Afin de vous permettre de voir rapidement les derniers trucs que nous recevons et peut-être vous faire découvrir de nouveaux groupes, je vous présente «Dans la fosse aux promos» qui regroupera quelques vidéos et albums choisis parmi les promotions qui aboutissent et s’entassent dans notre boîte de courriel. Vous pouvez consulter toutes les parutions précédentes de ma chronique en cliquant ce lien. – Lex

 

À la mitrailllette

 

Dans la foulée de la normalisation jusqu’à la banalisation de l’oppression de la société et de la violence mondiale autant que locale, je débute en donnant la parole au trio noise/blues rock Dreadlords et leur pièce «Dreadlords cometh» tirée de leur album début «Death angel» paru à la fin 2014 via l’étiquette Not Just Religious Music.

With all of the injustices happening around the world right now, and police brutality rampant in our own backyard…

 

 

Je continue avec leur reprise de «Five to one» composée par The Doors en 1968 juste parce que j’aime le parallèle qui démontre que de tous temps, les batailles d’une génération ne sont qu’un rematch d’un combat précédent d’une autre génération. Juste pour ceux qui aiment lire mes réflexions et ne sont pas bon en calcul:
Les jeunes entre 15 et 25 ans qui ont fait la révolution «Peace & Love» mondiale dans les années 1965-75, bein ils ont entre 55 et 65 aujourd’hui. Je dis ça tout juste comme une affirmation arithmétique car qui suis-je pour juger et surtout considérant que les voies du Seign… du pouvoir et de la corruption sont impénétrables? Donc sans vouloir pointer quiconque du doigt si le «Peace & Love» devait mener à ça… je suis prêt à être patient et me faire expliquer de long en large comment on en est arrivé là mais d’après moi, on ne sait plus très bien ce qui avait été promis, où cela a bifurqué et à qui est vraiment la faute.

 

Après toute cette violence visuelle, je vous laisse relaxer avec la violence auditive du groupe français de modern brutal death, Chabtan et leur thématique mésoaméricaine précolombienne (Ça parle de dieu mayas et aztèques entre autres alors c’est safe comme sujet même si ça parle de guerre et autres trucs pas fins parfois) avec la vidéo live scénarisée pour «The kiss of Coatlicue» la pièce-titre de leur début sur album complet, paru le 25 mai via le label Mighty Music. Ils seront d’une portion de la tournée européenne de Nile et Suffocation, soit du 12 septembre au 22 lors du passage en France, Espagne, Portugal et Italie.

Pour les curieux, Chabtan, ou plus précisément, Buluc Chabtan, est un dieu qui trône au panthéon maya et personnifie le dieu de la guerre, de la mort violente et du sacrifice humain. Dans les codex mayas (un codex est comme un dictionnaire mais avec une écriture dessinée), on peut le reconnaître au tatou qui orne son visage, autour de l’œil, et représente un arc noir qui descend sur la joue.
J’en profite pendant que j’ai l’attention, Coatlicue est la déesse de la fertilité aztèque et aurait donné naissance au dieu de la guerre (mais pas Buluc Chabtan parce que lui est maya et elle aztèque mais va savoir quel dieu couche avec qui? Faut essayer de suivre les dieux grecs qui sont aussi les dieux romains sous un autre nom pour voir que finalement c’était pas mal le bordel dans les panthéons de Dieu dans l’ancien temps avant que ça deviennent monothéiste dirigé par un vieux barbu grincheux.

 

Maintenant on se calme pour vrai et on écoute du vrai de vrai safe 100% full proof pour ne pas déranger. De la pure haine non dirigée spécifiquement envers quiconque que ce soit des personnes vivantes, fictives ou mythiques. De la pure haine transcendentale.

Je vous ai déjà parlé de la «Xtreem Cult Series» de l’étiquette Xtreem Music qui fait reparaître des albums de groupes des années 90′ qui sont passés sous le radar pour la majorité des métalleux de l’époque et tout simplement disparus depuis trop longtemps pour que les plus jeunes les connaissent. Cette fois-ci, il a réuni, sur un seul CD, la discographie complète, soit le EP «Seed of hate» (1995), l’album «Void» (1997), le single «Hell over hell» (1998) et l’album en spectacle «Live at Repulsive Fest» (1998), du groupe de brutal death espagnol Reincarnation. Le groupe est en préparation pour sortir un nouvel album qui est rendu à l’étape du mastering. J’ai bien hâte de voir ce que donnera la ressuscitation de Reincarnation.

