Grimposium – Une conférence extrême

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Vendredi et samedi les 11 et 12 avril, l’Université Concordia accueillera une conférence, le Grimposium, dont le thème est la scène extreme metal et nous avons posé quelques questions à son organisateur M. Vivek Venkatesh. Nous vous présentons en 1er lieu l’entrevue originale réalisée en anglais par Dave puis suit la traduction réalisée par Lex.

Dave – Can you please present yourself and your history/love for Heavy music?

My name is Vivek Venkatesh and I am an associate professor in the graduate programs in educational technology at the Department of Education at Concordia University. I have been a metalhead for most of my life. Having been a fan of blues-based rock and blues rock for a large part of my childhood, I got into heavy metal and extreme metal when I moved away from India at the age of 14 (closer to 15) to pursue my high school and university education in Singapore. I am an avowed fan of Eric Clapton and Cream, Black Sabbath (the Ozzy era) and Led Zeppelin, and those were my gateways to heavy metal. I have a deep fixation for death metal and black metal and I heavily rotate the classics in each of these genres including Death, Entombed, Morbid Angel, Mayhem, and Darkthrone alongside more modern outfits like Taake, Dead Congregation, Grave Miasma, Miasmal, Teitanblood and Morbus Chron.

Dave – How did the idea to organize this two-day conference came about?

Vivek – It came about as a way to bring together multiple stakeholders in the extreme metal scene including musicians, visual artists, journalists, writers, filmmakers and academics to discuss pressing questions relevant to our field such as: is extreme metal in danger of being co-opted by popular culture? What is the role of journalists and writers in propagating the authenticity of the extreme metal scene? How do documentaries about the global metal scene reveal multiple facets of metal scene members’ identities?

Dave – Why did you choose the Concordia University as the setting for the event?  How cooperative were they during the organization of this major event?

Vivek – I am a professor at Concordia and my research program is grounded in an interdisciplinary examination of extreme metal scenes. The University has been extremely supportive of my work and the conference is being funded by the research grants that I have been awarded to pursue my broad research program on studying interactions in communities – both within and without online environments.

Dave – What can people expect from the Grimposium as far as the overall presentations go?

Vivek – People can expect a lot of variety in the presentations – films, book launches, panels and endless debates. They will have a chance to mingle with some key scene members – Albert Mudrian from Decibel Magazine, renowned visual artist Dan Seagrave, Jason Netherton from Misery Index, Dan Greening from Rage Nucleaire and local artist and musician Filip Ivanovic, just to name a few.

Dave – Is there one artists that you really wanted to come, but could not make it?

Vivek – Both Daniel Mongrain from Voivod and Luc Lemay from Gorguts were scheduled to be at Grimposium, but they are both playing shows this week, so they could not make it. As luck would have it, the Grimposium participants will be watching Luc and Gorguts on April 9 in Montreal, and we will all be going to Joliette to watch Voivod on April 11. So, it all worked out in the end!

Dave – On your fb page, there is this post with the question « What happens when extreme metal elitists disagree about what to be elite about? » Please answer that question yourself.

Vivek – If you want to know the answer – come to Grimposium! We will be debating this in several panel sessions.

Dave – What are your thoughts on the actual extreme music scene?  Do you think the days of original material from bands are over and we are just running around in circle with new bands going for the older sound?

Vivek – I have a very old school orientation to extreme metal – I am most excited when I hear bands that bring a touch of the late 80s and early 90s to their death and black metal sounds. I do not listen to bands that do not adopt old school musical and artistic orientations – this is just a personal choice.

Dave – Following that question, which band from the past represents you the most as far as music tastes and also which new bands do you really like and think they represent what extreme music is all about?

Vivek – Early-era Entombed is something I identify with the most – the desolation, desperation and the murkiness in their Stockholm death metal sound evokes the most intense feelings of despair in me. I terms of newer bands, I am very much enjoying the progression adopted by Taake (this being said they have been around for 20 years old now, but are, to my mind, the most refreshing and provocative black metal act out there) where it concerns black metal, and bands like Teitanblood and Dead Congregation for death metal.

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Dave – Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre relation avec la musique heavy?

Mon nom est Vivek Venkatesh et je suis professeur associé au sein du programme d’études supérieures en «educational technology» au département d’Éducation de l’Université Concordia à Montréal. J »ai été un métalleux pour une grande partie de ma vie. J’étais un fan de blues-based rock et blues rock pour la plupart de mon enfance et j’ai embarqué dans le heavy metal et le extreme metal quand j’ai quitté l’Inde vers 15 ans pour poursuivre mes études de high school et d’université à Singapour. Je suis un fan avoué de Eric Clapton et Cream, Black Sabbath (la période Ozzy) et Led Zeppelin, et ce sont eux qui m’ont ouvert les portes vers le metal. J’ai une fixation profonde envers le death metal et le black metal et je fais jouer les classiques de ces deux genres en rotation intensive dont Death, Entombed, Morbid Angel, Mayhem, and Darkthrone ainsi que des trucs plus modernes comme Taake, Dead Congregation, Grave Miasma, Miasmal, Teitanblood and Morbus Chron.

Dave – Comment est venue l’idée d’organiser cette conférence de deux jours?

Vivek – C’est venu dans le but de réunir les nombreux intervenants qui gravitent dans la scène du extreme metal incluant les musiciens, les artistes graphiques, les journalistes, les écrivains, les cinéastes et le monde académique afin de discuter des questions importantes et urgentes en ce qui a trait à la scène extreme metal, des questions comme: est-ce que le extreme metal risque d’être récupéré par la culture populaire? Quel est le rôle des journalistes et écrivains afin de propager le caractère authentique de la scène extreme metal? Dans quelle mesure les documentaires présentant l’ensemble de la scène metal révèlent les multiples facettes des personnalités qui la composent?

