Critique d’album: Blackning – «Order Of Chaos»

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BLACKNING
«Order Of Chaos»
Vingança Music/Hecatombe Records
Décembre 2014/Avril 2015

Liste des pièces
1. «Thy Will Be Done»
2. «Terrorzone»
3. «Unleash Your Hell»
4. «Against All»
5. «Death Row»
6. «Silence Of The Defeat»
7. «Devouring The Weak»
8. «Censored Season»
9. «Killing Or Being Killed»
10. «Children Of War» (Overdose cover)

***Scroll dowwn for English version
Le trio brésilien BLACKNING, formé en 2013, a sorti localement l’album pleine longueur «Order Of Chaos»en décembre 2014 puis en Europe en avril 2015. C’était sa première parution en carrière. Pas de démo, pas de EP, il s’est lancé avec 9 chansons originales et une reprise d’Overdose pour un total de 35 minutes de Thrash.

C’est avec une douce mélodie à la guitare accompagnée d’une rythmique militaire à la batterie que débute «Thy Will Be Done» avant de s’enflammer et offrir un Thrash incisif qui ne réinvente pas la roue mais a la particularité d’être original. Les riffs de guitare rentrent au poste pendant que la batterie offre une rythmique endiablée, le tout bien appuyé par le vocal qui n’est pas sans rappeler un autre brésilien, Max Cavalera. «Terrorzone» suit en gardant la pédale au tapis. Pas de niaisage ici, on sent un sentiment de vengeance et de révolte qui est contagieux. Et cette contagion devient de plus en plus effective avec «Unleash Your Hell» dont le refrain sera sûrement entonné en choeur par la foule lors des concerts. D’une pièce à l’autre, il y a toujours une petite particularité qui fait que mon attention est gardée sur le qui-vive et c’est ce qui a fait que j’ai pas trop grinché des dents lors de la passe cheesy avec le solo de guitare au milieu de «Death Row». Par contre, le spoken word juste avant est cool.

Après «Against All» et «Death Row», deux pièces que je trouve ordinaire, je me demandais si BLACKNING venait de plafonner mais heureusement, ça repart solide pour le reste de l’album. On retrouve toute l’agressivité du début.

L’album se termine avec la reprise de «Children Of War» d’Overdose. Je ne suis pas un grand fan de reprise quoique je dois avouer que celle-ci est bien exécutée et offre un bel hommage à ces pionniers du Metal brésilien mais elle n’amène somme toute rien de plus à l’album à part attirer les plus frileux qui doivent voir un nom connu sur une pochette d’album avant de s’intéresser à un nouveau groupe. Pour ceux qui ne savent pas, Overdose a fait paraître un split avec Sepultura en 1985.

Quoi dire en terminant sinon que ce premier album des brésiliens vaut la peine que vous y prêtiez une oreille attentive car dans un genre qui est toujours dans l’ombre des grands groupes des années 1980-90, BLACKNING offre un Thrash Metal qui évite le piège de justement ressembler aux leaders du genre. Leurs compositions sont solides, punchées, agressives et ont toutes un petit quelque chose qui fait qu’elles me sont restées rapidement en tête. C’est un album à apprécier en headbangant de préférence.

Lex Ivian

The Brazilian trio BLACKNING, formed in 2013, released their first full-length album, «Order Of Chaos» in April 2015. No demo, no EP, they started with 9 original songs plus a cover of Overdose for a total of 35 minutes of Thrash Metal. Why talk about it after more than a year? Because it is a debut album and indeed a good one but let’s see further.

A sweet melody on guitar accompanied by a military rhythmic on drums begins «Thy Will Be Done» before shifting to high gear and exploding in an incisive Thrash Metal which does not reinvent the wheel but has the distinction of being original. No mimicking and gimmicking here. The guitar riffs soar in with rage while the drums provide a frenzied rhythm, all well supported by the vocal that is reminiscent of another Brazilian, Max Cavalera. «Terrorzone» follows keeping the pedal to the carpet. No fooling around here, we feel a contagious sense of revenge and revolt. And this contagion becomes more effective with «Unleash Your Hell» whose chorus will surely be sung by the crowd at concerts. From one song to another, there is always a small feature that keeps my attention on the alert and that is probably what prevented me to cringe when I heard the cheesy part with the guitar solo in the middle of «Death Row». By cons, just before the solo, the spoken word is cool.

