by John Page | Mar 31, 2014 | Articles Divers/Primeurs/Annonces, Entrevue

Le plus gros festival Hardcore au Canada, le Heart Fest, en est à sa 8e édition cette année et c’est un honneur pour Ondes Chocs d’être partenaire de cet évènement qui se déroulera du 2 au 4 mai 2014 à Gatineau. Nous tenons d’ailleurs à remercier l’organisation pour leur collaboration. Voici le 2ème article de John Page (Die Young Production) qui vous offrira à chaque dimanche, et ce jusqu’à la fin de semaine de l’évènement, de petites présentations et aussi des entrevues écrites avec les bands présentés cette année. Nous vous invitons à vous procurer dès maintenant vos passes en suivant ce lien.
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Subzero
Subzero est un groupe New-Yorkais formé en 1989 par Rich Kennon de la formation Breakdown et Jim Eaton du groupe straight edge Up Front. C’est après avoir recruté Lou Di Bella et Larry Susi, qui font toujours partie de la formation actuelle, que la formation originale fut complétée. Notons que Subzero est un des bands actifs depuis le plus longtemps de la scène Hardcore de New-York, malgré un arrêt vers la fin 90′ en raison d’une maladie que Lou Di Bella eut, la Leucémie lymphoblastic Aiguë.
En 2009, le groupe annonça une séparation après le Black & Blue Bowl, festival annuel Hardcore à NY qui réunit les plus grands noms . C’est en 2011, deux ans après qu’ils annoncent une réunion lors d’une tournée avec Cro-Mags au Japon.
Je vous laisse avec un classique du groupe, la pièce « Lionhearted » où Lou, explique son combat avec la maladie et la force intérieure qu’il possède et qui lui a permis de passer à travers.
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Guns Up!
Honnêteté, intensité et fureur sont les mots d’ordre pour Guns Up!
Cette formation de Haverhill, Massachusetts devient rapidement référence sur la côte est des États-Unis. Les accords pesants fusionnés à un vocal abusif sont deux choses qui définissent bien le son du groupe! Le groupe qui s’était séparé en 2006 après 4 ans d’activité a faits un show réunion en 2013 au Heart Fest 06. Ils en seront donc à leur deuxième participation cet année.
Je vous laisse avec la première partie de ce show mémorable.
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All Out War
All Out War est un groupe provenant de la ville de Newburg dans l’État de New York. Formé en 1991, il est reconnu pour avoir pris part à la création du mouvement metalcore. Il a cinq albums à son actif dont 4 paru sur Victory Records sans compter les EP et apparitions sur les compilations.
J’ai eu l’honneur cette semaine d’avoir un entretien avec Mike Score, chanteur et membre original de la formation. Je lui ai posé quelques questions sur ce qui s’en vient pour All Out War et aussi sur le Heart Fest.
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Bonjour Mike, merci d’avoir accepté l’invitation! Sachant que tous les profits sont remis à un organisme venant en aide aux itinérants de Gatineau, crois-tu qu’il devrait avoir plus d’événements de la sorte?
– Oui, bien sûr!
Avec qui as-tu le plus hâte de partager la scène au cours de la fin de semaine au Heart Fest?
– Je suis un grand fan de A Death For Every Sin, alors je suis vraiment excité pour eux et content car nous jouons la même journée!
Votre dernier album remonte à 2010, est-ce possible qu’un jour on ait un nouvel album de All Out War?
– Oui, très bientôt! Nous avons presque terminé l’écriture et espérons entrer en studio cet été pour une sortie à l’automne!!!
Allez-vous avoir des surprises pour vos fans invétérés présents au Heart Fest?
– Nous allons jouer plusieurs vieux morceaux et quelques nouveaux aussi. Nous aurons de la marchandise en quantités limitées et bien sûr, des surprises pendant le show!!! Merci
Merci beaucoup Mike encore une fois et on se voit très bientôt à Gatineau!!!
John
See Ya in the Pit!
by Mathieu Audet | Mar 19, 2014 | Articles Divers/Primeurs/Annonces, Entrevue

Entrevue avec Neal Morse réalisée par Mathieu Audet et Sébastien Malenfant, transcription et traduction à partir de l’audio par Sébastien Malenfant– Progressive Nation At Sea – 20 février 2014
Comment se passe la croisière pour toi jusqu’à présent?
C’est super. On ne peut rien demander de mieux que de profiter de la belle température, un bel environnement et pouvoir jouer de la musique. Ma femme est avec moi, mais mes enfants n’ont pas pu venir à cause de l’école. Ça me manque, car ce serait la perfection s’ils pouvaient aussi y être.
