by Mathieu Audet | Juin 30, 2015 | Chroniques, Critiques, Critiques d'Albums, Le GangBang Musical
Salut tout le monde, je vous reviens avec ma chronique «En rafale» qui change de nom pour «Le GangBang musical». Pourquoi changer de nom. Parce que… Mathieu Audet

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Moonlyght
«Return to Desolation»
Blast Head Records
Date de sortie: 7 juillet 2015
Moonlyght nous revient en force avec un 3e album qui plaira aux fans de longue date du groupe. Tous les éléments que j’ai adoré des deux premiers albums y sont présents: mélodies, passages qui bûchent, vocal féminin et originalité dans la composition. Tous des éléments qui font que Moonlyght, sans en réinventer le genre, se démarque des autres groupes du même style. Je dois dire par contre que la pochette est affreusement laide, il faudrait peut-être montrer à l’artiste qui a fait la pochette cette vidéo sur les perspectives…
Avec une qualité de production supérieure aux prédécesseurs et plus d’une heure de nouveau matériel, c’est bien sûr un no-brainer pour les fans de Moonlyght, et fortement à conseiller pour les fans de prog et de métal en général.
Note : 9/10
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Next to None
«A Light in the Dark»
Inside Out Music
Date de sortie: 30 juin 2015
Next to None, c’est le groupe du kid à Mike Portnoy (batteur de Dream Theater pendant 25 ans). J’ai eu la chance de voir ce groupe en spectacle sur le bateau de la «Progressive Nation at Sea», et j’ai été franchement impressionné pour des kids. La composition est excellente, et pour un premier album, ça fesse franchement fort. On sent grandement l’influence de Portnoy, autant dans la composition, les arrangements que dans la production. En écoutant la batterie de Max Portnoy, on croirait souvent entendre son père: même fils, et même faiblesse au niveau du double bass-drum. Le refrain de la chanson «Legacy» ressemble très étrangement au refrain de la chanson «Repentance» de Dream Theater. Coïncidence?
Note: 8.5/10
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Between the Buried and me
«Coma Ecliptic»
Metal Blade Records
Date de sortie: 10 juillet 2015
Les gars de Between the Buried and Me n’ont jamais produit de mauvais matériel, et c’est encore vrai avec «Coma Ecliptic». Sans se répéter, ni se réinventer, ils nous livrent avec ce septième album, un amalgame de tous les styles auxquels ils nous ont habitués au fils des années. L’album est-il peut-être un peu plus « smooth » que les autres? À vous de juger.
Note: 9/10
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Muse
«Drones»
Warner Bros. Records
Date de sortie: 5 juin 2015
Oh la belle surprise! L’album «The 2nd Law», paru en 2012, m’avait légèrement déçu. «Drones» est rock à souhait, un beau retour aux sources pour Muse!
Note: 8.5/10
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Codas
«Currents»
Crowquill Records
Date de sortie: 2 juin 2015
Je ne sais pas trop comment décrire ce EP. Premièrement, c’est le projet solo du guitariste Mario Quintero de Sleep Lady. C’est de la musique instrumentale, probablement qu’on pourrait la qualifier aussi de musique expérimentale. Les trois premières chansons sont structurées, la dernière et la plus longue l’est un peu moins. C’était probablement une tentative de mettre en musique ce qui se passe dans la tête d’une personne en train de faire une crise d’épilepsie.
Ça s’écoute mieux qu’on le pense.
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NY in 64
«NY64»
Magic Bullet Records
Date de sortie: 7 avril 2015
Ça aussi, c’est de l’instrumental. Quand Justin Hock et Thomas Schlatter, le duo derrière les compositions du groupe screamo des années 1990, You And I, ont décidé après plus de 15 ans de collaborer à un nouveau projet, ils ont créé Ny in 64 en s’adjoignant les vétérans Chris Alfano et Seth Rheam, mieux connus pour être de la formation progressive East Of The Wall, Ça fait penser à Cloudkicker. L’extrait de l’album est gratuit sur le bandcamp du groupe.
À découvrir!
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Leprous
«The Congregation»
Inside Out Music
La première fois que j’ai vu le premier vidéoclip du nouvel album
j’ai immédiatement pensé à ça:
by Francis LaBadie | Juin 29, 2015 | JamSpace Series
On poursuit la saga des JamSpace Series avec un nouvel épisode dans lequel on vous présente Chariots of the Gods, une formation de metal mélodique en provenance d’Ottawa/Gatineau.
Malheureusement, l’entrevue réalisée par Dave a connu un échec dû au fait qu’un problème technique est survenu dans la captation du son. Les gars du band ont tout de même pris la peine de nous faire une petite capsule d’introduction et d’explication et on les remercie. Par chance, les pièces filmées lors de la session de jam sont adéquates. Voici donc le substitut d’entrevue suivi de la chanson titre de leur dernier album intitulé « Tides of War ». Les deux autres pièces captées lors de la session seront bientôt sur la chaîne YouTube du band. Bon visionnement! – Francis

by Marryah Noch Mulligore | Juin 28, 2015 | Chroniques, Critiques, Critiques d'Albums, La Décapiteuse

LA DÉCAPITEUSE
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TRIALS
«This Ruined World»
Independant/DIY
Date de sortie: 24 Juillet 2015
J’ai de la misère avec le métal qui se qualifie lui-même de «complexe». De un, la complexité est un univers très subjectif. On a tous notre définition de c’est quoi un album «fucké». Je commence à trouver qu’avec la trollée de bands qui se ramassent sur le bandwagon du «Stare at the Wall Metal» (qualificatif sarcastiquement affectueux que j’utilise pour décrire les albums ambiants qui tentent de mélanger quarante-cinq types de styles juste pour prouver que les membres ont une santé spirituelle supposément plus élevée que la mienne), l’aspect »fucké » est dramatiquement diminué par l’aspect trop familier de ce genre d’approche. Je ne dis pas que je n’aime pas ce qui est peu conventionnel ou ce qui défie les standards de la composition trop passivement agressive. Loin de moi est l’intention de prétendre que ça ne me séduit jamais, étant moi-même un être capricieux et difficile à prédire ou comprendre, à ce même titre.
