by Blytch | Sep 28, 2016 | Critiques, Critiques d'Albums

DOG’N STYLE
«Pub’s Calling»
Dooweet
Septembre 2016
Liste des pièces
1 – «The Best of Me»
2 – «Pretty Fly»
3 – «I did Something Bad»
4 – «One day»
5 – «Bad Motorcycle»
6 – «Night Losers»
7 – «Running Out»
8 – «Never trust an Asshole»
9 – «Pub’s Calling»
10 – «Couple of Beers»
**Scroll down for English version. Translation by Lex Ivian
Étant donné que l’on se trouve sur un média capable d’écrire aussi bien en français, qu’en anglais, on peut aisément traduire le nom du nouveau CD de DOG’N STYLE «Pub’s Calling». En clair, cela doit signifier «La publicité est en train d’appeler»… à moins qu’il ne s’agisse de «L’appel du bar», j’hésite en fait.
En tout cas, il est sûr que la formation française a bel et bien appelé pour se rendre quelque part et apparemment elle est super motivée. Il n’y a qu’à entendre le vrombissement provoqué par notre contact avec «The Best of Me». On ressent immédiatement la virée sauvage au sein d’un environnement brûlant, désertique, n’ayant comme décor qu’un cactus, un panneau annonçant la station d’essence située 100 miles plus loin et le bar de Jess, que l’on compte bien rejoindre afin de s’hydrater avec une bonne petite citronnade. Si à la lecture du titre «Pretty fly» vous avez envie d’entonner «Give it to me baby. Uh-huh. Uh-huh», vous n’y êtes pas tout à fait. En revanche, le band propose effectivement un style pas si proche de la piste précédente, une sensation grandement due à un chant clair renvoyant davantage à du rock, ce que les instruments suivent, après avoir tout d’abord démontré une puissance Metal Rock teintée de Stoner.
Et encore, on ne tient là qu’un simple échantillon des possibilité de DOG’N STYLE, son identité se trouvant également être ancrée clairement dans le Heavy tout au long de «Pub’s Calling». Parfois un solo plus insistant permettra de lui offrir une plus grande place, comme au cours de l’entrainant «I did Something Bad».
Un autre cap est franchi par l’intermédiaire de la seconde partie du surprenant «One day». Celle-ci voyant débarquer de brefs screams changeant intégralement la donne. On ne s’y attend absolument pas et cela est très bien joué. Certes, si vous n’appréciez pas ce genre de vocaux, ces passages ne seront point pour vous, mais ils ne vous rebuteront pas pour autant par rapport à l’ensemble de la galette. L’énergique «Night Losers » vous en fera voir de toutes les couleurs au niveau des approches vocales. Du clair, de l’écorché ou encore transformé via un effet, la palette est large. Histoire de calmer un peu le jeu, la plus mélancolique «Running Out» fait son apparition. Le ton reste rock et ne part tout de même pas vers une ballade, mais il y a de quoi se poser. Certains diront peut-être tant mieux, car ils auront eu besoin de reprendre des forces afin d’affronter le trio de chansons emplies d’énergie concluant le disque.
Ultra pêchu, il faudra en avoir sous le capot pour tenir la route tout au long de «Pub’s Calling», DOG’N STYLE ne lâchant rien, mixant ses mélodies Heavy à une facette terreuse bien Stoner.
Blytch
The French group DOG’N STYLE is on a roll cause the «Pub’s Calling» and apparently the boys are super motivated. That roar caused by my contact with «The Best of Me» is proof of it. I felt immediately that wild chase in a hot desertic environment, where stand only a cactus and a road panel promising, some 100 miles away, a gas station and Jess’ bar we hope to reach to drown some ice cold… lemonade. If reading the title «Pretty Fly» you want to sing «Give it to me baby. Uh-huh. Uh-huh», you are not on the right track. Indeed, the band does propose a style not so close to this track, largely due to a clean singing referring more to Rock, in-synch with the instruments, having first shown some Metal Rock power with a touch of Stoner.
And yet, this is only a little sample of DOG’N STYLE‘s possibilities, their identity being also clearly rooted in Heavy Metal throughout «Pub’s Calling». Sometimes a more incisive solo will accentuate this Heavy side, as in «I Did Something Bad».
Another line has been crossed with the second part of the surprising «One Day». Here some brief screams completely change the mood. It is totally unexpected and it is very well done. Certainly, if you do not like this style of vocals, these passages are not for you, but they should not spoil your overall feelings about this album. With the energetic «Nightlosers», you will hear all the colors of his vocal range. Some clean, some rawky and one transformed with an effect, the spectrum is wide. Then they calm down the pace bringing out some melancholy with «Running Out». Though not a ballad but remaining rock, it gives a momnt to settle down. Some may welcome this little break to resume forces before facing the energy-filled trio of songs concluding the album.
Ultra punchy, you better pack under the hood what is needed for the ride throughout «Pub’s Calling» cause DOG’N STYLE step on the pedal, dusting their Heavy melodies with Stoner.
