Critique d’album – Fleshgod Apocalypse – Veleno (2019)

Pochette de l'album
Fleshgod Apocalypse
Veleno (2019)
Nuclear Blast Records
parution le 24 mai 2019

  1. Fury
  2. Carnivorous Lamb
  3. Sugar
  4. The Praying Mantis’ Strategy
  5. Monnalisa
  6. Worship and Forget
  7. Absinthe
  8. Pissing On The Score
  9. The Day We’ll Be Gone
  10. Embrace The Oblivion
  11. Veleno

****Click Here or see below for english version.

Ça commence sans tarder avec un riff qui par sur un blast, sans longue intro, je suis surpris par le côté droit au but. Fleshgod Apocalypse est un band qui bâtit souvent des tensions progressivement pour bien introduire ses pièces. Mais pas pour ce début d’album. Pas de préliminaires. Il faut avouer que ce groupe n’a plus besoin d’introduction. La pièce « Fury » porte bien son nom car ça la décrit bien. Riffs rapides et aggressifs, rythmes tout autant rapides, comme on le sait bien, la réputation de Fleshgod Apocalypse est d’avoir des rythmes très soutenus et dans les plus impressionnants au niveau de la vitesse.

Prenons note que cet album n’est pas fait avec le même line up que le précédent (King, 2016): le frontman et guitariste rythmique Tommaso Riccardi ainsi que l’autre guitariste, lead et back vocal, Cristiano Trionfera, ont quitté le groupe. C’est donc Francesco Paoli, le drummer au talent impressionnant, qui a changé de poste pour quitter la batterie et redevenir le frontman, prenant les tâches du vocal et de la guitare rythmique. Il faut souligner que c’était son poste a l’origine, à la fondation du groupe, et qu’il avait cédé la place a un autre pour se concentrer sur la batterie.

La deuxième pièce, « Carnivorous Lamb » est plus glorieuse et met de l’avant les orchestrations dans ses premières sections. J’apprécie beaucoup, cependant, la façon dont l’orchestre vient rapidement se ranger dans le mix et que l’accent est donc mis sur les mélodies de guitare. Assez tôt, la voix à portée plus haute du bassiste, Paolo Rossi, fait son entrée, et ça fonctionne toujours aussi bien. Elle apporte des couleurs spéciales a l’histoire racontée par la musique. Dans ce cas-ci c’est une sorte de pré-refrain ou refrain dans lequel il fait un échange avec le chanteur principal. C’est une valeur sure, une chose dont le groupe n’abuse pas, et qu’en tant que fan, on apprécie toujours d’entendre. Ce que j’aime de cette pièce c’est qu’elle contient des riffs à saveur plus death technique groovy plutôt que mélodique, mais l’aspect orchestral vient s’y combiner quand même pour donner un excellent résultat.

« Sugar » est la pièce ayant le plus de personnalité jusqu’à maintenant, pas étonnant qu’ils l’aient choisi pour le vidéoclip qui a aussi servi de parution promotionnelle pour l’album. Une intro lugubre fait place a des riffs méchants et très caractérisés. Ça sonne vilain et dramatique, un peu comme la musique thème d’un personnage diabolique dans un film, mais avec la rapidité et la fougue propre a la musique de Fleshgod Apocalypse. La partie refrain de la pièce vient un peu casser cette ambiance en apportant une touche d’espoir dans la mélodie.

La prochaine, « The Praying Mantis Strategy« , mets l’accent sur les arrangements orchestraux. Elle ne dure qu’une minute et sert d’intro pour la prochaine. On y entend les orchestrations à l’avant plan et des choristes. Elle se fond dans la prochaine pour créer une transition.

Le titre qui suit est « Monnalisa« , vous connaissez sans doute le nom de cette oeuvre. C’est celle qu’on appelle aussi « La Joconde », cette peinture historique de Leonard de Vinci. La chanson est plus lente et plus gracieuse que les précédentes sur Veleno. Des couplets plus calmes en voix « parlées » plutôt que chantées… On dirait qu’elle raconte une histoire.

La suivante, « Worship and Forget » dégage une détresse. Rapide, dramatique, on dirait le son d’une poursuite, d’une urgence quelconque. Mon moment préféré de la pièce est l’élégant solo de guitare. Le tempo et les blasts du drum sont d’une rapidité hallucinante. Cet aspect de Fleshgod Apocalpyse est définitivement leur force, selon moi. Un atout que l’on ne peut pas passer devant.

La voix aigue du bassiste est celle qui prend place en premier dans la chanson « Absinthe« . On dirait même que c’est elle qui mène la danse. La voix du chanteur principal n’est que secondaire pour une bonne partie de la chanson. Coup de coeur une fois de plus pour le (premier) solo de guitare. Il est très rapide et accompagné de riffs condensés. Ça fait plusieurs fois que je mentionne la rapidité car c’est de toute évidence un des aspects principaux de la musique de Fleshgod Apocalypse, mais il faut mentionner que jouer rapide pour simplement faire de la vitesse, ce n’est pas pertinent. C’est très bien fait par ce groupe et les mélodies qui accompagnent la vitesse sont bien construites et mémorables.

Vient ensuite le titre « Pissing on the Score« . J’aime beaucoup les riffs de guitare dans celle-là. Surtout les descentes en gammes diminuées. Les transitions sont mémorables et le tout est bien ficelé.

« The Day We’ll be Gone » est comme une ballade, tragique. Un tempo beaucoup plus lent et l’énergie la plus calme de tout l’album. C’est la chanteuse classique qui prend le chant principal pour celle-ci. Un moment plus relaxe aide a nuancer le contenu et varier l’ambiance, c’est très bien réalisé ici. On peut apprécier davantage le côté expressif du solo de guitare. Le piano également est plus mis de l’avant, il fait un beau duo avec la chanteuse.

« Embrace the Oblivion » est une aventure de 8 minutes, c’est la plus longue pièce de l’album. C’est impressionnant de voir que malgré le changement dans le line up, le nouvel ouvrage du groupe reste fidèle a l’essence de ce qui fait le son de Fleshgod Apocalypse. Il faut mentionner que le musicien étant maintenant au chant et la guitare rythmique, a déja occupé ce poste par le passé, c’est donc pour lui un retour aux sources, et ça ne dénature pas le son du groupe. Je dois avouer que j’aime beaucoup le premier riff de la chanson parce qu’il est dans une sonorité orientale. Ça fait penser à l’Égypte et l’époque des pharaons.

