Critique d’album: The Silverblack – «The Grand Turmoil»

The Silverblack - The Grand Turmoil cover

 

THE SILVERBLACK
«The Grand Turmoil»
Sliptrick Records
Septembre 2015

Listes des pieces:
«The Grand Turmoil»
«Anymore»
«King-Size Vandalism»
«Retaliation»
«Make it worth the Grime»
«As good As dead»
«Attic Hime»
«Pyromanservant»
«Great Expectations»
«Might get worse before it gets better»
«Fragmentary Blue»

*Scroll down for English version
J’ai découvert dernièrement dans la fosse aux promos de Lex, THE SILVERBLACK, un groupe de musique industrial metal de Turin (Torino) en Italie qui existe depuis environ 3 ans. En plus d’avoir des belles voitures et de la bonne bouffe là-bas, il y aurait aussi de la bonne musique. Pour ceux qui veulent un indice avant de continuer la lecture, pensez à des trucs comme The Kovenant, Pain, mais comme je l’ai dit… juste à titre d’indice. «The Grand Turmoil» est son deuxième album. Le premier album éponyme est paru en 2014.

Le groupe se dit Industrial Metal mais dans les deux premières pièces, j’ai trouvé que l’utilisation de la musicalité electro-dubstep était très forte. J’ai trouvé leur arrangement original par contre. Il y a un bel amalgame entre la voix du chanteur qui gueule et celle de la chanteuse qui a une mélodie plus pop. Ce contraste sera intéressant tout au long de l’album. La deuxième chanson, «Anymore», est celle qui m’a le plus marquée dans tout l’album. J’ai bien aimé son petit air pop electro tout en restant agressive et rythmée. C’est définitivement une pièce pour le plancher de danse.

«King-Size Vandalism» et la neuvième pièce «Great Expectations» sont des drôles de mélange d’electro et de musique punk/heavy metal. C’est excellent. On peut même entendre vers la fin des deux pièces un solo de guitare à la heavy metal des années 80. C’est vraiment excellent (ooops je me répète). La rythmique donne toujours le goût de danser, mais là il va falloir faire attention et éviter le passage de ceux qui thrasheront sur les riffs de guitare et le bombardement du drum.

«Retaliation» et «Fragmentary blue» sont des balades goth/electro qui ne sont pas sans rappeler l’atmosphère de «Spaceman» de The Kovenant. «Make it worth the Grime» et «Attic Hime» nous transportent dans un party avec blacklights et stroblights flashant.

THE SILVERBLACK a su développer une sonorité personnelle bien que parfois j’ai eu l’impression de réentendre la même musicalité dans certaines pièces. Souvent, on sent les mêmes patterns musicaux qui reviennent autant dans la section électronique, dans les voix, que dans la musicalité instrumentale. Ce n’est toutefois pas alarmant puisque l’ajout d’une voix féminine ici et là adoucit ou rend plus mélancolique les chansons. De plus, le retour du dubstep vers la fin et le fait que la musique laisse place aux instruments bien qu’elle contient beaucoup de séquences et autres artifices électroniques, contribuent à changer la dynamique des pièces.

En général, c’est une excellente découverte. Je ne suis vraiment pas fan de dubstep et je le répète souvent. Je suis toujours surprise de voir comment certains groupes réussissent à bien intégrer le genre à leur musique sans que ça me tape pas sur les nerfs. THE SILVERBLACK a réussi cet exploit avec brio. Ici, le mélange de plusieurs styles musicaux pourrait être un danger, mais c’est justement grâce à cet amalgame qu’il crée une belle sonorité unique. Cela me donne encore plus envie de les écouter et de les découvrir. Je ne me suis pas dit: «ça me fait penser à tel ou tel groupe» bien que comme je l’ai dit ça a parfois des airs de The Kovenant ou Pain. THE SILVERBLACK a réussi à créer une musique heavy, sombre et dansable que je vous recommande.

Marie-Noëlle Anctil

 

I discovered recently through another drop from Lex, THE SILVERBLACK, an Industrial Metal band from Turin (Torino), Italy, which has been around for about 3 years. Adding to hot cars and good food and wine, it seems there’s also some good music. «The Grand Turmoil» is their second album. The first album was self-titled and released in 2014. For those who want some clues before you continue reading, think about stuff like The Kovenant or Pain but as I said … just to have a clue of what you get into.