Dave – Pourquoi avez-vous opté de tenir cet événement à l’Université Concordia? À quel point étaient-ils ouverts à l’idée durant la préparation et l’organisation de cet événement d’envergure?

Vivek – Je suis professeur à l’Université Concordia et mon programme de recherche s’appuie sur une approche interdisciplinaire afin d’étudier la scène extreme metal. L’Université a grandement appuyé mes travaux et la conférence est subventionnée par les bourses de recherche que j’ai obtenues afin de poursuivre mon programme de recherche étendu qui étudiera les interactions dans les communautés – autant sur le net que celles qui s’en écartent.

Dave – À quoi doit-on nous attendre des présentations qui se tiendront au Grimposium?

Vivek – Les gens doivent s’attendre à des présentations diversese – des films, des sorties de livres, des panels de discussions. Ils auront la chance de côtoyer des acteurs importants de la scène – Albert Mudrian de Decibel Magazine, l’artiste graphique renommé Dan Seagrave, Jason Netherton de Misery Index, Dan Greening de Rage Nucleaire et le musicien et artiste local Filip Ivanovic, pour n’en nommer que quelques-uns.

Dave – Y a t’il un artiste en particulier que vous vouliez vraiment y voir mais qui ne peut y être?

Vivek – Autant Daniel Mongrain de Voivod que Luc Lemay de Gorguts étaient supposés être au Grimposium mais tous les deux sont en spectacle cette semaine et ne pourront donc être présents. Mais finalement la chance est de notre bord car tous les participants au Grimposium iront voir Luc et Gorguts le 9 avril à Montréal et irons tous à Joliette voir Voivod le 11 avril. Finalement, tout s’arrange pour le mieux au bout du compte.

Dave – Sur votre page facebook, vous posez la question: « What happens when extreme metal elitists disagree about what to be elite about? » Pouvez-vous nous donner votre réponse?

Vivek – Si tu veux savoir la réponse – viens au Grimposium! Nous en débattrons lors de nombreuses sessions de discussion.

Dave – Quelles sont vos réflexions concernant la scène extreme metal? Pensez-vous que le jour où nous verrons du matériel original, différent n’est pas à nos portes et que nous sommes pris dans une boucle où les groupes arrivants ne font que reprendre les mêmes vieilles choses?

Vivek – Je suis vraiment old school dans mon approche au extreme metal – ça me fait tripper quand j’entends des groupes qui ramène une touche de la fin des années ’80 début « 90 dans leur son death ou black. Je n’écoute pas de groupes qui n’ont pas ce penchant old school dans leurs orientations musicales et artistiques – une question de choix personnel.

Dave – Dans ce cas, quel groupe du passé représente le plus pour vous ces goûts musicaux et aussi quel nouveau groupe aimez-vous vraiment et croyez qu’il représente bien ce qu’est la musique extrême?

Vivek – Le Entombed des premières années est ce auquel je m’identifie le plus – la désolation, le désespoir et le côté sombre de leur death metal de Stockholm font monter d’intenses feelings de désespoir en moi. Pour ce qui est des nouveaux groupes, j’apprécie beaucoup l’évolution que prend Taake (ils sont quand même sur la scène depuis 20 ans mais, selon moi, ils sont le groupe de black metal le plus rafraîchissant et provocant de la scène actuelle) quand on parle de la scène black, et des groupes comme Teitanblood et Dead Congregation pour le death metal.

Un métaleux en politique

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Le métal c’est des passionnés qui prennent à coeur la musique que leurs bands préférés proposent et les suivent ensuite sans compromis.  C’est aussi applicable à la politique, une arène qui offre des débats chauds et qui implique des milliers de personnes à chaque fois qu’un sujet surgit dans la discussion publique.

Les personnes qui s’y mêlent sont comme vous et moi, mais avec un goût un peu plus relevé pour la visibilité publique et tout ce qui s’en suit.  Guillaume Cyr est une de ces personnes qui a décidé de passer de la parole aux actes et son nom est au scrutin en ce jour d’élection pour le parti Option Nationale à Charlesbourg, en banlieue de Québec.  Il est aussi un ancien collaborateur chez nos amis de MusikUniverse.

L’entrevue se veut non-partisane et plus une discussion sur son incursion dans ce monde volatile et les rapprochements qui peuvent se faire avec le milieu du métal, un univers parfois pro-actif qui se prête bien à la discussion d’idées et de changements.

Louis-Olivier Brassard Gélinas s’est proposé pour effectuer l’entrevue et on vous la présente sans plus tarder ci-dessous.  Merci beaucoup à Guillaume pour son dévouement à la politique et envers la société québécoise, mais surtout pour avoir pris le temps de nous parler dans une période aussi chargée qu’une campagne électorale.

XYAX – Entrevue

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Comme plusieurs bands, XYAX est une formation qui a pris le temps de publier sur le mur de notre page Ondes Chocs sur Facebook et nous avons écouté la musique qu’ils proposaient. Après avoir saigné du nez et rentré mon corps violemment dans les murs de mon 1 1/2, je leur ai proposé une entrevue. Comme maintenant de plus en plus de groupes, ils sont deux entités qui vivent loin l’une de l’autre, soit le Québec (Dave Tremblay) et les États-Unis (Ben Norton). Ce qui est encore plus cool est que Ben est un anglais qui parle trois langues, incluant le français et a accepté l’entrevue dans la langue de Molière.  Je vous le dit tout de suite, leur Death technique/space n’est pas pour tout le monde et ne peut PAS vous laisser indifférent, vous allez aimer ou pas.  Je vous laisse les découvrir rapidement avec ce lecteur Bandcamp et vous déciderez si l’entrevue en vaut la peine \m/

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Que veut dire XYAX?

