On Stage: Blind Guardian et Grave Digger – Montréal 30 Octobre 2015

30 Octobre - Montréal - Blind Guardian Grave Digger - Affiche

Le 30 octobre a toujours été une journée spéciale pour une raison: en cette journée, en 2012, j’ai fait ma première critique d’un concert pour Ondes Chocs. Je me souviens, c’était Napalm Death avec Municipal Waste et Vektor aux Foufounes Électriques. Ce concert était tout simplement chaotique, dans le bon sens, et complètement débile. De mémoire, j’avais nommé celui-ci comme étant le concert que j’avais le plus aimé en 2012. L’année suivante, c’était le concert The Black Dahlia Murder avec Skeletonwitch, Fallujah et Noisem au Cabaret Latulipe. Par contre, l’année passée, il me semble qu’il n’y avait pas de concert qui se donnait à Montréal. Mais cette année, je me suis repris avec le concert de Blind Guardian avec nul autre que Grave Digger au Théâtre Corona Virgin Mobile. Ce qui veut dire que ça fait exactement trois ans que je suis avec Ondes Chocs!!! C’est bizarre parce que j’ai l’impression que ça fait au moins cinq ans que je fais des critiques de concert ou d’album. Quoi de mieux qu’une invasion allemande sur le territoire montréalais pour célébrer ça.

Ayant été à la deuxième vente de vinyle, CDs et cassette du magasin Le 33 Tours, je me suis procuré 30 nouveaux CDs, dont plusieurs provenaient du défunt magasin Profusion, et sept vinyles pour un total de 37$. Si vous êtes moindrement bon en calcul mental, vous avez conclu que chaque item valait un dollar chaque. Ça valait la peine!!!

Ayant été un peu chez un de mes amis, je suis allé faire un tour au HMV de la Place Versailles pour me procurer le nouvel album de Draconian intitulé «Sovran». Là où j’ai été moins chanceux, et en colère en même temps, c’est la panne de métro sur la ligne verte. Ah seigneur! Si seulement j’avais été proche du métro Berri-UQAM, il y avait la ligne orange qui pouvait me rendre au métro Lionel-Groulx pour me diriger au Théâtre Corona Virgin Mobile. Grâce à la STM, j’ai manqué 15 minutes de la performance de Grave Digger. Sacrilège!!! Et surtout, merci de me rappeler que le 82$ que je paie à chaque mois est un mauvais investissement pour le service merdique que des milliers d’usagers utilisent à chaque jour. Tout de suite après être entré dans le Théâtre Corona Virgin Mobile, je me suis dirigé à la table de marchandise du groupe pour m’acheter un t-shirt et leur CD intitulé «Return Of The Reaper». Il semblerait que je n’avais pas assez acheté de CD dans la journée! Une fois installé à une bonne place, j’ai pu observer le restant de la performance.

Grave Digger est un groupe de heavy métal allemand qui existe depuis 1980 et il est composé d’un chanteur, un guitariste, un bassiste, un joueur de batterie et un claviériste, déguisé comme étant la mascotte du groupe. Il a à son actif 17 albums, dont le dernier est sorti récemment sous le nom de «Exhumation : The Early Years». C’est occasion exceptionnelle que le groupe se produise à Montréal. Cependant, j’ignore si le groupe s’est déjà produit à Montréal ou si c’était leur première fois.

Le son était excellent puisqu’on entendait parfaitement tout le monde comme si j’écoutais un de leurs albums. Et je trouvais que leur son me faisait voyager dans les années 80 à cause de leur côté «old school». Les solos étaient dans cette même veine et étaient tous épiques. Sur scène, les gars avaient quand même pas mal d’énergie et ça valait le prix du billet dès le départ. Le chanteur était d’ailleurs très actif.

Ce que j’ai trouvé très bien avec cette performance, c’est la variété des pièces que le groupe a joué puisqu’on pouvait explorer autant le vieux matériel que le récent. Ce que j’aime des pièces du groupe, c’est leur simplicité et elle nous amène à bouger la tête tout le long des chansons. Il est rare de voir des groupes de ce genre produire des produits de qualité après toutes ses années. Je ne me souviens pas d’avoir été déçu d’un album en particulier. Quoi de mieux de finir leur performance par la chanson culte «Heavy Metal Breakdown» où la foule a énormément participé avec le chanteur. J’ai trouvé qu’il y avait une très belle chimie entre le chanteur et la foule puisque la participation était très active tout au long de la performance. Malgré que j’aurais voulu voir un «circle-pit» ou un «mosh-pit» de la vieille école pour que ça soit juste parfait. Mis à part ça, l’acclamation pour le groupe a été immense et la foule scandait très fort le nom du groupe après chaque chanson. Le gros hic de cette performance, c’est sa durée. 45 minutes, c’était court pour moi. J’aurais voulu que le groupe joue un minimum d’une heure et idéalement une heure et demie. Ça sera pour une autre fois j’imagine.

Blind Guardian, l’un des pionniers du power metal, est aussi un groupe d’origine allemande. Ce groupe existe depuis 1986 et il est composé de six membres, dont un chanteur, deux guitaristes, un bassiste, un joueur de batterie et un claviériste. Le groupe a 10 albums à son actif, dont le dernier intitulé «Beyond The Red Mirror» est sorti au début de l’année 2015. Ça allait être la deuxième fois que j’assiste à une performance de Blind Guardian puisque je les ai vus en novembre 2010 au Métropolis.

À quelques reprises pendant l’attente, on a pu entendre la foule impatiente qui scandait le nom du groupe à tue-tête. L’ambiance était visiblement installée. Leur prestation n’a pas bien commencé par contre étant donné que le son n’était pas très bon. On entendait à peine le chanteur et je trouvais que le son de tous les autres instruments était garoché sans bien comprendre la cohérence de la première chanson. Heureusement, après celle-ci, le son est devenu excellent et du coup, ça m’a rassuré. Sur la scène, les gars avaient une bonne énergie et bougeaient quand même. Le chanteur était celui qui bougeait le plus et qui s’assurait de divertir la foule autant que possible. De plus, il était dans une forme splendide au niveau de sa voix. D’ailleurs, en regardant la face des membres du groupe lorsque la foule chantait à tue-tête (j’y reviendrai un peu plus tard), ils étaient estomaqués et semblaient être impressionnés par la participation très active du public.

Le choix des pièces était très bien et assurait une harmonie épique durant tout le long de la prestation. J’avoue que j’étais impatient à un moment donné parce que je voulais entendre mes chansons préférées dont une, «Nightfall», était l’une des premières chansons tandis que les autres étaient davantage vers la fin de leur performance. La cerise sur le gâteau a été ma chanson préférée, «Mirror Mirror» en tant que dernière chanson de la soirée. Quelques déceptions en rapport aux pièces que j’aurais voulu entendre: «Welcome To Dying», «Into The Storm» et «The Soulforged». D’ailleurs, concernant cette dernière qui provient de l’album «A Night Of The Opera», aucune chanson de cet album n’a été jouée durant ce concert et c’est d’autant plus bizarre parce que tous les autres albums ont eu au moins un représentant sur la «setlist».

Pour les gens qui ont assisté au concert, Blind Guardian a enregistré toute la performance en vue d’offrir un nouvel album live. Son dernier album en spectacle date de 2010 et était assez court; le précédent, simplement intitulé «Live» était plus gros puisqu’il y avait deux CDs et datait de 2003.

La partie impressionnante du concert a été la participation de la foule. J’ai rarement vu une foule aussi active et définitivement, j’ai été impressionné à quel point ça donnait une ambiance fantastique et épique au concert. Il y avait des «mosh-pits» presque tout le temps, les bras se faisaient aller de l’arrière à l’avant avec le signe des cornes du diable à perte de vue, les gens tapaient à plusieurs reprises sur leurs mains, etc. Encore plus épique, les gens chantaient à tue-tête les paroles ou les refrains épiques de certaines chansons de Blind Guardian. Parmi les chansons pendant lesquelles j’ai noté une participation spectaculaire, il y avait «Nightfall», «The Last Candle», «Valhalla», «The Bard’s Song» et «Mirror Mirror» au point que l’on n’entendait plus le chanteur ou qu’il cessait de chanter pour laisser place à la foule. Malgré la chaleur, les gens n’ont jamais arrêté de montrer que Montréal est LA destination nord-américaine pour donner des concerts.

En conclusion, le concert de Blind Guardian était complètement épique. Les deux groupes ont donné une excellente prestation et valait amplement le prix du billet plus l’argent pour la marchandise. C’est sûr qu’il y a eu quelques défauts, mais ce n’était rien comparativement à ce que j’ai déjà vécu comme expérience. Les fans ont été une des clés du succès de ce concert et l’ambiance était tout simplement géniale. Il serait malheureux qu’il n’y ait pas de place pour plusieurs chansons enregistrées à Montréal sur le prochain album en spectacle du groupe parce que la foule s’est surpassée. Montréal ne mérite pas que Blind Guardian s’absente encore un autre cinq ans avant de revenir donner une autre prestation de la mort. Un gros merci à Evenko et Greenland Productions pour l’accès au concert et en espérant que vous avez eu du plaisir à me lire. Merci beaucoup à tous les gens qui supportent Ondes Chocs et mes travaux depuis trois ans, c’est extrêmement apprécié.

Marc-André Jobin

Une longue et sombre soirée aux Foufounes

14 Octobre 15 - Montréal - Nader Sadek - Affiche

 

Après avoir assisté au show de Nader Sadek au Petit Campus l’année passée, j’étais très excité de revoir le groupe pour deux raisons: la première étant qu’il y a un nouveau «lineup» intéressant mettant en vedette Attila Cshihar de Mayhem, Derek Roddy anciennement dans Hate Eternal, Edward Gryn de Terminus Est, Novy anciennement dans Vader, Tom Geldschlager d’Obscura et notre bassiste national Dominic Forest Lapointe d’Augury entre autres groupes d’ici. La deuxième étant qu’avec eux, ça allait être tout un show et surtout que j’allais découvrir quelques groupes que je n’ai jamais entendu auparavant. Je me suis présenté aux Foufounes Électriques avec mon ami, qui assistait au show pour son 25ème anniversaire. Ça faisait un bout que je n’étais pas allé à cette salle de spectacle et l’ambiance me manquait. C’est avec surprise que j’ai vu certaines personnes que je n’avais pas croisées depuis un méchant bout et ce fut un grand plaisir de pouvoir parler avec eux. Première surprise, les portes ne sont pas ouvertes. Deuxième surprise, Nader Sadek n’était pas encore arrivé et il était aux douanes. Troisième surprise, puisque les portes n’étaient pas ouvertes, le concert allait commencer plus tard. Avec cinq groupes, ce n’est pas évident.