The band rates itself as Industrial Metal but in the first two songs, the use of electro-dubstep musicality was very strong. Their song arrangements were original though. There is a nice mix between the male singer’s aggressive vocals and the female singer who’s pop melodic and the contrast will be interesting throughout the album.

The second song, «Anymore» is the one I liked the most. I liked its electro pop atmosphere while remaining aggressive and rhythmic. This is definitely a song for the dance floor.

«King-Size Vandalism» and «Great Expectations» are an interesting mixture of electro and punk/heavy metal music. It’s excellent. There’s even, near the end of the two songs, a guitar solo «eighties heavy metal» style. This is really excellent I should add. Again the rhythmic will throw some of us on the dancefloor but now we’ll have to be careful and avoid the passage of those who’ll thrash on the guitar riffs and drum assault that burst through.

«Retaliation» and «Fragmentary blue» are electrogoth ballads that are reminiscent of the atmosphere of «Spaceman» by The Kovenant. «Make it worth the Grime» and «Attic Hime» bring us to a danceparty with blacklights and stroblights flashing.

THE SILVERBLACK has developed a sound of their own but at the same time, I sometimes felt that I heard the same musicality in certain songs. I felt the same musical patterns as much in the electronic or instrument parts as in the vocals, but this is not alarming because the addition of some female vocals here and there softens and pushes the songs on a more melancholic side. Furthermore, the return of dubstep towards the end of the album and the fact that the music leave space for the instruments although it contains many sequences and other electronic devices,  changes the dynamics of the songs and give them their own.

In general, this album is a great discovery. I’m really not a fan of dubstep and I often repeat it. I’m alwayshappily surprised though to hear how some bands manage to integrate it well within their music so that it’s not getting on my nerves. THE SILVERBLACK has achieved this brilliantly. Here there is a mixture of many different musical styles, which could be a danger, but precisely thanks to this amalgam, they have a beautiful musical sound of their own. A good reason to listen and discover them. Throughout the whole album, I didn’t say, «it makes me think of this or that band», although as I said sometimes The Kovenant or Pain and some others come to mind. THE SILVERBLACK managed to create their own kind of music that is heavy, dark and danceable that I recommend.

Marie-Noëlle Anctil

 

Critique d’album: Mass Murder Messiah – «Born again apocalypse»

Mass Murder Messiah - Born again apocalypse artwork

 

MASS MURDER MESSIAH
«Born again apocalypse»
Octobre 2015

Liste des pièces
«Antagonizer»
«Distress»
«Born Again Apocalypse»
«Detonate»
«Goliath»
«Infamous (Part 1 The Uprising)»
«Infamous (Part 2 Rebels Unite)»
«Devilbound»
«Death Row»

*Scroll down for English version
C’est sur un pounding à la limite doom que débute le nouvel album de MASS MURDER MESSIAH avec «Antagonizer» qui offre un son différent de ce que le groupe nous a habitués jusqu’à maintenant sur ses deux albums précédents, mais pas besoin de s’inquiéter puisque les riffs rendent la pièce abrasive comme on doit s’attendre. Je vais dire de quoi qui va peut-être sembler bizarre mais à l’écoute de MASS MURDER MESSIAH, j’ai cette vague sensation de thrash apocalyptique comme dans les films «Mad Max», «Terminator» ou «Tank Girl». Le côté warriors of the wasteland. Je dirais que ce côté plus lent amené dans «Antagonizer» s’accorde parfaitement à ma vision du groupe. J’imagine Sammoth derrière une batterie… d’artillerie pilonnant à qui mieux mieux, appuyé par le martèlement des grosses cordes qui résonnent à fond dans cette musique quand les guitares ne sont pas occupées à nous mitrailler de riffs. Parce que c’est aussi ça la musique de MASS MURDER MESSIAH. Des riffs de guitares bien ciselés qui nous restent en tête dont la très catchy «Distress» au style groovy thrash qui nous empreint de ce sentiment d’urgence que le groupe arbore depuis ses début. Des pièces comme «Detonate» et les deux parties de «Infamous» sont également dans cet esprit thrash.

