Voici les photos prises par Vicky Fillion lors du Festival Au Lac 2025 présenté par TheWellDone Productionsau Parc Daniel-Johnson de Granby du 5 au 7 juin 2025. ———————————————————————————————————-
Jour 1 – Jeudi 5 juin 2025
Goldfinger
Propagandhi
Vulgaires Machins
**Pour des raisons de temps, notre photographe n’a pu se rendre pour Downstater et Gob, mais ce n’est que partie remise!**
Pour commencer, que dire de ce projet solo composé en simplement 10 jours. Je crois que c’est peu dire, mais ce EP retiendra certainement l’attention de beaucoup de fans de thrash metal moderne. Dany Leblanc, (EX-Atheretic) s’est plongé dans la composition complète et indépendante de ce projet en enregistrant toutes les guitares, la basse et les pistes de drum de base dans son studio maison en 10 jours. Il signe aussi l’écriture de toutes les paroles ainsi que la voix dernier ce nouveau projet!
Il a complété ce EP avec la collaboration de Mikael Desnoyers du Studio Empire Recording. Mikael a permis de concrétiser Equation Of Chaos par l’enregistrement officiel du drum ainsi que le mixage et le mastering. Du côté de l’illustration, réalisé par Joël Marinier, on peut apprendre que Dany désirait dépeindre la lourdeur de la conscience humaine sur le monde (chaos, égo, lutte intérieure, santé mentale, etc) et on peut le voir facilement avec les visages entourant cette Terre stérile.
Avec une courte intro instrumentale de 22 secondes on se plonge rapidement vers le chaos mental avec le coup d’envoi de la première pièce du EP, I Thing, Therefore I Divide. La composition de cette pièce en fait ma préférée, car dès la première écoute, elle reste en tête! Par la suite, vient la chanson Equation Of Chaos, qui est un succès sur toute sa durée pour se diriger vers la pièce Beyond Celerity. L’album se termine avec la pièce Eternal Now Nexus, plus simple, mais clairement efficace avec une touche plus oldschool que les précédentes. C’est, selon moi un bon choix pour la fin de ce EP.
On ressent bien toute la créativité de Dany tout au long de l’écoute. Il a bien réussi à marier l’aggressivité du style avec des rythmes parfois simples et parfois complexes sans oublier un excellent vocal bien thrash. Un second album de ONEDAYNEVER est déjà en cours de composition, les fans n’auront donc pas à patienter bien longtemps avant de découvrir du nouveau matériel de ce musicien chevronné et bien connu de la scène métal au Québec.
Equation Of Chaos est certainement un album à découvrir, écouter et réécouter pour tous les fans de thrash metal moderne!
Ce soir, les mélomanes ainsi que les cinéphiles étaient attendus au MTelus afin d’assister à une soirée assez différente que les fans d’Uncle Acid and the deadbeats. Premièrement, c’était un concert en mode assis et places attitrées. Chose nouvelle pour un concert de la troupe de Kevin Starrs.
Je ne savais pas du tout comment j’allais recevoir cette nouveauté, même si j’ai écouté au préalable leur dernier album plus d’une fois et dans des situations différentes. Une certaine fébrilité et curiosité m’habitait.
Mais avant de procéder au rendu rock cinématographique, nous avions une première partie assez originale ne serait-ce que dans l’esthétique de l’artiste : Ex-guitariste de la formation Tribulation, Jonathan Hultén arbore un look très gothique et efféminé qui diffère de son style musical. Il nous propose son projet Folk, le tout en solitaire, armé seulement de sa guitare acoustique et de quelques installations électroniques pour l’appuyer dans son d’ensemble. J’ai écouté sa musique sur le tard, ignorant tout de son projet. Jonathan a un excellent vocal. Il chante très juste et a une voix assez Alto assez chaude pour ses compositions. Affublé de fleurs multicolores, de sa dentelle habituelle, il nous livre une expérience assez personnelle et enivrante. Son maquillage me rappelle drôlement celui des Geishas. On assiste à beaucoup de gestuelle et de mouvements du corps frôlant le rituel et la danse, ce qui ajoute à la démarche musicale quelque peu redondante mais bien sentie et sincère.
Je suis déjà un fan de folk à tendance mélancolique. Ici, Jonathan ne se vautre pas dans la tristesse, mais plus dans un état de transe en mode introversion. Par moments j’ai beaucoup pensé à la formation Osi and the jupiter qui a une place de choix dans le folk moderne que je chéris.