Ça doit être le plus difficile lors d’une tournée d’être loin de sa famille?
Oui, et ma fille en particulier adore la chaleur et les plages, mais autrement ça va super bien.
Quels sont tes plans pour 2014? Le deuxième album de Flying Colors devrait sortir cette année?
Oui, nous allons essayer. C’est ce que les rumeurs mentionnent… Lorsque j’aurai terminé cette tournée, je vais me replonger à compléter mes sections pour le nouvel album de Flying Colors.
Comment va l’enregistrement?
La batterie et la basse sont complétées. Il reste donc Steve, Casey et moi à enregistrer pour compléter le tout.
Est-ce que tu peux parler un peu de l’orientation que prendra l’album? Est-ce plus progressif?
Je ne sais pas. C’est comme un tourbillon pour moi actuellement. Je dois m’y remettre pour me faire une idée, car je suis entièrement consacré à Transatlantic pour le moment. Ce fut fort agréable lorsque nous l’avons composé. Nous avons composé et enregistré les démos des chansons. La moitié fut effectuée en mai dernier et nous l’avons complété en décembre. Nous mettions principalement l’emphase sur les arrangements et le côté instrumental. Je jouais sur un clavier emprunté et je travaillais vraiment juste la surface sans aller dans les détails. Je vais m’y remettre suite à cette tournée et nous verrons où ça va nous mener.
Pour l’enregistrement, est-ce que vous procéder à des sessions à distance ou tout le groupe se réunit à ton studio?
C’est une combinaison. Casey viendra et nous serons ensemble pour travailler les paroles et les mélodies. Nous étions tous ensemble pour la composition des bases des chansons. Les pistes de guitares et de claviers supplémentaires (overdub) sont effectuées séparément. Au moment de l’enregistrement, nous savons ce que nous voulons. Nous avons sorti le canevas lors des premières séances et lors de l’enregistrement final, les détails sont appliqués.
Est-ce que tous les membres du groupe participent à la composition des chansons?
Oui. Tout le monde amène des éléments. Mike est l’arrangeur. Il est très bon pour cerner les bonnes sections des chansons.
Lorsqu’un de tes spectacles est enregistré pour un DVD, est-ce que tu es plus nerveux? Est-ce que tu ressens davantage de pression pour ne pas faire d’erreurs?
Je sais que je vais manquer des notes à chaque spectacle. Je ne sais pas… Je ne suis plus très nerveux maintenant. Après un certain temps, je me dis que ce sera comme ce sera et la plupart du temps, c’est très bien. Même lorsque ce n’est pas si bien, les gens semblent aimer ça de toute façon. En particulier pour moi, en tant que chrétien, je donne tout à Dieu. Ça n’a pas d’importance tant que ça pour moi; c’est plutôt pour « Lui », et ce qu’il fera dans le cœur des gens. J’essaie d’enlever l’attention de sur moi. Ça me permet d’avoir plus de plaisir sur scène car je peux être avec le Seigneur, être avec les gens et en profiter davantage.
As-tu des plans pour un nouvel album solo?
Certainement. Nous en avons composé la moitié, et nous l’abordons avec une approche différente cette fois: je ne compose pas seul. J’ai invité le groupe et je n’avais rien de préparé.
Tu es un compositeur très prolifique avec tes différents projets. Est-ce qu’il t’arrive de manquer d’idée à l’occasion?
Ça ne m’est pas encore arrivé, mais cette fois je voulais démarrer le projet sans matériel pour que nous puissions bâtir à partir de rien. C’est une nouvelle expérience et ça va très bien. Je voulais que ce soit différent.
Est-ce que ce sera des chansons plus courtes? Un album concept?
Pas un album concept. Il y aura des chansons courtes et d’autres plus longues. Ce sera un album progressif, mais peut-être un peu plus accessible. Je ne sais pas… Nous n’en avons que la moitié de composé donc nous allons nous réunir dans les prochains mois pour le compléter.
En plus de tes collaborateurs habituels (Mike Portnoy, Randy George), est-ce qu’il y aura des musiciens invités?
Oui, les premières sessions furent composées avec Bill Hubauer et Eric Gillette.
Lorsque tu composes de longues chansons, quelle est ton approche? Est-ce que tu sais à l’avance que ce sera une longue chanson ou elle se développe à mesure?
Je tente de suivre la musique à l’endroit que je sens qu’elle désire aller. Certaines sections sonnent pour aller dans une pièce épique et d’autres moins. Quelques fois c’est difficile à dire. Mike est très bon pour déterminer ce genre de chose. C’est aussi basé sur l’instinct et la façon dont nous réagissons à la musique.