Blytch
by Blytch | Sep 19, 2016 | Critiques, Critiques d'Albums

ANTALGIA
«Twisted Dreams Of Dark Commander»
M&O Music
Septembre 2016
Liste des pièces
1. «Endless Game»
2. «Embrace The Storm»
3. «The Valley Of Broken Dreams»
4. «The Dark Commander»
5. «Absinthe In Paradise»
6. «Staves Of Time»
7. «The Seventh Day»
8. «When The Lights Go Down»
9. «Temples Of Sand»
10. «The Enemy Inside»
*Scroll down for English version. Translation by Lex Ivian
Déjà plus de 4 ans se sont écoulés depuis la sortie de «Perception Of Reality», premier album du groupe espagnol de Prog Metal, ANTALGIA, que j’ai pu écouter à de nombreuses reprises. Je ne pouvais donc évidemment passer outre son nouveau disque «Twisted Dreams Of Dark Commander».
De par ses prémices calmes et en quelque sorte langoureux, on aurait largement pu imaginer que cet «Endless Game» resterait un titre de lancement entièrement instrumental. La surprise n’en est donc que plus grande lorsqu’une puissante vague déferlante d’un Metal très affirmé, prend place au bout d’un peu plus de 20 secondes. L’intensité monte, jusqu’à l’arrivée désormais du chant féminin, démontrant dans un premier temps sa capacité vocale avec quelques envolées voluptueuses. Mais ce n’est pas tout, puisque dès cette première piste, Bella nous délivre un large éventail de ses capacités, en particulier ces passages au chant clair quasiment parlé, où son interprétation et la musique en elle-même proposent des situations hyper catchy, probablement les plus marquantes de «Twisted Dreams Of Dark Commander». Surtout que leur placement d’entrée de jeu leur offre une visibilité certaine.
Le groupe apprécie assurément proposer une expérience riche au sein de chaque morceau, les deux plus courts dépassant allègrement les 5.20 minutes, tandis que les autres vont de 6.09 à 10.01 minutes. De quoi prendre son temps afin de placer ses ambiances et surtout y inclure un bon paquet d’influences et ça ANTALGIA ne s’en prive jamais. Preuve en est le bref moment épuré au niveau des instruments, sur la fin de parcours du sinon dévastateur «Embrace The Storm».
Parfois l’atmosphère peut se faire plus sombre, à l’instar du bien nommé «The Dark Commander», mais parfois ce côté plus pesant ne s’avèrera qu’une goutte de sang dans la vase, comme le prouve «Staves Of Time», oscillant entre des instants très calmes (dont une introduction bien consistante), de sacrées surprises (surtout quand le chant se fait hip-hop), une certaine noirceur vite balayée et bien sûr l’essence du band: son identité mélodique! Les solis étant bien présents, comme tout au long du CD. La grande force de ce dernier est de continuer à susciter l’intérêt dans une ambiance emplie de surprises. Là où bien d’autres sont également de qualité et durant lesquels on enchaine les tracks avec plaisir, on a en sus ici droit continuellement à de vrais rebondissements. Bien sûr, cela ne plaira pas à tout le monde, mais si vous êtes des adeptes de tout un tas de styles musicaux et d’approches au sein de ceux-ci, vous allez vous régaler. Ce ne sont pas les poussées vocales au cours de «Temples Of Sand» et l’intro envoûtante de «The Enemy Inside» qui diront le contraire.
En tant que deuxième album, on peut affirmer que «Twisted Dreams Of Dark Commander» confirme le potentiel déjà connu d’ANTALGIA. Le groupe va encore plus loin et n’hésite jamais à partir vers une nouvelle voie, puis une autre et encore une autre, tout cela durant la même chanson.
Blytch
It has been more than 4 years since the release of «Perception Of Reality», the debut album of Spanish Prog Metal group ANTALGIA, which I listened to many times. So I could not of course ignore its new album «Twisted Dreams Of Dark Commander».
From its calm and somewhat languid start, I was convinced that this «Endless Game» would remain a fully instrumental intro. The surprise is then so more powerful when a full charged Metal attack takes place after a little more than 20 seconds. The intensity rises until arrives the female vocal, showing her vocal ability with some voluptuous chants. But that is not all, since in this first track, Bella shows a wide range of capacities, particularly those passages in a spoken word type, where its interpretation and the music itself offer hyper catchy situations, probably the catchiest of «Twisted Dreams Of Dark Commander». And setting them right at the start of the album makes sure they will grasp the attenton.
The group certainly appreciates to offer a rich experience within each song, the two shortest clocking above 5.20 minutes, while the others range from 6.09 to 10.01 minutes. This gives time to set the atmosphere and include a bunch of influences, a thing ANTALGIA is not shy to propose. Proof of this is the short calm moment at the end of the devastating «Embrace The Storm».
Sometimes the atmosphere can be darker, like the aptly named «The Dark Commander», but sometimes this heavier side will just be a drop of blood in the mud, as evidenced by «Staves Of Time» oscillating between very calm moments (including a good introduction), some surprises (especially when the vocal is hip-hop), some dark passage quickly swepted away and of course the essence of the band: its melodic identity! The soli are well present, as it is throughout the CD. The great strength of the soli is to continue to generate interest in this atmosphere full of surprises. Though many other groups are also of quality and enjoyed with pleasure track after track, here the unexpected most be expected. This of course will not please everyone, but if you are followers of a lot of musical styles and approaches, you will enjoy. This is not the vocal thrusts during «Temples Of Sand» and the haunting intro of «The Enemy Inside» that will show otherwise.
