Outlying nous revient avec leur nouvel album « Oblivisci », paru le 21 novembre 2025 en tant qu’indépendant. 9 ans après leur dernier album « Frameworks for Repression » sorti en 2016, les trifluviens d’Outlying reviennent avec un nouvel album qui saura satisfaire à tous les adeptes de melodic death metal. Dès le début de l’écoute de ce nouvel opus, nous découvrons avec « The Raven Is Gone » un groupe en pleine contrôle de son art. Fred A. Dubeau, guitare et vocal, est accompagné Martin Reithler aux drums et Charles Alex Bilodeau à la bass. Le trio ne cesse de nous proposer des riffs nous donnant le goût de faire aller la tête, digne d’un petit headbang devant notre speaker. La qualité sonore ne cesse de m’impressionner! En tenant compte que ceci a été entièrement composé de façon indépendante, nous pouvons entendre tous les instruments et les petites subtilités dans les compositions et les pièces proposées. « Novembre » est sans hésitation ma pièce coup de coeur sur cet album. Ayant récemment lancé leur album au Café-Bar Zénob de Trois-Rivières le 22 novembre 2025, Outlying se voit être un groupe qui mérite d’être connu dans la scène locale au Québec. Si vous avez la chance de pouvoir assister à un de leur spectacle, je vous le recommande sans hésitation. Note: 8,5/10
Voici le compte rendu de Phil Grondin et les photos prises par Martin Desbois lors du spectacle de Death To All présenté par Extensive Enterprise &Heavy Montréal auMTelus de Montréal le 12 novembre 2025 et qui mettait également à l’affiche Gorguts et Phobophilic.
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Retour sur le spectacle
La tournée « Symbolic Healing » du groupe Death to All s’arrêta à Montréal au MTelus afin d’y célébrer le 35ème anniversaire de l’album « Spiritual Healing » et le 30ème anniversaire de « Symbolic », deux albums du défunt groupe Death fondé par la légende du death metal, Chuck Schuldiner. Avec eux, les légendes du death metal québécois Gorguts et les américains de Phobophilic venaient assurés la première partie. Présenté par Extensive Enterprise et Heavy MTL, c’est une soirée de nostalgie qui allait s’emparer du MTelus qui, soit disant, se refait une beauté. Plusieurs travaux ont lieu dans la salle et un mini labyrinthe nous mène au vestiaire. Bref !
Phobophilic
Dès mon arrivée dans la mythique salle du MTelus, après avoir bravé la tempête de neige et les automobiles qui sont encore sur les pneus d’été suite à la neige plutôt précoce cette année, Phobophilic vient nous présenter un death metal d’une lourdeur qui pourrait être comparée à du Incantation. Par moment, la voix est brutale et rauque et le tout est jumelé avec un drum assez rapide et de riffs qui nous donnent des coups de pelle directement dans la face. Malgré le petit 30 minutes qui nous a été offert, le groupe a su faire bonne impression avec un parterre qui commence déjà à se remplir de plusieurs t-shirts à l’effigie de Gorguts et Death. Dès la 3ème pièce, le parterre, plutôt timide sur les 2 premières pièces, s’active et le moshpit part pour de bon. Venu nous présenter des pièces de leur seul album en carrière « Enveloping Absurdity », sorti en 2022, Phobophilic ne réinvente pas la roue mais se voit être un groupe ayant un énorme potentiel. Les 5 pièces qui ont été présentées m’ont agréablement surpris et elles ont su se faire de nouveaux fans. Avoir la chance de faire une tournée avec des légendes comme Gorguts et les membres originaux de Death, je trouve que c’est déjà un excellent départ pour un nouveau groupe et un gros événement qui vaudrait la peine de mentionner sur un Curriculum Vitae (CV) version metal. On s’entend, faire une tournée avec les gars de Gorguts et les légendes Steve DiGiorgio et Gene Hoglan, je pense qu’il n’y a rien de plus badass à dire à des chums metalleux. C’est une excellente réussite pour un groupe jeune comme eux !
