Architects//Erra//Holy Water @ Place Bell, Laval – 15 août 2025

Voici les photos prises par Aryanne Marineau lors du spectacle de Architects présenté par Heavy MTL, Extensive Enterprise et Live Nation au Place Bell de Laval le 15 août 2025 et qui mettait également à l’affiche Erra et Holy Water.

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Architects

 

 

Erra

 

 

Holy Water

-Photographe: Aryanne Marineau

QCDM BBQ VI @ L’Entité, Trois-Rivières – 18-19 juillet 2025

La sixième édition du QCDM BBQ Fest avait toujours lieu cette année en plein cœur du centre-ville de Trois-Rivières. Pour l’occasion, le site de l’événement s’étendait sur deux salles conjointes dans la même bâtisse. Les parties s’alternaient entre deux bars disposés sur deux étages pour cet événement monstre, qui a réuni 23 groupes et une foule de supporteurs de musique extrême. Les prestations se sont déroulées sur deux jours, entre 15:30 et 00:00. La scène secondaire, celle du Steak Liquide, est située au fond d’un petit bar qui donne au niveau de la rue. Le cadre y était plus en mode showcase, ce pourquoi la place était facilement paquetée. La scène principale se trouve à l’étage, dans l’assez vaste salle de spectacle du bar l’Entité. Un barbecue installé sur la terrasse-balcon permet aux participants de l’événement de se restaurer avec d’excellents hot-dogs et (cheese)burger faits avec amour, ou de prendre un peu d’air au besoin.

 

Vendredi 18 juillet 2025

Acetone

(Saguenay, Québec) 15:30 – 16:00 @ Scène Steak Liquide

Death metal de la vieille école, surtout dans sa lourdeur et dans l’orientation mélodies dont l’inspiration est sans doute puisée dans un bon répertoire d’œuvres classiques du genre. Les deux guitares se complètent souvent dans un arrangement d’harmonisation. Celle du chanteur est bien présente pour soutenir les passages dédiés au soliste Vladimir Jobin. L’emphase placé sur la créativité dans les parties instrumentales fait en sorte que leur style de composition se rapproche du Thrash technique. Le groupe a présenté en primeur sa nouvelle pièce intitulée Molten Remains, qui paraîtra sur le prochain LP à venir.

 

 

Catastrophic Hemorrhage

(Brantford, Ontario) 16:00-16:30 @Scène L’Entité

Deathcore punitif qui entretient la manie des longues fessées. Le côté slam est omniprésent dans leurs chansons, tant qu’on en subit les relents même pendant les blast beats. Leur style est agréable en ce qu’il recourt à un degré de complexité sans artifices, juste assez suffisant pour les exigences du genre. Les cinq musiciens ont présenté des pièces fraîchement préparées pour leur plus récent EP paru un mois auparavant. L’une d’elles devait probablement se terminer en fade out puisque le chanteur nous informe que le riff « goes on for a long time ». Il a suivi en introduisant son morceau préféré du EP, Rotten Specimen, un peu plus rapide que les autres, et dans lequel il fait montre de ses plus remarquables prouesses gutturales.

 

 

Spitpool

(Québec, Québec) 16:30-17:00 @Scène Steak Liquide

Slam Death très assumé et qui ne ménage pas les claques. Le groupe est composé de six membres, dont deux vocalistes, tous rassemblés en cette occasion pour offrir leur toute première prestation publique, enfilant en version intégrale leurs quelques EP. Bien que criblé de quelques blast beats, les tempos sont très mid en général, et ponctués d’immenses coups assénés sur une caisse claire qui pète des gueules. L’ambiance était bonne, et on aurait même dit des fois que la musique se cassait tellement ils en donnaient. Le style est très épuré et comprend une touche d’originalité qui se remarque surtout dans la façon dont les riffs s’imbriquent. Pour livrer le breakdown introduit par un « tabarnak » bien placé sur la pièce Québectomy, John Mayer, vocaliste de NecroticGoreBeast, a été invité à prendre place au micro.

 

Human Compost

(Toronto, Ontario) 17:00-17:30 @Scène L’Entité

Deathgrind brutal et progressif dévoué au culte de l’horreur et du gore. Le groupe s’est présenté en format réduit en raison d’un problème de poignet souffert par le bassiste, absent pour cette raison. La qualité générale du son n’en a pas trop perdu puisque quand même bien remplie par les deux guitares. Cependant, l’effet de pesanteur en a certainement écopé lors des passages plus lents, mais ceux-ci sont rares. Les pièces prennent leur forme plutôt dans l’alternance d’une variété de pulsions oscillant entre les blasts et les skank beats. Le chanteur fait parvenir du fond de ses tripes les sons puissants par lesquels il domine l’ensemble, et quelques solos saturés d’effet de réverbération couvrent leurs interludes lugubres. Le numéro s’est terminé avec la pièce Decomposed (Degradation of a Virgin Corpse) qui figure sur le premier EP du groupe, paru en 2018.

 

Recorruptor

(Lansing, Michigan) 17:30-18:00 @Scène Steak Liquide

Death mélodique — L’événement a dû être interrompu à ce moment en raison de l’absence du groupe Recorruptor, qui apparemment se serait séparé en plein milieu de leur présente tournée. La musique du groupe, qui se décrit comme touchant des éléments de black métal mélodique et de deathcore, est toujours disponible sur les plateformes numériques.

 

 

Purgatoire

(Est du Québec) 18:00-18:30 @Scène L’Entité

Death métal old school à la sauce du Québec, Purgatoire s’est imposé sur la scène principale du festival avec une constance marquée par la lourdeur. Le vocaliste du quatuor s’est montré très impliqué à faire lever le party au sein de son public : « Eille réveillez-vous tabarnak ! ». Les rythmes variés sont contenus dans une approche traditionnelle du genre. On ne tarit pas les clins d’œil aux différents styles avoisinant comme le Thrash metal, le groove metal, et même le mince/grindcore par moments. Le groupe a principalement puisé dans le répertoire de son premier album Passé décomposé paru en 2016, mais nous a également offert le morceau intitulé Ordre funèbre, à paraître sur le prochain album en préparation. Cette pièce, très rapide, est la preuve que leur démarche artistique n’entend pas inciter au repos.

 

Root Cellar

(Halifax, Nouvelle-Écosse) 18:30-19:00 @Scène Steak Liquide

La formation Root Cellar a été appelée à remplacer le groupe Primal Horde qui a malheureusement dû annuler sa prestation à la dernière minute. Les membres de Root Cellar, tous présents sur le site pour profiter des spectacles du jour 1, avaient évidemment leur propre plage horaire, prévue pour le lendemain. Ils ont été le seul groupe à expérimenter les deux scènes. Cela a eu pour avantage de permettre à l’auditoire d’apprécier les différences de chacune d’elles. Je vais m’attarder plus à leur musique lors de la rubrique dédiée à leur performance sur la scène principale. Je tiens toutefois à mentionner ici qu’un bon effet de surprise a pu être conservé pour la deuxième journée, puisque lors de cette première prestation, la place de la batterie dans le mix était un peu exagérée par rapport à celle des autres instruments. Malgré ce déséquilibre, leur apparition sur la petite scène est restée un de mes coups de cœur de la fin de semaine.