Dave Tremblay: C’t’un peu comme ton nom, ou mon nom. Ça veut dire quoi, Dave? Pourquoi nous appeler, Dave? C’est beau, ça sonne ben! En plus, c’est parfait pour faire un ambigramme (comme notre logo)! C’est pt-être aussi à cause des axes X-Y? Ou Science Axis? Ça pourrait aussi ben être des initiales! En tout cas, moi j’sais pas c’que ça veut dire!

Ben: Que l’univers est très complexe et que la musique doit être aussi.

 

Comment le band s’est-il formé?  Pourquoi vous avoir choisi mutuellement?

Dave Tremblay: Ça a jamais vraiment été un «band» au sens strict du terme! En fait, j’ai écrit ces tounes là v’là quelques années, pis elles faisaient juste attendre sur mon ordi… à rien faire, à servir à rien! Fait que finalement, j’ai gossé sur Garageband avec les MIDIs pis ça a donné d’quoi d’pas pire! Mais… j’suis pas un très bon mixeur-producteur-whatever donc ça sonnait pas assez à mon goût fait que je l’ai juste encore laissé poireauter! Faut dire qu’à ce point-là XYAX, c’était trois tounes, les trois premières sur le EP qui s’en vient. La quatrième, c’est juste comme un post-lude, une «ouverture» qu’on dirait dans nos cours de français du Cégep (si on compare un EP à une dissertation). J’ai approché Ben sur facebook après avoir pris connaissance de son projet de fou à lui: Peculate. J’crois qu’on s’est bein entendu! Mais Ben est pas mal plus prolifique, pis pas mal meilleur que moi sur bein des aspects! J’sais qu’il est vraiment débordé avec son band pis l’école et probablement plusieurs autres choses, mais j’lui ai quand même demandé si y’avait pas un peu de temps à consacrer pour donner vie à XYAX, pis y’a dit oui! Au début, XYAX, c’est un projet électro mais Ben a eu la brillante idée d’essayer de réamper un émulateur de guitare (j’suis pas trop au courant du processus, faudrait demander à Ben pour plus de détails)… Au final, la guitare sonne quand même assez réaliste, surtout si on la compare à des bands comme Rings of Saturn ou Cytotoxin, le genre sonne assez robotique de toute façon!

Ben: Dave m’a contacté par l’Internet, parce qu’il avait écouté Peculate. Il m’a demandé si j’ferais les chants; parce que j’aimais bien sa musique, j’ai dit oui.

 

Comment catégoriser votre musique (si vous le voulez) et surtout, quelles sont vos influences?

Dave Tremblay: Ouf… catégoriser sa propre musique, c’est une des choses les plus tough pour un musicien! J’dirais que XYAX est un mix entre un disco-blender pis du technical death metal. Pour c’qui est d’mes influences, ça varie avec le temps, les coups de cœurs passagers pis c’qui m’parvient à l’oreille, mais, ces temps-ci (c’qui peut ne pas réfléter du tout mes influences au temps d’écrire XYAX), y’a du vieux Yes, du Amogh Symphony, du Blotted Science, du Pryapisme, du Stagnant Waters, du Brendan Byrnes, du Car Bomb, du Daft Punk, du Ever Forthright, Follow the White Rabbit, The Gabriel Construct, Fountainhead, Gigan, Jute Gyte, Mars Volta, New Apple Taste, The Odious, Om Mani, Opeth, Planet X, Power of Omens, Protest the Hero, Rejectionary Art, Spiral Architect, Venetian Snares, Sufjan Stevens pis, évidemment, du Peculate… mais j’en oublie plusieurs! Aussi, j’adore certains opéras, dont celles de Richard Wagner et Carmen de Bizet. Par contre, mon but premier avec XYAX c’était d’me moquer d’la musique «dance» en général pis de lui faire subir le traitement PUR METAL! Après la première compo (« Voids and Filaments« ), j’ai tellement aimé ça que j’en ai fait plusieurs autres pis les meilleures sont restées pour cet EP là!

Ben: Comme metal électronique progressif, et/ou electrocore expérimental, et/ou, mon favorite, la musique classique contemporaine et avant-gardiste avec seulement les instruments électroniques et avec thèmes des paroles de la science
J’aime la musique très bizarre, haha. Mes influences sont vachement divers: (de la musique classique) Berg, Schoenberg, Dallapiccola, Stravinsky, Webern, Bartók, Shostakovich, Prokofiev, Reicha, J.S. Bach (du metal progressif) Between the Buried and Me, Periphery, Ever Forthright, Panzerballett, Ron Jarzombek, Unexpect, Naked City, Mr. Bungle, Last Chance to Reason, Meshuggah, TesseracT (du jazz) Maria Schneider, Vijay Iyer, Hiromi, Dapp Theory, Don Ellis, Stan Kenton, The Mahavishnu Orchestra (du rap) Dead Prez, Lupe Fiasco, Lowkey, Immortal Technique, Brother Ali; et beaucoup plus!

 

Dave me disait que tu (Ben) est très prolifiques (1 EP à chaque mois pis quelques LP par an), comment trouves tu le temps et inspiration de tout faire ça?