Habituellement, est-ce que la musique vient en premier ou les chansons sont construites à partir des paroles déjà écrites?
Ça va dans toutes les directions, mais habituellement j’écris la musique en premier. Je peux avoir quelques lignes en tête comme une ligne importante d’un refrain, par exemple: Ride the lightning… Je crois que pour avoir une bonne base pour une chanson, il faut avoir une trame lyrique. À l’occasion, j’écris une chanson complète sans paroles et je me dis que je vais les trouver plus tard et d’autres fois, ça ne fonctionne pas aussi bien et la ligne de parole principale est nécessaire. La ligne peut bâtir le refrain au complet. Bref, ça se produit de différentes façons mais habituellement, la musique vient en premier pour moi.
Nous venons de Québec. Les 2 fois que tu es venu à Québec, tu as eu des problèmes d’avion. Est-ce que tu crois qu’il y a une malédiction entre toi et Québec?
À notre première visite avec le Neal Morse band, nous avons eu des problèmes lors de notre arrivée et aussi à notre départ de Québec. Je crois que j’étais pris à Philadelphie à mon retour. Ce fut difficile à chaque fois.
J’espère que ça ne t’empêchera pas de revenir à Québec?
J’adore Québec. C’est très beau au printemps. Très belle ville.
Est-ce que tu envisages faire une autre partie à « Thoughts »?
Je ne sais pas. Je n’avais prévu n’en faire qu’une donc qui sait 🙂
La chanson « Afterthoughts » que tu as coécrit avec ton frère Alan et Ted Leonard, est-ce que c’est lié d’une façon ou d’une autre à « Thoughts »?
Non pas vraiment. Elles sont liées par le fait qu’elles ont des sections de voix superposées mais autrement, elles n’ont pas vraiment de lien entre elles.
Pourquoi n’y a-t-il pas de partie 3 et 4 à « Thoughts »?
C’était l’idée de mon frère Alan. Lorsque j’ai travaillé des chansons avec Randy pour l’album Momentum, j’avais oublié que j’avais travaillé sur un autre « Thoughts » avec Alan plusieurs mois avant. Nous avions donc tous les 2 des albums avec des « Thoughts« . Je me demandais si je devais nommer ma chanson autrement et Alan a dit: appelez-le Part 5 pour faire flipper les gens.
As-tu un message pour tes fans de Québec?
Vous êtes sensationnel 🙂 Très bons fans à Québec. C’est super agréable d’aller à des endroits que nous ne sommes jamais allés auparavant. Nous sommes venus en mai dernier et nous avons eu un très bon spectacle, un très bon public. Nous avons beaucoup apprécié. Nous sommes contents que les fans soient au rendez-vous et continuent d’écouter du prog.
Merci beaucoup!
Merci 🙂
by David-Alexandre Grand-Velozo | Mar 17, 2014 | Articles Divers/Primeurs/Annonces, Chroniques, Entrevue

Voici l’entrevue que j’ai faite avec les gars de Deboned, un band de deathgrind de Junkyard (Jonquière … ) . Une bande de GAYS lurons consanguins qui font du beat de motés, un mélange entre Pungent Stench, Repulsion et Impetigo. Les gars ne sont clairement pas là pour réinventer la roue, ils sont plus du genre à chier dessus … N’empêche que leur beat à tout pour plaire aux fans du genre. C’est crasseux, irrévérencieux, ça va vite, ça parle de porno et de merde (les seuls sujets que leurs cerveaux dégénérés par un trop long acoquinage familiale semblent pouvoir assimiler). David-Alexandre
D.-A. – First thing first,un petit historique du groupe s.v.p!
Deboned – First thing first, man! You’re fucking with the worst. I’ll be stickin’ pins in ya head like a fuckin’ nurse. En fait, avant, moi (Alex), Etienne et le beau P-A, on était tous les trois dans Exciser et on était plus inspiré du old school death pour ce band là. Avec le temps, nous avons voulu changer de son et de nom mais nous avons eu des problèmes de drummers, donc Deboned « existait » mais cela a été longtemps en stand-by jusqu’à ce que Yannick rejoigne le band pour qu’on puisse enfin commencer quelque chose de concret. Sans lui, on en serait sûrement encore à chercher un drummer assez fou pour nous obéir et blaster à un pied.

Quelles sont vos influences?
Il y a beaucoup trop de bands qui nous influencent pour tous les nommer mais c’est surtout Repulsion, Impetigo, Pungent Stench, Terrorizer et bien sûr le vieux Napalm Death qui nous inspire le plus.
