by Marc-Andre Jobin | Juin 25, 2015 | Critiques, Critiques d'Albums

Bison Machine
«Hoarfrost»
Kozmik Artifactz
2015
*English version follows
Est-ce que je vous ai dit que c’est à la mode de faire de la musique lourde comme si on était dans les années 70? Probablement. Mais dites-vous que cette mode n’est pas près de s’essouffler parce que les groupes d’aujourd’hui sont prêts à nous prouver que malgré les 35 ans d’écart depuis la fin des années 70, elles sont plus que présentes. Et je ne vous parle pas de revisiter des classiques comme Led Zeppelin, Judas Priest ou Black Sabbath mais d’avoir une certaine ouverture d’esprit sur les groupes récents qui nous replongent dans ces années. Certains vont être originaux tandis que d’autres vont l’être moins. Pour cette critique d’album, je vais me pencher sur la première œuvre de Bison Machine intitulée «Hoarfrost» qui sortira le 31 juillet prochain via le label Kozmik Artifactz. Voyons à quoi ça ressemble.
Musicalement, Bison Machine nous offre un mélange de blues et de vieux heavy métal des années 70. Un très beau mélange, je devrais dire puisque la musique m’embarque. Les riffs sont très entraînants, quand même originaux et juste assez lourds pour ne pas ruiner leur genre. Plusieurs riffs m’ont tout de même fait penser à ce que j’ai déjà entendu une coupe de fois dans des groupes de blues et parmi les vieux groupes heavy métal des années 70. De plus, j’ai trouvé malheureusement que certaines chansons duraient trop longtemps en n’allant pas directement au point. Sinon, le groupe donne quelques moments calmes enchaînés avec de la musique lourde comme on les aime. La chose que je pourrais reprocher le plus, c’est l’enchaînement fait dans la chanson «Giant’s Coffin» qui m’a paru bizarre, comme si le groupe jouait devant un public. Selon moi, quelques secondes de silence entre le moment calme et les gros riffs auraient été idéales pour que l’enchaînement soit mieux.
Le côté blues, ressenti uniquement dans les riffs par contre, est dominant dans la pièce «Speed Of Darkness» et est présent dans plusieurs riffs tout au long de l’album. Par contre, le son est plutôt axé sur le vieux heavy métal des années 70. Parmi les six chansons de leur premier album, «Speed Of Darkness» est justement la chanson que j’ai le plus appréciée et que j’aime rejouer plusieurs fois avant de passer à la prochaine.
Pour la voix, j’avoue que je ne suis pas un grand fan puisque je m’attendais à une voix un peu plus agressive et moins orientée comme si le chanteur chantait dans un groupe de rock dans le genre de U2 ou bien Muse. En fait, il y a des moments où je trouvais que la voix du chanteur ressemblait à celle de Matthew Bellamy de Muse.
Au niveau de la production, en général, c’est très bien. Mais il y a des fois – j’ignore si c’est l’effet d’avoir recherché un vieux son – où le son laisse à désirer notamment dans le solo en plein milieu de la chanson «Gamekeeper’s Thumb» et le début du solo de la chanson «Viking Hand». Et j’ai l’impression qu’il y a trop d’effet d’écho dans leur son, autant dans les guitares que dans la voix. D’ailleurs, je soupçonne le chanteur d’utiliser l’effet du «delay» dans sa voix.
En conclusion, «Hoarfrost» est un premier album très réussi qui nous replonge facilement dans les années 70, mais en gardant un côté plus moderne dans leur musique. Malgré quelques points négatifs, le groupe a de quoi pour plaire aux nostalgiques des années 70 en offrant un produit de très bonne qualité. C’est un album à vous procurer le 31 juillet prochain via le label Kozmik Artifactz. Merci à Sheltered Life PR pour une promo intéressante et qui n’hésite jamais à me faire découvrir des œuvres de qualité.
7,5/10
Marc-André
Did I tell you it is fashionable to make heavy music like it was done in the 70s? Probably. So you better remember that this is not just a trend because today’s bands are ready to prove that despite the 35 years apart since the late 70s, this era’s music is back in full force. I do not mean revisiting classics like Led Zeppelin, Judas Priest and Black Sabbath but to have a certain openness on recent bands that take us back in these years. Some will be original while others will be less. For this album review, I will look at the first work of Bison Machine entitled «Hoarfrost» to be released on July 31st via the label Kozmik Artifactz. Let’s see what it sounds like.