Le groupe de Chicago TRIALS reste DIY dans le seul et unique but d’avoir un son qui refuse décidément d’être libellé, compartimenté ou contrôlé par les réactions du système digestif d’un Suit and Tie de gros label blasé et si fièrement pogné for the sake of big money, Le problème est qu’ironiquement ils devraient avoir un peu plus de contrôle. Ça sonne bizarre venant de moi, j’acquiesce vivement à cette remarque que j’entends déjà à mesure que j’écris. Quand je dis contrôle, mon regard est posé plus spécifiquement sur la triste réalité que le «métal complexe», ou «post metal», se doit de reconnaître l’importance de la marge entre l’émotivité si débordante qu’aucune attention n’est vraiment apportée à la qualité des compositions, et la concentration requise pour l’élaboration d’un pattern musical qui peut être profitable dans un tel état d’adrénaline et de rage mentale.
En d’autres mots, prend un guitariste qui se claque une dépression nerveuse et a envie de tuer tout le monde; s’il profite de sa colère pour rajouter à son intention d’écrire une osti de toune qui va tous les anéantir parce que c’est l’affaire la plus hot qu’il a écrite de sa vie, il risque de ne pas rusher avec la structure de l’élaboration de ses riffs, et il risque même d’écrire toutes les drum parts sur son kit électronique, tout ça en direct de sa cellule de prison à côté de son X-Box.
Prend le même gars qui succombe à ses émotions et, au lieu de les accepter, se met à se défouler d’une manière mal dosée en espérant promptement passer à autre chose- il risque de se ramasser à écrire «This Ruined World».
Ce que j’entends ici est un drastique manque de focus et un besoin beaucoup trop imminent d’être aussi agressif que possible. Le résultat empêche chacune des pièces de se développer d’une façon organique et vertement déterminée à ne pas se laisser décontenancer. J’entends certaines influences thrash, post-rock, noise, et 80s goth, un peu trop précipitées et mal dosées dans un effort bien trop conscient d’être abstrait dans l’effort de démontrer une émotion accrue et dangereusement instable Celle-ci selon moi serait bien mieux libérée à travers des riffs tight et oldschool qu’à travers des leads dissonants qui sonnent à peine travaillés et qui sont squeezés entre des patterns de drums qui pourraient rester plus constants et nous emmener vers de véritables hooks. Quand ils y réussissent et qu’un véritable focus est mis sur l’agencement de ces leads un peu contradictoires dans la nature de leurs color tones et que le drumming est aussi frantic dans le réel «punch» de sa delivery, on voit que ce band a une identité capotée qui a le potentiel de vraiment être hot et innovatrice.
Avec un peu de recul face à leurs propres compositions, et un «outlook» à tête plus reposée, cet album exprimerait beaucoup plus de substance bien pré-méditée et tranchante qu’en se laissant aller dans un «fit» mal proportionné par rapport à l’impact qu’il souhaite emmener. L’intention est nette ici, juste mal exécutée.
VERDICT: 1/10
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ZANDELLE
«Perseverance»
Pure Steel Records
Date de sortie: 24 Juillet 2015
ZANDELLE est un groupe de speed métal américain de vingt ans d’âge que le crew de Pure Steel Records compare à HELLOWEEN. Ce genre de »name-dropping » est risqué et peut être qualifié de carrément misleading, vu que la référence en question est un band qui refuse tout simplement d’écrire la même affaire chaque fois qu’il rentre dans le studio pour composer ou quand il s’entasse dans leur tour van pour souffler entre deux shows. Donc, l’implication du statement en lui-même promet une originalité surprenante, et même supposément frustrante (en tout cas les fans du band aiment pas le dernier album vu qu’il se penche plus sur l’aspect rock que power, ce qui veut apparemment dire, selon eux, qu’il perd son «thunder»; je trouve que c’est pas mal le contraire).
J’veux rien savoir d’un groupe qui refuse stoïquement de changer de son par peur de perdre sa propre identité. Il me semble que c’est normal que ta musique varie en même temps que ta vie et ton expérience. Avec une seule écoute de «Perseverance», c’est facile de voir que cette théorie est comprise, appliquée, et respectée par ZANDELLE. Cet album est même défini par un goût prononcé pour le risque. Il existe un certain charme dans son exécution imparfaite aussi puisqu’elle est tout de même professionnelle et assez rehearsed pour sonner comme un live show, autant en termes de production que de performance de la part des musiciens.
Le frontman George Tsalikis n’est pas accroché à son auto-tuner, ce qui laisse l’émotion respirer à travers sa delivery, bien qu’avec un peu de retenue; l’effet ici étant tout de même percutant plutôt que navrant. La twin guitar attack de Maglio et Durfy est loin d’essayer de se montrer overflashy ou de s’imposer par dessus le reste de l’instrumentation, étant plutôt airy et accompagnatrice, servant de back-up au reste du band dans une modestie élégante, mais tout de même savante, montrant que les gars sont calés dans leur étude de cas. Leur range est étoffé, cette collection de tounes incluant autant de tracks upbeat et vraiment explosives à la early PRIEST que des ballades qui auraient facilement leur place en plein milieu d’un album concept qui décrirait la tragique histoire d’un personnage tourmenté par ses propres désirs contradictoires. Ces gars-là sont capable d’être brutalement réservés, dramatiquement dévergondés, ou apparemment victimes de violent traumatismes émotifs dans l’intention derrière la delivery des tracks, ce qui fait de l’album une réelle journey qui est plutôt définie par la quête d’identité que le rehash atrocement chorégraphié d’une formule surfaite et plastique.
Ceci dit, la comparaison avec HELLOWEEN n’est pas exagérée, bien que l’efficacité de l’album se verrait augmentée par une prestance un peu plus égocentrique du côté des twin guitars et possiblement par un petit coup de pied dans l’arrière-train de Tsalikis pour qu’il pogne un peu plus les nerfs derrière le micro, définissant un style et une attitude plus faciles à cibler; il a déjà un caractère qui ne semble pas donner sa place, mais qui est un peu trop contenu ici. Rien à redire sur le drumming de Joe Cardillo; il semble structurer la saveur expérimentale de beaucoup des pièces qu’on a ici, ce qui en dit long sur son expérience.
Je m’attends à être pas moins que ravie la prochaine fois.