Gorguts
Les petits chouchoux de la place débarquent enfin sur scène alors que la bande de Luc Lemay vient nous offrir une leçon de death metal technique comme seulement eux sont capables de faire. Originaire de Sherbrooke, Gorguts n’a aucunement besoin de présentation sur la scène metal québécoise alors que le groupe est actif depuis 1989. Ayant eu la chance de voir le groupe en 2023 avec Mayhem et Cannibal Corpse en formule co-headline à l’Olympia, Gorguts a misé sur une formule assez variée alors que le groupe est présentement dans la composition d’un nouvel album. Venu nous présenter deux nouvelles pièces, notre cher Luc national n’a pas hésité de piger dans son répertoire de classiques des albums « Considered Dead » et « The Erosion of Sanity » que je considère étant des albums marquants dans le metal québécois. « Considered Dead » est facilement un album dans mon top 3 des meilleurs albums produit au Québec avec « None So Vile » de Cryptopsy et « Killing Technology » de Voivod.
La formule et la logique ont été respectées alors que des pièces ayant un aspect plus death metal old school ont été jouées, alors que le Gorguts plus récent a été joué avec son côté plus technique. Luc n’a pas hésité de nous parler en français entre chaque pièce disant qu’il est bien heureux de jouer « à la maison ». Encore une fois, nous pouvons remarquer que Gorguts veut se réinventer et nous sort toujours un lapin de leur chapeau avec des nouvelles passes techniques qui nous fait sortir un gros « Quessé ca ?! » tellement on est émerveillé. Gorguts, c’est complexe, c’est technique, c’est violent, PIS ON AIME ÇA ! Chapeau à Luc et sa bande qui ne cessent de nous impressionner année après année. Un nouvel album de Gorguts est plus que dû alors que « Colored Sands » est sorti en 2013, il y a bientôt 12 ans. Blague à part, il est presque rendu dans sa crise d’ado ! Je souhaite développer sur deux points que je considère importants avant de passer à Death to All. Commençons par le positif : La qualité sonore de Gorguts était tout simplement phénoménale. Je n’ai jamais entendu un groupe sonner aussi bien que cela dans le MTelus. Je ne sais pas si c’est à cause des rénovations en cours ou le technicien de son de Gorguts est une machine, mais c’est facilement le meilleur son que j’ai entendu de ma vie tout style de musique confondu dans cette salle. Ça sonnait « clean » du début à la fin, wow. Chapeau pour le son.
Point negatif : La fameuse file de la merch. Je suis mitigé 50/50. C’était un bordel tout simplement. Autant que c’est le fun à voir que le monde était prêt à débourser pour Death to All et Gorguts qu’autant je me demande pourquoi l’attente était longue de même. En tout, il a fallu un bon 45 minutes – 1 heure avant de me procurer ce que je voulais. Soi-disant, MERCI ! Le long-sleeve de « Considered Dead » de Gorguts à 40 $, meilleur achat que j’ai fait depuis longtemps. Il est MA-GNI-FI-QUE. Enfin des groupes qui ne chargent pas des prix de fou au point de devoir manger des ramens pendant 2 semaines. Comme je dis, je comprends qu’il faut que le monde encourage les groupes, mais est-ce un problème de configuration du MTelus avec tout le monde qui essayait de se faufiler dans la file de merch ou c’est tout simplement le fait que beaucoup trop de monde voulait de la merch? Bref, pas grave. J’ai mon long-sleeve, j’ai écouté Gorguts dans la file d’attente au loin et j’ai aimé ce que j’ai entendu. Mais attendre 45 minutes – 1 heure pour de la merch me semble totalement absurde. C’est ça être victime de son succès.