Musically, Bison Machine offers a mix of blues and 70s heavy metal. A beautiful mixture, I should say, since the music draws you in. The riffs are very catchy, with some originality and still just heavy enough not to ruin their genre. Nevertheless, several riffs reminded me of what I’ve heard both in blues bands and among the old heavy metal bands of the 70s. Moreover, I found that some songs lasted too long by not going directly to the point. Otherwise, the group gives a few quiet moments to line up with heavy music as we like it done. I have some reserve though for the transition made in the song «Giant’s Coffin», which seemed odd, as if the band played live. Maybe a few seconds of silence between quiet times and heavy riffs would have been ideal.
Blues side felt mainly through the riffs, is dominant in the song «Speed Of Darkness» and is present in several riffs throughout the album. For cons, the sound is not blues but rather focused on the old 70s heavy metal. Of the six songs from their first album, «Speed Of Darkness» is THE song that I liked the most and I like to replay it several times before moving on to the next.
On the vocal side, I admit that I am not a big fan since I was expecting a voice a little more aggressive and less oriented as if the singer sang in a rock band in the style of U2 or Muse. In fact, there are times when I thought the singer’s voice sounded like that of Matthew Bellamy of Muse.
In terms of production, in general, that’s fine. But there are times – I do not know if this is the effect of having sought this old sound – where the sound is poor especially in the solo in the middle of the song «Gamekeeper’s Thumb» and at the beginning of the solo in song «Viking Hand». And I feel that there is too much echo effect in their sound, as much in the guitars as in his voice. Moreover, I suspect the singer to use the effect of «delay» in his voice.
In conclusion, «Hoarfrost» is a very successful first album deeply sunk in the 70s , but keeping a more modern side to the music. Despite some negative side I exposed you, the group has something to please to the nostalgic of the 70s by offering a product of very good quality. It’s an album about to get released July 31st via Kozmik Artifactz. Thanks to Sheltered Life PR for an interesting promo and never hesitating to send me quality work to discover.
7,5/10
Marc-André
by Marc-Andre Jobin | Juin 16, 2015 | Critiques, Critiques d'Albums

Skinless
«Only the ruthless remain»
Relapse Records
2015
*English version follows
Pour continuer dans la même veine que ma revue d’album précédente alors que je vous ai parlé du dernier Arcturus (voici le lien si ma revue d’Arcturus vous intéresse), je vais aborder une autre critique à propos d’un groupe qui aura également pris près d’une décennie avant de nous présenter un nouvel album. Tous les grands amateurs de death metal reconnaissent que ce groupe a en quelque sorte marqué non seulement la scène au niveau local dans l’État de New-York mais aussi la scène internationale. Je ne parle pas de Suffocation mais bien de Skinless, un groupe de death metal new-yorkais composé de cinq membres dont un chanteur, deux guitaristes, un bassiste et un joueur de batterie. D’ailleurs, plusieurs d’entre eux font partie du line up dit «classique» de la fin des années 1990 réunis de nouveau en 2013 et auquel s’est rajouté un second guitariste depuis. Cette année, le groupe nous revient avec son cinquième album, contenant sept nouvelles chansons, intitulé «Only The Ruthless Remain» sorti par le label Relapse Records. Voyons ce que le groupe a à nous offrir…
Musicalement, le groupe n’a pas changé sa formule, c’est-à-dire un death metal brutal, efficace et simple. Mais parfois, je l’ai trouvé peu inspiré. Il n’y a rien d’extraordinaire dans ce que le groupe a fait sur cet album et les riffs manquaient parfois d’originalité puisque plusieurs riffs sont très similaires à ce que des centaines d’autres groupes du même genre ont fait. Mais n’empêche que j’ai pas mal bougé la tête pendant mes nombreuses écoutes et que si on recherche un album de death metal brutal simple et efficace, cet album a de quoi pour satisfaire n’importe quel fan du genre. «Only The Ruthless Remain» propose une formule qui, quoique différente de leurs albums précédents, présente quand même des similarités avec ceux-ci et surtout n’amène pas d’innovations. Elle a de quoi pour plaire aux puristes, mais pour les gens qui espéraient quelque chose de nouveau, ils trouveront que c’est pas mal standard. Je dirais que les pièces «Skinless» et «Flamethrower» sont celles qui sortent le plus du lot.
Au niveau du vocal, je l’ai trouvé un peu ennuyant. Je ne sais pas si c’est à cause du mixage, mais je n’ai pas ressenti assez d’agressivité dans sa voix, la trouvant aussi un peu trop redondante et j’ai trouvé que ça manquait de puissance en général.