 

 

Servile Conceptions

(Los Angeles, Californie) 19:00 – 19:30 @Scène L’Entité

Blackened death metal (death métal infusé de métal noir) constitué de trois membres dont le guitariste est responsable de la section vocale. Le groupe a commencé en puissance avec ses morceaux les plus rapides et techniques, entre lesquels le public les a vivement acclamés. Les blast beats en continue s’emboîtaient parfaitement avec les affaires compliquées de la guitare et de la basse. C’était véritablement impressionnant à voir et à entendre. Ensuite ils ont démontré un côté plus progressif et savant, avec de longues progressions d’accords dissonants et des solos un peu fromagés. Leur discographie, bien que limitée à un mini album paru en 2013 qui suivait leur démo, suffit amplement à monter un numéro satisfaisant.

 

 

Exotoxic

(Shawinigan, Québec) 19:30-20:00 @Scène Steak Liquide

Parmi les pionniers du grindcore québécois, Exotoxic joue un death metal garroché à la façon punk. Je les décrirais comme un groupe qui aime croire et veut convaincre que le chaos est une bonne chose. À cet effet, l’argument est sans faille. L’approbation est manifeste puisque tous hochent de la tête au gré des rythmes cathartiques.  Leur son tempéré, livré avec une certaine économie de fréquences qui rend l’ensemble très cohésif; c’est comme si le groupe était un seul et même instrument. La basse crue du chanteur ressortait agréablement du lot par moments, lorsque sa voix caverneuse ne récitait pas ses chants de révolte. Ils nous ont joué dans son intégralité leur premier démo Face the Facts, nouvellement renippé pour le format digital, qui se trouve désormais disponible en téléchargement libre sur la plateforme Bandcamp.

 

 

Nervous Impulse

(Montréal, Québec) 20:00-20:30 @Scène L’Entité

Grindcore moderne, fortement influencé par le Brutal death metal. Le groupe s’est présenté pour la première fois en quatuor, avec leur nouveau chanteur Spencer Blass qui faisait son tout premier show avec eux. Il a très bien géré, surtout en considérant la large palette de cris qui était auparavant couverte par deux personnes. Le vocal s’ajoute au même niveau que les autres instruments, dans un bloc perpétué d’agression sonique. Le guitariste alterne entre le son sourd et clair, en utilisant parfois les accords plus sophistiqués qu’on entend par exemple dans le disso-death, genre qui émerge tranquillement depuis son institution par les fameux Gorguts. Le groupe procède par coupures abruptes et emploie les accelerandos, dont l’un des plus intenses s’étirait sur presque 30 secondes. L’aisance du batteur est remarquable, lui qui devient gaucher pour effectuer ses gravity blasts, et détend momentanément la chaîne de sa caisse claire lorsqu’il doit signaler une transition par une frappe solo. Je l’ai même vu se pencher pour prendre une nouvelle baguette sans même que le rythme effréné n’en soit le moindrement affecté. Pour son originalité et son implacabilité, Nervous Impulse s’élève en tant qu’ incontournable du métal extrême.

 

Cenotaph

(Ankara, Turkey) 20:50-21:35 @Scène L’Entité

Brutal Tech death — Technical Brutal death — difficile de trancher. Le niveau d’habileté démontré par les musiciens est si élevé qu’il me paraît réducteur de les considérer principalement comme un groupe de Brutal death, mais ils sont si brutaux que le côté technique paraît plutôt accessoire, simplement inhérent aux compétences inouïs des musiciens. Cenotaph ne fait pas que reproduire la même esthétique de violence depuis plus de 30 ans, ils incarnent le principe même d’évolution. Ils semblent s’interdire la répétition. Une maîtrise inaliénable de la forme musicale leur permet de s’en servir comme objet de défoulement, cible de torture. Les attentes que nous susciterait un groupe de Brutal Death plus traditionnel sont forcés dans des contorsions peu confortables, et les harmoniques pincées en sont comme les plaintes éparses, les gicleurs. Autant était-il souvent impossible de saisir un instant entre deux coups de caisse claire que parfois il semblait ne pas y en avoir pendant plusieurs mesures. Ce fut le cas par exemple lorsqu’ils nous ont joué une pièce de l’album Putrescent Infectious Rabidity (2010). L’agitation de la foule m’a emporté, et si bien que j’y ai malencontreusement perdu mon carton d’accès pour le festival. Heureusement, à la fin du numéro, le chanteur Batu m’a sauvé la vie et m’a aidé à la retrouver. 

 

 

Morpheus Descends

(Middletown, New York) 21:55-22:40 @Scène L’Entité

Death doom métal à thématique d’horreur psychologique. Bien que le groupe existe depuis 1990, sa discographie est plutôt frugale : un seul album paru en 1992 et moins d’une demi-douzaine d’enregistrements mineurs. Pourtant, c’était l’un des numéros les plus complets, et l’un des répertoires les plus variés de la fin de semaine. Le groupe sait comment bien exploiter le spectre du Death métal, et il se permet d’étirer quelques fois ses notes les plus exquises, d’où le côté plus Doom à l’occasion. Au fond, ils ressemblent beaucoup à un groupe comme Incantation, mais avec beaucoup de références à d’autres styles comme le Thrash métal et parfois le Brutal Death dans le style iconique de Butchered At Birth. La limite au côté extrême du groupe se rencontre aux bouts qui ralentissent : plutôt que de faire du Slam, ils s’en vont carrément dans le Doom. Le bassiste était très occupé de son manche, qu’il tenait presque debout vis-à-vis de sa tête, et semblait captivé par les contes horrifiques que déballait le chanteur.

 

 

Malignancy

(Yonkers, New York) 23:00-00:00 @Scène L’Entité

Death metal (ultra-)technique avec un côté grindcore qui ressort par son attitude punk et hardcore. Le groupe ne sombre pas dans la brutalité, mais plutôt dans une folie disjonctée qu’il transmet à travers des pièces décousues dont le rythme est si souvent interrompu que personne n’arrive jamais vraiment à bien suivre ce qui se passe (à moins d’avoir écouté les albums à plusieurs reprises!). Heureusement que les musiciens sont arrivés plus que préparés, car le tout aurait facilement pu faire fiasco. Ceux-ci en ont visiblement profité pour s’éclater de plaisir, comme le suggérait le non-verbal du guitariste Ron Kachnic (Pyrexia, ex-Mortician), qui sautillait sans cesse, tournait sur lui-même et se promenait partout sur la scène. Le niveau d’attention porté aux détails dont fait preuve cette troupe de virtuoses défie les lois de l’intelligence humaine, et informe au passage de la limite que les sens peuvent nous imposer à la conscience. La deuxième pièce jouée, Neglected Rejection, qui se retrouve sur l’excellent album Inhuman Grotesqueries (2007), est un parfait exemple de ce qui nous a défilé dans les oreilles pendant une heure. Les brèves petites pauses entre les morceaux étaient toujours accompagnées par le visage souriant du chanteur Danny Nelson. Celui-ci alignait l’une après l’autre les blagues hilarantes. Par exemple, pour nous inciter à acheter un album, il annonce qu’il s’agissait du dernier spectacle « ever » du groupe. Ensuite, à la fin d’une pièce, il déclare que puisque nous semblions avoir aimé celle-ci, il allait nous la rejouer immédiatement. Les musiciens ont alors fait mine de la recommencer pendant une seconde. Puis, une autre fois, il nous informe que : « If this sounds discontinuous, this is purely on purpose ! ». Le bassiste ne pouvait pas lâcher son manche des yeux, et le très jeune prodige de la batterie Nikhil Talwalkar (Anal Stabwound) qui accompagnait le groupe pour cette tournée, se tenait la bouche fermée en mordant ses lèvres de l’intérieur. Après tout ce qui s’est passé pendant cette incroyable journée, rien de mieux qu’un groupe qui met la barre aussi haute de Malignancy pour mettre un terme aux activités, et tout le monde se dit : « À demain ! ».

