Suite à l’écoute attentive de Testament Of The Fool de Wounds Of Heaven, notre journaliste Vicky n’a pu résister à l’envie d’en savoir plus sur l’esprit créatif derrière l’album, Mathieu Hémond. Elle lui a donc posé ses questions dans cette entrevue écrite. Bonne lecture !
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Entrevue – Wounds Of Heaven
Présentation et détails du projet
- Wounds Of Heaven est un projet solo. Qu’est-ce qui t’a poussé à choisir cette forme-là plutôt qu’un groupe traditionnel ? Wounds Of Heaven est né d’un besoin de liberté totale. Après avoir exploré la musique à travers des hommages à Gojira et à Ghost, ainsi que plusieurs projets de composition qui n’ont jamais réellement abouti, j’ai ressenti le besoin de créer un espace où rien ne viendrait freiner ce que j’avais à dire. Le format solo s’est imposé naturellement : il me permet de suivre ma propre vision artistique, sans compromis, en contrôlant chaque aspect du projet. Cette autonomie a profondément influencé la vitesse de création et la cohérence du résultat final, un résultat dont je suis aujourd’hui vraiment fier.
- D’où vient le nom Wounds Of Heaven et que représente-t-il pour toi ? Le nom Wounds Of Heaven s’est imposé comme une évidence, presque comme une fracture. Il évoque l’idée des blessures du ciel, quelque chose de sacré qui se fissure. Les références bibliques présentes sur Testament of the Fool renforcent cette tension constante entre foi, chute et désillusion. Pour moi, Wounds Of Heaven agit comme un miroir de notre monde intérieur et collectif : un espace où le bien et le mal se confondent, où la lumière existe encore, mais toujours marquée par la cicatrice de ce qu’elle a perdu.
- Avant cet album, quel a été ton parcours musical et créatif ? Mon parcours musical s’étend sur une quinzaine d’années, peut-être même un peu plus. Il s’est construit principalement dans l’ombre, à travers des compositions faites chez moi, dont certaines remontent à plus de dix ans. Beaucoup de ces projets ne se sont jamais rendus à terme, mais ils ont façonné ma manière d’écrire et de penser la musique. J’ai aussi mené un hommage à Gojira qui a trouvé un certain écho, ainsi qu’un hommage à Ghost, interrompu brutalement par la pandémie. Au fil du temps, je suis devenu multi-instrumentiste, en commençant par la guitare, puis en apprenant d’autres instruments au besoin. La voix s’est imposée plus tard, presque malgré moi, comme un prolongement nécessaire de l’expression, même si c’est encore aujourd’hui une facette que j’apprends à pleinement assumer.


Testament of the Fool : concept et narration
- Testament of the Fool n’est pas un album qu’on écoute à la légère. Comment ce projet a-t-il pris forme, autant sur le plan musical que conceptuel ? Le projet Wounds Of Heaven a pris forme presque malgré moi. À ce moment-là, j’avais été accepté à la GRC, et pourtant, je traînais avec moi un grand nombre de compositions qui dormaient depuis longtemps. Je m’étais promis de sortir un album, mais j’ai repoussé l’échéance, par fatigue, par hésitation, peut-être aussi par une forme de paresse. À un certain point, j’ai ressenti le besoin de laisser une trace, de créer quelque chose qui ne serait pas anodin. Je voulais un projet qui marque, qui force l’écoute, qui provoque une réflexion, quelque chose de profondément émotionnel et introspectif. Sur le plan conceptuel, ces thèmes mûrissaient en moi depuis longtemps. J’ai toujours eu un regard très réflexif sur le monde qui m’entoure, un besoin de comprendre, d’apprendre, de remettre en question. Testament of the Fool est né de cette posture : faire réfléchir sans prétention, sans se placer au-dessus de qui que ce soit, parce que je fais moi-même partie de ce monde que j’observe. C’est ma manière, modeste et honnête, d’essayer d’y apporter un peu de sens.