After «Against All» and «Death Row», two songs kind of ordinary, I wondered if BLACKNING had given all they had but luckily it restarts solidly for the rest of the album. I hear again all the aggressiveness of the beginning.

The album ends with a cover of Overdose‘s «Children Of War». I am not a big fan of covers, although I must admit that this one is well executed and provides a beautiful tribute to these lesserknown (maybe!?) pioneers of Brazilian Metal but all in all it brings nothing more to the album except maybe attract those that need to see a familiar name on the album credits before paying attention to a new group. For those who do not know, Overdose released a split with Sepultura in 1985.

I must say that BLACKNING‘s first album is worthy that you pay it close attention because in a genre that is always in the shade of the big names of the 1980-90, BLACKNING offers a Thrash Metal that avoids the trap to sound like copycat. Their compositions are solid, punchy, aggressive and all have a little something that seeps in and cheerfully buzz at the back of my head. This is an album to enjoy preferably while headbanging or fist pumping in the air.

Lex Ivian

 

Une prestation d’Opeth digne de son statut

Mardi le 4 Octobre 2016, Métropolis de Montréal
Heavy Montréal présente Opeth «Sorceress World Tour» accompagné de The Sword.

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Mardi passé avait lieu l’arrêt d’Opeth à Montréal dans le cadre de la tournée qui suit la sortie de leur nouvel album «Sorceress» en septembre dernier. Pour l’occasion, c’est au Métropolis qu’Evenko/Greenland présentait cette soirée qui offrait également le groupe The Sword en ouverture. Je dois avouer qu’en voyant cette affiche et prenant note de la présence de The Sword, groupe montant de la scène Stoner tout en sachant que le nouvel album d’Opeth incorpore justement des influences Stoner, je m’attendais à une soirée sous cette égide où Opeth naturellement nous présenterait principalement son nouvel album.

Après être arrêté à deux portes de ma destination, aux Foufounes Électriques, question de prendre une bière ou deux (les moins chères du coin) en jasant avec quelques connaissances dont Louis, le sympathique barman, qui arborait son t-shirt d’Opeth et regrettait bien d’être de service pour la soirée, je me dirigeai vers le Métropolis question de récupérer mon accès pour lequel je remercie Evenko. À mon entrée dans la salle, le parterre est déjà bien rempli et en m’avançant vers l’avant-scène, je constate que le balcon semble plein. Une belle foule pour le retour d’Opeth. Le temps de me procurer une bière, une Molson Canadian, à un prix raisonnable ce qui est un gros plus pour le Métropolis, je m’installai pour voir ce que The Sword avait à nous offrir.

C’est sûr l’heure tapant prévu à l’horaire qu’une petite intro musicale s’est fait entendre et que les quatre musiciens se sont avancés sur scène pour nous offrir leur musique fortement teintée par les atmosphères sabbathiennes. Campés sur place pour la totalité de leur prestation d’un peu plus de trente minutes, ce fut une performance somme toute fort sobre avec un minimum d’éclairage. Les gars se sont contentés de nous jouer leurs pièces sans trop de mouvement ou d’intensité ce que je trouve toujours un peu dommage. D’ailleurs, l’interaction avec la foule s’est limitée à un simple «Thank You» après quelques chansons. Pourtant, la foule leur témoignait son appréciation par plusieurs acclamations saluant la fin des morceaux. Peu importe finalement qu’ils aient cette attitude statique car la foule semblait contente et c’est vrai qu’ils ont très bien exécuté leur musique qui utilise bien le côté catchy des riffs groovy et fuzzy. Ce ne fut pas une performance enivrante mais elle a eu l’heur de plaire.