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Samedi 19 juillet 2025

 

Sentiment Dissolve

(London, Ontario) 16:00-16:30 @ Scène L’Entité

Tech Death Progressif avec un petit côté metalcore mélodique bien plaisant.  Le groupe est de formation récente, ayant seulement 6 chansons sur leur bandcamp. Elles sont cependant de bonne durée compte tenu du côté progressif très prononcé de leur musique. Le groupe a profité de sa tribune pour tester quelques nouvelles compositions dont Sementelligence, qui fut de loin ma préférée de leur numéro. Le groupe a beaucoup de potentiel, chacun des musiciens prend sa place d’une façon qui lui est propre et qui favorise l’exhibition de ses talents. Leur attitude légère et parfois comique servait parfaitement à la situation, qui devait nous amener tranquillement à un état d’éveil auditif, et nous préparer à une autre grosse journée de ce qui se fait de plus fort comme métal. Du reste, n’allez pas croire que Sentiment Dissolve est une band soft, car leur niveau de tapage et de criage n’avait rien à envier aux autres groupes. Le prochain album promet d’être épique.

 

 

 

Oath of Anguish

(Montréal, Québec) 16:30-17:00 @ Scène Steak Liquide

Brutal death metal très old school, avec le côté hardcore qui a mené au Slam. Le groupe opère une cadence constante et modérée qui rappelle celle d’un tuyau d’échappement de moto, du genre de celles avec les poignées du guidon élevées très haut par-dessus le casque du chauffeur. Le chanteur a une façon particulière d’étirer sa mâchoire pour donner à sa voix une expression monstrueuse, comme celle que je m’imagine qu’aurait le boulanger démoniaque qui figure sur l’affiche officielle du QCDM BBQ VI. Le guitariste employait un son de wah-wah pendant ses solos, ce qui ajoutait un côté hard rock qui faisait bien avec le style posé du groupe. Le groupe a annoncé qu’un nouvel album était à venir, et a présenté une pièce qui figurera sur celui-ci. Rien pour décevoir les fans, car le groupe est en pleine connaissance de ce qui le caractérise, et semble travailler à perfectionner son style en expérimentant avec prudence.

 

 

Angel Morgue

(Manchester, New Hampshire) 17:00-17:30 @ Scène L’Entité

Death Metal blasphématoire, incorporant la fougue anti-religieuse de la première vague Black Metal et l’oppression méditative du Funeral Doom. Le groupe commence dans la une salle où les spectateurs commençaient à remonter peu à peu du premier étage. Récemment reformé après une séparation de quelques années, le groupe a présenté son matériel en trio, tandis que deux membres (un chanteur et un guitariste) n’étaient pas en mesure de faire le chemin jusqu’au Canada. C’est sans le moindre inconvénient que le seul guitariste présent, Leonard Trombly, s’est chargé de remplir le rôle de chacun. En plus de jouer des morceaux parus sur leur démo (2017) et sur leur sublime opus In the Morgue of Angels (2020), ce trio de fortune a également propulsé quelques pièces qui feront partie du prochain album en préparation. La musique du groupe installe l’ambiance solennelle d’un deuil qui, porté à culmination par une satisfaction malsaine, inspire une espèce de sentiment d’expansion spirituelle assez indéniable. Le groupe expérimentait une nouvelle formule dans la structure de son numéro, lequel était construit de façon à ce que soit placé en position centrale, comme sur un podium, le solo de guitare de la pièce The Sigil and The Key. Le résultat en fut des plus saisissant, et le solo joué avec le recueillement cathartique d’une profonde tristesse.

 

 

Badass Commander

(Québec, Québec) 17:30-18:00 @ Scène Steak Liquide

Death métal old school à thématique militaire, inspiré de près dans son esthétique et sa musique par le pilier du métal extrême britannique Bolt Thrower. Le groupe présentait un nouveau set constitué exclusivement de chansons qui se retrouveront sur l’album Intense Combat Experiment, à paraître au courant de l’automne. On peut déjà entendre un extrait via le single Shards of Metal, un court morceau qui laisse comme un arrière-goût de débris d’artillerie en bouche. Il s’agira d’un deuxième opus pour le groupe, dont le seul matériel actuellement disponible est compacté sur le solide mini-album Bad Intentions. À noter que le groupe a changé de stratégie depuis sa formation, en confiant désormais les principales missions vocales à Steve Jonk (ex-Mesrine, The Mighty Megalodon). Ils recrutent ainsi dans leurs rangs un collaborateur de longue date, ce qui contribue certainement à accentuer la chimie nucléaire déjà existante entre les membres de ce projet de métal martial.  

 

 

Root Cellar

(Halifax, Nouvelle-Écosse) 18:00-18:30 @ Scène L’Entité

Goregrind technique, le groupe incarne le décorum horrifiant d’un antre de collectionneur homicidaire. Chaque musicien revêt un masque brunâtre et une chemise carottée en lambeaux. Quelques têtes de poupées sont piquées parmi eux sur des pieux, comme les membres fantômes d’un orchestre macabre. Les boutons de la pédale multi-effets d’un des guitaristes sont remplacés par des poignées d’armoires, ce qui donne l’impression qu’on se trouve dans l’intimité broche à foin d’une famille de timbrée qui fait n’importe quoi de ce qu’il a. La musique, quant à elle, frôle le niveau d’achèvement d’une scène qui passe au montage. Le batteur possède une manière authentique de démolir le rythme en se servant de ses toms et en brisant le rythme avec une approche polymétrique. Le groupe a performé une reprise d’un groupe « que vous connaissez fortement bien », un classique de Deicide, en plus de plusieurs morceaux tirés de leurs deux EPs actuellement disponibles. Quelques-unes de celles-ci sont introduites par des extraits de films, qu’il n’en tient qu’à vous reconnaître, ou de retrouver en parcourant les slashers les plus obscurs. 

 

 

Mortal Rites

(Gatineau, Québec) 18:30-19:00 @ Scène Steak Liquide

Death thrash aux accents progressifs. Le groupe est composé de quatre membres, dont deux guitares. Le chanteur tient entre ses mains une guitare B.C. Rich; comme tous ses camarades. La sienne est moulée sur le modèle de Chuck Schuldiner : comme son style de vocal, brumeux et soutenu. Celui-ci décide que le meilleur moment pour clancher ses solos, c’est sur les blast beats. Les riffs passent parfois par un côté plus Doom, traînant dans une démarche visqueuse, puis déclenche un effondrement de fréquences. Les références aux bons vieux bands old school pleuvent pendant les interludes, et on apprend que le nom du groupe est une radicalisation du titre du demo de Morbid Angel. L’emphase de la prestation est mise sur le dernier EP du groupe, Death in Heaven, Life in Hell, paru en décembre 2024. Si bien qu’on nous conseille de « n’allez pas écouter notre démo ». Pour leur premier show à Trois-Rivières, les gars ont réussi à créer un lien avec le public. Actifs depuis peu, on s’attend à les revoir. 