La dernière, la pièce titre de l’album, Veleno, est une « outro » de piano. Je trouve que c’est une belle façon pour le groupe de souligner ses influences de la musique classique, une sortie élégante et gracieuse avec cet instrument qu’est le piano, alors que le rideau se referme, c’est avoir un bon sens du spectacle. Je dois mentionner que l’ouvrage au piano dans la musique de Fleshgod Apocalypse est un élément clé, prenons note que ce n’est pas un instrument électrique que l’on retrouve couramment dans les arrangements musicaux de la musique metal, mais que dans ce groupe, le son du piano est très bien intégré et cela rend le son du groupe beaucoup plus riche.

Photo du groupe

Cet album est réalisé avec brio et enchaîne habilement les différentes ambiances. Chapeau au talent très polyvalent de Francesco Paoli, sa capacité à s’adapter et changer d’instrument pour assurer la continuité du groupe est quelque chose de très inspirant et honorable. Auriez vous imaginé, que cette bête de drummer, allant a des vitesses aussi époustouflantes que 270 bpm, était aussi un guitariste et chanteur, ayant l’étoffe d’être le frontman du groupe, en plus d’avoir été longtemps cette puissance incroyable derrière les tambours? Je dois avouer que cela dépasse ce que j’aurais pu imaginer.

Francis LaBadie

 

English:

The album starts right away on a riff with a drum blast, no long intro, I am surprised by the fact it’s sraight to the point. Fleshgod Apocalypse is a band that often build tensions, progressively, to introduce their songs. But not for this album’s first track. I have to admit, This band does not need to be introduced anymore. The first song’s title, « Fury » really speaks for itself. Fast and aggressive riffs, fast rhythms as well. It is well known that the reputation of Fleshgod Apocalypse is to have very fast rythms, among the most impressive out there in the metal music world.

Let’s take note that this album is not made with the same line up as the previous one (King, 2016): the frontman dans rhythm guitarist, Tommaso Riccardi, and the other guitarist, which does lead guitar and back vocals, Cristiano Trionfera, have left the band. It is therefore Francesco Paoli, the impressive drummer,  who left his position behind the drumkit to become the frontman again, taking vocal and rhythm guitar duties. It is important to mention that at the beginning of the band, he was doing these tasks in the band, and he had switched to drums, therefore it is a return to roots for him.

The second song, « Carnivorous Lamb » is more glorious and focuses on the orchestrations in its first sections. I really appreciate the way the orchestra quickly moves to sit in the mix (more subtle presence) and the focus moves to the guitar melodies. Soon in the album, the high pitched clean vocals of the bass player, Paolo Rossi, and it still works as great as always. It brings special colors to the story being told by the music. In this case, it’s a sort of pre-chorus or chorus in which he does exchanges with the main vocals. It’s a safe value, a thing which is not being abused by the band, and as a fan, it’s always something I can appreciate. What I like about this song is that it contains riffs that have a more technical death metal flavor rather than melodic, but the orchestra still joins in to create an excellent result.

« Sugar » is the song that has the most personnality so far, therefore it’s not surprising they chose this one for their music video used for the album’s promotion. It has a dark intro and leads to evil and very characterized riffs. It sounds wicked and dramatic, a little bit like an evil character’s theme song in a movie, but with the speed and power of Fleshgod Apocalypse‘s music. The chorus part changes the mood and brings a touch of hope in the melody.

The next one, « The Praying Mantis Strategy« , focuses on orchestrations. It lasts only a minute and is meant as an intro for the next song. The orchestra is put to the front and there’s a good deal of choir as well, which is great. It fades into the next one to create a transition.

The following title is « Monnalisa« , you probably know this work of art. It is this famous historical painting from Leonardo da Vinci. This one is more slow and gracious than the previous ones from this album. There are more calm, spoken voice verses. It seems like it’s telling a story.

The sixth song, « Worship and Forget » carries some kind of distress. Fast, dramatic, it sounds kind of like a pursuit, some emergency. My favorite moment of the song is the elegant guitar solo. The song’s tempo and the drum blasts are really fast! This aspect of Fleshgod Apocalpyse is definitively their main strength, in my opinion. It is an asset we cannot ignore.

The high pitched voice of the bass player takes the first spot in the song « Absinthe« . It is even the lead vocal of this song for a while. Again, super great guitar solo (the first one of the song). It is super fast and accompanied by condensed riffs. It’s been several times I mentions the fast speed already, because it is obviously one of the main aspects of Fleshgod Apocalypse‘s music, but I have to mention it’s not relevant to play fast just to go fast. It is really well done by this band and the melodies in the fast riffs are well done and memorable.

« Pissing on the Score » comes next. I really like the guitar riffs in this one. Especially the descending riffs in diminished scales. The transitions are memorable and the whole is well constructed.

« The Day We’ll be Gone » is like a tragic ballad. it has a really slower tempo and the calmest energy of the album so far. It is the soprano soprano singer which takes the lead for this one. A more relaxed moment in an album helps to add nuance the content, and vary the mood, it is very well done with this song. We can appreciate the expression in the guitar solo. the piano is also put to the front, it does a great duo with the soprano singer.

« Embrace the Oblivion » is an 8 minute adventure, the longest song on the album. It’s impressive to consider that despite the changes in the lineup, the new album stays very true to the band’s original sound. It’s a good thing that the member who took the frontman’s duties have occupied that position in the past, therefore it doesn’t denature the band’s sound. I must admit I really love the song’s first riff because it has this oriental sound. It reminds me of the Egypt and its pharaohs.

The last one, the album’s title track, Veleno, is a piano outro. I think it’s a beautiful way for the band to point at their classical music influences, an elegant and gracious way to close the album with the piano, you can picture in your mind the curtains closing, I think it has a great sense of showmanship. Also, it is worth mentioning that the piano’s work is a key element in Fleshgod Apocalypse‘s music. It is not a common thing to hear that acoustic instrument in today’s metal music arrangements, but in this band, it is very well integrated and makes the sound much richer.

Photo du groupe

This album is brilliantly done. The transitions between the different ambiances are made skillfully. I tip my hat to the versatilty of  Francesco Paoli. His capacity to switch instruments and adapt himself to the band’s needs is something very inspiring and honorable. Who would’ve thought that this beast of a drummer, reaching speeds as fast as 270 bpm blasts, was also a guitarist and singer, having the proper skillset to be the band’s frontman? I must admit that it exceeds what I could have imagined.