J’ai toujours trouvé que la musique de MASS MURDER MESSIAH a un côté old school hardcore / thrash crossover avec une influence de Pantera. Un genre de groovy hardcore metal. En plus, son approche old school fait qu’il incorpore à sa musique à peu près toutes les sortes de metal. Sur cet album, on découvre un nouveau côté à leur musique avec le penchant death/doom des pièces comme «Antagonizer», «Devilbound» et «Deathrow». Leur musique a en même temps un côté épique avec ses choeurs dans «Detonate» et dans l’atmosphère de «Goliath». Côté vocal, j’aime encore une fois l’utilisation des backvocals et des chœurs tout au long de l’album. Je trouve toujours que ça ajoute de la profondeur au vocal.

En fait, les morceaux se regroupent comme en deux catégories: avec «Antagonizer», «Born Again Apocalypse», «Devilbound» et «Deathrow», on est du côté slow & bombastic; avec «Distress», «Detonate» et les «Infamous (Part 1 & 2)», on explore la facette thrash & raging de leur musique. Entre les deux, on a «Goliath» qui est comme une bébitte à part parce que je la verrais très bien avec un solo mélodique et un chant clean et ça deviendrait une chanson épique à la Amon Amarth(!!).

Je m’en voudrais de ne pas mentionner comme il se doit que c’est le premier album avec Alexandre Leblanc derrière le micro et je dois dire qu’il fait une très bonne job (surtout si je ne veux pas subir le fameux coup de «L’Éviscérateur», le finishing move par excellence du renommé lutteur professionnel Alextreme!!), bien que son arrivée ne change pas grand-chose pour moi. J’ai trouvé que c’était assez semblable à ce que Jean-Michel faisait avec un avantage côté guttural à Alex et un meilleur registre dans les aigus pour Jean-Michel… donc plus death pour Alex et plus hardcore pour Jean-Michel. Remarquez que si MASS MURDER MESSIAH décide de s’orienter un peu plus vers ce côté pesant death/doom, son arrivée au vocal tomberait à point. Pour ce qui est des aigus, la présence des backvocals permet d’aller chercher ce qu’il n’atteint pas alors il n’y a pas de soucis de ce côté.

Pour conclure, j’ai trouvé que MASS MURDER MESSIAH présente un album solide qui conserve toute la groove à laquelle le groupe m’a habitué tout en montrant un côté plus pesant que ses prédécesseurs. Bien qu’il reste difficile de réinventer la roue, MASS MURDER MESSIAH trouve donc le moyen d’amener une twist différente dans sa musique sans oublier la dose nécessaire de riffs accrocheurs qui nous restent en tête.

Lex

 

Pounding its way in, MASS MURDER MESSIAH new album begins with «Antagonizer» that brings a doomy atmosphere. Quite a different sound than what I heard on the two previous albums, but no need to worry since the guitar riffs make the song as abrasive as I should expect. I’ll say something that will perhaps seems odd but listening to MASS MURDER MESSIAH‘s music, I always had this vague apocalyptic thrash sensation that would make it a good soundtrack for movies like «Mad Max», «Terminator» or «Tank Girl». A kind of warriors of the wasteland attitude. I’d say this slower side brought in with «Antagonizer» perfectly matches my vision of the band. I imagine Sammoth behind his battery… of artillery shelling the surroundings, supported by the hammering of the strings that resonate deeply in this music when the guitars are not busy strafing us riffs. Because the music of MASS MURDER MESSIAH relies also on well crafted guitar riffs that remain in the head. A good example is the very catchy «Distress» with its groovy thrash style filled with this sense of urgency that the band features from its beginning. Songs like «Detonate» and both parts of «Infamous» are also in this hardcore crossover thrash spirit the band’s well known for.

