chapter I Vinlanders cover

 DISTORIAM
«Chapter I – Vinlanders»
Indépendant
2016

Liste des pièces
1. «Hymn to Mead»
2. «Duel of a Hundred Lights»
3. «I – Us, Travelers»
4. «Northern Sea Journey»
5. «Steel and Steeds»
6. «Exiled»
7. «II – The Call to Freedom»
8. «Thúnn Kivavit Ankris»
9. «Flaming Sails»
10. «Vinlanders (Defend the Land)»
11. «Deadly Shores of Wasted Hopes»
12 – «Venturing Forth»

*Scroll down for English version
Le groupe de Folk Metal montréalais DISTORIAM a fait paraître son premier album, «Chapter I : Vinlanders» il y a quelques mois et, je vous sauve d’avoir à lire toute la suite qui est pas mal longue sauf si vous voulez vraiment savoir pourquoi je considère que «Chapter I : Vinlanders» est ET VOICI LE PUNCH…

L’ALBUM de Folk Metal que vous devez ABSOLUMENT vous procurer en 2016.

Bien que cet album se veut pas mal plus Folk que Metal, ceci étant dit pour avertir ceux que ça peut déranger d’entendre autant d’instruments traditionnels (mandoline, irish bouzouki, accordéon, violon, vielle sont omniprésents et souvent à l’avant-plan), DISTORIAM offre un excellent album qui marie avec goût des mélodies folkloriques connues avec une bonne touche Pagan Metal créant des compositions démontrant une belle subtilité créatrice dont plusieurs sauront s’attirer la faveur d’un public souvent moins porté vers le Metal tout en satisfaisant amplement les fans du Folk Metal qui puisent leur discographie sur le vieux continent.

Dès le début de «Hymn to Mead», on reconnaît immédiatement la rythmique traditionnelle prêtée au Celtic Folk Metal et les fans dudit genre en auront immédiatement plein les oreilles tout au long des deux premières pièces. C’est entraînant et donne le goût de partir en farandole, cornes d’urus à la main bien sûr car il y a des moments qui offrent de trinquer aux frères d’armes tombés au combat. L’utilisation de la mandoline (ou peut-être est-ce le irish bouzouki qui est la variante irlandaise du bouzouki grec et qui est accordé comme une mandoline… m’avez-vous suivi sur celle-là?) vient accentuer l’ambiance sympathique de «fête de petit village». À souligner l’utilisation du français pour une partie des paroles de «Hymn to Mead» et une bonne variation au niveau des contributions vocales qui crée les atmosphères appropriées. Je veux souligner les choeurs polyphoniques à consonnance hillbilly au deux-tiers de «Duel of a Hundred Lights» qui sont trop cools et rendent bien l’essence festive de la pièce. Je dois également ajouté que le breakdown est tellement bien amené qu’il vient catalyser les énergies déjà déployées. Tout dans ces pièces est solide et à sa place bien que je me garde une réserve pour le vocal rauque qui contrairement à tout le reste, ne sonne pas mélodique mais plutôt saccadé.

«I – Us, Travelers» abandonne les rythmiques de rigodon pour offrir un son qui se rapproche du Melodic Viking Metal scandinave. Les guitares viennent à l’avant-plan et on se laisse groover par les passes de Melodic Death alors que les partitions rapides pointant plus vers le Black/Pagan permettent de se déchaîner. Encore une fois, ils exploitent divers types de vocaux qui permettent de sentir l’émotion nécessaire pour raconter cette histoire épique.

«Northern Sea Journey» se veut plus majestueuse avec ses claviers ponctuant l’ambiance épique qui débute la pièce puis elle offre des rythmiques changeantes tel les flots de cette mer que leurs héros naviguent. Voguant de la complainte romantique au chant oratoire, elle est également secouée par des pulsions guerrières.