 

 

Decerebration

(Québec, Québec) 19:00-19:30 @ Scène L’Entité

Brutal Death métal old school qui fait autorité dans la scène locale. Le groupe possède un côté mélodique marqué par une sincérité troublante, et la force que dégage sa retenue crée un effet d’attraction invitant. Le rythme est parfois syncopé, et les guitares jouent les mélodies en harmonie. Les cinq musiciens perpétuent une entreprise fondée depuis plus de 30 ans, avec quatre albums et deux démos. Les riffs sont délicieusement menaçants, et nous rappellent qu’on est tous dans le même bateau. Le groupe entretient un côté très rassembleur, et le chanteur, malgré son aspect intimidant lorsqu’il performe, s’investit avec le public entre les chansons. Le groupe a présenté des pièces de son dernier album, Follow the Scars, paru en 2021.

 

 

Cystic Embalmment

(Montréal, Québec) 19:30-20:00 @ Scène Steak Liquide

Goregrind à la lettre livré dans une enveloppe punk racornie. En mode trio pour l’occasion, Cystic Embalmment fût le dernier groupe à occuper la petite scène du bar en bas. Quelque chose comme un « boost » dans les fréquences moyennes de la guitare permettait de l’entendre mieux qu’il n’avait encore été le cas en ce lieu. Cela a été très bénéfique au côté rock ‘n’ roll dans le tapis du groupe, qui ressortait ainsi bien plus facilement du jeu précis du guitariste. Le rythme accrocheur était souvent poussé à des vitesses excessives, lorsqu’il n’était pas disséqué en bris répétés. Le bassiste utilisait deux micros dont l’un passait dans un effet de transposition vers les sons plus graves, ce qui donnait l’impression d’entendre un démon hanter le cauchemar d’un patient de l’hôpital psychiatrique. Quelques notes brèves apportaient souvent des sonorités Death métal à leurs riffs rebelles et fuyants. Le batteur joue impeccablement une grande panoplie de blast beats et ses punchs étaient droit comme l’édifice du grindcore traditionnel. La foule nombreuse, massée dans l’espace étroit qui entourait les musiciens, applaudissait chaleureusement à toutes les occasions que la moindre pause leur offrait.

 

 

Zero State

(Blainville, Québec) 20:00-20:30 @ Scène L’Entité

Death metal qui tire d’importantes influences du thrash metal, surtout dans ses parties instrumentales dont l’écriture attribue une place centrale aux solos de guitare. Le groupe est composé de cinq musiciens, nombre qui a augmenté récemment depuis l’addition d’un deuxième guitariste. Celui-ci comble un rôle hyper-important qui l’apporte à soutenir la lourdeur écrasante qui croule sous la pluie des notes aiguës du soliste. Il ajoute une couche de fracas, et soulève les poussières du chaos qui peuple le néant. Le groupe aborde des thèmes liés aux comportements des psychopathes dans un monologue introspectif. Certains couplets ont l’urgence d’une panique apocalyptique. Le tout dernier mouvement de la pièce Lethal Gateway constitua un moment spécial, glorieux et unanime.

 

 

Obsolete Mankind

(Montréal, Québec) 20:50-21:35 @ Scène L’Entité

Death métal brutal et impitoyable. La puissance dévastatrice de ce groupe se déploie comme l’éboulement de tout un continent. Obsolete Mankind fait dans le gros bûchage. Son côté plus groovy, qui contribue une touche de Slam, est très bien représenté par la pièce Manufactured Enthusiasm, qu’ils ont joué avec une rage hors scrupule. Pour leur première apparition en cinq ans, le groupe est arrivé plus que préparé. Le public bougeait activement, et rendait l’énergie électrisante qui circulait dans la salle. Ils ont joué une nouvelle chanson qui laisse présager la sortie d’un futur album. La pièce en question est initiée par un blast beat interminable qui se boucle sur une petite surprise. On a fait l’éloge de la bière nommée selon le premier album du groupe, Dystopian Heuristics, laquelle est brassée par la Brasserie Nouvelle-France. Celle-ci s’était donné le mandat de servir des rafraîchissements spécialement brassés pour le festival. 

 

 

Pyrexia

(New York, New York) 21:55-22:40 @ Scène L’Entité

Brutal Death metal fondé dans la scène hardcore new-yorkaise. Le groupe faisait rebondir tout le monde sur le plancher. Les musiciens étaient en perpétuelle interaction avec les spectateurs, comme pour les inviter à montrer leur plus solide charpente. L’ambiance inclusive a décuplé lorsque le groupe a invité tout le monde à grimper sur la scène, qui s’est alors presque remplie. Actif depuis plus d’une trentaine d’années, le groupe possède un répertoire très étendu. Une pièce du numéro était tirée de leur tout premier album Sermon of Mockery, ainsi que d’autres de leur classique System of the Animal, récemment ré-enregistré intégralement par ses nouveaux membres pour en constituer une version réactualisée. Le résultat est très réussi. Ils ont également joué la pièce Wrath, lancée avec un vidéoclip dans lequel le groupe est représenté par des dessins animés. Ce simple est un échantillon promotionnel annonçant la sortie d’un nouvel album, Unholy, prévue pour le mois prochain. Le groupe vient tout juste d’être annoncé comme faisant partie de la prochaine tournée de Krisiun, qui sera de passage à Québec et à Montréal fin novembre. Soyez-y !!

 

 

Incantation

(Johnstown, Pennsylvania) 23:00-00:00 @Scène L’Entité

Death doom métal qui devrait pouvoir se passer de présentations. Le groupe mené par le chanteur et guitariste John McEntee était de passage à Trois-Rivières dans le cadre d’une tournée spécialement consacrée à leur tout premier long-jeu Onward to Golgotha (1992). McEntee a profité de l’occasion pour souligner le décès d’un des collaborateurs à la conception de cet album, le bassiste Ronny Deo (1974-2022). Les deux tiers de leur performance étaient donc entièrement constitués de pièces tirées de cet album. Dès la première note, on reconnaissait la signature sonore du groupe. Les subs étaient pleinement exploités, et on en ressentait la vibration dans la poitrine. Le groupe entonnait sa symphonie de fausses notes comme une oraison funèbre prédicatrice. Le style d’Incantation est un mélange unique de rock baveux et de solennité malveillante. McEntee a profité du fait que l’attention du public convergeait vers la scène pour donner lieu à quelques excentricités, comme celle d’exiger que tout le monde lève la main pour lui montrer des cornes. Un des participants du festival, qui portait une prothèse de tête à forme conique, est monté sur la scène pour donner une bière au chanteur. Comme rien, il a laissé une prothèse identique à la sienne au pied de McEntee, qui s’en est vite aperçu : « This might be the stupidest thing in the world, but sometimes you gotta do what you gotta do ! ». Après avoir posé quelques secondes avec le truc sur la tête, John s’est ressaisi : « I’m not playing with that thing ! ». Leur numéro a beau avoir été le plus long de la fin de semaine, on en demandait encore plus. Les célébrations se sont terminées avec un sourire sur tous les visages.

