Entrevue – Doom

DOOM 25 years

 

 

Doom, après plus de 25 ans de carrière, n’a plus vraiment besoin de présentation tant ils ont marqué la scène Crust.  Originaire de Birmingham en Angleterre et quelques mois après la sortie de leur 8e LP, « Corrupt Fucking System« , nous avons demandé à sTiCK les questions qui nous passaient par la tête et j’aimerais remercier Simon pour sa collaboration avec les questions et Lex pour la traduction! – Dave

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– Vous avez enregistré votre premier démo le 28 Août 1987. Aviez-vous une idée ou un pressentiment que vous auriez cet impact sur ​​tellement de groupes et de personnes au fil des années? Ou est-ce que quelqu’un autour de vous se doutait du potentiel futur?

Le démo de 3 pistes a été fait parce que nous avons été invité à contribuer quelques pièces pour la compilation « Vile Peace » qui a été le 1er album par Peaceville Records, à l’époque où elle n’était qu’une étiquette punk émergente. Je pense que nous aurions attendu un peu plus longtemps si ce n’avait pas été du fait que nous devions le faire là dès que possible ou manquer cette belle opportunité d’y être inclus. Je ne me souviens pas vraiment de l’enregistrement comme tel, mais, par contre et surtout, on était époustouflé de nous entendre enregistré « professionnellement » et je profitais de toutes les occasions de l’écouter sur mon baladeur et de la faire écouter à quiconque voulait bien l’entendre à l’époque. J’avais été dans un autre groupe avant et nous avions fait des démos, mais ça avait toujours été une déception.

Je n’ai jamais considéré dans ce temps-là que nous pourrions être une influence, et la pensée que nous le sommes est toujours quelque chose qui me rend inconfortable. Je ne me suis jamais vu comme mieux que quiconque. Je crois que le fait que Hammy (Peaceville Records) a proposé de sortir notre album (« War crimes« ) a probablement été l’un des plus grands impacts dans tout.

– Malgré de nombreux changements de line up, vous avez gardé le présent line up « dans la famille« . Comment ces changements ont influencé DOOM?

Le fait que nous nous connaissons depuis des années a atténué les bouleversements. Au départ, je craignais que Denis ne soit pas en mesure de chanter tout un concert, puis un tour complet, mais c’était seulement parce que je l’avais jamais vu faire puisqu’il avait été le bassiste, puis guitariste, mais ce fut ma seule inquiétude. Avec Bri & moi dans le groupe, on est pas mal assuré. Je ne dis pas que le reste n’est pas important, juste que Doom a toujours sonné comme Doom avec nous, donc nous sommes l’épine dorsale du groupe, si cela fait du sens.

Scoot fut la principale personne qui nous a remis ensemble. Après la mort de Wayne (chanteur), nous n’avions plus envie de continuer, pas à cause d’un « twisted respect » (puisque je sais que Wayne n’y aurait pas attaché d’importance), juste plus envie de continuer. Peu importe, lorsque nous avons dit « oui » pour faire quelque chose de nouveau, nous avons parlé d’un changement de nom mais nous avons réalisé que si nous faisions le même style de musique avec tous les ex-membres de Doom, nous allions toujours être ****** (ex-Doom) et nous avons décidé de continuer en tant que Doom. Je pensais personnellement que personne ne serait vraiment concerné si nous jouions à nouveau, mais j’ai été renversé par la réaction à notre retour, et le suis encore. De toute évidence, le vide laissé par notre départ n’avait jamais vraiment été rempli.

– (Cette question-ci est directement inspirée d’un de vos albums!) Comment vivez-vous dans ce « World of shit »? Comment y survivez-vous?

Les amis aident à rendre cela supportable, et la musique, alors Doom aide dans les deux sens. Nous avons tous des stratégies d’adaptation pour nous aider à sortir du lit le matin. Nous sommes semblables (et en même temps différents) à tout le monde. Nous avons tous de bonnes et mauvaises journées.

Vos paroles sont très critiques et pessimistes. Qu’est-ce que cela signifie pour vous? Est-ce qu’elles représentent l’essence de vos personnalités?

D’abord, nous sommes quatre personnalités différentes. Je pense que les paroles mettent en avant ce que nous considérons comme mauvais, et si les gens s’identifient à elles et pensent, «oui, je suis d’accord, je ne suis plus seul à penser ça», c’est une chose positive. Ici le sujet est ​​ce « World of shit » (par exemple). Vous avez lu les paroles et êtes d’accord avec elles. Vous pensez que «oui, le monde est de la merde, mais je ne suis pas le seul». Je pense que c’est utile mais  je ne dis pas que j’ai raison. Je n’ai toutefois pas remarqué une baisse du nombre de fans parce que ceux-ci se seraient ouverts les poignets après la sortie d’un album de Doom.

Vous êtes des pionniers du crust punk, DOOM est actif depuis plus de 25 ans et vous avez joué dans beaucoup de groupes. Que retenez-vous de ces 25 ans de crust et de comment tout s’est placé?

Quand vous le dites comme ça, cela sonne comme si nous avions un plan ou une idée. Nous avons joué ce que nous voulions, avec des gens qui pensaient comme nous. Nous avons habituellement basé les décisions afin que ce soit plaisant. Il n’y avait pas autant de « business » et d’organisation comme c’est le cas aujourd’hui. Nous étions juste branchés dans un grand « réseau d’amis », ce que nous essayons toujours de faire. Nous avons été chanceux que ce que nous faisons signifie quelque chose pour d’autres personnes. Nous avons toujours juste fait ce que nous aimons comme son, lancé le truc et si les gens aiment, c’est parfait! Mais nous n’avons jamais dit, «Ohh! La dernière tendance est… on est mieux de faire ça ou personne ne nous aimera». Ça m’a fait rire quand le nouvel album est sorti. Les gens l’appelaient « old school ». Nous faisons juste ce que nous faisons, ce sont les autres qui épinglent des catégories.