As a second album, we can say that «Twisted Dreams Of Dark Commander» confirms the potential already known of ANTALGIA. The group pushes its music even further and never hesitates to go into a new direction, then another and yet another, all in the same song.
Blytch
by Lex Ivian | Sep 18, 2016 | Critiques, Critiques d'Albums

ANALKHOLIC
«After Party – Shit Stinks»
Bizarre Leprous Productions
Décembre 2014
Liste des pièces
«Anal Punishment»
«Cypreen»
«Cumshot Attack»
«Genital Devastation»
«Deprave»
«Captain Malt»
«Mes Que Una Beer»
«Shit In Your Mouth»
«Cul Sec»
«Purulent Abscess»
«Fuck You, I’m Drunk»
«Sergent Poppers»
«Spermathlon»
«Visceral Torture»
«Anal Montana»
«Double Headed Dildo»
«Dead Leden»
«Virulent Excrement»
«Extraction Of Balls»
**Scroll down for English version.
Je ne suis pas un grand connaisseur de Porno/Goregrind mais j’ai, comme tous les gens très curieux musicalement, écouté des groupes comme Regurgitate et Rompeprop pour nommer des noms connus mais aussi du Gutalax et autres Party Cannon.
Par contre, je suis pas mal meilleur en géographie et quand j’ai vu qu’ANALKHOLIC proviennent de la Nouvelle-Calédonie, j’ai lâché un «OH SHIT»… qui s’avère être le thème central de leur musique. Pour ceux qui ne le savent pas, la Nouvelle-Calédonie est une île du Pacifique sous juridiction française située non loin de l’Australie et qui ressemble sur la carte du monde à un petit tas, fait sur le long, flottant sur l’eau.
Pendant que je parle de l’eau de l’autre côté du monde, ça me fait penser que moi aussi parfois je me demande, comme Bart Simpson, si l’eau tourne dans le sens contraire dans leur bol de toilette quand il tire la chaîne. À regarder la pochette, je comprends bien que de l’autre côté de la planète, il n’y a pas que l’écoulement de l’eau qui se fait à l’envers…
Peu importe les considérations géographiques et l’application des lois de la physique dans ces contrées éloignées, si j’ai décidé de vous parler d’ANALKHOLIC, c’est parce que leur nouvel album s’en vient et je voulais déjà attirer votre attention vers ces deux gars qui ont décidé de laisser sortir le méchant. Pour ce faire, je vous présente After Party – Shit Stinks, paru en décembre 2014 et qui contient dix-neuf odes pour un grand total de vingt-sept minutes de musique downtunée, distortionnée et complètement brune. La batterie est programmée mais je m’en fous pas mal parce que souvent elle fait des beats hot.
Quatre sortes de vocaux, un grognement, un grouinement (oui oui c’est le mot pour pigsqueal), un cri grinçant et un genre de borborygme avec sifflement qui sonne comme un tuyau qui se débloque. Une belle variété qui est égalée par la multitude de rythmiques que ces zigotos concoctent. Je délaisse souvent ce type de grind pour sa linéarité mais ANALKHOLIC évite ce piège et prouve qu’il peut faire des compositions complexes avec peu.
«Purulent Abscess» est pas mal la pièce la plus groovy de l’album alors que j’y ai senti une plus grande recherche mélodique, bien sûr au niveau de la musique mais aussi dans certaines modulations des vocaux.
Rendu à «Anal Montana», j’ai fait «Ah oui, c’est vrai, c’est français, la Nouvelle-Calédonie» en entendant l’échantillonnage de la bande-annonce du prochain film d’Anal Montana avec Miley Cirus. Les deux pièces suivantes ont aussi des extraits sonores et celui de «Dead Leden» m’a particulièrement déstabilisé. Je ne m’attendais vraiment pas à la déclaration du président Bush après les attentats du 11 septembre.
ANALKHOLIC a réussi un bon album où il démontre sa capacité à composer des pièces intéressantes et variées sans délaisser ce que comprennent et apprécient les fans du genre soit le besoin viscéral d’exploser comme une bonne gastro-entérité mal contrôlée .
Lex Ivian
I’m not a connoisseur of Pornogrind/Goregrind but I, like all people musically curious, listened to groups like Regurgitate and Rompeprop to name known names but also Gutalax and other Party Cannon.
For cons, I am quite better in geography and when I saw ANALKHOLIC comes from New Caledonia, I thought «OH SHIT» … which happens to be the central theme of their songs. For those who do not know, New Caledonia is an island in the Pacific Ocean not far from Australia and it looks on the world map like a small elongated pile floating on the water.