Setlist :
Considered Dead
Sublte Body
Earthly Love
Nouvelle pièce sans titre
An Ocean of Wisdom
Nouvelle pièce sans titre
Condemned to Obscurity
Bodily Corrupted
Death To All
Petite devinette assez simple : Qu’arrives-t-il quand Steve DiGiorgio, Gene Hoglan, Bobby Koelble et Max Phelps décident de se partir un groupe hommage à Death ? Le meilleur groupe hommage que j’ai vu de toute ma vie soit Death to All. Ce groupe composé de trois membres originaux, à l’exception de Max Phelps qui est presque la réincarnation de Chuck, vient nous jouer pendant plus de deux heures des morceaux de la large discographie de Death afin de célébrer l’héritage du père fondateur du genre, soit Chuck Schuldiner.
Dès les premières notes de « Living Monstrosity », nous voyons déjà le potentiel et l’expérience sur scène. Alternant les différents classiques du groupe et en naviguant dans les sept albums studio tels que : « Lack of Comprehension », « The Philosopher » et « Spiritual Healing », Max Phelps n’hésite pas d’alterner son vocal passant du death metal guttural à un vocal plus aigu. Tout au long de la carrière de Death, Chuck n’hésitait pas à changer le style de Death en passant du death metal old school sur les premiers albums vers une touche plus technique/progressive sur les derniers albums. Le tout est respecté alors que les quatre musiciens sur scène démontrent être en mesure d’ajuster leur technique. Max Phelps, chanteur et guitariste ayant la lourde tâche de chanter les parties de Chuck, nous démontre son énorme talent. On dirait vraiment sa réincarnation, c’est hallucinant comment il est talentueux. Steve DiGiorgio, charismatique bassiste de Death de l’époque et actuel bassiste du groupe thrash Testament, s’improvise comme frontman du groupe afin de parler à la foule. Quel charisme il possède ! De même, pour revenir à la qualité sonore, celle-ci est encore impeccable pour Death to All. Nous ressentons chaque coup de bass et de drums presque dans nos pieds comme si ça nous traversait le corps, wow! La foule n’hésite pas à faire du moshpit et bodysurfing question de tenir les agents de sécurité occupés en avant !
Pendant plus de 2 heures, Death to All a été généreux et nous a joué plus de 19 pièces. Nous avons eu la chance d’entendre l’album « Symbolic » du début à la fin avec plusieurs pièces de « Spiritual Healing » et tous les classiques de Death. C’est avec la très célèbre « Pull the Plug » que la soirée se termine sous les acclamations de la foule. Si vous n’avez jamais eu la chance d’aller voir un spectacle de Death to All, vous manquez de quoi. C’est l’ultime hommage et le plus proche que nous pouvons avoir de vivre l’expérience Death. Après plus de 24 ans après le décès de Chuck, nous voyons que son impact et son héritage est encore présente puisque le MTelus était plein à craquer. Chuck forever !
Setlist :
Living Monstrosity
Defensive Personalities
Lack of Comprehension
Altering the Future
Zombie Ritual
Within the Mind
The Philosopher
Spiritual Healing
Symbolic :
Symbolic
Zero Tolerance
Empty Words
Sacred Serenity
1,000 Eyes
Without Judgement
Crystal Mountain
Misanthrope
Perennial Quest
Rappel :
Spirit Crusher 19. Pull the Plug
-Journaliste: Phil Grondin
Photographe: Martin Desbois
La tournée Carnival of Death Tour 2025 s’arrêta à la Salle Montaigne de Québec afin de présenter les formations Skeletal Remains, Malevolent Creation, Vader et Kataklysm en ce beau jeudi automnal. Une tournée à saveur death metal comme on les aime entre les murs du Cegep Limoilou ! Présenté par District 7 Production, le spectacle affiche presque complet alors qu’il restait encore quelques billets de disponibles à la porte. Encore une excellente nouvelle pour les spectacles dans la Ville de Québec ! La musique de « pas fin », comme monsieur/madame tout le monde aime bien dire, se porte très bien !
