Afin de vous permettre de voir rapidement les derniers trucs que nous recevons et peut-être vous faire découvrir de nouveaux groupes, je vous présente «Dans la fosse aux promos» qui regroupera quelques vidéos et albums choisis parmi toutes les promotions qui aboutissent et s’entassent dans notre boîte de courriel. Vous pouvez consulter toutes les parutions précédentes de ma chronique en cliquant ce lien. – Lex

 

À la mitrailllette

 

Blâmez les parents, blâmez les autres, blâmez tout le monde autour de vous mais n’oubliez jamais que vous êtes maître de votre vie et il n’en tient qu’à vous de ne pas vous faire chier. Bon maintenant que c’est dit, je débute avec le post-metal/post-hardcore du groupe polonais Nihilosaur qui me fait évacuer un peu de mes frustrations de post-adolescent attardé avec la pièce «Fucked up» tirée de «Death is the border that evil cannot cross» sorti en 2013. Je sais que d’habitude je mets des nouveautés mais ici, je fais une exception pour vous encourager à vous procurer tout son matériel qui se télécharge «À VOTRE PRIX» sur leur bandcamp.

 

Parfois la solution pour évacuer les frustrations et autres émotions négatives trouve écho dans les trois mots formant le titre de cette pièce soit la «Salvation Through Vengeance». J’espère toutefois qu’elle sera votre dernière option. Cette pièce est tirée de l’album «Ia Pazuzu (The Abyss Of The Shadows)» qui sortira via Code666 le 7 juillet, une première parution en 14 ans pour les vétérans misanthropes suédois du industrial black metal, Diabolicum avec nul autre que Niklas Kvarforth de Shining au vocal.

 

Ça l’air que quand se présente la situation montrée dans la nouvelle vidéo pour la pièce «Home Is Where The Gutter Is» des Australiens King Parrot, il est temps de penser à l’option du salut par la vengeance parfaitement illustrée avec l’humour qu’on leur connait. Vous pouvez vous procurer depuis un mois, l’album d’où elle est tirée, soit «Dead set» paru le 19 mai via Housecore Records.

Pour les curieux, le King Parrot est une sorte d’oiseaux soit la perruche royale dont une espèce est, vous l’aurez deviné, australienne et se distribue du North et Central Queensland jusqu’au South Victoria.

 

Le groupe noise/post-rock (eux-même définissent leur musique comme étant du «Fuck you all wave») états-uniens de l’Oregon, Drunk Dad a fait paraître en mai dernier une vidéo pour leur prestation à TVPDX (une chaîne télé de Portland) de la pièce «Whiskey liver» tirée de «Ripper killer» paru en juillet 2014 via Eolian Empire. Et si je vous la présente, c’est parce que je veux attirer votre attention vers le quatrième membre du groupe, le bidouilleur de machine.

 

Il y a définitivement de quoi dans l’air ou dans l’eau de l’Orégon car cet état américain n’arrête pas de produire d’excellents groupes de doom/stoner/sludge et voici le groupe doom/death Atriarch et sa vidéo pour la pièce «Bereavement» tirée de «An Unending Pathway» paru l’automne passé via Relapse Records.

Pour les curieux, un Atriarch est un être qui contrôle plusieurs familles et dont le pouvoir se situe au-dessus de celui du patriarche ou de la matriarche. Ainsi par exemple, pour la religion, il serait Dieu et pour la mafia, il serait le Parrain.

 

Ok je lâche le post-whatever et je reviens avec des pionniers du heavy metal, les vétérans états-uniens The Rods qui ont rocké les scènes partout et avec tous les grands groupes à partir de leur création en 1980 jusqu’à 1987. Disparus par la suite, ils sont revenus en force en 2008 et ont fait paraître depuis deux albums. Ils viennent de s’adjoindre la chanteuse de Benedictum, Veronica «The V» Freeman, pour sortir le single «Smoke on the Horizon» le 14 mai. Voici une performance du groupe avec Veronica qui interprète trois succès de Ronnie James Dio lors du «The Metallic Onslaught» à Suzy’s Tavern à Auburn, NY.

 

On reste dans le heavy metal mais avec une touche moderne avec les Italiens Negacy et la vidéo aux images fortes pour «The great plague» tirée de leur album début «Flames of Black Fire», paru le 15 juin sur Jolly Roger Records.

 

C’est le moment du segment québécois de ma chronique et voici Daedalean Complex , un groupe de la ville de Québec qui joue un mélange de gothic metal et de metal industriel. Découvrez-le si ce n’est déjà fait avec sa nouvelle vidéo pour «The darkest path» tirée de leur plus récent album paru en 2013, «The rise of Icarus». Si vous croyez reconnaître la demoiselle dans la vidéo et bien oui, c’est bien Lindsay Schoolcraft aussi membre de Cradle of Filth.

Pour les curieux, le Daedalean complex se traduit directement mot à mot par le complexe de Dédale qui est en fait le labyrinthe car Dédale est un architecte de la mythologie grec qui a construit le labyrinthe pour enfermer le minotaure puis qui a fabriqué des ailes pour lui et son fils Icare afin de s’évader de Crête où il était retenu prisonnier par le roi Minos afin de préserver le secret du labyrinthe. L’évasion d’Icare trouve écho dans la pièce de Iron Maiden, «The flight of Icarus».

 

Je poursuis avec le groupe Smirking Revenge de la grande région de Montréal en vous offrant la vidéo pour «Living organ bank» tirée de leur EP, «Mind uploading» paru en novembre 2014. Cette vidéo a été enregistrée en spectacle lors de leur passage fort remarqué au «Innerfest 2015», le festival metal pour les démunis organisé par H.S. Productions et qui a lieu à Jonquière au Saguenay.

 

Je termine comme toujours avec de quoi d’un peu différent par rapport aux traditionnelles vidéos. J’adore savoir et aussi voir comment les choses se font et cette vidéo qui montre rapidement l’élaboration de la pochette du EP «Endsville» partagé entre Godhunter et Destroyer of Light sans satisfaire totalement ma curiosité me donne une bonne idée des nombreuses heures qui furent nécessaire afin de la réaliser.