Bison Machine - Hoarfrost

 

Bison Machine

«Hoarfrost»

Kozmik Artifactz

2015

 

*English version follows

Est-ce que je vous ai dit que c’est à la mode de faire de la musique lourde comme si on était dans les années 70? Probablement. Mais dites-vous que cette mode n’est pas près de s’essouffler parce que les groupes d’aujourd’hui sont prêts à nous prouver que malgré les 35 ans d’écart depuis la fin des années 70, elles sont plus que présentes. Et je ne vous parle pas de revisiter des classiques comme Led Zeppelin, Judas Priest ou Black Sabbath mais d’avoir une certaine ouverture d’esprit sur les groupes récents qui nous replongent dans ces années. Certains vont être originaux tandis que d’autres vont l’être moins. Pour cette critique d’album, je vais me pencher sur la première œuvre de Bison Machine intitulée «Hoarfrost» qui sortira le 31 juillet prochain via le label Kozmik Artifactz. Voyons à quoi ça ressemble.

Musicalement, Bison Machine nous offre un mélange de blues et de vieux heavy métal des années 70. Un très beau mélange, je devrais dire puisque la musique m’embarque. Les riffs sont très entraînants, quand même originaux et juste assez lourds pour ne pas ruiner leur genre. Plusieurs riffs m’ont tout de même fait penser à ce que j’ai déjà entendu une coupe de fois dans des groupes de blues et parmi les vieux groupes heavy métal des années 70. De plus, j’ai trouvé malheureusement que certaines chansons duraient trop longtemps en n’allant pas directement au point. Sinon, le groupe donne quelques moments calmes enchaînés avec de la musique lourde comme on les aime. La chose que je pourrais reprocher le plus, c’est l’enchaînement fait dans la chanson «Giant’s Coffin» qui m’a paru bizarre, comme si le groupe jouait devant un public. Selon moi, quelques secondes de silence entre le moment calme et les gros riffs auraient été idéales pour que l’enchaînement soit mieux.

Le côté blues, ressenti uniquement dans les riffs par contre, est dominant dans la pièce «Speed Of Darkness» et est présent dans plusieurs riffs tout au long de l’album. Par contre, le son est plutôt axé sur le vieux heavy métal des années 70. Parmi les six chansons de leur premier album, «Speed Of Darkness» est justement la chanson que j’ai le plus appréciée et que j’aime rejouer plusieurs fois avant de passer à la prochaine.

Pour la voix, j’avoue que je ne suis pas un grand fan puisque je m’attendais à une voix un peu plus agressive et moins orientée comme si le chanteur chantait dans un groupe de rock dans le genre de U2 ou bien Muse. En fait, il y a des moments où je trouvais que la voix du chanteur ressemblait à celle de Matthew Bellamy de Muse.

Au niveau de la production, en général, c’est très bien. Mais il y a des fois – j’ignore si c’est l’effet d’avoir recherché un vieux son – où le son laisse à désirer notamment dans le solo en plein milieu de la chanson «Gamekeeper’s Thumb» et le début du solo de la chanson «Viking Hand». Et j’ai l’impression qu’il y a trop d’effet d’écho dans leur son, autant dans les guitares que dans la voix. D’ailleurs, je soupçonne le chanteur d’utiliser l’effet du «delay» dans sa voix.

En conclusion, «Hoarfrost» est un premier album très réussi qui nous replonge facilement dans les années 70, mais en gardant un côté plus moderne dans leur musique. Malgré quelques points négatifs, le groupe a de quoi pour plaire aux nostalgiques des années 70 en offrant un produit de très bonne qualité. C’est un album à vous procurer le 31 juillet prochain via le label Kozmik Artifactz. Merci à Sheltered Life PR pour une promo intéressante et qui n’hésite jamais à me faire découvrir des œuvres de qualité.

7,5/10

Marc-André

 

Did I tell you it is fashionable to make heavy music like it was done  in the 70s? Probably. So you better remember that this is not just a trend because today’s bands are ready to prove that despite the 35 years apart since the late 70s, this era’s music is back in full force. I do not mean revisiting classics like Led Zeppelin, Judas Priest and Black Sabbath but to have a certain openness on recent bands that take us back in these years. Some will be original while others will be less. For this album review, I will look at the first work of Bison Machine entitled «Hoarfrost» to be released on July 31st via the label Kozmik Artifactz. Let’s see what it sounds like.

Musically, Bison Machine offers a mix of blues and 70s heavy metal. A beautiful mixture, I should say, since the music draws you in. The riffs are very catchy, with some originality and still just heavy enough not to ruin their genre. Nevertheless, several riffs reminded me of what I’ve heard both in blues bands and among the old heavy metal bands of the 70s. Moreover, I found that some songs lasted too long by not going directly to the point. Otherwise, the group gives a few quiet moments to line up with heavy music as we like it done. I have some reserve though for the transition made ​​in the song «Giant’s Coffin», which seemed odd, as if the band played live. Maybe a few seconds of silence between quiet times and heavy riffs would have been ideal.

Blues side felt mainly through the riffs, is dominant in the song «Speed ​​Of Darkness» and is present in several riffs throughout the album. For cons, the sound is not blues but rather focused on the old 70s heavy metal. Of the six songs from their first album, «Speed ​​Of Darkness» is THE song that I liked the most and I like to replay it several times before moving on to the next.

On the vocal side, I admit that I am not a big fan since I was expecting a voice a little more aggressive and less oriented as if the singer sang in a rock band in the style of U2 or Muse. In fact, there are times when I thought the singer’s voice sounded like that of Matthew Bellamy of Muse.

In terms of production, in general, that’s fine. But there are times – I do not know if this is the effect of having sought this old sound – where the sound is poor especially in the solo in the middle of the song «Gamekeeper’s Thumb» and at the beginning of the solo in song «Viking Hand». And I feel that there is too much echo effect in their sound, as much in the guitars as in his voice. Moreover, I suspect the singer to use the effect of «delay» in his voice.

In conclusion, «Hoarfrost» is a very successful first album deeply sunk in the 70s , but keeping a more modern side to the music. Despite some negative side I exposed you, the group has something to please to the nostalgic of the 70s by offering a product of very good quality. It’s an album about to get released July 31st via Kozmik Artifactz. Thanks to Sheltered Life PR for an interesting promo and never hesitating to send me quality work to discover.

7,5/10

Marc-André