– Que pensez-vous de la scène crust aujourd’hui? Y a t-il des groupes dans lesquels vous vous revoyez ou  voyez l’avenir du crust?

C’est une question qui est trop vaste pour répondre vraiment. La scène crust dans ma ville? Dans le monde entier? Il y a un peu de vie en elle. Il y a des pays avec de jeunes générations qui s’émancipent, qui vont tout interpréter différemment à comparer à la façon dont nous l’avons fait il y a des années. Ce n’était pas une chose « établie », il y a 25 ans. Je pense toujours que c’est un genre étrange à définir puisqu’il semble plus être établi par un code vestimentaire que par une musique alors que les groupes qui sont regroupés sous cette bannière sont parfois à des années-lumières les uns des autres pour  moi.

« Corrupt Fucking System » vient de sortir et c’est votre huitième LP. Êtes-vous toujours aussi « pissed off » que vous étiez au début. Est-ce plus facile de le sortir, l’énergie et le message?

J’ai toujours été « pissed off » avec le monde et ses torts. Mais je ne vis pas ma vie dans la misère abjecte. C’est une manière de sentir que nous ne sommes pas en train de couler. C’est une chose positive, pas une chose où se vautrer. L’écriture des paroles est un moyen de sortir la colère. Je ne suis pas en colère quand je suis sur scène (ou le cas échéant, généralement en raison de problèmes techniques). Voir la merde sur les nouvelles me met en colère, ou les torts juste devant ma porte. C’est là que la colère est, c’est la façon dont je traite avec elle.

Andy Thorley apparaît sur « Stripped whipped & crucified/Prey for our souls« . Pouvez-vous nous parler de comment cette collaboration est née et aussi des paroles sur la religion … s’il vous plaît, lâchez-vous « lousse »!

Il a fait irruption dans le studio, nous a menacés jusqu’à ce qu’on lui dise qu’il pourrait être sur l’album… c’était épeurant…

La vraie façon que c’est arrivé, c’est que Bri gère un studio au club « 1 in 12« , avait enregistré avec lui et lui a demandé s’il aimerait collaborer. Nous écrivions l’album et nous avions écrit de la musique que nous pensions plus adaptée avec son « spoken word style« . Comme nous étions à enregistrer « Stripped whipped & crucified« , ou plutôt la musique, (il n’y avait pas de paroles à l’époque), nous avons continué à jammer le bout lent à la fin en laissant le tout s’enregistrer. Denis a écrit les paroles de « Stripped whipped & crucified » et je soulignai qu’ils étaient sur ​​le même sujet que les propos de Andy et suggérai que plutôt que de fader le jam de « Stripped whipped & crucified » après un certain nombre de mesures, peut-être que le truc de Andy cadrerait. Heureux accident que ça sonne super.

L’œuvre d’art sur la pochette est impressionnant! Skinny s’en est occupé. L’avez-vous laissé libre ou avez-vous partagé une direction avec lui?

Nous lui avons demandé de nous présenter quelque chose. Nous sommes amis depuis 87/88 quand il est venu vers moi dans un pub, m’a dit qu’il aimait mon groupe, m’a montré et demandé si je voudrais cette œuvre et m’a donné l’illustration qui a fini dans les « Peel sessions 12″. Après cela, il en offrit plusieurs autres, habituellement en fonction de nos chansons. Il est très prolifique.

Quoi qu’il en soit, nous avons demandé s’il pouvait nous faire quelque chose pour une affiche/t-shirt de tournée canadienne  et lorsque nous l’avons vu, nous avons fait, «wow!… la couverture de l’album!» Nous lui avons ensuite demandé plus tard de lire les paroles et présenter une œuvre pour l’intérieur de l’album. Le gars est un génie tordu et un maudit bon gars en plus.

– Quels sont les plans futurs du groupe?

Les plans sont, peut-être faire un nouveau 7 « , accordé des droits sur « Corrupt Fucking System » à quelques amis de confiance/ labels pour le rendre un peu plus facile/moins cher pour se le procurer, faire quelques concerts/tournées quand nous trouverons le temps. Nous sommes nos propres patrons alors nous faisons les choses quand ça adonne, jamais à l’heure, jamais pressé . Nous espérons jouer en Amérique du Sud un moment donné, mais… qui sait. Watch this space.

Cheers & Beers! – sTiCK
 
 

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(Original interview with Doom)

 

– You recorded your first demo on August 28, 1987.  Did you have ANY idea or feeling that you would have this impact on so many bands and people? Or was someone around you remotely aware that this could be?

the 3 track demo was done because we were asked to contribute a couple of tracks to the « vile peace » compilation which was the 1st release by peaceville, back in the days when it was an upcoming punk label. I think we would have waited a while if it wasn’t a case of we needed to get it done asap or miss the chance. to be included I don’t really remember doing the recording but being blown away by hearing us recorded « professionally, » & used every opportunity to play it on my walkman to anyone who’d listen at the time. I’d been in another band & we’d demoed stuff but it was always a disappointment.

I never considered we’d ever be an influence, & the thought that we are, is still something that doesn’t really sit comfortably with me, just never see myself as better than anyone else. The fact that on the strength of that, Hammy (peaceville) offered to release our album (what would be war crimes) was probably one of the biggest impacts of it.

 

– Despite many line-up changes, you kept the present line-up « in the family ». How these changes influenced DOOM?