Comment se porte la scène underground du Saguenay?
La scène était beaucoup plus vivante dans le temps, surtout entre 2008 et 2011. Malheureusement, le monde sont plus vieux et ils viennent de moins en moins dans les shows. Reste que c’est une petite région mais ça thrash à mort, beaucoup plus qu’à d’autres places et dans un sens c’est pas si mort que ça. C’est une très belle scène et les bands de l’extérieur aiment bien ça venir ici parce qu’on a un public crinqué à mort et du monde de brosse à n’en plus finir.
Parlez-nous de l’enregistrement de votre LP, comment les choses se sont-elles passées, dans quelles conditions?
En fait, c’est plus un démo qu’un LP. Nous l’avons enregistré au CEGEP de Jonquière donc ça ne nous a rien coûté et ça explique la médiocre qualité sonore. Pour tout dire, les seules dépenses qu’on a eu à faire sont pour notre artwork de désaxés sexuels. La prise de son a été fait par Etienne mais le rough mix était pourri, c’est seulement écoutable grâce à Jean-René Cloutier-Menard de Who Cares? qui nous a fait un sublime mastering gratuitement parce que c’est un bon samaritain. Le reste a été possible grâce à Emmanuel Bergeron de Human Disgrace rec. qui s’est occupé du layout intérieur et de sortir le produit final.
C’est qui le champion qui a fait la pochette de votre 1er LP?
Le artwork a été fait par Robie Bougie. Il dessine pour Cinema Sewer, un fanzine de films d’horreur et de films porno!!!!!!!! Sinon l’idée vient de l’esprit tordu de Etienne.
Êtes-vous tous des Tremblay ?
Oui.

Comment votre bassiste handsome P-A fait-il pour être aussi beau?
Pierre-Alexandre a l’habitude de se servir un bon bol de céréales, des Corn Pops de préférence, et de les laisser tremper dans le lait jusqu’à ce qu’elles soient toutes molles. Le secret du charisme de handsome P-A c’est donc les Corn Pops humides… Dégeulasse! (true story)

De toute évidence vous-aimez pas mal les films d’horreur et l’humour noir, cela paraît fortement au travers de votre musique. Est-ce important pour vous, de déconner, de ne pas vous prendre trop au sérieux, est-ce une partie importante de votre processus de composition?
En partant, nous n’avons jamais eu l’intention de nous prendre au sérieux. Nous voulions surtout une imagerie « comique » sans être trop absurde. C’est aussi important dans nos paroles, car on a toujours aimé les lyrics à la Pungent Stench, Impetigo ou Autopsy, violente et choquante mais avec un brin d’humour.
Sinon, pour les films d’horreurs je ne vois pas de quoi tu parles … Nous sommes beaucoup plus fan de Disney.
Vous avez manifesté le désir de changer de logo pour chaque release, pourquoi?
Parce que Autopsy l’ont fait.
Avez-vous d’autres projets musicaux en dehors de Deboned?
Etienne essaie désespérément de se trouver des esclaves pour jouer sa musique mais il ne trouve personne.

Quels sont les projets pour Deboned en 2014?
Fort probablement un prochain EP/demo d’ici la fin de l’été sinon surtout de jouer à l’extérieur du Saguenay. Sinon, nous voudrions sortir des lunchbox en métal, des sous-verres et une bière Deboned.
Vous pouvez télécharger (à votre prix) leur démo sur bandcamp.
by Maxime Lecavalier | Mar 5, 2014 | Chroniques, Entrevue
Felix « Fix » Latraverse est un artiste québécois très productif avec une façon thrash/punk d’aborder le black metal (Depravation et Hymen); gore/grind d’aborder le death metal (Koudkouto Dangorj), ou encore expérimental et psychédélique de disjoncter (Trisotist), le tout avec une touche d’humour et beaucoup d’originalité.

Voici quelques pièces pour vous familiariser avec ses divers projets dont I am my own path (and my path is God) de Koudkouto Dangorj et Angel’s reject de Délétère.
Et 2 textes pour ceux qui veulent en savoir plus après avoir lu l’entrevue.
Review du show Délétère, Aversion, MASS, Folk You le 13 juin 2013
Autre entrevue avec Fix datant de novembre 2010.
Mais c’est Neurasthene (son projet solo maintenant devenu un groupe à part entière) qui, en premier lieu, a capté mon attention.

1. Pour commencer, veux-tu parler de ton cheminement musical? Depuis quand t’intéresses-tu à la composition, quels ont été tes projets dans le passé?