Humanity’s Disgrace était le groupe qui allait briser la glace et ce, pour la première fois. Dès la première chanson, ça commence mal. On n’entendait pas la guitare. Je n’ai pas pu juger si la première chanson m’a plu ou non. À la deuxième chanson, le problème de son de la guitare s’est réglée, mais je vous avoue qu’elle ne m’a pas tant plu puisque je trouvais que ça ressemblait à de nombreuses pièces que j’ai entendues. Après la deuxième chanson, toutes les pièces jouées étaient beaucoup mieux travaillées et davantage originales. Si le groupe compose des chansons dans la même veine que les deux dernières chansons de leur set, ce groupe va avoir de l’avenir. En ce qui concerne le vocal, ça m’a plu. C’était gras et puissant. Ce qui est bien pour eux, c’est qu’il y avait pas mal de monde qui assistait à leur prestation et je dirais même que le groupe a eu une très bonne ovation. C’était surprenant de ne voir aucun «moshpit» durant cette performance. C’est un groupe à surveiller de près.

Intonate était le groupe suivant. Pour faire un peu changement, on avait droit à du death metal progressif. Les compositions étaient très bien et les passes plus tranquilles étaient situées à des moments-clés et concordaient parfaitement à la philosophie de leur musique. Je trouvais qu’on sentait très bien les influences des grands groupes du death metal progressif sans toutefois les copier littéralement, ce qui leur donne de l’originalité. Au niveau de la voix, je n’ai rien à redire puisqu’elle allait parfaitement avec la musique du groupe. Les gars avaient un peu d’énergie sur la scène même si les musiciens se tenaient pas mal dans leur coin. Le groupe a eu une très bonne ovation de la foule puisqu’on pouvait l’entendre à tue-tête après chaque chanson avec le signe des cornes du diable. Pour terminer avec Intonate, parmi les groupes que je ne connaissais pas, c’est-à-dire les trois premiers, c’est celui dont j’ai le plus apprécié l’écoute et j’espère avoir l’opportunité de revoir le groupe en concert.

Ensuite, ce fut au tour de Chthe’ilist. Sur scène, les gars ont de l’énergie à revendre; ça faisait du bien de ne pas voir que des groupes qui font que du sur-place. Le hic de leur prestation, c’était le son voire peut-être même les compositions. Je trouvais que ça sonnait comme si c’était garroché de partout et que ça n’avait pas d’âme. Heureusement que ça ne sonnait pas comme du n’importe quoi parce que les riffs sont tout de même structurés. On aurait dit un groupe de garage punk qui part une chanson et qui joue selon leurs «feelings» du moment. Par contre, j’ai aimé la voix du chanteur puisqu’elle crachait toute sa puissance et sa haine. Sans trop exagérer, c’est le groupe qui a eu la plus grande ovation de la foule durant cette soirée. Juste dommage qu’il n’y a pas eu d’action devant la scène.

Puis, ce fut au tour d’Incandescence que je n’ai pas pu revoir depuis la troisième édition du festival «La Messe Des Morts» en fin novembre 2013. Presque deux ans!!! Ce qui est nouveau, pour moi en tout cas, c’est les «corpse paint» des membres du groupe, dont celui du chanteur qui me faisait penser à celui de Gaahl. Les membres du groupe ont offert un black metal solide et digne de la scène norvégienne et suédoise. J’gnore si le groupe a joué une ou quelques nouvelles pièces, mais les compositions sont encore très solides et bûchent davantage que la première fois. Probablement dû au son qui était sur la coche. Malgré que le groupe jouait sur une plus grande scène que la première fois que je l’ai vu, l’énergie sur scène n’était pas au rendez-vous, préférant se concentrer sur les notes à jouer. C’était le côté ennuyant de leur performance. Encore une fois, le public a adoré ce qu’il a entendu d’Incandescence et bougeait pas mal la tête au rythme de leur musique en plus de faire le signes des cornes du diable après chaque chanson.

Pour clore ce show, ce fut au tour de Nader Sadek. Juste avant, j’aimerais vous parler de quelque chose qui m’a à la fois étonné, mais surtout frustré. Les changements entre les groupes ont presque tous été trop longs pour rien, mis à part entre Chthe’ilist et Incandescence qui m’a paru correct. Mais surtout c’est le temps que Nader Sadek a pris pour finalement commencer. Le décor était similaire au concert de l’année passée, c’est-à-dire des branches d’arbres attachées sur des pieds de micro et il y en avait quelque chose comme quatre ou cinq. Ce n’est pas comme si ça prenait du temps de faire ça. Le «soundcheck» était un peu trop long et désorganisé. Au moment où on pensait que ça allait commencer, le groupe a seulement fait un petit jam pour s’assurer que tout était correct pour nous faire attendre encore au moins dix minutes.

Tout ça pour attendre une heure, 56 minutes et 45 secondes selon mon ami. Et à l’heure que ça l’a commencé, environ 23h40, il n’était pas surprenant de voir de plus en plus de personnes quittées en plein milieu de la performance. Après tout, il y a des gens qui se lèvent le lendemain matin pour aller travailler ou aller à l’école.

Quelque chose me disait qu’il y aurait d’autres choses de mauvais qui allait suivre. Dès le début de la performance, il y avait une tonne de fumée et on voyait à peine les musiciens. Et je ne dis pas ça parce que ça m’embêtait, ça m’arrive de temps en temps de voir malgré qu’il y a une tonne de fumée au début de la prestation. Mais quand ça dure tout le long de la prestation, c’est moins plaisant vu que ça devenait étouffant à la longue. Ce qui n’aidait pas beaucoup à la visibilité, c’était le jeu de lumières qui étaient plutôt sombres. Le seul côté positif du jeu de lumières, c’est qu’il allait très bien avec l’ambiance de la musique.

Musicalement, les musiciens interprètent parfaitement les pièces du EP et de l’album sous un death metal sombre et assez brutal. En observant bien, je veux dire du peu que l’on pouvait vraiment voir, l’énergie sur scène se résume encore une fois à faire du surplace, mais le chanteur avait un peu plus d’énergie. En parlant du chanteur, j’avais de la misère avec la voix et quelque chose me disait que ce n’était pas Attila qui chantait. Ce qui m’a fait douter encore plus, c’était les personnes qui demandaient: «Où est Attila?». Et c’est en regardant plus attentivement que je me suis rendu compte que c’était Nader qui chantait et qu’Attila intervenait de temps en temps en faisant des interludes. Quelle déception!!! On s’entend que lorsqu’on nous annonce un «lineup», on s’attend à le voir sur la scène. Ça n’a été indiqué nulle part qu’Attila ne serait pas le chanteur principal du concert. Ici, je ne blâme pas les producteurs, j’imagine qu’ils ne devaient pas s’attendre à ça. La voix de Nader Sadek allait dans le même sens que la musique, mais je dirais qu’Attila a des capacités supérieures pour nous donner une meilleure ambiance. Et je suis pas mal sûr que je ne fus pas le seul à être déçu de cette situation. Du côté de la foule, on n’entendait pas beaucoup d’ovation, ce qui indiquait une certaine déception. Dur à dire s’il y avait de l’action avec toute cette fumée étouffante et aveuglante. Je suis partie avant la fin de la prestation puisque j’ai horreur d’utiliser le service de nuit de la STM. Et j’imagine qu’à l’heure que ça l’a fini, j’aurais probablement manqué le dernier métro.

En conclusion, les premières parties ont été plus impressionnantes que le groupe principal. Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive d’assister à ce genre de shows, mais connaissant ce que j’avais vu de Nader Sadek l’année passée, je ne peux être plus honnête de dire que j’ai été très déçu de cette performance. Et pour plusieurs raisons que j’ai énumérées plus haut. Je ne dis pas non de revoir Nader Sadek, mais disons qu’il y a de fortes chances que j’hésite la prochaine fois. Toutefois, je tiens à remercier Aether Productions et Xtrem Productions pour m’avoir donné accès au show. Pour terminer, un IMMENSE MERCI à Mat Paré pour m’avoir donné la chance de rencontrer Attila Csihar et prendre une belle photo avec lui, puisqu’il est l’un de mes chanteurs préférés.

Marc-André Jobin

Critique d’album: Dust In Mind – «Never look back»

Dust In Mind - Never Look Back

 

DUST IN MIND
«Never Look Back»
darkTunes Music Group
Septembre 2015

Liste des pièces
«Intro»
«How Can You»
«I Love As I Hate»
«Never Look Back»
«The Slave Of Man»
«Give Up»
«Frozen Smiles»
«Real Nightmare»
«Farewell»
«Toxic»
«My Departure»

 

*Scroll down for English version
Récemment, j’ai été dans un trip de Rammstein et de Ministry, deux piliers extrêmement importants de la scène Industrial Metal. Toutefois, je suis resté attentif aux nombreuses sorties que la fin du mois de septembre et le début du mois d’octobre me réservaient. Là où je veux en venir, c’est une sortie d’album d’un groupe dont le pays d’origine n’est pas réputé pour avoir des artistes dans ce genre musical. C’est pourquoi je trouvais intéressant de vous parler du premier album du groupe français DUST IN MIND intitulé «Never Look Back». Le groupe est composé de cinq membres: une chanteuse, deux guitaristes (dont un chante aussi), un bassiste et un batteur. En 2013, le groupe a sorti un EP éponyme, qui contient sept chansons qui n’apparaissent pas sur leur premier album. Environ un mois avant la sortie de son album, DUST IN MIND a également sorti un vidéo-clip pour la chanson «Frozen Smiles». Voyons à quoi ressemble son premier album.

Musicalement, comme je l’ai dit dans mon introduction, c’est de l’Industrial Metal. Dans l’ensemble, les compositions sont biens et originales, mais il peut arriver que certains riffs se répètent d’une chanson à une autre. Ce n’est toutefois pas un gros drame. Je dirais aussi que certains de ces riffs me font penser à ce qu’Hypocrisy a eu l’habitude de nous offrir puisque le son des guitares est très lourd. J’ajouterai aussi qu’il y a un côté qui me fait penser à Lacuna Coil par moment, comme dans «Farewell».

Ce qui a particulièrement attiré mon attention, ce sont les ambiances industrielles comme dans les chansons «Frozen Smiles» et «The Slave Of Man». Elles sont originales et donnent vraiment le goût de bouger. Je trouve dommage que l’album ne soit pas totalement dans la même veine, ce qui, selon mes goûts personnels, rendrait l’album encore meilleur. N’empêche, j’ai tout de même bougé la tête sur chaque chanson à différents niveaux selon mon appréciation.

En ce qui concerne la voix, ou plutôt les voix, je m’attendais à ce que la chanteuse pousse davantage ses cordes vocales, un peu comme les chanteuses de Symphonic Metal le font, mais j’avoue que son approche lyrique ne m’a pas dérangé. Par contre, elle manque de diversité dans l’utilisation de sa voix puisque j’ai l’impression que c’est pareil de chanson en chanson. Pour la voix masculine plus «death», je dois vous avouer que je suis mitigé. Sur certaines chansons, elle est mal utilisée ou elle manque clairement de puissance, tandis que sur d’autres morceaux, j’ai trouvé que ça va bien avec l’ambiance et le rythme de la chanson. C’est l’aspect à travailler davantage selon moi.