The fact that we’ve known each other for years means its less of a upheaval. I was originally concerned that Denis wouldn’t be able to maintain singing for a whole gig, then a whole tour but that was only because I’d never seen him do it as he’d been the bassist, then guitarist, but that was it. With Bri & me in the band, it’s pretty much there, not to say the rest isn’t important, just doom have always sounded like doom with us in there, so we are the backbone, if that makes sense.

Scoot was the main person to drag us all together. After Wayne died (vocalist) we didn’t feel like carrying on, not out of a twisted respect (as i know wayne wouldn’t have minded) just we didn’t feel like carrying on. anyway, when we originally said yes to doing something again, we talked about a name change, but realised if we were doing the same style of music with all ex doom members, we were always going to be ****** (ex doom) so thought carry on as doom. I personally thought no one would really be bothered if we played again, but it blew my mind the reaction to « being back », still does. Obviously the hole we left never really got filled.

 

– (This one is directly inspired from one of your records!) How do you live in this World Of Shit, how do you survive?

Friends help make it bearable, & music, so doom helps in both ways. We all have coping strategies to help us get out of bed in the morning. we’re the same (& as different) as everyone else. we all have good days & bad

 

– Your lyrics are very critical and pessimistic. What does it mean for you? Does that represent your personalities as a whole? »

first off, we’re 4 different personalities. I think the lyrics are highlighting what we see as wrong, & if people identify with them & think, yeah, I agree, I’m not on my own, that’s a positive thing, so the subject matter is about this « world of shit » but (for instance) you read them lyrics & agree with them, you think yep, the worlds shit, but it ain’t just me, I think that is helpful. but, I’m not saying I’m right, but I haven’t noticed a decrease in fans due to them slitting their wrists after we release an album

 

– You are pioneers of crust punk, DOOM is active for more than 25 years, and you played in a lot of bands. What do you retain of these 25 Years Of Crust and how it’s all played out?

When you say it like that, it makes it sound like we had a plan or idea, we just played what we wanted, with like minded people. we made decisions usually based on if it sounded like a laugh. There wasn’t as much business & organisation as we encounter today, we were just plugged into the whole « network of friends » which we still try to do now. We’ve been lucky that what we do means something to other people, we’ve always just done what we like the sound of, throw it out there & if people like it, great! but we never go, ohh!, the latest trend is…. better do that or no one will like us. Made me laugh when the new album came out people called it « old school » we just do what we do, its people who pigeon hole it

 

– What do you think about the crust scene today? Are there any bands in which you see yourself or the future of Crust?

It’s a question that is too big to answer really, crust in my town? the whole world? it has some life in it, there’s countries with a younger generations coming through, who are going to interperate it differently to how we did years ago. it wasn’t an ‘established’ thing 25 years ago. I still think its a strange genre to define as it seems to be established by a dress code more than a music as the bands that live under that banner sound worlds apart to me

 

– « Corrupt Fucking System » just came out and it’s your eight LP, do you feel as pissed off as you were at the beginning, is it easier to get it out, the energy and message?

I’ve always been pissed off with the world & its wrongs but I don’t live my life in abject misery, this is a way of feeling we’re not sinking, it’s a positive thing not a wallowing thing. writing the lyrics is a way of getting out the anger. I’m not angry when I’m on stage (or if so, usually because of technical problems) Seeing the shit on the news makes me angry, or the wrongs you see outside my door, that’s where the anger is, this is the way I deal with it

 

– Andy Thorley appears on « Stripped whipped & crucified/Prey for our souls ».  Can you talk about how that collaboration came about and also the lyrics about religion… please let loose!

He broke into the studio, threatened us until we said he could be on the album… it was scary…

The real way it came about is, Bri runs a studio at the 1 in 12 club & recorded with him & Bri asked if he’d like to contribute.  we were writing the album & we wrote some music that we thought would work with his spoken word style. as we recorded « Stripped whipped & crucified/Prey for our souls » or the music, (it had no lyrics at the time), we just kept jamming the slow bit at the end, tape rolling. Denis wrote the lyrics to « Stripped whipped & crucified/Prey for our souls » & I pointed out that they were on the same subject as Andy’s so suggested that rather than fade the « jam » part of « Stripped whipped & crucified/Prey for our souls » out after a couple of bars, maybe Andy’s bit would fit, happy accident that it sounded great

 

– The artwork is awesome! Skinny took take care of it.  Did you let him loose or did you share a direction with him?

We asked him to come up with something. we’ve been mates since 87/88 when he came up to me in a pub & said he liked my band & would i like this artwork & gave me the artwork that ended up in the peel sessions 12″ After that he offered up loads more, Usually based on our song lyrics. he’s very prolific.

Anyway! we asked if he could do us something for a Canadian tour poster/ shirt & when we saw it went « wow!’ …album cover!. We then asked him later on to read the lyrics & come up with some artwork for the inside of the album, Guys a twisted genius, & a damn nice guy to boot.

plans are, maybe do a new 7 », license « CFS » to a few trusted friends/labels to make it a bit easier/cheaper to get hold of. Do some gigs/tours as & when we find the time. We are our own boss so we do stuff when we get it together, so never on time, never in a hurry.  Hoping to get to south america at some point, but… who knows.watch this space

Cheers & beers.. sTiCk

ISOS – Lancement d’album et entrevue

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ISOS de Québec ont lancé leur premier album, « Loving on Standby » le 25 mars dernier au Cercle. Le succès de la soirée est dû à l’immense travail du chanteur/compositeur, Vincent Leboeuf-Gadreau.

 

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Le calme aérien d’ISOS transportait les spectateurs du Cercle dans un univers propre à Riverside, Steven Wilson, Porcupine Tree et Pink Floyd. Malgré le stress évident de Vincent, le groupe nous a donné une performance fidèle à leur grand talent. Plusieurs membres d’ISOS font aussi partie du groupe Inner Odyssey dont notamment Vincent le chanteur, le bassiste Simon Gourdeau et Étienne Doyon au drum. La participation de la choriste amenait une touche d’intensité bien agréable. Le guitariste Dominique Plante, qui a participé activement au processus studio de l’album, semblait totalement en contrôle de ses moyens sur le stage. Vincent est visiblement bien entouré pour son projet. D’ailleurs, sa liste exhaustive de remerciements faisait sourire.