VERDICT: 5.5/10
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FALLEN ANGELS
«World in Decay»
Cyberdyne Records
Date de sortie: 4 Août 2015
Je trouve que ces temps-ci, c’est pas évident de trouver un band de thrash qui n’essaie pas de se la jouer mainstream et de sur-moderniser son approche, ou encore qui n’est pas excessivement occupé à se pogner le beigne dans une composition automatique, redondante, et carrément vannante qui va comme suit: couplet qui sonne faux du criss, riffage dissonant et étourdissant qui mène à un bridge laid et vide de réelle émotion, chorus empli de gang shouts qui sont supposés me donner envie de répéter les lyrics mais me donnent plutôt mal aux dents, solo trop rapide pour que j’aie le temps de comprendre que chacun des leads a été écrit par dessus une page de Reader’s Digest dans les toilettes du Ultramar, et drumming qui reste agressivement pareil (un peu comme celui de l’idole de l’heure Lars Ulrich) pendant quarante-cinq minutes béton à part pour l’occasionnel blastbeat qui n’a pas rapport avec le reste de la toune mais qui change son fusil d’épaule pendant quatre secondes pour quand même pas trop sonner comme du METALLICA.
Dans cet ordre d’idées, vous allez comprendre que je suis assez difficile avec les bands qui prétendent avoir le genre de portée couronnée d’un »je m’en foutisme » aussi efficace que du vieux TESTAMENT ou EXODUS en ne perdant pas la valeur de leur True North (en d’autres mots, leur focus sur l’importance de la composition raisonnablement imprévisible mais tout de même axée sur une discipline suffisamment aiguisée pour présenter des riffs qui sont le fruit d’une intention claire et non pas un besoin de prouver un skill glorieusement absent ou trop juché sur la technicalité plutôt que l’expression d’un besoin brûlant pour l’authenticité des émotions véhiculées).
FALLEN ANGELS est capable d’écrire ce genre de tracks qui sont bien exécutées, passionnées, et écrites avec un réel sens du meaning profond, ce qui est assez évident à travers chacune des notes jouées. La seule chose que je déplore, c’est leur besoin de se la jouer »safe » avec des patterns qui semble les forcer à changer la structure de chacune des pièces pour la rendre plus »paint by the numbers », détruisant l’identité originale et franchement anti-homogène de chaque titre pour les emmener dans un pattern «been there done that» assez facile à reconnaître après environ vingt minutes, ce qui casse le punch (dans ce cas-ci, un whirlwind of solos qui change le pacing de la toune au complet pour encadrer ladite tornade de leads ultra-tech qui ne fittent pas avec le reste de la portée de la compo en question – obligatory en plein millieu de chacune d’entre elles). J’aimerais voir ces gars-là prendre le risque de rester sur leur lancée, peu importe s’ils écrivent une track qu’ils pensent juste semi-efficace ou complètement explosive et orgasmique; l’évolution impulsive de leurs compos marcherait à merveille puisqu’ils sont de bons musiciens qui ont les racines autant définies par le Bay Area thrash que le technical DM à la DEATH. Ils sont studieux et connaissent leurs instruments sans se swinger les balls dans nos faces. Dommage qu’ils suivent leurs cues un peu trop religieusement car c’est visiblement loin d’être une nécessité selon mes observations vivement intriguées.
VERDICT: 6/10
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POWERWOLF
«Blessed & Possessed»
Napalm Records
Date de sortie: 17 Juillet 2015
Après six albums, je reste sur mon cynisme prudent et même un peu appréhensif face à POWERWOLF. Avant que vous me pétiez une syncope, je l’avoue; ils sont de bons musiciens. Ils savent jouer du métal théâtral, studieusement néoclassique et assez prenant pour voler ce qui me reste d’attention après une journée chiante ou plaisante (ça change rien à mon humeur mais ça ne me laisse jamais perdue dans mes pensées). Ils réussissent cet exploit de taille face à un cerveau hyper-occupé qui se contre-fout de tout ce qu’il entend quand ça semble sortir du micro-ondes après avoir été réchauffé quarante-cinq fois vu que typiquement, ça veut dire que c’est loin d’être encore du bon.
Je ne dirais pas que «Blessed & Possessed» c’est du brûlé ou du recyclé, reste que ça continue à me purger steady. Un band un peu trop réconforté par sa propre gimmick, ça a tendance à écrire des albums qui sont le fun et utiles comme trame sonore pour une Uber Beer Session qui tough la run jusqu’à six heures du matin; mais peu efficaces quand on se ramasse sur une quête de sens face à nos propres noirs désirs d’auto-destruction (ou pognés dans le traffic avec un besoin de défoulement qui nous emmène de l’avant au moins mentalement jusqu’au point qu’on s’en fout solide qu’on s’est trompés de sortie pour la dixième fois).
Ce que j’essaie de dire avec cet humour blasé et sur-compliqué, c’est que y’a aucune des compositions de POWERWOLF qui réussit à susciter une seule réelle émotion humaine en moi. Bien que le musicianship se claquerait des médailles olympiques, et l’adrénaline suscitée par les influences MALMSTEEN, IRON MAIDEN, et même DIO sont hard at work dans l’élaboration de pièces catchy et puissantes en termes de sensations fortes, celles-ci sont toutes physiques, et aucunement mentales. La répétition de la même pièce de théâtre soixante mille fois d’affilée me laisse sur ma faim, autant que cet album qui est bon, mais plus ou moins attachant dans sa prédictabilité tellement agressive que je me demande si ces gars-là vont s’écoeurer de rester dans leur comfort zone. J’aimerais les voir se dissocier de leur ligne directrice pour écrire des tracks qui se contre-câlissent d’être militantes et se ramassent plus dans une zone d’introspection et de réelle darkness tout à fait dépourvue de ses trente couches de vernis usuelles. Un band avec une identité non-costumée, qui n’essaie pas d’impressionner mais qui finit par réellement avoir envie de sauter une coche créative. J’attends encore que ça leur arrive.
VERDICT: 8/10
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DEFECT DESIGNER
«Ageing Accelerator»
Sleaszy Rider Records
Date de sortie: 13 Juillet 2015
Faut que je l’avoue, voir deux membres de SEPTICFLESH, un de CRYPTOPSY (ouep, Flo Mounier) et un de TROLLFEST dans le même line up d’enregistrement, ça m’a fait flipper avant même que je pèse sur «play». Drette en partant je me suis dit que j’allais accepter aucune possibilité de manque d’originalité complètement pétée. Je suis loin d’être déçue ou forcée de revenir sur ce mantra entêté et presque envoûté.