Ben: Je compose beaucoup de musique… beaucoup plus que je peux sortir. J’essaye sortir un nouveau EP chaque mois, mais, cette année, je n’avais pas le temps sortir beaucoup de musique, parce que j’ai été très occupé. Je suis étudiant de deuxième, j’ai un tas de travail scolaire, et souvent je présente des conférences scolaires sur la musique et de la politique. Néanmoins, ce mars ici, je veux sortir un nouveau album de plus de 40 minutes!

 

Comment se passe le processus de création en général, étant donné la distance qui vous sépare?

Dave Tremblay: J’écris de mon bord, j’lui envoie les paroles pis les fichiers MIDI, il s’occupe du reste!

Ben: Dave écrit la musique et les paroles; donc, il me les envoie. Puis je compose les chants, j’enregistre les chants, et je produis les chansons.

 

L’album s’appelle « Ode to the Universe (In three parts)« , est-ce vraiment une trilogie?

Dave Tremblay: C’est une trilogie conceptuelle plus que musicale. Mon premier concept avec XYAX, c’était un extraterrestre qui avait enlevé un claviériste avec son instrument pis qui était tombé en admiration totale devant la possibilité d’faire d’la musique! Avec aucune connaissance théorique d’la musique occidentale terrestre, c’est à peu près c’qui serait sorti d’la tête d’un extraterrestre! Ensuite, quand j’ai proposé à Ben de mettre du chant dessus, y’a fallu que j’écrive des paroles. J’ai donc pensé garder le concept de l’univers mais j’l’ai un peu comme inversé. Les paroles parlent plus d’une civilisation pis de son questionnement sur sa solitude universelle. « Are We Alone?« , c’est le questionnement primaire, « To the Core of the Galaxy!!, c’est la recherche active, pis dans « Voids and Filaments« , on voit qu’ils sont un peu en train de devenir fou à force de chercher, on veut tellement trouver qu’on sait pu quoi chercher. « Braneworld« , le post-lude, c’est quand on a atteint le niveau de technologie nécessaire pour explorer différents univers : le multivers. C’est une fin sans en être une, parce qu’ils continuent de chercher, peut-être pour toujours!

Ben: C’est une trilogie en quatre parties, hahaha.

 

Est-il difficile avec XYAX de trouver la balance entre le côté technique/chaotique et le fait de composer une chanson que le monde peuvent se rappeler et trouver un sens?

Dave Tremblay: Non. Haha. Je tiens pas spécialement à c’que le monde en général aime c’que j’écris, j’l’écris seulement pour plaire à moi. Mais y’a probablement une abondance de métalleux underground à travers le monde; sont juste pas en forte concentration nulle part! Par contre, une partie du contrat que j’avais donné à Ben pour le chant faisait mention au terme «mélodie». Ça part du fait qu’on voulait parodier, en gros, la musique dance/électro/etc. Ça nous prenait donc des mélodies mémorables! Mais Ben a fait un chef-d’œuvre avec ses lignes délicieusement chromatique et harmonisées avec pléthore de secondes!

Ben: Un peu, mais pas trop, parce que la pop déjà existe pour cette raison, haha.

 

Êtes-vous conscients que plusieurs personnes n’aimeront pas du tout ce côté chaotique et est-ce quelque chose qui vous influencera pour les nouvelles pièces?

Dave Tremblay: Oui! Haha! J’me dis que c’est mieux quelque chose qui polarise que quelque chose qui laisse indifférent (e. g. la pop écrite avec l’obsolescence programmée en tête). Pour c’qui est du futur de XYAX, j’veux étudier pis utiliser la microtonalité (merci à Brendan Byrnes pour m’avoir initié à ce vaste monde de la musique qui nous est inconnu!). Donc avec la même base très fuckée, on se limitera pas aux demi-tons mais on va s’essayer avec les microtons! Ça devrait être intéressant! En passant, pour ceux qui sont intéressés, c’est grâce au logiciel Mus2 que j’vais pouvoir faire ça parce que sans ça, j’vois pas comment j’aurais pu introduire la microtonalité dans ma musique!

Ben: Ouais, mais toujours il y aura plusieurs personnes qui n’aiment pas la musique, n’importe quel type. L’objet est la musique à soi-même.

 

Serait-il possible de vous voir en show dans le futur?

Dave Tremblay: Bien sûr! Bookez-nous un show pis ça va nous faire un plaisir de nous déplacer, pis d’arriver sur scène avec juste un macbook et peser sur play! On va venir mosher avec vous-autres!

Ben: Haha, je ne crois pas—à moins que Dave et moi dansions sur des enregistrements, hahahaha.

 

Présentez-moi vos backgrounds musicaux respectifs?

Dave Tremblay: J’suis principalement autodidacte, mais j’ai suivi quelques cours de théorie (que j’abhorraient). Mon principal instrument est la basse. Je joue depuis que j’ai 17 ans environ! J’ai été initié à la musique comme forme d’art (et pas juste de divertissement) avec Dream Theater au secondaire, c’est à cause d’eux autres que j’ai commencé à jouer d’la guitare pis d’la basse!

Ben: Je suis compositeur de beaucoup de styles de la musique. J’étudie la musique à l’université pour plusieurs années aussi; maintenant je suis étudiant au doctorat en musique.

 

Quels sont les plans futurs pour le band et vous en tant que musicien?