Ensuite, pour la production, dans son ensemble, ce n’est pas à ça que je m’attendais. J’avais anticipé une production plus «old school» en gardant le côté brutal d’une bonne qualité, mais ce n’est pas tout à fait le cas. Le son de la batterie pourrait être mieux, on dirait que le son alloué pour la voix est un peu saccagé et se fait enterrer par les guitares. À quelques moments, j’ai trouvé que les guitares prenaient trop de place sur la production en enterrant les autres membres du groupe. Pour finir, je trouve que la qualité variait tout au long de l’album, et ce, dans plusieurs chansons. C’est surtout cet élément qui a fait en sorte que ma première écoute a été un peu désagréable. Heureusement que les écoutes suivantes ont été beaucoup mieux.
En conclusion, Skinless offre un peu plus de trente-cinq minutes de death metal brutal, efficace et simple, sans toutefois réinventer la façon de faire un bon album de death metal. Pas un retour grandiose, mais ça reste un bon retour tout de même puisque le groupe a gardé tous les bons éléments d’un bon album de death metal. Je ne regrette pas d’avoir acheté leur album en version vinyl avec l’édition «couleur lave de volcan», mais d’après moi, si le groupe avait travaillé plus sur leur nouvel album, il aurait produit un album beaucoup mieux. En espérant entendre quelque chose de mieux la prochaine fois et que le groupe n’hésitera pas à faire patienter leurs fans pour leur donner un produit de meilleure qualité.
6/10
Marc-André
To continue in the same vein as my previous album review about Arcturus (here’s the link to my Arcturus‘ review), I will address another review about a band that has also taken nearly a decade before presenting a new album. All major death metal fans recognize that this band has somehow left its mark not only on the local New York State scene but also internationally. I’m not talking about Suffocation but about Skinless, a group of death metal from New York composed of five members, one singer, two guitarists, a bassist and a drum player. Moreover, several of them were part of the line up said «classic» of the late 1990s reformed in 2013 and to which has since been added a second guitarist. This year the band is back with their fifth album, containing seven new songs, titled «Only The Ruthless Remain» released by Relapse Records. Let’s see what the band has to offer …
Musically, the band has not changed its formula, that is to say, a brutal death metal efficient and simple. But sometimes I found it uninspired. There is nothing out of the ordinary in what the band has done on this album and riffs sometimes lacked originality because many riffs are very similar to those that hundreds of other similar bands did. But still I did headbang a lot during my many listenings and if one seeks an album of simple and effective brutal death metal, this album has something to satisfy any fan of the genre. «Only The Ruthless Remain» offers a formula which, though different from their previous albums, still presents similarities and do not lead to innovations. It has something to please the purists of the genre, but for those who expected something new, they will find that this is pretty standard. I would say the songs «Skinless» and «Flamethrower» are those that stand out the most.
On the vocal side, I found it a bit boring. I do not know if it’s because of the mix, but I have not felt enough aggressivity in his voice, found it a little too redundant and thought that it lacked power overall.
Then, for the production as a whole, it is not what I expected. I had anticipated a production more old school though keeping a good quality but on the brutal side. It’s not quite the case. The sound of drums could be better; it seems that the sound allocated for the vocals somewhat vandalized and furthrmore it is buried undr the guitars. A few times, I thought that the guitars were taking too much space on the production burying the other instruments of the band. Finally, I think the quality varied throughout the album, and this in several songs. This is especially what made my first listening a little unpleasant. Fortunately, it got better as I kept listening to it.
In conclusion, Skinless offers a little bit more than thirty- five minutes of brutal death metal, efficient and simple, without reinventing the way to do a good death metal album. Not a great return, but still a good one anyway because the band kept all the good elements of a good death metal album. I do not regret I bought the «volcano lava color» vinyl edition of the album but in my opinion, if the band had worked differently on their new album, it would have produced a much better album. I hope to hear something better as a whole next time and that the band will not hesitate to leave their fans waiting in order to give them a better quality product .
6/10
Marc-André Jobin
by Marc-Andre Jobin | Juin 13, 2015 | Critiques, Critiques d'Albums

Arcturus
«Arcturian»
Prophecy Productions
2015
*English version follows
Enfin, après avoir attendu depuis si longtemps! Suite à l’annonce de la sortie d’un nouvel album du groupe Arcturus, j’avais très hâte de l’écouter. C’est l’album que j’attendais le plus pour l’année 2015. Évidemment, mes attentes sont très hautes et j’espère ne pas être déçu, d’autant plus que j’ai acheté l’un des deux boîtiers qui m’a coûté une bonne partie d’une de mes payes. Avant de parler de ce que je pense du nouvel album, je vais vous raconter mon anecdote sur comment j’ai découvert le groupe et comment j’ai finalement aimé ce groupe.
