by Dave Rouleau | Jan 25, 2014 | Bloody Cuts, Chroniques

J’ai un problème: trop de musique pour mon cerveau et trop de travail pour mon horaire limité. On fait quoi dans ce temps là? On essaye de devenir plus productif en étant plus direct et ça donne les Bloody Cuts, mon 2e refuge derrière une chronique, mon premier étant les Random Acts of Violence. C’est simple, je me tape tellement d’albums de bands et styles différents que je vais en faire mon Cimetière des CDs. C’est diversifié, c’est direct et c’est informatif, ou du moins je l’espère. Je sais pas quoi vous dire de plus que l’Underground québécois, canadien et international vont être servi. Aujourd’hui, on se parle de Abriosis (Vancouver) et Dissension (Montréal). – Dave
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Abriosis
« Vessel » EP
2012
Je suis parti en char samedi après-midi et je me suis amené des sélections très variées. Celles-ci m’ont rempli les oreilles et puisque en premier, j’allais pas mal en direction de nulle part, ça m’a permis de me concentrer sur leur Death metal technique au vocal féminin de qualité. La différence avec leur matériel précédent est l’ajout de texture à leur complexe approche d’écriture de track. Au lieu de refaire toujours les mêmes sweeps à la guitare par exemple, on a droit à plus de variété. Il est très difficile de trouver des failles à cet effort, car la basse et le drum réussissent à impressionner sans se répéter et ne sont pas anéantis sous les prouesses du guitariste, car oui il n’y qu’un seul guiteux, mais avec des layers à l’enregistrement.
À ma première écoute, Peering Into Oblivion me paraissait longue, mais elle sert aussi à laisser respirer le EP de manière à ne pas trop nous attaquer avec le côté technique, mais aussi tout en lourdeur. Celle-ci est très lourde et diverse avec des moments hypnotisants qui nous enveloppent. Du côté du chant, on ne saurait noter une faiblesse, car tous ces cris sont amenés de façon convaincante et violente autant le deep growl que les hurlements avec un plus high pitch. Avec une durée d’environ 20 minutes, j’en aurais pris au moins une autre, mais en même temps, n’est-ce pas le piège dans lequel plusieurs bands techniques tombent en en faisant trop? J’aime mieux qu’il me laisse en redemander que de trop m’en donner et vouloir en finir.
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Dissension
« Of Time and Chronic Disease »
2013
Quelle excellente sortie du band précédemment appelé Set to Kill, des boys de Montréal qui nous ont fait honneur jusqu’en finale du Wacken Metal Battle Canada à Toronto avec leur Thrash/Death amené avec une approche Power métal. Ce qui est surprenant et franchement plaisant est leur utilisation du keyboard presque sans faille, car ils réussissent à le doser juste assez pour ajouter au mix ou même des fois le rendre une partie intégrale de la mélodie ou de la chanson. L’album contient trois anciennes tracks ré-enregistreées et on peut tout de suite voir la maturité de leurs nouvelles compositions. Thralls to the Crucified débute le tout avec un beat qui n’est pas sans rappeler l’album Defiant Imagination de Quo Vadis, bien que seulement quelques secondes sont nécessaires pour dissiper cette comparaison.
Nathan, le chanteur, y va de ses vocaux à la Carcass et Children of Bodom, ces derniers étant une excellente comparaison pour leur style de musique. Graceless Death nous rentre dedans avec ses riffs accrocheurs et c’est leur approche à la fin qui me surprend, y allant d’une dernière envolée sadique au lieu de réchauffer la première partie de la chanson. Dreamsong of the Divine aurait pu finalement être omise de cet album quand on considère qu’elle n’apporte rien au produit final si ce n’est qu’elle mène à la track la plus diverse de l’album, c’est-à-dire la pièce titre, Of Time and Chronic Disease. Les 6 années de matériel sur cet album reflètent très bien la diversité que chacun des musiciens peut amener à la formation, mais contrairement à plusieurs autres sur la scène, ils s’en servent pour se créer une identité et non tenter d’imiter un idéal qui existe déjà.
by Dave Rouleau | Jan 25, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums, Les "Elles" du Métal

La période des Fêtes est maintenant bien derrière nous et j’en connais qui s’accrochent encore à leur(s) résolution(s) du Jour de l’An, souvent prise(s) après un p’tit verre de trop, sur un coup de tête et surtout souvent à la suggestion (pression) d’un chum/blonde/ami. Donc, le mois de janvier voit une pléthore d’abonnement se signer au centre de conditionnement physique et février voit souvent le dur retour à la réalité que le gym, ce n’est pas pour eux. Alors, acquiesçant avec ces derniers mais tentant tout de même d’encourager les autres à persévérer, je crois qu’il n’y a rien de mieux que quelques séances intenses d’entraînement avec, à la clé, de la bonne musique pour donner du rythme! Voici donc ma deuxième chronique de l’année 2014 pour les martyrs du tapis roulant. – Steph