Dave Tremblay: Pour le band, j’aimerais compléter un album cette année, mais espérer un EP dans 3 ans est pas mal plus près d’la réalité! J’suis pas mal moins productif que M. Ben Norton ! haha ! Pour c’qui est d’mes autres projets, j’ai un band de metalcore à saveur progressive à Saguenay, on s’appelle Dinosaurs Are Not Gone! pis on est en train d’enregistrer notre long EP avant d’commencer à faire des shows où l’vent nous mènera ! J’joue aussi d’la basse pour Awaken The Ghost, un band de post-hardcore de Saguenay. Même chose côté avancement, on s’enregistre bientôt pis on fait des shows! Après ça, j’ai aussi un autre projet online, comme XYAX mais plus écoutable, si on veut ! Ça s’appelle Omega Cluster pis le projet, présentement, est en éternel enregistrement (ça fait plus de 2 ans qu’on enregistre la guitare!), mais ça promet. Si vous aimez le métal progressif qui sort de l’ordinaire, gardez un œil là-dessus!

Ben: Sortir plus de musique et mûrir comme musiciens!  Et conquérir la planète. Ça aussi.

 

Dave Tremblay: Merci beaucoup d’avoir pris l’temps d’nous interviewer ! C’est vraiment gentil, pis c’est l’fun qu’il y ait un site comme Ondes Chocs, qui propage le bon métal tout en ayant un focus plus québécois!

Interview with Punk Rock Legends, MENACE!

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Playing in an honorable slot as headliner on the second day of the St. Patrick’s Weekend Punk Rock show, UK’s MENACE drummer, Noel Martin and guitarist, Finn Panton gleefully surveyed the premises, taking in all the palpable energy the first night provided. Fortunate enough to meet the two Englishmen, I sat down with them to discuss the early days of the band, the highs and lows of their career and what the future holds.

When did MENACE actually begin their Punk/Rock path and who were some of your early inspirations?

Martin: We started in 1976. We were friends attending the same school and met Morgan Webster, the singer who was in Toronto, Canada, at a popular pub. We were signed right away when we played a gig at the Roxy. Unfortunately, Morgan died in 1991. MENACE eventually split up in 1979 but managed a sort of cult-like following with « Last Year’s Youth » and « Carry No Banners« , two songs that really pushed the band forward. However, being a «Street Punk» band certainly lends itself to controversy as some of their material had been banned and as a result, the record companies decided to pull their support, thus ending the first incarnation of the band. Oh I’d say Ian Paiste from Deep Purple, Zeppelin’s John Bonham and of course THIN LIZZY were of great importance to me back then.

Panton: We were influenced from lots of bands playing at the time from those around us to the U.S. bands as well.

Since its inception, how has the band’s sound changed over the years?

Panton: It hasn’t really. We still play old school Street Punk.

Martin: Right, we still play the same style but of course we’ve gotten better as musicians along the way.

What are some of you fondest memories/stories through the years?

Martin: We have quite a lot. Most probably the gig we played at CBGBs two days before September 11th.

Panton: Oh yeah, it was a very poignant moment for us.

Martin: Well that and seeing my first born son being born. We actually carved his name into our first single with The ACES in celebration of the birth. It was called, « One Way Street« .

Panton: I remember when MENACE broke up and some of us joined with Vermillion (female biker) to form The ACES from 1980 to 1984, we were privy to what THE POLICE were doing and at one point they were recording « Roxanne » in Leatherhead (a small town in Surrey, England) and we thought, «Nah, they’ll NEVER make it with THAT song!» (laughing)

So how does the latest album, « Too Many Punks Are Dead » compare to those records so many years ago?

Martin: (laughing) Well, like we said, our playing has gotten a lot better!

Panton: Yeah, but I think we’ve written two very «iconic» songs, in « Fuck You » and « Vote Punk Rock« .

Finally, how do you see the future of MENACE in 10 years?

Panton: (laughing) I’ll be dead! No, probably still playing. I have two illnesses, 1) Rock n’ Roll and 2) something I won’t talk about here. (smiling)

Martin: Most likely, we’ll continue playing and performing. With MENACE headlining the Montreal, St. Patrick’s Weekend gig, there’s no doubt fans have emerged to see the legends perform after so many years. As the world is in the state that it’s in, there will always be room for the youth to find a way to « tell it like it is » in no uncertain terms. This is the essence of Punk, the essence of rebellion, the essence of MENACE

 

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Entrevue – Doom

DOOM 25 years

 

 

Doom, après plus de 25 ans de carrière, n’a plus vraiment besoin de présentation tant ils ont marqué la scène Crust.  Originaire de Birmingham en Angleterre et quelques mois après la sortie de leur 8e LP, « Corrupt Fucking System« , nous avons demandé à sTiCK les questions qui nous passaient par la tête et j’aimerais remercier Simon pour sa collaboration avec les questions et Lex pour la traduction! – Dave

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– Vous avez enregistré votre premier démo le 28 Août 1987. Aviez-vous une idée ou un pressentiment que vous auriez cet impact sur ​​tellement de groupes et de personnes au fil des années? Ou est-ce que quelqu’un autour de vous se doutait du potentiel futur?

Le démo de 3 pistes a été fait parce que nous avons été invité à contribuer quelques pièces pour la compilation « Vile Peace » qui a été le 1er album par Peaceville Records, à l’époque où elle n’était qu’une étiquette punk émergente. Je pense que nous aurions attendu un peu plus longtemps si ce n’avait pas été du fait que nous devions le faire là dès que possible ou manquer cette belle opportunité d’y être inclus. Je ne me souviens pas vraiment de l’enregistrement comme tel, mais, par contre et surtout, on était époustouflé de nous entendre enregistré « professionnellement » et je profitais de toutes les occasions de l’écouter sur mon baladeur et de la faire écouter à quiconque voulait bien l’entendre à l’époque. J’avais été dans un autre groupe avant et nous avions fait des démos, mais ça avait toujours été une déception.