As I speak of the water on the other side of the planet, I wonder too, as Bart Simpson does, if the water is running in the opposite direction in their toilet bowls when one pulls the chain. Looking at the album artwork, I understand that not only the flow of water necessitates experimentations to be understood…
Regardless of geographical considerations and the application of the laws of physics in these remote countries, if I decided to talk about ANALKHOLIC, it is because the new album is coming soon and I wanted to draw your attention to these two guys who decided to let out a full one wisely titled «After Party – Shit Stinks», in December 2014 which contains nineteen odes for a grand total of twenty-seven minutes of downtuned, distorted and completely brown music. The drum is programmed but I do not really care because it provides a lot of different beats and some are hot.
Four kinds of vocal are used, a grunt, a pigsqueal, a squeaky cry and a kind of rumbling with hissing that sounds like a pipe that is unclogged. A nice variety that is matched by the multitude of rhythmic these zigotos concoct. Too often I discard Porno and Gore Grind albums for their linearity but ANALKHOLIC avoids this trap and proves able to craft complex compositions with little.
«Purulent Abscess» for which I felt a more melodic research of course in the music but also in some voice modulations, is the most groovy song of the album though this groovy feeling is brought here and there in many of these songs.
ANALKHOLIC managed a good album where it demonstrates its ability to compose interesting and varied songs without neglecting this visceral need to explode like a good gastroentiritis attack to please fans of the genre. Now, let’s wait for the next one.
Lex Ivian
by Blytch | Sep 17, 2016 | Critiques, Critiques d'Albums

BERSERKERS
«Lock & Load»
auto-production
Septembre 2016
Liste des pièces
1 – «Outlaw»
2 – «Blind Taste»
3 – «Vampire Lady»
4 – «It’s Up To You»
5 – «The Foolish Man»
6 – «Rock Save The World»
7 – «Heroes Are Back In Tow»
8 – «Starlight City»
9 – «Hangöverhead»
**Scroll down for Englishversion. Translation by Lex.
Bien que les girondins de BERSERKERS n’en soient plus à leurs prémices, je n’ai jamais eu l’occasion d’écouter ne serait-ce qu’une seule seconde de leurs précédentes sorties, dont déjà un album. Le deuxième, «Lock & Load», vient justement d’arriver afin, entre autres, de me permettre de combler ce vide.
Ce qui s’avère évident quasiment dès les premiers instants de la piste de lancement «Outlaw», c’est que ces hors-la-loi de la musique fleurent bon l’Est lointain à certains instants. Cependant, avant toute chose ils ont surtout décidé de faire claquer les fûts pour nous démontrer qu’ici la délicatesse n’était pas la priorité. Dans le même ordre d’idées, on apprécie grandement le passage en début de deuxième partie où les solis et le bon gros tambourinage savent aller de paire, afin d’en remettre une couche. Pas du tout dégoûté d’entrée, on y va à l’aveuglette concernant la suite, on fait déjà confiance au band. On dénote à nouveau qu’il adore couper son chanteur afin de placer des ponts souvent bien relevés, mais qu’il sait également les faire groover, cela se trouvant être parlant au cours de «Blind Taste».
On change totalement d’ambiance avec «Vampire Lady» et tant mieux, car il serait dommage de rester cloitré dans la même rengaine. Cela en sera même sûrement déroutant pour celles et ceux préférant le train-train quotidien et les disques uniformes. On évoquait des ponts qui parfois se mettent à groover, mais ici on a carrément droit à tout un morceau mixant groove et rock.
Au moins tout autant funky, «The Foolish Man» n’en oublie cependant pas lui aussi de varier les plaisir, en y intégrant du solo typiquement Heavy Metal des années 70 et 80. Clairement l’influence principale de BERSERKERS tout au long de «Lock & Load» mais loin d’être la seule, tant la formation sait jouer avec les codes du genre, en les torturant parfois et en les laissant s’exprimer de manière classique à d’autres moments. Nos hardos s’avèrent en sus capables de dégainer des hymnes à l’essence catchy, dont «Starlight City» est probablement le meilleur exemple. Cette spécificité crée d’ailleurs une certaine opposition bien sentie, la première moitié du titre de conclusion «Hangöverhead» s’avérant probablement le passage le plus sombre et lourd du CD.
«Lock & Load» s’avère une très bonne expérience pour les adeptes du Heavy Old School, mais pas uniquement. Le son si groovy de BERSERKERS fait sa grande force et offre ainsi un cocktail original.
Blytch
Though the French group BERSERKERS is not a newcomer, I never had the opportunity to listen to even a single second of their previous releases, that including the first album. The second, «Lock & Load» has just arrived to rectify the situation.
What proves almost obvious from the first moments of the first track «Outlaw» is that these bad guys of music seems to be from a distant East at certain times. But above all, they have mostly decided to slam drums to demonstrate that here the delicacy was not the priority. In the same vein, I greatly appreciate the passage early in the second song where the solis and big fat drumming go hand in hand, to step further. Caught in by these tracks, I go blindly to the following, already trusting the band. I denote again they love to perform some techy bridges, but also know how to make them groove, this being hightlighted in «Blind Taste».