- Le fou est souvent associé à la marginalité, à la vérité brute ou à la remise en question des systèmes. Quelle symbolique voulais-tu explorer à travers lui ? Le fou est avant tout un symbole. Il peut être associé à la marginalité, à la remise en question ou à une forme de vérité brute, mais je le vois aussi à travers sa dimension symbolique, notamment celle du tarot. C’est une carte centrale, profondément ambivalente, qui peut être interprétée autant de manière positive que négative. Dans Testament of the Fool, le fou devient un outil narratif à travers lequel l’auditeur peut se reconnaître, autant dans ses faiblesses que dans ses forces. Nous portons tous en nous une part de ce fou : celle qui choisit parfois l’ignorance, qui détourne le regard, ou qui se laisse entraîner, consciemment ou non, par les tentations du monde. L’album est volontairement rempli de doubles sens, afin de permettre à chacun de s’identifier au personnage de différentes façons. Il aborde des thèmes comme l’adoration de soi, le besoin de validation morale, ou encore la lutte constante entre le désir d’être une bonne personne et la réalité imparfaite de la condition humaine. Le fou n’est donc jamais extérieur au récit : il est un reflet intime, présent en chacun de nous.
- L’album s’ouvre avec « The Fool Speaks » et se conclut avec « The Day That Wasn’t ». Est-ce que tu avais dès le départ une vision claire de ce chemin narratif ? C’est effectivement une très bonne question. Le chemin narratif de l’album s’est construit à partir de matières plus anciennes : je suis allé puiser dans de vieilles compositions que j’ai retravaillées en profondeur, tout en créant de nouvelles pièces. Sur le plan de l’histoire, le parcours est resté assez linéaire, parce que le thème était déjà bien ancré en moi depuis longtemps — quelque chose de profondément introspectif. La structure de l’album s’est affinée au fil de la création. En avançant de chanson en chanson, j’avais l’impression de débloquer naturellement de nouvelles pièces du casse-tête, comme si le récit se révélait de lui-même. La vision était présente dès le départ, mais elle n’était pas aussi raffinée qu’elle l’est devenue avec le travail. Et pour ceux qui se rendent jusqu’à la fin, la conclusion apporte un véritable twist — une lecture différente pour ceux qui en saisissent le sens, que je préfère laisser intacte, sans le spoiler.
- Est-ce que cet album raconte une histoire précise ou plutôt un état intérieur, un dialogue mental ? L’album se situe volontairement entre une narration précise et un état intérieur, presque un dialogue mental. Il devient en quelque sorte ce que l’auditeur choisit d’y projeter. Les premières pièces, de The Fool Speaks jusqu’à Virtue Machine, dressent un portrait global de ce que je perçois comme certains des grands dérèglements de notre époque, autant sur le plan collectif que personnel ou idéologique. The Great Unveiling marque ensuite le point de rupture : l’apocalypse du récit. Mais cette apocalypse fonctionne elle aussi à double sens. Elle peut être comprise comme un effondrement biblique du monde, ou comme une apocalypse intérieure, où toutes les valeurs s’écroulent et où l’on se retrouve confronté, de manière brutale, à nos fautes, nos contradictions et à la manière dont nous traitons les autres. Ce qui suit est un après. La nature renaît, le soleil se lève, l’air devient plus frais, mais il n’y a plus personne pour l’admirer. Cette absence suggère à la fois une humanité disparue et un monde oublié. L’album se conclut avec The Day That Wasn’t, une fin volontairement ambiguë, que je préfère laisser ouverte afin d’en préserver toute la portée.
Introspection, aliénation et regard critique
- Plusieurs thèmes forts émergent de l’album : aliénation, foi détournée, structures de pouvoir. Est-ce que ce sont des réflexions personnelles, sociales, spirituelles… ou un mélange des trois ? Ces thèmes viennent d’abord de réflexions très personnelles, mais ils prennent forcément une dimension sociale, parce qu’ils sont ancrés dans ce que nous vivons collectivement. J’observe un monde de plus en plus polarisé, où tout semble réduit à une opposition binaire. Comme un match de hockey : deux équipes, deux camps, et plus vraiment d’espace pour la nuance, le dialogue ou la coopération. Le centre s’efface, et avec lui la capacité de se parler. Les réseaux sociaux accentuent cette aliénation. Ils nourrissent l’auto adoration, la mise en scène constante de soi, tout en nous bombardant de messages, de publicités et de discours contradictoires. Il devient difficile de s’y retrouver, de garder une ligne intérieure claire. Testament of the Fool est né de ce malaise-là : la difficulté de naviguer dans un monde saturé d’images, de dogmes et de structures de pouvoir qui détournent autant la foi que le sens critique.