 

La sixième édition du QCDM BBQ fut plus qu’un succès; elle réaffirme que ce rendez-vous est un incontournable pour les amateurs de musique extrême. Certains membres de l’audience étaient partis de l’Ontario, d’autres du New Hampshire pour assister à ce festival unique. On y découvre des groupes d’ici, les nouveaux comme les vieux de la veille, des groupes venus de l’étranger, et certains bijoux sortis des confins obscurs de la scène underground. Un gros merci à toute l’équipe d’organisation, aux bands, et à tout le monde qui est venu en profiter, les encourager et les supporter groupes.

-Journaliste: Luc Belmont
Photographe: Pierre-Luc Forest

MetalAgora 2025 @ Amqui – 16 août 2025

METALAGORA 2025

Une 3e édition pour le MetalAgora d’Amqui et une 2e présence pour ma part à ce festival d’une durée de 10 heure sur une seule journée! Le beau temps étant encore au rendez-vous cette année, nous avons passé une superbe journée à nous en mettre plein les oreilles. 

Une playlist Spotify a été crée pour cette édition si vous voulez découvrir ou revivre le festival pour ceux qui y étaient présents. Il y a aussi eu sur place un voxpop et des appareils photos jetables qui ont été distribué à des festivaliers et à des bands pour obtenir davantage de souvenirs de cette édition. Un festival accessible à tous, jeunes et moins jeune étaient au rendez-vous. 

 

ASHES OF THE PRIEST TRIBUTE

Ce band hommage à Lamb of God de Québec a débuté la journée sous une chaleur de plomb! Plusieurs étaient déjà au présents sur le site pour vivre cet instant. 

 

 

JACK-O-LANTERN 

Originaire du Saguenay, cet hommage à Helloween est basée principalement sur l’époque des albums Walls of Jericho et Keepers part 1&2, le répertoire s’oriente ensuite vers Gamma Ray. Dans leur thématique, ils ont lancé deux gros ballons oranges dans la foule. 

 

 

DECADE OF AGGRESSION – SLAYER TRIBUTE

Originaire de Québec, cet hommage à Slayer reproduis le show Decade of Aggression de 1991. Leur prestation a fait le bonheur de plusieurs personnes présentes. 

 

 

NORDHEIM 

Ce band canadien de power death folk metal mélodique est originaire de partout au Québec. Ils ont performé habillé en kilt écossais, idéal en cette journée particulièrement très chaude. 

 

 

VOIDCHASER 

Originaire de Montréal et de Stockholm, ce band de métal progressif entame sa tournée Super Sonic Tour au Québec en août et en Europe pour le mois d’octobre. Chad, le chanteur et guitariste, m’a mentionné que c’était la première fois qu’il jouait sur une scène extérieur, en après-midi et il a adoré!

 

LES BATTLES 

Commandité par Métronomie Rimouski :

Guitare battle
Subshred – Decade of Aggression-Slayer Tribute
Hwoarang – Crystal Castle
Smoke machine – Vortex Band

Drum battle
Raiden – Ashes of the Priest Tribute band to Lamb of God
Basilik – Voidchaser
Raphy Doopez – Crystal Castle

Les trophés sont l’oeuvre de Brikologik, un atelier de bricolage, de préparation de bois et de fabrication. Comme l’année dernière une guitare offerte par Métronomie Rimouski a été tiré parmi les spectateurs détenteur de billets de tirage. Brikologik a aussi gravé le line-up du festival sur la courroie de celle-ci pour en faire un souvenir inoubliable.

 

 

CRYSTAL CASTLE

Originaire de Rimouski, ce band de heavy power metal vient tout juste de sortir un nouveau single : Ora – The Silent Voice of Insanity Pt.3 Le dernier chapitre de leur trilogie. La partie 2 sortira bientôt. 

 

 

VORTEX

Ce band de death métal symphonique, des vétérans de la région, a sorti dernièrement un nouvel EP de cinq titres. À surveiller, leur tournée prévue en Europe avec Xaon qui est reporté à l’automne 2026.

 

 

LANCASTER

Ce band de métal originaire de Québec était au festival Underground de Waterloo en juillet dernier. Pendant leur prestation, le bassiste, Dave Meister, est descendu jouer dans la foule au plaisir des spectateurs.

 

 

FEELS LIKE HOME

Ce band metalcore de Québec a partagé dernièrement la scène avec Papa Roach à l’Agora – Port de Québec. En juillet dernier, ils ont sorti un nouveau single ‘FIONA’. Le chanteur d’Ashes of the priest tribute est monté sur scène l’instant d’une chanson. Une tournée 10e anniversaire de leur premier album ‘Integrity’ aura lieu cet automne au Québec. 

 

BARF

C’est à Amqui que commence leur tournée Viscérale, 40 ans de Barf! Quinze dates de shows à travers le Québec pour finir l’année 2025. Ce groupe de vétérans et pilier de la scène québécoise a clôturé le festival avec une énergie de feu!

 

L’organisation tien à remercier ces partenaires pour l’édition 2025. Aux nouveaux qui se joignent à eux,  ainsi qu’à ceux qui renouvellent et qui les appuient pour une seconde année. Sans eux, ça ne pourrait pas avoir lieu : 

Ville d’Amqui
Groupe RPF Michaud André Roy Électrique inc.
Caisse Desjardins Vallée de la Matapédia
Métronomie Rimouski
Équipements Sanitaires G.G
Mallette Société de comptables professionnels agréés
Signature Plâtre & Peinture
Brikologik
Équipement Belzile
Remorquage Provincial Jacques D’Anjou Inc
MRC de La Matapédia
Méga-Scène
Pascal Bérubé
Molson Québec
Chapiteaux Signature
Décartecq Inc
Maxime Amyot – Photographe
Celsius Climatisation-Chauffage
Ondes Chocs – Webzine Metal
MetalUniverse.net

 

À l’année prochaine!

King Parrot//Squid Pisser//Bonginator @ L’Anti Bar & Spectacles – 12 août 2025

Voici le compte rendu de notre journaliste Luc Belmont lors du spectacle de King Parrot présenté par District 7 Production au L’Anti Bar et Spectacles de Québec le 12 août 2025 et qui mettait également à l’affiche Squid Pisser et Bonginator.

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Retour sur le spectacle

Un autobus, une roulotte et une remorque U-haul étaient stationnés devant l’Anti Bar et Spectacle en ce mardi soir extrêmement chaud et humide. L’air climatisé de la salle était invitant, et incitait à demeurer à l’intérieur pendant les moments où les musiciens s’installaient. Il était alors possible d’admirer les oeuvres disposées sur les marchandises offertes par les groupes.

 

Bonginator

Bonginator, contrairement à ce que son nom suggère, n’est pas un band de stoner. Pas pantoute. Le quatuor joue du métal de la mort, avec une touche un peu mélodique qui rappelle Carcass. Les solos de guitares sont mélodieux, et surtout quand les deux guitaristes s’y mettent en même temps. Il y a le grand chanteur qui fait taire sa guitare pour annoncer la suite: une chanson sur les Ninja Turtles, Blood Diner, qui commence avec des échantillons de séquences tirées de la série de dessins animés. Le bassiste jouait sur un instrument avec une étiquette au bout du manche, comme s’il l’avait loué dans un pawn shop. À moins qu’elle était à vendre pour payer le gaz pour retourner à Boston. De son côté, le soliste principal arbore fièrement une petite chemise Hello Kitty en mettant sa guitare en joue comme un fusil d’assaut. Il semblait viser la tête du monde. Sa chemise affichait tellement de minous dessus que j’entendais des miaulements sortir de son amplificateur. Le groupe joue sur des instruments accordés très bas, et son rythme souvent lent suggère qu’ils sont friands de lourdeur. J’appuie cette thèse en citant le titre 420-pound Poop, qui figure sur leur dernier album intitulé The Intergalactic Gorebong of Deathpot paru en 2024. Cette toune-là est moins mélodique que les autres, on y perçoit une grande influence du Slam Death, sans trop changer le style généralement plus accessible qui caractérise le groupe. On a vu quelques fous courir en rond pendant celle-ci. À un moment, pour aucune raison apparente, une bière s’est écoulée au pied du chanteur. Pour remédier à la situation, un fan du groupe est allé chercher un immense rouleau de papier brun. Il a torché ça. Le groupe a fini avec la pièce Chopped to Pieces pour laquelle ils ont lancé un vidéoclip en 2023. Ce chef-d’œuvre audiovisuel permet de bien apprécier l’identité troublante et comique de ce projet de musique brutale.