Après plus de trente minutes d’entracte qui, je le constaterais plus tard, étaient fortement justifiées, il était maintenant temps d’accueillir la troupe suédoise menée de main de maître par Mikael Akerfeldt. Dès les premières notes, le décor s’est animé et outre les projecteurs bleus et blancs qui inondaient la scène de leur jet lumineux, il y avait à l’arrière-scène, deux colonnes de téléviseurs, responsables de la demi-heure d’installation, qui projetaient des images abstraites à un rythme stroboscopique. Je suis peut-être de la vieille école ou même quétaine mais j’aime ça les jeux de lumières sur scène alors j’appréciais d’autant cette entrée en scène alors qu’Opeth débutait son spectacle avec la pièce-titre de leur nouvel album «Sorceress». Comme j’avais déjà des appréhensions tel que vous l’avez lu plus haut, j’avais hâte de voir quelle pièce suivrait. À mon grand plaisir, ils ont enchaîné avec «Ghost of Perdition» et «Demon of the Fall» entrecoupé d’un «Merci beaucoup» en français de la part d’Akerfeldt et d’un petit laïus où il a annoncé qu’ils joueraient d’autres vieilles chansons et a aussi parlé, entre autres, de son manque d’intérêt pour le hockey bien qu’il soit suédois. Il a également tenu à mentionner son bonheur d’être de retour à Montréal tout en soulignant le côté cliché de le dire. Akerfeldt se sentait d’humeur bonhomme et profitait bien de la réception qu’il obtenait de la foule compacte au parterre. En fait, il tenait vraiment à jaser car il a fait de nombreuses interventions entre les pièces ce qui contrastait amplement avec la façon que le chanteur de The Sword a tenu son rôle de frontman.

Déjà après seulement trois pièces, Opeth démontraient qu’ils comptaient visiter leur discographie au grand plaisir de la foule qui scandait «Harvest» et due être tempérée par Akerfeldt car elle ne figurait pas au setlist de la soirée. On eut droit plutôt à «The Drapery Falls» de l’album «Blackwater Park». De toute façon, considérant l’ampleur de leur discographie et la valeur de leurs compositions, il reste difficile de satisfaire tous et chacun mais il est impossible de déplaire alors qu’il est certain que la qualité sera au rendez-vous tant au niveau des compositions que du jeu sans faille des musiciens peu importe les pièces jouées. Ceux qui n’ont pas eu leur chanson favorite en ont peut-être quand même eu une petite portion lorsqu’ils ont fait un medley de quelques compositions dont certaines n’ont jamais été jouées en spectacle. Après cette exécution que j’ai trouvé pas mal cool, ils se sont retirés question de chauffer la foule pour le rappel qui fut «Deliverance» et qui a clôturé une prestation généreuse de plus de deux heures.

En résumé, nous avons eu droit à une soirée en deux temps. Premièrement, nous avons eu la prestation sobre et tranquille de The Sword qui sans fla-fla nous ont envoyé leur musique. Ensuite, nous sommes passés à un autre niveau avec le spectacle haut en couleurs d’Opeth  où ils nous auront joué un set varié ne contenant que trois pièces de leur nouvel album et reculant jusqu’en 1999 avec «Face of Melinda», le tout agrémenté des interventions sympathiques d’Akerfeldt. Ma première expérience avec ces deux groupes me donnent envie de revoir Opeth alors que je me contenterai bien d’écouter The Sword sur album s’ils ne font pas monter leur prestation d’une coche.

Lex Ivian

 

Photos Karkaos, Decadawn, Fractal Cypher et Jardin Mécanique – Montréal 07 Octobre 2016

Voici les photos prises par Marie-Noëlle Anctil lors du spectacle présenté au Petit Campus de Montréal le 07 Octobre 2016 par Jaune Prodz et qui mettait à l’affiche Karkaos, Decadawn, Fractal Cypher et Jardin Mécanique.

 

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Karkaos

 

Decadawn

 

Fractal Cypher

 

Jardin Mécanique

 

Ambiance

 

Critique d’album: The Astroplex – «The Chronicles of Azhul’Tar»

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THE ASTROPLEX
«The Chronicles of Azhul’Tar»
Indépendant
Septembre 2016

Liste des pièces
1. «Opening Credits»2. «Prophecy»
3. «Travelers»
4. «A Dying World»
5. «The Red Emperor»
6. «Va’Hel (The Prison Moon)»
7. «The Rise and Fall of Satis»
8. «Battle for Azhul’Tar»
9. «The Heir (End Credits)»

**Scroll down or English version. Translation by Lex Ivian.
Il y a quelques temps, Herr Nox (Ex Daedalean Complex), m’a envoyé l’album de son nouveau projet, THE ASTROPLEX, qu’il perfectionne depuis 2014 et qui comprend également Commander John Steele et la charmante Lindsay Schoolcraft. C’est un projet très intéressant qui réunit la passion des vieux films SCiFi des années 80 et le Melodic Black Metal. Personnellement, j’ai été vendue au moment où il m’a parlé de vieux films de séries B en VHS puisque je possède une collection de plus ou moins 300 VHS. Déjà la pochette nous donne un gros aperçu très Science-Fiction, montrant un personnage difforme au centre d’un univers de guerre intergalactique. Le reste de la pochette est très épurée. On n’y retrouve que les paroles des pièces et à la fin les crédits, un peu comme les crédits sur une affiche de film. J’aime ça, c’est original, très simple et c’est efficace.