Les séquences électroniques constituaient un aspect important dans les chansons. On planait en SVP! Le mood feeling good et progressif des quelques pièces jouées nous ont permis d’assister à une performance béton. Le son ultra-propre était bien sûr de mise grâce à David Lizotte à la console.

Bref, un excellent départ pour  ISOS, projet solo de Vincent Leboeuf-Gadreau qui a pris vie sur scène de belle façon grâce à ses comparses. Ce 5 à 7 progressif a permis de faire découvrir un groupe très intéressant qui est à surveiller pour les prochains mois.

L’album est déjà en magasin dans quelques détaillants aux États-Unis et même, au Japon! Quelques extraits sont aussi disponibles sur Facebook.

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Heart Fest 2014- Un Parcours Hardcore IV

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Le plus gros festival Hardcore au Canada, le Heart Fest, en est à sa 8e édition cette année et c’est un honneur pour Ondes Chocs d’être partenaire de cet évènement qui se déroulera du 2 au 4 mai 2014 à Gatineau.  Nous tenons d’ailleurs à remercier l’organisation pour leur collaboration.  Voici le 2ème article de John Page (Die Young Production) qui vous offrira à chaque dimanche, et ce jusqu’à la fin de semaine de l’évènement, de petites présentations et aussi des entrevues écrites avec les bands présentés cette année.  Nous vous invitons à vous procurer dès maintenant vos passes en suivant ce lien.

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Subzero

Subzero est un groupe New-Yorkais formé en 1989 par Rich Kennon de la formation Breakdown et Jim Eaton du groupe straight edge Up Front. C’est après avoir recruté Lou Di Bella et Larry Susi, qui font toujours partie de la formation actuelle, que la formation originale fut complétée. Notons que Subzero est un des bands actifs depuis le plus longtemps de la scène Hardcore de New-York, malgré un arrêt vers la fin 90′ en raison d’une maladie que Lou Di Bella eut, la Leucémie lymphoblastic Aiguë.

En 2009, le groupe annonça une séparation après le Black & Blue Bowl, festival annuel Hardcore à NY qui réunit les plus grands noms . C’est en 2011, deux ans après qu’ils annoncent une réunion lors d’une tournée avec Cro-Mags au Japon.

Je vous laisse avec un classique du groupe, la pièce « Lionhearted » où Lou, explique son combat avec la maladie et la force intérieure qu’il possède et qui lui a permis de passer à travers.

 

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Guns Up! 

 

Honnêteté, intensité et fureur sont les mots d’ordre pour Guns Up!

Cette formation de Haverhill, Massachusetts devient rapidement référence sur la côte est des États-Unis. Les accords pesants fusionnés à un vocal abusif sont deux choses qui définissent bien le son du groupe! Le groupe qui s’était séparé en 2006 après 4 ans d’activité a faits un show réunion en 2013 au Heart Fest 06. Ils en seront donc à leur deuxième participation cet année.

Je vous laisse avec la première partie de ce show mémorable.

 

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All Out War

All Out War est un groupe provenant de la ville de Newburg dans l’État de New York. Formé en 1991, il est reconnu pour avoir pris part à la création du mouvement metalcore. Il a cinq albums à son actif dont 4 paru sur Victory Records sans compter les EP et apparitions sur les compilations.

J’ai eu l’honneur cette semaine d’avoir un entretien avec Mike Score, chanteur et membre original de la formation. Je lui ai posé quelques questions sur ce qui s’en vient pour All Out War et aussi sur le Heart Fest.

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Bonjour Mike, merci d’avoir accepté l’invitation! Sachant que tous les profits sont remis à un organisme venant en aide aux itinérants de Gatineau, crois-tu qu’il devrait avoir plus d’événements de la sorte? 

– Oui, bien sûr!

Avec qui as-tu le plus hâte de partager la scène au cours de la fin de semaine au Heart Fest?

– Je suis un grand fan de A Death For Every Sin, alors je suis vraiment excité pour eux et content car nous jouons la même journée!

Votre dernier album remonte à 2010, est-ce possible qu’un jour on ait un nouvel album de All Out War?

– Oui, très bientôt! Nous avons presque terminé l’écriture et espérons entrer en studio cet été pour une sortie à l’automne!!!

Allez-vous avoir des surprises pour vos fans invétérés présents au Heart Fest?

– Nous allons  jouer plusieurs vieux morceaux et quelques nouveaux aussi. Nous aurons de la marchandise en quantités limitées et bien sûr, des surprises pendant le show!!! Merci

Merci beaucoup Mike encore une fois et on se voit très bientôt à Gatineau!!!

John

See Ya in the Pit!

Neal Morse – Entrevue

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Entrevue avec Neal Morse réalisée par Mathieu Audet et Sébastien Malenfant, transcription et traduction à partir de l’audio par Sébastien MalenfantProgressive Nation At Sea – 20 février 2014

 

Comment se passe la croisière pour toi jusqu’à présent?

C’est super. On ne peut rien demander de mieux que de profiter de la belle température, un bel environnement et pouvoir jouer de la musique. Ma femme est avec moi, mais mes enfants n’ont pas pu venir à cause de l’école. Ça me manque, car ce serait la perfection s’ils pouvaient aussi y être.

Ça doit être le plus difficile lors d’une tournée d’être loin de sa famille?

Oui, et ma fille en particulier adore la chaleur et les plages, mais autrement ça va super bien.