Au niveau de la production, on entend très bien tout le monde et les sonorités industrielles ne font pas tache à la qualité de la production. Venant d’un nouveau groupe, la production est professionnelle. Le seul reproche que je puisse faire concerne le volume du vocal masculin qui me parait un peu bas.

En conclusion, «Never Look Back» est un bon premier album d’Industrial Metal. Certes, il y a des choses qui devraient être révisées et retravaillées, mais dans l’ensemble on peut dire qu’on a un produit de qualité pour ce groupe underground français de Strasbourg.

Parmi les chansons qui m’ont particulièrement marqué, on retrouve «Frozen Smiles», «The Slave Of Man», «Toxic» et «My Departure». Un grand merci à darkTunes Music Group pour m’avoir fait parvenir cette promo intéressante. Je vous invite à regarder leur tout dernier vidéo-clip intitulé «Never Look Back» pour vous donner une bonne idée. Et n’hésitez pas à vous procurer leur premier album via le label ou auprès du groupe si vous le pouvez puisqu’il est disponible depuis le 17 septembre.

Note: 7/10

Marc-André

 

Recently I decided to enjoy again two very important bands of the Industrial Metal scene, Rammstein and Ministry. However, I remained attentive to the many releases that the end of September and beginning of October had in store for me. And this through that brought me toward an album from a band whose country of origin is not known to have artists in the Industrial Metal genre. That’s why I thought it would be interesting to talk to you about the first album of the French band DUST IN MIND entitled «Never Look Back». The band consists of five members: one singer, two guitarists (one of them doing vocals), a bassist and a drummer. In 2013, the band released a self-titled EP, which contains seven songs. About a month before the release of the album, DUST IN MIND released a music video for the first single of the album, «Frozen Smiles». Let’s see what they have to offer.

Musically, as I said in my introduction, it’s Industrial Metal. Overall, the compositions are good and original but at times, riffs are repeated from one song to another. This is not however a big drama. I would add that some of these riffs remind me what Hypocrisy used to offer as the guitar sound is very heavy. I would say that there is also a side to its music that makes me think of Lacuna Coil at times, as in «Farewell».

What particularly caught my attention is the industrial ambiance as in the songs «Frozen Smiles» and «The Slave Of Man». They are original and make me wanna move to the beat. I regret that the album is not totally in the same vein which, according to my personal taste, would have made an even better album. Nevertheless, each song at different levels, got me to shake my head.

As for the voice, or rather the voices, I expected that the female singer would have pushed more her vocal cords, much like the Symphonic Metal female singers do, but I admit that her lyrical approach didn’t bother me. By cons, she lacks diversity in the use of her voice as it feels the same, song after song. For the male «death» vocal, I must admit that I have mixed feelings. In some songs, it’s as if not used properly or clearly lacks power, while in other tracks, it fits well with the atmosphere and rhythm of the song. This is the aspect to work more in my opinion.

In terms of production, I could hear everyone and the industrial sounds don’t stain the quality of production. Coming from a new band, the production is professional. The only complaint I can make is about the volume of the male vocal that seems a little low.

In conclusion, «Never Look Back» is a good Industrial Metal first album. Certainly, there are things that should be reviewed and reworked, but on the whole I can say that it’s a quality product for the French underground band from Strasbourg.

Among the songs that particularly impressed me, there’s «Frozen Smiles», «The Slave Of Man», «Toxic» and «My Departure». A big thank you to darkTunes Music Group for this interesting promo. I invite you to watch their latest video clip for «Never Look Back» to give you a good idea about what to expect. And don’t hesitate to buy their first album through the label or directly with the band if you can as it is available since September 17th.

Score: 7/10

Marc-André Jobin

Le Heavy Montreal ou ma fin de semaine annuelle de trip

Affiche Heavy Montreal 2015

 

Comme chaque année, j’attends de façon impatiente cette fin de semaine… Cette fin de semaine qui s’est déroulée au mois d’août cette année, ce qui n’a pas été le cas lors des deux éditions précédentes, est LA fin de semaine où je m’amuse énormément en écoutant de la bonne musique, en bougeant la tête au risque de me ramasser un mal de cou tout en profitant du beau temps. Vous avez probablement deviné que je parle du festival «Heavy Montreal», qui en est à sa septième édition. Si la municipalité de St-Lambert n’aime pas ce festival, ce n’est certainement pas le cas de Mère Nature qui nous a assuré une belle température à chaque fois, excepté à deux reprises. D’autant plus que cette année, la température n’était pas trop chaude et nous a assuré une température presqu’idéale pour toute la fin de semaine.

Comme je l’ai dit ci-haut, le festival «Heavy Montreal» nous présentait sa septième édition et pour la première fois, il ne s’est pas déroulée en deux jours, mais en trois. Comme à l’édition précédente, il y avait quatre scènes et le Heavy Mania pour les amateurs de lutte. J’ai tout de même remarqué quelques changements: beaucoup plus de groupes punk (à la limite punk/rock); les sessions d’autographes étaient de retour à côté des tables de marchandise tout près de l’entrée (à moins qu’il y en avait l’année passée et que je ne l’aurais jamais vu/su); la scène de la Forêt avait changé de place pour être davantage dans la forêt; le ring du Heavy Mania avait changé de place pour se retrouver où la quatrième scène était placée l’année passée; et le territoire VIP/Médias a été élargi. Pour ce dernier changement, j’ai trouvé que c’était une excellente idée parce que ça permettait de transporter plus facilement les artistes vers la scène Apocalypse.

Avant de commencer ma critique de tous les «shows» auxquels j’ai assisté, je voudrais vous faire part d’un article que j’étais supposé de sortir avant le festival. L’article en question devait avoir comme contenu le top 10 des groupes que j’avais le plus hâte de voir et donnait les raisons pour lesquelles j’avais hâte de voir les 10 artistes sélectionnés. Les choses étant ce qu’elles sont et mon horaire ne m’ayant pas permis de me lancer dans l’écriture de ce texte (tout comme il a retardé l’écriture de celui-ci), voici dans l’ordre, sans toutefois aller dans le détail du pourquoi, les dix artistes que j’avais le plus hâte de voir: Nuclear Assault, Ihsahn, Iggy Pop, Pig Destroyer, Devin Townsend Project, Lita Ford, Cattle Decapitation, Gojira, Dokken et Abbath.

Et maintenant, je vous présente ma critique de tous les groupes que j’ai vus au festival «Heavy Montreal».

VENDREDI

Le premier groupe que je suis allé voir était The Flatliners sur la scène Molson Canadian. C’est eux qui ouvraient les festivités de la grande fin de semaine. Il a donné une très bonne prestation malgré le peu de monde qu’il y avait devant la scène. Il faut dire que ce n’est pas nécessairement facile de prendre congé pendant une semaine de travail. N’empêche que les membres du groupe avaient beaucoup d’énergie à donner et bougeaient pas mal sur la scène. Le chanteur était visiblement en forme, autant vocalement que pour l’énergie qu’il donnait sur scène. Et malgré le peu de monde devant la scène, la foule appréciait ce qu’elle voyait. Et musicalement, les chansons étaient entraînantes, quoique parfois, on pouvait sentir que certains riffs étaient utilisés dans plus d’une chanson et qu’on peut entendre ce genre de riffs dans d’autres groupes. Pour finir, je dois dire que certaines mélodies étaient quand même assez agressives et tout de même originales. Bref, ce fut un bon coup de départ.

Ensuite, ce fut au tour de Gorguts sur la scène Heavy. La veille, le groupe avait donné une prestation en tant que groupe vedette aux Katacombes accompagné par Teramobil et Hybreed Chaos. Gorguts a décidé de commencer l’album avec la chanson «Le Toit Du Monde», qui s’avère être un excellent choix. Évidemment, les premières chansons venaient toutes du dernier album, qui est davantage du métal progressif que du death métal. Et Dieu sait que le groupe va davantage se concentrer sur le métal progressif dans les prochaines sorties. D’autant plus que le groupe offre des passes très techniques dignes de sa réputation. À chaque fois qu’une chanson finissait, on pouvait voir une horde de bras levés avec le signe des cornes du diable. Visiblement, la foule a beaucoup apprécié tout le long de la prestation du groupe. Pour conclure leur prestation, et au bonheur des nombreux fans du vieux stock de Gorguts, le groupe a décidé de finir avec nul autre qu’«Obscura». Une chose m’a alors complètement déculotté pendant cette chanson et ce sont les passes de «tapping». Déjà que je trouvais ça pas mal débile sur CD, le voir en personne est tout simplement incroyable. Et je suis sûr que je ne suis pas le seul qui était bouche bée face à ça. Pas étonnant que Gorguts était considéré comme très en avance sur son temps. Et les musiciens qui accompagnaient Luc Lemay exécutaient très bien les pièces, avec une grande précision et avaient une bonne énergie sur scène. On peut se sentir fier d’avoir un groupe québécois aussi fantastique.

Je suis resté dans les groupes québécois et suis allé voir Anonymus sur la scène Molson Canadian. Ça faisait longtemps que je ne les avais pas vu et puisqu’ils sortaient leur nouvel album intitulé «Envers Et Contre Tous», c’était l’occasion d’assister de nouveau à leur performance. Déjà avant leur entrée sur scène, le public scandait haut et fort leur nom. C’était visiblement un des groupes québécois les plus attendus de la fin de semaine. Une fois que le groupe est rentré sur scène, on a eu droit à un thrash métal très lourd et sans pitié. De plus, chacune des chansons était en français. Et que dire de la sélection des pièces qui étaient choisies à la perfection en plus d’avoir un avant-goût du nouvel album avec deux titres: «Décrisse» et «Envers Et Contre Tous». J’ai trouvé que le Slayer des années 80 était une influence majeure de ces nouvelles pièces. Comme à leur habitude, le groupe a été très énergique sur scène en bougeant un peu partout. Et il ne faut pas oublier que c’est le premier groupe qui a fait mention de St-Lambert. Concernant la foule, comme je l’ai dit un peu plus tôt, la foule scandait leur nom, mais en plus répondait de façon spectaculaire aux appels du chanteur/bassiste. Et dès que la grosse musique a commencé, l’action était au rendez-vous chez les spectateurs. Anonymus a confirmé à nouveau que c’est un des gros noms de l’industrie du métal québécois et qu’il n’est pas facile de donner une prestation aussi monstre que la leur.