En 2007, j’avais acheté au défunt Profusion Metalstore de Montréal – alors qu’il était localisé sur la rue Ontario, tout près de la rue Papineau – le deuxième album du groupe qui s’intitule «La Masquerade Infernale» sorti en 1997 via le label Music For Nations. En fouillant pour quelque chose de nouveau, j’étais tombé sur la pochette de cet album. Je me souviens que Rémi (le propriétaire d’alors) m’avait dit que c’était un classique du groupe et que c’était vraiment bon. Je m’étais donc décidé à l’acheter. Lorsque j’étais arrivé chez moi, j’avais mis le CD dans mon ordinateur et l’avais écouté. Ma première réaction avait été très négative. À l’époque, je trouvais ça trop bizarre, pas assez rapide et pas assez «méchant». Je me concentrais davantage sur des groupes comme Slayer, Behemoth (que je venais de découvrir avec leur dernier album de l’époque «The Apotasy»), Judas Priest, Exodus, Mayhem, etc. Bref, ça faisait un an que je m’étais mis à écouter plus de métal extrême.
Trois ans plus tard, alors que je faisais le ménage de ma chambre et que je cherchais quelque chose à écouter, je suis retombé par hasard sur cet album. Je me suis dit que j’allais l’écouter à nouveau et cette fois-ci, plus attentivement. Et plus je l’écoutais, plus je l’aimais. Après la deuxième écoute, je l’avais joué à nouveau et c’est beaucoup à ce moment-là que je m’étais rendu compte à quel point il y avait du génie derrière tout ça. C’est donc grâce à Arcturus que j’ai commencé à aimer d’autres groupes plus avant-gardistes comme Dodheimsgard, qui a sorti un album solide cette année en passant.
Voilà donc mon anecdote personnelle. Maintenant, je voudrais présenter le groupe davantage. Arcturus est un groupe de black métal avant-gardiste norvégien. Le groupe a fait 4 albums avant de sortir son plus récent le 12 mai dernier via le label Prophecy Productions. Le groupe est actuellement composé de cinq membres, soit un chanteur, deux guitaristes, un bassiste et un joueur de batterie. Pour les gens qui ne le savent pas, c’est Hellhammer de Mayhem qui s’occupe de la batterie et c’est ICS Vortex, bassiste du groupe Dimmu Borgir entre 1999 et 2009, qui fait le chant. Le tout dernier album s’intitule «Arcturian» et possède 10 nouvelles chansons. Voici à quoi ressemble leur dernier album…
Musicalement, c’est ce que je m’attendais de leur part: du GÉNIE. Autant de moments forts que de moments plus calmes, mettant en scène des ambiances qui sortent parfois de l’ordinaire et qui iront chercher de temps en temps un côté mystérieux et bizarre. Les compositions sont très travaillées et originales. Les ambiances correspondent parfaitement à la musique jouée de chaque chanson et elles nous embarquent directement dans l’univers déjanté d’Arcturus. En fait, si vous avez aimé le premier extrait «The Acturian Sign», il n’y a pas de raison pour ne pas aimer l’album au complet. La chanson «Game Over» aurait facilement pu se retrouver sur l’album «La Masquerade Infernale» ou bien sur l’album «The Sham Mirrors» à cause des ambiances. Pour les amateurs de violon, vous pouvez en entendre dans la pièce «The Journey», qui est très calme avec une ambiance relaxante et les partitions de violon vont très bien avec la musique de cette chanson. Toutes les pièces de cet album sont géniales, mais je dirais que la moitié d’entre elles m’ont plus particulièrement marqué: «The Acturian Sign», «Crashland», «Angst», «Game Over» et «Archer». La seule chose qui m’a déçu, c’est que le côté mystérieux et bizarre manque un peu trop à l’appel. J’en aurais voulu davantage parce que c’est ça qui a fait la renommée du groupe dans le passé. Malgré tout, les quarante-huit minutes de musique m’ont paru tellement courtes que je l’ai réécouté cinq ou six fois avant d’être entièrement satisfait.