«Ageing Accelerator», c’est une des rares exceptions définies dans le proverbial haystack de bands expérimentaux qui se lâchent lousses dans la fusion de styles et sous-styles de métal qui semblent pas fitter ensemble et réussissent à saisir nos âmes et les dépecer lentement et en toute beauté sans qu’on veule se débattre rien qu’un peu. En ce sens, on a droit ici à un mélange de black, deathgrind, oldschool punk, jazz, et nu-metal à la SLIPKNOT dans le temps que c’était bon (je dis ça avec un amour infini pour Corey Taylor).
Attachez vos fucking tuques, car j’arrive à peine à être certaine de ma liste quand je pense à la weapon de taille qu’on a ici. Ça s’appelle un cas de «duck and cover sinon tu crèves, friend».
Ça prend du génie presque surnaturel pour être capable de créer des hooks monstre qui t’avalent pour te recracher en pièces détachées avec une efficacité qui ne manque pas de style à travers sa monstruosité abstraite et difficile à comprendre complètement sans la sécurité d’un blâme ferme porté sur les substances hallucinogènes. Je viens de résumer l’expérience qui t’attends si t’es brave. Cet album toppera les charts de l’année parce qu’il crée une toute nouvelle trail fraîche et glissante pour les bands qui vont essayer de l’emprunter après s’être claqués cet album tout simplement inimitable.
Ceci dit, les compos ne sont pas »fourrantes ». L’intensité de chacune d’entre elles est supportée par une intention claire en termes d’ambiance qui se veut assez évidemment glauque, inquiétante, et schizophrénique. Les riffs sont tantôt mélodiques, parfois plutôt techniques, mais jamais strippés de leur presque buzzante efficacité quand on parle du backbone groove qui les unifie. Le drumming est du Copyright Flo. Ce gars-là est une machine. Y’en existe pas deux comme lui et c’est parce qu’il est diversifié à travers une identité qui est instantanément reconnaissable et stubborn, mais qui a jamais peur de se mettre la tête dans l’eau plus longtemps à chaque maudite fois qu’il est sur un album à travers un projet ou l’autre. DEFECT DESIGNER, c’est le trip le plus notable qu’il fait en termes de risque complètement désarçonnant et mémorable. Vous êtes juste pas prêts.
Marier le meilleur du oldschool avec le newschool en redéfinissant les trends et en crachant dans la face des «stare at the wall» complextro whores of the modern day, c’est ce que DEFECT DESIGNER réussit à accomplir sur cet album et probablement même sur leurs lendemains de brosse. Vous êtes mieux de vous tasser du chemin parce que leur set-up prend de la place.
VERDICT: 8/10
by Lex Ivian | Juin 24, 2015 | Chroniques, Dans la fosse aux promos
Afin de vous permettre de voir rapidement les derniers trucs que nous recevons et peut-être vous faire découvrir de nouveaux groupes, je vous présente «Dans la fosse aux promos» qui regroupera quelques vidéos et albums choisis parmi toutes les promotions qui aboutissent et s’entassent dans notre boîte de courriel. Vous pouvez consulter toutes les parutions précédentes de ma chronique en cliquant ce lien. – Lex

Je débute en m’adressant directement aux lecteurs francophones de tout azimut qui lisent cette chronique sans savoir qu’Ondes Chocs provient du Québec (Canada) et sans savoir non plus qu’au Québec, nous avons 4 saisons bien marquées, bien distinctes et très contrastées. Nos activités extérieures sont donc dites saisonnières car elles ne peuvent être faites toute l’année requiérant des conditions météorologiques particulières. Ainsi présentement, c’est l’été qui débute et avec la «dite» belle saison arrive notre temps des BBQ, des épluchettes de blé d’Inde, des visites à la plage et des veillées autour du feu. Arrive également la musique pop jouée en plein air dans toutes ces occasions mentionnées mais aussi dans tous les autres types de partys, à plein volume dans des haut-parleurs surdimensionnés. Même dans nos partys privés car il y a toujours le traditionnel party de famille estival avec les mononc’ et matante et qui se tient de préférence chez le dernier parvenu de la famille question de ne pas niaiser trop longtemps avant de tester/tacher sa piscine ou chez moi parce que ça dérange pas vraiment de tout tacher… et même chez moi, je perds le contrôle de la sélection musicale.
Là je reviens m’adresser à tous pour la suite car bien que l’histoire qui suit soit basée sur mes expériences personnelles, elle s’applique à tous les partys qui méritent de se renouveler.
PS – Les noms sont fictifs sauf ceux des groupes quoique…
Quand la sélection musicale s’égare dans les clichés radiophoniques et qu’à chaque fois, pour me prouver qu’ils connaissent la musique heavy, François, dit Frank, le boutonneux de la famille me dit qu’il sait c’est quoi du metal parce que Metallica, Ozzy et AC/DC jouent au Centre Bell pendant les parties des Canadiens de Montréal, j’ai une lueur d’espoir qu’on peut faire de quoi avec ce party là. Après une pièce du «Black album», c’est alors comme le temps de sortir de quoi du genre de Vas-Y-Line et leur nouvel album «Déception», en téléchargement «À VOTRE PRIX». Du rock sale mais quand même assez catchy pour mon party de matante et qui sera la solution pour casser le beat de Matante Paulette entre la danse des canards et le achy breaky dance (oui oui ça a toujours sa place), avec l’approbation de Mononc’Roger quand il va se rendre compte que c’est en français, qu’il comprend des bouts des paroles et que ça le fait rire quand il comprend la joke dans le texte des paroles… surtout après que je lui ai montré la pochette en faisant la joke…
Tu vas voir, Mononc’. ça passe bein avec de la vaséline!!!
…Un break bien mérité… jusqu’à ce que Mario, pour s’aider à faire passer les 2 sacs jumbo de chips qu’il vient de s’empiffrer, veule entendre de quoi qui fait plus shaker les petites filles.
Maintenant que j’ai attiré l’attention un peu avec le rock de Vas-Y-Line, j’enchaîne avec le groupe thrash montréalais Reanimator qui a fait paraître «Horns up», un album de thrash&roll de party justement et j’envoies une pièce au hasard. Si Mononc’Roger trippe pas parce qu’il ne reconnait pas la chanson, je switche tout de suite à la reprise de «Great balls of fire» de Jerry Lee Lewis. Ça, c’est une pièce que tout le monde connait même Roger, et ça s’applique bien à Mario «les grosses couilles en feu».