Dans les pièces suivantes, les claviers continueront à prendre plus de place. «Steel And Steeds» débute comme une ballade de ménestrel et dès lors, il est évident que nous seront chanter les louanges de quelconque héros d’un passé lointain. La rythmique musicale donne l’idée d’une charge de coursier fonçant dans le vent sans crainte sauf celle de ne pas atteindre la gloire. On a également cette sensation de chevauchée épique dans «II – The Call to Freedom» bien accompagnée par l’accordéon qui a également attiré mon attention dans «Flaming Sails». Le début de cette dernière m’a vaguement rappelé «Sweet Dreams» avec son intro de guitare avant de se lancer dans une marche guerrière lourde et lente. Enfin je dis marche guerrière mais finalement quand les back vocals ont scandé des Hey Hey en choeur, j’ai comme eu la sensation d’un cri scandé pour synchroniser les coups de rames faisant fendre l’eau aux drakkars. Les horns up devraient être de mise en spectacle.

J’ai bien aimé les chants en choeur qui débutent «Venturing Forth» et surtout la portion Honky Tonky de la pièce qui démontre encore une fois le brio et également le côté créatif de ces joyeux lurons.

Vous constatez que depuis le début de ce texte, je m’attarde beaucoup au vocal et pour cause car il est un atout majeur dans la création des atmosphères de leurs compositions. Je dois toutefois mentionner que des ajustements à ce niveau seraient bénéfiques afin de les propulser au rang de groupe incontournable dans le genre car c’est la seule chose qu’ils ne réussissent pas à livrer avec justesse et brio. Premièrement et problème majeur, la majorité des vocaux rauques (le style vocal le plus utilisé) sont monotones, souvent dans la déclamation syllabique et manquent de puissance à plus d’un moment. Et pourtant, dans «Deadly Shores of Wasted Hopes», il montre qu’il peut suivre la mélodie tout en offrant une voix pleine et puissante. Pour ce qui est des vocaux cleans exécutés par divers membres du groupe, il y a une belle variété quand ils restent dans la voix claire et chaude mais lorsque l’intensité augmente, certains ne suivent pas toujours la note et à la base certains n’ont pas nécessairement une belle voix. Ça peut paraître exagérer comme remarque mais quand tous les instruments sont accordés et que les musiciens jouent leurs partitions sans fausse note avec le brio que DISTORIAM déploie, il est impérial que le vocal fasse de même parce qu’un vocal clean qui fausse, c’est frappant et décevant quand c’est la seule chose qui empêche de triper au max.

Remarquez que malgré ce paragraphe négatif (ou constructif dépendamment de l’interprétation), je souligne que j’ai tout de même mentionné au début de ce texte que vous devez absolument vous procurer «Chapter I : Vinlanders». Je n’ai pas changé d’idée, cet album est un «MUST». Mettons que je mets de côté l’exécution et me concentre plus sur l’intention, je dois admettre que l’utilisation de toutes ces variantes vocales de même que certains artifices tels la corne de brume en trame de fond du début de «Duel of a Hundred Lights» ou les bruits de vagues et les goélands dans «Northern Sea Journey» permet de bien sentir les changements d’ambiances et nous transporte dans l’histoire racontée, une expérience que vous pouvez rehausser en accompagnant l’écoute avec la lecture des paroles et vous aurez peut-être vous aussi une appréciation en image de cet excellent album.

Je termine en saluant le jeu de mots dans le titre de la huitième pièce «Thúnn Kivavit Ankris» qui est la «Toune qui va vite en criss». Surprenamment, oui elle a des portions vraiment rapide mais pour l’ensemble, c’est une chanson à tempo changeant comme les autres. J’ai salué le clin d’oeil du titre et d’après ce que j’ai pu entendre, elle est chanté dans un langage inventé ce qui est particulièrement intéressant pour la sonorité qui fait définitivement étrangère mais je ne peux m’empêcher de deviner des jeux de mots dans le tas comme ces deux phrases

Ralu mey du bua maur pla reychafey servi fruaja
Tanka mua Distoriam sey maur doput ley tepassey…

Qui sonne comme

Rallumez du bois mort, plat réchauffé servi froid,
Tant qu’à moi, Distoriam c’est mort depuis l’été passé

Bah j’hallucine parfois mais là je ne crois pas que ce soit une hallucination auditive!!!?? Et pourtant je n’en comprends pas le sens car si je me fie à ce que j’ai entendu sur cet album, DISTORIAM est vivant plus que jamais et prêt à rejoindre l’élite du Folk Metal.