 

 

Squid Pisser

Les musiciens sont entrés par la porte principale avec leurs costumes de scènes (voir photos). Au passage, le chanteur Tommy Meehan, dans son bomber en fourrure noire, a dévisagé de très près quelques spectateurs inquiets. Rien n’annonçait que le groupe allait vraiment jouer déguisés; on les avait vu installer leur matériel sur les planches en tenue conventionnelle (jeans déchirés courts et t-shirts aux manches coupés). Je fais l’économie d’une description de leur musique: ils sont à peu près les seuls actuellement à jouer de ce style de prog-violence unique inventé par The Locust (ThreeOneG Records). Il y a assez de choses à dire sur le comportement du chanteur Tommy Meehan pour remplir le paragraphe. D’abord, il faut dire que, lors de cette tournée, pour la première fois depuis sa formation, le groupe performe à quatre membres. Cela permet donc au vocaliste, qui assurait auparavant la guitare et le clavier en plus du chant, de libérer la bête de scène en lui. Le numéro est initié sans mot d’introduction, et le bruit commence. Après avoir vidé sur la foule toutes les bouteilles d’eau qu’il a pu trouver sur la scène, Meehan s’est mis à fouetter avec son fil de micro les gens qui se trouvaient assez proche de lui. Après avoir ainsi rapidement évacué un peu d’espace, il est débarqué de la scène et a fait le tour de la salle pour rassembler toutes les poubelles au centre de la foule, à l’endroit où se trouve normalement le mosh pit. La première, il l’avait montée avec lui sur la scène avant de me la lancer par la tête. Lorsque trois poubelles furent réunies, les gens allaient s’y asseoir à tour de rôle (du bord du trou). Meehan ne s’est pas arrêté là: il a continué de faire des aller-retours jusqu’au fond de la salle en confessant des secrets aux oreilles des spectateurs. Il est allé faire une chanson debout sur le bar de l’Anti en agitant son fil de micro comme une corde à danser, ce qui a complètement changé ma perspective sur l’endroit. Ensuite il est monté sur la scène avec une poubelle renversée sur la tête, qui lui cachait tout le haut du corps. Bien sûr, il avait son micro avec lui, et a performé la moitié de la pièce dans le contenant. Un ami vient tout juste de m’envoyer la vidéo qu’il a prise à ce moment, qui constitue un de mes plus beaux souvenirs à vie. Maintenant que j’y pense, je ne comprends pas comment il faisait pour rester synchronisé avec son groupe alors que la poubelle lui bouchait complètement le son. Après une minute, il s’est mis à tournoyer du tronc pour faire revoler la poubelle à sa place parmi l’audience. Il est redescendu de la scène pour plonger dans une autre poubelle, et cette fois il a fait un bout de chanson dans le sac. Lorsqu’il en est sorti, tous les déchets ont été répandus sur le plancher. La place est demeurée ainsi souillée pendant quelques minutes, puisque faut-il rappeler que tous étions avant tout plus qu’attentifs au délivré musical tordu qu’au reste. Ce n’est que lorsque Meehan lui-même, tout en chantant bien sûr, s’est mis à rentrer les vidanges dans leur corbeille que tous se serrèrent les coudes et se prêtèrent collectivement à la tâche. Leur numéro s’est conclu bien trop vite, et je cite mon voisin de pit : « Je sais qu’ils sont trop cool pour ça, mais j’en voudrais encore » ! Il y a parfois des moments comme ça qu’on ne sait pas comment on pourrait apprécier plus.

 

 

King Parrot

La troupe australienne est monté sur le stade pendant que jouait un fond de country très redneck. Le bassiste a enlevé son chandail pour se mettre à l’aise, un des guitaristes a enlevé ses souliers et ses pantalons. Le groupe a commencé en force avec du matériel très tapageur. Le groupe semblait entretenir un lien particulier avec certains des spectateurs. Précisément celui qui criait « Fuck You ! » pendant les moments de pause. Une espèce aigre-douce d’échange dialectique s’est installée ainsi. Parfois, l’homme nu ventre lançait quelque phrase incompréhensible dans le micro, ce qui semblait porteur d’une intention humoristique, dont témoignait seule la réaction des autres membres de King Parrot. Une minute a été consacrée à la prononciation du mot « tabarnak », qui sonnait différent avec l’accent australien que sans. Il y avait beaucoup de criage pour le monde. Le chanteur nous a fait promettre que s’il revenait à Québec chacun allait apporter deux amis, mais il a cru comprendre par les réponses du public qu’aucun des membres de l’audience n’avait tant d’amis que ça. Au bout de quinze minutes, la sélection musicale s’est orientée sur les nouveaux morceaux de l’album A Young Person’s Guide To paru il y a à peine trois mois. J’ai très vite reconnu leur énergie, qui se démarque à mon avis de ce qu’ils ont sorti auparavant. Une des plus grandes réussites de cet opus réside dans sa production impeccable, qui capture bien l’intensité furieuse de leur musique. Dès les premières notes de Get What Ya Given, le fan numéro un de la place a retiré sa paire de jeans et lancé ses gougounes dans les airs. Il a vite été invité à monter sur la scène pour l’orchestration d’un saut de foule. Cette gestion était nécessaire pour rapprocher l’audience peu dense. Cependant, coup de théâtre, quand la toune a commencé, au lieu de s’élancer dans les bras de ses compatriotes, dans un éclair, notre héros s’est enroulé le fil du micro autour du cou. Il a fait au moins une demi-douzaine de tours quand même bien serrés. Je voyais pas assez de lousse pour son menton. Le chanteur a alors appris la signification du mot qu’il avait massacré avec son accent de matey. Il tirait un peu sur le fil et notre icône avait l’air de commencer à étouffer. C’était vraiment difficile de juger de la situation pendant un long instant, jusqu’à ce que d’un bon coup le vocaliste réussisse à faire passer le menton de son protégé. Plus tard, le groupe a continué peut-être un peu trop, terminant la soirée sur Fuck You And The Horse You Rode In On, et on s’est fait montrer son cul par le chanteur.

 

Un beau petit mardi tranquille à l’Anti, qui a encore une fois prouvé la qualité de ses soirées. Le son était impeccable et l’air climatisé était appréciable. Dans la catégorie des groupes anglophones bizarres qui viennent jouer à Québec sans trop savoir à quoi s’attendre, ne ratez pas Kaonashi à la Source de la Martinière le mois prochain.