Leaves’ Eyes
« Symphonies of the Night »
Napalm Records
2013
Il y a deux catégories de mélomanes: ceux qui cherchent continuellement de nouvelles sonorités et ceux qui se réfugient dans le confort de ce qu’ils connaissent bien. Si vous appartenez à la deuxième catégorie et que vous êtes moindrement familiers avec la musique du groupe germano-norvégien Leaves’ Eyes, Symphonies of the Night est pour vous!
Dès l’écoute du premier titre, Hell to the Heavens, nous savons que nous aurons droit à du Leaves’ Eyes pur jus, c’est-à-dire un métal symphonique teinté d’une belle touche folklorique où se mélangent la voix cristalline de Liv Kristine et sa contrepartie agressive masculine, son mari Alex Krull. Le groupe ne s’aventure donc pas hors de ses terres habituelles, nous offrant des chansons dont la trame littéraire mélange légendes et personnages historiques. À travers les onze chansons qui composent l’album (treize sur la version de luxe), l’auditeur apprendra à connaître la princesse wisigothe Galswynthe, Ophélie du Hamlet de Shakespeare, Sainte-Cécile-de-Rome, Éléonore de Provence et la célèbre pucelle d’Orléans, Jeanne d’Arc.
Musicalement, tout est bien maîtrisé car Leaves’ Eyes se contente de répéter efficacement une recette testée maintes fois. Métal symphonique oblige, les claviers dominent l’ensemble, au détriment d’une guitare qui se fait un peu trop timide et d’une section rythmique un peu étouffée par la production. Les arrangements orchestraux sont bien soignés et se marient à merveille aux vocaux omniprésents tout au long de l’album: en effet, les passages instrumentaux se font rares, permettant au couple leader de démontrer tout son savoir-faire, particulièrement Liv Kristine dont la voix gagne en amplitude d’un album à l’autre.
Parmi les titres qui se démarquent, notons Hymn to the Lone Sands, une pièce bien amenée par une belle introduction acoustique, qui fait ensuite place à un rythme effréné et aux plus belles envolées musicales de l’album; Angel and the Ghost, une mélancolique chanson mid-tempo qui offre un bel échange entre les vocalistes; et Maid of Lorraine, qui intègre avec habileté tous les éléments du groupe: folk, voix rageuse et orchestration somptueuse. Mise à part la monotone Saint Cecilia, les moments faibles se font rares et chaque chanson revêt un bel intérêt, gardant l’auditeur dans le coup de A à Z.
J’évoquais ci-haut que la version de luxe de l’album incluait deux pièces additionnelles: il s’agit d’une dispensable reprise de One Caress de Depeche Mode et d’un duo de Liv Kristine avec sa sœur, Carmen Elise Espenaes (la chanteuse de Midnattsol), la plutôt molle Eileen’s Ardency. Bref, contentez-vous de la version régulière de l’album.
Au final, même si l’auditeur aura l’impression de se retrouver devant un plat réchauffé, il faut admettre que Leaves’ Eyes a atteint un niveau de constance qui lui permettra de fidéliser davantage sa large base de fans. C’est pourquoi on peut facilement passer par-dessus cette impression de déjà-vu pour apprécier pleinement cet album qui offre une très belle unité de ton et qui confirme qu’à défaut de ratisser large, Leaves’ Eyes réussit à donner de plus en plus de profondeur à sa musique avec cet album qui, en bout de ligne, s’avère une belle réussite malgré les réserves émises plus tôt. Notez que le groupe sera de passage à Montréal le 18 février aux Foufounes Électriques en compagnie de Moonspell et du groupe de Alex Krull, Atrocity.
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Elferya
« The Straight and Narrow »
Auto-production
2012
Si le premier album de ce groupe suisse était arrivé sur les tablettes un mois tard (il est paru le 1er décembre 2012), il se serait mérité une place sur ma prestigieuse liste d’albums des Fêtes 2013. Question de rétablir les choses, je choisis donc de vous présenter cet album aujourd’hui.
Dans ce genre très fréquenté qu’est le métal symphonique, il est très difficile de sortir du lot, mais force est d’admettre que ces musiciens, originaires de Lausanne, ont réussi à faire leur marque dès ce premier essai. La plus belle qualité de The Straight and Narrow se retrouve au niveau de l’équilibre que le groupe a réussi à donner à sa sonorité: l’amateur de guitare sera tout aussi satisfait que le fan de claviers et la section rythmique, bien pesante, n’est pas laissée en plan. L’utilisation ici et là du violon vient agréablement augmenter le tout, particulièrement sur Mystic Land, une instrumentale enjouée à saveur celtique.
Elferya se montre aussi très habile à donner à ses chansons une ambiance de rêve qui vient compléter à merveille les paroles, qui évoquent un univers fantastique et féérique (dans ce rayon, l’introduction de Butterfly est une réussite totale). Les chansons sont donc souvent introduites par des claviers délicats qui nous font entrer dans l’histoire, avant que les autres musiciens viennent s’en donner à cœur joie. Il serait aussi difficile de passer à côté de la performance vocale de Claire-Lyse von Dach; ayant étudié le chant classique, elle démontre une belle maîtrise de sa haute et puissante voix. Fait non négligeable, la dame possède une voix bien particulière qui nous empêche de la comparer à une quelconque autre reine du métal symphonique.
Comme presque tous les jeunes groupes évoluant dans ce genre musical, on peut déceler ici et là des influences de Nightwish; on pourrait parfois se douter que c’est le Tuomas Holopainen de l’époque Oceanborn qui se tient derrière les claviers, particulièrement sur les titres The Silence of the Night (l’intro est frappante), Luna et Master of Death. Toutefois, le jupon dépasse si peu qu’on ne peut pas classer Elferya dans le rang des clones des célèbres finlandais.
Il est très facile de classer The Straight and Narrow au rang des belles réussites, les musiciens ayant réussi à faire preuve d’une belle maturité musicale dès leur premier essai. Il est d’ailleurs très surprenant qu’aucune maison de disques n’ait encore mis la patte sur ce groupe que l’on devra garder à l’œil…
Stéphan Lévesque
by Dave Rouleau | Jan 22, 2014 | Articles Divers/Primeurs/Annonces