Quels sont tes plans pour 2014? Le deuxième album de Flying Colors devrait sortir cette année?

Oui, nous allons essayer. C’est ce que les rumeurs mentionnent… Lorsque j’aurai terminé cette tournée, je vais me replonger à compléter mes sections pour le nouvel album de Flying Colors.

Comment va l’enregistrement?

La batterie et la basse sont complétées. Il reste donc Steve, Casey et moi à enregistrer pour compléter le tout.

Est-ce que tu peux parler un peu de l’orientation que prendra l’album? Est-ce plus progressif?

Je ne sais pas. C’est comme un tourbillon pour moi actuellement. Je dois m’y remettre pour me faire une idée, car je suis entièrement consacré à Transatlantic pour le moment. Ce fut fort agréable lorsque nous l’avons composé. Nous avons composé et enregistré les démos des chansons. La moitié fut effectuée en mai dernier et nous l’avons complété en décembre. Nous mettions principalement l’emphase sur les arrangements et le côté instrumental. Je jouais sur un clavier emprunté et je travaillais vraiment juste la surface sans aller dans les détails. Je vais m’y remettre suite à cette tournée et nous verrons où ça va nous mener.

Pour l’enregistrement, est-ce que vous procéder à des sessions à distance ou tout le groupe se réunit à ton studio?

C’est une combinaison. Casey viendra et nous serons ensemble pour travailler les paroles et les mélodies. Nous étions tous ensemble pour la composition des bases des chansons. Les pistes de guitares et de claviers supplémentaires (overdub) sont effectuées séparément. Au moment de l’enregistrement, nous savons ce que nous voulons. Nous avons sorti le canevas lors des premières séances et lors de l’enregistrement final, les détails sont appliqués.

Est-ce que tous les membres du groupe participent à la composition des chansons?

Oui. Tout le monde amène des éléments. Mike est l’arrangeur. Il est très bon pour cerner les bonnes sections des chansons.

Lorsqu’un de tes spectacles est enregistré pour un DVD, est-ce que tu es plus nerveux? Est-ce que tu ressens davantage de pression pour ne pas faire d’erreurs?

Je sais que je vais manquer des notes à chaque spectacle. Je ne sais pas… Je ne suis plus très nerveux maintenant. Après un certain temps, je me dis que ce sera comme ce sera et la plupart du temps, c’est très bien. Même lorsque ce n’est pas si bien, les gens semblent aimer ça de toute façon. En particulier pour moi, en tant que chrétien, je donne tout à Dieu. Ça n’a pas d’importance tant que ça pour moi; c’est plutôt pour « Lui », et ce qu’il fera dans le cœur des gens. J’essaie d’enlever l’attention de sur moi. Ça me permet d’avoir plus de plaisir sur scène car je peux être avec le Seigneur, être avec les gens et en profiter davantage.

As-tu des plans pour un nouvel album solo?

Certainement. Nous en avons composé la moitié, et nous l’abordons avec une approche différente cette fois: je ne compose pas seul. J’ai invité le groupe et je n’avais rien de préparé.

Tu es un compositeur très prolifique avec tes différents projets. Est-ce qu’il t’arrive de manquer d’idée à l’occasion?

Ça ne m’est pas encore arrivé, mais cette fois je voulais démarrer le projet sans matériel pour que nous puissions bâtir à partir de rien. C’est une nouvelle expérience et ça va très bien. Je voulais que ce soit différent.

Est-ce que ce sera des chansons plus courtes? Un album concept?

Pas un album concept. Il y aura des chansons courtes et d’autres plus longues. Ce sera un album progressif, mais peut-être un peu plus accessible. Je ne sais pas… Nous n’en avons que la moitié de composé donc nous allons nous réunir dans les prochains mois pour le compléter.

En plus de tes collaborateurs habituels (Mike Portnoy, Randy George), est-ce qu’il y aura des musiciens invités?

Oui, les premières sessions furent composées avec Bill Hubauer et Eric Gillette.

Lorsque tu composes de longues chansons, quelle est ton approche? Est-ce que tu sais à l’avance que ce sera une longue chanson ou elle se développe à mesure?

Je tente de suivre la musique à l’endroit que je sens qu’elle désire aller. Certaines sections sonnent pour aller dans une pièce épique et d’autres moins. Quelques fois c’est difficile à dire. Mike est très bon pour déterminer ce genre de chose. C’est aussi basé sur l’instinct et la façon dont nous réagissons à la musique.

Habituellement, est-ce que la musique vient en premier ou les chansons sont construites à partir des paroles déjà écrites?

Ça va dans toutes les directions, mais habituellement j’écris la musique en premier. Je peux avoir quelques lignes en tête comme une ligne importante d’un refrain, par exemple: Ride the lightning… Je crois que pour avoir une bonne base pour une chanson, il faut avoir une trame  lyrique. À l’occasion, j’écris une chanson complète sans paroles et je me dis que je vais les trouver plus tard et d’autres fois, ça ne fonctionne pas aussi bien et la ligne de parole principale est nécessaire. La ligne peut bâtir le refrain au complet. Bref, ça se produit de différentes façons mais habituellement, la musique vient en premier pour moi.

Nous venons de Québec. Les 2 fois que tu es venu à Québec, tu as eu des problèmes d’avion. Est-ce que tu crois qu’il y a une malédiction entre toi et Québec?

À notre première visite avec le Neal Morse band, nous avons eu des problèmes lors de notre arrivée et aussi à notre départ de Québec. Je crois que j’étais pris à Philadelphie à mon retour. Ce fut difficile à chaque fois.

J’espère que ça ne t’empêchera pas de revenir à Québec?

J’adore Québec. C’est très beau au printemps. Très belle ville.

