by Lex Ivian | Sep 25, 2016 | Media, Photos Ondes Chocs
Voici les photos prises par Marie-Noëlle Anctil lors du spectacle présenté par Apocalypse Metal aux Katacombes de Montréal le 20 septembre 2016 et qui mettait à l’affiche Arkona, Valfreya et Trollwar. – Lex

Arkona
Valfreya
Trollwar
Merch
by Lex Ivian | Sep 22, 2016 | Critiques, Critiques de Shows
Urban Aliens, Buffalo Theory Mtl, Gypsy Chief Goliath et Branded by Pain – Piranha Bar, Montréal le 17 septembre 2016

Samedi dernier, Urban Aliens m’avait invité à assister à leur spectacle où le line up présentait des groupes offrant a priori des styles différents mais qui se rejoignaient pas mal tous par la groove que dégage leur musique respective. Je suis donc arrivé sur les lieux à l’heure d’ouverture des portes mentionnées soit 19h30, question de profiter de la demi-heure d’attente avant le début du spectacle pour jaser avec plusieurs personnes que je n’avais pas vues depuis un certain temps. Bref, le temps s’écoulant plaisamment au gré de ces conversations pendant que la salle se remplissait, il était finalement vingt minutes après l’heure prévue quand Branded by Pain s’est présenté sur scène pour nous offrir son mix de Thrash/Death en se concentrant sur les pièces les plus lentes et groovy de son répertoire question de «…s’harmoniser avec la suite de la soirée…» comme Martin (guitare) me mentionnait après leur solide performance. Branded by Pain a également profité de ce moment opportun où il précédait un groupe Stoner pour offrir pour la première fois sur scène, leur reprise de «Lifer» du groupe Down. Pour l’occasion, Annick Lussier, chanteuse du groupe Guttrot, les a rejoints et a offert une très belle interprétation dans un style bluesy très bien porté par sa voix qui, même dans ses moments les plus clairs, garde ce côté éraillé nécessaire à tout bon Blues. Interprétée en milieu de parcours, cette reprise a fait le pont vers la suite de leur set qui a monté en intensité alors que la dernière pièce s’est avérée la plus thrash du set. Branded by Pain a lancé la soirée avec aplomb se permettant même, avec sa reprise de «Lifer», d’offrir une belle surprise pour ses fans mais également pour ceux dans la foule venus pour la portion plus Stoner de la soirée.
Après un entracte de vingt-cinq minutes amplement nécessaire pour installer tout l’arsenal – trois guitares, une basse, un clavier et une batterie – dont se sert Gypsy Chief Goliath, le quintette ontarien s’est installé pour nous offrir son Stoner fortement bluesy mais aussi teinté de pleins d’influence 70’s. Ne connaissant pas le groupe, j’avais peur que cet armada de guitares additionné d’un clavier ne créent un mur de son mais au contraire, leurs compositions laissent de l’espace pour respirer alors que le jeu des guitares se complète bien et j’aurais d’ailleurs apprécié plus de claviers dans le mix de sons. Naturellement, les gars étaient tassés sur scène mais ils ont su utilisé leur espace et on les sentait bien embarqué dans leur prestation à voir les regards complices qu’ils se lançaient. À la réaction de la foule, je crois bien qu’elle a embarqué aussi dans leur musique car les acclamations se sont intensifiées à mesure que celles-ci passaient de découverte à appréciation. Gypsy Chief Goliath a su utiliser sa quarantaine de minutes à bon escient et j’espère, se gagner de nouveaux fans.
Après une quinzaine de minutes de pause, c’était maintenant au tour de Buffalo Theory Mtl, groupe formé de plusieurs vétérans de la scène dont le nom n’est plus à faire. À noter que la foule présentait un bon nombre de métalleux à têtes blanches qu’on voit moins souvent dans les shows mais sortis pour l’occasion afin d’encourager leurs vieux chums. Buffalo Theory Mtl allait donc poursuivre dans la veine Stoner, cette fois avec un penchant certain vers les ambiances à la Black Sabbath. Les musiciens ont offert une performance solide telle qu’on est en droit de s’attendre de ces musiciens chevronnés mais, tout comme sur leurs enregistrements, leur chanteur ne m’a pas convaincu. J’ai toujours trouvé qu’il manque un peu de punch. À sa défense, il a annoncé sur son facebook être malade et prendre des pastilles pour la gorge alors il ne devait pas avoir sa voix des grands jours et il a lui-même avoué avant la dernière chanson que là il n’avait vraiment plus de voix. Enfin, peu importe semble t’il car leurs fans ont bien apprécié la prestation et les acclamations ponctuant la fin de chaque chanson le démontraient bien.