Pour la voix, j’ai toujours considéré ICS Vortex comme étant un très bon chanteur et qu’il avait contribué aux succès de Dimmu Borgir, notamment sur des pièces cultes comme «Progenies Of The Great Apocalypse» ou bien «The Serpentine Offering». Son chant est absolument magnifique et concorde parfaitement à tout ce qui se passe sur cet album. Et par rapport à l’album précédent, «Sideshow Symphonies», j’ai trouvé qu’il maîtrisait davantage sa voix en variant très bien les sonorités qu’il est capable de faire autant dans le «clean» que dans le «growl».
Au niveau de la production, c’est impeccable. On entend tout parfaitement. Personne ne sonne plus fort que l’autre et on entend tous les instruments joués sur chaque chanson. Les ambiances sonnent extrêmement bien et n’embarquent pas trop sur les autres instruments. J’imagine le temps que ça l’a dû prendre pour faire le mixage, le «mastering», etc. pour sortir un produit d’une excellente qualité.
En conclusion, Arcturus a effectué un excellent retour avec son nouvel opus intitulé «Arcturian» après toute une décennie. Mes attentes, étant très hautes au départ, ont été extrêmement satisfaites et ça sera sans aucun doute un de mes albums préférés cette année. Mon achat du gros boitier, qui correspond à l’article de musique le plus dispendieux que j’ai acheté de ma vie, a valu chaque cenne que j’ai dépensée pour son achat. Tout ce que j’espère, c’est ne pas attendre encore dix ans avant la sortie d’un autre album d’Arcturus.
9,5/10
Marc-André
Finally, after waiting for so long! Following the announcement that Arcturus would release a new album, I could not wait to listen it. This is the album I expected the most for the year 2015. Obviously, my expectations were very high and I hoped not to be disappointed, especially since I bought one of the two boxsets and it cost me much of my paycheck.
Before I talk about the new album, let me tell you my story about how I discovered the band and how I finally liked them.
In 2007, at the now unfortunatly closed Montreal Profusion Metalstore, when it was located on Ontario Street, close to Papineau Street, I had bought the second album entitled «La Masquerade Infernale» released in 1997 via the label Music For Nations. Looking for something new, I had stumbled over the cover of this album. I remember that Rémi (then the owner) had told me that it was a classic of the group and was really good. So I had decided to buy it.
When I arrived home, I put the CD in my computer and had a listen. My first reaction was very negative. At the time, I thought it was too weird, not fast and brutal enough. At the time, I was more focused on bands like Slayer, Behemoth (that I had just discovered with their latest album at the time «The Apotasy»), Judas Priest, Exodus, Mayhem, etc. In short, it had been a year since I had started listening to more extreme metal .
Three years later, while cleaning my room and looking for something to listen to, I uncovered the album. I thought then that maybe it was the right time to give it a second spin but this time listening to it more carefully. And the more I listened to it, the more I liked it. After this second listening, I went for a third shot and it’s then I had realized how much there was Brillant idea behind all this. So thanks to Arcturus, I started to enjoy other more avant-gard bands such Dodheimsgard, which released a solid album this year (just saying).
So this is my personal story with Arcturus. Now, it’s time to present the band. Arcturus is an avant-gard black metal band from Norway. The band has 4 albums and just released it’s most recent work on May 12th via the label Prophecy Productions. The band is currently composed of five members: one singer, two guitarists, a bassist and a drum player. For those who do not know it’s Hellhammer from Mayhem who handles the drum and it’s ICS Vortex, Dimmu Borgir bassist from 1999 to 2009, which is singing. The latest album is called «Arcturian» and has 10 new songs. Now let’s talk about this album.
Musically, this is what I expected from them: Pure Genius. It offers as many intense moments as quieter ones, staging atmospheres that sometimes ventures out of the ordinary and will reach from time to time a mysterious and weird side. The compositions are well worked and originals. The moods perfectly match the music played and every song take us directly into the crazy world of Arcturus. In fact, if you liked the first single, «The Acturian Sign», there is no reason not to like the entire album.
The song «Game Over» could have easily ended up on the album «La Masquerade Infernale» or on «The Sham Mirrors» because of its atmosphere. For violin lovers, «The Journey» is your song, a very quiet song with a relaxing atmosphere and the violin parts fit very well with the music of this song. In fact, all songs of this album are great, but I would say half of them have particularly marked me: «The Acturian Sign», «Crashland», «Angst», «Game Over» and «Archer». The only thing that disappointed me was that the mysterious and bizarre side lacks a bit too much to the call. I wanted to have more because that’s what made the reputation of the group in the past. Nevertheless, the forty-eight minutes of music seemed to me so short that I listened to it five or six times before being completely satisfied.