Après, ce fut au tour de Venom Inc.. Bon d’accord, ce n’est pas le groupe Venom à proprement parler, mais les membres ont déjà fait partie du groupe légendaire dans le passé, dont deux sont des membres originaux. Malheureusement pour le groupe, il n’y avait pas beaucoup de personnes sur place puisque la foule s’est plutôt déplacée pour voir Beyond Creation sur la scène de la Forêt et Revocation tout de suite après sur la scène de l’Apocalypse. La performance ramenait la foule dans les années 80 puisque le «set» est très «old-school» puisque le groupe a joué énormément de vieilles chansons et c’est tant mieux étant donné que j’ai entendu plusieurs chansons que je voulais tant entendre comme «In Nomine Satanas», «Die Hard» et «Welcome To Hell». Sur scène, les musiciens avaient une bonne énergie et j’aime particulièrement la voix de Demolition Man. Parmi le peu de monde qu’il y avait devant la scène, ça bougeait la tête et n’hésitait pas à lever le bras pour faire le signe des cornes du diable après chaque chanson. Malgré les 45 minutes allouées, le groupe a fini après seulement 30 minutes de performance sur la chanson culte «Black Metal» durant laquelle Demolition Man a eu un problème technique les forçant à recommencer le début de leur chanson. Après ladite chanson, Demolition Man semblait frustré et a lancé sa basse sur scène pour partir dans le «backstage». Un peu plus tard dans la journée, j’ai rencontré le groupe et j’ai particulièrement jasé avec Demolition Man qui s’est avéré être un homme fort sympathique me donnant en plus deux picks de basse à l’effigie du groupe. De plus, il m’a révélé que le groupe a joué 30 minutes parce qu’il croyait avoir joué 45 minutes. J’espère revoir le groupe!!

45 minutes se sont écoulées et ce fut au tour de Cattle Decapitation sur la scène de la Forêt. Un peu plus tôt dans la journée, j’avais fait signer leur tout nouvel album par le groupe au complet. L’attente était un peu longue, mais ça a valu la peine. Dès que le groupe a commencé à jouer, la foule s’est complètement déchainée sous la brutalité de la musique. Le «mosh-pit» était très gros, ça bougeait pendant les 30 minutes et il y avait beaucoup de monde qui assistaient à la performance du groupe. Même que le public chantait quelques refrains. Le chanteur était particulièrement dans une grande forme. Les autres musiciens avaient également une bonne présence sur scène. Par contre, c’était seulement axé sur les deux derniers albums et il n’y avait pas de vieilles chansons. J’avoue que c’est le côté où je suis le plus déçu de cette performance parce que j’aurais voulu entendre de vieilles chansons comme «Bukkake Tsunami», «A Body Farm» ou bien «Total Gore?». Les 30 minutes allouées au groupe m’ont paru comme s’il avait joué à peine 10 minutes. J’en voulais définitivement plus, mais ce sera pour une prochaine fois. Veuillez noter que le groupe sera de retour le 30 septembre aux Foufounes Électriques lors d’un spectacle organisé par Extensive Enterprise.

Au lieu de regarder Veil Of Maya, comme j’avais planifié au départ, je suis allé voir le groupe Lagwagon sur la scène Heavy à la place. Vous me direz que c’est un drôle de choix d’avoir laissé tomber Veil Of Maya, mais la probabilité que j’aille voir Lagwagon dans une salle est plus mince que si je croise Veil Of Maya dans une première partie ou en tant que groupe vedette. Comme je ne connais pas grand-chose du groupe, j’ai découvert les pièces et ça se résumait à soit j’aimais ça ou pas. Certaines pièces m’ont marqué tandis que d’autres ne m’ont pas vraiment impressionné. Par contre, ce que je ne peux pas leur enlever, c’est l’énergie sur scène. Heureusement, les gars bougeaient sur la scène et s’en donnaient à cœur joie pour nous donner une bonne prestation dans l’ensemble. La foule présente devant la scène appréciait le spectacle, mais disons que pour ma part ce fut mitigé. Deux choses négatives de cette prestation: premièrement, le son pour les guitares et la basse manquait de puissance et on les entendait mal; et deuxièmement, c’est répétitif comme plusieurs groupes du genre et ça reste un gros problème tout comme dans le core. Bref, ce ne fut pas une prestation qui m’a marqué.

Tout de suite après, sur la scène Molson Canadian, Meshuggah a commencé sa prestation. Aussitôt que la musique a commencé, le charisme du chanteur a envahi la scène et il bougeait quand même pas mal. Musicalement, c’est très précis avec des gros riffs qui ravagent tout sur leur passage. Malheureusement, au risque de me faire détester, j’ai remarqué trois choses très négatives dans cette performance: Premièrement, je m’attendais à un gros son très lourd, mais malheureusement, le son était pas mal merdique et était très doux par rapport à ce qu’on entend sur CD. Cela a été la première chose qui m’a ennuyé de leur performance d’une heure. Deuxièmement, c’est drôle à quel point je ne m’étais jamais rendu compte que leur musique est très redondante. J`ai eu l’impression d’entendre les mêmes riffs de chanson en chanson et c’est très plate. Surtout que le son n’aidait absolument pas. Et finalement, mis à part le chanteur, les musiciens ne bougeaient presque pas et sont restés dans la même position presque tout au long de la performance. Moi qui m’attendais à une grande performance, j’ai été extrêmement déçu de celle-ci. Je dirais même que ce fut ma déception de la fin de semaine.

Puisqu’Obscura a dû annuler sa présence à cause de problèmes de visa, c`est à Augury que les organisateurs ont confié la tâche de donner une prestation sur la scène de la Forêt. Selon moi, il n’y avait pas un meilleur choix logique pour un remplacement d’urgence. Dès le départ, Pat Loisel montre pourquoi il est un «leader» et le démontre à plusieurs reprises tout au long de leur prestation. La façon qu’il parle au public m’a fait penser à celle de Devin Townsend, c’est-à-dire qu’il est toujours divertissant et s’amuse avec le public. C’est ce qui fait son charisme faut croire. Le groupe a offert une performance assez identique à celle d’il y a deux ans, sauf qu’il n’y avait pas la chanteuse Arianne Fleury pour faire ses parties dans «Beatus» et autres pièces. Évidemment, l’exécution des pièces a été remarquable. De plus, les musiciens avaient une très bonne énergie sur scène et n’hésitaient pas à bouger et à montrer leur talent débordant. Le public a grossi dans les premières minutes, mais a été presqu’entièrement inactif mis à part au moment où B leur a demandé un «mosh-pit». C`est pas mal la seule chose négative que j’ai à dire.

Par après, j’ai décidé d’aller voir Neurosis qui, selon ce que j’ai entendu dire, jouit d’une bonne réputation en concert et je dois dire que ça fait un méchant bout que je n’ai rien entendu du groupe. Quelle belle occasion de renouer les liens avec le groupe qui s’exécutait sur la scène de l`Apocalypse. Définir exactement ce qu’est la musique de Neurosis n’est pas une chose facile puisqu’on y retrouve plusieurs genres. On peut penser à du stoner, à du doom, à du hardcore et aussi à de l’ambient ce qui fait qu’il est impossible de donner un seul genre à ce groupe. Par contre, le groupe offre un beau cocktail de tout ça dans leurs chansons et c’est très impressionnant. L’exécution des pièces est spectaculaire avec toutes les ambiances qui sortent de partout et qui gardent une logique musicale de haut calibre. Et que dire de la fin de la prestation alors qu’il y avait trois personnes qui faisaient des percussions. Je dirais que ce fut le moment fort de cette prestation. Le groupe n’a pas la plus grande énergie sur scène, mais leur musique nous fait oublier ce détail assez rapidement puisqu’elle nous transporte dans son univers. Il n’y avait pas non plus d’action dans la foule puisque c’est le genre de musique où tu te tiens tranquille et tu écoutes les notes qui sortent des «speakers». N’empêche qu’on voyait beaucoup de têtes qui hochaient au rythme de la musique. La seule chose que je peux reprocher au groupe, c’est le manque total de contact avec son public. J’ignore si c’est parce qu’il n’y avait pas assez de monde, mais le public méritait tout de même de se faire dire «Merci, au revoir ou à la prochaine», mais ce ne fut pas le cas.

C’est au groupe Korn qu’est revenu la tâche de clôturer la première journée du «Heavy Montreal» sur la scène Molson Canadian en présentant son tout premier album intitulé «Korn», sorti en 1994 et un des albums emblématiques du nu-métal. Avant le commencement de leur performance, j’ai jeté un coup d’œil rapide à la densité de la foule et il semblait y avoir pas mal de personnes malgré le peu de public qu’il y avait pendant presque toute la journée. Dès que les gens ont reconnu que ça serait la chanson «Blind» qui ouvrirait les hostilités, ils sont devenus bruyants au point de déplaire aux habitants de St-Lambert. Dès les premières notes, j’ai remarqué que la basse était accordée plus bas, ce qui rend le son plus lourd. Il y a trois ans, elle ne sonnait pas comme ça. Ne connaissant pas beaucoup la discographie de Korn, j’ai été surpris d’entendre la cornemuse qui sert d’introduction à la chanson «Shoots And Ladders». Pour avoir entendu pour la première fois lors de ce concert leur tout premier album, je dois dire que j’ai apprécié cette première écoute. Dès que le groupe revient pour le rappel, j’ai sursauté de joie en entendant ma chanson préférée du groupe «Falling Away From Me». À mon plus grand bonheur et probablement au grand bonheur de beaucoup de gens, le groupe a seulement joué du vieux stock, laissant le plus récent de côté. Ce que j’ai trouvé dommage par contre est qu’il n’y avait pas de pyrotechnie cette fois-ci alors qu’il y a trois ans, le groupe nous avait amené un peu de divertissement. Au niveau de l’énergie sur scène, de mémoire, j’ai trouvé les gars moins énergiques cette année qu’il y a trois ans. Toutefois Jonathan Davis était énergique et animait la foule avec confiance. Du côté de la foule, elle répondait activement aux appels du chanteur et était bruyante entre les chansons pour signifier leur amour envers le groupe. Mais je ne pourrais pas vous dire à 100% s’il y avait de l’action dans la foule.

Très satisfait de ma première journée, je suis retourné chez moi pour me reposer en vue de la deuxième journée. Ça ne faisait que commencer.

