Critique d’album : Red City Radio – Paradise (2020)


Red City Radio
Paradise
Pure Noise Records
4 décembre 2020

  1. Where Does The Time Go?
  2. Baby Of The Year
  3. Did You Know?
  4. Love A Liar
  5. Young, Beautiful & Broke
  6. 100,000 Candles
  7. Paradise
  8. Edmond Girls
  9. Doin’ It For Love
  10. Apocalypse, Please!
  11. Fremont Casino
  12. Gutterland

Critique

Salut c’est Dave, aujourd’hui j’ai décidé de vous parler du nouvel album Paradise du groupe punk-rock Red City Radio qui vient tout juste de sortir le 4 décembre 2020. Le groupe est originaire de Oklahoma City et est actif depuis 2007. Ils ont cinq EP et cinq albums de produits.

L’album commence avec une chanson très calme intitulée Where Does the Time Go?. Dès la deuxième chanson Baby Of The Year, j’ai senti que les membres sont restés dans leur racine originale du punk-rock. La pièce Paradise a un son un peu plus différent que d’habitude comparativement au reste de l’album.

L’album est très bien enregistré et diversifié. Il passe d’une chanson calme a des chansons plus rapides. La onzième chanson Fremont Casino est beaucoup plus calme et finalement l’album fini avec la pièce Gutterland qui débute calmement et qui est plus rapide par la suite. Donc, en gros j’ai beaucoup apprécié et je donnerais une note de 10/10.

-Dave

Red City Radio – Baby of the Year

Critique d’album : Gaia Guarda – Anatomy of Fear (2020)


Gaia Guarda
Anatomy of Fear
6 novembre 2020

1- Anatomy of Fear
2- Cravings
3-Carefully Haunted
4- Hearbeat
5- Answer Me
6- Who We Are
7- At The Bottom
8- Nothing’s Hiding In The Lake
9- Drowning In Fear

Critique

Pour vous mettre en contexte, ça me fait tout drôle. Pour ceux qui me connaisse, je ne suis pas très fort sur l’écriture. Mon truc c’est surtout d’être derrière la caméra. Alors, imaginez ma surprise quand on m’a demandé de donner mon ressenti sur le projet solo de Gaia Guarda. De plus, cet album est vraiment différent de ce que j’ai l’habitude d’écouter dans mes temps libres, mais paradoxalement, je suis un fan total de violon et de harpe. Donc, évidement, avec mon caractère aventureux, je n’ai pas pu résister au cri de ce nouveau défi, j’ai accepté sans hésitation.

Si vous ne le savez pas qui est Gaia Guarda, je vous la présente rapidement. Elle est principalement connue pour être la chanteuse du groupe de metal melodique montréalais Uriel. C’est avec des inspirations un peu plus classique que Gaia a apprise, par elle-même, à faire parler la délicate mélodie d’une harpe. Sur cet album, Gaia a reçu un coup de main de ses amies Jessica Ricard (Uriel) au cello, Ari Ana (Uriel) au violon et de l’ex claviériste de Cradle of Filth, Lindsay Schoolcraft. N’oublions pas que Gaia et Lindsay ont partagé la scène en 2019. Sur ce, il serait temps pour moi de parler du vrai sujet

Tout d’abord, je vous préviens, comme j’ai mentionné plus haut, ne vous attendez pas à retrouver un projet similaire à Uriel. Si c’est le cas, alors désolé de péter votre bulle! Par contre, l’album vaut l’écoute peu importe le style que tu aimes.

Globalement, l’album est une sorte de théâtre mélangé avec de la douceur et un soupçon d’obscurité apparenté aux succès d‘Evanescence. Par ailleurs, Rocky Gray qui est justement l’ex-drummeur d’Evanescence, a collaboré sur cet album. Nous y retrouvons un violon très persan accompagné d’un vocal harmonieux. Si vous fermé vos yeux, il est facile de se laisser bercer et transporter dans un quelconque scénario. Étant un grand fan de cinéma, j’ai facilement eu 1001 images à l’esprit pendant ma première écoute. Maintenant, il est temps que je vous exprime mon expérience lors de mon aventure avec Anatomy of Fear.