D’entrée, je veux mentionner que c’est quand même un grand défi de mélanger l’électronique quétaine des années 80 ou des musiciens psychédéliques comme Vangelis/Jean-Michel Jarre et le Melodic Black Metal. De plus, j’aime beaucoup que la structure musicale de l’album soit comme une trame sonore de film en intégrale et d’ailleurs, la première pièce s’intitule «Opening Credits». Elle débute avec une petite musique telle celle qui accompagne, au début des génériques de films, la présentation des bannières des maisons de production et ensuite il y a un silence. Elle se poursuit par une musique plus percussive induisant un travelling d’images mentales de voyages spatiaux. La seconde pièce, «Prophecy», est musicalement très intéressante, mais ce n’est pas ce auquel je m’attendais. Il y a un mélange de Black Metal, de Symphonic Metal (très smooth) et de Synth Pop/Dark Wave. Mon oreille a eu de la misère à s’habituer à ces variations musicales.

«Travelers» s’insère comme un intermède musical qui fait la transition entre les pièces. Pour la pièce qui suit, «A Dying World», j’ai trouvé que le chanteur avait un scream à la Dimmu Borgir, mais que la dynamique musicale ressemblait à du Arch Enemy. Je suis rendue à la pièce «The Red Emperor» et je commence de plus en plus à apprécier l’album. J’ai trouvé qu’il y a un petit quelque chose dans cette pièce. C’est sûr que l’on entend des vocalises d’une voix féminine et la mélodie est quand même très relax, mais ce n’est pas ça. C’est plus l’utilisation des différentes variations de screams qui m’a accroché. À la fin, on peut entendre «Hey, psycho!» à plusieurs reprises, un peu comme un hymne de révolte.

«Va’Hel (The Prison Moon)» est ma chanson préférée. Dans les films de séries B, il y a toujours une musique vraiment quétaine avec une mélodie répétitive aux synthétiseurs, qui donne LA couleur au film. Si j’assistais à la projection d’un film, cette pièce aurait marqué un point important du scénario, comme la rencontre avec le méchant qui veut détruire les gentils. La pièce qui suit, «The Rise and Fall of Satis», est comme une claque dans face quand elle commence. On revient ensuite avec le même genre de tempo que les pièces d’avant, mais en conservant une approche légèrement plus agressive dans sa construction.

On enchaîne avec l’avant-dernière pièce «Battle for Azhul’Tar». C’est selon moi la pièce qui est la plus brutale et Black de l’album et ça fait du bien. La structure musicale m’a rappelé que j’étais nostalgique des vieux albums de Cradle of Filth. C’est aussi l’une des pièces les plus longues et en voiture, c’est parfait à écouter en faisant de l’autoroute. (J’ai essayé et c’est awesome). Durant le bridge, on entend des vocalises de Lindsay Schoolcraft accompagné d’un ralentissement de tempo. La finale de la pièce est très différente de ce que je prévoyais. Pour ma part, j’aime être surprise et avec cette pièce, c’était parfait.

L’album se termine avec une autre pièce à la Jean-Michel Jarre. Une pièce électro-ultra-kitsch-que-l’on-aime beaucoup trop. Elle commence avec un style plus électro pour se terminer à la «Conquest of Paradise» de Vangelis. C’est le générique de l’album. Déjà terminé!!!

Je ne sais pas quel genre donner à cet album, car musicalement, il y a tellement de variations, même si quelques pièces se ressemblent. Eux-mêmes se qualifient de «Space Metal». Pour ma part, c’était la première fois que j’entendais parler de ce genre mais Lex me suggérait d’écouter du Bal-Sagoth. En tout cas, peu importe l’étiquette apposée à leur musique, ils ont bien réussi leur coup. Je crois que ce que j’ai aimé le plus c’est d’entendre des variations musicales que l’on n’entend plus vraiment maintenant. Il n’y a pas de notes de trop comme certain virtuose. Il y a une musicalité simple et c’est suffisant. J’ai vraiment aimé les pièces «hommage» aux films des années 80. Ce sont mes coups d’cœur. J’ai bien hâte de les voir en show. Je sens qu’il va y avoir pas mal de visuels intéressants.