-Luc Belmont

Pit Striker//RJ & The Sect//Fragmatik @ Studio Sonum, Québec – 2 août 2025

PIT STRIKER, RJ & THE SECT et FRAGMATIK 

Possibilité d’orage violent, voilà la dernière phrase entendue à la télévision avant que je la ferme. Donc, en me dirigeant vers notre capitale nationale, je me demande si je ne serai pas le seul à braver ces vagues de pluies qui tombent du ciel. Parfois je ne vois rien… mais ‘’rien ne se met entre moi et ma chronique’’; me dis-je avec une voix de Nazgûl. Ainsi, j’arrive. Grâce à mon habileté légendaire pour garer ma voiture, je me gare dans l’espace le plus proche possible. Ce soir, j’ai de la chance ! Toutes les formations sont arrivées, le ‘’soundcheck » fait. Je ne peux faire autrement que de dire bonjour au personnel accueillant et de m’installer pour le spectacle, et ainsi commencer ma première chronique d’août. 

 

Fragmatik 

Justin X: guitare/voix
Mavrick Pomerleau: batterie
Dylan Ramirez: basse
Gabryel Boucher: guitare (lead) 

On peut en dire tant de ce jeune groupe qui nous réanime ce son thrash metal des années 80; énergique, percutant et dédié à grandir rapidement sur nos différentes scènes. C’est le premier spectacle que j’ai la chance de revoir après la parution de leur Ep Leading Anarchy. Ils reprennent avec succès certains titres emblématiques de groupe comme, ma préférée: Peace Sells de Megadeth. Mais ce sont leurs propres créations qui m’intéressent le plus à entendre. La chimie entre les membres est palpable, surtout quand Justin X et Gabryel se lancent dans leurs solos respectifs. J’avais deux questions que j’avais l’intention de poser au leader de la formation et voici ce que ça à donné. 

Ondes Chocs: Toujours étonnant de vous voir, vous, ce groupe de musiciens si jeune qui détonne à un style de thrash qui remonte aux années 80. D’où vient cette envie de refaire revivre ce son avec passion? 

Justin X: ‘’Écoutes depuis le début, le thrash metal nous a non seulement défini en tant que band mais aussi en tant que personne. Pour nous c’est plus qu’un style de musique c’est aussi un mode de vie et avec le métal qui a évolué avec plusieurs d’autres styles, y’a une demande pour le style et la vibe qui tourne autour du thrash ou du old school. Bref on a appris de ce genre-là et on met corps et âme pour faire briller ce style-là dans la scène locale et internationale.’’ 

Ondes Chocs: Déjà on vous a vu dans plusieurs salles et surtout dans quelques festivals importants. Quel a été votre plus beau moment jusqu’à présent?

Justin X: ’’Parmis tout les expériences qu’on a vécues jusqu’à maintenant dans la scène locale, notre meilleure expérience est de loin quand on a joué au festival d’été de Saint-Georges non seulement parce que c’est la plus grosse expérience de show qu’on a vécu jusqu’à maintenant, mais aussi parce que ça nous a permis de mettre le pied à terre comme porte-parole de la relève thrash sur la scène metal québécoise. Anytime, anywhere, à présent, on est prêt à take over tout ce qui passe et on est plus que déterminè de ramener le thrash au top et make metal great again.’’ 

Quand Justin X nous parle du Festival d’été de Saint-Georges, on parle aussi du même coup de leur ouverture pour Papa Roach, ce qui est quand même un exploit en soi pour une si jeune formation de l’underground québécoise. En revenant à leur 3e prestation au Studio Sonum, pour ma part, le solo sur la coche sur Eruption de Gabryel Boucher, juste wow!!! Lyrical Murder, la préférée de votre chroniqueur, détonne comme jamais, et on ne souhaite voir apparaître rapidement de plus en plus de titres de leur cru… mais soyons patients, car, pour moi et ce qui concerne Fragmatik, ce n’est que le début, une première marche. Prenons le temps de savourer ensemble leur ascension et la réalisation de leurs rêves. 

 

 

RJ & THE SECT 

RJ Foley: voix
Zack Gilbert: guitare
Lucas Maltais: basse, (voix (back vocal)
Marc-Antoine Lazure: batterie 

Est-ce qu’on parle d’une formation heavy metal? Punk? Hardcore? Stoner? On pourrait en débattre pour ce groupe qui sonne comme du vieux Danzig à Genetic Error… difficile à bien établir surtout que le tout est bien ficelé. RJ met de la présence sur scène, son bassiste va chercher des accords gras qui mettent du rythme. Zack nous amène parfois dans des solos de guitare qui nous sortent de notre zone de confort. Marc-Antoine ‘’the drum molester’’ Lazure, quelle machine, tellement le fun à voir animer son espace. Le côté Hardcore sludge du groupe amènera des adeptes bien spécifiques, mais qui en redemanderont. J’ai d’ailleurs posé une question à RJ Foley sur leurs orientations musicales… inspirations. 

Ondes Chocs: Nous pourrions aborder tous les genres qu’on peut voir dans votre musique, mais ce que j’aimerais le plus savoir de vous c’est la recherche de vos thématiques et qu’elle est votre processus d’écriture? 

RJ Foley: Pour ce qui est du processus d’écriture, je dirais qu’en général, Zack (notre guitariste) ou moi-même amène un squelette musical fait d’un riff ou deux, j’écris les textes et on travaille la toune en band jusqu’à ce que le résultat soit satisfaisant. 

Nous avons la chance d’écouter certains titres du nouvel Ep This is All We Got, avec une chanson heavy groovy comme Keep Hiding et ma préférée qui rentre dans les dents Heavily. Plusieurs titres ne se retrouvent pas sur bandcamp, vu que ce sont des chansons sous un autre Line-up du groupe d’il y a quelques années… Pour ma part,en particulier.

More Step est un plus, ne l’enlever pas de votre liste à jouer les boys, cette chanson met en valeur tous les musiciens. Tous les amateurs de groovy hardcore seraient ravis. 

 

 

 

PIT STRIKER 

Rémi Lavertu : chanteur
Ben Lessard : basse
Anthony Martineau : batterie
Yannick April : guitare
Alexandre Lessard: guitare 

Toujours en construction de leur prochain Ep, d’une possible vidéo et d’une nouvelle farce salée, nous revoilà avec la coqueluche des bands thrash de la capitale: Pit Striker. Leur prestation musicale commence à être connue avec un chanteur qui  »scream »de façon démentiel. Tout cela entremêlé avec leur humour du moment. Ils commencent par une imitation d’Anthony de Hulk Hogan (un hommage), suivie de la chanson Rumble et d’autres folies du moment, pour finalement revenir à ce qu’ils font de mieux : du thrash metal. Sur Summer, Beach, Party, Fun; de multiples ballons de plage sont lancés dans la salle, ce qui anime les participants. Mais le superbe moment de la prestation fut bien sûr l’arrivée de la plus jeune des filles de Rémy sur scène, lui qui s’est bien amusé à voir son père performer sur scène… A un moment où l’on aurait pu faire de multiples photos pour en faire des cartes de fête des Pères, c’était Magical. Comme toujours, ils se donnent et les fans de heavy metal en ont pour leur argent! On a hâte de les voir un peu partout au Québec pour faire profiter à tous de leur son et de leur humour qui se soir était très ‘’Sonumite’’!