Commençons évidement par la pièce éponyme, Anatomy of Fear. Du début à la fin, nous pouvons ressentir une monté musical avec une sensation d’avant combat. J’ai bien beau l’écouter encore et encore, j’ai le feeling, par quelques notes, d’entendre le thème de la matrix, mais plus mélancolique. Ce qui a du aidé au feeling épic que j’ai mentionné avant. La seconde pièce est, selon moi celle où la voix parle le plus. Le son de Cravings est comme une sorte de balade en forêt, dans le calme du clair de lune, en quête de réflexion. C’est là que toute la beauté de la voix prend son charme. Elle est comme un résonnement qui guide nos pas dans le boisé.

Avec la prochaine pièce, je ne sais pas si je suis le seul, mais j’ai le sentiment d’un rêve morbide et d’errer dans les rues sombres et brumeuses de l’emblématique ville de Silent hill. Dès les premières notes de piano de Carefully Haunted nous pouvons ressentir l’ambiance mystérieuse et sombre qui englobe la trame sonore de cette série culte. C’est une des raisons qui fait que cette pièce est une belle découverte.

Pour ce qui est de Heartbeat il a deux points qui, selon moi, valent l’écoute. La première est le genre de chorale/backvocals que nous pouvons percevoir quelques secondes après l’apparition du violon. Le mélange des deux est juste sublime. C’est comme si la chanteuse entrait dans une église et marchait vers l’autel en chantant ses sentiments vis-à-vis quelqu’un. Le vocal que l’on entend en arrière-plan résonne comme des anges qui l’accompagnent avec leur chant dans sa quête d’approbation. Le deuxième point marquant c’est quand Gaia lance sa dernière note vocale et qu’un violon s’enchaîne magnifiquement. Note pour Ari Ana, si tu lis cet article, tu as le droit de flatter ton ego avec toute mes amitiés. Tu m’as fait tripper dans cette pièce.

‘Who we are’ me laisse l’impression d’être piégé dans un rêve, ou plutôt, dans un mauvais rêve. La mini introduction aide à ressentir cette sensation, mais tout dans cette pièce m’oriente vers cette ambiance. Que ce soit les notes vocales ou les instruments. Rendu là, c’est à vous de vous laisser emporter et de me dire ce que vous voyez.

J’arrive à la pièce Nothing’s Hiding in the Lake. Elle débute avec une douceur que nous commençons à bien connaitre, mais BAM, surprise, nous retrouvons une différence que nous avons l’habitude d’entendre jusqu’à maintenant. Je dirais que ça a une petite saveur industrielle rythmée qui ne me déplait pas. C’est comme une petite danse auditive qui fait plaisir à entendre.

Je vais éviter de me répéter sur ce que j’ai pu déjà écrire. Par contre, je tiens à mentionner le ressenti celtique que j’ai eu vis-à-vis Drowning In Fair avec une finale digne, selon moi, de Game of Thrones ou Lord of the Rings. C’est tellement une de mes finales préférées. Je vois un spectacle avec un prolongement de cette partie-là. Je vais conclure sur le fait que j’ai eu un agréable plaisir à parcourir l’album.

Un vocal percutant et des mélodies à donner des frissons. J’ai eu l’impression d’avoir été le spectateur d’un voyage entre les différentes émotions de l’artiste. Je recommande l’album à ceux qui sont prêts à ouvrir les portes de leur esprit et entendre quelque chose de calme, mélancolique, différent et qui me semble être très personnel. De toute façon, je trouve ça toujours plaisant de pouvoir voir d’autre facette musicale de nos artistes locaux.

– Joé

P.S. Merci à Gaia de m’avoir proposé de partager mon aventure sur cet album. Tu m’as donné un gros défi et j’aime ça. Merci aussi à mes collègues Vicky et Max de m’avoir aidé un peu. Un peu comme j’ai dit au début, c’est une première pour moi.

Critique d’album : Kataklysm – Unconquered (2020)


Kataklysm
Unconquered
Nuclear Blast Records
25 septembre 2020

  1. The Killshot
  2. Cut Me Down
  3. Underneath The Scars
  4. Focused To Destroy You
  5. The Way Back Home
  6. Stitches
  7. Defiant
  8. Icarus Falling
  9. When It’s Over

Kataklysm est un groupe du Québec dont les preuves ne sont plus à faire. Ce groupe, qui roule sa bosse depuis 1991, nous a offert jusqu’à maintenant 14 albums studios et aujourd’hui, j’ai l’honneur de vous faire la critique de leur dernier album Unconquered.