Procurez-vous cet album.

Lex Ivian

 

The Montreal Folk Metal group DISTORIAM released its first album, «Chapter I: Vinlanders» just a few months ago and I save you from having to read the entire review unless you really want to know why I consider «Chapter I: Vinlanders» to be …

THE Folk Metal album that you should DEFINITELY pick up in 2016.

Although this album is a lot more Folk than Metal, this being said to warn those that can be bothered to hear as many traditional instruments (mandolin, irish bouzouki, accordion, violin, hurdy gurdy have a graet contribution in these songs and often in the forefront) DISTORIAM offers an excellent album that blends tastefully Folk melodies with Pagan Metal crafting songs showing a good creative subtlety,  of which several will attract the favor of a public often less inclined to Metal while still amply satisfying fans of Folk Metal that get their discography from Europe.

Right from the start with «Hymn to Mead», I immediately recognize the traditional rhythmic of Celtic Folk Metal and fans of that genre will immediately have their ears full of those swinging melodies all along the first two songs. It is catchy and makes me want to dance, auroch’s horn in hand of course because there are moments to stop and offer a toast to brothers fallen to arms. The use of the mandolin (or perhaps is it the Irish Bouzouki which is the Irish variant of the Greek bouzouki and is tuned like a mandolin… did you follow me on that one?). It enhances the friendly atmosphere of a village party. I noted positively the use of French for some of the words of «Hymn to Mead» and a good variation in the vocal contributions which builds the appropriate atmosphere. I want to emphasize the polyphonic choirs sounding hillbilly at the two-thirds of «Duel of a Hundred Lights» that is so cool and enhance the festive essence of the song. I must add that though breakdowns are not usual, the one brought in is so good that it catalyzes the energies already deployed. Everything in these songs is solid and in its place although I keep a little backthought the hoarse voice which unlike the rest, do not sound melodic but rather linear.

«I – Us, Travelers» abandons the square dance rhythm to enter the realm Scandinavian Viking Melodic Metal. The guitars come to the forefront and deliver this groovy Melodic Death followed by these fast Black/Pagan Metal portions allowing the song to run wild. Again, they exploit various types of vocals that help bring the emotions needed to tell this epic story.

«Northern Sea Journey» is more majestic with its keyboards punctuating the epic atmosphere that begins the song then, like most of their songs do, it offers changing rhythm as the waves of this sea that their heroes are sailing. From romantic lament to oratory chant, vocals are also driven by warlike impulses.

In the following songs, the keyboards continue to take up more space. «Steel And Steeds» begins as a minstrel ballad and therefore it is clear that they will sing the praises of some heroes of the distant past. The musical rhythm of the fast part of the song gives the impression of ​​a fearless charge towards the horizon except for the fear of not achieving glory. I also have this epic ride sensation in «II – The Call to Freedom» well accompanied by the accordion which also was a highlight in «Flaming Sails». The beginning of this latter reminded me vaguely «Sweet Dreams» with its guitar intro before launching into a heavy mid-tempo military march. Finally I say military march but eventually when back vocals chanted «Hey Hey» in chorus, I had the sensation the cry chanted for synchronizing the strokes of the oars pushing forward their longships. The devil horns should be thrown in the air at live shows.

I enjoyed the chorus that begins «Venturing Forth» and especially the honky-tonk portion of the song that once again demonstrates the brilliance and also the creative side of these lads.