Mon premier groupe de musique a été Hymen vers l’âge de 15 ans avec lequel j’ai eu la chance de partager la scène avec plusieurs groupes de renommée internationale dont SIGH (japon), KRISIUN (Brésil), et -du Québec évidemment- MARTYR et NECRONOMICON. J’ai eu d’autres projets death et black (Koudkouto Dangorj, Depravation et Blood Plot) avec des chums mais aucun album ou spectacle n’ont été produits avec ceux-ci.
2. Jusqu’à tout récemment, tu étais actif avec Délétère, projet de « crust black metal de soulons« . Quelques concerts, un démo intitulé White Crow. Dis-en plus sur l’évolution du projet et comment s’est passé l’enregistrement… pourquoi avez vous changé de nom?
C’est pas parce que la bouteille de Comet était finie qu’on s’est empêché d’aller enregistrer White Crow en juin 2012. En 2013, on a décidé de prendre un deuxième guitariste (Chtev). On travaille sur le prochain album. On commence à enregistrer bientôt. Malheureusement, un autre groupe nommé Délétère a débuté dans la ville de Québec et nous avons décidé de changer de nom même si nous existions avant l’autre Délétère car ce nom est libre de droit… alors nous avons décidé de reprendre le nom du projet perso que j’avais parti en 2008 soit NEURASTHENE.
3. As-tu un message à passer par ta musique? De quoi t’inspires-tu pour composer?
Il y a certainement un message dans les paroles mais nous voulons surtout faire une musique qui s’éloigne des artifices contemporains et reconstituer un certain revivalisme de l’idéologie des premiers groupes Black Metal des années 80, en parlant de sujets plus concrets de manière explicite et/ou poétique. Ces premiers groupes étaient constitués de véritables marginaux désespérés par l’avenir de notre société.
Je crois que le Christianisme est assez à terre et que la haine devrait être dirigée envers tout ce qui tente de subordonner l’humain: le gouvernement, TOUTES les religions, le contrôle mental par le biais des médias et la surconsommation. Au Québec, on a en ce moment beaucoup plus de problèmes avec l’islamisme et je trouve stupide les gens qui copient le mouvement Black Metal scandinave de « brûlage d’église » car pour ces pays nordiques, ces actions portaient une signification beaucoup plus éloquente que pour nous. Leurs actions étaient intimement en lien avec l’américanisation de l’Europe pendant les années 80 et le désir de retourner à leur vraie culture païenne polythéiste. Nous avons certainement eu des problèmes avec le Christianisme… mais haïssons donc TOUTES les religions également à la place de taper sur ceux qui sont déjà affaiblis!!!
Le Black Metal et ses adeptes ont souvent peur de provoquer en allant plus loin et préfèrent de loin s’attaquer aux plus faibles et n’iront pas s’attaquer au gouvernement pour ne pas avoir l’air « punk » ou bien ils n’iront pas haïr d’autres religions que la leur pour ne pas avoir l’air raciste, mais à mes yeux, haïr uniquement le Christianisme, c’est un manque de conscience sociale et ça fait preuve d’un manque de créativité car c’est de copier les groupes Européens de Black Metal. Entendons nous bien que je parle d’idéologie et non pas d’apparence… je suis juste tanné d’entendre des gens dire : « nous ne sommes pas vraiment satanistes » ou des athées dire qu’ils croient en Satan. Quand j’entends ça, je trouve que ça fait « wanna be« .
4. Donc Neurasthene aura un esprit de révolte contre l’establishement religieux, politique et financier?
En fait, je ne pense pas nécessairement aborder le sujet dans les paroles, mais c’est ce que je pense. Qu’on le veuille ou non, ça se reflète dans la musique.
Ou plutôt, le fait de ne pas aborder le satanisme ou le thème anti-chrétien se justifie par l’abandon de ce dit thème afin de ne pas faire comme tous les autres bands…
5. Mais le nouveau Neurasthene va continuer sur les bases de Délétère? J’imagine que vous allez reprendre des tounes?
En fait, je trip sur la défonce de Délétère mais je ne sais pas trop de quoi ça parle!
Ça parle de la nature humaine en générale, de la dégénérescence. Je fais affaire avec des paroliers parfois.
6. Veux-tu me parler un peu plus de ces groupes fondateurs du Black Metal des années 80, de ce que tu perçois de leur révolte et de comment ils t’influencent. Non pas pour partir un débat anthropologique, mais plutôt de ton point de vue personnel? Et aussi, de comment tu perçois le satanisme qui est avant tout lié au cheminement propre à chaque individu?