On the vocal side, I have always considered ICS Vortex as a very good singer and that he had contributed to the success of Dimmu Borgir, including on cult songs like «Progenies Of The Great Apocalypse» and «The Serpentine Offering». His singing is absolutely beautiful and perfectly consistent with everything that happens on this album. And compared to the previous album, «Sideshow Symphonies» I thought he controlled better his voice by varying the offering in his clean as well as in his growl.
At the production level, it is impeccable. We hear everything perfectly. Nobody sounds louder than the other and we hear all the instruments played on each song. The arrangments fit well and did not overshadow the instruments either. I imagine the time it must have needed to do the mixing, mastering, etc. to release a product of such excellent quality.
In conclusion, Arcturus has made an excellent comeback with its new album entitled «Arcturian», a first in a decade. My expectations were very high at the start but were extremely satisfied and it will undoubtedly be one of my favorite albums this year. Buying the large boxset, which is the most expensive musical item I ever bought in my life, was worth every penny I spent. All I hope for now is not to wait another ten years before the release of another Arcturus‘ album.
9,5/10
Marc-André
by Marc-Andre Jobin | Mai 14, 2015 | Critiques, Critiques d'Albums

Vermord
«Dawn Of The Black Harvest»
Grimoire Records
Avril 2015
Liste des pièces:
«Disciples of Shakhbûrz»
«Plagued Eyes from the Scrolls of Xafmirtas»
«Ophite Cultus Satanas»
«Encrimsoned Baptism»
«Derodidymus»
«Dark Harvest»
Comme pour tout le monde, il arrive qu’un ami me suggère d’écouter tel groupe qui m’est inconnu mais qui pourrait éventuellement m’intéresser et me faire devenir fan par la suite. La question qu’on se pose tous lorsqu’on écoute un groupe suggéré par quelqu’un est: est-ce que je vais aimer ça? Certains cas où je n’ai pas apprécié ce que j’ai entendu et d’autres qui m’ont fait dire: comment ça se fait que je n’ai pas entendu parler de ce groupe avant? Lex, mon collègue responsable de la gestion des albums promos qu’on reçoit à Ondes Chocs, m’a suggéré une écoute de Vermord, groupe de blackened/death métal qui vient du Maryland aux États-Unis. Il a été formé en 2013 et il est composé de cinq membres, dont un chanteur, deux guitaristes, un bassiste et un joueur de batterie. Depuis environ un mois, le groupe a sorti sa première offrande qui s’intitule «Dawn Of The Black Harvest» via le label Grimoire Records. Voyons à quoi ressemble ce premier EP.
Tout d’abord, le groupe débute avec une pièce intro, «Disciples of Shakhbûrz», qui dure un peu plus d’une minute pour nous mettre dans l’ambiance sombre et ténébreuse de leur musique, et qui introduit parfaitement ce à quoi on doit s’attendre de ce groupe. Dès que la pièce suivante, «Plagued Eyes from the Scrolls of Xafmirtas», a démarré, j’ai tout de suite senti les grandes influences du groupe qui sont Behemoth, Dark Funeral, Dissection et même un petit côté d’Anorexia Nervosa. Un peu plus tard, j’ai pu sentir un côté à la Emperor et à la Nile. Des influences très intéressantes en partant. Mais surtout pour les mélodies qui sonnent beaucoup comme si Dark Funeral les avait enregistrées pour un album. alors que certaines mélodies peuvent ressembler à ce que Dissection fait également. La musique est non seulement mélodique, mais elle est aussi très sombre et sauvage tout en variant leurs compositions. Ce que j’apprécie de leurs compositions, c’est que les membres vont droit au but. Leurs chansons ne sont pas trop compliquées et ne traînent pas en longueur. Au niveau du vocal, ça me fait beaucoup penser au chanteur Emperor Magus Caligula, anciennement chanteur de Dark Funeral, ce qui me plait en général.
On sait que c’est à la mode que des groupes reprennent ce que les groupes de stoner/doom faisaient dans les années 70, mais qu’un groupe de black métal nous fasse revenir 15-20 ans en arrière sur ce qui se faisait de mieux, j’avoue que je n’en ai pas entendu des tonnes. Je sais bien que c’est un EP, mais les vingt minutes m’ont paru très courtes et mon appétit de musique n’était clairement pas satisfait. Mon coup de cœur de l’album revient à la chanson «Dark Harvest», soit la dernière du EP.