You probably noted that since the beginning of this text, I talked a lot about the vocals and rightly because it is a major asset in creating the atmospheres of their compositions. However, I must mention that little adjustments at this level would be beneficial to propel them to the rank of essential group in the olk Metal genre. Throughout the album, it is the only thing they do not deliver with accuracy and brilliance. First and major problem, most raucous voice (the vocal style mostly used) are monotonous, often in the syllabic declamation and lack power more than one time. Yet in «Deadly Shores of Wasted Hopes», it shows that it can follow the melody while providing a full and powerful voice. In terms of the clean vocals provided by the different members, there is a nice variety when it remains in the clear, warm voice but when the intensity increases, some do not always follow the notes and some does not necessarily have a nice voice. It may sound rude as a remark but when all the instruments are in tune and that the musicians play their flawlessly their parts with the brio that DISTORIAM demonstrates, it is imperial the vocals do the same because an out of tune clean vocal is striking and disappointing when it is the only thing that prevents a full ecstatic experience.

Note that despite this negative or (depending on the interpretation) constructive paragraph, I emphasize that I mention at the beginning of the text that you must absolutely get «Chapter I: Vinlanders». I have not changed my mind, this album is a MUST. Let’s say I set aside the execution and concentrate more on the intent, I must admit that the use of all these vocal variations as well as some additions like the foghorn longing in the back at the start of «Duel of a Hundred Lights» or the sounds of waves and seagulls in «Northern Sea Journey» helps to feel all the mood changes and transport us into the story told, an experience that you can enhance by reading the lyrics while listening and you may, like me, get a cinematic appreciation of this excellent album.

My final words will be… Get this album.

Lex Ivian

 

Absentéisme et rituels

Marduk (annulé),Rotting Christ, Carach Angren et Necronomicon à L’Astral de Montréal, le jeudi 8 septembre 2016, une présentation de Greenland Productions et Evenko.

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Il est toujours désolant d’apprendre qu’un de ses groupes favoris ne pourra pas, en raison de problèmes de visa, jouer en tête d’affiche d’un concert auquel on avait prévu d’aller avec enthousiasme. Cela est encore plus vrai lorsque ledit concert est à près de trois heures de route de sa résidence et qu’on tarde à avoir une confirmation à savoir si oui ou non, ledit groupe, Marduk en l’occurrence, sera de la partie. En effet, bien que les dates précédentes de la tournée aient été annoncées à l’avance comme ayant lieu sans Marduk, Greenland Productions ne confirma leur absence à Montréal que quelques heures seulement avant le début du concert. Heureusement, Rotting Christ était aussi sur l’affiche et le célèbre groupe grec de Black Metal ritualiste qui ne se présente pas très souvent en nos contrées était une raison suffisante de se déplacer de Québec à Montréal pour leur prestation rallongée, maintenant qu’ils passaient en tête d’affiche de la soirée. C’est donc avec hâte que je rejoins Vincent et Thierry du groupe local Hak-Ed Damm, en cette journée pluvieuse, pour prendre l’autoroute 20 en direction ouest.

C’est donc quelques minutes seulement avant l’ouverture des hostilités par Necronomicon que nous nous garâmes devant les bureaux de Musique Plus, à un jet de pierre de cette salle, L’Astral, que je n’avais jamais visitée encore et qui est plutôt reconnue comme un endroit de Jazz. À peine avions-nous eu le temps de prendre quelques gorgées de houblon que Necronomicon s’installa sur scène pour entamer la soirée devant une salle bien remplie malgré l’annulation de Marduk.

Roulant sa bosse depuis 1988, originaire du Saguenay avant de se déménager à Montréal, le trio de Rob «The Witch» Tremblay (guitare, voix) pratique un Blackened Death Metal qui ressemble beaucoup à ce que Behemoth, Vader et Hate font. Peut-être en raison de cette ressemblance, j’ai toujours eu mes réserves sur cette formation bien que je reconnaisse le talent musical de ses membres et sa position légendaire dans l’arbre généalogique du Metal québécois. Énergique à souhait, mais handicapée par un son extrêmement médiocre qui ne laissait passer que la batterie et le vocal semblant un peu amoché du leader, leur prestation me laissa sur ma faim. Lassé par le grondement indéfini de la guitare et de la basse presque inaudible en dessous d’un tonnerre de batterie, mon attention se porta rapidement sur ma bière et les conversations avec des amis.