MASS MURDER MESSIAH‘s music has this old school hardcore / thrash crossover side with influences from Pantera. A groovy kind of metal hardcore. In addition, this old school approach blends in almost every kind of metal. On this album, we discover a new side to their music with death / doom parts in songs like «Antagonizer», «Devilbound» and «Deathrow». Their music has also an epic side especially with its chorus in «Detonate» and in the atmosphere of «Goliath». I really appreciate the use of backvocals and some choirs throughout the album. It really adds depth to the vocals.

In fact, I could separate the songs in two categories: «Antagonizer», «Born Again Apocalypse», «Devilbound» and «Deathrow» on the slow & bombastic side; with «Distress», «Detonate» and «Infamous ( Part 1 & 2)», it explores the raging thrash facet of their music. In between, there’s «Goliath» which stands apart because I hear an epic song here, something that could very well bring epicness à la Amon Amarth (!!) with a melodic solo and some clean vocals.

I have to mention as it should be that it’s the first album with Alexandre Leblanc behind the microphone and I must say he does a very good job («must say» especially if I don’t want to suffer the famous «The Eviscerator», the finishing move par excellence from renowned professional wrestler Alextreme), although his arrival doesn’t change much for me. All in all, it’s quite similar to what Jean-Michel was doing with a benefit on the guttural side for Alex and better in the high pitch register for Jean-Michel … thus more death for Alex and more hardcore for Jean-Michel. Note that if MASS MURDER MESSIAH decided to move a little closer to this crushing death / doom side, Alex‘ arrival to vocals falls right on. At the same time, the presence of backvocals patches for the higher notes he doesn’t reach.

In conclusion, MASS MURDER MESSIAH present a solid album that retains the groove that identifies the band while showing me a heavier side than its predecessors. Although it remains difficult to reinvent the wheel, MASS MURDER MESSIAH find a way to bring a different twist in its music without forgetting the required dose of catchy riffs that linger in the lead well after the music stopped.

Lex

 

Dans la fosse aux promos

Afin de vous permettre de voir rapidement les derniers trucs que nous recevons et peut-être vous faire découvrir de nouveaux groupes, je vous présente «Dans la fosse aux promos» qui regroupera quelques vidéos et albums choisis parmi toutes les promotions qui aboutissent et s’entassent dans notre boîte de courriel. Vous pouvez consulter toutes les parutions précédentes de ma chronique en cliquant ce lien. – Lex

 

À la mitrailllette

 

Comme c’est souvent le cas, je débute avec quelque chose de smooth mais avec le groupe américain PSEUDO SENTAÏ, c’est flyé. J’aimerais dire que c’est du prog mais en même temps il y a de l’electro. Enfin rien de mieux que de se faire une idée de soi-même alors voici  d’abord «Quantum cardboard» qui débute leur album «Bansheeface» qui parait de façon indépendante aujourd’hui le 16 Octobre et ensuite la pièce titre.

 

J’ai bien aimé le groupe finlandais UPON SHADOWS qui dit faire du dark metal et c’est définitivement ce que propose «Streets Of Despair» tirée du nouvel album «Between the Southern Cross & the Northern Star» qui sortira le 18 Octobre. Allez écouter juste pour entendre la voix de leur chanteuse.

 

Le groupe américain de black/death AEVANGELIST fait une musique tourmentée et torturée que j’ai bien aimée. Découvrez-les avec «Levitating stones» tirée de «Enthrall To The Void Of Bliss» paru le 9 Octobre via 20 Buck Spin.

 

Avec près de vingt ans de carrière, le groupe d’atmospheric black metal roumain INDIAN FALL annonce la sortie, via Loud Rage Music, d’un album qui paraîtra en 2016 après une attente de 6 ans. Voici «Neregasire» pour nous faire patienter.

 

Le groupe hongrois de melodic death/black VERILUN (qui signifie «lune de sang» qui est la planête Mars) a fait une reprise de «Where the wild roses grow» de Nick Cave and the Bad Seeds en attendant de produire un nouvel album.

 

Le one man project de death/black canadien, HAIDUK, a fait paraître «Demonicon» en septembre et je vous offre de le découvrir avec «»Xhadex». Vous pouvez lire ce que j’ai pensé de son album précédent, «Spellbook» en cliquant ici.