Skeletal Remains
Skeletal Remains ouvre les festivités à 19h pile. Directement de la Californie, le groupe est du pur old school death metal comme on pourrait demander. Seul membre original sur scène, le chanteur Chris Monroy est entouré de musiciens sessions pour la tournée et une chose assurée, ça rentre au poste ! C’est du bon vieux death metal gras qui nous rentre dans les tripes. Les musiciens sur scène, malgré qu’ils soient majoritairement statitques, réussissent bien leur mission de nous prouver qu’ils sont là pour faire partie de la cour des grands. Skeletal Remains a navigué dans ses 5 albums pendant plus de 30 minutes avant de terminer avec la pièce « Unmerciful », tirée de leur dernier album « Fragments of the Ageless », sorti en 2024. Un groupe que je recommande sans hésitation si vous ne connaissez pas et aussi de les voir en spectacle quand ils vont repasser !
Malevolent Creation
Malevolent Creation sont les prochains à venir nous faire jouer, encore une fois, une bonne dose d’old school death metal. Pour être old school, ils le sont en masse puisque le groupe existe depuis 1987. Malheureusement, le seul membre original, Phil Fasciana à la guitare, a dû quitter la tournée plus tôt suite à des problèmes de santé. Performant en tant que trio, Malevolent Creation a très bien assuré malgré l’absence d’un membre. Au lieu d’annuler leur présence, ils ont préféré continuer la tournée et ça, c’est ce que j’appelle faire honneur au nom de ce groupe. Issu de la scène death metal de la Floride, nous reconnaissons les influences de ce mouvement tout au long de leur prestation. La foule, quant à elle, s’est réveillée et les moshpits ont commencé pour de bon. À Skeletal Remains, il y en avait un peu par-ci par-là mais là, c’est une toute autre histoire ! Si vous ne connaissez pas Malevolent Creation, je vous suggère leur album « The Ten Commandments » qui est considéré comme un classique.
Vader
Après quelques problèmes de Visa les forçant d’annuler les 3 premières dates de la tournée, Vader est bien présent en chair et en os. Ayant eu la chance de voir Vader l’an passé à Montréal avec Origin et Inhuman Condition au Studio TD, alors que le groupe se produisait à la Source de la Martinière à Québec, le fait de les voir dans une salle plus grande est sans hésitation de quoi qui a été grandement apprécié par plusieurs personnes dans la foule. Vader a encore une fois prouvé qu’ils sont de vrais vétérans avec leur death metal à tendance thrash. Le chanteur, Piotr Wiwczarek, ne semble en aucun cas vouloir ralentir la cadence. Même s’il est âgé de 60 ans, on dirait qu’il semble autant prendre plaisir à donner des spectacles que lorsqu’il était dans sa vingtaine. Sa voix n’a aucunement ralenti. Tout y est. C’est du Vader pur et simple, de la destruction à l’état pur. Si vous n’avez jamais vu Vader en spectacle, n’attendez pas une seconde et allez-y. De même, le groupe a terminé la soirée avec une reprise de Slayer – Raining Blood. Le parterre a tout simplement explosé. Après plus de 17 chansons, Vader a encore une fois prouvé être une force incontestée du genre.
Kataklysm
Les Québécois de Kataklysm sont venus rendre visite à la Vieille Capitale alors qu’ils ont eu la chance d’enfin goûter à de la vraie poutine ! À la blague, Maurizio le chanteur de Kataklysm, n’a pas hésité de nous faire savoir sa joie d’être enfin de retour en sol québécois afin de manger une vraie poutine contrairement à celle de l’Ontario. Woah, j’ose même pas savoir ça goute quoi une fausse poutine de Toronto ! Trève de plaisanterie ! Ayant la chance de voir Kataklysm pour la premièe fois (enfin!), je peux vous dire que ces gars la ont énormément de talents. Ne connaissant pratiquement pas les pièces présentés, je peux vous dire que j’ai été agréablement surpris ! Le groupe se voit dynamique avec la foule entre chaque pièce et n’hésite pas de nous partager chaque interaction en français. De même, Vader était originalement prévu de clore la soirée mais Kataklysm a la tâche de terminer les soirées au Canada alors qu’il a été convenu que les deux groupes allaient changer de place sur le line up. Un beau geste afin de permettre aux petits gars d’ici de terminer le spectacle. C’est avec la pièce « The Black Sheep » que Kataklysm termine cette soirée et nous rappelle que même si nous sommes des metalleux, nous sommes souvent vus comme les moutons noirs de la société, mais c’est ce qui forge notre identité.