Je n’ai jamais considéré dans ce temps-là que nous pourrions être une influence, et la pensée que nous le sommes est toujours quelque chose qui me rend inconfortable. Je ne me suis jamais vu comme mieux que quiconque. Je crois que le fait que Hammy (Peaceville Records) a proposé de sortir notre album (« War crimes« ) a probablement été l’un des plus grands impacts dans tout.

– Malgré de nombreux changements de line up, vous avez gardé le présent line up « dans la famille« . Comment ces changements ont influencé DOOM?

Le fait que nous nous connaissons depuis des années a atténué les bouleversements. Au départ, je craignais que Denis ne soit pas en mesure de chanter tout un concert, puis un tour complet, mais c’était seulement parce que je l’avais jamais vu faire puisqu’il avait été le bassiste, puis guitariste, mais ce fut ma seule inquiétude. Avec Bri & moi dans le groupe, on est pas mal assuré. Je ne dis pas que le reste n’est pas important, juste que Doom a toujours sonné comme Doom avec nous, donc nous sommes l’épine dorsale du groupe, si cela fait du sens.

Scoot fut la principale personne qui nous a remis ensemble. Après la mort de Wayne (chanteur), nous n’avions plus envie de continuer, pas à cause d’un « twisted respect » (puisque je sais que Wayne n’y aurait pas attaché d’importance), juste plus envie de continuer. Peu importe, lorsque nous avons dit « oui » pour faire quelque chose de nouveau, nous avons parlé d’un changement de nom mais nous avons réalisé que si nous faisions le même style de musique avec tous les ex-membres de Doom, nous allions toujours être ****** (ex-Doom) et nous avons décidé de continuer en tant que Doom. Je pensais personnellement que personne ne serait vraiment concerné si nous jouions à nouveau, mais j’ai été renversé par la réaction à notre retour, et le suis encore. De toute évidence, le vide laissé par notre départ n’avait jamais vraiment été rempli.

– (Cette question-ci est directement inspirée d’un de vos albums!) Comment vivez-vous dans ce « World of shit »? Comment y survivez-vous?

Les amis aident à rendre cela supportable, et la musique, alors Doom aide dans les deux sens. Nous avons tous des stratégies d’adaptation pour nous aider à sortir du lit le matin. Nous sommes semblables (et en même temps différents) à tout le monde. Nous avons tous de bonnes et mauvaises journées.

Vos paroles sont très critiques et pessimistes. Qu’est-ce que cela signifie pour vous? Est-ce qu’elles représentent l’essence de vos personnalités?

D’abord, nous sommes quatre personnalités différentes. Je pense que les paroles mettent en avant ce que nous considérons comme mauvais, et si les gens s’identifient à elles et pensent, «oui, je suis d’accord, je ne suis plus seul à penser ça», c’est une chose positive. Ici le sujet est ​​ce « World of shit » (par exemple). Vous avez lu les paroles et êtes d’accord avec elles. Vous pensez que «oui, le monde est de la merde, mais je ne suis pas le seul». Je pense que c’est utile mais  je ne dis pas que j’ai raison. Je n’ai toutefois pas remarqué une baisse du nombre de fans parce que ceux-ci se seraient ouverts les poignets après la sortie d’un album de Doom.

Vous êtes des pionniers du crust punk, DOOM est actif depuis plus de 25 ans et vous avez joué dans beaucoup de groupes. Que retenez-vous de ces 25 ans de crust et de comment tout s’est placé?

Quand vous le dites comme ça, cela sonne comme si nous avions un plan ou une idée. Nous avons joué ce que nous voulions, avec des gens qui pensaient comme nous. Nous avons habituellement basé les décisions afin que ce soit plaisant. Il n’y avait pas autant de « business » et d’organisation comme c’est le cas aujourd’hui. Nous étions juste branchés dans un grand « réseau d’amis », ce que nous essayons toujours de faire. Nous avons été chanceux que ce que nous faisons signifie quelque chose pour d’autres personnes. Nous avons toujours juste fait ce que nous aimons comme son, lancé le truc et si les gens aiment, c’est parfait! Mais nous n’avons jamais dit, «Ohh! La dernière tendance est… on est mieux de faire ça ou personne ne nous aimera». Ça m’a fait rire quand le nouvel album est sorti. Les gens l’appelaient « old school ». Nous faisons juste ce que nous faisons, ce sont les autres qui épinglent des catégories.

– Que pensez-vous de la scène crust aujourd’hui? Y a t-il des groupes dans lesquels vous vous revoyez ou  voyez l’avenir du crust?

C’est une question qui est trop vaste pour répondre vraiment. La scène crust dans ma ville? Dans le monde entier? Il y a un peu de vie en elle. Il y a des pays avec de jeunes générations qui s’émancipent, qui vont tout interpréter différemment à comparer à la façon dont nous l’avons fait il y a des années. Ce n’était pas une chose « établie », il y a 25 ans. Je pense toujours que c’est un genre étrange à définir puisqu’il semble plus être établi par un code vestimentaire que par une musique alors que les groupes qui sont regroupés sous cette bannière sont parfois à des années-lumières les uns des autres pour  moi.

« Corrupt Fucking System » vient de sortir et c’est votre huitième LP. Êtes-vous toujours aussi « pissed off » que vous étiez au début. Est-ce plus facile de le sortir, l’énergie et le message?