Francis LaBadie

Critique d’album – Amon Amarth : Berserker

« Et voilà, je me lance pour la première fois dans la rédaction d’une critique d’album. Bonne lecture! » -Vicky

AMON AMARTH

Le groupe suédois n’a plus besoin de présentation en soi, formé en 1992. Ils sont des grands du « death métal mélodique ». Amon Amarth signifie  » Montagne du Destin » dans la langue construite par le grand écrivain J.R.R. Tolkien. Le groupe est souvent considéré à tort comme du « viking metal », car il aborde en général des thèmes liés aux vikings et à la mythologie nordique.

BERSERKER (MAI 2019)

« Berserker » vient tout juste de sortir sur le marché (3 mai 2019) et ce 11e album est l’une des sorties les plus attendues du milieu métal pour 2019. Produit par Jay Ruston (Anthrax, Steel Panther, etc.), cet album comprend 12 titres fidèles à Amon Amarth. Dès les premières notes de « Fafner’s Gold », on est transporté dans leur univers de Viking. Ce qu’il faut savoir c’est que selon la mythologie nordique, les « Berserkers » sont une classe de guerriers surpuissants qui ne craignent ni la douleur, ni la mort. De plus, la couverture de l’album représente bien son contenu et son titre.

Pochette de l'album
Liste des pièces
01. Fafner’s Gold
02. Crack The Sky
03. Mjölner, Hammer Of Thor
04. Shield Wall
05. Valkyria
06. Raven’s Flight
07. Ironside
08. The Berserker At Stamford Bridge
09. When Once Again We Can Set Our Sails
10. Skoll And Hati
11. Wings Of Eagles
12. Into The Dark

Fafner’s Gold débute lentement avec une intro très folk, mais après seulement 35 secondes, ont reconnait rapidement le son d’Amon Amarth. Ce titre relate l’histoire de Regin, un maître forgeron d’Asgard, qui désir se venger de son frère. La musique est puissante et la voix de Johan Hegg est brutale comme toujours. Suivi par le second titre, Crack the Sky, Amon Amarth nous parle de Thor, le dieu du tonnerre dans la mythologie germanique, et de son marteau. Avec les riffs agressifs, on ressent l’urgence d’agir pour Thor et son arme.

Le troisième titre, Mjölner, Hammer Of Thor, débute avec des coups de marteau sur du métal, l’ambiance d’une forge. Cette chanson explique la création des neufs cadeaux pour les dieux dont fait parti le marteau de Thor. Ce morceau contient des riffs accrocheurs. Les riffs de l’intro de la 4e pièce, Shield Wall, sont très intéressants et on ressent très bien la technique du drummeur Jocke Wallgren. Avec des passages plus lents et pesants, ce morceau est l’un de mes préférés.

Valkyria est en quelque sorte une éloge aux femmes guerrières, les Valkyries, qui répandaient la mort sur les champs de bataille et qui guidaient les guerriers au Valhalla. La fin du morceau joué au piano crée un moment plus féminin et doux, un « must » pour moi lorsque je l’ai entendu. Raven’s Flight, avec ses riffs de guitare lourds, amène un coté plus grave et dur aux histoires de l’album. Les guerriers décrits dans ce titre vont au combat en sachant que tant que les corbeaux y seront, ils auront la protection des dieux.

Ironside débute avec une intro de guitare seulement, et c’est venu me chercher immédiatement. Les riffs tout au long de la pièce nous donne envie de se dépasser. Les différents rythmes nous amènent dans plusieurs niveaux d’émotion. Amon Amarth nous parle de la recherche de son propre chemin de la part d’un roi né d’un père déjà légende et qui se demande s’il vivra dans l’ombre de celui-ci. Cette pièce fait partie de mon top 3 de l’album. The Berserker At Stamford Bridge relate l’histoire d’un guerrier qui s’est tenu debout devant une armée complète avec pour seule arme sa force et sa hache. La lourdeur de la pièce démontre bien la dureté du combat décrit.

Dès le départ, les riffs de When Once Again We Can Set Our Sails sont entraînants. La maison d’un Viking est son bateau! Simple résumé, mais efficace pour décrire cette pièce. Skoll And Hati n’ont pas besoin de présentation dans la mythologie nordique, ce sont deux loups poursuivant la lune et le soleil pour les dévorer et anéantir les neufs mondes. Un titre plus rapide et intéressant.

Pour la pièce Wings Of Eagles, on a droit à une intro de drum intéressante. Ce titre décrit les expéditions des Vikings pour des terres meilleures. Avec son intro mélodique, Into The Dark est mon numéro 1 de l’album. Plus lente, mais très efficace au niveau de la composition. Elle décrit un mal de vivre profond, obscur et incontrôlable chez l’humain. Je vous laisse découvrir l’efficacité et la pesanteur que ce titre peut nous faire éprouver!

Pour conclure, cet album est très convainquant et vaut la peine d’être écouté et de faire ses recherches concernant les titres. Au premier écoute on sent bien la musique, mais avec les connaissances des textes et histoires décrites ça nous permet de mieux ressentir et comprendre ce qu’Amon Amarth a voulu nous offrir comme album!

Bonne écoute!

Vicky Fillion

P.S. Ne manquez pas la tournée d’Amon Amarth, le groupe sera de passage à Montréal les 10 et 11 octobre prochain!

Critique d’Album : B.A.R.F – « Mantra » (2018)

BARF
Mantra
2018
1. Intro
2. Disparues
3. Emprise
4. F**k the World
5. L’épreuve
6. Tomahawk (feat. Vincent Peake & Sébastien Croteau)
7. Rapace a cravate
8. Fentanyl
9. Gun s’a tempe
10. Hellzheimer
11. Mantra d’apocalypse
12. Fade Out (feat. Mononc Serge)

Le 1er septembre, le lancement du nouvel album de BARF : « Mantra » avait lieu. Le lancement se déroulait dans les locaux de Boite à musique, qui, depuis tout récemment, se sont lancé dans la production musicale. Avec 5 groupes sous leurs bannière : B.A.R.FAnonymus, Dizzygoth, Becoming The Bully et Nova Spei.

Bannière album Mantra

Étant un band qui interagit beaucoup avec leur public, le lancement d’album s’est fait de manière inhabituelle. Dans une salle de pratique, on retrouvait environ une quarantaine de personnes qui eu droit à une performance énergique, privée et intime. Malgré le fait que je n’y étais malheureusement pas, les commentaires des privilégiés qui y étaient semblent plus que positif!

Photo BARF

On doit avouer que la plupart des Métalleux québecois ont une affection particulière pour ce band Crossover MetalGrindHardCore qui arpente les scènes du Québec depuis 1986. B.A.R.F est un band du genre plutôt désinvolte qui ne se prend pas trop au sérieux. DES VRAI PWELLS. Une attitude qui est propre et bien appréciée.