- Testament of the Fool ne semble pas chercher l’approbation ou la facilité. Est-ce un choix artistique conscient, ou simplement une conséquence naturelle de ta démarche ? Sans prétention, je dirais que c’est un choix pleinement conscient. Je suis un grand amateur d’albums concepts, de projets qui demandent de l’attention, où l’on entre dans un univers plutôt que de consommer des morceaux isolés. J’aime quand une œuvre est travaillée en profondeur et qu’elle laisse de l’espace à l’interprétation. La musique me semble être un médium idéal pour provoquer ce type de réflexion, justement parce qu’elle n’impose rien frontalement. Le type d’album que j’ai choisi de faire m’amenait naturellement vers cette exigence-là, mais c’est surtout une vision que j’ai décidé d’assumer pleinement, sans chercher la facilité ou l’approbation immédiate.
- Pour toi, est-ce que la musique peut (ou doit) provoquer une forme de remise en question chez celui qui l’écoute ? La musique peut absolument provoquer une réflexion. À cent pour cent. Est-ce qu’elle doit le faire ? Pas nécessairement. Comme le cinéma, les séries ou tout autre médium artistique, la musique peut servir à plusieurs choses : se concentrer, célébrer, se divertir, ou simplement accompagner un moment. Mais elle peut aussi inviter à s’arrêter, à digérer une œuvre et à se laisser porter vers une réflexion plus profonde. Je ne crois pas que la musique ait une obligation morale de provoquer une remise en question. Sa portée est trop large pour ça. En revanche, je pense qu’il est essentiel que certains artistes continuent d’explorer cette dimension-là, pour que cet espace demeure vivant. Testament of the Fool s’inscrit dans cette volonté : non pas d’imposer un message, mais d’offrir une œuvre qui peut être reçue selon l’intention de l’auditeur.
Approche musicale et atmosphère
- Musicalement, l’album navigue entre post-metal, doom atmosphérique et expérimental. Toi, comment décrirais-tu ton langage sonore ? Ces qualificatifs sont assez justes, même si je ne me définis pas consciemment à l’intérieur d’un style précis. Mon langage sonore est nourri de plusieurs influences, notamment de groupes comme Tool, avec leur approche rythmique répétitive, presque tribale, et une sensibilité progressive en périphérie. J’ai cherché à mélanger tout ce qui m’a façonné, sans me demander si cela entrait parfaitement dans une catégorie. Avec le temps, ce langage devient le mien. Il cesse d’être lié à une identité individuelle pour devenir une œuvre en soi. Sans prétention, je crois qu’un projet artistique peut dépasser la personne qui l’a créé. Testament of the Fool est le résultat de ce mélange : un ensemble d’influences transformées en quelque chose de plus large, avec des touches progressives, tribales et atmosphériques au service de l’univers.
- Les riffs sont souvent répétitifs, hypnotiques, presque rituels. Est-ce une façon consciente de plonger l’auditeur dans un état mental précis ? Oui, ça fait clairement le lien avec la question précédente. Je me suis beaucoup inspiré de groupes comme Tool ou Opeth, non pas en cherchant à sonner comme eux ou à me placer sur le même plan, mais plutôt dans leur manière de construire des textures et des atmosphères chargées d’émotion. Cette approche m’a marqué : utiliser le rythme et la durée comme des outils pour installer un état, plutôt que simplement enchaîner des riffs. Je ne dirais pas que les riffs sont répétitifs au sens strict. Il y a beaucoup de variations à l’intérieur des morceaux, ça bouge, ça évolue. Mais certaines pièces prennent volontairement plus de temps pour se déployer. À l’échelle de l’album, cette longueur sert à installer l’auditeur dans une forme de transe, à l’immerger dans un univers où il n’est pas simplement spectateur, mais réellement présent.
- Est-ce que certaines ambiances ou émotions te guidaient dans la composition avant même les riffs ou les structures ? Cette approche est très personnelle. Je suis quelqu’un de naturellement mélancolique, c’est un état intérieur qui m’accompagne depuis longtemps. Je me pose beaucoup de questions, je réfléchis beaucoup, et j’ai appris à ne pas fuir cette zone-là. Au contraire, c’est dans cet espace que mon instinct créatif est le plus fort. Les ambiances et les émotions ont souvent guidé la composition avant même les riffs ou les structures. La tristesse, le doute, une certaine lourdeur intérieure sont devenus des points d’ancrage plutôt que des freins. C’est dans cet état que je me sens le plus juste pour écrire, et c’est là que Testament of the Fool a réellement pris forme.