 

Attention, PYRRHON est un groupe américain de prog metal qui ne fait pas du fast technical mais plutôt du fucké. Écoutez «Cancer mantra» tirée de l’ album «Growth Without End» sorti le 1er Octobre via Selfmadegod Records.

 

Après quelques teasers prometteurs, le groupe britannique de brutal death metal ABHORRENT DECIMATION propose «Glaciate The Servants» tirée de leur album début «Miasmic Mutation» paru le 25 Septembre.

 

Paru également le 25 septembre via Cimmerian Shade Recordings, le 2ème album «Gore Whores On The Killing Floor» de NEVER TO ARISE, un duo américain de brutal death (le drum est un programme) et voici «Butcher Knife Birth Control», la pièce d’ouverture de l’album.

 

Maintenant que nous sommes rendus dans le brutal, préparez-vous pour un peu moins de 5 minutes d’agression avec «Infected land», le nouveau EP de 4 pièces du groupe de grindcore de Montréal RETARDNATION. Vous pouvez le télécharger «À VOTRE PRIX» comme le reste de leur discographie sur leur Bandcamp.

 

Quand tu fais dans le métal depuis les années 1970, tu n’as plus besoin de présentation alors voici la nouvelle pièce de SATAN, «Fallen saviour» tirée de l’album «Atom By Atom» qui sort via Listenable Records aujourd’hui le 16 Octobre.

 

Je termine pour aujourd’hui avec le groupe québécois de Ville-Marie au Témiscamingue, SANDBLAST qui fait un stoner/sludge crasseux à souhait et avec pas mal de hooks catchy. Son premier album, qui porte son nom, sera lancé demain le 17 Octobre lors d’un spectacle de lancement dans sa ville d’origine, au Barbe Broue. Pour les amateurs d’harmonica et de guimauves au bord du feu, écoutez la cinquième, «Enough is enough».

 

 

Entrevue Vantablack Warship

Vantablack Warship CrewL-R – Yannick Pilon – Vocals / Pierre Pitre – Drums / Kurt Clifford – Bass / Thierry Hivon – Guitar / Pat Gordon – Guitar – Photo Credit: Wayne William Archibald

 

Lors du lancement de leur EP, j’ai eu l’opportunité de jaser avec les gars de VANTABLACK WARSHIP afin qu’on en sache plus sur ce nouveau groupe formé de vétérans de la scène québécoise. Je vous invite donc à écouter cette entrevue qui nous en dit parfois plus que ce que nous voudrions bien savoir.

Sous l’entrevue, je vous mets le lecteur bandcamp afin que vous puissiez également découvrir la musique de VANTABLACK WARSHIP.

 

 

Vantablack Warship - S-T EP

 

Critique d’album: Teufelskreis – «Spuren de Vergangenheit»

Teufelskreis - Spuren Der Vergangenheit cover

 

TEUFELSKREIS
«Spuren de Vergangenheit»
NRT-Records
2015

Liste des pièces
Zerrissen
Leben
Verloren
Eifersucht (Album Edit)
Gefangen
Ein Leben Lang
Verlorenes Spiel
Im Angesicht
Schein-Tod
Vorbei
Ein Leben Lang (Dance Remix)

*Scroll down for English version
Aujourd’hui, je me suis tournée vers l’Autriche pour découvrir TEUFELSKREIS dont NRT-Records a fait reparaître l’album de 2009, «Spuren de Vergangenheit». Comme je ne les connaissais pas, j’ai été attirée par le fait qu’ils annoncent leur musique comme similaire à celle de Rammstein, Megaherz et Oomph! mais en plus heavy metal. Ça m’a intriguée, mais je dois dire que je n’ai pas vu la ressemblance ou que très vaguement. À la limite, peut-être, mais ce qui ne marche pas dans la comparaison est qu’ils ne sont pas plus heavy metal que ces groupes… ils ne sont tout simplement pas electro/industrial ou gothic. En fait, je n’ai entendu de claviers que dans «Eifersucht». Bon ok ils ont parfois la rythmique de batterie des groupes mentionnés, mais c’est pas mal tout.