Puis, nous étions tous définitivement contents du retour de B.A.R.F en 2014 et cette nouvelle sortie d’album en 2018 est encore une fois, une preuve que le band mérite sa place, qui est bien établie sur la scène québecoise. Il est à noter que seulement 2 semaines après sa parution sur Itunes, le nouvel album de BARF, Mantra, est déjà couronné par la 2ème position au palmarès des 200 meilleurs albums Metal canadiens.

Statistiques Itunes BARF - Mantra

 

Après avoir écouté l’album en boucle pendant 2 semaines, je dois dire que je suis plus que satisfaite. Les paroles semblent très réfléchies malgré le sarcasme et l’ironie. L’album semble être un classique auquel une petite touche particulière est ajoutée. La qualité technique de la musique a clairement évolué au cours des années et crée un certain contraste avec les paroles qui sont davantage humoristiques.

L’intro fesse et ça pourrait faire virer fou si on l’écoute en boucle!

La première chanson, Disparues, débute de façon plutôt brutale. Ça me semble être un drôle de mariage, le drum est très présent et le snare fitte parfaitement, on voit clairement que le vieux est encore capable de barfer des mots. Le riff de guitar est envoutant, même si la chanson est redondante un tentinet.

Dans la deuxième, Emprisele riff de guitar super classique devien un son plutôt trash du genre punk. Le breakdown de la chanson est simplement ahurissant. J’ai définitevement un coup de coeur pour celle-ci!

La troisième chanson, Fuck the World, est beaucoup plus agressive. On dénote clairement une rage puissante. Les paroles sont super! La chanson parfaite pour un moshpit déchainé!

La 4e, L’épreuve, sonne comme un vieux classique, elle est pas pire mais elle n’a rien de spécial ou d’original. Je me demande si BARF était à court de créativité pour celle-là! Je l’ai même trouvé un peu longue…

Parlant de longueur, l’intro de Tomahawk est plutôt longue. J’adore le concept! Par contre, je m’attendais à quelque chose d’encore plus brutal et primitif, pour une chanson tribale. Quelque chose de plus sauvage. La chanson donne envie de danser autour d’un feu, le shout out aux tribus est une merveilleuse idée.

Rapace à cravate, Honnêtement, les lyrics sont vraiment bon. C’est simple, classique et accrocheur! J’adore la finale, ça fait penser à Guitar Hero. J’aime aussi la haine envers les politiciens qui est verbalisée de façon merveilleuse.

Fentanyl : L’intro est plutot longue… Les paroles sont frappantes. J’aime le fait que BARF parle beaucoup des vrais problèmes et actualités de notre société.

Gun s’a Tempe : Le message est plutôt confus. À savoir, est-ce qu’il est pris au piège, ou est-ce qu’il pense au suicide? Plutôt agressif. Le beat parfait pour un circle pit! Le solo de guitare est simplement Su’a coche!

Hellzheimer: L’intro me semble disonnante. Je crois qu’ils auraient définitivement pu faire mieux. On dirait aussi que le chanteur manque de voix. Par contre, j’aime bien la fin.

Mantra d’apocalypse sonne comme une tonne de brique. Honnêtement, super bonne chanson. Un peu répétitive, mais le beat est super bon! Une tune sur laquelle je trasherait bien! Et la finale est simplement merveilleuse.

Fade Out (feat. Mononc’ SergeJ’aime le fait que ce soit organique. Une vrai joke. Une chanson de feu de camp et de party. Le genre de chanson sur laquelle tu dis «tiens ma bière et regarde ça»  à un(e) de tes ami(e)s.

En gros, c’est un super album qui réunit plusieurs piliers de le scène metal quebecoise. L’album est merveilleusement bien structuré est irrévocablement un chef-d’oeuvre! Alors, je vous conseille à tous d’écouter cet album!

Vous pouvez trouver Mantra, un peu partout : Youtube, Spotify, GooglePlay, Itunes, Deezer, AmazonMP3 et Napster.

Fay

 

Critique d’Album : Ultyma – Liberation


Ultyma

Liberation
2017

  1. Liberation
  2. Shepherd Of Mayhem
  3. Final Breath

****Click Here or see below for english version. Translation done by Francis LaBadie.

Ce que j’affectionne le plus de la « job » de critique d’album, c’est la découverte de la scène métal québécoise. Ne résidant plus à proximité de la métropole, je suis moins à l’affut des groupes qui naissent et qui nous quitte. Ondes Chocs me permet de ne pas manquer ces petits bijoux que je n’aurais pas entendus sans eux.

Liberation EP du groupe métal Ultyma est une de ces belles découvertes!

Groupe originaire de Montréal et fondé en début 2016, il se compose de 4 membres; Terry O’Brien au chant et guitare, Kevin Chartré a la Guitare, Alex Terry à la Basse et Alexandre Dupras au poste de la batterie (à noter que la batterie sur le EP est par Guyot Begin-Benoit, il n’est plus dans le groupe suite à son départ pour s’installer à Vancouver).

Selon leur biographie, on nous annonce un nouveau groupe métal combinant les éléments du métal « old-school » tout en lui donnant une sonorité moderne. Combien de fois avons-nous entendu cette description? Elle perd de son charme au fil du temps à force de la lire à répétition. PAR CONTRE, ici, Ultyma livre effectivement la marchandise annoncée. On se retrouve carrément dans le bon vieux métal du temps tout en étant dans un ensemble à sonorité plutôt moderne. Wow! Bravo!

On démarre cet EP avec la chanson titre qu’est Liberation. Dès les premières notes, mon oreille était conquise. L’intro passé de la chanson, on se retrouve rapidement en bon vieux terrain connu mais habilement rafraîchit au gout du jour. Un mélange de vieux Metallica, Megadeth, Anthrax mais avec la touche actuelle qu’on retrouverait dans les meilleurs moments de Trivium.

Les chants sont autant justes que puissant. On entend clairement que le chanteur a un bon range vocal et maitrise bien sa partie. Musicalement, on est sans l’ombre d’un doute, aussi dans le même calibre de la maitrise. Les guitares, autant « rythm » que « lead » sont d’une précision délectable. Tout comme la batterie et la basse.

Niveau Mix, on fait un sans-faute pour le style! Peu importe l’instrument qu’on affectionne, on peut clairement l’entendre et le savourer. Aucun n’étouffe son voisin. On a une harmonie auditive d’un niveau d’excellence! Mes félicitations les meilleures au réalisateur!

Je terminerais en disant que cet EP était clairement trop court à écouter. On en veut encore et j’ai déjà hâte de pouvoir me délecter de leur prochain opus! Ultyma livre la marchandise promise comme peu.  C’est à écouter, c’est à découvrir mais surtout, à suivre l’évolution!

