by Lex Ivian | Sep 3, 2016 | Critiques, Critiques de Shows
Interdive, Binary Goat et Ayötte à l’Hémispère Gauche de Montréal le 27 août 2016

Samedi le 27 août, j’étais de retour à l’Hémisphère Gauche de Montréal deux jours après y avoir vu le lancement de Deathbringer. Ça faisait longtemps que je n’avais pas assister à deux shows en trois jours mais j’étais curieux et ne voulais pas manquer ma chance de voir la tête d’affiche de la soirée, le groupe Interdrive que j’ai découvert il y a peu de temps via son plus récent EP que j’ai fortement apprécié. D’ailleurs je vous invite à consulter ma revue de cet EP si la lecture de cette revue de spectacle pique votre curiosité. Pour cette soirée, il était accompagné par les groupes Binary Goat et Ayötte qui m’étaient totalement inconnus; un attrait de plus pour moi. J’adore découvrir des groupes.
Arrivé sur place environ 45 minutes avant le début du spectacle, j’en ai profité pour jaser avec les gars d’Interdrive tout en remarquant bien qu’il n’y avait pas de face connue parmi ceux qui attendaient le début du spectacle. Ah finalement, j’ai vu et jasé avec Thierry Zambo dit TAZ et son chum Jocelyn qui font tous deux partie du trio progrock montréalais Opusculus qui vient de signer avec 4ONE8, une filiale de PRC Music, pour faire paraître son prochain album en plus de préparer une tournée avec la sensation progressive suédoise et labelmate chez PRC Music, Montgolfière, qui fera sa première visite en terre québécoise à l’été 2017. Les amateurs de prog et de stoner psychédélique devront se tenir à l’affût pour plus de détails concernant cette tournée Montgolfière/Opusculus.
Après tout se jasage, il était maintenant temps de faire place à la musique et c’est vers 21h15 que le trio Ayötte est monté sur scène. Voyant le groupe de l’entrée du bar sans en entendre le moindre son, le look Robert Palmer du chanteur avec son veston, chemise blanche et cravate m’intriguait un peu et dès les premières notes, j’ai tout de suite compris qu’on aurait une prestation aux ambiances festives transportées par le funky rock de la formation et également grâce à l’attitude engagée et plaisante de leur frontman, chanteur et guitariste Pierre Ayotte qui multiplie les interventions entre les tounes pour attirer notre attention sur le fait que toutes les pièces sont en français dont une reprise de «Les cactus» de Jacques Dutronc et insiste qu’on est tous sur place pour s’amuser. Et c’est le courant qui passait dans la foule. Les sourires étaient de mise et la demi-heure qui leur était allouée s’est envolée dans le temps de le dire. J’ai apprécié que bien que le groupe porte le nom du frontman, celui-ci ne se la joue pas guitar hero même s’il nous a tout de même offert quelques solos. Il laisse également la place pour s’éclater à ses compères alors que le bassiste a également droit à ses passes dont une où il s’est permis un solo en utilisant une bouteilles de bière comme slide sur ses cordes. Pour un amant de la basse comme moi, c’était du bonbon. Je ne pourrais terminer ce paragraphe sans y mettre quelques mots concernant la présence efficace de leur batteur qui, outre fournir une vaste palette de rythmique voguant dans tout ce qui peut se faire de groovy et funky, s’est également chargé des back vocals. Ce fut donc une prestation parfaite pour réchauffer la foule qui n’a pas hésité à se faire aller le popotin sur cette groove franco.