C’est après tout près d’une demi-heure d’entracte que les joyeux lurons d’Urban Aliens sont montés sur scène. Toujours menés de façon interactive bizarroïde par Frank Da Skank (chant) à l’attitude de mononcle un peu (pas mal) pervers, Urban Aliens ont enchaîné leurs succès saugrenus accompagnés des grimaces de Whoe Henry (guitare) et peut-être aussi de Fil Hermouth (guitare) mais comme il a toujours les cheveux dans la face, on ne peut pas savoir. Ce fut encore une fois une solide performance pimentée par une passe de Chippendales de Whoe Henry telle que promise lors d’une gageure d’avant spectacle. Je ne peux confirmer s’il a gagné ou perdu la gageure car le connaissant, il est bien capable de dire «ok si je gagne, je me sacre en bobette sur le stage». Bien qu’offrant un répertoire plus brutal que leurs prédécesseurs, leur musique contient une dose de groove amplement suffisante pour garder le ton de la soirée. Leur Death a aussi fait monter l’intensité dans le pit au plaisir de leurs nombreux fans présents comme toujours arborant le t-shirt du groupe. Même un bris inopportun de fil de basse à mi-chemin de leur set n’a pas miné l’énergie de la prestation et ils ont su clôturer cette soirée en force.
Je tiens à remercier Stewie pour l’invitation de même que les groupes, les fans et le personnel du Piranha Bar pour m’avoir fait passer une autre belle soirée.
Lex Ivian
by Lex Ivian | Sep 18, 2016 | Critiques, Critiques d'Albums

ANALKHOLIC
«After Party – Shit Stinks»
Bizarre Leprous Productions
Décembre 2014
Liste des pièces
«Anal Punishment»
«Cypreen»
«Cumshot Attack»
«Genital Devastation»
«Deprave»
«Captain Malt»
«Mes Que Una Beer»
«Shit In Your Mouth»
«Cul Sec»
«Purulent Abscess»
«Fuck You, I’m Drunk»
«Sergent Poppers»
«Spermathlon»
«Visceral Torture»
«Anal Montana»
«Double Headed Dildo»
«Dead Leden»
«Virulent Excrement»
«Extraction Of Balls»
**Scroll down for English version.
Je ne suis pas un grand connaisseur de Porno/Goregrind mais j’ai, comme tous les gens très curieux musicalement, écouté des groupes comme Regurgitate et Rompeprop pour nommer des noms connus mais aussi du Gutalax et autres Party Cannon.
Par contre, je suis pas mal meilleur en géographie et quand j’ai vu qu’ANALKHOLIC proviennent de la Nouvelle-Calédonie, j’ai lâché un «OH SHIT»… qui s’avère être le thème central de leur musique. Pour ceux qui ne le savent pas, la Nouvelle-Calédonie est une île du Pacifique sous juridiction française située non loin de l’Australie et qui ressemble sur la carte du monde à un petit tas, fait sur le long, flottant sur l’eau.
Pendant que je parle de l’eau de l’autre côté du monde, ça me fait penser que moi aussi parfois je me demande, comme Bart Simpson, si l’eau tourne dans le sens contraire dans leur bol de toilette quand il tire la chaîne. À regarder la pochette, je comprends bien que de l’autre côté de la planète, il n’y a pas que l’écoulement de l’eau qui se fait à l’envers…
Peu importe les considérations géographiques et l’application des lois de la physique dans ces contrées éloignées, si j’ai décidé de vous parler d’ANALKHOLIC, c’est parce que leur nouvel album s’en vient et je voulais déjà attirer votre attention vers ces deux gars qui ont décidé de laisser sortir le méchant. Pour ce faire, je vous présente After Party – Shit Stinks, paru en décembre 2014 et qui contient dix-neuf odes pour un grand total de vingt-sept minutes de musique downtunée, distortionnée et complètement brune. La batterie est programmée mais je m’en fous pas mal parce que souvent elle fait des beats hot.