Top 5 des meilleures performances du vendredi
Cattle Decapitation
Augury
Venom Inc
Korn
Neurosis

SAMEDI

Après une très bonne première journée, voilà que je suis de retour sur le site du festival. N’étant pas du tout fan de Slaves On Dope, j’ai décidé d’aller voir les quinze premières minutes de Mass Murder Messiah sur la scène de la Forêt. C’est vrai que dix minutes ne peuvent pas donner une indication précise de la performance d’un groupe, mais avec Mass Murder Messiah, ce que l’on voit pendant dix minutes peut facilement représenter le reste de la performance. En effet, les gars étaient très heureux de revenir au festival pour faire bouger les choses et donner un très beau réchauffement au public pour le reste de la journée. Les membres du groupe avaient une très bonne énergie sur scène et particulièrement le chanteur qui se donnait à fond. Musicalement, c’était extrêmement solide et en plus le son était excellent et digne de leur musique. Il y avait de quoi pour plaire à un large public. Il y avait visiblement beaucoup de personnes devant la scène qui répondaient à chaque appel du chanteur en plus des personnes qui donnaient beaucoup d’action tout près de la scène et du gros arbre en plein milieu de la zone d’action. Malheureusement, je ne voulais pas manquer Deafheaven et j’ai dû quitter en plein milieu du set. Je vais essayer de me racheter à leur lancement le 9 octobre 2015 au Petit Campus.

Deafheaven est le genre de groupe pour lequel il ne faut pas se fier aux apparences, car elles sont souvent trompeuses. Les membres du groupe ont l’air d’une gang de hipsters, mais ils sont très solides musicalement avec leur post black métal. Malgré que c’est possiblement l’un des groupes qui a performé le moins de chanson durant la fin de semaine, le groupe était très précis sur les notes à jouer. Évidemment, on ne pouvait pas passer à côté de la performance scénique et vocale du chanteur qui était à fond dans sa musique comme s’il était en transe. Il bougeait pas mal sur la scène. De plus, il appelait souvent le public à réagir. Par contre, les autres musiciens étaient pas mal figés comme des statues sur la scène et c’était une chose qui était assez plate à voir. Parmi le public, j’ignore si on voyait de l’action comme des «mosh-pits», «circle-pits», etc. Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’il y avait pas mal de têtes qui hochaient de haut en bas. Je ne serais pas surpris que plusieurs les découvraient au festival puisqu’il s’agit d’un groupe assez surprenant.

J’ai par la suite attendu jusqu’à 15h pour me pointer devant la scène Heavy pour assister à la performance de Lita Ford. La célèbre chanteuse a pigé des pièces dans sa vaste discographie en plus de jouer la fameuse chanson «Close My Eyes Forever». Pour cette dernière, on n’avait malheureusement pas Ozzy Osbourne pour faire ses parties, mais le guitariste a tout de même bien assuré les parties chantées par le prince des ténèbres. D’ailleurs, j’ai trouvé le son très bon. C’est également à cette chanson qu’on a pu apercevoir la célèbre chanteuse avec une guitare double et qu’elle va garder pour la chanson «Kiss Me Deadly», la dernière de sa prestation. Tout le monde sur la scène avait une bonne énergie et avait l’air très content de voir un grand public présent. Le bassiste, en particulier, était un peu trop dedans, mais ça me plaisait de le voir énergique. Lita était très souriante et se donnait à fond pour donner une bonne prestation. La seule chose que j’ai trouvé dommage, c’est qu’il y avait peu de monde qui hochait la tête au rythme des riffs pendant la prestation. Pour être honnête, il devait y avoir moi, mon ami Albert Lamoureux et peut-être quelques personnes qui le faisaient. Évidemment, je ne m’attendais pas à voir des «mosh-pits», «circle-pits» ou toute autre action de ce genre dans la foule puisque ce n’est pas approprié pour la musique de Lita Ford. C’est 45 minutes qui ont passé quand même rapidement.

Quoi de mieux que d’assister à une performance du légendaire Abbath, même s’il n’est pas venu avec Immortal (le groupe est séparé si vous n’êtes pas au courant). J’avais énormément d’attentes et j’espérais entendre certaines chansons, que j’avais déjà entendues lorsqu’Immortal était venu à Montréal le 28 mars 2010. Même si certaines chansons cultes n’ont pas été jouées, je dois dire que la sélection des pièces était surprenante. Il y a quelques chansons que je n’avais jamais entendues et d’autres étaient des incontournables. Ce que j’ai aimé entendre, c’est la pièce «Warriors» du projet I, qui fut la première si je ne me trompe pas. Les musiciens ont joué avec précision toutes les pièces. Au début, on n’entendait pas beaucoup la voix d’Abbath, voire très peu, mais ce problème s’est réglé avec le temps. Durant la chanson «Tyrants», Abbath a arrêté de jouer pour que les techniciens de son règlent un autre problème de son. Sur scène, les musiciens qui avaient leur «corpse paint» respectif excepté le joueur de batterie qui avait un masque, étaient très en forme et n’hésitaient pas à bouger. Si je me concentre plus particulièrement sur Abbath, il a donné tout un divertissement avec ces nombreuses grimaces, ses «crab walk» et ses quelques mouvements qui sont parfois rigolos, digne de sa réputation. Il avait clairement du plaisir à être sur la scène et à démontrer qu’il est l’un des meilleurs pour faire un «show». Je n’ai pas porté attention à ce qui se passait parmi la foule. Tout ce que je pourrais réellement vous dire, c’est l’ovation monstre face au groupe, des cris positifs et des nombreuses mains faisant les cornes du diable. J’imagine que ça devait bouger. De mémoire, Abbath fut le seul musicien à descendre les escaliers pour se promener dans l’espace qui sépare la scène et les grillages qui retiennent la foule. Je vous avoue que j’ai trouvé ça épique. Dans l’ensemble, Abbath a donné une prestation à la hauteur de mes attentes. Tous les éléments que j’espérais voir ont été réalisés pendant la prestation de 45 minutes… qui m’ont paru 15 minutes. Et pour finir, j’ai eu la chance peu de temps après sa prestation, d’avoir une belle photo avec cette légende du black métal.

Pour continuer, le groupe français, ou devrais-je dire l’ambassadeur français au Québec, Gojira est venu sur la scène Heavy pour montrer à quel point ils sont capables. Tels des pas de Godzilla, la musique est totalement destructrice. On a eu le droit à au moins une chanson par album, dont les deux premiers albums sont plus inconnus que le reste de leur discographie. Par contre, le groupe a davantage mis l’accent sur l’album culte «From Mars To Sirius» qui célèbre son 10e anniversaire en jouant quatre chansons sur les neuf jouées durant leur prestation. Le choix des pièces était impeccable à mon avis. Le son était bien sûr au rendez-vous. Comme à leurs habitudes, les musiciens étaient très énergiques sur la scène et bougeaient dans tous les sens. Tout comme la musique lourde et intense de Gojira, la foule l’était aussi et semblait apprécier le spectacle qu’offrait nos cousins français. Le chanteur Joe Duplantier était visiblement content de s’adresser à la foule dans la langue de Molière puisqu’en général le «leader» du groupe doit s’adresser en anglais le restant du temps. Ce fut une autre belle performance de la formation française.

Quoi de mieux que d’aller voir un groupe culte dans le thrash métal avec nul autre que Testament sur la scène Molson Canadian. La première surprise a été que ce n’était pas Gene Hoglan à la batterie, mais bien Alex Bent de Battlecross, qui a tout de même bien assuré et donner une bonne prestation. La deuxième surprise, c’est que ce n’était pas Steve Digiorgio à la basse, mais Tilen Hudrap qui a joué dans de nombreux groupes comme Paradox et Vicious Rumors. Il a également donné une très bonne prestation. On entendait moyennement la voix de Chuck Billy, visiblement dans une grande forme. Les autres musiciens étaient également dans une très bonne forme et profitaient de la grande scène pour bouger. Le groupe a quand même bien varié leurs chansons même si trois chansons de l’album culte «The New Order» ont été jouées au grand plaisir des fans de la vieille école du thrash métal. Toutes les chansons jouées étaient d’excellente sélection et l’ordre était tout à fait logique. Parmi la foule, ça bougeait quand même pas mal et ça répondait aux appels du chanteur, mais je n’ai pas plus porté attention à ce genre de détails. Ce qui a littéralement gâché la performance de Testament, c’est qu’on n’entendait pas la guitare d’Alex Skolnick durant toute la prestation au point qu’on pouvait penser qu’il faisait du «air guitar». Plusieurs parties clés et les solos étaient donc complètement gâchés. Je vous avoue que de ne jamais avoir réglé ce problème de son pendant les 45 minutes qui leur étaient allouées, c’est vraiment un travail de marde de la part du technicien de son. Sans ce problème, la performance de Testament aurait peut-être été dans mon top 5.

Après avoir finalement pris une pause d’une heure et ne pas avoir assisté à la performance de Billy Talent comme prévu au départ, j’ai mangé quelques sushis qui avaient un goût très ordinaire contrairement aux places où je vais, et je suis allé m’installer devant la scène de l’Apocalypse pour assister à la prestation du Devin Townsend Project. Ça fait des années que je cite son nom pour le voir performer au Heavy Montreal, mais j’aurais voulu le voir sur une des deux grosses scènes. Mais bon, il était enfin là et je devrais arrêter de me plaindre. Comme à son habitude, il sait comment divertir son public avec ses nombreuses blagues, dont une à propos de son casque d’écouteurs qu’il a surnommé le «Princess Lea Headphones». Le son était excellent (l’un des meilleurs de la fin de semaine à mon avis) avec les nombreuses ambiances que l’on pouvait entendre et le groupe a joué deux morceaux qui m’ont surpris parce qu’il n’a pas l’habitude de les jouer: «Namaste» et «Night». Malgré qu’on pouvait s’attendre à entendre telle pièce ou telle pièce (la discographie de Devin Townsend est énorme faut dire), le choix des pièces était excellent et ne pouvait déplaire aux fans de ce génie canadien. La pièce maîtresse de son dernier album, «March Of The Poozers» a su rendre la foule hystérique et j’ai pu apercevoir plusieurs marionnettes de Ziltoid dans la foule. Les musiciens ont donné toute une performance autant musicalement qu’en énergie. La foule appréciait la splendeur de la performance de ce grand musicien et était très active. Un peu plus tôt dans la journée, j’avais pu rencontrer le groupe à leur session d’autographe et avoir une photo avec le légendaire Devin Townsend. Encore une fois, ce fut 45 minutes qui a littéralement passé très rapidement.