Le travail vocal
- Le chant est volontairement sobre, parfois distant, presque fondu dans l’ensemble. Te connaissant dans d’autre projet, je sais très bien que tu peux prendre toute la place si nécessaire avec ton talent vocal, est-ce difficile de trouver l’équilibre entre expressivité et retenue vocale ? Avec mon parcours, j’ai longtemps occupé beaucoup d’espace sur scène, avec une approche très assurée, presque guerrière. Sur Testament of the Fool, la dynamique est complètement différente : ce n’est plus la voix qui prend toute la place, c’est l’album lui-même. Paradoxalement, c’est le projet le plus ambitieux que j’ai réalisé vocalement. Ce n’est pas parfait, et c’est volontaire. Cette fragilité fait partie de l’émotion et de la justesse du propos. J’ai exploré des zones plus exposées : des voix chuchotées, parlées, des harmonies très détaillées, des montées vocales plus subtiles, des screams volontairement en retrait. Tout cela m’a mis à vif d’une manière nouvelle. Trouver l’équilibre entre expressivité et retenue était un travail conscient, parce que l’agressivité attendue ne servait tout simplement pas l’album. Je voulais me dépasser autrement. Je peux dire aujourd’hui que c’est mon projet le plus complet vocalement. Et sans trop en dévoiler, le prochain album est déjà bien avancé : on y reconnaîtra davantage certaines facettes plus frontales de mon approche passée, mais intégrées à la sensibilité plus moderne et nuancée que j’ai développée avec Wounds Of Heaven.
L’écoute comme expérience globale
- Dès les premières secondes, on sent que l’album est pensé comme un tout, presque comme un récit. Est-ce important pour toi que l’écoute se fasse dans l’ordre ? Et que perd-t-on selon toi si on écoute l’album en mode aléatoire ? Oui, absolument. Testament of the Fool est pensé comme un tout. C’est un album concept, un récit, et l’ordre des pièces fait partie intégrante de l’expérience. L’écoute de A à Z permet de suivre le chemin narratif, émotionnel et symbolique tel qu’il a été conçu. Certaines chansons peuvent évidemment se tenir seules, et quelques-unes fonctionnent très bien comme pièces fortes ou comme singles. Mais l’album, pris dans son ensemble, devient exponentiellement plus puissant lorsqu’il est écouté dans l’ordre. En mode aléatoire, on perd la progression, les tensions, les respirations et les échos entre les morceaux. Ce qui reste, ce sont de bons fragments, mais ce qui disparaît, c’est l’expérience globale.
- Qu’aimerais-tu que l’auditeur ressente en arrivant à la toute fin de l’album ? Je ne peux pas prétendre vouloir dicter ce que quelqu’un devrait ressentir. Testament of the Fool reste une œuvre ouverte, qui laisse volontairement place à l’interprétation. Chacun est libre de la recevoir à sa manière, selon son vécu et sa sensibilité. Cela dit, si je devais formuler un souhait, ce serait que l’album provoque une forme de réflexion intérieure. Qu’il pousse à se questionner sur notre façon de vivre, sur la manière dont on se traite les uns les autres, et qu’il vienne ébranler, ne serait-ce qu’un peu, certaines certitudes. Briser des habitudes, déconstruire des réflexes ou une manière d’être profondément ancrée n’est jamais simple. Mais si l’album peut faire bouger une petite chose à l’intérieur, alors il aura rempli son rôle. Je crois qu’on avance en se regardant avec justesse et honnêteté, autant dans nos qualités que dans nos défauts. C’est inconfortable, mais nécessaire. Si Testament of the Fool peut contribuer, même modestement, à cette prise de conscience, alors j’aurai le sentiment que cette œuvre a trouvé sa raison d’être.