Quatre sortes de vocaux, un grognement, un grouinement (oui oui c’est le mot pour pigsqueal), un cri grinçant et un genre de borborygme avec sifflement qui sonne comme un tuyau qui se débloque. Une belle variété qui est égalée par la multitude de rythmiques que ces zigotos concoctent. Je délaisse souvent ce type de grind pour sa linéarité mais ANALKHOLIC évite ce piège et prouve qu’il peut faire des compositions complexes avec peu.
«Purulent Abscess» est pas mal la pièce la plus groovy de l’album alors que j’y ai senti une plus grande recherche mélodique, bien sûr au niveau de la musique mais aussi dans certaines modulations des vocaux.
Rendu à «Anal Montana», j’ai fait «Ah oui, c’est vrai, c’est français, la Nouvelle-Calédonie» en entendant l’échantillonnage de la bande-annonce du prochain film d’Anal Montana avec Miley Cirus. Les deux pièces suivantes ont aussi des extraits sonores et celui de «Dead Leden» m’a particulièrement déstabilisé. Je ne m’attendais vraiment pas à la déclaration du président Bush après les attentats du 11 septembre.
ANALKHOLIC a réussi un bon album où il démontre sa capacité à composer des pièces intéressantes et variées sans délaisser ce que comprennent et apprécient les fans du genre soit le besoin viscéral d’exploser comme une bonne gastro-entérité mal contrôlée .
Lex Ivian
I’m not a connoisseur of Pornogrind/Goregrind but I, like all people musically curious, listened to groups like Regurgitate and Rompeprop to name known names but also Gutalax and other Party Cannon.
For cons, I am quite better in geography and when I saw ANALKHOLIC comes from New Caledonia, I thought «OH SHIT» … which happens to be the central theme of their songs. For those who do not know, New Caledonia is an island in the Pacific Ocean not far from Australia and it looks on the world map like a small elongated pile floating on the water.
As I speak of the water on the other side of the planet, I wonder too, as Bart Simpson does, if the water is running in the opposite direction in their toilet bowls when one pulls the chain. Looking at the album artwork, I understand that not only the flow of water necessitates experimentations to be understood…
Regardless of geographical considerations and the application of the laws of physics in these remote countries, if I decided to talk about ANALKHOLIC, it is because the new album is coming soon and I wanted to draw your attention to these two guys who decided to let out a full one wisely titled «After Party – Shit Stinks», in December 2014 which contains nineteen odes for a grand total of twenty-seven minutes of downtuned, distorted and completely brown music. The drum is programmed but I do not really care because it provides a lot of different beats and some are hot.
Four kinds of vocal are used, a grunt, a pigsqueal, a squeaky cry and a kind of rumbling with hissing that sounds like a pipe that is unclogged. A nice variety that is matched by the multitude of rhythmic these zigotos concoct. Too often I discard Porno and Gore Grind albums for their linearity but ANALKHOLIC avoids this trap and proves able to craft complex compositions with little.
«Purulent Abscess» for which I felt a more melodic research of course in the music but also in some voice modulations, is the most groovy song of the album though this groovy feeling is brought here and there in many of these songs.
ANALKHOLIC managed a good album where it demonstrates its ability to compose interesting and varied songs without neglecting this visceral need to explode like a good gastroentiritis attack to please fans of the genre. Now, let’s wait for the next one.