Étant que la première partie de la soirée, nous avons eu droit bien sûr à une version écourtée de la prestation, mais en même temps, la redondance que j’ai pu ressentir m’a confirmé que je ne me vois pas écouter le tout durant plus d’une heure non plus. Certains n’aimeront peut-être pas l’ajout d’harmonies vocales crées artificiellement par des éléments technologiques, pour ma part j’ai trouvé l’ajout intéressant quoiqu’inhabituel pour du folk. Ayant l’esprit très ouvert j’ai accepté le ‘sacrilège’.
Après avoir attendu un peu pour la suite, on entend un avertissement disant de fermer nos cellulaires (pas du tout un message des organisateurs mais bien du groupe) et que durant la prestation on allait communiquer avec nous via des appels téléphoniques. On peut justement voir au moins deux téléphones à cadran ou roulettes, disséminés sur la scène. Ce soir on joue le nouvel album d’Uncle Acid,
Nell’ orablu, qui se traduit de l’italien par l’heure bleue, se voulant le moment de l’aube ou de la tombée de la nuit où le ciel atteint un bleu des plus sombres. Aussi la formation veut rendre un hommage au cinéma Italien d’horreur des années soixante-dix. On retrouvera plusieurs clins d’œil à l’écran comme par exemple l’utilisation d’une typo de type Suspiria, classique du genre.
Pour débuter on se la joue un peu parodie de l’univers marketing et pub des 70’s en recréant des publicités (toujours fictives) vantant des produits. L’écran nous propose des bandes-annonces relatant des films (fictifs aussi) avec des scènes horrifiantes par la suite. À mon plus grand plaisir.
Ensuite s’installe le long périple musical qui durera près de 80 minutes au total. Ceux ayant fait leurs devoirs sauront qu’il sera question que de cet album dans son intégralité, les autres (que je pourrai entendre quelquefois) demandant à leur convives’ils allaient jouer de leurs succès. Eh bien non.
Pour ceux n’ayant pas écouté cet album, on ne sera pas dans l’instrumental à proprement parler.
À certains moments Kevin (Starrs) chantera de sa voix habituelle haut perchée, marque de commerce du groupe. Je crois que pour bien apprécier le tout il faut connaître l’album. Car il est en apparence léger mais est d’une certaine complexité. Cela me rappelle Scènes from a memory de Dream Theater qui relatais une histoire complète (avec une énergie plus rock qu’ici).
L’histoire relate les déboires d’une ville aux prises avec un malfrat corrompu intouchable et très condescendant. Certains y verront comme seule solution son élimination et le tout tournera autour de cette atmosphère relevant plus du thriller que de l’horreur à mon avis. Fait loufoque, Kevin utilisera un couteau de type poignard pour faire grincer sa guitare à divers moments!
L’ajout de saxophone m’a vraiment emporté de façon positive. Quoique l’on puisse vraiment ressentir de façon palpable l’influence des grands de ce genre, pour ne pas nommer Goblin et/ou John Carpenter, cela crève les yeux.
Cette soirée a été bien mais je n’ai pas été renversé. Je souligne le travail immense des gars d’Uncle pour monter un concept de ce genre entièrement romancé et fictif. Un travail titanesque. J’ai comme l’impression que j’aurais davantage apprécié en écoutant et digérant plus leur nouvel opus avant de m’exposer à ce met massif mais pas indigeste. Comme tout bon album de rock progressif ou Jazz.
Dans l’ensemble c’était un truc de géant, mais je ne sais pas encore si j’ai bien assimilé le tout malgré mon niveau d’analyse assez développé. En ce moment même où j’écris ces lignes, j’écoute Nell’ Ora blu en espérant revivre ce que j’ai loupé et revivre des moments clé de la soirée!
Voici le compte rendu de Jean-Daniel Poirier et les photos prises par Vicky Fillion lors du spectacle de NecroticGoreBeast présenté à l’Anti-Bar & Spectacles de Québec le 25 janvier 2025 et qui mettait également à l’affiche Primal Horde, Scorching Tomb et For One Hate.