Après une courte pause, c’était à la formation néerlandaise de Black Metal symphonique Carach Angren de venir s’exécuter sur la scène de L’Astral. De plus, puisqu’en concert le chanteur-guitariste Seregor préfère se concentrer exclusivement sur son rôle de chanteur, nul autre que Jack Owen (Deicide, ancien membre fondateur de Cannibal Corpse) s’occuperait de la six-corde à ma grande joie! Assistant à un de leur concert pour la première fois, je fus ravi par leur habileté, en tant que quatuor sur scène, à transposer des compositions hautement complexes et comprenant plusieurs étages de claviers et d’orchestrations superposées avec efficacité et aisance. Malgré des difficultés sonores semblables à celles éprouvées par Necronomicon pendant la première pièce de leur prestation, le son fut très bien ajusté dès la seconde, ce qui aida grandement le public à apprécier le spectacle. Seregor exécuta son rôle de frontman avec un brio impressionnant et une théâtralité convenant bien à leur musique très imagée. En somme, je fus très surpris et impressionné par Carach Angren, même si mon amour pour le Black Metal à tendance symphonique est très loin de ce qu’il a déjà été.

La salle était maintenant presque complète et le moment était déjà venu d’accueillir les vétérans de Rotting Christ, formation séminale du Black Metal grec existant depuis près de 30 ans et qui ne passe que très rarement par nos latitudes nordiques. Avec une présence hiératique, un cérémonial convenant particulièrement à l’atmosphère ritualiste de ses trois derniers albums et un charisme impressionnant, les Athéniens livrèrent une performance qui arriva même à dépasser mes attentes élevées. N’hésitant pas à remonter le temps jusqu’à ses deux premiers long-jeux avec l’excellente «The Sign of Evil Existence» de l’album «Thy Mighty Contract» (1993) et la superbe «Non Serviam» de l’effort éponyme publié en 1994, leur prestation rallongée visita avec précision plusieurs recoins de leur discographie de onze galettes pleine longueur et une multitude de sorties connexes. De surcroît, la formation pouvait compter sur son propre technicien de son qui leur livra le son le plus imposant et clair de la soirée. Ce fut donc un moment particulièrement épique pour moi en tant que fanatique de la scène Black Metal grecque, souvent oubliée au profit des omniprésentes formations norvégiennes, suédoises et finlandaises qui dominent le mouvement. Pourtant, la Grèce a été un berceau de ce courant dès la fin des années 1980 avec des formations, outre Rotting Christ, comme Necromantia, Varathron et Kawir.

En somme, malgré la déplaisante annulation de Marduk, Rotting Christ et Carach Angren auront su tirer partie d’un jeudi soir à Montréal de la meilleure des façons qu’il soit, c’est-à-dire en livrant des performances époustouflantes devant une salle malgré tout presque pleine. Les vétérans locaux de Necronomicon auront malheureusement fait les frais d’un son beaucoup trop brouillon, en dépit d’une prestation énergique et dense. Enfin, il aurait été apprécié que les promoteurs précisent la situation de Marduk plus à l’avance afin d’éviter des inconvénients aux détenteurs de billets et aux fanatiques de la troupe. En terminant, un gros merci à Jon Asher de Asher Media Relations pour l’accès au concert.