Après ma première écoute complète, la phrase qui m’est rapidement venue à l’esprit c’est : pourquoi changer une formule gagnante? Kataklysm nous a toujours offert quelque chose de simple et efficace avec des variations entre des riffs pesants et lents ou encore des riffs rapides avec des gravity blast. Les bassdrums qui mitraillent nos oreilles, des riffs de guitares parfois rapides et mélodiques, parfois lent, simples et  » in your face ». Pour ce qui est de la voix, ce que j’aime beaucoup de ce groupe c’est que les paroles sont audibles et ça même si le chanteur, Maurizio Iacono, scream. Il possède une prononciation exemplaire ce qui rends fortement justice aux textes.

L’album nous fait passer par plusieurs moods. Que ce soit avec des intros accrocheuses et des riffs pesants qui te donnent le goût de te dévisser la tête à headbanger ou encore avec des riffs et des bass drums plus rapides. Il y beaucoup de mélodie dans les guitares et malgré le fait qu’elles sont accordées vraiment graves, leurs mélodies sont claires et elles n’empiètent pas sur la basse. La batterie est vraiment bien composée. Elle est complexe, rapide et technique, mais quand c’est le temps d’être plus simple et reculée, elle prend la place qu’elle doit prendre. Malheureusement, le drummer, Oli Beaudoin, a quitté la formation quelques semaines avant la sortie de l’album. Il a fait partie de la formation pendant 8 ans et il a participé à quatre albums du groupe. Il est remplacé par James Payne (Hour of Penance, Miss from The Moat et Vital Remains).

Cut Me Down est mon coup de cœur, c’est une pièce qui a beaucoup plus de tendance melo-death avec des guitares rapides et harmoniques, un drum beaucoup plus simple mais très efficace. Cette pièce vaut vraiment la peine d’être écoutée.

Mention spéciale à la chanson Icarus Falling qui m’a totalement surprise. Avec un superbe intro de piano la chanson est relativement simple et lente, mais elle est vraiment accrocheuse et il y a même un interlude avec du drum électronique et ça juste avant de nous donner une fin intense.

Un album qui vaut vraiment le détour. Je le recommande fortement aux fans et aussi a ceux qui ne connaissent pas le groupe.

Composition : 8.5/10
Qualité sonore : 9/10
Artwork : 8/10
L’ensemble de l ‘album : 9/10

-JD (Rédaction)

Vicky Fillion (Révision et Édition)

 

Critique d’album – Malignant Curiosity – The Portal (2020)

Malignant Curiosity
The Portal
3 octobre 2020

  1. Éveil
  2. Malignant Curiosity
  3. The Magical Infection
  4. A Neverending Carousel
  5. Conscience
  6. Wild Escape
  7. One Last Hunt
  8. Definitive Solution
  9. My Choice, My Way
  10. The Portal
  11. Décadence
  12. Hidden Answer

Critique

La critique va être divisée en deux sections, un point de vue plus général et ressenti dont j’effectuerai la critique et le point de vue technique et exécution qui sera fait par Jean-Daniel Poirier (JD) qui est lui-même musicien et compositeur.

Point de vue général

Lorsqu’on m’a approché pour m’offrir la possibilité de faire la critique de ce projet solo, je ne vous cacherai pas que j’étais quelque peu sceptique. On m’a dit, surveille la sortie du premier single et ensuite tu me diras si tu es intéressée à en faire la critique. Lorsque le single The Magical Infection est sorti, je vous jure que je ne m’attendais pas à cela. Que le premier single d’un premier album solo soit un vidéoclip aussi bien réalisé, j’étais impressionnée.

Malignant Curiosity est le projet solo de Félix Plante réalisé avec la collaboration de plusieurs musiciens. J’ai pu discuter à quelques reprises avec Félix et lui poser quelques questions sur son projet. Au niveau de la composition, du chant clean, de la narration et du clavier, c’est Félix lui-même qui s’exécute. Ensuite, pour ce qui est des autres instruments, voici les collaborations : Marc-Antoine Lizotte à la guitare solo, David Potter au chant hurlé, Antoine Fleurent à la guitare, Lucas Biron au drum et Antoine St-Onge à la bass. L’album a été enregistré chez SilverWings Production.