Maintenant que j’ai vraiment leur attention et que les invités commencent à me trouver cool avec ma musique bizarre, j’en profite pour leur passer la reprise de la «Dame en bleu» de Michel Louvain, soit le «Bat en feu» du groupe de death/thrash crossover montréalais Urban Aliens paru sur leur dernier album «7 tounes d’épais» (dont vous pouvez lire ma revue vulgaire et gluante ici). C’est sûr qu’en cachette, Mononc’Roger va vouloir l’emprunter pour l’écouter avec ses chums quand il laisse sa femme au centre-d’achats pour l’après-midi.
Entre deux chansons de ma sélection de musique de party et juste avant une toune de Kathy Perry, mis par Félix-Alexis, le douche de la famille et rejeton de mon cousin post-hippie (prénom double et non-usuel avec des lettres (X=10 et F=4) qui valent chères au scrabble, vendent la mèche à propos de mes neveux et leurs parents), qui vient me voir en disant ça c’est heavy, Mononc’Lex, du Kathy Perry et ça a joué au Superbowl. La preuve que c’est heavy, il y a un buzz pour que Metallica fasse le spectacle de la mi-temps du 50ème Superbowl parce qu’il a lieu dans leur ville en 2016.
Bon comme je disais entre deux tounes, ça se peut que j’entende un autre party. Pas dans le genre du mien avec des Paulette et Roger, mais mettons par exemple, un party qui sonne cool avec des dudes qui écoutent de la musique qui bûchent mais qu’on ne sait pas qu’ils sont en camisole parce qu’ils ont des sleeves. Je pars les voir pendant que derrière moi, la toune dance essaie de déchirer les hauts-parleurs, et me pointe dans la cour des dudes avec la vidéo de Xibalba pour la pièce «Guerilla», tirée de l’album «Tierra y Libertad». Ce sera une bonne introduction dans leur party, les gars de la vidéo ont des camisoles et …. et en plus la vidéo reprend le concept du brotherhood, de l’unité chère au coeur du hardcore en tournant «live» dans le garage d’une maison avec tous les voisins invités au party. Quand l’amour et les high-fives voleront, c’est le temps de réessayer une pièce de Vas-Y-Line ou quoi que ce soit nommés plus haut pour voir si la solidarité et l’unité s’appliquent toujours.
Talk the talk
Walk the walk
That’s what Xibalba‘s telling you.
J’imagine que dans plus d’un cas, je n’aurai pas l’effet escompté et que je me ferai mettre dehors du party, les gens étant plutôt du genre à vivre au niveau des paroles de Genesis:
I know what I like
And I like what I know
Mais si j’y suis toujours parce qu’ils m’endurent en autant que je ne ressors pas ma musique, bois pas leurs bières et flirte pas leurs blondes, et bien alors peut-être que c’est le temps de sortir mon BONG et faire la paix (si je ne suis pas malchanceux au point d’être tombé sur des antipotteux!!!) Si ça ne marche pas plus, bein je n’aurai que retardé mon départ de quelques minutes de plus (ma commotion cérébrale lors de mon expulsion fera paraître le temps encore plus court). Par contre, une fois revenu dans mon party, c’est sûr que je ressors mon bong. Vous allez voir, mais vous le savez déjà, que ça change un party quand les Mononc et Matante se mettent à essayer le calumet de pot pour la première fois pour avoir l’air cool et pas trop out même si les ados et post-ados attardés tel moi, rions dans notre barbe attendant le point de non retour. Et c’est là que pour les faire rire… jaune, je leur montre la pochette de l’album début au titre évocateur, «Bong hit hospitalization» du groupe écossais de brutal slam death Party Cannon qui sort le 7 juillet via Gore House Productions, et s’en prévenir j’envoie le premier extrait «Interested is not the word».
Là, pendant que tout le monde du party est high autour du bong qui chauffe comme un foyer en hiver, et qu’on oublie de changer la musique, c’est sûr qu’Antoine-Xavier (vous avez remarqué les deux prénoms,le trait d’union et le X à 10 points, bein oui c’est le frère de Félix-Alexis), le trippeux sur la musique de Paul Piché (j’ai dit aussi post-hippie), tsé le ouindi ouindi ouinouin de la famille qui connait toutes les tounes de Paul Piché qui se jouent autour du feu, à la plage (autour du feu), à la fin de l’éplu…. vous avez compris. Celui qui pense qu’il faut tout le temps qu’il joue sa ZIZIQUE,
a-zzlinng a-zzllanng, je joue de la guitâwe.
C’est sûr que parce qu’il buzze, il va penser qu’on est tous sur le même buzz que lui. Bein pas moi, car… bon j’imagine que vous voyez la raison… La solution pour freiner son enthousiasme est de lui couper le sifflet en lui montrant ce que c’est que de savoir jouer de la guitare avec la vidéo teaser de l’enregistrement des guitare et basse pour l’album «Living bridges» du groupe prog irlandais Shardborne, qui paraîtra le 10 juillet via Out On A Limb Records.
Naturellement, notre Kevin «zllinng-a-ling» Parent en herbe persévère et dit que y’a rien là, que le prog, c’est de la musique de buzzé et que justement il est buzzé. Je l’arrête drette là et lui montre la «guitar playthrough video» pour l’«Exorde» des montréalais techdeath Beyond Creation. Je lui explique aussi tout doucement qu’il y a «jouer de la guitâwe», et «JOUER DE LA GUITARE». S’il ne comprend pas et veut se réessayer, et même s’il connait une toune de Plume… je casse la guitare et après je retourne voir la vidéo de Xibalba pour me rappeler la tolérance. En revenant, naturellement, je m’excuse quand même. Ça parait toujours bien et ça fait plaisir à ma mère qui est fière d’avoir bien éduqué son fils.