Retour sur le spectacle
Tout d’abord, fait important à mentionner, NecroticGoreBeast sait très bien accueillir ses groupes, les médias et les collaborateurs de la soirée. Nous étions invités à arriver un peu plus tôt et profiter d’un buffet et de boissons offerts sur place. Ce type d’accueil n’est pas fréquent dans la scène et je trouve que c’est une excellente occasion de discuter et côtoyer les artistes.
For One Hate
Le chanteur est arrivé sur scène avec une énergie palpable. Il était prêt à mettre le feu au stage. Les guitares étaient accordées très graves.
Les guitares sont accordées vraiment bas et les riffs sont accrocheurs. Leur son est vraiment lourd et c’est plutôt core comme musique. Musicalement, il n’y avait rien de compliqué, mais c’était efficace. Cependant, la grosse lacune du groupe se trouvait au niveau de la batterie. Il y avait un gros manque de tightness et l’exécution des partitions était parfois laborieuse. Je comprends que c’est un groupe qui est jeune et qu’ils ont beaucoup d’expérience à gagner. Ne lâchez pas, j’ai hâte de vous revoir quand vous aurez pris plus d’expérience.
Scorching Tomb
Avec l’arrivée de Scorching Tomb, l’intensité a monté d’un cran. Les gens sont déchaînés dans le pit. Ça brasse pas à peu près et je plains les photographes qui essaient d’effectuer leur travail. Leur musique est vraiment bien exécutée. La précision et l’exécution parfaite des chansons est là. Le drummer est vraiment précis et rapide. Ses partitions sont bien imaginées. Le bassiste a un tone de basse plutôt distortionné et ses partitions sont vraiment efficaces. Le vocal est bien grave et très bien poussé. Ça me rappelle un peu Suffocation dans le temps de Frank Mullen. Pour ce qui est de la guitare, les riffs étaient bon, mais parfois plus difficile à entendre à cause du mix de la salle. Sinon les gars ont livré la marchandise.
Primal Horde
Ce groupe m’a agréablement surpris. Je ne les connaissais pas et ce fut toute une surprise. Le côté musical technique a monté d’un cran. Le drummer est une machine. Il a une bonne force de frappe, de la précision dans ses partitions et une bonne imagination dans la création de ses partitions. Les riffs de guitares sont vraiment bons et accrocheurs. Encore une fois, on peut ressentir une grosse vague de basse dans leurs notes, car, clairement, ils ne sont pas accordés en mi. J’ai trouvé que le bassiste était plutôt discret par sa prestance, mais en revanche ses partitions rentraient au poste. Le chanteur a une présence de fou. Il utilise chaque centimètre de la scène qu’il peut pour nous crier ses paroles. À lui seul, il donnait le show. Belle découverte!
NecroticGoreBeast
Voilà le moment de la soirée que nous attendions tous. Pour ceux qui ne connaissent pas le groupe, ce qui s’en vient n’est vraiment pas propre. Leurs paroles sont plutôt axées sur des déjections diverses du corps humain, de pratiques sexuelles douteuses, mais surtout d’amour et de tendresse (haha). Blague à part, ce groupe est vraiment sur une bonne lancée avec plusieurs tournées aux États-Unis pour ne nommer que ça.
Ce sont des musiciens expérimentés et de très haut calibre qui se dressent devant nous sur la scène. Les riffs de guitares sont plutôt lourds et techniques. C’est vraiment quelque chose à voir et à écouter. Le bassiste, en plus d’avoir une bonne prestance sur scène, a des partitions de basse vraiment complexes et très originales. Le batteur tant qu’à lui, est tout simplement une machine, c’est très rapide et ça n’arrête pratiquement jamais. C’est fou d’être encore précis à cette vitesse là. Le chanteur, il pourrait facilement tenir tête à Corpse Grinder (Cannibal Corpse) en frais de headbanging. De plus, il a une bonne prestance sur scène. Sa voix est vraiment grave et peu articulée ce qui ajoute un aspect violent supplémentaire à la musique.
Mention spéciale à FAF, un humoriste trash émergeant du Québec que j’aime bien, qui est venu s’enfoncer une banane dans la gorge pour faire l’intro de la chanson Gagging on Feces. Le groupe avait utilisé l’audio d’une de ses vieilles vidéos promo comme introduction de la chanson sur l’album et l’humoriste est venu faire le ‘’stunt’’ sur scène. C’était quelque chose.
Vraiment, NecroticGoreBeast a bien terminé la soirée. C’était un show parfait.