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J’ai un problème: trop de musique pour mon cerveau et trop de travail pour mon horaire limité.  On fait quoi dans ce temps là? On essaye de devenir plus productif en étant plus direct et ça donne les Bloody Cuts, mon 2e refuge derrière une chronique, mon premier étant les Random Acts of Violence.  C’est simple, je me tape tellement d’albums de bands et styles différents que je vais en faire mon Cimetière des CDs.  C’est diversifié, c’est direct et c’est informatif, ou du moins je l’espère.  Je sais pas quoi vous dire de plus que l’Underground québécois, canadien et international vont être servi.  Aujourd’hui, on se parle de Abriosis (Vancouver) et Dissension (Montréal). – Dave

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Abriosis-Vessel

 

Abriosis

“Vessel” EP

2012

Je suis parti en char samedi après-midi et je me suis amené des sélections très variées.  Celles-ci m’ont rempli les oreilles et puisque en premier, j’allais pas mal en direction de nulle part, ça m’a permis de me concentrer sur leur Death metal technique au vocal féminin de qualité.  La différence avec leur matériel précédent est l’ajout de texture à leur complexe approche d’écriture de track.  Au lieu de refaire toujours les mêmes sweeps à la guitare par exemple, on a droit à plus de variété.  Il est très difficile de trouver des failles à cet effort, car la basse et le drum réussissent à impressionner sans se répéter et ne sont pas anéantis sous les prouesses du guitariste, car oui il n’y qu’un seul guiteux, mais avec des layers à l’enregistrement.

À ma première écoute, Peering Into Oblivion me paraissait longue, mais elle sert aussi à laisser respirer le EP de manière à ne pas trop nous attaquer avec le côté technique, mais aussi tout en lourdeur.  Celle-ci est très lourde et diverse avec des moments hypnotisants qui nous enveloppent.  Du côté du chant, on ne saurait noter une faiblesse, car tous ces cris sont amenés de façon convaincante et violente autant le deep growl que les hurlements avec un plus high pitch.  Avec une durée d’environ 20 minutes, j’en aurais pris au moins une autre, mais en même temps, n’est-ce pas le piège dans lequel plusieurs bands techniques tombent en en faisant trop?  J’aime mieux qu’il me laisse en redemander que de trop m’en donner et vouloir en finir.
 

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Dissension

“Of Time and Chronic Disease”

2013

Quelle excellente sortie du band précédemment appelé Set to Kill, des boys de Montréal qui nous ont fait honneur jusqu’en finale du Wacken Metal Battle Canada à Toronto avec leur Thrash/Death amené avec une approche Power métal.  Ce qui est surprenant et franchement plaisant est leur utilisation du keyboard presque sans faille, car ils réussissent à le doser juste assez pour ajouter au mix ou même des fois le rendre une partie intégrale de la mélodie ou de la chanson.  L’album contient trois anciennes tracks ré-enregistreées et on peut tout de suite voir la maturité de leurs nouvelles compositions.  Thralls to the Crucified débute le tout avec un beat qui n’est pas sans rappeler l’album Defiant Imagination de Quo Vadis, bien que seulement quelques secondes sont nécessaires pour dissiper cette comparaison.

Nathan, le chanteur, y va de ses vocaux à la Carcass et Children of Bodom, ces derniers étant une excellente comparaison pour leur style de musique.  Graceless Death nous rentre dedans avec ses riffs accrocheurs et c’est leur approche à la fin qui me surprend, y allant d’une dernière envolée sadique au lieu de réchauffer la première partie de la chanson. Dreamsong of the Divine aurait pu finalement être omise de cet album quand on considère qu’elle n’apporte rien au produit final si ce n’est qu’elle mène à la track la plus diverse de l’album, c’est-à-dire la pièce titre, Of Time and Chronic Disease.  Les 6 années de matériel sur cet album reflètent très bien la diversité que chacun des musiciens peut amener à la formation, mais contrairement à plusieurs autres sur la scène, ils s’en servent pour se créer une identité et non tenter d’imiter un idéal qui existe déjà.