Rendu là par contre, ça se peut que j’ai comme réussi à casser son buzz et peut-être celui de tout le party si je n’ai pas été discret avec la «guitâwe»… Les Matante et Mononc’ doivent commencer à pogner un down aussi… Alors c’est sûr que quelqu’un va parler d’écouter tranquille dans le salon, du Brel, du Aznavour et du Brassens, juste question qu’il n’y ait plus d’énervement. Surtout qu’ils connaissent ça!! Ils pensaient que c’était Isabelle Boulay qui avait composé les tounes parce qu’elle les chante. C’est là que je m’en sauve encore. Je présente rapidement le duo français Novembre, dont l’album éponyme paraîtra dans les semaines à venir, en disant que c’est de la poésie comme Léo Ferré ou Saez (ils connaissent Saez, il a passé à TV5) en mentionnant également Manu Solo (ils vont entendre Manu Chao et vont penser à «Bongo Bong») et pèse sur «Play». Ça part avec un spoken word sur un beat hip hop pour créer un style de slam comme ça existait au début alors tout le monde se détend. Mais là, c’est dark, arrangé un peu comme du black atmosphérique avec des passes post-rock sur de la poésie triste revendicatrice mais confrontée par la certitude que le salut n’arrivera que dans nos rêves qui malheureusement, ne se réalisent que lorsque nous dormons, et ça créera une atmosphère oppressante qui devrait en hypnotiser quelques-uns.
Maintenant que j’ai mis le pied dans le sombre et qu’eux s’enfoncent dans les sofas, on a l’atmosphère qu’il faut pour une fin de party. Je continue avec le duo doom gothic basé en Californie, My Life’s Despair et la vidéo pour «As flames ignite» tirée de leur album «Invoked with passion and pain» paru en février de façon indépendante.
Quand j’ai fini la bière du party pendant que tous ont fini de pogner le down et veulent juste rentrer chez eux, c’est le temps de leur envoyer du solide, violent et méchant pour les recrinquer pour la route. On le dit souvent que la Pologne a quelque chose de particulier quand on pense black metal et ces paroles trouvent échos avec Outre, dont vous pouvez apprécier la prestation avec la vidéo en spectacle enregistrée au Klub Prokultura à Katowice (Pologne) pour la pièce «Chant 6: Vengeance» de l’album «Ghost Chants» paru il y a quelques mois via Godz ov War Productions & Third Eye Temple.
Le lendemain, j’envoie un courriel de masse aux invités du party qui se remettent lentement de leur lendemain de brosse et leur partage un peu de cuisine avec un épisode de «Brutally Delicious», l’émission sur l’Art Culinaire qui permet de mêler metal, farine, spikes, lait, leather et beurre noir afin de bien s’alimenter et se façonner pour faire face à la vie trépidante des salles de concerts sombres et avoir toute l’énergie nécessaire pour faire sa place dans le moshpit.
Voici donc l’épisode #72 mettant en vedette le groupe britannique de doom, Desolate Pathway qui prépare sa recette de »Doomsday Brownies» pendant que je fais pareil et en profite pour potiner dans la cuisine et annoncer que Kostas Salomidis, guitariste du groupe grec Sorrows Path a fourni 2 solos pour le deuxième album de Desolate Pathway qui devrait paraître au début de 2016.
Quand Mononc’Roger aura savouré le browny de Matante Paulette (au sens propre et aussi au sens d’Urban Aliens…), ils me feront confiance quand j’arriverez au prochain party sans mon bong mais avec des muffins…… et que le party recommence.
by Lex Ivian | Juin 22, 2015 | Chroniques, Dans la fosse aux promos
Afin de vous permettre de voir rapidement les derniers trucs que nous recevons et peut-être vous faire découvrir de nouveaux groupes, je vous présente «Dans la fosse aux promos» qui regroupera quelques vidéos et albums choisis parmi les promotions qui aboutissent et s’entassent dans notre boîte de courriel. Vous pouvez consulter toutes les parutions précédentes de ma chronique en cliquant ce lien. – Lex

Dans la foulée de la normalisation jusqu’à la banalisation de l’oppression de la société et de la violence mondiale autant que locale, je débute en donnant la parole au trio noise/blues rock Dreadlords et leur pièce «Dreadlords cometh» tirée de leur album début «Death angel» paru à la fin 2014 via l’étiquette Not Just Religious Music.
With all of the injustices happening around the world right now, and police brutality rampant in our own backyard…
Je continue avec leur reprise de «Five to one» composée par The Doors en 1968 juste parce que j’aime le parallèle qui démontre que de tous temps, les batailles d’une génération ne sont qu’un rematch d’un combat précédent d’une autre génération. Juste pour ceux qui aiment lire mes réflexions et ne sont pas bon en calcul:
Les jeunes entre 15 et 25 ans qui ont fait la révolution «Peace & Love» mondiale dans les années 1965-75, bein ils ont entre 55 et 65 aujourd’hui. Je dis ça tout juste comme une affirmation arithmétique car qui suis-je pour juger et surtout considérant que les voies du Seign… du pouvoir et de la corruption sont impénétrables? Donc sans vouloir pointer quiconque du doigt si le «Peace & Love» devait mener à ça… je suis prêt à être patient et me faire expliquer de long en large comment on en est arrivé là mais d’après moi, on ne sait plus très bien ce qui avait été promis, où cela a bifurqué et à qui est vraiment la faute.
Après toute cette violence visuelle, je vous laisse relaxer avec la violence auditive du groupe français de modern brutal death, Chabtan et leur thématique mésoaméricaine précolombienne (Ça parle de dieu mayas et aztèques entre autres alors c’est safe comme sujet même si ça parle de guerre et autres trucs pas fins parfois) avec la vidéo live scénarisée pour «The kiss of Coatlicue» la pièce-titre de leur début sur album complet, paru le 25 mai via le label Mighty Music. Ils seront d’une portion de la tournée européenne de Nile et Suffocation, soit du 12 septembre au 22 lors du passage en France, Espagne, Portugal et Italie.
Pour les curieux, Chabtan, ou plus précisément, Buluc Chabtan, est un dieu qui trône au panthéon maya et personnifie le dieu de la guerre, de la mort violente et du sacrifice humain. Dans les codex mayas (un codex est comme un dictionnaire mais avec une écriture dessinée), on peut le reconnaître au tatou qui orne son visage, autour de l’œil, et représente un arc noir qui descend sur la joue.
J’en profite pendant que j’ai l’attention, Coatlicue est la déesse de la fertilité aztèque et aurait donné naissance au dieu de la guerre (mais pas Buluc Chabtan parce que lui est maya et elle aztèque mais va savoir quel dieu couche avec qui? Faut essayer de suivre les dieux grecs qui sont aussi les dieux romains sous un autre nom pour voir que finalement c’était pas mal le bordel dans les panthéons de Dieu dans l’ancien temps avant que ça deviennent monothéiste dirigé par un vieux barbu grincheux.