Lex Ivian
by Lex Ivian | Sep 16, 2016 | Critiques, Critiques d'Albums

DISTORIAM
«Chapter I – Vinlanders»
Indépendant
2016
Liste des pièces
1. «Hymn to Mead»
2. «Duel of a Hundred Lights»
3. «I – Us, Travelers»
4. «Northern Sea Journey»
5. «Steel and Steeds»
6. «Exiled»
7. «II – The Call to Freedom»
8. «Thúnn Kivavit Ankris»
9. «Flaming Sails»
10. «Vinlanders (Defend the Land)»
11. «Deadly Shores of Wasted Hopes»
12 – «Venturing Forth»
*Scroll down for English version
Le groupe de Folk Metal montréalais DISTORIAM a fait paraître son premier album, «Chapter I : Vinlanders» il y a quelques mois et, je vous sauve d’avoir à lire toute la suite qui est pas mal longue sauf si vous voulez vraiment savoir pourquoi je considère que «Chapter I : Vinlanders» est ET VOICI LE PUNCH…
L’ALBUM de Folk Metal que vous devez ABSOLUMENT vous procurer en 2016.
Bien que cet album se veut pas mal plus Folk que Metal, ceci étant dit pour avertir ceux que ça peut déranger d’entendre autant d’instruments traditionnels (mandoline, irish bouzouki, accordéon, violon, vielle sont omniprésents et souvent à l’avant-plan), DISTORIAM offre un excellent album qui marie avec goût des mélodies folkloriques connues avec une bonne touche Pagan Metal créant des compositions démontrant une belle subtilité créatrice dont plusieurs sauront s’attirer la faveur d’un public souvent moins porté vers le Metal tout en satisfaisant amplement les fans du Folk Metal qui puisent leur discographie sur le vieux continent.
Dès le début de «Hymn to Mead», on reconnaît immédiatement la rythmique traditionnelle prêtée au Celtic Folk Metal et les fans dudit genre en auront immédiatement plein les oreilles tout au long des deux premières pièces. C’est entraînant et donne le goût de partir en farandole, cornes d’urus à la main bien sûr car il y a des moments qui offrent de trinquer aux frères d’armes tombés au combat. L’utilisation de la mandoline (ou peut-être est-ce le irish bouzouki qui est la variante irlandaise du bouzouki grec et qui est accordé comme une mandoline… m’avez-vous suivi sur celle-là?) vient accentuer l’ambiance sympathique de «fête de petit village». À souligner l’utilisation du français pour une partie des paroles de «Hymn to Mead» et une bonne variation au niveau des contributions vocales qui crée les atmosphères appropriées. Je veux souligner les choeurs polyphoniques à consonnance hillbilly au deux-tiers de «Duel of a Hundred Lights» qui sont trop cools et rendent bien l’essence festive de la pièce. Je dois également ajouté que le breakdown est tellement bien amené qu’il vient catalyser les énergies déjà déployées. Tout dans ces pièces est solide et à sa place bien que je me garde une réserve pour le vocal rauque qui contrairement à tout le reste, ne sonne pas mélodique mais plutôt saccadé.
«I – Us, Travelers» abandonne les rythmiques de rigodon pour offrir un son qui se rapproche du Melodic Viking Metal scandinave. Les guitares viennent à l’avant-plan et on se laisse groover par les passes de Melodic Death alors que les partitions rapides pointant plus vers le Black/Pagan permettent de se déchaîner. Encore une fois, ils exploitent divers types de vocaux qui permettent de sentir l’émotion nécessaire pour raconter cette histoire épique.
«Northern Sea Journey» se veut plus majestueuse avec ses claviers ponctuant l’ambiance épique qui débute la pièce puis elle offre des rythmiques changeantes tel les flots de cette mer que leurs héros naviguent. Voguant de la complainte romantique au chant oratoire, elle est également secouée par des pulsions guerrières.
Dans les pièces suivantes, les claviers continueront à prendre plus de place. «Steel And Steeds» débute comme une ballade de ménestrel et dès lors, il est évident que nous seront chanter les louanges de quelconque héros d’un passé lointain. La rythmique musicale donne l’idée d’une charge de coursier fonçant dans le vent sans crainte sauf celle de ne pas atteindre la gloire. On a également cette sensation de chevauchée épique dans «II – The Call to Freedom» bien accompagnée par l’accordéon qui a également attiré mon attention dans «Flaming Sails». Le début de cette dernière m’a vaguement rappelé «Sweet Dreams» avec son intro de guitare avant de se lancer dans une marche guerrière lourde et lente. Enfin je dis marche guerrière mais finalement quand les back vocals ont scandé des Hey Hey en choeur, j’ai comme eu la sensation d’un cri scandé pour synchroniser les coups de rames faisant fendre l’eau aux drakkars. Les horns up devraient être de mise en spectacle.
