2 mai 15 Kamelot affiche

 

Ce soir, au deuxième jour du mois de mai, avait lieu le concert de Kamelot avec Dragonforce au Métropolis de Montréal. À chaque fois que Kamelot est venu à Montréal, je n’ai jamais manqué une seule de leur prestation depuis la première fois que j’ai vu le groupe, soit le 24 septembre 2006 au défunt Medley. Presque 9 ans se sont écoulées et à chaque fois, j’ai aimé leur prestation. La première chose que je me suis demandé: Est-ce que le nouvel album intitulé «Haven» sera disponible à la table de marchandise? Cet album allait être disponible dans les grands magasins le 4 mai, soit deux jours après la visite de Kamelot dans la métropole. En entrant au Métropolis, je me suis dirigé à la table de marchandise du groupe de Kamelot où il y avait une très grande sélection de t-shirts accrochés un peu partout et pour tous les goûts je dirais.

Heureusement, il y avait le nouvel album en vente. En format CD, il y avait une édition limitée de deux CDs dont le deuxième présente la version instrumentale de chaque pièce et d’autres pièces en version orchestrale ou acoustique; en format vinyle, il y avait un double vinyle avec des versions orchestrales et acoustiques de certaines chansons qui sont présentes dans le CD, mais aucune chanson en version instrumentale. Il y avait une grosse pile de vinyle et deux grosses piles de CDs du nouvel album. En format CD, ça se vendait comme des petits pains chauds et ce n’était guère surprenant. Même que lorsque je suis allé jeter un coup d’œil s’il restait ou non des CDs du nouvel album pendant la prestation de Kamelot, devinez quoi, il n’y en avait plus. Il y avait seulement des vinyles du nouvel album et deux ou trois vinyles de l’album «Poetry Of The Poisoned».

Maintenant que j’avais vu la table de marchandise et comme il restait au moins une heure et quart avant la prestation, je me suis installé devant la scène tout près de la barrière de sécurité avec des amis pour discuter de tout pis de rien en attendant que les lumières se ferment pour laisser place à Dragonforce.

Le concert a commencé avec Dragonforce, un groupe britannique de power métal que je connais depuis leur tout premier album. Dragonforce est un groupe dont je n’ai jamais été un fan. Par contre, j’aime quand même quelques chansons de sa discographie. Plusieurs de mes bons amis ont vu le groupe plus d’une fois et m’en ont parlé en bien. Ce soir, ça allait être ma toute première fois que je verrais le groupe et je m’attendais à entendre au moins les deux chansons que je veux le plus entendre: soit «Fury Of The Storm» et «Through The Fire And Flames». Voyons voir ce que ça donne. Après l’intro, le groupe a commencé en force avec la pièce «Fury Of The Storm» tirée de leur deuxième album intitulé «Sonic Firestorm». Dès le départ, j’ai constaté que les musiciens étaient des bêtes sur la scène en bougeant un peu partout, ce qui est un point très positif, et en jouant leurs pièces adéquatement.

Par la suite, le groupe a présenté deux pièces de leur dernier album intitulé «Maximum Overload». Le chanteur est dans une bonne forme, autant au niveau de sa voix que de sa présence sur la scène. Par contre, on n’entendait pas très bien les «backing vocals» durant presque l’intégrité de leur prestation. Pour les fans de Johnny Cash, le groupe a fait un cover de la célèbre chanson «Ring Of Fire», mais en version Dragonforce. Je l’ai trouvé intéressante, mais sans plus. La chose que j’ai beaucoup aimée de cette prestation, c’est l’interaction entre les membres du groupe et le public. Il y a un bout que je n’avais pas vu une interaction aussi forte, et ce, durant toute la prestation du groupe. De même que la foule répondait positivement à chaque appel du chanteur, soit pour sauter, clapper les mains ou faire le signe des cornes du diable.

