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HOLDING SAND
«A Life Worth Memoirs»
autoproduction
Février 2016

Liste des pièces
1. «A Life Worth Memoirs»
2. «Just Make Me a F***ing Sandwich»
3. «Hell-bent»
4. «Merry-go-round»
5. «Worn Out»
6. «Meat Locker»
7. «Wreck»
8. «Denial, Anger, Bargaining, Depression, Acceptance»
9. «Lights Out»
10. «Farewell»
11. «Whimpers & Screams»
12. «Forever Yours»

**Scroll down for English version. Translation by Lex Ivian.
Cela fait un petit moment que je suis le groupe français de Post-Hardcore/Metal HOLDING SAND, puisque je n’avais pas raté la sortie de son précédent album «Some Things Are Better Left Unsaid» disponible depuis 2012. J’attendais donc forcément ce «A Life Worth Memoirs» et ai désormais hâte de vous faire part de mon ressenti, considérant tout le temps écouler avant que je ne puisse pencher mes oreilles dessus.

On démarre par le morceau donnant tout simplement son nom au disque, «A Life Worth Memoirs» donc, nous faisant entrer délicatement dans l’univers du groupe. D’aucun l’annoncerait comme une introduction, mais on y retrouve une identité largement plus riche que la plupart des intros que l’on nous propose dans le monde du Metal, restant généralement dans une mouvance calme et instrumentale. Ici, on a tout de même droit à un peu de voix, mais surtout à des sonorités différentes de la concurrence. On sent bien que cette mise en bouche a été grandement pensée en amont et est loin de ne faire qu’acte de présence. Pour celles et ceux trouvant que ces moins de deux minutes sont un peu trop douces, «Just Make Me a F***ing Sandwich» saura faire plus que les contenter. Cependant il ne fait pas que proposer un gros son, sa grande force étant sa diversité au sein même de ses 5.27 minutes. Parfois plus Rock énergique, parfois plus Metal lourd, on y ressent bien la pléthore d’influences avec lesquelles se nourrit HOLDING SAND.

Les vocaux influent évidemment eux aussi sur les diverses sensations ressenties. Ceux-ci savent par exemple se faire plus agressifs durant «Merry-go-round», allongeant ainsi encore la liste des courants musicaux produits par la formation et capables de tout casser en un instant, avant de conclure ce morceau de manière mélodique et instrumentale. «Wreck» sera aussi symbolique de cette richesse, avec un chant clair accrocheur, dévasté en fin de parcours par un plutôt écorché vif sachant rendre son terme décapant.

L’une des grandes forces de cet album est la non transition entre les diverses pistes. La véritable continuité entre l’outro de l’une pour l’intro de celle la suivant apportant beaucoup de consistance. Cette spécificité faisant ainsi sonner le disque comme un véritable univers et non un simple enchaînement de chansons. Toutefois, cela s’avère un peu moins le cas entre le long et mouvementé «Denial, Anger, Bargaining, Depression, Acceptance» et le bref, calme et ambiant «Lights Out», faisant guise d’interlude. On arrive cependant à percevoir un lien par l’arrêt de la violence de la huitième track en toute, mais alors toute toute fin de piste, avant d’embrayer sur la douce introduction de celle lui succédant.

Avec «A Life Worth Memoirs», HOLDING SAND confirme qu’il est bel et bien l’un des meilleurs groupes actuels, peu importe le genre. Son style possède une grande richesse, mise en exergue aussi bien par ses différentes approches musicales que vocales.

Blytch

 

It has been a while that I follow the French Post Hardore/Metal group, HOLDING SAND, as I had not missed the release of their previous album «Some Things Are Better Left Unsaid» available since 2012. I therefore evidently expected «A Life Worth Memoirs» and am now eager to share with you my feelings given the time it took before I could give it a decent listen.

It starts with the title song, «A Life Worth Memoirs» thus, immersing us in the universe of the album. It could be seen just as an intro, but there is a far richer identity here than most of the proposed intros in the world of Metal, generally remaining in a calm and instrumental movement. Here some vocals lurks in, and it differs from competition and stands on its own mostly cause of the different sounds brought in. We feel that this appetizer was thought ahead and is far from being just a filler. For those finding that those less than two minutes are a bit too soft, «Just Make Me a F***ing Sandwich» will do more than satisfy. However it does not just offer a big sound, its great strength is its diversity within its 5.27 minutes. Sometimes more energetic Rock, sometimes Heavy Metal, I could feel well the plethora of influences which feed HOLDING SAND.

Vocals of course also affect the various sensations. HOLDING SAND knows, for example, how to be more aggressive during «Merry-go-round», thus extending yet the list of musical currents explored by the formation and they are able to break everything in an instant, before concluding this song in a melodic instrumental way. «Wreck» is also symbolic of this rich variety, with a catchy clean vocal replaced in the end by a more desperate scorched voice.

One of the great strength of this album is the transition between the various tracks. The real continuity between the outro of one and the intro of the following brings a lot of consistency. This specificity thereby make it sound like a whole and not just a sequence of songs. However, this is a little less so between the long and eventful «Denial, Anger, Bargaining, Depression, Acceptance» and the short, quiet song «Lights Out» which comes as an interlude. However, I could still perceive a link with the end of the violence of the eighth track at the very end of the song, before engaging on the gentle introduction of the successor.

With «A Life Worth Memoirs» HOLDING SAND confirms that it is indeed one of the best actual bands, regardless of genre. Its style has a richness, highlighted by both its different musical and vocal approach.

Blytch