Après une pause qui s’est quelque peu étirée et a frôlé la demi-heure, Binary Goat avait la lourde tâche de maintenir le niveau proposé et atteint par Ayötte. Voyant que c’était un duo, j’avais hâte de voir où tout ça (ou «seulement ça» devrais-je dire) nous amènerait. Je fus dès lors encore une fois intrigué et encore plus lorsque je constatai que l’instrument à cordes était une basse et non une guitare. Je vous l’ai dit plus haut, j’aime la basse et le panneau rempli de pédales annonçait une panoplie de sons dont certains s’éloigneraient du son traditionnel de la basse pour nous en montrer un plus vaste registre que l’usuel usage qu’on fait de cet instrument qui a tellement plus à offrir. Enfin, mon but n’est pas de faire un plaidoyer en faveur d’une utilisation plus subtile et variée de la basse mais de souligner que justement c’est ce que Daniel Bigras, bassiste et chanteur de la formation fait de son instrument qui, couplé au échantillonnage que gère Charles via le laptop posé près de sa batterie, fait en sorte que leur musique dépasse l’exécution binaire que suggère leur nom pour sonner comme un plein groupe à configuration traditionnel pour leur genre soit batterie, basse et guitare, cette dernière étant souvent doublée. Au fond, le binaire m’a finalement plus semblé cohérent avec l’écart constaté entre l’attitude des deux membres qui fut qualifiable de bipolaire alors que le frontman, dont je comprends l’obligatoire position statique pour chanter et gérer ses pédales, me semblait toutefois un peu tétanisé sur scène et renfermé dans un cocon de stress alors que le batteur était plus expansif et me semblait débordant de bonhommie. Peu importe, ça ne les a pas empêché d’offrir une excellente prestation qui a eu l’heur de plaire à la foule et a réussi à faire bouger le pit au son de leur musique qui offre un mélange très intéressant de hard rock/post-grunge avec juste ce qu’il faut de distortion psychédélique. Ce fut une quarantaine de minutes où les onze pièces jouées avaient toutes leur charme et intérêt particulier sans qu’on puisse cerner ou nommer directement leurs influences, ce qui complimente leur potentiel créatif. Il ne reste qu’à bien apprivoiser le passage sur scène car leur musique devrait leur attirer des adeptes.
Ma soirée allait très bien jusqu’à maintenant car bien que passablement loin du créneau musical que j’affectionne et du type de spectacle auquel j’assiste habituellement quoique je ne me confine pas, les deux groupes que je venais de découvrir avaient démontré une bonne créativité musicale, une bonne maîtrise de leurs instruments et donné le ton pour que la soirée lève.
Maintenant que les entrées étaient consommées, j’avais bien hâte de voir Interdrive et je ne vous cacherai pas, pas plus que je ne l’ai caché à Fabrice, chanteur d’Interdrive, avec qui j’ai parlé avant le début de la soirée: j’avais bien hâte d’entendre live comment Fabrice rendrait son excellent vocal entendu sur leur récent EP, s’il réussirait à enchaîner avec autant d’aplomb et de justesse les passes cleans et les growls ou si tout sonnait si bien sur le EP par la magie du studio. Je dus patienter près de trente minutes une autre fois avant qu’Interdrive ne se présente sur scène. Profitant de la possibilité de m’accouder à la scène comme je l’avais fait au groupe précédent, je m’y dirigeai immédiatement dès les premières notes. Bien installé devant la scène, je retrouvai le feeling qui m’a tant plu sur le EP et je peux vous dire que Fabrice assure solide au vocal. Je dois avouer qu’en arrivant au bar quand je lui ai vu le look de MC avec sa camisole style basketball, j’avais compris que mes craintes étaient un peu vaines car un MC, ça contrôle son flow et son tone avec fierté. Pendant ce temps-là, il n’y avait pas que le vocal qui assurait. Les musiciens jouaient les pièces avec aplomb, leur guitariste envoyant les riffs avec maîtrise mais également avec feeling comme s’il prenait soin de les déposer dans la rythmique sans tout vouloir surplomber, une tâche qui serait ardue de toute façon car la section rythmique n’est pas qu’accompagnatrice et autant la basse que la batterie ont leur moment sous le spot.
La foule également était bien embarquée créant un moshpit dès la deuxième chanson, lequel a peu ralenti tout au long. Ce fut une excellente performance qui a transporté la foule. Tout le monde était dedans et je me suis moi-même permis, bien campé entre les deux moniteurs, de faire mes propres pas de danse, quelques jump around et bouncing steps appropriés pour leur Nu-Metal où la groove déborde sans laisser pour contre l’agressivité Core. J’adore la musique qui groove à fond et j’étais bien servi dans une atmosphère amicale. «Pépère a eu chaud» comme on dit.
Rendu à ce point de votre lecture, vous constatez que j’ai passé une maudite belle soirée et il est maintenant tant de terminer en remerciant JieF Paquette, bassiste d’Interdrive, pour l’invitation et les trois groupes et leurs fans pour une très belle soirée.