L’album nous raconte une histoire du début à la fin à l’aide de narrations en français dans plusieurs pièces. Combiner le français et l’anglais n’est pas toujours évident, mais ici, c’est réalisé avec brio. Les changements de ton dans la narration, les changements de voix (clean vs scream), les changements de rythme et d’intensité dans les pièces nous amènes à bien comprendre l’évolution du personnage dans le périple de son combat intérieur. Pour moi les orchestrations présentes tout au long de l’album sont un must. La présence des interludes instrumentals nous permet de comprendre que le personnage a atteint un autre niveau dans ce combat. Pour moi cet album mérite l’attention de tous les fans de métal mélodique.

– Vicky

Point de vue technique

En septembre, lorsque je me suis fait donner la mission de critiquer un album, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, je me suis donc lancé dans l’écoute d’un album qui m’a donné des frissons dans le dos puisque je suis fan de métal mélodique. Cet album est tombé directement dans mes cordes et ce malgré les similitudes dans la composition de chacune des pièces. Par contre, ce phénomène est souvent présent dans la majorité des projets solos de ce monde, et ce n’est pas mal en soi.

L’album commence avec une intro très symphonique et une narration qui nous prépare très bien aux prochaines pièces. La deuxième pièce, Malignant Curiosity, qui est mon coup de cœur, est une chanson de plus de neuf minutes. La pièce commence avec une intro mélodique et elle nous amène par la suite dans un univers de solo/lead avec des beats parfois rapides, parfois plus lents. J’aime bien que les guitares et le clavier s’échangent les solos. Une fois que cette partie « claque sur la gueule » est passée, le calme revient avec une guitare acoustique et une voix narrative. La progression de la basse, la voix chantée avec de très bonnes harmonies et le tout accompagné par un drum plutôt tribal, nous offre un calme avant la tempête, car par la suite la pièce passe à de la distorsion de guitares, un drum et des orchestrations de plus en plus présents et intensifié, mais toujours accompagné par une voix clean. À 6 minutes 12 secondes, une cacophonie calculée apparait et j’adore. Et finalement, la pièce se termine sur un outro avec un riff plutôt lent et une voix clean harmonisée. Pour moi cette pièce est un excellent résumé en neuf minutes de ce que cet album a à nous offrir.

The Magical Infection est une excellente pièce et c’est aussi le premier single et le premier vidéoclip de ce projet solo, sorti le 3 septembre 2020. Le vocal clean et le scream se marient à la perfection. Les guitares et les orchestrations ne cherchent pas à s’enterrer mutuellement. J’aimes bien le fait que le keyboard lead la danse.

A Neverending Carousel, débute avec une superbe intro de piano suivi d’une valse métal avec parfois une voix clean, parfois une voix screamer. La transition à 2 minutes 40 est inattendue et elle nous amène à un riff rapide in your face. Les solos de guitares et de clavier sont originaux et bien exécutés. La fin de la pièce nous amène tout droit dans une fête foraine face à un carrousel d’où vient surement le titre.

Le clavecin au début de Definitive Solution et le coté plus black metal de la chanson en général m’ont par moment rappelé le groupe Anorexia Nervosa (jusqu’a la moitié de la chanson). My choice my way est la balade de l’album mais qui monte en intensité de la moitié jusqu’à la fin.

Pour faire un résumé de l’album, ce fut une écoute agréable et remplie de surprises. J’ai bien aimé le coté folk, tribal mélodique et le mélange de la voix clean et de la voix screamer.

Le synthétiseur est relativement présent. Parfois, il domine au-devant des guitares qui sont plutôt rythmiques. C’est quelque chose que j’apprécie grandement. Parlons maintenant des ‘’guerres de solo’’ entre le clavier et les guitares. Sans nécessairement comparer ça a Children of Bodom, ça me rappelle cependant la chimie qu’il y avait entre Alexi Laiho et Janne ‘’Warman’’ Wirman.

Les orchestrations sont tout simplement débiles. Il y a beaucoup de travail dans cet album. Autant dans les introductions de chansons que dans les interludes et en général. Que ce soit dans le choix des sons utilisés ou les notes choisies, rien n’a été laissé au hasard.

Je recommande fortement l’album à tous les fans de métal mélodique.