J’ai bien aimé les chants en choeur qui débutent «Venturing Forth» et surtout la portion Honky Tonky de la pièce qui démontre encore une fois le brio et également le côté créatif de ces joyeux lurons.
Vous constatez que depuis le début de ce texte, je m’attarde beaucoup au vocal et pour cause car il est un atout majeur dans la création des atmosphères de leurs compositions. Je dois toutefois mentionner que des ajustements à ce niveau seraient bénéfiques afin de les propulser au rang de groupe incontournable dans le genre car c’est la seule chose qu’ils ne réussissent pas à livrer avec justesse et brio. Premièrement et problème majeur, la majorité des vocaux rauques (le style vocal le plus utilisé) sont monotones, souvent dans la déclamation syllabique et manquent de puissance à plus d’un moment. Et pourtant, dans «Deadly Shores of Wasted Hopes», il montre qu’il peut suivre la mélodie tout en offrant une voix pleine et puissante. Pour ce qui est des vocaux cleans exécutés par divers membres du groupe, il y a une belle variété quand ils restent dans la voix claire et chaude mais lorsque l’intensité augmente, certains ne suivent pas toujours la note et à la base certains n’ont pas nécessairement une belle voix. Ça peut paraître exagérer comme remarque mais quand tous les instruments sont accordés et que les musiciens jouent leurs partitions sans fausse note avec le brio que DISTORIAM déploie, il est impérial que le vocal fasse de même parce qu’un vocal clean qui fausse, c’est frappant et décevant quand c’est la seule chose qui empêche de triper au max.
Remarquez que malgré ce paragraphe négatif (ou constructif dépendamment de l’interprétation), je souligne que j’ai tout de même mentionné au début de ce texte que vous devez absolument vous procurer «Chapter I : Vinlanders». Je n’ai pas changé d’idée, cet album est un «MUST». Mettons que je mets de côté l’exécution et me concentre plus sur l’intention, je dois admettre que l’utilisation de toutes ces variantes vocales de même que certains artifices tels la corne de brume en trame de fond du début de «Duel of a Hundred Lights» ou les bruits de vagues et les goélands dans «Northern Sea Journey» permet de bien sentir les changements d’ambiances et nous transporte dans l’histoire racontée, une expérience que vous pouvez rehausser en accompagnant l’écoute avec la lecture des paroles et vous aurez peut-être vous aussi une appréciation en image de cet excellent album.
Je termine en saluant le jeu de mots dans le titre de la huitième pièce «Thúnn Kivavit Ankris» qui est la «Toune qui va vite en criss». Surprenamment, oui elle a des portions vraiment rapide mais pour l’ensemble, c’est une chanson à tempo changeant comme les autres. J’ai salué le clin d’oeil du titre et d’après ce que j’ai pu entendre, elle est chanté dans un langage inventé ce qui est particulièrement intéressant pour la sonorité qui fait définitivement étrangère mais je ne peux m’empêcher de deviner des jeux de mots dans le tas comme ces deux phrases
Ralu mey du bua maur pla reychafey servi fruaja
Tanka mua Distoriam sey maur doput ley tepassey…
Qui sonne comme
Rallumez du bois mort, plat réchauffé servi froid,
Tant qu’à moi, Distoriam c’est mort depuis l’été passé
Bah j’hallucine parfois mais là je ne crois pas que ce soit une hallucination auditive!!!?? Et pourtant je n’en comprends pas le sens car si je me fie à ce que j’ai entendu sur cet album, DISTORIAM est vivant plus que jamais et prêt à rejoindre l’élite du Folk Metal.
Procurez-vous cet album.
Lex Ivian
The Montreal Folk Metal group DISTORIAM released its first album, «Chapter I: Vinlanders» just a few months ago and I save you from having to read the entire review unless you really want to know why I consider «Chapter I: Vinlanders» to be …
THE Folk Metal album that you should DEFINITELY pick up in 2016.