Totally changing the atmosphere with «Vampire Lady» and that feels good because it would be a shame to remain cloistered in the same old rythm. This could on the other hand confuse those preferring a more in the same mood album. I talked about those bridges which sometimes start to groove, well here it was an entire song mixing Rock and Groove.
At least equally funky, «The Foolish Man» however does not forget to vary the pleasure, incorporating the typical Heavy Metal solo from the 70 and 80’s. Clearly the main influence of BERSERKERS throughout «Lock & Load» but far from the only one, as the band can play with the codes of the genre, sometimes torturing them and expressing them conventionally at other times. These hardheads also prove capable of creating catchy anthems, like «Starlight City» probably the best example. This catchyness creates a clash that felt good with the first half of the concluding song «Hangöverhead», probably the most dark and heavy part of the CD.
«Lock & Load» proves to be a very good experience for fans of Old School Heavy Metal, but not only for them. The groovy sound of BERSERKERS is its great strength and offers an original cocktail.
Blytch
by Lex Ivian | Sep 16, 2016 | Critiques, Critiques d'Albums

DISTORIAM
«Chapter I – Vinlanders»
Indépendant
2016
Liste des pièces
1. «Hymn to Mead»
2. «Duel of a Hundred Lights»
3. «I – Us, Travelers»
4. «Northern Sea Journey»
5. «Steel and Steeds»
6. «Exiled»
7. «II – The Call to Freedom»
8. «Thúnn Kivavit Ankris»
9. «Flaming Sails»
10. «Vinlanders (Defend the Land)»
11. «Deadly Shores of Wasted Hopes»
12 – «Venturing Forth»
*Scroll down for English version
Le groupe de Folk Metal montréalais DISTORIAM a fait paraître son premier album, «Chapter I : Vinlanders» il y a quelques mois et, je vous sauve d’avoir à lire toute la suite qui est pas mal longue sauf si vous voulez vraiment savoir pourquoi je considère que «Chapter I : Vinlanders» est ET VOICI LE PUNCH…
L’ALBUM de Folk Metal que vous devez ABSOLUMENT vous procurer en 2016.
Bien que cet album se veut pas mal plus Folk que Metal, ceci étant dit pour avertir ceux que ça peut déranger d’entendre autant d’instruments traditionnels (mandoline, irish bouzouki, accordéon, violon, vielle sont omniprésents et souvent à l’avant-plan), DISTORIAM offre un excellent album qui marie avec goût des mélodies folkloriques connues avec une bonne touche Pagan Metal créant des compositions démontrant une belle subtilité créatrice dont plusieurs sauront s’attirer la faveur d’un public souvent moins porté vers le Metal tout en satisfaisant amplement les fans du Folk Metal qui puisent leur discographie sur le vieux continent.
Dès le début de «Hymn to Mead», on reconnaît immédiatement la rythmique traditionnelle prêtée au Celtic Folk Metal et les fans dudit genre en auront immédiatement plein les oreilles tout au long des deux premières pièces. C’est entraînant et donne le goût de partir en farandole, cornes d’urus à la main bien sûr car il y a des moments qui offrent de trinquer aux frères d’armes tombés au combat. L’utilisation de la mandoline (ou peut-être est-ce le irish bouzouki qui est la variante irlandaise du bouzouki grec et qui est accordé comme une mandoline… m’avez-vous suivi sur celle-là?) vient accentuer l’ambiance sympathique de «fête de petit village». À souligner l’utilisation du français pour une partie des paroles de «Hymn to Mead» et une bonne variation au niveau des contributions vocales qui crée les atmosphères appropriées. Je veux souligner les choeurs polyphoniques à consonnance hillbilly au deux-tiers de «Duel of a Hundred Lights» qui sont trop cools et rendent bien l’essence festive de la pièce. Je dois également ajouté que le breakdown est tellement bien amené qu’il vient catalyser les énergies déjà déployées. Tout dans ces pièces est solide et à sa place bien que je me garde une réserve pour le vocal rauque qui contrairement à tout le reste, ne sonne pas mélodique mais plutôt saccadé.
«I – Us, Travelers» abandonne les rythmiques de rigodon pour offrir un son qui se rapproche du Melodic Viking Metal scandinave. Les guitares viennent à l’avant-plan et on se laisse groover par les passes de Melodic Death alors que les partitions rapides pointant plus vers le Black/Pagan permettent de se déchaîner. Encore une fois, ils exploitent divers types de vocaux qui permettent de sentir l’émotion nécessaire pour raconter cette histoire épique.
«Northern Sea Journey» se veut plus majestueuse avec ses claviers ponctuant l’ambiance épique qui débute la pièce puis elle offre des rythmiques changeantes tel les flots de cette mer que leurs héros naviguent. Voguant de la complainte romantique au chant oratoire, elle est également secouée par des pulsions guerrières.