– JD

8.5/10

Critique d’album : Becoming The Bully – Pillars (2020)


Becoming The Bully
Pillars
BAM&Co Heavy
17 janvier 2020

  1. Pillars
  2. Facelift
  3. The Taking ft. Raphael Boisvert Nault
  4. Shoveling Dirt ft. Jimmy Collins
  5. Interlude
  6. Shameless
  7. We Rise
  8. Deception ft. Jason Descelles
  9. The Infinite ft. Alex Ferland

Becoming the Bully est un groupe de la région de Montréal. En 2014, la formation sortait son premier EP intitulé Zenith. Début 2018, BTB lance le vidéoclip de la pièce The Taking, ce qui annonce la venue du nouvel album. Le 17 janvier 2020, l’album Pillars est officiellement disponible sur toutes les plateformes. En voici donc la critique et quelques vidéos. Bonne lecture!

Critique

Dès les premières notes, on sent toute la lourdeur de ce nouvel album. Les sujets abordés sont profonds et viendront certainement chercher tous et chacun. Nous avons tous ce petit démon intérieur, ou extérieur, qui par moment nous font rusher notre vie. La clarté du chant tout au long de l’album est un must pour moi. J’aime écouter de la musique metal et comprendre les paroles sans devoir les lires au préalable!

L’album débute avec Pillars qui en est la pièce titre. Elle nous propose un texte anglais et français. L’alternance est parfaite, le vocal est intense autant que la musique. Les breakdowns s’enchaînent et créent une intensité qui se termine sur des paroles tout aussi, sinon plus lourde de sens :  »Nous sommes le seul espoir, il faut se battre pour survivre ».

Voici le clip de Pillars :

Les titres Facelift, The Taking et Shoveling Dirt ne manquent certainement pas de punch non plus! Pour The Taking, la collaboration avec Raphael Boisvert Nault (Obscure Mantra) rend la pièce d’autant plus accrochante et nous offre une autre dimension avec les échanges au niveau du vocal.

Tandis que dans Shoveling Dirt (ft. Jimmy Collins de Basterds), vous risquez, tout comme moi, de facilement repérer la seule phrase en français de la pièce et de devoir vérifier avec les paroles pour être certain que vous avez bien compris. Le rythme nous tient du début à la fin! Et c’est le cas de tout l’album, je lève mon chapeau au band pour avoir réussi à créer un album aussi entraînant.

Shameless, on va se le dire, débute de façon assez particulière, mais complètement dans le sujet! « Shameless this is me, Shameless this is real ». Dans la plupart des pièces ont sent très bien que les membres veulent faire passer un message : vous n’aurez  pas notre peau. Peu importe à qui ou à quoi ce message est dédié, c’est réussi et ça se ressent. Encore une fois, les arrangements de cette pièce sont entraînants.

We Rise, Deception ft. Jason Decelles (A Life Forsaken) et The Infinite ft. Alex Ferland (Lost Creation) sont trois excellentes pièces qui « close » l’album tout en force! Deception est une composition lourde de sens et très intense. Comme quoi, peu importe le domaine, et peu importe ce que l’on fait, il y aura toujours quelqu’un pour voir à notre perte.

Les membres du groupe sont devenus des piliers avec le temps, c’est une évidence. Ils savent aborder des sujets lourds et dures. Pour ma part, l’album Pillars en vaut le détour! Et c’est clair, il n’y a pas de place pour les préjugés et les persécuteurs pour Becoming The Bully.  Si vous n’avez toujours pas écouter l’album, je vous invite à le faire et vous ne serez pas déçu.

Pour plus d’informations et suivre les spectacles à venir, cliquez-ici : https://www.facebook.com/becomingthebully/ 

-Vicky

Critique d’album – Noel In Extremis (2019)


Artistes variés 
Noel In Extremis
Bam & Co-Heavy
29 novembre 2019

 

  1. Intro
  2. 23 décembre – BARF
  3. L’enfant au tambour – Insurrection
  4. Rocker comme des pwels – Nova Spei
  5. Noel Blanco – Anonymus
  6. All I Want for Christmas – The Black Russians
  7. Jingle Bell Rock – Dizzygoth
  8. Los Peces en el Rio – Lethal Creation
  9. Deck the Hall – Special Ops
  10. Minuit Chrétien – Barfonymus et les Grincheux
  11. Les fêtes en enfer – Anonymus et Mononc’ Serge

Noël In Extremis – Critique

Cet album de Noël est une compilation de plusieurs groupes du milieu du métal québécois qui n’ont plus besoin de présentation : BARF, Anonymus, Mononc’ Serge et Insurrection. Il y a aussi des groupes émergents de la scène métal fort intéressants : Dizzygoth, Nova Spei, The Black Russian’s, Special Ops et Lethal Creation.

affiche compilation noel in extremis

Voici la critique de l’album, réalisée par Vicky et Francis! Il semble que ma collègue et partenaire de crime Vicky voulait que je l’aide à mettre plus de (je la cite) « jargon de métalleux » dans sa critique alors me voilà avec mon point de vue de musicien!