Maintenant que le quiproquo identitaire est réglé, voyons ce que TEUFELSKREIS m’a offert puisque je suis aussi bien de vous en parler maintenant que j’en ai fait l’écoute. Le heavy metal, ou dans le cas présent le hard rock, n’est pas mon genre préféré. De nombreux groupes peuvent rentrer dans cette catégorie et beaucoup de groupes se ressemblent. Ici TEUFELSKREIS se démarque par le fait qu’il est resté dans sa langue et n’est pas embarqué dans le cliché «on va chanter en anglais pour pouvoir conquérir le monde». J’adore découvrir des nouveaux groupes et de pouvoir les entendre chanter dans leur langue. Les différentes sonorités du vocabulaire enrichissent la musique.

Musicalement, j’ai trouvé l’album un peu redondant. La musicalité heavy rock, peu importe le pays d’où tu viens, ça revient pas mal au même si tu n’y ajoutes rien de particulier. Par contre, ici ce n’est pas du rock du passé, c’est du hard rock commercialisable d’aujourd’hui. Il y a beaucoup de mélodies et sons qu’on a déjà entendus, qu’on aime réentendre et qu’on ne se tanne pas d’écouter.

En ce qui concerne la production, j’ai vraiment aimé entendre TOUS les instruments et ce dans toutes les pièces. J’avais à peine besoin de tendre l’oreille pour bien isoler chaque instrument et comprendre son pattern musical.

À la fin de la première écoute, j’ai été surprise d’entendre un remix «dance» de la 6ième pièce «Ein Leben Lang». C’est dommage à dire, mais si tout l’album avait été comme ça… enfin c’est à ce moment que je me suis réveillée et que j’ai eu tout à coup un intérêt certain pour une des chansons. Malheureusement, après un peu moins de quatre minutes, il était terminé.

L’album en général s’écoute bien, il n’est pas mauvais. Ce groupe mérite d’être découvert. Je crois que les fans de hard rock et de rock vont vraiment apprécier ce type de groupe et leur musique. En ce qui me concerne, c’est un album que j’écouterais sans trop porter attention, en musique de fond.

Marie-Noëlle

 

Today I discovered an Austrian band, TEUFELSKREIS, through the NRT-Records ​​reissue of its 2009 album «Spuren de Vergangenheit». As I didn’t know the band, I was attracted by the fact that their presskit announce it’s similar to the music of Rammstein, Megaherz and Oomph! but more heavy metal. It intrigued me but I must say right away I didn’t see the resemblance or maybe vaguely. There’s something that doesn’t work in the comparison. It’s not more heavy metal than these groups, the real fact is just TEUFELSKREIS is NOT electro/industrial neither gothic. In fact, the only place I heard keyboards is in «Eifersucht». Ok, they sometimes have the drum rhythmic of the mentioned groups, but that’s about it.

Now that the identity misunderstanding is settled, let’s see what TEUFELSKREIS offered me since I’ve actually listened to it. Heavy metal, or in this case hard rock is not my favorite kind of music. Many bands fit in this category and many are alike. Here, TEUFELSKREIS is distinctive by the fact that lyrics are in their mother tongue and they didn’t fall for the cliché «we will sing in English to be able to conquer the world». I love discovering foreign bands and hear them sing in their language. The sonority of a different language brings its flavor to the music.

Musically, the album is a bit redundant. The heavy rock musicality, regardless of the country where you come from, is quite the same thing if nothing remarkable is added to the mix. By cons, here that’s not rock from the past but marketable modern hard rock. There are a lot of melodies that we have already heard, that we love to hear again and and again and…

I was pleased by the production. I really enjoyed hearing ALL instruments for all songs. I hardly needed to concentrate to isolate each instrument and understand the musical pattern of each.

At the end of my first listen, I was surprised to hear a «dance» remix for «Ein Leben Lang». It’s a shame to say but if the whole album was like that… well at least this one sparked a real boost of interest for one of these songs. Unfortunately, after just under four minutes, it was over.

The album in general is a good listen, it’s not bad but doesn’t stand out. Still this band deserves to be discovered. I think fans of hard rock and rock should enjoy it but for me, this is an album that fits in the category of easy listenable background music, the kind I won’t put on but that will be ok if it comes out of the speakers.

Marie-Noëlle