Although this album is a lot more Folk than Metal, this being said to warn those that can be bothered to hear as many traditional instruments (mandolin, irish bouzouki, accordion, violin, hurdy gurdy have a graet contribution in these songs and often in the forefront) DISTORIAM offers an excellent album that blends tastefully Folk melodies with Pagan Metal crafting songs showing a good creative subtlety, of which several will attract the favor of a public often less inclined to Metal while still amply satisfying fans of Folk Metal that get their discography from Europe.
Right from the start with «Hymn to Mead», I immediately recognize the traditional rhythmic of Celtic Folk Metal and fans of that genre will immediately have their ears full of those swinging melodies all along the first two songs. It is catchy and makes me want to dance, auroch’s horn in hand of course because there are moments to stop and offer a toast to brothers fallen to arms. The use of the mandolin (or perhaps is it the Irish Bouzouki which is the Irish variant of the Greek bouzouki and is tuned like a mandolin… did you follow me on that one?). It enhances the friendly atmosphere of a village party. I noted positively the use of French for some of the words of «Hymn to Mead» and a good variation in the vocal contributions which builds the appropriate atmosphere. I want to emphasize the polyphonic choirs sounding hillbilly at the two-thirds of «Duel of a Hundred Lights» that is so cool and enhance the festive essence of the song. I must add that though breakdowns are not usual, the one brought in is so good that it catalyzes the energies already deployed. Everything in these songs is solid and in its place although I keep a little backthought the hoarse voice which unlike the rest, do not sound melodic but rather linear.
«I – Us, Travelers» abandons the square dance rhythm to enter the realm Scandinavian Viking Melodic Metal. The guitars come to the forefront and deliver this groovy Melodic Death followed by these fast Black/Pagan Metal portions allowing the song to run wild. Again, they exploit various types of vocals that help bring the emotions needed to tell this epic story.
«Northern Sea Journey» is more majestic with its keyboards punctuating the epic atmosphere that begins the song then, like most of their songs do, it offers changing rhythm as the waves of this sea that their heroes are sailing. From romantic lament to oratory chant, vocals are also driven by warlike impulses.
In the following songs, the keyboards continue to take up more space. «Steel And Steeds» begins as a minstrel ballad and therefore it is clear that they will sing the praises of some heroes of the distant past. The musical rhythm of the fast part of the song gives the impression of a fearless charge towards the horizon except for the fear of not achieving glory. I also have this epic ride sensation in «II – The Call to Freedom» well accompanied by the accordion which also was a highlight in «Flaming Sails». The beginning of this latter reminded me vaguely «Sweet Dreams» with its guitar intro before launching into a heavy mid-tempo military march. Finally I say military march but eventually when back vocals chanted «Hey Hey» in chorus, I had the sensation the cry chanted for synchronizing the strokes of the oars pushing forward their longships. The devil horns should be thrown in the air at live shows.
I enjoyed the chorus that begins «Venturing Forth» and especially the honky-tonk portion of the song that once again demonstrates the brilliance and also the creative side of these lads.
You probably noted that since the beginning of this text, I talked a lot about the vocals and rightly because it is a major asset in creating the atmospheres of their compositions. However, I must mention that little adjustments at this level would be beneficial to propel them to the rank of essential group in the olk Metal genre. Throughout the album, it is the only thing they do not deliver with accuracy and brilliance. First and major problem, most raucous voice (the vocal style mostly used) are monotonous, often in the syllabic declamation and lack power more than one time. Yet in «Deadly Shores of Wasted Hopes», it shows that it can follow the melody while providing a full and powerful voice. In terms of the clean vocals provided by the different members, there is a nice variety when it remains in the clear, warm voice but when the intensity increases, some do not always follow the notes and some does not necessarily have a nice voice. It may sound rude as a remark but when all the instruments are in tune and that the musicians play their flawlessly their parts with the brio that DISTORIAM demonstrates, it is imperial the vocals do the same because an out of tune clean vocal is striking and disappointing when it is the only thing that prevents a full ecstatic experience.