Est-ce que tu envisages faire une autre partie à « Thoughts »?

Je ne sais pas. Je n’avais prévu n’en faire qu’une donc qui sait 🙂

La chanson « Afterthoughts » que tu as coécrit avec ton frère Alan et Ted Leonard, est-ce que c’est lié d’une façon ou d’une autre à « Thoughts »?

Non pas vraiment. Elles sont liées par le fait qu’elles ont des sections de voix superposées mais autrement, elles n’ont pas vraiment de lien entre elles.

Pourquoi n’y a-t-il pas de partie 3 et 4 à « Thoughts »?

C’était l’idée de mon frère Alan. Lorsque j’ai travaillé des chansons avec Randy pour l’album Momentum, j’avais oublié que j’avais travaillé sur un autre « Thoughts » avec Alan plusieurs mois avant. Nous avions donc tous les 2 des albums avec des « Thoughts« . Je me demandais si je devais nommer ma chanson autrement et Alan a dit: appelez-le Part 5 pour faire flipper les gens.

As-tu un message pour tes fans de Québec?

Vous êtes sensationnel 🙂 Très bons fans à Québec. C’est super agréable d’aller à des endroits que nous ne sommes jamais allés auparavant. Nous sommes venus en mai dernier et nous avons eu un très bon spectacle, un très bon public. Nous avons beaucoup apprécié. Nous sommes contents que les fans soient au rendez-vous et continuent d’écouter du prog.

Merci beaucoup!

Merci 🙂

 

Entrevue: Deboned

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Voici l’entrevue que j’ai faite avec les gars de Deboned, un band de deathgrind de Junkyard (Jonquière … ) . Une bande de GAYS lurons consanguins qui font du beat de motés, un mélange entre Pungent Stench, Repulsion et Impetigo. Les gars ne sont clairement pas là pour réinventer la roue, ils sont plus du genre à chier dessus … N’empêche que leur beat à tout pour plaire aux fans du genre. C’est crasseux, irrévérencieux, ça va vite, ça parle de porno et de merde (les seuls sujets que leurs cerveaux dégénérés par un trop long acoquinage familiale semblent pouvoir assimiler). David-Alexandre

D.-A. – First thing first,un petit historique du groupe s.v.p!

Deboned – First thing first, man! You’re fucking with the worst. I’ll be stickin’ pins in ya head like a fuckin’ nurse. En fait, avant, moi (Alex), Etienne et le beau P-A, on était tous les trois dans Exciser et on était plus inspiré du old school death pour ce band là. Avec le temps, nous avons voulu changer de son et de nom mais nous avons eu des problèmes de drummers, donc Deboned « existait » mais cela a été longtemps en stand-by jusqu’à ce que Yannick rejoigne le band pour qu’on puisse enfin commencer quelque chose de concret. Sans lui, on en serait sûrement encore à chercher un drummer assez fou pour nous obéir et blaster à un pied.

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Quelles sont vos influences?

Il y a beaucoup trop de bands qui nous influencent pour tous les nommer mais c’est surtout Repulsion, Impetigo, Pungent Stench, Terrorizer et bien sûr le vieux Napalm Death qui nous inspire le plus.

Comment se porte la scène underground du Saguenay?

La scène était beaucoup plus vivante dans le temps, surtout entre 2008 et 2011. Malheureusement, le monde sont plus vieux et ils viennent de moins en moins dans les shows. Reste que c’est une petite région mais ça thrash à mort, beaucoup plus qu’à d’autres places et dans un sens c’est pas si mort que ça. C’est une très belle scène et les bands de l’extérieur aiment bien ça venir ici parce qu’on a un public crinqué à mort et du monde de brosse à n’en plus finir.

Parlez-nous de l’enregistrement de votre LP, comment les choses se sont-elles passées, dans quelles conditions?

En fait, c’est plus un démo qu’un LP. Nous l’avons enregistré au CEGEP de Jonquière donc ça ne nous a rien coûté et ça explique la médiocre qualité sonore. Pour tout dire, les seules dépenses qu’on a eu à faire sont pour notre artwork de désaxés sexuels. La prise de son a été fait par Etienne mais le rough mix était pourri, c’est seulement écoutable grâce à Jean-René Cloutier-Menard de Who Cares? qui nous a fait un sublime mastering gratuitement parce que c’est un bon samaritain. Le reste a été possible grâce à Emmanuel Bergeron de Human Disgrace rec. qui s’est occupé du layout intérieur et de sortir le produit final.

C’est qui le champion qui a fait la pochette de votre 1er LP?

Le artwork a été fait par Robie Bougie. Il dessine pour Cinema Sewer, un fanzine de films d’horreur et de films porno!!!!!!!! Sinon l’idée vient de l’esprit tordu de Etienne.

Êtes-vous tous des Tremblay ?

Oui.

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Comment votre bassiste handsome P-A fait-il pour être aussi beau?

Pierre-Alexandre a l’habitude de se servir un bon bol de céréales, des Corn Pops de préférence, et de les laisser tremper dans le lait jusqu’à ce qu’elles soient toutes molles. Le secret du charisme de handsome P-A c’est donc les Corn Pops humides… Dégeulasse! (true story)

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De toute évidence vous-aimez pas mal les films d’horreur et l’humour noir, cela paraît fortement au travers de votre musique. Est-ce important pour vous, de déconner, de ne pas vous prendre trop au sérieux, est-ce une partie importante de votre processus de composition?

En partant, nous n’avons jamais eu l’intention de nous prendre au sérieux. Nous voulions surtout une imagerie « comique » sans être trop absurde. C’est aussi important dans nos paroles, car on a toujours aimé les lyrics à la Pungent Stench, Impetigo ou Autopsy, violente et choquante mais avec un brin d’humour.