Lex Ivian
by Lex Ivian | Sep 1, 2016 | Critiques, Critiques de Shows

Après avoir vu leur baptême de scène prévu en mai être reporté dû à un malencontreux accident au chanteur/guitariste de Dopethrone qui devait être en tête d’affiche de la soirée et avait dû annulé le spectacle, les gars de Deathbringer avaient hâte de se deviarger et c’est jeudi dernier qu’ils ont pu se faire plaisir alors qu’ils foulaient la scène de l’Hémisphère Gauche de Montréal en compagnie de Spectral Wound et avaient invité DJ Satannick pour agrémenter les temps morts et être certain qu’on ne serait pas torturé de musique insipide et pas rapport comme c’est trop souvent le cas dans certains établissements avant et après le spectacle et surtout pendant l’entracte entre les deux groupes.
C’est donc par un début de soirée très chaude et très humide que je me suis dirigé vers l’antre où se tiendraient les hostilités. Arrivé un peu avant l’heure annoncée pour accueillir la horde des fervents amateurs, j’ai eu le plaisir d’y rencontrer plus d’une face connue ce qui ne m’a pas vraiment surpris puisque j’ai été DJ à l’Hémisphère Gauche pendant plusieurs années au tournant du siècle et connait la majorité des vieux de la vieille qui s’y rassemblent toujours pour se désaltérer et aussi parce que certains membres de Deathbringer font partie du personnel des Katacombes et que, finalement, son chanteur est une bonne connaissance. C’est donc avec la sensation d’arriver dans une réunion de vieux et nouveaux chums que j’ai rejoint la masse de spectateurs attroupés à l’extérieur du bar et que j’en ai profité pour jaser en attendant que le spectacle débute.
C’est quelques minutes après 22h15 que Spectral Wound est monté sur scène pour sa prestation. Offrant un Raw Black Metal d’influences scandinaves sans fioritures, principalement basé sur la vitesse et non sur la variété tout en s’appuyant sur les mélodies typiques au genre, le groupe nous a joué quatre pièces pendant le temps qui lui était alloué. Personnellement, je ne suis pas un grand fan de ce style musical mais je suis capable de constater qu’ils connaissent leurs références scandinaves et qu’ils maîtrisent très bien leur instrument. Leur prestation s’est déroulée rondement mais j’aurais aimé qu’il se crée un contact plus intéressant entre la scène et la foule mais ici, à part quelques phrases lancées entre les pièces par le chanteur, la prestation s’est déroulée comme si le groupe se foutait pas mal qu’il y ait du monde dans la salle alors que la bassiste s’est installée à l’arrière de la scène dos à la foule tout au long de la prestation en plus d’être partiellement cachée par le guitariste qui, pour sa part, s’est contenté de regarder par terre. Certains diront en me lisant que je suis chiâleux mais j’ai tout de même entendu ce commentaire de plus d’une personne présente. Je sais bien qu’ils ont le droit d’avoir l’attitude qu’ils veulent bien mais dans ces situations, je me demande toujours ce qu’ils penseraient si justement la foule agissait comme eux et se tournait dos à la scène pendant la prestation… Remarquez que plus d’un s’en foutait aussi qu’ils se l’aient joué grim nihilistic et ont bien apprécié leur performance qui fut solide musicalement.
Après une entracte d’environ 20 minutes pendant laquelle DJ Satannick nous a régalé de vieux stock Doom, Death et Black, c’était maintenant l’heure pour Deathbringer de briser la glace, le tout annoncé par une toune rigolotte de la catégorie de «Old MacDonald had a farm» ou du générique des cartoons d’Hanna-Barbara qui a aussitôt attiré mon attention vers la scène. Quand je les ai vus installés avec les deux guitaristes et le bassiste dos à la foule, je me suis dit «pas eux autres aussi» mais c’était seulement pour débuter le spectacle car ils se sont tournés vers nous peu après le début de la première pièce me permettant du coup de donner une mention spéciale à la guitare «glow in the dark» du guitariste de gauche.