Au niveau de la production, c’est très bien pour un groupe underground. Une qualité qui équivaut les groupes de black métal renommés durant les belles années. Ce qui est très bien avec cette production, c’est qu’on entend très bien tous les instruments de musique. Personne n’embarque sur l’autre et je crois que c’est un point très positif de cet album.
En conclusion, Vermord a produit un EP fort intéressant. Par contre, la durée de vingt minutes ne m’a pas satisfait dans le sens que j’aurais voulu entendre un peu plus venant du groupe mais c’est leur première parution alors soyons patient. J’imagine que je vais devoir attendre un prochain EP ou un album complet pour satisfaire mon appétit d’écouter plus et encore plus venant d’un groupe qui a un bon potentiel.
8,5/10
Marc-André Jobin
by Marc-Andre Jobin | Mai 6, 2015 | Critiques, Critiques de Shows

Ce soir, au deuxième jour du mois de mai, avait lieu le concert de Kamelot avec Dragonforce au Métropolis de Montréal. À chaque fois que Kamelot est venu à Montréal, je n’ai jamais manqué une seule de leur prestation depuis la première fois que j’ai vu le groupe, soit le 24 septembre 2006 au défunt Medley. Presque 9 ans se sont écoulées et à chaque fois, j’ai aimé leur prestation. La première chose que je me suis demandé: Est-ce que le nouvel album intitulé «Haven» sera disponible à la table de marchandise? Cet album allait être disponible dans les grands magasins le 4 mai, soit deux jours après la visite de Kamelot dans la métropole. En entrant au Métropolis, je me suis dirigé à la table de marchandise du groupe de Kamelot où il y avait une très grande sélection de t-shirts accrochés un peu partout et pour tous les goûts je dirais.
Heureusement, il y avait le nouvel album en vente. En format CD, il y avait une édition limitée de deux CDs dont le deuxième présente la version instrumentale de chaque pièce et d’autres pièces en version orchestrale ou acoustique; en format vinyle, il y avait un double vinyle avec des versions orchestrales et acoustiques de certaines chansons qui sont présentes dans le CD, mais aucune chanson en version instrumentale. Il y avait une grosse pile de vinyle et deux grosses piles de CDs du nouvel album. En format CD, ça se vendait comme des petits pains chauds et ce n’était guère surprenant. Même que lorsque je suis allé jeter un coup d’œil s’il restait ou non des CDs du nouvel album pendant la prestation de Kamelot, devinez quoi, il n’y en avait plus. Il y avait seulement des vinyles du nouvel album et deux ou trois vinyles de l’album «Poetry Of The Poisoned».
Maintenant que j’avais vu la table de marchandise et comme il restait au moins une heure et quart avant la prestation, je me suis installé devant la scène tout près de la barrière de sécurité avec des amis pour discuter de tout pis de rien en attendant que les lumières se ferment pour laisser place à Dragonforce.
Le concert a commencé avec Dragonforce, un groupe britannique de power métal que je connais depuis leur tout premier album. Dragonforce est un groupe dont je n’ai jamais été un fan. Par contre, j’aime quand même quelques chansons de sa discographie. Plusieurs de mes bons amis ont vu le groupe plus d’une fois et m’en ont parlé en bien. Ce soir, ça allait être ma toute première fois que je verrais le groupe et je m’attendais à entendre au moins les deux chansons que je veux le plus entendre: soit «Fury Of The Storm» et «Through The Fire And Flames». Voyons voir ce que ça donne. Après l’intro, le groupe a commencé en force avec la pièce «Fury Of The Storm» tirée de leur deuxième album intitulé «Sonic Firestorm». Dès le départ, j’ai constaté que les musiciens étaient des bêtes sur la scène en bougeant un peu partout, ce qui est un point très positif, et en jouant leurs pièces adéquatement.
Par la suite, le groupe a présenté deux pièces de leur dernier album intitulé «Maximum Overload». Le chanteur est dans une bonne forme, autant au niveau de sa voix que de sa présence sur la scène. Par contre, on n’entendait pas très bien les «backing vocals» durant presque l’intégrité de leur prestation. Pour les fans de Johnny Cash, le groupe a fait un cover de la célèbre chanson «Ring Of Fire», mais en version Dragonforce. Je l’ai trouvé intéressante, mais sans plus. La chose que j’ai beaucoup aimée de cette prestation, c’est l’interaction entre les membres du groupe et le public. Il y a un bout que je n’avais pas vu une interaction aussi forte, et ce, durant toute la prestation du groupe. De même que la foule répondait positivement à chaque appel du chanteur, soit pour sauter, clapper les mains ou faire le signe des cornes du diable.