Sinon, pour les films d’horreurs je ne vois pas de quoi tu parles … Nous sommes beaucoup plus fan de Disney.

Vous avez manifesté le désir de changer de logo pour chaque release, pourquoi?

Parce que Autopsy l’ont fait.

Avez-vous d’autres projets musicaux en dehors de Deboned?

Etienne essaie désespérément de se trouver des esclaves pour jouer sa musique mais il ne trouve personne.

 

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Quels sont les projets pour Deboned en 2014?

Fort probablement un prochain EP/demo d’ici la fin de l’été sinon surtout de jouer à l’extérieur du Saguenay. Sinon, nous  voudrions sortir des lunchbox en métal, des sous-verres et une bière Deboned.

 

Vous pouvez télécharger (à votre prix) leur démo sur bandcamp.

Entrevue: Fix de Délétère/Neurasthene

Felix « Fix » Latraverse est un artiste québécois très productif avec une façon thrash/punk d’aborder le black metal (Depravation et Hymen); gore/grind d’aborder le death metal (Koudkouto Dangorj), ou encore expérimental et psychédélique de disjoncter (Trisotist), le tout avec une touche d’humour et beaucoup d’originalité.

 

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Voici quelques pièces pour vous familiariser avec ses divers projets dont I am my own path (and my path is God) de Koudkouto Dangorj et Angel’s reject de Délétère.

 

 

Et 2 textes pour ceux qui veulent en savoir plus après avoir lu l’entrevue.

Review du show Délétère, Aversion, MASS, Folk You le 13 juin 2013

Autre entrevue avec Fix datant de novembre 2010.

Mais c’est Neurasthene (son projet solo maintenant devenu un groupe à part entière) qui, en premier lieu, a capté mon attention.

 

neurasthene

 

 

1.  Pour commencer, veux-tu parler de ton cheminement musical? Depuis quand t’intéresses-tu à la composition, quels ont été tes projets dans le passé?

Mon premier groupe de musique a été Hymen vers l’âge de 15 ans avec lequel j’ai eu la chance de partager la scène avec plusieurs groupes de renommée internationale dont SIGH (japon), KRISIUN (Brésil), et -du Québec évidemment- MARTYR et NECRONOMICON. J’ai eu d’autres projets death et black (Koudkouto Dangorj, Depravation et Blood Plot) avec des chums mais aucun album ou spectacle n’ont été produits avec ceux-ci.

2.  Jusqu’à tout récemment, tu étais actif avec Délétère, projet de « crust black metal de soulons« . Quelques concerts, un démo intitulé White Crow.  Dis-en plus sur l’évolution du projet et comment s’est passé l’enregistrement… pourquoi avez vous changé de nom?

C’est pas parce que la bouteille de Comet était finie qu’on s’est empêché d’aller enregistrer White Crow en juin 2012. En 2013, on a décidé de prendre un deuxième guitariste (Chtev). On travaille sur le prochain album. On commence à enregistrer bientôt. Malheureusement, un autre groupe nommé Délétère a débuté dans la ville de Québec et nous avons décidé de changer de nom même si nous existions avant l’autre Délétère car ce nom est libre de droit… alors nous avons décidé de reprendre le nom du projet perso que j’avais parti en 2008 soit NEURASTHENE.

3.  As-tu un message à passer par ta musique? De quoi t’inspires-tu pour composer?

Il y a certainement un message dans les paroles mais nous voulons surtout faire une musique qui s’éloigne des artifices contemporains et reconstituer un certain revivalisme de l’idéologie des premiers groupes Black Metal des années 80, en parlant de sujets plus concrets de manière explicite et/ou poétique. Ces premiers groupes étaient constitués de véritables marginaux désespérés par l’avenir de notre société.
Je crois que le Christianisme est assez à terre et que la haine devrait être dirigée envers tout ce qui tente de subordonner l’humain: le gouvernement, TOUTES les religions, le contrôle mental par le biais des médias et la surconsommation.  Au Québec, on a en ce moment beaucoup plus de problèmes avec l’islamisme et je trouve stupide les gens qui copient le mouvement Black Metal scandinave de « brûlage d’église » car pour ces pays nordiques, ces actions portaient une signification beaucoup plus éloquente que pour nous. Leurs actions étaient intimement en lien avec l’américanisation de l’Europe pendant les années 80 et le désir de retourner à leur vraie culture païenne polythéiste. Nous avons certainement eu des problèmes avec le Christianisme… mais haïssons  donc TOUTES les religions également à la place de taper sur ceux qui sont déjà affaiblis!!!
Le Black Metal et ses adeptes ont souvent peur de provoquer en allant plus loin et préfèrent de loin s’attaquer aux plus faibles et n’iront pas s’attaquer au gouvernement pour ne pas avoir l’air « punk » ou bien ils n’iront pas haïr d’autres religions que la leur pour ne pas avoir l’air raciste, mais à mes yeux, haïr uniquement le Christianisme, c’est un manque de conscience sociale et ça fait preuve d’un manque de créativité car c’est de copier les groupes Européens de Black Metal. Entendons nous bien que je parle d’idéologie et non pas d’apparence… je suis juste tanné d’entendre des gens dire : « nous ne sommes pas vraiment satanistes » ou des athées dire qu’ils croient en Satan. Quand j’entends ça, je trouve que ça fait « wanna be« .

4. Donc Neurasthene aura un esprit de révolte contre l’establishement religieux, politique et financier?

En fait, je ne pense pas nécessairement aborder le sujet dans les paroles, mais c’est ce que je pense. Qu’on le veuille ou non, ça se reflète dans la musique.
Ou plutôt, le fait de ne pas aborder le satanisme ou le thème anti-chrétien se justifie par l’abandon de ce dit thème afin de ne pas faire comme tous les autres bands…

5. Mais le nouveau Neurasthene va continuer sur les bases de Délétère? J’imagine que vous allez reprendre des tounes?
En fait, je trip sur la défonce de Délétère mais je ne sais pas trop de quoi ça parle!