 

Après la réincarnation de Reincarnation, là j’essaie de ne pas trop vous mélanger même si je poursuis avec 2 pièces du groupe Gomorrah même si c’est deux groupes différents. Hein euh qu’est-ce qui dit? J’explique même si tous avez bien compris que ça arrive 2 groupes du même nom mais les circonstances ont fait que j’ai été confus un peu. J’ai reçu simultanément ou presque les envois promotionnels de Gomorrah de Kelowna (Colombie-Britannique) et Gomorrah de Hamilton(!) en Ohio(?) (USA). J’ai mis la première pièce sans regarder les notes biographiques et autres cossins (je lisais autre chose) et quand j’ai mis la seconde pièce, je trouvais qu’il y avait de quoi qui clochait, c’était totalement d’autre chose. J’ai donc vérifié si par hasard j’avais mis la pièce d’un autre groupe par erreur et non j’avais bien le bon nom. Oui, oui j’ai fini par allumer dans un temps tout de même raisonnable. Et en vérifiant, j’ai remarqué qu’il existe 4 autres groupes de plus du même nom. Je me dis que ce n’est pas cool pour tous ces groupes même si pour l’instant chacun fait son petit bonhomme de chemin sans que ça dérange. Et je suis conscient aussi qu’il peut y avoir plus d’un chien qui s’appelle Fido dans le parc à chien sans que ça dérange et de toute façon, les chiens se reconnaissent entre eux en se sentant le derrière et non par leur nom. Enfin c’est sur cette réflexion philosophique que je vous fais écouter les groupes sus-mentionnés Gomorrah 1 et Gomorrah 2.

 

Découvrez le groupe de Kelowna (Colombie-Britannique) Gomorrah avec leur vidéo style «Jam space session» pour leur nouveau single «A disaster’s nightmare». Pour les amateurs de breakdowns, tapping et vocaux «in your face», peu importe le nombre de groupes affublés du même nom, le leur devrait faire sa place sur cette scène. Ils ne font pas dans la dentelle et viennent vous montrer drette dans la face qui ils sont et de quoi ils sont faits.

Naturellement, plusieurs savent que Gomorrah est la ville jumelle de Sodome, réputées pour leurs moeurs scabreuses dans la Bible chrétienne et qui furent détruites par les flammes du Ciel. Aujourd’hui, on sait ce qu’est la sodomie, mais quelqu’un sait-il pourquoi on n’a pas aussi la gomorrhie?? Moi, je ne la comprends pas car je trouve ça pas mal cool comme mot et ça fitte au son avec Gonorrhée bien que je n’ai trouvé aucun lien étymologique direct l’un proviendrait de l’hébreu et l’autre du grec.

 

Avec ce Gomorrah, on parle de death thrash solide en provenance de Hamilton, Ohio (USA). Comme si je ne suis pas assez facile à mélanger… le Hamilton que je connais est en Ontario (Canada)… en tout cas ce qui est sûr c’est que leur musique va replacer tout le monde sur la track et j’ai bien hâte d’entendre l’album dont elle est tirée et qui est à venir plus tard cette année. D’habitude je vous aurais mis son titre mais il n’est pas déterminé encore. Ouan j’espère que toute ma réflexion sur leur nom de groupe ne viendra pas gêner la réflexion sur le nom de l’album… bah ils ne doivent pas lire le français, ou ne pas me lire tout court….

 

Juste avant, j’ai essayé de ne pas trop vous mélanger avec mon histoire des multiples Gomorrah mais là je ne peux rien faire pour vous car voici Tribunal de Montréal et je crois que personne n’est prêt pour leur vision totalement éclectique digne d’iconoclastes impossible à embrigader même dans les limites les plus reculées de l’espace sidéral de votre ouverture d’esprit musical. Alors réchauffez-vous les neurones et lubrifiez-vous les synapses car la tension électrique de votre influx cérébral risque de grimper en flèche et faire sauter votre voltmètre car si je me rappelle bien mes cours de physique électrique, la tension (U) dépend de l’intensité de l’influx (I) multiplié par la résistance (R) qu’on lui applique alors U=IxR ce qui influence alors la puissance électrique (W) de l’influx mais là je vous sauve de la formule mathématique, y’a quand même des limites.

Si je vous est fait une phrase avec des mots à chercher dans le dictionnaire et un petit cours de physique, c’était pour bien vous réchauffer le cerveau parce que là, à l’écoute de l’album «OP rat rock» que vous pouvez télécharger «À VOTRE PRIX», vous allez justement être challengés intellectuellement. C’est drôle parce que google translate traduit «challengé intellectuellement» en anglais par «intellectually challenged» dont un synonyme est «intellectually disabled» qui une fois retraduit en français fait «handicapé mental»…… je crois que je parlais de Tribunal au début…. et bien je viens de clore la boucle. Allez-vous faire survolter maintenant. Si vous n’êtes pas magnétisé par leur folie, vous en ressortirez au moins galvanisé dans la certitude que ce que vous préférez normalement écouter est ce dont vous avez vraiment besoin pour vous énergisez.

 

Là je me sens un peu épuisé par toutes ces réflexions alors je vous laisse donc sur un mea culpa pour tout ce que je vous fais endurer pour découvrir les promos mais comme je ne saurais me culpabiliser moi-même en tant qu’irresponsable que je suis, je laisse le groupe de noise/experimental rock norvégien, gagnant d’un Grammy, Arabrot culpabiliser tout le monde et le formuler dans sa façon dadaïste avec la pièce «Mea culpa» (je suis concept pas mal), extrait de leur EP «You bunch of idiots» qui paraîtra le 23 juin via Eolian Empire et qui clos leur trilogie de EP concept («Murder as art» et «I Modi» sont les deux autres).