Merci à District 7 Production pour ce merveilleux spectacle et encore une fois, je lève mon chapeau à la Salle Montaigne. Tous les groupes avaient une excellente sonorité, la salle est bien configurée et c’est vraiment le type de salle qui manquait à Québec.
Ah les Foufounes Électriques, ce bar mythique de Montréal où que tout le monde a déjà bu une ou plusieurs bières après un show au Club Soda ou MTelus (Metropolis). Première fois que je remets les pieds de cette salle en 3 ans afin de voir le spectacle tant attendu de Dark Angel, HIRAX et Void dans le cadre de la tournée « Extinction Level Event ». Après plus de 34 ans d’attente, les légendes du thrash metal Dark Angel reviennent enfin dans la métropole afin de présenter leur nouvel album sorti plus tôt au mois de septembre. Présenté par Extensive Enterprise et Heavy MTL, le spectacle était originalement prévu au Club Soda avant de transférer aux Foufs. Une plus petite salle pour un spectacle plus intime, pourquoi pas !
Void
Originalement prévu de commencer à 18h30, Void se voit commencer 30-45 minutes en retard vers 19h15. De même, les portes étaient supposées être à 17h30, mais elles ont commencé à ouvrir presque une heure après. À mon arrivée aux Foufs, je remarque déjà l’énorme file d’attente. Un beau mix de « vieux de la vieille » aux cheveux gris et la relève metalleuse de la vingtaine, nous avançons tranquillement vers le premier étage des Foufs. À la droite, Dark Angel. À la gauche, un hommage à Green Day. Woah, un deux pour un en ce beau samedi soir !
Vêtu d’un ensemble assez classique nous rappelant les bonnes vieilles années du heavy et speed metal, Void entre sur scène et nous propose une performance qui mise sur ses deux seuls albums en carrière soient : « Horrors of Reality » et « Forbidden Morals ». Formé en 2019, le groupe se voit déjà l’opportunité de partir en tournée avec des légendes du thrash metal. De même, nous voyons bien que les jeunes de Void ont énormément de gaz ! Ils sont énergiques et ont extrêmement de potentiels. Chacun musicien possède une excellente maîtrise de son instrument. Ils ont même eu la chance de performer le classique « Alison Hell » de la formation canadienne Annihilator qui a eu l’effet d’une bombe. La foule, plutôt timide avant, a littéralement explosé et a donné le ton pour le restant de la soirée. Void se voit être une découverte assez impressionnante mélangeant le thrash et le heavy metal et offrant des riffs et des chansons parfois mélodiques et parfois agressives. Un groupe qui aura laissé sa marque pour plusieurs puisqu’après leur performance, plusieurs personnes n’ont pas hésité afin d’encourager la relève du thrash américain à leur table de merch. Bravo les jeunes !