Ma note, un 9 sur 10 parce que c’était trop court!

– Dany Soucy

English :

What I like the most about the album reviewing « job », is discovering Quebec’s metal scene. Since I am no longer living near Montreal, I am less aware of the bands that are born and those that die. Ondes Chocs allows me to find out about those little jewels that I wouldn’t have heard about without them.

Liberation EP from the metal band Ultyma is one of these nice discoveries!

Montreal based and founded in 2016, Ultyma has 4 members:
Terry O’Brien : Guitars and vocals
Kevin Chartré : Guitars
Alex Terry : Bass
Alexandre Dupras : Drums

**(Note that, the drums on the actual EP are done by Guyot Begin-Benoit, he is not anymore in the band since his departure to go live in Vancouver)

According to their bio, we are told about a new band utilizing old school metal elements while giving them a modern sound. How many times have we wear this type of description? It loses its charm over time as we see it repeatedly. On the other hand, Ultyma really delivers the goods here. We really find ourselves in the good old metal from the good old times while sounding pretty modern. Wow! Bravo!

The EP starts with the title song : Liberation. As soon as I heard the first notes, my ear was conquered. After the intro of the song, we find ourselves quickly in good old familiar grounds, but cleverly refreshed to nowadays’ flavor. A mix of old Metallica, Megadeth, Anthrax, but with a modern touch that we would find in Trivium’s best moments.

The singing is as powerful as it is on point. We can clearly hear that the singer has a good vocal range and that he masters his part.  Musically speaking, Ultyma’s music is undoubtedly in that same caliber of mastering. The guitars, rhythm like lead, are delightfully precise. Just as the drums and the bass are.

Regarding the mix, it is without flaws for that style! Whichever instrument we prefer, we can hear it clearly and enjoy it. Not a single track is taking over the others. Soundwise there is an excellent harmony. Congratulations to the engineer that did the production!

I’ll finish by saying that the listening of this EP was clearly too short. We want more and I already can’t wait to enjoy their next opus! Ultyma delivers the merchandise like very few do. A must listen and discover, but above all, to follow their evolution!

My rating a 9/10 because it was too short !

– Dany Soucy

Critique d’Album : Smash Hit Combo – L33T

Smash Hit Combo
L33T (English)
may 26th 2017

1. Rise and Fall
2. Spin the Wheel
3. Falls Appart
4. Must Divide
5. Evil Within
6. Blinded
7. Parasite
8. No One to Save
9. Mind Split
10. The Prayer
11. Again
12. Plan B (English Version)

Smash Hit Combo
L33T (Français)
26 mai 2017

1. RPG
2. Spécimen
3. Die and Retry
4. Blackout
5. Ras le bol
6. Point De Non Retour
7. Arkham Asylum
8. Game Over
9. New Challenger
10. Inclassable
11. Court Métrage
12. Plan B (French Version)

 

Smash Hit Combo – L33T (Album Double)

Smash Hit Combo nécessite de moins en moins de présentation mais pour ceux qui ne les connaissent pas encore, c’est un groupe de Rapcore/NuMetal/DeathCore/Djent avec des textes francophones (totalement?) à saveur « gamer ». Le groupe est originaire de Cernay, France et roule depuis 2004. Il a subi bien des changements de line up au fil des ans mais depuis 2015, il est demeuré inchangé. Humm… Est-ce que le terme inchangé ici est réellement le bon mot à utiliser? Je m’explique : Par le passé, on a eu à l’occasion, quelques lignes en anglais avec artistes invités. Parmi ces artistes anglophones, il y a eu Joshua (None Like Joshua), artiste web du rap sous une thématique « Nerdcore ». Si par le passé, il n’a fait qu’une brève apparition, ici sur L33T, on nous sert une toute autre mouture. L33T est un album double! Il y a un album typiquement Smash hit Combo en Français avec Paul a la voix principale et un second album, complètement en Anglais avec Joshua au vocal. Après tant d’années à nous avoir prôné la fierté de la langue francophone dans leur style, voilà que Smash Hit Combo nous sert un album bilingue. Est-ce que ça passe ou ça casse? Voici donc ma critique, mon humble avis.

Parlons tout d’abord de la partie musicale de l’album. Enregistré, mixé, réalisé et masterisé par CHSProd (Anthony Chognard, guitariste du groupe), on ne pouvait demander mieux. Anthony nous a rapidement habitué à une qualité inhabituelle pour des albums de type autoproduction. L33T n’échappe pas à la règle et est une fois de plus, parfait musicalement parlant. Les niveaux de chaque instrument sont, à mon avis, parfaitement balancés. Chaque instrument est bien présent et d’une clarté délectable. Le travail au niveau de la réalisation est sans reproche même si parfois, on a l’impression qu’il y a eu beaucoup d’édition et un peu moins de naturel. Considérant la tournure plus Djent du dernier album, c’est un détail plus « normal ». Musicalement, bien que le groupe ait eu des rapprochements vers le Nu-metal et DeathCore par le passé, ces 2 catégories ne sont plus vraiment d’actualité. L33T est définitivement un album Djent/Rapcore. Tout au long de mes multiples écoutes de l’album, je me suis pris à me dire que le coté mélodique des guitares qui faisait le rapprochement avec le « Nu » me manquait un peu tout comme les giga blast beat du côté « DeathCore » passé. On est ici, bien ancré dans le Djent actuel mais sans tomber dans le cliché, Smash Hit Combo garde une signature bien à lui qui arrive à les faire se démarquer des autres groupes actuels du même genre. La technicalité au niveau de la batterie et de la guitare est en hausse comparativement aux albums précédents du groupe et c’est bien ainsi. Ce qui est bien avec Smash Hit Combo, c’est qu’au fil des albums, on n’essaie pas de nous revendre encore et encore le même menu. On cherche à se surpasser et à nous en donner toujours plus. Musicalement, c’est impeccable.

Passons au niveau Vocal et comme ici on a deux versions de l’album, Je ferai deux critiques distinctes pour couvrir cette section. Car même si on a 2 CD, ce sont exactement les mêmes morceaux musicaux sur les 2 CD mis à part 2 titres. Cependant, au niveau des arrangements vocaux, ce sont 2 albums totalement différents et n’ont aucun lien l’un envers l’autre. Smash Hit Combo ici a osé fort considérant qu’ils ont toujours prôné être un groupe francophone et de pas tomber dans le coté plus « facile » d’aller faire de l’anglophone et de se perdre dans la masse.