Pour les bands, je pensais à Hellhammer, Death SS, Venom, Bathory et Mayhem. Ils m’influencent car eux n’étaient pas influencés. Le problème, c’est qu’à toutes les fois qu’un style musical nait, l’entertainment américain se l’approprie. On transforme la mini révolution que veut amener le style et on l’adoucit avec une sauce populaire.
Ça fait ça depuis le début du Tin Pan Alley, les grandes compagnies américaines juives réussissent toujours à renverser le mouvement révolutionnaire.
On l’a vécu avec les hippies, on l’a vécu avec les punks.
Le satanisme s’est transformé en mode et aujourd’hui, il y a des pentacles dans les clips de chanteuses pop etc (tel Kei$ha, You gonna die young).
L’entertainement s’est approprié le satanisme.
Le satanisme, à la base c’est »tu es ton propre dieu », mais là, le concept est utilisé pour rendre les gens idiots…
Quand j’écoute les premières tounes de black metal des groupes que j’ai nommés plus haut, ça me donne un feeling que je n’ai pas avec d’autres. J’écoute souvent les nouveaux trucs qui sortent mais l’âme du Black Metal n’y est pas ou du moins, l’âme selon ma définition.
Akitsa et Vordr font partie des rares bands qui l’ont encore.
La grosse différence, c’est le feeling que la musique donne. Le nouveau Black Metal (DSBM) a tendance à soutirer ton énergie
tandis que le vieux t’en donne; juste au point de vue des lyrics ou du groove.
Quand tu compare, avant c’était comme « hey on va tuer les douchebags pis lets go, on met des bottes à cap ». Maintenant, le message du nouveau Black Metal, c’est comme « Ah je suis tellement sombre, je met un chandail fishnet« .
Dead (de Mayhem) s’est suicidé parce que cet esprit là est mort.
C’est mon point de vue sur la vague plus depressive du Black Metal. Je pense qu’il y a moyen de faire du Black Metal sans tomber dans l’apitoiement et la dévalorisation!
6. Mais il y a tout de même une certaine beauté dans le DSBM. D’en parler peut faire une catharcis. Ceux qui se sentent rejetés par la société ont tendance à vouloir tout détruire, d’autres à vouloir se détruire…
Tout à fait!
J’ai été influencé par cette vague mais je ne publierai jamais de chansons officielles de ce que ça a donné. Je préfère sortir des chansons qui brassent un peu plus.
Je viens d’en ré-écouter plusieurs et justement je me disait: Merde, ça donne tellement envie de se tirer une balle, par prudence je suis mieux de garder ça dans l’ordi.
L’album que je t’avais envoyé en 2008 par contre est bien dosé à ce niveau! C’est pas trop smooth.
7. Je sais que l’histoire t’intéresse. Quelle est la vision à travers ton art qui se rattache à ta vision du monde moderne? Est-ce qu’une époque de notre histoire te fascine?
Aucune époque en particulier, elles me dégoutent toutes également.
Par rapport à ma vision sur mon art, je fais seulement ce qui me plait et je me fous bien de tout le reste. Je ne recherche aucunement la reconnaissance de qui que ce soit. Dans ce sens, je contredit l’esprit d’acceptation qui règne chez tout artiste qui désire être aimé par le grand public, constituant ainsi une certaine vision du monde moderne. En général, je n’aime pas ce que les gens aiment musicalement…je recherche l’authenticité et l’originalité.
8. Le black metal puise ses racines dans la noirceur, l’occultisme et le blasphème. As-tu une vision spirituelle qui s’imprime dans ton art?
Tout à fait, je mets mes pensées dans ma musique… c’est par ce moyen que je m’exprime.
9. Veux-tu parler de Koudkoto Dangorj? Et Depravation?
Koudkouto Dangorj prépare un nouvel album. Depravation n’existe plus depuis environ 3 ans.
10. Un nouvel album avec Koudkouto Dangorj, encore avec Lord Crucifyx?
Quand mon lapin va mourir, on va faire un album vu que l’autre album, c’était quand mon chat est mort, Black on l’trouve pu.
Ca va être avec Lord Crucifyx, qui chante maintenant dans Endless Rebirth.
11. Que penses-tu de l’humanité?
Nous sommes constitué d’eau…. cette eau a, qu’on le veuille ou non, déjà passé par un rectum. Human Being= 70% rectum + 30% Shit!
12. Donc, selon toi l’humanité a-t-elle encore une chance de s’épanouir ou si elle est déjà condamnée?
Aucune chance, elle est condamnée… chaque jour est un recommencement: on est des grosses machines à marde!