Dans les pièces suivantes, les claviers continueront à prendre plus de place. «Steel And Steeds» débute comme une ballade de ménestrel et dès lors, il est évident que nous seront chanter les louanges de quelconque héros d’un passé lointain. La rythmique musicale donne l’idée d’une charge de coursier fonçant dans le vent sans crainte sauf celle de ne pas atteindre la gloire. On a également cette sensation de chevauchée épique dans «II – The Call to Freedom» bien accompagnée par l’accordéon qui a également attiré mon attention dans «Flaming Sails». Le début de cette dernière m’a vaguement rappelé «Sweet Dreams» avec son intro de guitare avant de se lancer dans une marche guerrière lourde et lente. Enfin je dis marche guerrière mais finalement quand les back vocals ont scandé des Hey Hey en choeur, j’ai comme eu la sensation d’un cri scandé pour synchroniser les coups de rames faisant fendre l’eau aux drakkars. Les horns up devraient être de mise en spectacle.
J’ai bien aimé les chants en choeur qui débutent «Venturing Forth» et surtout la portion Honky Tonky de la pièce qui démontre encore une fois le brio et également le côté créatif de ces joyeux lurons.
Vous constatez que depuis le début de ce texte, je m’attarde beaucoup au vocal et pour cause car il est un atout majeur dans la création des atmosphères de leurs compositions. Je dois toutefois mentionner que des ajustements à ce niveau seraient bénéfiques afin de les propulser au rang de groupe incontournable dans le genre car c’est la seule chose qu’ils ne réussissent pas à livrer avec justesse et brio. Premièrement et problème majeur, la majorité des vocaux rauques (le style vocal le plus utilisé) sont monotones, souvent dans la déclamation syllabique et manquent de puissance à plus d’un moment. Et pourtant, dans «Deadly Shores of Wasted Hopes», il montre qu’il peut suivre la mélodie tout en offrant une voix pleine et puissante. Pour ce qui est des vocaux cleans exécutés par divers membres du groupe, il y a une belle variété quand ils restent dans la voix claire et chaude mais lorsque l’intensité augmente, certains ne suivent pas toujours la note et à la base certains n’ont pas nécessairement une belle voix. Ça peut paraître exagérer comme remarque mais quand tous les instruments sont accordés et que les musiciens jouent leurs partitions sans fausse note avec le brio que DISTORIAM déploie, il est impérial que le vocal fasse de même parce qu’un vocal clean qui fausse, c’est frappant et décevant quand c’est la seule chose qui empêche de triper au max.
Remarquez que malgré ce paragraphe négatif (ou constructif dépendamment de l’interprétation), je souligne que j’ai tout de même mentionné au début de ce texte que vous devez absolument vous procurer «Chapter I : Vinlanders». Je n’ai pas changé d’idée, cet album est un «MUST». Mettons que je mets de côté l’exécution et me concentre plus sur l’intention, je dois admettre que l’utilisation de toutes ces variantes vocales de même que certains artifices tels la corne de brume en trame de fond du début de «Duel of a Hundred Lights» ou les bruits de vagues et les goélands dans «Northern Sea Journey» permet de bien sentir les changements d’ambiances et nous transporte dans l’histoire racontée, une expérience que vous pouvez rehausser en accompagnant l’écoute avec la lecture des paroles et vous aurez peut-être vous aussi une appréciation en image de cet excellent album.
Je termine en saluant le jeu de mots dans le titre de la huitième pièce «Thúnn Kivavit Ankris» qui est la «Toune qui va vite en criss». Surprenamment, oui elle a des portions vraiment rapide mais pour l’ensemble, c’est une chanson à tempo changeant comme les autres. J’ai salué le clin d’oeil du titre et d’après ce que j’ai pu entendre, elle est chanté dans un langage inventé ce qui est particulièrement intéressant pour la sonorité qui fait définitivement étrangère mais je ne peux m’empêcher de deviner des jeux de mots dans le tas comme ces deux phrases
Ralu mey du bua maur pla reychafey servi fruaja
Tanka mua Distoriam sey maur doput ley tepassey…
Qui sonne comme
Rallumez du bois mort, plat réchauffé servi froid,
Tant qu’à moi, Distoriam c’est mort depuis l’été passé
Bah j’hallucine parfois mais là je ne crois pas que ce soit une hallucination auditive!!!?? Et pourtant je n’en comprends pas le sens car si je me fie à ce que j’ai entendu sur cet album, DISTORIAM est vivant plus que jamais et prêt à rejoindre l’élite du Folk Metal.
Procurez-vous cet album.
Lex Ivian
The Montreal Folk Metal group DISTORIAM released its first album, «Chapter I: Vinlanders» just a few months ago and I save you from having to read the entire review unless you really want to know why I consider «Chapter I: Vinlanders» to be …
THE Folk Metal album that you should DEFINITELY pick up in 2016.
Although this album is a lot more Folk than Metal, this being said to warn those that can be bothered to hear as many traditional instruments (mandolin, irish bouzouki, accordion, violin, hurdy gurdy have a graet contribution in these songs and often in the forefront) DISTORIAM offers an excellent album that blends tastefully Folk melodies with Pagan Metal crafting songs showing a good creative subtlety, of which several will attract the favor of a public often less inclined to Metal while still amply satisfying fans of Folk Metal that get their discography from Europe.