S’en est suivi une performance sans faille saluée avec enthousiasme par la foule et où le quintette n’a pas donné l’impression d’en être à sa première prestation ensemble sur scène. Tous les musiciens ont bien fait sentir leur présence sur scène et le rendu de leur pièce était solide. Faut tout de même savoir que ce ne sont pas des novices puisque tous ont une expérience dans d’autres groupes sauf le chanteur qui m’a avoué avoir eu des papillons dans l’estomac dans les heures précédant le spectacle. J’avais un peu peur qu’il veuille trop en donner et force sa voix indûment mais ce ne fut pas le cas et il a bien rendu le vocal que j’ai découvert sur le EP. J’aurais bien aimé qu’il soit plus présent dans le mix de son parce qu’il manquait un peu de volume et se perdait parfois dans le son surtout lors de certains growls Death plus graves. Si on oublie ce petit ennui, je le répète, ce fut un excellent baptême de scène qui s’est terminé avec leur chanteur qui a sauté dans le pit pour finalement faire bouger cette foule qui, bien qu’appréciatrice, a tout de même été statique tout au long.
La prestation de ±45 minutes leur aura donc permis de nous jouer le EP «From Silence Was Born The Sound of Death» en entier plus trois nouvelles pièces de leur musique qui marie très bien le Doom, Death, Crust et Black pour former un tout qui leur est particulier. C’est intéressant de constater que quelques semaines après la sortie de leur EP, ils offrent déjà de nouvelles pièces en spectacle, laissant penser avec plaisir qu’une nouvelle galette s’en vient.
Après le spectacle, pendant que DJ Satannick oeuvrait à offrir un beau complément musical à cette soirée fort réussie, les commentaires concernant la prestation de Deathbringer étaient des plus positifs ce qui augure bien pour leur prochain spectacle montréalais qui aura lieu en ouverture de Blood Incantation le 22 septembre au Piranha Bar. Une bonne occasion pour ceux qui les ont manqués jeudi dernier de rejoindre le peloton de leurs fans qui ont maintenant un show d’avance sur eux. Ils seront aussi au Rock Café Le Stage de Trois-Rivières le 24 septembre en compagnie de Dopethrone. Je vous suggère de ne pas les manquer.
Lex Ivian
by Lex Ivian | Août 14, 2016 | Critiques, Critiques d'Albums

ILSA
«The Felon’s Claw»
A389 Recordings
Mai 2015
Liste des pièces
1- «Oubliette»
2- «25 Cromwell»
3- «Smoke Is The Ghost Of Fire»
4- «Buried In The Bedrock And Concrete Of Our Cities»
5- «Pandolpho»
6- «Pass Out»
7- «Enter The Void»
8- «Armstrong’s Mixture»
9- «Katabasis»
10- «Song Of The Saw-Blade»
*Scroll down for English version
Ohhhhhh!! Si vous cherchez quelque chose de pesant, je crois que c’est ici que votre quête se termine.
«The Felon’s Claw» le quatrième album du groupe états-unien ILSA vient de tomber dans mes oreilles et il a tellement le son downtuné que ça n’a quasiment pas de sens. J’ai l’impression d’entendre la membrane du subwoofer des hauts-parleurs vibrer comme lorsqu’elle est déchirée. Pourtant, c’est vraiment parfait et ça ajoute une facette particulière à sa musique qui n’est pas très compliquée et s’appuie beaucoup sur la rythmique.
«Oubliette» débute l’album pesamment, tranquillement puis enchaîne avec un beat Crust, et je le répète… Le son est tellement gras et pesant. La seule chose aigüe est le vocal écorché d’Orion.
«25 Cromwell» nous amène du côté Doom de leur style.
Les deux premières pièces permettent d’entrevoir l’étendue de leur registre qui navigue entre le Doom et le Crust mais il se passera également plein d’autres choses dans cet album dont une maudite bonne dose de gros rock sale.
«Pandolpho» est la plus catchy avec sa première partie stoner rock qui donne le goût de se branler la tête et les fesses au rythme de la musique mais comme pour toutes leurs compositions rien ne dure et elle évolue vers un Doom totalement déchiré et dépressif rehaussé par les cris d’agonie d’Orion.
Le début de «Enter the Void» m’a fait penser à «Troops of Tomorrow» (originalement composée par The Vibrators mais probablement plus connue pour la reprise que The Exploited en a faite) dans sa rythmique de batterie mais également par son côté répétitif et hypnotisant.