Ça fait longtemps que je la voulais et aussi que j’en parle, alors c’est aujourd’hui le temps de présenter notre entretien avec Matrak Tveskaeg de Chasse-Galerie, mais également l’homme derrière le label québécois, Hymnes d’Antan. 2014 s’annonce une grosse année pour cet artiste avec des sorties sur son label et des tournées qui l’amèneront même sur le Vieux Continent au printemps.
***Une Capsule Ondes Chocs spéciale avec une primeur de MÊLÉE DES AURORES, une nouvelle pièce de CHASSE-GALERIE et une entrevue en profondeur avec MATRAK, l’homme derrière le label Hymnes d’Antan et bien sûr Chasse-Galerie. On parle de la scène Black métal, son background, ses bands, la tournée en Europe, le label et bien plus. On termine le tout avec une sélection de Haeres qui sortira aussi cette année un album.***

J’espère que vous irez voir le show de vendredi à l’Agitée de Québec qui réunira Morgue, Thantifaxath et Au-Delà des Ruines! En plus de ces bands sur scène, Mêlée des Aurores et Chasse-Galerie, il sera possible de se procurer le nouveau split de ces deux formations dont voici la description:

« Une alliance patriotique rendant hommage à ceux qui se sont sacrifiés pour le Québec. Avec en mémoire les périodes tumultueuses que furent la Révolte des Patriotes et la crise d’Octobre, Chasse-Galerie et Mêlée des Aurores proposent un prolongement à nos soulèvements étouffés, tout en célébrant les écrits des auteurs Pierres Vallières et Hubert Aquin.
Du métal noir militant comme il ne s’en fait nulle part ailleurs… »
Split album
« D’ost et de verve/Musique d’expatriés »
Chasse-Galerie – D’ost et de verve
I- Ex bellis bella seruntur
II- Nègres blancs d’Amérique
III- Octobre bleu
IV- Mesures de guerre
V- Damnatio memoriae
Mêlée des Aurores – Musique d’expatriés
VI- Drave clandestine
VII- Musique d’expatriés
VIII- Soumission au sommeil
IX- Prochain épisode
X- Au pied du courant
Si vous n’avez jamais vu Morgue en show, je vous ai préparé un petit quelque chose qui a été tourné en décembre 2013 lors de leur show au Club Aramis de Saint-Georges de Beauce. On peut les voir backstage, mais aussi l’interprétation de ‘Incinerate the Crucified’. Je vous fournis aussi l’écoute gratuite de leur dernier album, « Dethroned », après le vidéo.

by Dave Rouleau | Jan 22, 2014 | Photos Ondes Chocs
Voici les photos du show de Sabbath Café et Folk You qui avait lieu au Bateau de Nuit à Québec le 11 janvier 2014. Les photos sont une offrandes sympathiques de Alexandre Lessard-Fréchette de ALFA Snapshots, thanks! Aussi, pour vous donner une idée de ce que le concept de Sabbath Café, voici la description qu’on pouvait voir sur la page évènement de facebook et sous les photos qui suivent, je vous offre un vidéo live du band.
« Sabbath Café offre un hommage lounge acoustique à Black Sabbath. Venez entendre les grands succès de Black Sabbath d’une façon dont vous ne l’avez jamais entendu. La voix de Ozzy est remplacé par une flûte traversière, la guitare par un accordéon, la basse par une contre-basse et on ajoute à tout ça Vincent Peake qui se donne allègrement à la batterie ! 😉 Même les gens qui connaissent peu (ou pas) Black Sabbath se verront plongé dans un univers particulier.
Le groupe est d’ailleurs composé de musiciens connu et déjà établis de la scène musicale québécoise. A la flûte traversière Stéphane »fluteux »Bellemare (Madking Ludwig, Lumberjack), à l’accordéon Denis Lepage (B.a.r.f., Groovy Aardvark), à la contrebasse François Héroux (Marco Calliari) et à la batterie Vincent Peake (Groovy Aardvark, Grimskunk, Aut’chose, Galaxie500…) »

Sabbath Café
Folk You