Right from the start with «Hymn to Mead», I immediately recognize the traditional rhythmic of Celtic Folk Metal and fans of that genre will immediately have their ears full of those swinging melodies all along the first two songs. It is catchy and makes me want to dance, auroch’s horn in hand of course because there are moments to stop and offer a toast to brothers fallen to arms. The use of the mandolin (or perhaps is it the Irish Bouzouki which is the Irish variant of the Greek bouzouki and is tuned like a mandolin… did you follow me on that one?). It enhances the friendly atmosphere of a village party. I noted positively the use of French for some of the words of «Hymn to Mead» and a good variation in the vocal contributions which builds the appropriate atmosphere. I want to emphasize the polyphonic choirs sounding hillbilly at the two-thirds of «Duel of a Hundred Lights» that is so cool and enhance the festive essence of the song. I must add that though breakdowns are not usual, the one brought in is so good that it catalyzes the energies already deployed. Everything in these songs is solid and in its place although I keep a little backthought the hoarse voice which unlike the rest, do not sound melodic but rather linear.
«I – Us, Travelers» abandons the square dance rhythm to enter the realm Scandinavian Viking Melodic Metal. The guitars come to the forefront and deliver this groovy Melodic Death followed by these fast Black/Pagan Metal portions allowing the song to run wild. Again, they exploit various types of vocals that help bring the emotions needed to tell this epic story.
«Northern Sea Journey» is more majestic with its keyboards punctuating the epic atmosphere that begins the song then, like most of their songs do, it offers changing rhythm as the waves of this sea that their heroes are sailing. From romantic lament to oratory chant, vocals are also driven by warlike impulses.
In the following songs, the keyboards continue to take up more space. «Steel And Steeds» begins as a minstrel ballad and therefore it is clear that they will sing the praises of some heroes of the distant past. The musical rhythm of the fast part of the song gives the impression of a fearless charge towards the horizon except for the fear of not achieving glory. I also have this epic ride sensation in «II – The Call to Freedom» well accompanied by the accordion which also was a highlight in «Flaming Sails». The beginning of this latter reminded me vaguely «Sweet Dreams» with its guitar intro before launching into a heavy mid-tempo military march. Finally I say military march but eventually when back vocals chanted «Hey Hey» in chorus, I had the sensation the cry chanted for synchronizing the strokes of the oars pushing forward their longships. The devil horns should be thrown in the air at live shows.
I enjoyed the chorus that begins «Venturing Forth» and especially the honky-tonk portion of the song that once again demonstrates the brilliance and also the creative side of these lads.
You probably noted that since the beginning of this text, I talked a lot about the vocals and rightly because it is a major asset in creating the atmospheres of their compositions. However, I must mention that little adjustments at this level would be beneficial to propel them to the rank of essential group in the olk Metal genre. Throughout the album, it is the only thing they do not deliver with accuracy and brilliance. First and major problem, most raucous voice (the vocal style mostly used) are monotonous, often in the syllabic declamation and lack power more than one time. Yet in «Deadly Shores of Wasted Hopes», it shows that it can follow the melody while providing a full and powerful voice. In terms of the clean vocals provided by the different members, there is a nice variety when it remains in the clear, warm voice but when the intensity increases, some do not always follow the notes and some does not necessarily have a nice voice. It may sound rude as a remark but when all the instruments are in tune and that the musicians play their flawlessly their parts with the brio that DISTORIAM demonstrates, it is imperial the vocals do the same because an out of tune clean vocal is striking and disappointing when it is the only thing that prevents a full ecstatic experience.
Note that despite this negative or (depending on the interpretation) constructive paragraph, I emphasize that I mention at the beginning of the text that you must absolutely get «Chapter I: Vinlanders». I have not changed my mind, this album is a MUST. Let’s say I set aside the execution and concentrate more on the intent, I must admit that the use of all these vocal variations as well as some additions like the foghorn longing in the back at the start of «Duel of a Hundred Lights» or the sounds of waves and seagulls in «Northern Sea Journey» helps to feel all the mood changes and transport us into the story told, an experience that you can enhance by reading the lyrics while listening and you may, like me, get a cinematic appreciation of this excellent album.
My final words will be… Get this album.
Lex Ivian
by Louis Olivier Brassard Gelinas | Sep 15, 2016 | Critiques, Critiques d'Albums
Marduk (annulé),Rotting Christ, Carach Angren et Necronomicon à L’Astral de Montréal, le jeudi 8 septembre 2016, une présentation de Greenland Productions et Evenko.

Il est toujours désolant d’apprendre qu’un de ses groupes favoris ne pourra pas, en raison de problèmes de visa, jouer en tête d’affiche d’un concert auquel on avait prévu d’aller avec enthousiasme. Cela est encore plus vrai lorsque ledit concert est à près de trois heures de route de sa résidence et qu’on tarde à avoir une confirmation à savoir si oui ou non, ledit groupe, Marduk en l’occurrence, sera de la partie. En effet, bien que les dates précédentes de la tournée aient été annoncées à l’avance comme ayant lieu sans Marduk, Greenland Productions ne confirma leur absence à Montréal que quelques heures seulement avant le début du concert. Heureusement, Rotting Christ était aussi sur l’affiche et le célèbre groupe grec de Black Metal ritualiste qui ne se présente pas très souvent en nos contrées était une raison suffisante de se déplacer de Québec à Montréal pour leur prestation rallongée, maintenant qu’ils passaient en tête d’affiche de la soirée. C’est donc avec hâte que je rejoins Vincent et Thierry du groupe local Hak-Ed Damm, en cette journée pluvieuse, pour prendre l’autoroute 20 en direction ouest.