Dès la première écoute et les premières notes de l’intro, je vous confirme que j’étais charmée et que l’album m’a réconcilié avec la musique de Noël. Bon, faut se l’avouer, ces classiques de Noël sont revisités et métal à souhait! L’album débute avec un 23 décembre bien gras de la formation BARF, j’ai adoré du début à la fin. 23 décembreSon metal traditionnel et pesant. Leur son tonne de brique en studio leur donne le percutant d’un band de gros death! Le playing s’en rapproche aussi, on s’entend, avec la basse de Dominic Forest Lapointe et le vocal écorchant de Marc Vaillancourt. Le band est resté fidèle à la mélodie originale de Beau Dommage et ils ont même ajouté une couche de voix claire qui entonne le chant traditionnel. On sent vraiment la toune que certains d’entre nous connaissent. C’est une réussite pour BARF au niveau de démontrer que le metal peut être mélodieux et festif et apporter sa touche d’énergie, et ça, sans trop dénaturer une toune. Groovy est le mot clé ici.

Suivi par L’enfant au tambour d’Insurrection, qui m’a grandement surprise. La voix de Stef « Barburou » Jomphe est simplement parfaite! Ici, Insurrection nous livre un Noël Death Metal pur et dur. Esti que j’aime le riff quand ça embarque! Le groupe en ont fait une pièce bien à eux. On reconnait le rythme et un peu la mélodie à certaines places mais c’est subtil. Également plus dur à entendre dans le vocal plus death – pas de mélodie ici, et moins articulé mais hey, le chanteur est roux, la musique n’a pas besoin d’avoir d’âme ? blague à part, le death n’a pas de fleur à faire aux mélodies des fêtes.

La pièce, Rocker comme des Pwels de la formation Nova Spei m’a complètement vendue! Les breakdowns sont intenses et le choix des paroles est stupidement parfait! Je vous garantis que vous ne rockerez plus jamais autour de votre sapin de la même façon :  »J’ai comme un frisson qui me traverse les caleçons ». Mention spéciale au fait que c’est une pièce originale écrite par le groupe! Avec Nova Spei, ça Djent pour Noël avec les guitares à 8 cordes! Ça « chug » un max! Le chant de Dany Duplessis est bien mélodieux et audible. Voici d’ailleurs le vidéoclip tout fraichement sorti!

Ensuite, Anonymus nous offrent la pièce Noel Blanco, bien ficelée et bien à leur image. Étant fan d’Anonymus depuis toujours, c’est impossible de ne pas les reconnaître derrière ce petit chant de Noël! C’est un bon thrash death et on reconnaît tout de suite la voix d’Oscar dans toute sa furie! On a même droit a quelques blast beats d’Araya. Comme quoi que le band a beau avoir 30 ans, les gars savent encore bûcher en masse et rocker les fêtes! 

Suivi par un All I want for christmas du groupe The Black Russian’s. Ne connaissant pas la formation, j’ai du faire quelques recherches. La voix juste et puissante de Flo Void Curatt me plait beaucoup. Cette version pourra certainement être incluse dans tous les party du temps des fêtes. Je la considère comme la plus  »passe partout » de l’album. C’est la chanson qui ne fera pas trop friser les cheveux de Matante Gisèle ou Mononc’ Roger, du moins jusqu’à la 2e minute ou tout s’emballe parfaitement!! C’est ça que j’allais dire ma chère, passe partout mais quand le breakdown embarque, on voit les couleurs hardcore du band! Ça se peut qu’à ce moment-là, Matante fasse le saut! ?