13. Quels sont tes projets pour le futur?
Je joue dans Haeres et Aborgnon, deux autres groupes de Black Metal de la ville de Québec et j’aimerais faire beaucoup de spectacles avec ces deux groupes ainsi que Neurasthene… je m’ennuie beaucoup de faire des shows.
Neurasthene jouera pour le Black Metal Origines IV, vendredi, 28 Mars 2014 à Montréal;
samedi, 29 Mars 2014 à Québec.
by Chris Wheeler | Mar 3, 2014 | Articles Divers/Primeurs/Annonces, Chroniques, Entrevue

Friday, February 28th, 2014
Coming off a highly successful debut album in 2011, “In the Flesh” and a pulverizing live DVD last year, visual artist Nader Sadek, has once again seen the future of his band and is set on turning heads this year! Pushing the boundaries of extreme Metal further, guitarist Rune Eriksen (AVI INFERI, TWILIGHT OF THE GODS, AURA NOIR, ex-MAYHEM) and brainchild of the band, Nader Sadek (ex-visual art director of MAYHEM live performances) sat down with me at a Montreal apartment to discuss the future of NADER SADEK and the intricacies behind this enigmatic troupe!
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How has the recording been going thus far?
Nader Sadek: Well, for the time being, the material is being jammed. Once finished, the drums will be recorded followed by the guitars and then bass and vocals. Sometimes the vocals can be done before the bass.
Rune Eriksen: The songs are flowing well! Flo Mounier (drummer for Cryptopsy) is extremely capable and his style fits perfectly. His drumming is quite progressive and even jazzy. Plus, the chemistry is right, which is essential in composing these songs. We’re focusing on the third or fourth song now.
Sadek: The reason why I sought these talented musicians out was due to their originality. Some bands are content in rehashing old ideas, but I’ve never seen the point in that. All music comes from some source and it’s important to expose yourself to different styles of music and bring those varying ideas into something new and fresh.
What are some of the similarities/differences between “In the Flesh” and the new material?
Eriksen: One of the more obvious differences comes from the fact that (now ex-vocalist) Steve Tucker (WARFATHER, ex-NILE, ex-MORBID ANGEL) wrote some of the music on the album. Now, the songs take things further, including more brutality and atmosphere. There is definitely a different approach while diversifying the music naturally. As Nader was saying, rehashing old ideas isn’t for me either. The new songs will entertain on every level!
Sadek: When I started with my own art and more specifically, visual art, I wanted to spice things up. “In the Flesh” was written in 2006 and between 2008-2009, and at that time I brought in Rune who had his song ideas. These would then need to be compatible with Steve’s. Now, the writing process is freer and incorporates an independent sound.
Why did you decide to record in Montreal?
Sadek: Flo has a monster drum kit with sponsors all around the world and there’s just too much to move. Besides Cryptopsy have all their gear here, so it’s easier for us to come to him.
Who are the principle writers this time around?
Eriksen: We jammed the songs out in one week last year, kind of like playing tennis, the ideas are shot back and forth and they came naturally. Later, I’ll bring some ideas home, send out the demos that are complete and then get back together with the guys and jam them out again until they’re finished.
Sadek: Well for the new stuff, I’m actually writing the lyrics and most of the singing patterns as well, although I’m not singing. Plus, I’ll contribute some riffs here and there but that’s not to say I’m a composer. On “Nigredo in Necromance”, I wrote the song from start to finish. Rune added harmonies while Flo handled the drums. Still, though, Rune is the principle songwriter and will always be. Writing a riff isn’t like writing a complete song.
For NADER SADEK, what are the pressures in recording that “infamous” second album?
Sadek: I don’t think there are any pressures, actually. The first record was my own project and the next one won’t likely be under the same name. Thankfully the members got along. Don’t forget, it was an art project so I was lucky to see the chemistry between Rune and Flo. The new name will be revealed in due time.
How has the departure of Steve Tucker affected the band now?
Sadek: Steve was in the biggest Death Metal band ever. I thought that what he brought to the table was a little “Morbid Angel-y”, which is a bit limiting. Still, he has a great voice but we want to branch out more. The new material really has a different sound, particularly moving away from songs like “Sulffer”.
What are the realities of being in a band with members spread across the globe?
Eriksen: A lot of money and plane tickets (laughs)! We have the Internet and lots of ways to stay in touch and communicate ideas. The world keeps getting smaller and smaller. There’s no problem.