C’est donc quelques minutes seulement avant l’ouverture des hostilités par Necronomicon que nous nous garâmes devant les bureaux de Musique Plus, à un jet de pierre de cette salle, L’Astral, que je n’avais jamais visitée encore et qui est plutôt reconnue comme un endroit de Jazz. À peine avions-nous eu le temps de prendre quelques gorgées de houblon que Necronomicon s’installa sur scène pour entamer la soirée devant une salle bien remplie malgré l’annulation de Marduk.
Roulant sa bosse depuis 1988, originaire du Saguenay avant de se déménager à Montréal, le trio de Rob «The Witch» Tremblay (guitare, voix) pratique un Blackened Death Metal qui ressemble beaucoup à ce que Behemoth, Vader et Hate font. Peut-être en raison de cette ressemblance, j’ai toujours eu mes réserves sur cette formation bien que je reconnaisse le talent musical de ses membres et sa position légendaire dans l’arbre généalogique du Metal québécois. Énergique à souhait, mais handicapée par un son extrêmement médiocre qui ne laissait passer que la batterie et le vocal semblant un peu amoché du leader, leur prestation me laissa sur ma faim. Lassé par le grondement indéfini de la guitare et de la basse presque inaudible en dessous d’un tonnerre de batterie, mon attention se porta rapidement sur ma bière et les conversations avec des amis.
Après une courte pause, c’était à la formation néerlandaise de Black Metal symphonique Carach Angren de venir s’exécuter sur la scène de L’Astral. De plus, puisqu’en concert le chanteur-guitariste Seregor préfère se concentrer exclusivement sur son rôle de chanteur, nul autre que Jack Owen (Deicide, ancien membre fondateur de Cannibal Corpse) s’occuperait de la six-corde à ma grande joie! Assistant à un de leur concert pour la première fois, je fus ravi par leur habileté, en tant que quatuor sur scène, à transposer des compositions hautement complexes et comprenant plusieurs étages de claviers et d’orchestrations superposées avec efficacité et aisance. Malgré des difficultés sonores semblables à celles éprouvées par Necronomicon pendant la première pièce de leur prestation, le son fut très bien ajusté dès la seconde, ce qui aida grandement le public à apprécier le spectacle. Seregor exécuta son rôle de frontman avec un brio impressionnant et une théâtralité convenant bien à leur musique très imagée. En somme, je fus très surpris et impressionné par Carach Angren, même si mon amour pour le Black Metal à tendance symphonique est très loin de ce qu’il a déjà été.
La salle était maintenant presque complète et le moment était déjà venu d’accueillir les vétérans de Rotting Christ, formation séminale du Black Metal grec existant depuis près de 30 ans et qui ne passe que très rarement par nos latitudes nordiques. Avec une présence hiératique, un cérémonial convenant particulièrement à l’atmosphère ritualiste de ses trois derniers albums et un charisme impressionnant, les Athéniens livrèrent une performance qui arriva même à dépasser mes attentes élevées. N’hésitant pas à remonter le temps jusqu’à ses deux premiers long-jeux avec l’excellente «The Sign of Evil Existence» de l’album «Thy Mighty Contract» (1993) et la superbe «Non Serviam» de l’effort éponyme publié en 1994, leur prestation rallongée visita avec précision plusieurs recoins de leur discographie de onze galettes pleine longueur et une multitude de sorties connexes. De surcroît, la formation pouvait compter sur son propre technicien de son qui leur livra le son le plus imposant et clair de la soirée. Ce fut donc un moment particulièrement épique pour moi en tant que fanatique de la scène Black Metal grecque, souvent oubliée au profit des omniprésentes formations norvégiennes, suédoises et finlandaises qui dominent le mouvement. Pourtant, la Grèce a été un berceau de ce courant dès la fin des années 1980 avec des formations, outre Rotting Christ, comme Necromantia, Varathron et Kawir.
En somme, malgré la déplaisante annulation de Marduk, Rotting Christ et Carach Angren auront su tirer partie d’un jeudi soir à Montréal de la meilleure des façons qu’il soit, c’est-à-dire en livrant des performances époustouflantes devant une salle malgré tout presque pleine. Les vétérans locaux de Necronomicon auront malheureusement fait les frais d’un son beaucoup trop brouillon, en dépit d’une prestation énergique et dense. Enfin, il aurait été apprécié que les promoteurs précisent la situation de Marduk plus à l’avance afin d’éviter des inconvénients aux détenteurs de billets et aux fanatiques de la troupe. En terminant, un gros merci à Jon Asher de Asher Media Relations pour l’accès au concert.
Louis-Olivier «Winterthrone» B. Gélinas