Hirax
Pour la première fois au Canada, Hirax vient nous servir une bonne leçon de thrash metal avec une petite touche de speed et crossover. Katon, chanteur du groupe, est tout simplement phénoménal tout le long de la soirée. Le charisme et l’énergie de ce chanteur-là, wow ! Il est tout simplement dans une ligue à part. Existant depuis 1984, Hirax se voit être un groupe légendaire dans le milieu thrash mais semble être peu connu de l’autre côté de la frontière. De mon côté, je ne connaissais aucunement le nom. Je peux vous assurer qu’Hirax a été ma découverte de la soirée. Tout au long de leur prestation de 45 minutes, Katon n’hésite pas à enchaîner les interactions avec la foule au point de donner deux pics de guit à une personne en chaise roulante dans la foule qui a su se nommer Satan. Aux yeux de Katon, c’est n’est pas tous les jours que nous voyons Satan en chaise roulante dans un show thrash ! Hirax a tout simplement volé le show. Katon, seul membre original du groupe, s’est entouré de jeunes musiciens pour la version 2025 du groupe. Ayant récemment sorti leur desrnier album « Faster than Death » plus tôt cette année, Hirax nous a servi quelques pièces de cet album ainsi que des classiques des années 80 tels que : « Destruction and Terror » et « Bombs of Death » qui ont conclu leur prestation explosive. Ah oui, comme mentionné dans le paragraphe de Void, rien n’a changé pour l’énergie de la foule. C’est un énorme moshpit qui a continué tout le long et du stage diving a pu finir. La foule est en feu pour les Californiens !
Dark Angel
Dark Angel vient nous servir son thrash metal old school afin de bien terminer la soirée. La foule ne semble pas vouloir ralentir la cadence alors que le stage diving est encore plus présent qu’à Hirax. C’est tellement occupé que les techniciens de Dark Angel doivent venir faire le rôle de la sécurité ! Pendant plus d’une heure et demi, c’est un véritable tank qui nous a passé dessus. Dès les premières notes de « Time Does Not Heal », la foule se déchaîne sans arrêt. Moshpit, body surfing, crowd surfing, je ne sais plus comment le dire. On aurait dit les bonnes vieilles années des Foufs avec aucune barrière comme au Club Soda. Je vois ça comme un avantage, un show plus personnel et intime. Tout au long de leur prestation, nous avons eu le droit à tous les classiques que Dark Angel aurait pu nous sortir comme « Darkness Descends », « Merciless Death » pour n’en nommer que quelques-uns. Le groupe a même fait un hommage à Jim Durkin, membre original de la formation, malheureusement décédé en 2023. C’est la femme de Gene Hoglan, drummeur légendaire de Dark Angel, qui vient assurer le rôle de guitariste en remplacement de Jim. Pour ce qui est des musiciens, la troupe de Ron Rinehart, chanteur du groupe, semble totalement à leur meilleur alors que les pièces sont jouées à perfection. Pour ce qui est de Ron, il n’est pas rare qu’il se promène dans la foule pour chanter et même aller dans le moshpit ! De même, les membres de Void et Hirax viennent faire leur tour dans la foule afin de profiter du spectacle. Pourquoi ne pas rendre un samedi soir amusant ? En tout, nous avons eu un excellent mix de classiques et de nouveaux matériels de « Extinction Level Event ». Une belle balance entre le nouveau et le vieux. Dark Angel a su rendre honneur à son nom et espérons que le prochain spectacle ne sera pas dans 34 ans. Par contre, je trouve dommage que le spectacle ait été relocalisé aux Foufounes. Pourquoi la foule montréalaise a boudé le spectacle au Club Soda ? Prix trop cher ? Aucune idée… mais bref, un spectacle de Dark Angel aux Foufs et plus intime, ça se prend bien aussi. Il y a du bon dans les deux côtés.