Maintenant on se calme pour vrai et on écoute du vrai de vrai safe 100% full proof pour ne pas déranger. De la pure haine non dirigée spécifiquement envers quiconque que ce soit des personnes vivantes, fictives ou mythiques. De la pure haine transcendentale.
Je vous ai déjà parlé de la «Xtreem Cult Series» de l’étiquette Xtreem Music qui fait reparaître des albums de groupes des années 90′ qui sont passés sous le radar pour la majorité des métalleux de l’époque et tout simplement disparus depuis trop longtemps pour que les plus jeunes les connaissent. Cette fois-ci, il a réuni, sur un seul CD, la discographie complète, soit le EP «Seed of hate» (1995), l’album «Void» (1997), le single «Hell over hell» (1998) et l’album en spectacle «Live at Repulsive Fest» (1998), du groupe de brutal death espagnol Reincarnation. Le groupe est en préparation pour sortir un nouvel album qui est rendu à l’étape du mastering. J’ai bien hâte de voir ce que donnera la ressuscitation de Reincarnation.
Après la réincarnation de Reincarnation, là j’essaie de ne pas trop vous mélanger même si je poursuis avec 2 pièces du groupe Gomorrah même si c’est deux groupes différents. Hein euh qu’est-ce qui dit? J’explique même si tous avez bien compris que ça arrive 2 groupes du même nom mais les circonstances ont fait que j’ai été confus un peu. J’ai reçu simultanément ou presque les envois promotionnels de Gomorrah de Kelowna (Colombie-Britannique) et Gomorrah de Hamilton(!) en Ohio(?) (USA). J’ai mis la première pièce sans regarder les notes biographiques et autres cossins (je lisais autre chose) et quand j’ai mis la seconde pièce, je trouvais qu’il y avait de quoi qui clochait, c’était totalement d’autre chose. J’ai donc vérifié si par hasard j’avais mis la pièce d’un autre groupe par erreur et non j’avais bien le bon nom. Oui, oui j’ai fini par allumer dans un temps tout de même raisonnable. Et en vérifiant, j’ai remarqué qu’il existe 4 autres groupes de plus du même nom. Je me dis que ce n’est pas cool pour tous ces groupes même si pour l’instant chacun fait son petit bonhomme de chemin sans que ça dérange. Et je suis conscient aussi qu’il peut y avoir plus d’un chien qui s’appelle Fido dans le parc à chien sans que ça dérange et de toute façon, les chiens se reconnaissent entre eux en se sentant le derrière et non par leur nom. Enfin c’est sur cette réflexion philosophique que je vous fais écouter les groupes sus-mentionnés Gomorrah 1 et Gomorrah 2.
Découvrez le groupe de Kelowna (Colombie-Britannique) Gomorrah avec leur vidéo style «Jam space session» pour leur nouveau single «A disaster’s nightmare». Pour les amateurs de breakdowns, tapping et vocaux «in your face», peu importe le nombre de groupes affublés du même nom, le leur devrait faire sa place sur cette scène. Ils ne font pas dans la dentelle et viennent vous montrer drette dans la face qui ils sont et de quoi ils sont faits.
Naturellement, plusieurs savent que Gomorrah est la ville jumelle de Sodome, réputées pour leurs moeurs scabreuses dans la Bible chrétienne et qui furent détruites par les flammes du Ciel. Aujourd’hui, on sait ce qu’est la sodomie, mais quelqu’un sait-il pourquoi on n’a pas aussi la gomorrhie?? Moi, je ne la comprends pas car je trouve ça pas mal cool comme mot et ça fitte au son avec Gonorrhée bien que je n’ai trouvé aucun lien étymologique direct l’un proviendrait de l’hébreu et l’autre du grec.
Avec ce Gomorrah, on parle de death thrash solide en provenance de Hamilton, Ohio (USA). Comme si je ne suis pas assez facile à mélanger… le Hamilton que je connais est en Ontario (Canada)… en tout cas ce qui est sûr c’est que leur musique va replacer tout le monde sur la track et j’ai bien hâte d’entendre l’album dont elle est tirée et qui est à venir plus tard cette année. D’habitude je vous aurais mis son titre mais il n’est pas déterminé encore. Ouan j’espère que toute ma réflexion sur leur nom de groupe ne viendra pas gêner la réflexion sur le nom de l’album… bah ils ne doivent pas lire le français, ou ne pas me lire tout court….
Juste avant, j’ai essayé de ne pas trop vous mélanger avec mon histoire des multiples Gomorrah mais là je ne peux rien faire pour vous car voici Tribunal de Montréal et je crois que personne n’est prêt pour leur vision totalement éclectique digne d’iconoclastes impossible à embrigader même dans les limites les plus reculées de l’espace sidéral de votre ouverture d’esprit musical. Alors réchauffez-vous les neurones et lubrifiez-vous les synapses car la tension électrique de votre influx cérébral risque de grimper en flèche et faire sauter votre voltmètre car si je me rappelle bien mes cours de physique électrique, la tension (U) dépend de l’intensité de l’influx (I) multiplié par la résistance (R) qu’on lui applique alors U=IxR ce qui influence alors la puissance électrique (W) de l’influx mais là je vous sauve de la formule mathématique, y’a quand même des limites.
Si je vous est fait une phrase avec des mots à chercher dans le dictionnaire et un petit cours de physique, c’était pour bien vous réchauffer le cerveau parce que là, à l’écoute de l’album «OP rat rock» que vous pouvez télécharger «À VOTRE PRIX», vous allez justement être challengés intellectuellement. C’est drôle parce que google translate traduit «challengé intellectuellement» en anglais par «intellectually challenged» dont un synonyme est «intellectually disabled» qui une fois retraduit en français fait «handicapé mental»…… je crois que je parlais de Tribunal au début…. et bien je viens de clore la boucle. Allez-vous faire survolter maintenant. Si vous n’êtes pas magnétisé par leur folie, vous en ressortirez au moins galvanisé dans la certitude que ce que vous préférez normalement écouter est ce dont vous avez vraiment besoin pour vous énergisez.