J’ai toujours été « pissed off » avec le monde et ses torts. Mais je ne vis pas ma vie dans la misère abjecte. C’est une manière de sentir que nous ne sommes pas en train de couler. C’est une chose positive, pas une chose où se vautrer. L’écriture des paroles est un moyen de sortir la colère. Je ne suis pas en colère quand je suis sur scène (ou le cas échéant, généralement en raison de problèmes techniques). Voir la merde sur les nouvelles me met en colère, ou les torts juste devant ma porte. C’est là que la colère est, c’est la façon dont je traite avec elle.

Andy Thorley apparaît sur « Stripped whipped & crucified/Prey for our souls« . Pouvez-vous nous parler de comment cette collaboration est née et aussi des paroles sur la religion … s’il vous plaît, lâchez-vous « lousse »!

Il a fait irruption dans le studio, nous a menacés jusqu’à ce qu’on lui dise qu’il pourrait être sur l’album… c’était épeurant…

La vraie façon que c’est arrivé, c’est que Bri gère un studio au club « 1 in 12« , avait enregistré avec lui et lui a demandé s’il aimerait collaborer. Nous écrivions l’album et nous avions écrit de la musique que nous pensions plus adaptée avec son « spoken word style« . Comme nous étions à enregistrer « Stripped whipped & crucified« , ou plutôt la musique, (il n’y avait pas de paroles à l’époque), nous avons continué à jammer le bout lent à la fin en laissant le tout s’enregistrer. Denis a écrit les paroles de « Stripped whipped & crucified » et je soulignai qu’ils étaient sur ​​le même sujet que les propos de Andy et suggérai que plutôt que de fader le jam de « Stripped whipped & crucified » après un certain nombre de mesures, peut-être que le truc de Andy cadrerait. Heureux accident que ça sonne super.

L’œuvre d’art sur la pochette est impressionnant! Skinny s’en est occupé. L’avez-vous laissé libre ou avez-vous partagé une direction avec lui?

Nous lui avons demandé de nous présenter quelque chose. Nous sommes amis depuis 87/88 quand il est venu vers moi dans un pub, m’a dit qu’il aimait mon groupe, m’a montré et demandé si je voudrais cette œuvre et m’a donné l’illustration qui a fini dans les « Peel sessions 12″. Après cela, il en offrit plusieurs autres, habituellement en fonction de nos chansons. Il est très prolifique.

Quoi qu’il en soit, nous avons demandé s’il pouvait nous faire quelque chose pour une affiche/t-shirt de tournée canadienne  et lorsque nous l’avons vu, nous avons fait, «wow!… la couverture de l’album!» Nous lui avons ensuite demandé plus tard de lire les paroles et présenter une œuvre pour l’intérieur de l’album. Le gars est un génie tordu et un maudit bon gars en plus.

– Quels sont les plans futurs du groupe?

Les plans sont, peut-être faire un nouveau 7 « , accordé des droits sur « Corrupt Fucking System » à quelques amis de confiance/ labels pour le rendre un peu plus facile/moins cher pour se le procurer, faire quelques concerts/tournées quand nous trouverons le temps. Nous sommes nos propres patrons alors nous faisons les choses quand ça adonne, jamais à l’heure, jamais pressé . Nous espérons jouer en Amérique du Sud un moment donné, mais… qui sait. Watch this space.

Cheers & Beers! – sTiCK
 
 

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(Original interview with Doom)

 

– You recorded your first demo on August 28, 1987.  Did you have ANY idea or feeling that you would have this impact on so many bands and people? Or was someone around you remotely aware that this could be?

the 3 track demo was done because we were asked to contribute a couple of tracks to the « vile peace » compilation which was the 1st release by peaceville, back in the days when it was an upcoming punk label. I think we would have waited a while if it wasn’t a case of we needed to get it done asap or miss the chance. to be included I don’t really remember doing the recording but being blown away by hearing us recorded « professionally, » & used every opportunity to play it on my walkman to anyone who’d listen at the time. I’d been in another band & we’d demoed stuff but it was always a disappointment.

I never considered we’d ever be an influence, & the thought that we are, is still something that doesn’t really sit comfortably with me, just never see myself as better than anyone else. The fact that on the strength of that, Hammy (peaceville) offered to release our album (what would be war crimes) was probably one of the biggest impacts of it.

 

– Despite many line-up changes, you kept the present line-up « in the family ». How these changes influenced DOOM?

The fact that we’ve known each other for years means its less of a upheaval. I was originally concerned that Denis wouldn’t be able to maintain singing for a whole gig, then a whole tour but that was only because I’d never seen him do it as he’d been the bassist, then guitarist, but that was it. With Bri & me in the band, it’s pretty much there, not to say the rest isn’t important, just doom have always sounded like doom with us in there, so we are the backbone, if that makes sense.

Scoot was the main person to drag us all together. After Wayne died (vocalist) we didn’t feel like carrying on, not out of a twisted respect (as i know wayne wouldn’t have minded) just we didn’t feel like carrying on. anyway, when we originally said yes to doing something again, we talked about a name change, but realised if we were doing the same style of music with all ex doom members, we were always going to be ****** (ex doom) so thought carry on as doom. I personally thought no one would really be bothered if we played again, but it blew my mind the reaction to « being back », still does. Obviously the hole we left never really got filled.

 

– (This one is directly inspired from one of your records!) How do you live in this World Of Shit, how do you survive?