Note that despite this negative or (depending on the interpretation) constructive paragraph, I emphasize that I mention at the beginning of the text that you must absolutely get «Chapter I: Vinlanders». I have not changed my mind, this album is a MUST. Let’s say I set aside the execution and concentrate more on the intent, I must admit that the use of all these vocal variations as well as some additions like the foghorn longing in the back at the start of «Duel of a Hundred Lights» or the sounds of waves and seagulls in «Northern Sea Journey» helps to feel all the mood changes and transport us into the story told, an experience that you can enhance by reading the lyrics while listening and you may, like me, get a cinematic appreciation of this excellent album.
My final words will be… Get this album.
Lex Ivian
by Lex Ivian | Sep 12, 2016 | Critiques, Critiques d'Albums

FINSTERFORST
«#YOLO»
Napalm Record
Septembre 2016
Liste des pièces
1. «Bottle Gods»
2. «Auf die Zwölf»
3. «#YØLØ»
4. «Hangover»
5. «Wrecking Ball»
6. «Beat It»
7. «Der durch die Scheibeboxxxer»
8. «Flasche leer»
9. «Das schlimmste ist, wenn das Bier alle ist»
10. «Wild Rover»
Quand j’ai reçu le nouvel album de FINSTERFORST, je me suis dit que j’étais pour écouter ça tout de suite puisque le groupe allemand mentionnait que c’était l’album qu’il avait toujours voulu faire et après avoir écouté l’extrait sur youtube, je me préparais pour un beau petit voyage. J’étais toutefois surpris et inquiet de voir sur la pochette que le viking était passé au sombre royaume et avait été remplacé dans la lumière par un hipster qui aurait été plus à sa place sur un album de LMFAO.
Mon inquiétude prémonitoire s’est rapidement confirmée en certitude et l’album n’a réussi à garder mon attention que le temps des deux premières pièces. Ensuite, c’est devenu un peu n’importe quoi avec des covers qui minent l’atmosphère de l’album. Je ne crois pas que la reprise de «Beat It» amène quoi que ce soit et encore moins «Wild Rover» dont je me souviens de la version par The Pogues qui était beaucoup plus pertinente et juste comme ça, sans l’accent irlandais, ça perd de son charme. Et sérieusement, «Wrecking Ball» de Miley Cyrus…
J’imagine que l’idée de faire ce genre d’album a pu paraître bonne quelque part dans un bureau mais je suis désolé, je n’ai pas accroché. Pourquoi prendre la peine d’en parler? Tout simplement parce que c’est décevant de voir des vétérans faire un album aussi quelconque. Aucune des reprises ne porte vraiment la touche de FINSTERFORST et les chansons originales sont ordinaires à part les deux premières qui sont entraînantes surtout «Bottle Gods» à cause de la présence de la trompette et de l’accordéon principalement.
Le promo kit disait
«Love it or Leave It»
I’ll leave it
Lex Ivian
When I received the new FINSTERFORST album, I thought I was to listen to it right away because the German group states that it is the album they always wanted to do and after listening to the extract on youtube, I was preparing myself for a nice little trip since it sounded like what I heard on «Mach Dich Frei». I was however surprised and a bit concerned to see on the album cover that the Viking moved down to the Dark Kingdom and had been replaced in the light by a hipster who would have been better of on an album of LMFAO.
My concern about the signification of the presence of this creep on the sleeve was quickly confirmed and the album only managed to keep my attention for the first two songs. Then it became a little like listening to karaoke with covers that undermine the atmosphere of the album. I do not think the cover of «Beat It» brings anything to music in general, much less «Wild Rover» of which I remember the version by The Pogues which was much more relevant and just like that, without an Irish accent, it loses its charm. And seriously, Miley Cyrus‘ «Wrecking Ball»…
I guess the idea of this kind of album looked appealing in some office but I’m sorry, I have not been hooked. Why bother to talk about it then? Just because it is disappointing to hear such an album. None of the covers really carry the FINSTERFORST vibe and the original songs are ordinary and could be left over tracks from «Mach Dich Frei» but still I liked the first two, especially the catchy «Bottle Gods».
The promo kit I received says
Love it or Leave It
I’ll leave it
Lex Ivian