 

Évidemment chaque groupe a eu son moment d’hommage à Ozzy Osbourne qui nous a marqués. Le ‘’Prince of Darkness’’ nous aura laissé une vie de souvenir et d’inspiration à tous, nous de l’underground, de la scène metal et aussi de la pop culture. Et au fait, ma bonne idée de pour mon stationnement n’était que passagère puisque je me suis pris le seul no parking de la place… du moins c’est ce que le ticket détrempé semblait me dire, mais malgré tout: quelle belle soirée! 

-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground 

Fragmatik
https://open.spotify.com/artist/5RSoqtbibHq0bkJGPyJmHV 

RJ & The Sect
https://rjandthesect.bandcamp.com/album/this-is-all-we-got 

Pit Striker
https://pitstriker.bandcamp.com/album/happy-thrash-friend

WWE – Monday Night RAW @ Centre Vidéotron, Québec – 11 août 2025

Voici le compte rendu de notre journaliste Vicky Fillion lors du spectacle de Monday Night RAW présenté par WWE et GESTEV au Centre Vidéotron de Québec le 11 août 2025.

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WWE – RAW

 Le 11 août dernier, notre journaliste, Vicky Fillion, a eu l’opportunité de couvrir pour la première fois de l’existence de nos médias, FAQ Média et Ondes Chocs, le Monday Night Raw en direct du Centre Vidéotron de Québec.

Bien que RAW soit en direct sur Netflix de 20h à 22h30, il ne faut pas oublier qu’en présentielle, nous avons droit à un peu plus de contenu et elle vous parlera plutôt de la portion ambiance que des résultats et du côté technique des matchs puisqu’il est toujours possible de réécouter les soirées en entier sur Netflix.

Début de la soirée

Dès 19h25, Alicia Taylor, la « ring annoncer » se présente au centre de l’aréna et réchauffe l’ambiance avec sa voix unique.

De 19h30 à environ 19h50 nous avons pu voir deux matchs hors ondes qui auront permis à la foule de bien pratiquer leur chant dont entre autres « you suck » qui par la suite sera répété à plus d’une reprise lors de la soirée ainsi que « pas gentil ».

Ensuite, les annonceurs Michael Cole et Corey Graves ont fait leur entrée et nous étions prêts à ce début de direct sur Netflix.

Frustration de CM Punk

Le premier à faire son apparition à 20h fut nul autre que CM Punk. Une première entrée forte en cri pour le Centre Vidéotron. La foule était prête à entendre son mécontentement. Bien entendu, un « speech » dans la WWE se déroulement rarement bien. CM Punk aura été interrompu par LA Knight qui lui demandera deux faveurs dont entre autres de ne plus interférer lors de ses matchs. L’interruption de LA Knight n’étant pas suffisante, Paul Heyman et ses sbires ont fait leur apparition sous une nué de « bouuuhhh » et de « on s’en cali** » qui n’auront pas été censuré sur Netflix. À un moment, Paul a mentionné qu’il aurait besoin de sous-titre puisqu’il ne comprenait pas ce que la foule huait.

Ce segment d’environ 20 minutes se terminera sur Paul Heyman qui annoncera un match en fin de soirée entre CM Punk, L.A. Knight, Bron Breaker et Bronson Reed.

Le combat suivant opposait l’équipe de A.J. Style et Dragon Lee à l’équipe de El Grande Americano et Dominik Mysterio. Ce combat en tag team a été ajouté tardivement dans le programme et il sera la continuité de la rivalité entre Mysterio et Styles, notamment autour du titre Intercontinental défendu à SummerSlam. Le match fut parsemé de « Pas gentil » et « Dirty Dom » scandé par la foule.

Bien entendu, un match impliquant Dominik Mysterio et le Judgement Day est rarement « légal », et ce combat se terminera avec Mysterio qui inséra dans son masque une petite plaque de métal pour ensuite frapper AJ Styles et à ce moment El Grande Americano en profitera pour porter son coup final leur offrant la victoire.

Combat à la « maison » pour Sami Zayn

Dans un segment à l’écran, Sami Zayn apparait avec un chandail des Remparts de Québec ce qui enflammera le Centre Vidéotron. À 20h50 Sami fait son entrée sous une ovation assourdissante dès qu’il met les pieds sur la rampe. Zayn est une fierté locale et un lutteur bien de chez nous. Et peut importe le résultat de ce soir, il était évident que cette soirée appartenait à Sami Zayn. Zayn s’opposait à Rusev. La foule de Québec se fera bien entendre en mentionnant « va chier Rusev » durant le combat. Un combat intense et bien rythmé qui se terminera de façon abrupte. Pour bien continuer cette soirée d’interférence dans les matchs, Solo Sikoa et les MFT interviennent ce qui provoquera la fin du match par disqualification, un moment très décevant pour Zayn.

La bagarre générale s’enclenche et les MFT attaquent Zayn et finalement Sheamus arrivera et s’en prendra à Rusev et le combat se prolongera jusque dans la foule. L’ambiance a atteint un niveau très élevé à ce moment. Ce combat fut l’un des moments les plus bruyants de cet épisode de RAW. La foule était derrière notre québécois.

Naomi absente: changement de programme

Changement de programme : le match opposant IYO Sky et Naomi qui était initialement prévu pour le titre féminin a été annulé car Naomi n’était pas médicalement aptes à combattre. Ce qui amènera un changement de programmation et Roxanne Perez, accompagnée de Raquel Rodriguez, provoquera IYO, ce qui a mené à la rencontre entre Sky et Perez. Le combat débute avec intensité. Un des moments fort de ce match et lorsque Roxanne envoit IYO Sky contre les marches en acier à l’extérieur du ring.

Un autre match qui ne fera pas différent de la soirée, Raquel Rodriguez distraira IYO Sky depuis le côté et par la suite, pour soutenir Sky, Asuka et Kairi Sane interviendront, mais tout ce désordre et cette confusion permettront à Perez de revenir dans le match et de gagner.

La soirée se poursuivra avec un second combat de femmes opposant Maxxine à Becky Lynch.

Dès le début, Becky impose son autorité et elle dominera tout au long du combat. Par moment elle semblait même s’amuser avec Maxxine. Lynch terminera le match avec son fameux Dis-Arm-Her qui amènera Maxxine à abandonner le match par soumission. Ce combat aura été court, simple et efficace malgré tout.

Combat final

 Le combat final de la soirée opposant CM Punk/LA knight VS Bron breaker/Bronson Reed était attendu. La tension était bien présente tout au long du match bien que ce soit très chaotique.

Juste au moment où la foule croyait que Punk et Knight avait l’avantage, Seth Rollins est intervenu, s’attaquant violemment à Punk et Knight. Ce qui mettra fin au match par disqualification en faveur de Punk et Knight. Et enfin, le bien aimé de la foule, Jey Uso, interviendra finalement pour tenter d’équilibrer la situation.

Adam Pearce fera une apparition pour annoncer que Seth Rollins devra défendre son World Heavyweight Championship dans un Fatal 4-Way lors de Clash in Paris le 31 août prochain, face à CM Punk, LA Knight et Jey Uso.

Conclusion

En conclusion, étant accompagnée de mon adolescente, nous avons vécu une petite déception en réalisant que malheureusement la seule apparition de Rhea Ripley durant cet épisode de RAW sera de quelques secondes et à l’écran seulement. Mais malgré tout, l’ambiance générale aura

-Vicky Fillion, journaliste