Louis-Olivier «Winterthrone» B. Gélinas

 

Critique d’album: Holding Sand – «A Life Worth Memoirs»

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HOLDING SAND
«A Life Worth Memoirs»
autoproduction
Février 2016

Liste des pièces
1. «A Life Worth Memoirs»
2. «Just Make Me a F***ing Sandwich»
3. «Hell-bent»
4. «Merry-go-round»
5. «Worn Out»
6. «Meat Locker»
7. «Wreck»
8. «Denial, Anger, Bargaining, Depression, Acceptance»
9. «Lights Out»
10. «Farewell»
11. «Whimpers & Screams»
12. «Forever Yours»

**Scroll down for English version. Translation by Lex Ivian.
Cela fait un petit moment que je suis le groupe français de Post-Hardcore/Metal HOLDING SAND, puisque je n’avais pas raté la sortie de son précédent album «Some Things Are Better Left Unsaid» disponible depuis 2012. J’attendais donc forcément ce «A Life Worth Memoirs» et ai désormais hâte de vous faire part de mon ressenti, considérant tout le temps écouler avant que je ne puisse pencher mes oreilles dessus.

On démarre par le morceau donnant tout simplement son nom au disque, «A Life Worth Memoirs» donc, nous faisant entrer délicatement dans l’univers du groupe. D’aucun l’annoncerait comme une introduction, mais on y retrouve une identité largement plus riche que la plupart des intros que l’on nous propose dans le monde du Metal, restant généralement dans une mouvance calme et instrumentale. Ici, on a tout de même droit à un peu de voix, mais surtout à des sonorités différentes de la concurrence. On sent bien que cette mise en bouche a été grandement pensée en amont et est loin de ne faire qu’acte de présence. Pour celles et ceux trouvant que ces moins de deux minutes sont un peu trop douces, «Just Make Me a F***ing Sandwich» saura faire plus que les contenter. Cependant il ne fait pas que proposer un gros son, sa grande force étant sa diversité au sein même de ses 5.27 minutes. Parfois plus Rock énergique, parfois plus Metal lourd, on y ressent bien la pléthore d’influences avec lesquelles se nourrit HOLDING SAND.

Les vocaux influent évidemment eux aussi sur les diverses sensations ressenties. Ceux-ci savent par exemple se faire plus agressifs durant «Merry-go-round», allongeant ainsi encore la liste des courants musicaux produits par la formation et capables de tout casser en un instant, avant de conclure ce morceau de manière mélodique et instrumentale. «Wreck» sera aussi symbolique de cette richesse, avec un chant clair accrocheur, dévasté en fin de parcours par un plutôt écorché vif sachant rendre son terme décapant.

L’une des grandes forces de cet album est la non transition entre les diverses pistes. La véritable continuité entre l’outro de l’une pour l’intro de celle la suivant apportant beaucoup de consistance. Cette spécificité faisant ainsi sonner le disque comme un véritable univers et non un simple enchaînement de chansons. Toutefois, cela s’avère un peu moins le cas entre le long et mouvementé «Denial, Anger, Bargaining, Depression, Acceptance» et le bref, calme et ambiant «Lights Out», faisant guise d’interlude. On arrive cependant à percevoir un lien par l’arrêt de la violence de la huitième track en toute, mais alors toute toute fin de piste, avant d’embrayer sur la douce introduction de celle lui succédant.

Avec «A Life Worth Memoirs», HOLDING SAND confirme qu’il est bel et bien l’un des meilleurs groupes actuels, peu importe le genre. Son style possède une grande richesse, mise en exergue aussi bien par ses différentes approches musicales que vocales.

Blytch

 

It has been a while that I follow the French Post Hardore/Metal group, HOLDING SAND, as I had not missed the release of their previous album «Some Things Are Better Left Unsaid» available since 2012. I therefore evidently expected «A Life Worth Memoirs» and am now eager to share with you my feelings given the time it took before I could give it a decent listen.

It starts with the title song, «A Life Worth Memoirs» thus, immersing us in the universe of the album. It could be seen just as an intro, but there is a far richer identity here than most of the proposed intros in the world of Metal, generally remaining in a calm and instrumental movement. Here some vocals lurks in, and it differs from competition and stands on its own mostly cause of the different sounds brought in. We feel that this appetizer was thought ahead and is far from being just a filler. For those finding that those less than two minutes are a bit too soft, «Just Make Me a F***ing Sandwich» will do more than satisfy. However it does not just offer a big sound, its great strength is its diversity within its 5.27 minutes. Sometimes more energetic Rock, sometimes Heavy Metal, I could feel well the plethora of influences which feed HOLDING SAND.