Setlist : Time Does Not Heal The Burning of Sodom No One Answers Extinction Level Event Never to Rise Again Apex Predator Merciless Death Sea of Heads Death Is Certain (Life Is Not) Woke Up To Blood Darkness Descends Perish In Flames
-Journaliste: Phil Grondin Photographe: Martin Desbois
Enfilez votre plus belle froque de cuir ou votre habit d’elfe préféré, c’est à votre guise pour le spectacle de ce soir. Présenté par District 7 Productions, la tournée de Rhapsody of Fire s’arrêta dans la Ville de Québec à la Salle Montaigne afin de célébrer le 25ème anniversaire du très célèbre album « Dawn of Victory ». La formation italienne est accompagnée des groupes Enforcer, Striker et Witherfall afin de réchauffer les guerriers présents. Un bon petit mélange d’heavy metal et de power metal entre les quatre murs du Cegep Limoilou en ce mardi d’automne. Eh oui, nous en sommes déjà rendus là ! Le spectacle affichant complet, nous pouvons oublier la douce froideur automnale et je peux vous assurer que je peux sortir cette bonne vieille expression québécoise afin de qualifier la soirée à la Salle Montaigne : « Y va faire chaud dans place ».
Witherfall
Whiterfall, formation de Los Angeles évoluant dans le heavy metal à tendance power metal, ouvre les festivités abordant le logo du groupe en arrière-scène. Ayant quatre albums à leur actif, la formation s’est concentrée principalement sur les albums « A Prelude to Sorrow » et « Sounds of the Forgotten » qui est paru en mai 2024. Le chanteur du groupe, Joseph Michael, possède un puissant vocal capable d’aller autant vers l’aigu que le grave et fait intéressant, il est le cousin de Ronnie James Dio. Nous pouvons voir les influences de la défunte légende dans son vocal, lui qui a sûrement été une grande influence pour Whiterfall.
En tout, Witherfall est un groupe que vous pouvez écouter lorsque vous voulez avoir une petite soirée relax à écouter du bon petit metal en bruit de fond en sirotant une petite coupe de vin. Ça s’écoute bien, c’est excellent et tout comme les albums studios que j’ai écoutés dernièrement, c’est sans hésitation une découverte pour moi. Ronnie James Dio serait clairement fier de son cousin et il lui a sûrement fait un de ses bons vieux « devil horns » » d’où il est présentement. On s’ennuie de toi Dio !
Striker
Directement sorti des années 80 avec leurs habits fluos et leur heavy/speed metal digne des bonnes années des cheveux crépus et du glam metal, Striker vient nous déferler à grand coup de riffs rapides et de vocal aigu les différentes chansons de leur dernier album « Ultrapower », paru en 2024. Striker, originaire d’Edmonton, nous transporte totalement dans leur univers propre à eux. Avec Striker, on a l’intention de se promener en moto en plein désert tout en buvant une grosse quille de Labatt 50. La meilleure comparaison que je pourrais faire avec Striker est le groupe de Québec Ültra Raptör. Les deux groupes sont extrêmement talentueux et voir ces deux groupes sur la même scène serait tout un show ! Striker, groupe ayant déjà gagné un Juno en 2020 pour meilleur album Heavy Metal au Canada avec « Play to Win », mérite amplement la reconnaissance et sa place sur cette tournée. Un autre groupe que vous devez découvrir si vous ne connaissez pas. Tout y était ! La qualité sonore, le côté loufoque du groupe et la maîtrise des instruments. Le charismatique Dan Clearly possède la foule dans la paume de sa main. Un véritable show-man !
Enforcer
Restons encore dans les années 80 alors qu’Enforcer vient montrer à leur tour un heavy/speed metal vous donnant le goût de sortir votre froque de cuir ou de jeans, à vous de voir. Tout comme Striker, c’est un véritable voyage dans le temps que nous avons avec Enforcer alors que le groupe opte de naviguer dans sa discographie de six albums. Au passage, nous avons également eu la chance d’avoir un cover de Black Sabbath soit la pièce « Die Young », bel hommage au prince des ténèbres. RIP Ozzy ! Enforcer est tout ce que je m’attendais. Des riffs catchys axés sur la rapidité, un jeu de drum simple et efficace, une bass groovy et un vocal aiguë qui nous transperce le corps. Entre la célèbre « Undying Evil » qui a été présentée en début de set et « Midnight Vice » qui a conclu leur prestation, les suédois d’Enforcer sont de véritables bêtes de scène et incarne à la perfection le stéréotype du groupe tout droit sorti des années 80 vers les temps plus modernes. Un excellent groupe qui a fait bonne figure devant un public déjà conquis dès la première note.