Pour clore leur prestation, quoi de mieux que finir une prestation de Dragonforce avec la pièce «Through The Fires And Flames», reconnue notamment pour être une des pièces les plus célèbres de la série du jeu vidéo «Guitar Hero». Et c’est à cette pièce où il y a eu en fin de l’action dans la foule. Et c’est aussi à cette pièce que j’ai remarqué que lorsque Herman Li faisait ses notes de la pièce, on pouvait voir une lumière allumée sur chaque fret où une note était jouée. Dragonforce est effectivement un groupe à voir en concert au moins une fois dans sa vie parce que c’est encore plus spectaculaire en concert qu’en CD. Pendant la prestation de Kamelot, je me suis pris en photo avec Herman Li (guitariste), Mark Hudson (chanteur) et Gee Anzalone (joueur de batterie).
Pour clore le concert, Kamelot a embarqué sur la scène. Comme je l’ai dit dans mon introduction, Kamelot est un groupe que je n’ai pas manqué une seule fois depuis la première fois que je l’ai vu. C’était le 24 septembre 2006 avec Epica et Sequence en première partie au défunt Medley. Depuis ce jour, j’ai vu la tournée avec Fabio Lione de Rhapsody Of Fire étant donné que Roy Khan était tombé malade et la première tournée avec le chanteur actuel Tommy Karevik en première partie de Nightwish au Cepsum le 18 septembre 2012, environ un mois avant la sortie de l’album «Silverthorn». Pour leur prestation, je me suis installé tout près du gros bar. C’est avec surprise que le groupe a débuté sa prestation avec «Rule The World», «Ghost Opera» et «The Great Pandemonium», et ce, avant d’entamer la pièce tirée de leur dernier album «Veil Of Elysium».
Les membres du groupe avaient une bonne énergie sur scène même s’il arrivait que certains membres restaient dans leur coin. Comparativement à la dernière fois où j’avais affirmé à Lex, mandaté à la critique de leur concert précédent, que c’était la meilleure performance de Kamelot, cette fois-ci, j’ai trouvé l’ensemble de la performance moins impressionnante. Par contre, la réception de la foule était excellente et je l’ai trouvée beaucoup plus bruyante que les autres fois que j’ai vu le groupe. Chaque fois que le chanteur essayait de faire bouger la foule, elle répondait à la perfection à chaque appel.
La première déception vient du fait que le groupe n’a présenté qu’une autre chanson de leur dernier album alors que le groupe a joué une chanson supplémentaire de leur avant-dernier album. Enfin, je m’attendais à ce que le groupe joue maximum cinq chansons de leur dernier album pour donner un vrai avant-goût de celui-ci, alors que seulement trois pièces ont été jouées dont les deux parues sur vidéos le mois dernier, «Veil Of Elysium» et «Insomnia», . L’autre déception est que le groupe n’a pas joué certaines chansons comme «Moonlight» ou bien «The Haunting», même si pour cette dernière, je préfére entendre Simone Simmons au lieu de n’importe quelle autre chanteuse. Comme je m’y attendais, le groupe a fini sa prestation avec «March Of Mephisto». On pouvait s’attendre à voir Alissa White-Gluz pour faire les parties faites originalement par Shagrath de Dimmu Borgir, mais ce ne fut pas le cas puisqu’Arch Enemy débutait une tournée en Europe et jouait dans un festival en Norvège le jour même. C’est plutôt, si je ne me trompe pas, Linnéa Vikstrom qui a chanté autant avec les voix claires que les «growls» durant la prestation du groupe. Elle a d’ailleurs fait un travail fantastique.
En conclusion, ce fut un très bon concert. Dragonforce a montré qu’il est une bête de scène en jouant parfaitement leurs chansons, en bougeant partout sur scène et en ayant beaucoup d’interactions avec le public. Du côté de Kamelot, le groupe a présenté des incontournables, a présenté quelques pièces de leur nouvel album et a donné une très bonne prestation sur la scène. Ce concert valait amplement le prix du billet et je dirais même que tout le monde en a eu pour son argent. À voir les nombreux sourires à la sortie du Métropolis, c’était évident. Merci à Extensive Enterprise pour l’accès au concert ainsi que sa bonne organisation.
Marc-André