Donc, CD Francophone : On se retrouve en terrain connu avec Paul de retour derrière le micro à nous livrer ses lignes de geek. D’un côté, on se sent chez soi, confortable à la maison dans ses vieilles pantoufles à relaxer et à savourer la vie. C’est agréable et on aime ça. Mais au fil de l’album, on en vient à se demander si on ne serait pas dû pour un peu de nouveau… Est-ce que ces pantoufles qu’on affectionne tant ne serait pas dû pour un peu de rafraichissement? Est-ce que notre confort est aussi confortable qu’on le pense? Ne vous méprenez pas, ici le travail de Paul est très bien fait mais… Niveau texte, on a un peu l’impression de se faire offrir le plat du jour d’hier réchauffé. Il m’est arrivé durant l’écoute d’avoir l’impression d’être dans Playmore au lieu de L33T. J’ai dû comparer pour être sur que je ne me trompais pas d’album. Mais non, c’est bel et bien L33T qui contient des lignes de texte TRÈS similaire à ce qu’on a déjà entendu dans Playmore et Reset. Je dois dire quand même que Paul semble avoir repoussé la barre au niveau du défilement de son flow de rap. C’est plus rapide que par le passé et ça punch toujours avec la partie rythmique comme on souhaite l’entendre. Mais un peu de renouveau niveau texte serait bienvenue. Est-ce qu’on a fait le tour niveau paroles et déjà épuisé les sujets « Geek »?

CD Anglophone : Ouf, on nous brasse un peu ici pour les « Fafan » de Smash Hit Combo : ShC en anglais! Mais que se passe-t-il?? Artiste invité sur l’album passé, Joshua ici passe au premier plan sur l’album en version Anglaise. N’étant pas très fan de ses capsules web où il y performe ce qu’il qualifie de « Rap Nerdcore », j’aimais quand même ses apparitions passées sur les précédents albums de ShC. Oubliez tout ce que vous auriez pu entendre sur internet. Ici l’Artiste nous performe un rapcore très intense avec des textes d’une fraicheur rafraichissante. Un « flow » de rap très fluide et très rapide. On est déstabilisé sans trop l’être à la fois grâce à la musique qui ne change pas entre les 2 versions de l’album. C’est bon, c’est excellent mais à la fois… je ne peux m’empêcher de faire le rapprochement avec un autre excellent groupe Rapcore/Djent du nom d’Hacktivist, ce qui nui à la pleine appréciation de l’album. Quand j’arrive à faire abstraction de ce détail, je ne peut que louanger le travail accompli par Joshua. Contrairement à la version française, on renouvelle les textes. On nous bouscule oui, mais pour la bonne raison : nous offrir un album différent des autres passés.

Pour la seconde voix, le « scream/chant », le poste est à nouveau comblé par Max. Le boulot est superbement accompli autant sur la partie française qu’anglaise. Un style de voix qui n’est pas sans rappeler le style du défunt Chester de Linkin Park. Les points clef du scream sont parfaitement positionnés pour donner le punch nécessaire à la partie vocale au moment venu. Mon seul reproche serait que, plus tôt dans l’année, Max nous a livré le somptueux album avec son second projet du nom de Boars (également réalisé par Anthony Chognard). J’en ai fait une critique très positive. Maintenant ici, on se retrouve dans Smash hit Combo – L33T. Mais la sonorité vocal est identique à celle exécuté sur l’album de Boars. Alors, surtout quand vient la partie anglaise, on arrive à se méprendre entre Boars et Smash Hit Combo. Est-ce vraiment un reproche considérant que j’adore sa performance? Oui et non sur le fait qu’en écoutant Smash Hit Combo, j’espère entendre Smash Hit Combo et non Boars. Mais qu’en même temps, Boars était si bon à l’écoute que de retrouver cette qualité dans Smash Hit Combo n’est pas négatif en soit. Contradictoire quelque peu n’est-ce pas? Peu importe, on a un rendu excellent à entendre et c’est ce que l’on veut. Et faut donner à César ce qui revient à César car Max a doublement travaillé sur cet album. Il aura été le seul à devoir tout faire en double. De quoi faire détester un travail a une personne, mais non, pas ici. Max performe également partout sur les 2 versions de l’album, Bravo!

On peut en venir à se demander ce que ShC cherchait à faire ici en introduisant 2 versions de l’album. Est-ce pour aller chercher un public plus grand? Ou encore rafraichir ShC avec une alternative de langue? Bon, ça revient encore un peu à agrandir son public. Chose sûre, la partie anglaise est extrêmement bien réalisée et définitivement, offrira un bonbon au public qui désirait entendre du ShC en anglais. Il est indéniable que ShC va agrandir ici sa « fanbase ». Mais qu’en est-il du fan déjà acquis et qui y était pour leur signature francophone? Devrait-on se sentir trahi en quelque sorte? Peut-être en un sens, mais définitivement pas globalement. Oui on nous a vendu et revendu que ShC était une musique de Geek sans passage anglophone. Mais rappelons-nous par le passé, l’anglophone s’y était déjà un peu inséré. Est-ce mal de vouloir plus? Après tout, ils nous ont aussi dit qu’on en veut toujours plus! Eh bien, c’est ce qui a été fait ici avec L33T. On nous en a définitivement offert plus, BEAUCOUP plus!

Maintenant, mon appréciation bien personnelle, on a un album qui nous déchire carrément en 2 avec les 2 langues. 24 tracks totalement différentes au niveau vocal. Coté musical, 13 tracks d’une intensité sans grand relâchement. L’idée d’avoir été jouer dans les deux langues est définitivement un coup osé. Quand on écoute un des 2 albums à la fois, tout est parfait mis à part les quelques critiques plus haut. Là où ça accroche, c’est quand on met les deux albums en « random » dans le système de son… On a un clash des musiques communes avec le vocal totalement différent. On a vite l’impression que le « random » fait défaut dû a la musique mais on voit la différence rendu aux paroles. Donc on apprécie moins l’énorme travail accompli par Smash Hit Combo. Mon plus grand conseil, écoutez chaque album séparément et non les deux entremêlés par le mixe du lecteur CD. Le « Fafan » en moi préfère l’album Francophone. Pour moi Smash Hit Combo, c’est en français et c’est avec Paul au chant. Je suis plus friand des passages anglais occasionnels que d’un album complet. Mais le critique en moi n’a pas le choix de dire que l’album anglais est définitivement mieux travaillé niveau texte. J’espère sincèrement que L33T ne signe pas l’essoufflement de l’inspiration dont Paul peut être capable. Les mélodies m’ont moins accroché également. Je n’ai toujours pas trouvé ma pièce « coup de cœur » de l’album après plus d’une vingtaine d’écoute de chaque album. J’ai bien des préférences oui, mais un coup de cœur? Tristement, pas sur cet album. La partie anglaise, bien que sublimement travaillé, me fait trop penser à du Hacktivist et Smash Hit Combo m’a trop bien habitué à avoir sa propre signature qui se démarque du reste. Alors quand j’arrive à faire un rapprochement trop grand avec un autre groupe, bien qu’excellent également, je trouve qu’on a, dans un certain sens, perdu quelque chose de grand et d’important.