Vocals of course also affect the various sensations. HOLDING SAND knows, for example, how to be more aggressive during «Merry-go-round», thus extending yet the list of musical currents explored by the formation and they are able to break everything in an instant, before concluding this song in a melodic instrumental way. «Wreck» is also symbolic of this rich variety, with a catchy clean vocal replaced in the end by a more desperate scorched voice.

One of the great strength of this album is the transition between the various tracks. The real continuity between the outro of one and the intro of the following brings a lot of consistency. This specificity thereby make it sound like a whole and not just a sequence of songs. However, this is a little less so between the long and eventful «Denial, Anger, Bargaining, Depression, Acceptance» and the short, quiet song «Lights Out» which comes as an interlude. However, I could still perceive a link with the end of the violence of the eighth track at the very end of the song, before engaging on the gentle introduction of the successor.

With «A Life Worth Memoirs» HOLDING SAND confirms that it is indeed one of the best actual bands, regardless of genre. Its style has a richness, highlighted by both its different musical and vocal approach.

Blytch

 

Critique d’album: Far Beyond – «A Frozen Flame Of Ice»

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FAR BEYOND
«A Frozen Flame Of Ice»
Indépendant
1er septembre 2016

Listes des pièces
1. «Evernight – Part I»
2. «The Song Remains The Same»
3. «A Frozen Flame Of Ice»
4. «Last Farewell»
5. «Unrelenting Force»
6. «Evernight – Part I»

*Scroll down for English version. Translation by Lex Ivian
Peut-être que je vous l’ai déjà dit dans une critique d’album antérieure, mais le site Internet Bandcamp est un bijou en or pour découvrir d’excellents groupes et une excellente façon d’encourager des groupes de partout dans le monde pour qu’ils puissent continuer ce qu’ils ont à faire. Ces derniers temps, il y a un groupe allemand qui a su attirer mon attention et il se nomme FAR BEYOND.

FAR BEYOND est un groupe qui mélange deux styles: le Metal symphonique et le Death Metal symphonique. Le groupe est composé d’un seul membre, qui est accompagné de quelques musiciens en studio. Il a à son actif deux albums, dont le dernier est sorti le premier septembre dernier et son premier en 2005. Son dernier est intitulé «A Frozen Flame Of Ice». Voyons ce que FAR BEYOND a dans le ventre.

Musicalement, les compositions sont simples, efficaces et parfois répétitives. Cependant, je tiens tout de même à dire que le gars derrière FAR BEYOND a pris son temps avant de pondre ce deuxième opus et quelque part, je me dis qu’il a dû recommencer plusieurs parties pour sortir des compositions plus parfaites. C’est sûr que le gars est perfectionniste et on ne pourrait lui en vouloir après cette sortie grandiose. Quand je disais un peu plutôt que les compositions sont répétitives, c’est que j’ai l’impression que j’entends parfois les mêmes riffs dans plus d’une chansons, mais en règle générale, le gars derrière FAR BEYOND offre une belle variété de compositions originales.

Encore mieux, ce qui rend encore plus épique cet album, c’est l’apport des symphonies, donc l’ambiance. Je pense que les éléments symphoniques ont joué un rôle essentiel à la création de cette bête parce qu’il y a eu plusieurs moments où les symphonies étaient mises de l’avant et rendait les compositions épiques. Et le fait que les symphonies allaient dans une belle harmonie avec la musique des autres instruments de musique rend cet album encore mieux. D’ailleurs, non seulement les symphonies me faisaient penser que Wintersun était un grosse influence, mais il ne serait pas faux, selon moi, que l’on puisse identifier des influences venant de Kamelot.