Je sais que plusieurs se sont déplacés pour assister à la performance de Dying Fetus mais dans mon cas, il n’était pas question de manquer une seule seconde de la performance d’Iggy Pop sur la scène Heavy. Iggy Pop est une légende du punk qui fait partie de la première vague de ce genre musical qui était différent de ce qu’il est plusieurs années plus tard. Je vous avoue que je ne m’attendais pas à ce qu’il bouge comme dans le début de sa carrière et croyais qu’il resterait plus tranquille. C’est quand même normal pour un gars de 68 ans. Erreur!! Ce gars-là n’a presque jamais arrêté de bouger tout au long de sa performance. Il était à gauche, à droite, en avant et en arrière de la scène tout en chantant les paroles des chansons de son projet solo ou avec celles de The Stooges. Incroyable pour un musicien de 68 ans!! C’était assez drôle de voir plusieurs personnes avec un air de questionnement à savoir, c’est qui lui qui se met en bedaine sur scène (il a fait ça durant toute sa carrière) alors que sa peau est toute plissée. Les musiciens, qui l’accompagnaient, exécutaient très bien les morceaux sans toutefois avoir une grosse énergie sur succès étant, eux aussi, quand même assez vieux. Musicalement, il a varié les chansons de son projet solo et celles de The Stooges. Pour les plus vieux dans le public, il y avait évidemment un moment de nostalgie lorsque c’était des pièces de The Stooges. La réception de la foule était très bonne malgré tout. Il n’y avait pas tant d’action dans la foule, mais les yeux étaient tous rivés sur le légendaire musicien de 68 ans. Iggy Pop est bien l’un de ceux que l’on doit voir une fois dans sa vie et honnêtement, il a donné la meilleure performance du «Heavy Montreal». Je sais que la troisième journée n’était pas encore commencé, mais il a mis la barre tellement haute que je ne m’attendais pas à ce qu’un groupe puisse le battre. Très heureux d’avoir vu cette légende du punk.

Pour finir la deuxième journée, Faith No More est monté sur la scène dans une ambiance qui fait très «Apple» dans le sens que c’est très blanc, d’autant plus que le claviériste utilise deux laptops Apple, le décor en arrière est en blanc et que les membres du groupe sont tous en blanc. Je ne sais pas si vous êtes déjà allé au grand magasin Apple (que des amis et moi aimons appelé intimement l’église Apple) au centre-ville de Montréal, mais tout est blanc comme décor. Et de plus, les membres du groupe ont décidé de mettre des plantes sur presque toute la longueur de la scène. C’est spécial! J’ai été étonné par une chose: les gens étaient très nombreux et scandaient leur nom avant l’arrivée en scène du groupe. Dès l’arrivée du groupe sur la scène, les cris ont été encore plus forts et c’est avec une nouvelle chanson que le groupe a commencé sa performance. Je vous avoue que je n’ai pas écouté du tout leur nouvel album et je me disais que c’était l`occasion idéale pour le découvrir. Mais le choix de la première chanson était assez surprenant puisque le groupe a démarré sa prestation tranquillement pour enchaîner avec quelques chansons cultes des années 90. De mon point de vue personnel, le moment fort de la performance de Faith No More fut quand le groupe interpréta «Midlife Crisis», ma chanson préférée, alors que la foule était en délire et chantait à tue-tête le célèbre refrain. C’est un autre moment qui m’a surpris puisque je ne m’attendais pas à une telle popularité du groupe puisque je pensais c’était le groupe le moins populaire des trois groupes vedettes. Un autre moment fort est lorsque Mike Patton a décidé de faire du «crowdsurfing» sur la chanson «Ashes To Ashes». Sur scène, les gars avaient une bonne énergie mais ce n’était pas à couper le souffle. J’ai vu mieux, mais le chanteur sortait énormément son charisme sur scène pour divertir avec aisance la foule. Du côté de la foule, il était difficile de dire s’il y avait des «mosh-pits» ou quoi que ce soit, mais il y avait pas mal de «bodysurfing» qui occupait pas mal les agents de sécurité. De plus, elle était très présente pour crier à chaque fin de chanson ou pour chanter des refrains ou des passages de plusieurs chansons. Une bonne surprise, mais je suis parti pendant le rappel puisque je ne voulais pas que ça me prenne trois heures pour retourner chez moi.

En conclusion, ce fut encore une autre très belle journée à regarder des tas de shows, mais le meilleur restait à voir pour la dernière journée.

Top 5 des meilleures performances du samedi
Iggy Pop
Devin Townsend Project
Abbath
Lita Ford
Faith No More

DIMANCHE

Ah non! Pas déjà la dernière journée! Je commençais à peine à m’éclater. Pour la dernière journée, je savais que je passerais énormément de temps devant la scène Apocalypse pour voir plusieurs groupes que j’attendais avec impatience.

Je sais que plusieurs sont allés voir Fozzy, le groupe de Chris Jericho, que j’ai eu la chance de rencontrer une demi-heure avant sa prestation. Mais pour ma part, je ne pouvais pas manquer Omnium Gatherum sur la scène Apocalypse. Le groupe faisait leur première date de leur tournée nord-américaine avec Insomnium. Le son était au rendez-vous et on entendait tout. Même qu’on a eu droit à une nouvelle chanson d’un futur album et elle était très bien, ce qui augure très bien pour le futur. Pour un groupe qui commençait très tôt en après-midi, on pouvait y voir beaucoup d’énergie chez les membres du groupe, mais aussi chez le public qui s’est bien réchauffé en vue du reste de la merveilleuse journée. D’autant plus que le public montréalais a été remercié plusieurs fois par le chanteur qui semblait être heureux de voir autant de personnes devant la scène.

N’ayant pas manqué aucune performance du groupe depuis la première fois que je l’ai vu, Motionless In White est embarqué sur la scène Heavy. Je n’ai jamais manqué une seule présence à Montréal depuis la première fois que j’ai vu le groupe le 25 novembre 2011 en première partie de BlessTheFall au Cabaret LaTulipe. D’autant plus que le groupe a très bien évolué musicalement. Pour cette performance, le groupe s’est surtout concentré sur leur dernier album intitulé «Reincarnate». Et dès la deuxième chanson, j’ai été extrêmement surpris d’entendre la pièce «Devil’s Night» qui s’avère à être la dernière, ou une des dernières, chanson du groupe. En plus que pendant la suivante, «Death March», le chanteur a demandé un «wall of death» où un grand nombre de personnes a participé. Sur le coup, je me suis dit que la journée commençait très fort. Les gars ont joué plusieurs morceaux que j’adore et ce, un après l’autre. «America» s’avère être une autre pièce maîtresse de leur deuxième album où le public a vivement participé aux refrains. Sur scène, les gars avaient une grande énergie et étaient très heureux d’être de retour à Montréal. Chaque fois que le chanteur appelait ses fans à interagir, ces derniers ne se gênaient pas pour répondre avec l’un des plus grands enthousiasmes que j’ai pu voir durant la grande fin de semaine du «Heavy Montreal». Digne de l’ambiance intense du groupe, le public n’hésitait pas à créer une petite tornade de poussière où les gens s’amusaient à se pousser et à participer au «wall of death» lors de la chanson «Death March». Encore une fois, Motionless In White s’est assuré d’agrandir sa popularité et cela fait d’eux l’un des grands groupes de hardcore depuis quelque temps. Malheureusement, à 13h55, j’ai dû quitter pour ne pas manquer le début d’Insomnium.

Insomnium, qui amorçait sa tournée nord-américaine avec Omnium Gatherum, est venu sur la scène de l’Apocalypse. Malheureusement, il y a un changement dans le «line-up» puisque c’est Mike Bear qui remplace Niilo Sevänen dû à une maladie grave qui affecterait un membre de la famille proche de ce dernier. Comme on pouvait s’y attendre, Mike ne connaissait pas encore les paroles par cœur et lisait une très bonne partie de la prestation sur son Ipad. C’est sûr qu’il n’a pas le talent vocal de Niilo, mais il faisait quand même une bonne job pour un remplacement d’urgence. Ce qui m’a déçu de cette performance, c’est le son. Il était trop fort et on aurait dit que c’était garroché dans tous les sens. Il y a aussi quelques passes où le groupe s’est trompé et ça paraissait. Ce genre de détails ne semblait nullement déranger le public qui était déchaîné tout au long de la prestation et qui bougeait pas mal. Pour finir, je me dois de souligner leur courage de faire la tournée malgré tout parce que le groupe aurait pu littéralement annuler leur présence et même leur tournée nord-américaine. Pour ça, il mérite mes félicitations.

Ensuite, ce fut au tour de la scène du glam des années 80 d’envahir la scène Heavy avec nul autre que Warrant. Le choix des pièces a été judicieusement bien choisi et comme à l’époque, ce sont des chansons qui nous entrent facilement dans la tête et nous font bouger la tête à leur rythme. Quoi de mieux que de finir la prestation avec la fameuse chanson «Cherry Pie» où beaucoup de personnes chantaient le refrain avec le groupe. Les gars avaient une bonne énergie sur la scène et spécialement le chanteur qui interagissait pas mal avec le public et les autres membres de son groupe. Le public était assez actif puisqu’il était autant enthousiaste que le groupe. Plusieurs têtes bougeaient de haut en bas en brandissant le bras en l’air en faisant les cornes du diable, en plus de chanter quelques fois les fameux refrains. J’ai adoré cette prestation. C’est sous les applaudissements que le groupe a quitté la scène heureux de leur prestation pour faire place à un autre groupe légendaire de la scène de cette époque.

Après, ce fut au tour de Dokken sur la scène Molson Canadian. Pour les personnes qui ne sont pas renseignées avant, ce n’était pas George Lynch qui assurait la guitare, mais bien Jon Levin qui a déjà joué pour Doro. D’ailleurs, beaucoup de personnes scandaient le nom du célèbre guitariste absent. Évidemment, le rôle de guitariste au sein du groupe demande un certain talent et ce n’est pas une chose facile de remplacer un excellent guitariste comme George Lynch. Je vous rassure qu’il a fait un excellent travail. Dès le commencement, le joueur de batterie, qui avait un micro, a fait soulever la foule pour accueillir le reste du groupe, mais surtout Don Dokken. J’ignore si le groupe a joué quelques chansons des albums plus récents, mais j’ai reconnu plusieurs classiques des années 80 comme «Breaking The Chains», «Tooth And Nail» ou bien, de mémoire, «Nightrider». De quoi ramener la nostalgie pour les plus vieux présents au «Heavy Montreal». L’énergie sur la scène était assez variable. Jon Levin avait une excellente énergie sur scène et interagissait souvent avec son public en faisant les solos fantastiques. Le bassiste était un peu moins énergique, mais gardait à peu près le même enthousiasme que le guitariste. Par contre, le chanteur n’avait pas l’air d’être heureux en se contentant de se déplacer un peu à gauche et un peu à droite de temps en temps. Les seules fois que je l’ai vu sourire, c’est lors des immenses ovations du public après chaque chanson, même si chaque chanson s’enchaînait l’une après l’autre assez rapidement. C’est d’ailleurs à ce show que le monde a bougé davantage la tête, plus qu’à Warrant ou à Lita Ford. Est-ce qu’il y avait de l’action dans la foule? Aucune idée, je me suis concentré entièrement sur le groupe.