C’est un groupe à suivre… 9/10

Marie-Noëlle Anctil (Rédaction)

Lex Ivian (Correction et édition)

It has been a while that Herr Nox (Ex Daedalean Complex), sent me the album from his new project, THE ASTROPLEX, he perfected since 2014. Commander John Steele and the charming Lindsay Schoolcraft join him in this adventure. This is a very interesting project that brings together the passion of the old scifi movies of the 80s and Melodic Black Metal. Personally, I was hooked when he told me about old B movies on VHS since I have a collection of about 300 VHS. At first glance, the album artwork gives us a view of this Sci-Fi story, showing an alien character at the center of an intergalactic war. The rest of the sleeve is very casual with the lyrics of the songs and then the credits set much like the credits on a movie poster. I like that, it is original, very simple, it is effective.

To begin, I want to mention that it is a challenge to mix cheesy 80s Electronic music or psychedelic musicians like Vangelis and Jean-Michel Jarre and Melodic Black Metal. Also, I love that the album is like a movie soundtrack and that the first song is aptly titled «Opening Credits». It begins with a jingle as those accompanying the presentation of the production houses’ banner starting the movie credits, and then there is silence. It continues with a more percussive music inducing a mental travelling with images of space travel. The second song, «Prophecy» is musically very interesting, but it is not what I expected. There is a mixture of Black Metal, Symphonic Metal (very smooth) and Synth Pop/Dark Wave. I had trouble getting used to these musical variations.

«Travelers» fits like a musical interlude. In «A Dying World», I thought that the singer had a scream reminding me of Dimmu Borgir, but the musical dynamics sounded like Arch Enemy. I am now at «The Red Emperor» and I am more and more into the album. This song has a little something. Sure there is a female vocal and the melody is very relaxed, but that is not it. It is the use of different variations of screams that got me hooked. At the end, «Hey, psycho!» comes back several times like a rebellion anthem.

«Va’Hel (The Prison Moon)» is my favorite song. In B movies, there is always a really cheesy music with a repetitive synthesized melody, giving THE color to the movie. If I was watching a movie, this song would mark an important point in the scenario, as the encounter with the villain who wants to destroy the nice guys. «The Rise and Fall of Satis» is like a slap in the face when it starts before going back to the same kind of tempo as the previous songs, but maintaining a slightly more aggressive approach in its construction.

It continues with «Battle for Azhul’Tar». It is the most brutal and Black Metal song of the album and it feels good. The musical structure reminded me that I was nostalgic of the old Cradle of Filth‘s albums. It is also one of the longest songs and it is perfect when driving on the highway. (I tried it and it is awesome). During the bridge, there is some vocalizations by Lindsay Schoolcraft accompanied by a slower tempo. The final of the song is very different from what I expected. Personally, I like to be surprised by a song and here it was perfect.

The album ends with another composition «à la» Jean-Michel Jarre. An electro-ultra-kitsch-that-we-love track. It begins with a more electro style to finish like «Conquest of Paradise» by Vangelis. This is the end credits announcing that sadly it is finished!!!

I do not know how to categorize this album because musically there are so many variations, although some songs are alike. They say they play Space Metal. For myself, it was the first time I heard of this kind of Metal but Lex suggested me to listen to Bal-Sagoth. In any case, regardless of the label on their music, they have released a good first album. I think what I liked most is to hear musical variations that are not really used now. There are no virtuoso extravaganza. There is a simple musicality and that is enough. I really liked the song paying tribute to the movies of the 80s. These are my coup d’coeur. I look forward to see them live. I feel there will be a lot of interesting visual.

I recommend to follow this group… 9/10

Marie-Noëlle Anctil

 

Photos Mass Hystéria, Alien’s Cab et Burning The Oppressor – Trois-Rivières 27 septembre 2016

Voici les photos prises par Joé Lacerte (JoeWeller Photographe) lors du spectacle présenté à la Taverne St-Philippe de Trois-Rivières le 27 septembre 2016 et qui mettait à l’affiche Mass Hystéria, Alien’s Cab et Burning The Oppressor. – Lex

 

27-septembre-2016-trois-rivieres-mass-hysteria

Mass Hystéria

 

Alien’s Cab

 

Burning The Oppressor

 

Ambiance