Que ce soit dans les moments les plus lents ou dans les plus rapides de leurs compositions, la tonalité est parfaite et permet de bien suivre les instruments même si à la première écoute, on les perd dans le faux-fondu créé par l’édition et le mixage des pièces.
L’album se termine avec la pièce la plus groovy du lot et bien que répétitive, elle fait la job car elle a un petit côté catchy.
L’univers d’ILSA est glauque à souhait et la production finale de sa musique sert très bien cet univers. D’ailleurs afin de mieux sentir cet univers glauque, j’ai recherché le sens du titre de certaines compositions qui m’intriguaient et, pour ceux que ça intéresse….
– «25 Cromwell» est l’adresse du couple de psychopathes Fred et Rose West qui ont assassiné, démembré et enterré au sous-sol neuf personnes;
– «Armstrong’s mixture» est un explosif hautement réactif à base de phosphore et chlorate de potassium;
– «Katabasis» or catabasis (from Greek κατὰ «down» and βαίνω «go») peut-être interprêté comme une déchéance ou une descente aux Enfers;
– «Pandolpho» est une adaptation de la chanson «Pour Down You Powers Divine» de Robert Parsons écrite au XVIème siècle qui raconte les tourments du personnage central de la chanson Pandolpho…
Je termine en vous suggérant de donner une chance à ILSA si vous êtes un fan de Doom et de Crust à la Amebix mais également si vous aimez le type de son que Crowbar ou Bolt Thrower nous offrent. Depuis, le groupe a sorti un split avec Coffins et il aura une pièce exclusive sur le cd promo du prochain Decibel Magazine. Je vous en parlerai peut-être mais faites-vous donc votre propre idée.
Lex Ivian
Ohhhh!! If you are looking for something heavy, I think this is where your search ends.
«The Felon’s Claw», the fourth album of the US group ILSA just fell in my ears and it sound is so much downtuned that it hit you right in the guts. It feels like subwoofers skin vibrates like when torn. Yet it is really perfect as it adds a dark gloomy aura on the music.
«Oubliette» starts the album heavily but slowly before exploding in a Crust beat, and I repeat it… The sound is so low and heavy. The only thing that is high pitch is Orion‘s vocals.
«25 Cromwell» leads us on the Doom side of ILSA‘s music.
The first two songs shows the extent of their musical range which sails between Doom and Crust but ILSA also offers a good dose of greasy dirty rock.
«Pandolpho» is the catchiest one with its beginning in a stoner rock fashion making me headbang slowly to the rhythm of music but as for all the compositions on this album, nothing lasts and it evolves into a Doom completely depressive and tortured enhanced by Orion‘s screams of agony.
The beginning of «Enter the Void» reminded me «Troops of Tomorrow» (originally composed by The Vibrators but probably best known for the cover made by The Exploited) in its drum line, but also by its repetitive hypnotizing side.
Whether in the slower or the fastest parts of their compositions, the tone is perfect and though at first listen I felt I was losing instruments in the mix, it just fell in place after a couple more listenings.
The album ends with the grooviest song of the lot and although repetitive, it did the job with its little catchy side.
Their universe is dark and gloomy, and the sound of their music darkens it. This gloomy feeling got me curious and I sought the meaning of the title of some compositions that intrigued me, and for those interested….
– «25 Cromwell » is where lived the couple of psychopaths, Fred and Rose West, who murdered, dismembered and buried nine persons in its basement;f
– «Armstrong’s mixture» is a highly reactive explosive composed on phosphorus and potassium chlorate;
– «Katabasis» or catabasis (from Greek κατὰ «down» and βαίνω «go») may be interpreted as a fall or a descent to Hell;
– «Pandolpho» is an adaptation of Robert Parsons‘ song, «Pour Down You Powers Divine», written in the sixteenth century which tells the torment of Pandolpho, the main character of the song.
I conclude by suggesting that you give a chance to ILSA if you are a fan of Doom and Crust like Amebix and also if you like the type of sound Crowbar and Bolt Thrower offer. Since this album, ILSA released a split with Coffins and it will have an exclusive song on the next Decibel Magazine‘s promotion CD. I might talked to you again about ILSA but I suggest you get your own idea about ILSA with the bandcamp player accompanying this text.
Lex Ivian