Un excellent Jingle Bell Rock interprété par la formation Dizzygoth vous fera certainement sourire (vous reconnaîtrez assurément la voix d’Oscar Souto d’Anonymus, qui est l’un des membres fondateurs avec son frère Daniel Souto). Par la suite, j’ai fait la découverte de Lethal Creation et de la pièce Los Peces en el Rio. Cette pièce n’est pas pour les doux et je vous conseille de préparer les oreilles des non-métalleux, car ils risquent d’en cracher leur petit lait de poule! Un death metal plus high tempo et brutal. Ça blast en masse! Et le chant en espagnol sonne bien. Special Ops vient calmer un peu le tout avec ses  »la la la » de l’excellente pièce Deck the halls. 

On ne pouvait pas faire un album de Noel et passer à côté du fameux Minuit Chrétien de BARF. Cette fois la pièce est reprise par Barfonymus et la Chorale des Grincheux.

Chorale des Grincheux

Pour moi elle demeure l’une des pièces les plus incontournable pour un noël metal réussi. C’est définitivement la plus rassembleuse, à cause du chœur. Ça me ramène le souvenir de leur performance l’an passé au show de la Grande Guignolée Underground, avec Stef d’Insurrection, Mononc’ Serge, Sébastien Croteau de Necrotic Mutation et plusieurs autres. Ça donne toute une énergie en show avec le crowd qui accompagne, j’vous le dis, d’ailleurs l’édition de cette année est ce soir, ne manquez pas ça! Voici l’événement: https://www.facebook.com/events/2358630981131288/

La dernière pièce, et non la moindre, Les fêtes en enfer de Mononc’Serge et Anonymus vous offrira un 3 minutes de fous rires intenses, et vous ne verrez plus les personnages de Noël de la même façon! Le petit renne au nez rouge devient le petit renne au nez blanc, la vierge marie, les rois mages et les bergers sont de vrais dévergondés. La débauche, quoi! La plume de Mononc’ Serge s’est gâtée sur celle-là, et la collaboration avec Anonymus est toujours aussi excellente. Le groupe cadre parfaitement pour l’accompagner en lui donnant un contenant metal et puissant.

Au départ, plus d’une vingtaine d’artistes avaient été approchés pour cet album In Extremis. Peu on répondu à l’appel vu les délais de réalisation très courts, mais je suis prête à parier que l’an prochain, tous répondrons présents pour créer une nouvelle tradition incontournable du temps de fêtes!

Cet album mérite un gros 9/10! Pourquoi 9 et non 10? Tout simplement parce que j’en redemande encore… 🙂 

Plus d’infos…

Ce n’est pas tout! Cette compilation permettra de perpétuer la tradition en remettant une part des profits de la vente des CD aux organismes venant en aide aux sans-abris et aux gens dans le besoin. Ne manquez surtout par la tournée de  »Noël In Extremis » qui aura lieu dans les prochaines semaines avec les formations Anonymus et BARF. De nombreux invités seront aussi présents à chacune de ces dates pour permettre aux différentes régions du Québec d’avoir leur gros party metal du temps des fêtes!

Voici les dates à retenir :
13 Décembre à Sherbrooke au Bar Le Magog
14 Décembre à Montréal au Théâtre Corona
20 Décembre à Drummondville à la salle Gaston-Mandeville
21 décembre à Québec au D’auteuil.

Toute l’équipe et les artistes derrière la réalisation de cet album désirent faire une différence concrète pour chacune des villes visitées, donc, à chaque vente d’un album lors des spectacles, 5$ ira directement à un organisme local qui vient en aide aux gens dans le besoin. De plus, ils demandent à la communauté d’amener des denrées non-périssables lors de ces spectacles, qui seront aussi remis! C’est pour une bonne cause, lâchez-vous lousse! 

Voici les liens pour vous procurer la compilation et donc d’encourager la cause:

► iTunes: https://apple.co/2qUE54P
► Amazon mp3: https://amzn.to/35KCv4o
► Spotify: https://spoti.fi/34vCtwN
► GooglePlay: http://bit.ly/33uRJsH

L’équipe Ondes Chocs encourage toute la communauté métalleuse du Québec à faire un don lors de ces spectacles ou directement à vos organismes locaux si vous ne pouvez vous rendre à ces dates. Cet album se veut rassembleur et festif tout en aidant nos pairs qui n’ont pas tous la chance d’avoir un beau Noël.

Vicky Fillion et Francis LaBadie