En ce qui concerne les vocaux, j’aime beaucoup la variété entre le «growl» et le «clean». D’ailleurs, cette variété me faisait penser à ce que Wintersun a fait dans leur deuxième album «Time 1». Par contre, je dirais que FAR BEYOND a su exploiter cet élément beaucoup mieux que Wintersun. L’aide des musiciens de session pour les voix mettent une touche d’épique sur cet album et sont dans la même direction artistique sur cet album. À la limite, ce genre de vocal aurait pu parfaitement être sur un album de Folk Metal.

Au niveau de la production, je vous avoue que je suis surpris par cette qualité parce que je m’attendais à quelque chose de moins bon. Pas dans le sens qu’on n’entendrait presque rien, mais que la qualité ne serait pas aussi élevée que l’on pouvait espérer. Ce que j’aime beaucoup de cet album, c’est qu’on entend très bien les ambiances (les symphonies) et tous les instruments. Et ça rend ce deuxième opus encore plus épique selon moi. La seule chose que je pourrais réellement reprocher, c’est que la musique a parfois tendance à enterrer les voix plus «clean» dans certains moments de l’album.

En conclusion, «A Frozen Flame Of Ice» est un très bon album qui offre une belle variété de compositions originales et d’ambiances magnifiques. Je vous recommande ce groupe si vous êtes fans de Wintersun, spécialement l’album «Time 1». Ça pourrait vous intéresser grandement. Les chansons qui m’ont marqué sur cet album sont «Last Farewell» et «A Frozen Flame Of Ice». Je vous encourage fortement à acheter cet album digitalement ou en copie physique disponible sur leur Bandcamp depuis le premier septembre. On va espérer que ça ne prendra pas encore des années pour une nouvelle sortie du groupe.

8.5/10

Marc-André Jobin (Rédaction)

Lex Ivian (Correction et Édition)

 

Maybe I have already said it in a previous album review, but Bandcamp can be a gold mine to discover good bands and a great way to encourage bands from around the world so they can go on with their passion. Lately, there is a German group that attracted my attention and it is called FAR BEYOND.

FAR BEYOND is a group that mixes two styles: Symphonic Metal and Melodic Death Metal. This is a solo project, with some session musicians. He has to his credit two albums, the last of which, titled «A Frozen Flame Of Ice» came out the first day of September and the previous in 2005. Let’s see what FAR BEYOND has to offer.

Musically, the compositions are simple, effective and sometimes repetitive. However, I must say that the guy behind all this took his time before laying this second album and I feel that somewhat he had to rework several parts to reach the goal he had in mind. It is sure that the guy is a perfectionist and who could blame him after this great release. When I said the song are a little repetitive, I meant that I feel sometimes I hear the same riffs in more than one song, but generally FAR BEYOND offers a beautiful variety of original compositions.

What makes it an even more epic album is the addition of orchestrations, so important to create the atmosphere. I really think the symphonic elements have played an essential role in the creation of this beast because there were several times that the symphonies were put forward and made the compositions epic. And the fact that the symphonies were in beautiful harmony with the music of the other instruments makes this album even better. Moreover, not only the symphonies recalled me Wintersun as a big influence, one can also identify influences from Kamelot.

Concerning the vocals, I love the contrast between the growl and the clean. Again, this variety reminded me Wintersun and their second album «Time 1». For cons, I would say that FAR BEYOND exploited this element much better than Wintersun. The backvocals add an epic touch on this album. Ultimately, this kind of lyrical direction could fit well on a Folk Metal album.

At the production level, I confess I am surprised by the quality because I expected something worse. What I like a lot of this album is that I heard very well the orchestrations and all instruments. And it makes this second release more epic in my opinion. The only thing I could really point out negatively is that the music sometimes tends to bury the clean vocal in some moments of the album.

In conclusion, «A Frozen Flame Of Ice» is a very good album that offers a great variety of original compositions and beautiful atmospheres. I recommend this group if you are fans of Wintersun, especially the «Time 1» album. The songs that stand out are «Last Farewell» and «A Frozen Flame Of Ice». I strongly encourage you to buy it in digital or physical format available on their Bandcamp since September 1st. I hope it will not take years for another release.

8.5/10

Marc-André Jobin