Sadek: I’m the one who puts things together, so it is stressful. In 2013, we were only able to physically get together in February. It’s great if we could manage to see each other twice a year due to such busy schedules. The logistics can take a lot of time, but when it works, it’s amazing!
Are there any developments in being signed to a label?
Sadek: We only spoken to one label, but we may decide to do something else. We can’t talk about it for now (smiling). All I can tell you is that there will be a new way of releasing an album. We’re waiting for news.
Reviews for the live DVD, “Living Flesh” gave the band a reputation for being a formidable live act. Why do you think NADER SADEK is so effective live?
Nader: The people I chose for this project, I chose for good reasons. All are really great players. Recording is one thing, but when you’re in the presence of seasoned musicians, there’s no way of avoiding it, it all comes across very easily on stage.
Where do you see NADER SADEK in the current state of extreme Metal?
Sadek: Personally, I continue to make cover art, merchandise and masks; stuff I think is cool. Bandwise, the music brings a whole new level of exposure from within; to spread our wings, so to speak. There are new songs, live shows and a third video coming out while the music’s being recorded and doesn’t feature Steve. This project was never meant to be thought of as a “band”, per say. However, It’s no longer such. “In the Flesh” relied on my work and fascination with humanity exhuming “rot” and turning it into raw energy. Petroleum is like dead ooze being used to sustain life. If you see it as a morality play, petroleum should be left alone in the ground. Everything contains petroleum. It’s a “ghost” that we’re abusing and is a part of our everyday lives. It was never meant to be a “warning”, but a simple fact. The next step for this band won’t feature anything like that, though.
Well, for wanton fans in search of deeper meaning to their Death Metal lyrics, only time will tell where Nader Sadek plans to veer his musical art/vision. Fans only need to be patient and approach with an open mind and headbangin’ spirit!!! Nader Sadek’s 2013 live DVD, “Living Flesh” is available now along with their debut album, “In the Flesh”, released independently.

by Dave Rouleau | Fév 18, 2014 | Articles Divers/Primeurs/Annonces, Entrevue
On reçoit énormément de correspondance de la part des bands partout dans le monde, des labels et aussi des boîtes de relations publiques engagées par les bands et des fois le nombre est tellement impressionnant qu’il devient facile de se perdre dans la marre de bands suggérés et toutes les nouvelles qui les concernent. Cependant, quand j’ai vu que
Ghost Bath était originaire de la Chine et que le band nous contactait directement, je me suis dit qu’une entrevue écrite serait intéressante afin d’en connaître plus sur leur
Black Metal dépressif et aussi leur scène
underground. Voici un entretien fait par courriel dans les derniers jours.
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– Why is your band named “Ghost Bath”?
Ghost Bath is our own terminology to describe the action of trying to commit suicide by drowning yourself in either a bathtub or walking into a body of water such as an ocean (such as Silvia Plath once tried). We find suicide to be an emotionless and comforting release. An eternal peace.
– Who are the band members and how has it been formed?
This can not be discussed.
– What are your influences?
Silencer, Xasthur, Agalloch, Mayhem, Austere.
– You play a very dark and depressive brand of Black Metal, how is that influenced by the environment around you?
The main songwriter lives in a very cold and desolate area. Not many trees or structures, mostly plains. I think this has great influence on his writing.
– Can you play shows in China? If so, are you under scrutiny from the authorities?
We could, but we have not attempted it yet. It has been in talks for a while. I do not believe the authorities would do much.
– Are you close to doing shows abroad?
It is also possible. Still in the works.
– You want to release a physical copy of “Funeral”, but can you have distribution in your home country?
Yes. We are talking with Pest Prod China to do a fairly big release of a physical copy. They have released bands such as Thy Light.
– How was the recording process? DYI or with a producer/engineer?
The record was made in our basement. With a single $100 guitar, a demo version of FL studio, and a cheap drum set and microphone we borrowed.
– How is the metal scene in your part of the world? Can people listen to everything or are there bands of certain genres of metal or else?
The underground metal scene is alive and well. People can listen to what they want. The only restriction would be on the lyrics talking about the government. I can think of a certain rap artist who was executed because of his lyrics. Even talking about this is looked down upon, so we keep our identities a secret. Many metal bands are known and play live shows just fine though.
– What’s coming up for the band (release, shows, promos, etc)?
We just released our album FUNERAL online. We plan to promote and release the physical version later this year. We have been working with a photographer and model to be used for some new artwork. We will possibly have another release before the year is over. Also we plan to sell copies of the full length FUNERAL as a special edition in the United States that comes with a wear-able vial of virgin’s blood. 春节好!