Là je me sens un peu épuisé par toutes ces réflexions alors je vous laisse donc sur un mea culpa pour tout ce que je vous fais endurer pour découvrir les promos mais comme je ne saurais me culpabiliser moi-même en tant qu’irresponsable que je suis, je laisse le groupe de noise/experimental rock norvégien, gagnant d’un Grammy, Arabrot culpabiliser tout le monde et le formuler dans sa façon dadaïste avec la pièce «Mea culpa» (je suis concept pas mal), extrait de leur EP «You bunch of idiots» qui paraîtra le 23 juin via Eolian Empire et qui clos leur trilogie de EP concept («Murder as art» et «I Modi» sont les deux autres).
by Lex Ivian | Juin 18, 2015 | Chroniques, Dans la fosse aux promos
Afin de vous permettre de voir rapidement les derniers trucs que nous recevons et peut-être vous faire découvrir de nouveaux groupes, je vous présente «Dans la fosse aux promos» qui regroupera quelques vidéos et albums choisis parmi toutes les promotions qui aboutissent et s’entassent dans notre boîte de courriel. Vous pouvez consulter toutes les parutions précédentes de ma chronique en cliquant ce lien. – Lex

Blâmez les parents, blâmez les autres, blâmez tout le monde autour de vous mais n’oubliez jamais que vous êtes maître de votre vie et il n’en tient qu’à vous de ne pas vous faire chier. Bon maintenant que c’est dit, je débute avec le post-metal/post-hardcore du groupe polonais Nihilosaur qui me fait évacuer un peu de mes frustrations de post-adolescent attardé avec la pièce «Fucked up» tirée de «Death is the border that evil cannot cross» sorti en 2013. Je sais que d’habitude je mets des nouveautés mais ici, je fais une exception pour vous encourager à vous procurer tout son matériel qui se télécharge «À VOTRE PRIX» sur leur bandcamp.
Parfois la solution pour évacuer les frustrations et autres émotions négatives trouve écho dans les trois mots formant le titre de cette pièce soit la «Salvation Through Vengeance». J’espère toutefois qu’elle sera votre dernière option. Cette pièce est tirée de l’album «Ia Pazuzu (The Abyss Of The Shadows)» qui sortira via Code666 le 7 juillet, une première parution en 14 ans pour les vétérans misanthropes suédois du industrial black metal, Diabolicum avec nul autre que Niklas Kvarforth de Shining au vocal.
Ça l’air que quand se présente la situation montrée dans la nouvelle vidéo pour la pièce «Home Is Where The Gutter Is» des Australiens King Parrot, il est temps de penser à l’option du salut par la vengeance parfaitement illustrée avec l’humour qu’on leur connait. Vous pouvez vous procurer depuis un mois, l’album d’où elle est tirée, soit «Dead set» paru le 19 mai via Housecore Records.
Pour les curieux, le King Parrot est une sorte d’oiseaux soit la perruche royale dont une espèce est, vous l’aurez deviné, australienne et se distribue du North et Central Queensland jusqu’au South Victoria.
Le groupe noise/post-rock (eux-même définissent leur musique comme étant du «Fuck you all wave») états-uniens de l’Oregon, Drunk Dad a fait paraître en mai dernier une vidéo pour leur prestation à TVPDX (une chaîne télé de Portland) de la pièce «Whiskey liver» tirée de «Ripper killer» paru en juillet 2014 via Eolian Empire. Et si je vous la présente, c’est parce que je veux attirer votre attention vers le quatrième membre du groupe, le bidouilleur de machine.
Il y a définitivement de quoi dans l’air ou dans l’eau de l’Orégon car cet état américain n’arrête pas de produire d’excellents groupes de doom/stoner/sludge et voici le groupe doom/death Atriarch et sa vidéo pour la pièce «Bereavement» tirée de «An Unending Pathway» paru l’automne passé via Relapse Records.
Pour les curieux, un Atriarch est un être qui contrôle plusieurs familles et dont le pouvoir se situe au-dessus de celui du patriarche ou de la matriarche. Ainsi par exemple, pour la religion, il serait Dieu et pour la mafia, il serait le Parrain.
Ok je lâche le post-whatever et je reviens avec des pionniers du heavy metal, les vétérans états-uniens The Rods qui ont rocké les scènes partout et avec tous les grands groupes à partir de leur création en 1980 jusqu’à 1987. Disparus par la suite, ils sont revenus en force en 2008 et ont fait paraître depuis deux albums. Ils viennent de s’adjoindre la chanteuse de Benedictum, Veronica «The V» Freeman, pour sortir le single «Smoke on the Horizon» le 14 mai. Voici une performance du groupe avec Veronica qui interprète trois succès de Ronnie James Dio lors du «The Metallic Onslaught» à Suzy’s Tavern à Auburn, NY.
On reste dans le heavy metal mais avec une touche moderne avec les Italiens Negacy et la vidéo aux images fortes pour «The great plague» tirée de leur album début «Flames of Black Fire», paru le 15 juin sur Jolly Roger Records.
C’est le moment du segment québécois de ma chronique et voici Daedalean Complex , un groupe de la ville de Québec qui joue un mélange de gothic metal et de metal industriel. Découvrez-le si ce n’est déjà fait avec sa nouvelle vidéo pour «The darkest path» tirée de leur plus récent album paru en 2013, «The rise of Icarus». Si vous croyez reconnaître la demoiselle dans la vidéo et bien oui, c’est bien Lindsay Schoolcraft aussi membre de Cradle of Filth.
Pour les curieux, le Daedalean complex se traduit directement mot à mot par le complexe de Dédale qui est en fait le labyrinthe car Dédale est un architecte de la mythologie grec qui a construit le labyrinthe pour enfermer le minotaure puis qui a fabriqué des ailes pour lui et son fils Icare afin de s’évader de Crête où il était retenu prisonnier par le roi Minos afin de préserver le secret du labyrinthe. L’évasion d’Icare trouve écho dans la pièce de Iron Maiden, «The flight of Icarus».
Je poursuis avec le groupe Smirking Revenge de la grande région de Montréal en vous offrant la vidéo pour «Living organ bank» tirée de leur EP, «Mind uploading» paru en novembre 2014. Cette vidéo a été enregistrée en spectacle lors de leur passage fort remarqué au «Innerfest 2015», le festival metal pour les démunis organisé par H.S. Productions et qui a lieu à Jonquière au Saguenay.
Je termine comme toujours avec de quoi d’un peu différent par rapport aux traditionnelles vidéos. J’adore savoir et aussi voir comment les choses se font et cette vidéo qui montre rapidement l’élaboration de la pochette du EP «Endsville» partagé entre Godhunter et Destroyer of Light sans satisfaire totalement ma curiosité me donne une bonne idée des nombreuses heures qui furent nécessaire afin de la réaliser.