Friends help make it bearable, & music, so doom helps in both ways. We all have coping strategies to help us get out of bed in the morning. we’re the same (& as different) as everyone else. we all have good days & bad

 

– Your lyrics are very critical and pessimistic. What does it mean for you? Does that represent your personalities as a whole? »

first off, we’re 4 different personalities. I think the lyrics are highlighting what we see as wrong, & if people identify with them & think, yeah, I agree, I’m not on my own, that’s a positive thing, so the subject matter is about this « world of shit » but (for instance) you read them lyrics & agree with them, you think yep, the worlds shit, but it ain’t just me, I think that is helpful. but, I’m not saying I’m right, but I haven’t noticed a decrease in fans due to them slitting their wrists after we release an album

 

– You are pioneers of crust punk, DOOM is active for more than 25 years, and you played in a lot of bands. What do you retain of these 25 Years Of Crust and how it’s all played out?

When you say it like that, it makes it sound like we had a plan or idea, we just played what we wanted, with like minded people. we made decisions usually based on if it sounded like a laugh. There wasn’t as much business & organisation as we encounter today, we were just plugged into the whole « network of friends » which we still try to do now. We’ve been lucky that what we do means something to other people, we’ve always just done what we like the sound of, throw it out there & if people like it, great! but we never go, ohh!, the latest trend is…. better do that or no one will like us. Made me laugh when the new album came out people called it « old school » we just do what we do, its people who pigeon hole it

 

– What do you think about the crust scene today? Are there any bands in which you see yourself or the future of Crust?

It’s a question that is too big to answer really, crust in my town? the whole world? it has some life in it, there’s countries with a younger generations coming through, who are going to interperate it differently to how we did years ago. it wasn’t an ‘established’ thing 25 years ago. I still think its a strange genre to define as it seems to be established by a dress code more than a music as the bands that live under that banner sound worlds apart to me

 

– « Corrupt Fucking System » just came out and it’s your eight LP, do you feel as pissed off as you were at the beginning, is it easier to get it out, the energy and message?

I’ve always been pissed off with the world & its wrongs but I don’t live my life in abject misery, this is a way of feeling we’re not sinking, it’s a positive thing not a wallowing thing. writing the lyrics is a way of getting out the anger. I’m not angry when I’m on stage (or if so, usually because of technical problems) Seeing the shit on the news makes me angry, or the wrongs you see outside my door, that’s where the anger is, this is the way I deal with it

 

– Andy Thorley appears on « Stripped whipped & crucified/Prey for our souls ».  Can you talk about how that collaboration came about and also the lyrics about religion… please let loose!

He broke into the studio, threatened us until we said he could be on the album… it was scary…

The real way it came about is, Bri runs a studio at the 1 in 12 club & recorded with him & Bri asked if he’d like to contribute.  we were writing the album & we wrote some music that we thought would work with his spoken word style. as we recorded « Stripped whipped & crucified/Prey for our souls » or the music, (it had no lyrics at the time), we just kept jamming the slow bit at the end, tape rolling. Denis wrote the lyrics to « Stripped whipped & crucified/Prey for our souls » & I pointed out that they were on the same subject as Andy’s so suggested that rather than fade the « jam » part of « Stripped whipped & crucified/Prey for our souls » out after a couple of bars, maybe Andy’s bit would fit, happy accident that it sounded great

 

– The artwork is awesome! Skinny took take care of it.  Did you let him loose or did you share a direction with him?

We asked him to come up with something. we’ve been mates since 87/88 when he came up to me in a pub & said he liked my band & would i like this artwork & gave me the artwork that ended up in the peel sessions 12″ After that he offered up loads more, Usually based on our song lyrics. he’s very prolific.

Anyway! we asked if he could do us something for a Canadian tour poster/ shirt & when we saw it went « wow!’ …album cover!. We then asked him later on to read the lyrics & come up with some artwork for the inside of the album, Guys a twisted genius, & a damn nice guy to boot.

plans are, maybe do a new 7 », license « CFS » to a few trusted friends/labels to make it a bit easier/cheaper to get hold of. Do some gigs/tours as & when we find the time. We are our own boss so we do stuff when we get it together, so never on time, never in a hurry.  Hoping to get to south america at some point, but… who knows.watch this space

Cheers & beers.. sTiCk

ISOS – Lancement d’album et entrevue

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ISOS de Québec ont lancé leur premier album, « Loving on Standby » le 25 mars dernier au Cercle. Le succès de la soirée est dû à l’immense travail du chanteur/compositeur, Vincent Leboeuf-Gadreau.

 

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Le calme aérien d’ISOS transportait les spectateurs du Cercle dans un univers propre à Riverside, Steven Wilson, Porcupine Tree et Pink Floyd. Malgré le stress évident de Vincent, le groupe nous a donné une performance fidèle à leur grand talent. Plusieurs membres d’ISOS font aussi partie du groupe Inner Odyssey dont notamment Vincent le chanteur, le bassiste Simon Gourdeau et Étienne Doyon au drum. La participation de la choriste amenait une touche d’intensité bien agréable. Le guitariste Dominique Plante, qui a participé activement au processus studio de l’album, semblait totalement en contrôle de ses moyens sur le stage. Vincent est visiblement bien entouré pour son projet. D’ailleurs, sa liste exhaustive de remerciements faisait sourire.

Les séquences électroniques constituaient un aspect important dans les chansons. On planait en SVP! Le mood feeling good et progressif des quelques pièces jouées nous ont permis d’assister à une performance béton. Le son ultra-propre était bien sûr de mise grâce à David Lizotte à la console.

Bref, un excellent départ pour  ISOS, projet solo de Vincent Leboeuf-Gadreau qui a pris vie sur scène de belle façon grâce à ses comparses. Ce 5 à 7 progressif a permis de faire découvrir un groupe très intéressant qui est à surveiller pour les prochains mois.

L’album est déjà en magasin dans quelques détaillants aux États-Unis et même, au Japon! Quelques extraits sont aussi disponibles sur Facebook.

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