Ma note pour cet album double se veut égal pour les deux car chaque album a ses faiblesses et forces. J’irai d’un 7.5 sur 10.
Considérant que l’album précédant est un 9 sur 10 pour moi, ceci se veut un certain recul, mais un recul qui va permettre d’avancer plus que jamais.


Thanii

Critique d’album: Pornography – The Cure: The Cvlt Nation Sessions compilation

The Cure - Pornography The Cvlt Nation Sessions cover artwork The Cure, Pornography
The Cvlt Nation
Sessions
Mars 2017

Liste des pièces
01 Annex – One Hundred Years
02 Lunch – A Short Term Effect
03 Flowers and Fire – Hanging Garden
04 Curezum – Siamese Twins
05 Kaspar Hauser – The Figurehead
06 Aztec Death – A Strange Day
07 Ambersmoke – Cold
08 Hide – Pornography

***Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian.
Lex
trouve toujours beaucoup de musique à me faire écouter. Heureusement, j’ai le temps et l’envie de me faire aller le clavier sous les doigts. Aujourd’hui, je vous présente un amalgame d’artistes qui rendent hommage à l’album « Pornography » de The Cure. Sorti en 1982, c’est le quatrième album studio du groupe et selon plusieurs fans, c’est l’un des meilleurs. Pour information personnelle, non je n’étais pas née et oui, je suis une grande fan de The Cure. J’ai dû redoubler d’effort pour trouver un peu d’information sur ce qu’était Cvlt Nation. C’est un diffuseur et producteur de toute sorte, qui touche essentiellement à la Dark Culture (Fetish, mode, musiques, événements, groupes, artistes, etc). Ils sont de Vancouver, mais parcourt les Internets du monde entier pour découvrir des nouvelles tendances « Gothique ». Ils ont rassemblé une belle brochette d’artistes pour sortir cet album qui constitue une réinterprétation de chacune des pièces de « Pornography« . Voici donc un petit aperçu de ce que j’ai pensé de chacune.

One Hundred Years – La formation Annex existe depuis 2013 et vient du Texas. Les membres sont: Nikole (Voix), Migas (Guitare), Omar (Batterie) et Kevin (Basse). La pièce d’un côté musicale est exactement pareil. Par contre, la voix punk féminine donne une autre dimension à la chanson. J’aime beaucoup la différence.

A Short Term Effect Lunch est une formation punk de l’Oregon. Les membres sont: Prometheus Wolf (Guitare et Voix), DJ Barnes (Guitare),  Brian Edward (Basse) et Matthew Huffman (Batterie). Cette reprise est beaucoup plus dynamique. Par contre, on perd un peu la voix du chanteur, comme si elle était en arrière plan. Aussi, il y a un peu trop de réverbération dans le mix de la voix. Je n’ai pas vraiment aimé cette version.

The Hanging GardenFlowers and Fire est une formation de Vancouver qui existe depuis 2014. Je n’ai pas réussi à trouver qui sont les membres du groupe. Par contre, je suis sûre que c’est une femme qui chante. Je ne sais pas si c’est moi le problème, mais je n’ai rien compris de ce qu’elle chantait. C’est une pièce que je connais très bien, mais j’ai l’impression qu’elle chantait avec une patate chaude dans la bouche. Encore une fois, la voix était en arrière-plan. C’est la première fois que je trouve que la basse et les percussions sont trop au premier plan. C’est un peu agaçant de ne pas entendre la voix. Ce n’est pas la coupe de cheveux loufoque de Robert Smith, qui donne le ton à la musique de The Cure mais surtout sa voix que l’on se rappelle.

Siamese Twins – Je vous ai déjà parlé de Curezum (voici quelques liens: CurezumOne Hundred Years / The Top et A Forest / Siamese Twins). C’est un hommage à The Cure version Black Metal très pesant. Ce sont: Rob, Mort, Martti et Billy. Ils viennent de la Norvège. Je suis déjà une vendue d’eux et par le fait même à cette pièce. Leur version Stoner/Doom/Black Metal donne un orgasme monumental à mes oreilles. Ils ont su garder l’essence de la pièce et la transposer à leur manière dans un tout autre univers. J’ai hâte de voir les nouvelles pièces et je les encourage à continuer.

The FigureheadKaspar Hauser est une formation écossaise de Glasglow. C’est un trio formé d’Anne (Basse/Voix), Josh (Guitare/Voix) et Andy (Batterie). C’est la deuxième pièce de cette compilation que j’ai beaucoup aimée. Leur essence est un peu plus sombre que l’originale. C’est ce qui leur donne le moyen de surpasser celle-ci. Je sais que vous allez encore me dire que je suis une vendue de la musique britannique et je l’assume. Même si ici, c’est un drôle de hasard. Kaspar Hauser a définitivement un son particulier à eux que l’on ne retrouve pas partout.

A Strange Day – La pièce originale est l’une de mes pièces favorites de l’album. Cette version à été fait par la formation du Texas, Aztec Death. Les membres sont: Mike (Basse), Christopher (Voix/Guitare) et Trevor (Batterie). Ils se classifient comme post-punk/darkwave. Je suis parfaitement d’accord. Leur version est beaucoup plus sombre que l’originale. On reconnaît la pièce que lorsque l’on entend le refrain. Leur version musicale m’a beaucoup plus. J’avais beaucoup d’attente car cette pièce représente beaucoup de chose pour moi. Désolé à The Cure, je préfère la version d’Aztec Death maintenant.

Cold – La formation Ambersmoke provient, je crois, des États-Unis. Il y a très peu d’information sur eux.  »Cold » est une excellente chanson de The Cure. Quand j’ai entendu la version de Ambersmoke, j’ai eu l’impression que mon amoureux avait mis de l’acide dans mon cocktail. C’est une pièce très courte, mais qui a totalement déstabilisé mes attentes. Côté originalité, ils ont réussi, car ils se spécialisent dans la musique psychédélique. Mais, je reste tout de même sans mots.