Ce fut ensuite au tour de Pig Destroyer sur la scène Apocalypse. C’est un groupe qui ne fait pas beaucoup de concert à chaque année et on pouvait se sentir très chanceux de les avoir à Montréal. Surtout que le festival «Obscene Extreme» aurait pu avoir le groupe au lieu du «Heavy Montreal». Belle prise!!! D’ailleurs, c’est l’un des groupes que j’avais le plus hâte de voir durant cette fin de semaine. Pig Destroyer a tout de même bien diversifié les pièces de sa discographie et ça rentrait au poste. Toutes les chansons que je voulais entendre ont été jouées avec intensité, avec brutalité et avec lourdeur. Il y avait entre autres «Trojan Whore», «Sis», «Terrifyer» et «Pretty In Casts». Sur scène, le guitariste était le membre du groupe qui avait toujours de l’énergie à dépenser puisqu’il se déplaçait principalement en faisant un rond. Le reste des membres était pas mal statique. Je ne sais pas si c’est moi qui n’écoute pas assez de Pig Destroyer, mais j’ai trouvé la voix du chanteur un peu faible et ça manquait d’intensité comme la musique. Dans la foule, ça bougeait pas mal, mais beaucoup moins que je l’espérais et c’est ce qui m’a un peu déçu. L’intensité de la foule n’était réellement pas au même niveau avec l’intensité de la musique.

45 minutes plus tard, ce fut au tour de Within Temptation de donner une prestation sur la scène Heavy. N’étant pas fan des deux derniers albums, je m’attendais à ce que le groupe joue plusieurs morceaux de ces albums, mais aussi quelques classiques. Et je dois dire que ça fait un peu plus de 7 ans que je n’ai pas vu le groupe en concert. Pour la musique, le groupe a joué beaucoup de matériel des deux derniers albums et juste pour me répéter, mes amis proches le savent très bien, je n’ai pas aimé les deux derniers albums. Mais je dois admettre qu’en «show», les chansons sonnaient beaucoup mieux. Que dire de la voix de Sharon qui sonnait extrêmement bien, semblait dans une grande forme et je soupçonne le technicien de son d’avoir mis davantage de son pour la voix que pour le restant des musiciens. N’empêche qu’on les entendait tous très bien. À mon grand plaisir, le groupe a joué «Stand My Ground» qui s’avère être ma chanson préférée du groupe. Sinon, tous les musiciens avaient une très bonne énergie sur scène puisqu’ils bougeaient pas mal de gauche à droite. La foule était très réceptive et répondait à chaque appel de la chanteuse. Ma seule déception de leur performance estt que le groupe n’a pas beaucoup joué de vieilles pièces, dont «Ice Queen», un classique.

Tandis que la majorité est allée voir Bullet For My Valentine, j’ai plutôt décidé d’assister à la prestation d’Ihsahn sur la scène Apocalypse, reconnu pour avoir joué dans Emperor. Tout ce que je voulais, c’était entendre une chanson d’Emperor ou un medley de ce groupe culte du black métal. Et Ihsahn est un de mes musiciens préférés. Musicalement, il a joué un «set» qui m’a surpris, car c’était assez tranquille. Je m’attendais à entendre des chansons comme «Called By The Fire», «Scarab» ou bien «The Paranoid», mais heureusement qu’il a joué «Frozen Lakes On Mars». Évidemment, tout le monde présent voulait entendre au moins une pièce d’Emperor, mais Ihsahn a plutôt décidé de faire un medley des grands succès du groupe légendaire de black métal. Du coup que vous ne le savez pas, son projet solo est axé davantage sur le côté progressif avec quelques éléments de jazz que l’on peut entendre dans plusieurs passages de ses chansons. Pour finir sa performance, on a pu entendre une nouvelle chanson intitulée «My Heart Is Of The North» qui annonce leur nouvel album très prometteur. Ce qui m’a aussi surpris, c’est les musiciens qui entouraient Ihsahn. C’était tous de jeunes musiciens qui ne dépassaient probablement pas les 25 ans et jouaient tous très bien de leurs instruments. Les membres du groupe ont livré une performance digne de ce nom, d’autant plus qu’ils bougeaient souvent sur la scène en ne restant que peu de fois sur place. Le public était plutôt tranquille, quoique très réceptif après chaque chanson. La foule était davantage présente lorsqu’il a enchaîné avec son medley d’Emperor et plusieurs portaient des chandails à l’effigie du groupe légendaire. Ayant donné une très bonne performance, c’est 45 minutes qui ont passé très rapidement et j’ai eu la chance de le rencontrer plusieurs minutes avant le début de Nuclear Assault.

Puis, ce fut au tour de Nuclear Assault sur la scène Apocalypse pour nous ramener dans les années 80. Il n`y avait évidemment pas beaucoup de personnes puisque la grande majorité est parti voir Lamb Of God sur la scène Heavy. Grosse erreur de leur part puisque c’était possiblement la dernière prestation de Nuclear Assault à Montréal. Et ça fait depuis le début des années 90 que le groupe n’était pas revenu à Montréal. Jamais j’aurais voulu manquer ce groupe puisque c’était le groupe que j’attendais le plus de voir. Pour le choix des pièces, je n’ai absolument rien à dire, car la «setlist» était parfaite. J’ai eu la chance d’entendre ma chanson préférée intitulée «Brainwashed», qui reste une chanson d’actualité bien qu’elle est parue sur l’album culte «Survive» sorti en 1988. Toutes les pièces étaient parfaitement exécutées et s’enchaînaient dans un thrash métal intense. Pour la voix, on aurait dit que le chanteur n’a jamais changé sa voix au fil du temps et semblait dans une forme splendide. Les gars avaient une bonne énergie sur la scène, et plus particulièrement le chanteur/guitariste qui n’hésitait pas à bouger un peu partout. Parmi le public, il y avait pas mal d’action au point qu’il n’y avait pas de signe d’épuisement. Autrement dit, ça augurait de brasser pas mal à Slipknot. Et en regardant les gens autour de moi, j’ai pu y apercevoir plus de gens plus vieux que de jeunes. Et même si le public était plutôt petit, il appréciait chaque minute de musique intense jouée par le groupe. Le groupe méritait un public plus large, mais disons que l’ovation était plutôt intense. J’ai été entièrement satisfait de la prestation du groupe puisque c’était probablement la dernière fois que ce groupe légendaire donnait une prestation à Montréal et je peux enfin rayer le nom du groupe sur ma liste des groupes à voir.

Pour finir la grande fin de semaine du «Heavy Montreal», c’est devant une foule monstre (Corey Taylor va le mentionner plusieurs fois durant la performance) que Slipknot a embarqué sur la scène Molson Canadian. Mis à part que les membres du groupe étaient plus énergiques et qu’il y avait au moins 5 nouvelles chansons, la performance de Slipknot était très similaire à ce que j’ai vu il y a trois ans au même festival. Mais commençons par le début. C’est la chanson «Runnin With The Devil» de Van Halen qui alarme la foule monstre devant la scène que le spectacle va commencer très bientôt. Puis, c’est l’intro du dernier album qui commence et dès les premières notes de la chanson «Sacastrophe», tout s’est déchaîné dans la foule, mais aussi sur la scène. Contrairement à ce que j’ai entendu sur CD, les nouvelles chansons sonnaient beaucoup mieux en «show». C’est sûr qu’on ne peut pas être satisfait tout le temps du choix des pièces, mais j’aurais voulu entendre ma chanson préférée «Left Behind» et la chanson «Pulse Of The Maggots». La meilleure partie de la prestation de Slipknot, à mon avis, fut le rappel de trois chansons avec les pièces «(sic)», «People = Shit» et «Surfacing». Parmi les trois chansons en rappel, deux (les deux premières) de mes chansons préférées y sont jouées avec intensité. C’est également pendant les trois dernières chansons que le technicien de la pyrotechnie s’est donné à cœur joie faisant jaillir les flammes partout sur la scène. Sur la scène, Corey semblait particulièrement dans une forme splendide. Au niveau de sa voix, il ne semblait pas fatiguer après quelques chansons. Plusieurs fois, le chanteur va commenter sur le fait qu’il y a une foule monstre et que Montréal a une grande passion pour la musique métal. Les autres membres du groupe avaient une très bonne énergie sur scène et faisaient en sorte de donner l’un des meilleurs «shows» de la fin de semaine. Et pour rajouter de la visibilité, il y avait des petites scènes qui montaient et qui descendaient régulièrement, soit les scènes des percussionnistes et du DJ, qui était dans une très grande forme. Évidemment, du côté de la foule, ce fut très intense et je dirais que ça devait brasser pas mal dans l’enclos réservé aux VIP et aux médias puisqu’il y avait du «body-surfing» à perte de vue. Sans oublier les nombreux «mosh-pits» qu’il y avait pendant toute la prestation. Pour conclure, Slipknot a littéralement torché et a donné la meilleure performance parmi les trois groupes tête d’affiche de la grande fin de semaine.

Top 5 des meilleures prestations du dimanche
Slipknot
Nuclear Assault
Omnium Gathering
Within Temptation
Warrant

En conclusion de cette fin de semaine de trois jours au festival «Heavy Montreal», j’ai eu énormément de plaisir à assister à toutes les prestations, dont plusieurs ont été en quelque sorte exclusives au festival puisque plusieurs groupes venaient de l’Europe pour donner une seule prestation en Amérique du Nord. J’ai également eu le plaisir de rencontrer quelques artistes, dont certains sont des musiciens que j’aime beaucoup. Je tiens à remercier Evenko pour l’accès au festival pour les trois jours en plus de l’accès VIP que j’ai adoré, permettant notamment de voir des groupes que j’aime beaucoup de très proche grâce aux enclos réservés pour les médias et VIP. On se voit l’année prochaine pour une autre fin de semaine au «Heavy Montreal».

Points forts

Comme l’année passée, je vais vous parler des points forts et des points faibles que j’ai remarqués durant ma fin de semaine. J’aimerais tout d’abord parler des points forts.

Le premier point fort est qu’il n’y a pas eu d’incertitude de la part d’un groupe quant à sa présence. Peut-être que vous vous rappelez de l’histoire avec DRI l’année passée, mais il n’y a pas eu de cas semblable cette année. Les organisateurs ont été prudents cette année et je les félicite de ne pas créer de faux espoirs.

Le deuxième point positif est par rapport aux remplacements d’urgence auxquels les organisateurs ont dû faire face. Malgré quelques annulations comme After The Burial, Obscura, etc., les organisateurs ont fait un excellent travail pour trouver des remplaçants dignes de ce nom et qui pouvaient plaire énormément aux fans. Les choix ont été excellents selon moi.

Le troisième point positif est par rapport aux nombreux changements que j’ai énumérés dans mon introduction. Par exemple, l’emplacement de la scène de la Forêt qui fait davantage concept, la présence des enclos réservés au VIP et aux médias ou bien le retour des sessions d’autographe. Ce sont tous des changements qui ont amélioré l’organisation de la grande fin de semaine.

Le quatrième point positif est davantage d’un point de vue personnel. À l’élaboration de mon horaire, je n’ai pas eu de conflit d’horaire. Je ne voulais pas avoir à faire des choix déchirants qui auraient pu me faire regretter mes choix.