Rhapsody Of Fire
Toute personne dans la trentaine se rappelle de leur première écoute de Rhapsody. Non non, pas Rhapsody of Fire, le nom original, Rhapsody ! Et qui n’a pas usé son CD de « Dawn of Victory » au point que son lecteur CD portatif (on remonte loin là, début 2000) soit incapable de le lire tellement il était grafigné? Ca nous rajeunit pas !
Blague à part, Rhapsody of Fire (qui porte ce nom depuis 2006) comporte seulement un seul membre original soit Alex Staropoli au poste de claviériste. Le guitariste Luca Turilli et le chanteur Fabio Lione, deux pièces maitresses de l’époque Rhapsody, ont été remplacés par d’autres musiciens depuis 2011. C’est presque sous une formule « groupe hommage » que la prestation de ce soir est présentée. Par contre, c’est un groupe hommage tout à fait solide. Fait intéressant est de remarquer qu’Alex Staropoli est présent cette fois contrairement à la dernière fois en 2023 alors qu’il n’a pas été capable de passer les douanes pour le spectacle à l’Imperial (on veut des shows metal à l’Imperial en passant). Du Rhapsody of Fire sans clavier, c’était bizarre sur un moyen temps. Au moins, il est présent en chair et en os ce soir !
Sortez votre épée ou votre armure digne d’un vrai grandeur nature (GN), c’est un énorme moshpit qui a éclaté dès le début avec « Unholy Warcry ». La nostalgie est à son apogée, alors que la majorité des pièces jouées sont de l’époque Rhapsody. Sur 16 pièces jouées, 10 pièces proviennent de l’époque Rhapsody, soit avant 2004. Vous en voulez de l’ancien stock, en voilà ! Le nom de la tournée l’indique… « Dawn of Victory », afin de célébrer les 25 ans de cet album mythique.
L’adolescent en moi renaît alors que je me rappelle les nombreuses soirées à jouer à Diablo II et que j’entendais les nombreuses chansons de Rhapsody telles que : « Holy Thunderforce », « Triump for My Magic Steel », etc. Le chanteur remplaçant de Fabio, Glacomo Voli, rend honneur au nom Rhapsody alors qu’il interprète avec assurance les nombreuses pièces qui ont bercé ma période Donjons et Dragons à 13-14 ans. Sans être capable de remplacer en part entière Luca Turilli, son remplaçant, Roberto De Micheli, fait quant à lui également un excellent travail. Nous avons devant nous l’hommage ultime pour un des meilleurs groupes de power metal symphonique de tous les temps. Aussi, petit scoop, le groupe nous a avoué au passage vouloir revenir en tournée en Amérique du Nord pour 2027 !
C’est avec leur ultime classique, « Emerald Sword », que la guerre se termine alors que tout le monde chante en choeur les paroles du refrain de ce classique du power metal. Sans être un retour aux sources en entier (Pas mal impossible sans Fabio et Luca tant qu’à moi), nous avons devant nous la meilleure version possible de Rhapsody (of Fire). Le groupe a misé sur la nostalgie en seconde partie de leur performance alors que la première partie était axée majoritairement sur le matériel plus récent. La scène de Québec mérite amplement un spectacle de cette envergure alors que les spectacles de groupes internationaux sont de plus en plus présentés dernièrement dans les différentes salles. Merci à tout le monde présent, vous pouvez maintenant aller serrer vos costumes de GN et retourner lancer un dé 20 (D20) en jouant à Donjons et Dragons.
For the king, for the land, for the mountains… For the green valleys where dragons fly… For the glory, the power, to win the black lord… I WILL SEARCH FOR THE EMERALD SWORD !