PornographyHide est un duo electro de Chicago formé de Seth Sher et Heather Gabel. Pour la pièce titre de l’album, je suis encore une fois sortie de ma zone de confort. La version originale n’est pas une pièce très rassurante d’un point de vue musical. Ici, ils ont réussi à la rendre encore plus inconfortable. Le son est plus clair et légèrement plus dissonant. En plus, ils ont retranché environ une minute à la pièce. Je ne suis même plus sûre si j’aime plus la version originale, tellement je suis agréablement déstabilisée par celle-ci.

Globalement, c’est un album qui est très bon. J’ai trouvé cela un peu dommage de ne pas être en mesure de trouver toutes les informations sur les groupes. Ce ne sont pas tous les artistes qui sont sur les réseaux sociaux et je respecte cela. Cet album se glisse très bien dans une playlist sur random. Pour ma part, le fait que je me suis amusée à le décortiquer m’a permis de me rendre compte que certaines pièces n’étaient pas pour mes oreilles. Toute les pièces, où la voix m’a semblé être en arrière plan, m’ont déçue. Je sais aussi que j’étais déjà vendue à Curezum, car j’avais déjà entendu leurs pièces. Quand mes oreilles jouissent, bien ça me fait le même effet sur l’âme. Donc, si vous êtes des fans de The Cure et de toutes sortes de musique underground, je vous recommande chaudement cette hommage. Par contre, si vous êtes des puristes, je ne vous le recommande pas. Malgré qu’écouter Curezum en boucle va peut-être ouvrir l’esprit de certains… ou leur faire saigner les oreilles… Je ne suis plus trop certaine

7,8/10

Marie-Noëlle Anctil (Rédaction)
Lex Ivian (Correction et Édition)

Lex always surprises me with new stuff. Fortunately, I have the time to get the keyboard under my fingers. Today, I present to you an amalgam of artists who pay tribute to the album « Pornography » from The Cure. Released in 1982, it is The Cure‘s fourth studio album and according to several fans, it is one of their best. For personal information, no I was not born at that time but yes, I am a big fan of The Cure. I had more difficulties to find information about what Cvlt Nation is though. It is a broadcaster and producer of all kinds, which mainly spreads the Dark Culture (Fetish, fashion, music, events, groups, artists, etc). They are from Vancouver, but travel the Internet from all over the world to discover new « Gothic » trends. They have gathered a beautiful bunch of artists to release this album which constitutes a reinterpretation of each song of « Pornography« . Here’s a little something about each of them.

One Hundred Years – The band Annex exists since 2013 and comes from Texas. The members are: Nikole (Vox), Migas (Guitar), Omar (Drums) and Kevin (Bass). The song is very similar musically. On the other hand, the female punky vocal gives another dimension to the song. I really like the difference.

A Short Term EffectLunch is a punk band from Oregon. The members are: Prometheus Wolf (Guitar and Vox), DJ Barnes (Guitar), Brian Edward (Bass) and Matthew Huffman (Drums). This cover is much more dynamic than the original. On the other hand, I sometimes had difficulties with the voice of the singer, as if it were too much in the background. Also, there is too much reverberation in the mix of the vocal. I did not really like this version.

The Hanging GardenFlowers and Fire is a Vancouver band that has been in existence since 2014. I have not been able to find out much about the band. On the other hand, I’m sure it’s a woman who sings. I do not know if that’s a personal problem, but I did not understand what she was singing. It is a song I know very well, but I felt like she was singing with a hot potato in her mouth. Again, the vocal was in the background. This is the first time I find that the bass and percussion are too much in the foreground. It’s a little annoying not to hear the vocal. It is not Robert Smith‘s crazy haircut that sets the tone for the music of The Cure but especially his voice that we remember.

Siamese Twins – I’ve already told you about Curezum (here’s some links to read what I thought about their other releases: CurezumOne Hundred Years / The Top  and A Forest / Siamese Twins). It is a very heavy Black Metal tribute to The Cure. They are: Rob, Mort, Martti and Billy. They come from Norway. I am already hooked to their music and naturally by this song. Their Stoner / Doom / Black Metal version gives a monumental orgasm to my ears. They know how to keep the essence of the song and transpose it in their own way into a whole different universe. I look forward to hearing more from them and encourage them to continue.

The FigureheadKaspar Hauser is a Scottish band from Glasglow. It is a trio formed by Anne (Bass / Vox), Josh (Guitar / Vox) and Andy (Drums). This is the second song of this compilation that I like very much. Their essence is a little darker than the original. This is what gives them the means to surpass this one. I know those who know me well will again say that I am a British music die-hard but I totally assume it. Even if here, it’s a strange coincidence as I discovered after listening to the song from where they come. Kaspar Hauser definitely has a personal sound that is not found everywhere.

A Strange Day – The original song is one of my favorite track on the album. This version was made by the Texas band, Aztec Death. The members are: Mike (Bass), Christopher (Vox / Guitar) and Trevor (Drums). They classify themselves as post-punk / darkwave. I fully agree. Their version is much darker than the original one. I recognized the song mainly cause of the chorus. Their music version got me a lot more. I had a lot of expectations regarding this one because this original represents a lot for me. I am sorry for The Cure, I now prefer the Aztec Death version.

Cold – The band Ambersmoke comes, I think, from the United States of America. There is very little information about them. « Cold » is an excellent song by The Cure. When I heard Ambersmoke‘s version, I had the impression that my lover had put acid in my cocktail. It’s a very short song, but it totally destabilized my expectations. On the originality side, they succeeded, as they specialize in psychedelic music. But I am still speechless.

PornographyHide is an electronic duo from Chicago formed of Seth Sher and Heather Gabel. For the title track of the album, I am once again out of my comfort zone. The original version is not a very reassuring song from a musical point of view. Here they have managed to make it even more creepy. The sound is clearer and slightly more dissonant. In addition, they cut about a minute from the original version. I am not even sure now if I like more the original, as I am so pleasantly destabilized by this one.

Overall, it is a very good album. I think this is a bad not to be able to find all the informations about the groups. Not all artists are on social networks and I respect that. This album would fit very well into a random playlist. For myself, the fact that I had fun reviewing it, allowed me to realize that some covers were not for my ears. All the songs, where the vocal seemed to be in the background, disappointed me. I also know that I was already sold out to Curezum, because I had already heard their songs. When my ears are so well served, well it has the same effect on the soul. So if you’re fans of The Cure and many kinds of underground music, I would warmly recommend this tribute. On the other hand, if you’re a purist, I do not recommend it. May be listening to Curezum in a loop will open the minds of some … or make their ears bleed … I’m not too sure.

7,8/10

Marie-Noëlle Anctil