Un autre point positif est par rapport à l’organisation générale, notamment pour l’entrée. D`accord! Le «Heavy Montreal» a probablement accueilli moins de personnes que l’année passée, mais je n’ai pas entendu une seule fois quelqu’un se plaindre que ça lui a pris trop de temps avant de rentrer sur le site du festival. D’autant plus que les «line-ups» pour la marchandise étaient assez courts et ça bougeait beaucoup.

Le dernier point positif est basé sur les groupes qui viennent rarement à Montréal. Par exemple, Ihsahn n’avait pas mis les pieds à Montréal depuis 16 ans et avec l’ovation qu’il a eue, on espère que ça lui a donné le goût de revenir. Ou bien Nuclear Assault qui n’avait pas fait une performance à Montréal depuis le début des années 90. Ou encore Pig Destroyer qui fait seulement une dizaine de «shows» par année et on peut se considérer chanceux d’avoir eu la chance de les voir à Montréal. Très ravi d’avoir pu voir ses groupes en «show».

Points faibles

Évidemment, si on parle de points forts, il y a aussi des points faibles.

Le premier point faible est le prix de la nourriture en général. C’est d’ailleurs un point faible que j’avais identifié l’année passée. Je ne parle pas des prix de la nourriture que les petits camions nous servent, car je trouve tout de même que ça en vaut la peine comme les deux repas de sandwich de falafels traditionnels, mais bien de la nourriture plus «normale». Les prix sont élevés et pour le peu qu’on nous sert, ça ne vaut pas la peine. Encore une fois, la différence entre la petite poutine et la grosse poutine est ridicule et surtout qu’il y a quand même 3$ de différence. Et 6,50$ pour un cheeseburger avec deux boulettes qui n’ont pas l’air de véritable viande de bœuf, c’est trop cher.

Le deuxième point faible est le son. Pas aussi désastreux qu’il y a deux ans, mais beaucoup de groupes ont sonné de manière médiocre et plus particulièrement sur la scène Molson Canadian. Par exemple, on n’a jamais entendu Alex Skolnick de Testament alors que plusieurs passes où il jouait seul sonnaient juste vide et on aurait dit qu’il faisait du «air guitar», mais avec une guitare et pas de son. Ou encore Meshuggah qui sonnait très doux par rapport au son puissant que le groupe dégage normalement. Par contre, quand c’était au tour des groupes vedettes, le son était soudainement bon. Était-ce voulu ou simplement une mauvaise job de la part des techniciens de son? Ça reste à voir.

Le prochain point négatif n’est pas un gros point négatif en soi, mais il y a des choses qui doivent être dites. Si je ne me trompe pas, les organisateurs du «Heavy Montreal» ont engagé une nouvelle compagnie pour la sécurité. J’ai trouvé les gardes de sécurité sympathiques, mais il y a quelque chose qui m’a tout de même choqué. Quelques gardes de sécurité devant la scène poussaient littéralement les gens au lieu de les orienter convenablement vers la sortie pour qu’ils retrouvent la foule. Je vous explique. À chaque année, des gens font du «body-surfing» et quand c’est des gros groupes où ça bouge pas mal, il y en a une pelleté de «body-surfer». Le côté qui me choque, c’est lorsque les gardes de sécurité poussaient les gens, une fois qui les avaient attrapés en avant de la foule pendant le «body-surfing», tellement fort que ces derniers plantaient littéralement par terre. Est-ce dans le but de les blesser? De les conditionner? Peu importe, ça ne se fait pas. Si une personne ne comprend pas, tu peux l’accompagner vers la sortie en le prenant par le bras, mais pas au point de le pousser au risque de le blesser. Je rappelle que ce n’est que de la roche par terre.

Top 10 des meilleures prestations

Habituellement, je fais un top 5 des meilleures performances du festival, mais cette année, j’ai décidé de faire un top 10. Veuillez simplement noter que les top 5 des meilleures performances de chaque journée n’ont pas nécessairement gardé leur rang dans le top 10. Ce que je veux dire, c’est que ce n’est pas parce qu’un groupe a été le meilleur de sa journée qu’il se classe dans le top 3 de la fin de semaine, etc. Donc, voici mon top 10.

Iggy Pop
Cattle Decapitation
Devin Townsend Project
Slipknot
Abbath
Nuclear Assault
Augury
Venom Inc
Omnium Gathering
Lita Ford

Achats de la fin de semaine

Contrairement à l’année passée où j’avais dépensé 196,75$ en deux jours, j’ai été plus sage en trois jours. Ce qui a beaucoup aidé, c’est qu’il n’y avait pas de marchandise de Venom Inc. et de Nuclear Assault, car sinon j’aurais dépensé ce montant. Pour 150$, voici ce que je me suis acheté dans les deux catégories ci-dessous:

Marchandise
T-shirt du Devin Townsend Project
CD de Cattle Decapitation «The Anthropocene Extinction» acheté au HMV
T-shirt de Cattle Decapitation

Nourriture et produits divers
Crème solaire achetée au Pharmaprix
Deux repas de sandwich falafel traditionnel
Un repas de sushi
Un cheeseburger
Trois bières dont j’ai ramené les trois verres de bière à l’effigie du «Heavy Montreal»

Critique d’album: Feral – «Where Dead Dreams Dwell»

Feral - Where dead dreams dwell

 

Feral

«Where Dead Dreams Dwell»

Cyclone Empire

29 mai 2015

 

*English version follows
Vers environ 2006, lorsque j’ai commencé à écouter et aimer plus régulièrement le death métal, le groupe que je préférais était Dismember, un des groupes de la première vague du death métal suédois avec Grave, Entombed et Unleashed, que je considère comme étant le Big 4 du death métal «old school» de la Suède. Ceci pourrait être un bon sujet à débattre. D’ailleurs, j’ai toujours aimé davantage la scène suédoise que la scène américaine dans le death métal. J’ai donc, comme des milliers de fans, été très déçu de la décision de Dismember de se séparer après un peu plus de 20 ans de carrière en 2011, l’année qui a marqué les 20 ans de leur premier album culte intitulé «Like An Ever Flowing Stream». Bref, si je vous parle de Dismember et un peu de la scène suédoise du «old school» death métal, c’est que je veux vous faire la critique de «Where Dead Dreams Dwell», le deuxième album du groupe suédois Feral, sorti cette année via le label Cyclone Empire. Feral, composé de quatre membres, dont un chanteur, un guitariste, un bassiste et un batteur, avait sorti son premier album intitulé «Dragged To The Altar» en 2011 sous le label Ibex Moon Records. Voyons voir à quoi on doit s’attendre avec leur deuxième album…

Musicalement, on ne se le cachera pas, et comme je l’ai indiqué dans mon introduction, Feral fait typiquement du death métal «old school» à saveur suédoise. C’est sûr qu’on peut se douter que ça manque un peu d’originalité, mais la formule gagnante est là tout de même. Les guitares me font penser à ce que Dismember et Unleashed faisaient, mais le groupe propose tout de même des riffs originaux où leur exécution est bien faite et font bouger la tête tout au long de l’album. Cependant, à mon avis, on entend trop la basse, qui a une présence très forte et qui enterre parfois la guitare tout au long de cet album. Les amateurs de basse sauteront probablement de joie en lisant ses lignes, mais sa trop forte présence gâche un peu l’œuvre du groupe.

Pour la voix, elle me fait beaucoup penser à celle de Lars-Göran Petrov d’Entombed (maintenant Entombed A.D.) avec un petit côté de celle d’Ola Lindgren de Grave. Je trouve que c’est un mélange très intéressant.

Pour la production, à quelques reprises, j’ai remarqué des irrégularités. Le son n’est pas tout le temps au même niveau de chanson en chanson ce qui est la principale faiblesse de cet album. Par exemple, sur certains passages où seule la guitare se fait entendre, le son va être plus élevé pour l’instrument, mais aussitôt que les autres instruments embarquent, le son est moins fort tout d’un coup. Et pour finir, comme je l’ai dit, la basse est trop forte dans le mixage et enterre parfois la guitare, ce qui est un peu fatigant.

En conclusion, «Where Dead Dreams Dwell» est en quelque sorte un bel hommage à la première vague du death metal «old school» suédois avec son 43 minutes et 48 secondes. Certes, on a entendu ce genre de death metal à plusieurs reprises, mais n’empêche qu’on ne pourra pas s’empêcher de bouger la tête au rythme de la musique. Selon moi, ce n’est pas l’originalité qui a fait en sorte que cet album est moins bon, mais plutôt la production. Vous pouvez vous procurer l’album depuis le 29 mai dernier via le label Cyclone Empire.

Marc-André Jobin

 

Around 2006, when I began to enjoy and listen more regularly to death metal, my favorite band was Dismember, one of the bands of the first wave of Swedish death metal with Grave, Entombed and Unleashed, which I consider to be the Big 4 of the old school Swedish death metal. (This could be a good discussion topic) Besides, I always liked more the Swedish scene that the American death metal scene. Thus I, like thousands of fans, was very disappointed with Dismember‘s decision to call it a quit after  just over a 20-year career in 2011, the year that marked the 20th anniversary of their «cult» first album «Like An Ever Flowing Stream».

The reason I talk about Dismember and the old school Swedish death metal scene is because I want to talk about «Where Dead Dreams Dwell», the second album of the Swedish band Feral released this year via Cyclone Empire. Feral, consisting of four members, including a singer, a guitarist, a bassist and a drummer, had released its first album titled «Dragged To The Altar» in 2011 via Ibex Moon Records. Let’s see what is to be expected from their second album…

Musically, I have to say it again though I did in my introduction, Feral is typically old school swedish death metal. Of course we can suspect that it lacks a little of originality, but the winning formula is there nonetheless. The guitars remind me of what Dismember and Unleashed did, but the band still offers original riffs well executed that had me headbanging throughout the album. However, in my opinion, the bass guitar is too loud in the mix and at times buries the guitar. Bass guitar lovers will probably jump up in joy reading these lines, but its strong presence just spoils the work.

On the vocal side, it reminds me of Lars-Göran Petrov from Entombed (now Entombed AD) with a small side of Ola Lindgren from Grave. I think it’s a very interesting mix.

For the production, a few times I noticed irregularities. The sound of the album is not all the time at the same level from song to song which is the main weakness. For example, on some passages where only the guitar is heard, its volume would be cranked up, but as other instruments gets involved, its sound gets weaker suddenly. And finally, as I said, the bass is too loud in the mix sometimes burying the guitar, which is a bit tiring.

In conclusion, «Where Dead Dreams Dwell» is some kind of a tribute to the first wave of old school swedish death metal with his 43 minutes and 48 seconds. Certainly, I heard this kind of death metal several times, but be sure that we can’t help but headbang to the beat. To me, it is not the lack of originality of the composition that is the weak side to this album, but production. You can get the album now via Cyclone Empire.

Marc-André Jobin