Regard sur la scène et l’avenir
- Comment perçois-tu la scène indépendante montréalaise en ce moment, particulièrement pour les projets plus sombres et introspectifs comme le tien? Est-ce un environnement qui nourrit ta créativité ou un contexte plus isolant ? Ayant fait partie de la scène montréalaise pendant un certain temps, j’ai aujourd’hui pris un pas de recul. Le talent à Montréal est indéniable, il y en a énormément, peut-être même plus que ce que la scène peut réellement absorber. Cela dit, je pense aussi que plusieurs choses pourraient être mieux structurées. Le soutien, la vision à long terme et la manière dont les projets sont portés pourraient gagner en cohérence. Sans nommer qui que ce soit, il existe à la fois des gens qui tentent sincèrement de faire grandir la scène et d’autres qui, volontairement ou non, la freinent. Cela crée parfois un climat de confrontation inutile, un genre de combat de coqs qui épuise plus qu’il ne construit. Pour des projets plus sombres et introspectifs comme le mien, ce contexte peut devenir limitant. Avec Wounds Of Heaven, j’ai de l’ambition. Je vois ce projet dans des contextes plus structurés, avec une production à la hauteur de l’univers proposé. J’ai énormément appris au fil des années, auprès de nombreuses personnes, et je crois savoir aujourd’hui comment amener un projet à maturité sans rester prisonnier des mêmes cercles. À mon sens, la scène gagnerait à ce que les artistes se fassent davantage confiance, prennent plus de risques et cessent de tourner en rond. Le talent est là. Ce qui manque parfois, c’est l’audace de croire qu’on peut viser plus loin.
- Est-ce que Wounds Of Heaven est un projet appelé à évoluer, à se transformer, ou à rester fidèle à cette approche très conceptuelle ?Oui, absolument. Wounds Of Heaven est un projet appelé à évoluer. Pour moi, un projet artistique qui stagne est voué à s’essouffler, voire à disparaître. L’évolution est nécessaire pour rester vivant. Je veux continuer à créer des albums concepts, mais avec des thématiques différentes, des univers distincts et des palettes sonores renouvelées. On reste dans le métal, évidemment, mais sans s’imposer de limites inutiles. Le prochain album, par exemple, est déjà bien avancé et s’oriente vers quelque chose de beaucoup plus rapide, plus agressif, avec une forte composante électro-métal. C’est un autre univers, une autre énergie, une autre narration. Je vois Wounds Of Heaven un peu comme une série avec différentes saisons : chaque album explore un monde différent, mais l’ensemble reste cohérent et identifiable. Ce sont des univers qui se tiennent, qui dialoguent entre eux, et qui pourront éventuellement être transposés sur scène. L’idée n’est pas de répéter une formule, mais de bâtir quelque chose qui se transforme sans perdre son identité.
- Quels sont les prochains projets de Wounds Of Heaven (single, nouvel album, spectacle, etc) ? Les prochains mois pour Wounds Of Heaven seront occupés. Un premier single, Breakpoint::Override, est déjà sorti il y a quelques semaines et donne clairement le ton du prochain album. Un second single, Controlled Environment, sort le 30 janvier (il sera donc probablement déjà disponible au moment de la lecture de cette entrevue). Ces pièces montrent une direction très différente, plus rapide et plus agressive. Le deuxième album de Wounds Of Heaven est déjà très avancé. Sa sortie est envisagée vers la fin de l’été ou à l’automne prochain. Le titre n’est pas encore dévoilé, mais le travail de promotion commence tranquillement : mise en place des réseaux sociaux, structuration de l’identité visuelle et préparation du terrain pour la suite. Je peux aussi confirmer que je travaille actuellement avec des musiciens afin de développer le projet en vue de la scène. La réflexion est en cours sur le concept live, les costumes et la production. C’est un processus qui demande du temps, et je veux le faire correctement, de manière professionnelle. Rien n’est précipité : l’objectif est de laisser le projet grandir naturellement et de voir jusqu’où il peut aller.
Mathieu- Mot de la fin Je tiens à remercier sincèrement toutes les personnes qui suivent Wounds Of Heaven. Les vagues d’amour reçues, particulièrement sur YouTube, les nombreux messages privés et les retours unanimes me touchent énormément. Honnêtement, je ne m’attendais pas à ce que le projet résonne aussi loin, et j’en suis profondément fier. Un immense merci à Vicky et à Onde Choc pour l’espace offert, la visibilité et la possibilité de m’exprimer librement sur le processus créatif et sur ma démarche en tant qu’artiste. C’est précieux et grandement apprécié. La suite ne fait que commencer. N’hésitez pas à nous suivre sur YouTube, Facebook, Spotify, Apple Music et les plateformes habituelles. On se retrouve très bientôt… et éventuellement, sur une scène près de chez vous.
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-Journaliste/Chroniqueuse: Vicky Fillion