Ça parle de la nature humaine en générale, de la dégénérescence. Je fais affaire avec des paroliers parfois.

6. Veux-tu me parler un peu plus de ces groupes fondateurs du Black Metal des années 80, de ce que tu perçois de leur révolte et de comment ils t’influencent. Non pas pour partir un débat anthropologique, mais plutôt de ton point de vue personnel?  Et aussi, de comment tu perçois le satanisme qui est avant tout lié au cheminement propre à chaque individu?

Pour les bands, je pensais à Hellhammer, Death SS, Venom, Bathory et Mayhem. Ils m’influencent car eux n’étaient pas influencés. Le problème, c’est qu’à toutes les fois qu’un style musical nait, l’entertainment américain se l’approprie. On transforme la mini révolution que veut amener le style et on l’adoucit avec une sauce populaire.
Ça fait ça depuis le début du Tin Pan Alley, les grandes compagnies américaines juives réussissent toujours à renverser le mouvement révolutionnaire.
On l’a vécu avec les hippies, on l’a vécu avec les punks.
Le satanisme s’est transformé en mode et aujourd’hui, il y a des pentacles dans les clips de chanteuses pop etc (tel Kei$ha, You gonna die young).
L’entertainement s’est approprié le satanisme.
Le satanisme, à la base c’est  »tu es ton propre dieu », mais là, le concept est utilisé pour rendre les gens idiots…

Quand j’écoute les premières tounes de black metal des groupes que j’ai nommés plus haut, ça me donne un feeling que je n’ai pas avec d’autres. J’écoute souvent les nouveaux trucs qui sortent mais l’âme du Black Metal n’y est pas ou du moins, l’âme selon ma définition.
Akitsa et Vordr font partie des rares bands qui l’ont encore.
La grosse différence, c’est le feeling que la musique donne. Le nouveau Black Metal (DSBM) a tendance à soutirer ton énergie
tandis que le vieux t’en donne; juste au point de vue des lyrics ou du groove.
Quand tu compare, avant c’était comme « hey on va tuer les douchebags pis lets go, on met des bottes à cap ».  Maintenant, le message du nouveau Black Metal,  c’est comme « Ah je suis tellement sombre, je met un chandail fishnet« .
Dead (de Mayhem) s’est suicidé parce que cet esprit là est mort.

C’est mon point de vue sur la vague plus depressive du Black Metal. Je pense qu’il y a moyen de faire du Black Metal sans tomber dans l’apitoiement et la dévalorisation!

6. Mais il y a tout de même une certaine beauté dans le DSBM.  D’en parler peut faire une catharcis. Ceux qui se sentent rejetés par la société ont tendance à vouloir tout détruire, d’autres à vouloir se détruire…

Tout à fait!
J’ai été influencé par cette vague mais je ne publierai jamais de chansons officielles de ce que ça a donné. Je préfère sortir des chansons qui brassent un peu plus.
Je viens d’en ré-écouter plusieurs et justement je me disait: Merde, ça donne tellement envie de se tirer une balle, par prudence je suis mieux de garder ça dans l’ordi.
L’album que je t’avais envoyé en 2008 par contre est bien dosé à ce niveau! C’est pas trop smooth.

7. Je sais que l’histoire t’intéresse. Quelle est la vision à travers ton art qui se rattache à ta vision du monde moderne? Est-ce qu’une époque de notre histoire te fascine?

Aucune époque en particulier, elles me dégoutent toutes également.
Par rapport à ma vision sur mon art, je fais seulement ce qui me plait et je me fous bien de tout le reste. Je ne recherche aucunement la reconnaissance de qui que ce soit. Dans ce sens, je contredit l’esprit d’acceptation qui règne chez tout artiste qui désire être aimé par le grand public, constituant ainsi une certaine vision du monde moderne. En général, je n’aime pas ce que les gens aiment musicalement…je recherche l’authenticité et l’originalité.

8. Le black metal puise ses racines dans la noirceur, l’occultisme et le blasphème. As-tu une vision spirituelle qui s’imprime dans ton art?

Tout à fait, je mets mes pensées dans ma musique… c’est par ce moyen que je m’exprime.

9. Veux-tu parler de Koudkoto Dangorj? Et Depravation?

Koudkouto Dangorj prépare un nouvel album. Depravation n’existe plus depuis environ 3 ans.

10. Un nouvel album avec Koudkouto Dangorj, encore avec Lord Crucifyx?

Quand mon lapin va mourir, on va faire un album vu que l’autre album, c’était quand mon chat est mort, Black on l’trouve pu.
Ca va être avec Lord Crucifyx, qui chante maintenant dans Endless Rebirth.

11. Que penses-tu de l’humanité?

Nous sommes constitué d’eau…. cette eau a, qu’on le veuille ou non, déjà passé par un rectum. Human Being= 70% rectum + 30% Shit!

12. Donc, selon toi l’humanité a-t-elle encore une chance de s’épanouir ou si elle est déjà condamnée?

Aucune chance, elle est condamnée… chaque jour est un recommencement: on est des grosses machines à marde!

13. Quels sont tes projets pour le futur?

Je joue dans Haeres et Aborgnon, deux autres groupes de Black Metal de la ville de Québec et j’aimerais faire beaucoup de spectacles avec ces deux groupes ainsi que Neurasthene… je m’ennuie beaucoup de faire des shows.

Neurasthene jouera pour le Black Metal Origines IV, vendredi, 28 Mars 2014 à Montréal;
samedi, 29 Mars 2014 à Québec.