Pour clore leur prestation, quoi de mieux que finir une prestation de Dragonforce avec la pièce «Through The Fires And Flames», reconnue notamment pour être une des pièces les plus célèbres de la série du jeu vidéo «Guitar Hero». Et c’est à cette pièce où il y a eu en fin de l’action dans la foule. Et c’est aussi à cette pièce que j’ai remarqué que lorsque Herman Li faisait ses notes de la pièce, on pouvait voir une lumière allumée sur chaque fret où une note était jouée. Dragonforce est effectivement un groupe à voir en concert au moins une fois dans sa vie parce que c’est encore plus spectaculaire en concert qu’en CD. Pendant la prestation de Kamelot, je me suis pris en photo avec Herman Li (guitariste), Mark Hudson (chanteur) et Gee Anzalone (joueur de batterie).

Pour clore le concert, Kamelot a embarqué sur la scène. Comme je l’ai dit dans mon introduction, Kamelot est un groupe que je n’ai pas manqué une seule fois depuis la première fois que je l’ai vu. C’était le 24 septembre 2006 avec Epica et Sequence en première partie au défunt Medley. Depuis ce jour, j’ai vu la tournée avec Fabio Lione de Rhapsody Of Fire étant donné que Roy Khan était tombé malade et la première tournée avec le chanteur actuel Tommy Karevik en première partie de Nightwish au Cepsum le 18 septembre 2012, environ un mois avant la sortie de l’album «Silverthorn». Pour leur prestation, je me suis installé tout près du gros bar. C’est avec surprise que le groupe a débuté sa prestation avec «Rule The World», «Ghost Opera» et «The Great Pandemonium», et ce, avant d’entamer la pièce tirée de leur dernier album «Veil Of Elysium».

Les membres du groupe avaient une bonne énergie sur scène même s’il arrivait que certains membres restaient dans leur coin. Comparativement à la dernière fois où j’avais affirmé à Lex, mandaté à la critique de leur concert précédent, que c’était la meilleure performance de Kamelot, cette fois-ci, j’ai trouvé l’ensemble de la performance moins impressionnante. Par contre, la réception de la foule était excellente et je l’ai trouvée beaucoup plus bruyante que les autres fois que j’ai vu le groupe. Chaque fois que le chanteur essayait de faire bouger la foule, elle répondait à la perfection à chaque appel.

La première déception vient du fait que le groupe n’a présenté qu’une autre chanson de leur dernier album alors que le groupe a joué une chanson supplémentaire de leur avant-dernier album. Enfin, je m’attendais à ce que le groupe joue maximum cinq chansons de leur dernier album pour donner un vrai avant-goût de celui-ci, alors que seulement trois pièces ont été jouées dont les deux parues sur vidéos le mois dernier, «Veil Of Elysium» et «Insomnia», . L’autre déception est que le groupe n’a pas joué certaines chansons comme «Moonlight» ou bien «The Haunting», même si pour cette dernière, je préfére entendre Simone Simmons au lieu de n’importe quelle autre chanteuse. Comme je m’y attendais, le groupe a fini sa prestation avec «March Of Mephisto». On pouvait s’attendre à voir Alissa White-Gluz pour faire les parties faites originalement par Shagrath de Dimmu Borgir, mais ce ne fut pas le cas puisqu’Arch Enemy débutait une tournée en Europe et jouait dans un festival en Norvège le jour même. C’est plutôt, si je ne me trompe pas, Linnéa Vikstrom qui a chanté autant avec les voix claires que les «growls» durant la prestation du groupe. Elle a d’ailleurs fait un travail fantastique.

En conclusion, ce fut un très bon concert. Dragonforce a montré qu’il est une bête de scène en jouant parfaitement leurs chansons, en bougeant partout sur scène et en ayant beaucoup d’interactions avec le public. Du côté de Kamelot, le groupe a présenté des incontournables, a présenté quelques pièces de leur nouvel album et a donné une très bonne prestation sur la scène. Ce concert valait amplement le prix du billet et je dirais même que tout le monde en a eu pour son argent. À voir les nombreux sourires à la sortie du Métropolis, c’était évident. Merci à Extensive Enterprise pour l’accès au concert ainsi que sa bonne organisation.

Marc-André